7

Top départ pour Galileo, le « GPS européen »

Photo fournie le 17 novembre 2016 par Agence spatiale européenne (ESA) d’une fusée Ariane 5 chargée de 4 satellites Galileo, en train de décoller de Kourou en Guyane française

Paris (AFP) – L’Europe lance jeudi les premiers services de son système de navigation par satellites, Galileo, avec la promesse d’une localisation plus précise pour les utilisateurs et l’ambition de concurrencer le puissant GPS américain.

« Galileo augmentera de dix fois la précision de la géolocalisation et c’est la prochaine génération de produits technologiques comme les voitures autonomes, les appareils connectés ou les équipements et services de la ville « intelligents » qui en profitera », explique Maros Sefcovic, commissaire européen à l’Energie, cité dans un communiqué.

Une poignée de privilégiés, possesseurs du seul smartphone compatible avec Galileo – l’Aquaris X5 Plus du constructeur espagnol BQ -, pourra capter le nouveau signal dans la journée de jeudi.

Ces pionniers pourront utiliser gratuitement le système européen pour trouver une pharmacie, le meilleur itinéraire pour partir en vacances ou régler leur foulée au marathon.

Les objets connectés sont aussi de plus en plus nombreux à passer par les satellites pour communiquer, comme le patch qui permet de géolocaliser les patients souffrant d’Alzheimer ou la balise qui permet de retrouver sa place de parking.

Une simple mise à jour pour utiliser la nouvelle technologie sera suffisante pour certains appareils, selon la commission. Mais pour une arrivée en masse des produits compatibles avec Galileo, il va falloir être un peu patient.

« La géolocalisation est au c?ur de la révolution numérique en cours avec de nouveaux services qui transforment notre quotidien », souligne Maros Sefcovic.

« Quelque 10% du PIB européen dépend aujourd’hui des systèmes de positionnement par satellites, et d’ici 2030 ce pourcentage pourrait grimper à environ 30% », selon le Cnes, l’agence spatiale française.

L?Europe n’est pas en pole position puisque le GPS américain, le Glonass russe ou encore le Beidou chinois fonctionnent déjà. « On part en retard mais on court beaucoup plus vite », assure Jean-Yves Le Gall, le président du Cnes.

– Totalement opérationnel en 2020 –

Le service européen se veut plus performant avec notamment un positionnement d’une précision, de l’ordre du mètre, supérieure à celle de ses concurrents. En outre, un service payant permettra une localisation à quelques centimètres près.

Autre avancée, pour les opérations de recherche et de sauvetage: un appel de détresse sera visible, en temps réel, de n’importe quel endroit du globe.

« Aujourd’hui, il faut au moins trois heures pour qu’une personne, perdue en mer ou en montagne soit détectée » alors qu’avec Galileo, il ne faudra que « 10 minutes », affirme Lucia Caudet, porte-parole de la Commission européenne.

De plus, le signal européen sera daté à quelques milliardièmes de secondes près (un service utile pour les banques, les assurances, les fournisseurs d’énergie).

Il sera également authentifié, un gage de sécurité notamment pour les futurs véhicules autonomes face aux dangers éventuels d’un piratage à distance.

Au démarrage, la précision de Galileo ne sera pas optimale et le signal ne sera pas disponible tout le temps. Il faudra attendre 2020 – date à laquelle une trentaine de satellites (contre une quinzaine actifs aujourd’hui) seront en orbite – pour que le système européen puisse offrir sa meilleure précision sur tout le globe.

Galileo étant compatible avec le GPS, l’utilisateur pourra accéder aux deux systèmes simultanément et améliorer la qualité et la fiabilité de sa position.

Le programme Galileo, d’un budget de plus de 10 milliards d’euros a été lancé en 1999 par l’Union européenne et devrait être totalement déployé et opérationnel en 2020.

Top départ pour Galileo, le « GPS européen »

Photo fournie le 17 novembre 2016 par Agence spatiale européenne (ESA) d'une fusée Ariane 5 chargée de 4 satellites Galileo, en train de décoller de Kourou en Guyane française / EUROPEAN SPACE AGENCY/AFP/Archives

Photo fournie le 17 novembre 2016 par Agence spatiale européenne (ESA) d’une fusée Ariane 5 chargée de 4 satellites Galileo, en train de décoller de Kourou en Guyane française / EUROPEAN SPACE AGENCY/AFP/Archives

L’Europe lance jeudi les premiers services de son système de navigation par satellites, Galileo, avec la promesse d’une localisation plus précise pour les utilisateurs et l’ambition de concurrencer le puissant GPS américain.

« Galileo augmentera de dix fois la précision de la géolocalisation et c’est la prochaine génération de produits technologiques comme les voitures autonomes, les appareils connectés ou les équipements et services de la ville +intelligents+ qui en profitera », explique Maros Sefcovic, commissaire européen à l’Energie, cité dans un communiqué.

Une poignée de privilégiés, possesseurs du seul smartphone compatible avec Galileo – l’Aquaris X5 Plus du constructeur espagnol BQ -, pourra capter le nouveau signal dans la journée de jeudi.

Ces pionniers pourront utiliser gratuitement le système européen pour trouver une pharmacie, le meilleur itinéraire pour partir en vacances ou régler leur foulée au marathon.

Les objets connectés sont aussi de plus en plus nombreux à passer par les satellites pour communiquer, comme le patch qui permet de géolocaliser les patients souffrant d’Alzheimer ou la balise qui permet de retrouver sa place de parking.

Une simple mise à jour pour utiliser la nouvelle technologie sera suffisante pour certains appareils, selon la commission. Mais pour une arrivée en masse des produits compatibles avec Galileo, il va falloir être un peu patient.

« La géolocalisation est au cœur de la révolution numérique en cours avec de nouveaux services qui transforment notre quotidien », souligne Maros Sefcovic.

« Quelque 10% du PIB européen dépend aujourd’hui des systèmes de positionnement par satellites, et d’ici 2030 ce pourcentage pourrait grimper à environ 30% », selon le Cnes, l’agence spatiale française.

L’Europe n’est pas en pole position puisque le GPS américain, le Glonass russe ou encore le Beidou chinois fonctionnent déjà. « On part en retard mais on court beaucoup plus vite », assure Jean-Yves Le Gall, le président du Cnes.

– Totalement opérationnel en 2020 –

Le service européen se veut plus performant avec notamment un positionnement d’une précision, de l’ordre du mètre, supérieure à celle de ses concurrents. En outre, un service payant permettra une localisation à quelques centimètres près.

Autre avancée, pour les opérations de recherche et de sauvetage: un appel de détresse sera visible, en temps réel, de n’importe quel endroit du globe.

« Aujourd’hui, il faut au moins trois heures pour qu’une personne, perdue en mer ou en montagne soit détectée » alors qu’avec Galileo, il ne faudra que « 10 minutes », affirme Lucia Caudet, porte-parole de la Commission européenne.

De plus, le signal européen sera daté à quelques milliardièmes de secondes près (un service utile pour les banques, les assurances, les fournisseurs d’énergie).

Il sera également authentifié, un gage de sécurité notamment pour les futurs véhicules autonomes face aux dangers éventuels d’un piratage à distance.

Au démarrage, la précision de Galileo ne sera pas optimale et le signal ne sera pas disponible tout le temps. Il faudra attendre 2020 – date à laquelle une trentaine de satellites (contre une quinzaine actifs aujourd’hui) seront en orbite – pour que le système européen puisse offrir sa meilleure précision sur tout le globe.

Galileo étant compatible avec le GPS, l’utilisateur pourra accéder aux deux systèmes simultanément et améliorer la qualité et la fiabilité de sa position.

Le programme Galileo, d’un budget de plus de 10 milliards d’euros a été lancé en 1999 par l’Union européenne et devrait être totalement déployé et opérationnel en 2020.

Top départ pour Galileo, le « GPS européen »

Photo fournie le 17 novembre 2016 par Agence spatiale européenne (ESA) d'une fusée Ariane 5 chargée de 4 satellites Galileo, en train de décoller de Kourou en Guyane française / EUROPEAN SPACE AGENCY/AFP/Archives

Photo fournie le 17 novembre 2016 par Agence spatiale européenne (ESA) d’une fusée Ariane 5 chargée de 4 satellites Galileo, en train de décoller de Kourou en Guyane française / EUROPEAN SPACE AGENCY/AFP/Archives

L’Europe lance jeudi les premiers services de son système de navigation par satellites, Galileo, avec la promesse d’une localisation plus précise pour les utilisateurs et l’ambition de concurrencer le puissant GPS américain.

« Galileo augmentera de dix fois la précision de la géolocalisation et c’est la prochaine génération de produits technologiques comme les voitures autonomes, les appareils connectés ou les équipements et services de la ville +intelligents+ qui en profitera », explique Maros Sefcovic, commissaire européen à l’Energie, cité dans un communiqué.

Une poignée de privilégiés, possesseurs du seul smartphone compatible avec Galileo – l’Aquaris X5 Plus du constructeur espagnol BQ -, pourra capter le nouveau signal dans la journée de jeudi.

Ces pionniers pourront utiliser gratuitement le système européen pour trouver une pharmacie, le meilleur itinéraire pour partir en vacances ou régler leur foulée au marathon.

Les objets connectés sont aussi de plus en plus nombreux à passer par les satellites pour communiquer, comme le patch qui permet de géolocaliser les patients souffrant d’Alzheimer ou la balise qui permet de retrouver sa place de parking.

Une simple mise à jour pour utiliser la nouvelle technologie sera suffisante pour certains appareils, selon la commission. Mais pour une arrivée en masse des produits compatibles avec Galileo, il va falloir être un peu patient.

« La géolocalisation est au cœur de la révolution numérique en cours avec de nouveaux services qui transforment notre quotidien », souligne Maros Sefcovic.

« Quelque 10% du PIB européen dépend aujourd’hui des systèmes de positionnement par satellites, et d’ici 2030 ce pourcentage pourrait grimper à environ 30% », selon le Cnes, l’agence spatiale française.

L’Europe n’est pas en pole position puisque le GPS américain, le Glonass russe ou encore le Beidou chinois fonctionnent déjà. « On part en retard mais on court beaucoup plus vite », assure Jean-Yves Le Gall, le président du Cnes.

– Totalement opérationnel en 2020 –

Le service européen se veut plus performant avec notamment un positionnement d’une précision, de l’ordre du mètre, supérieure à celle de ses concurrents. En outre, un service payant permettra une localisation à quelques centimètres près.

Autre avancée, pour les opérations de recherche et de sauvetage: un appel de détresse sera visible, en temps réel, de n’importe quel endroit du globe.

« Aujourd’hui, il faut au moins trois heures pour qu’une personne, perdue en mer ou en montagne soit détectée » alors qu’avec Galileo, il ne faudra que « 10 minutes », affirme Lucia Caudet, porte-parole de la Commission européenne.

De plus, le signal européen sera daté à quelques milliardièmes de secondes près (un service utile pour les banques, les assurances, les fournisseurs d’énergie).

Il sera également authentifié, un gage de sécurité notamment pour les futurs véhicules autonomes face aux dangers éventuels d’un piratage à distance.

Au démarrage, la précision de Galileo ne sera pas optimale et le signal ne sera pas disponible tout le temps. Il faudra attendre 2020 – date à laquelle une trentaine de satellites (contre une quinzaine actifs aujourd’hui) seront en orbite – pour que le système européen puisse offrir sa meilleure précision sur tout le globe.

Galileo étant compatible avec le GPS, l’utilisateur pourra accéder aux deux systèmes simultanément et améliorer la qualité et la fiabilité de sa position.

Le programme Galileo, d’un budget de plus de 10 milliards d’euros a été lancé en 1999 par l’Union européenne et devrait être totalement déployé et opérationnel en 2020.

Géolocalisation. Les premiers services de Galileo sur orbite demain
Copyright ESA–Pierre Carril AFP ESA–Stephane Corvaja, 2016
Trouver une station-service, un Pokemon: l’Europe veut prendre toute sa place dans la géolocalisation, toujours plus présente dans notre quotidien, en lançant jeudi les premiers services de son système de navigation, Galileo. Une poignée de privilégiés, possesseurs des quelques smartphones équipés de la puce adéquate, pourront utiliser dès jeudi les premiers signaux des satellites Galileo, selon la Commission européenne. Mais la grande majorité va devoir encore attendre l’arrivée en masse de produits compatibles, encore rares: smartphones, montres connectées, voitures… La géolocalisation au quotidien Un programme de navigation par satellites ne se résume pas à trouver la bonne route. Aujourd’hui les services de positionnement ont envahi notre vie. Commander une pizza, partager sa localisation sur les réseaux sociaux, préparer un marathon… Le nombre d’application fondées sur la navigation par satellites ne cesse de croître. Les objets connectés sont aussi de plus en plus nombreux à passer par les satellites pour communiquer, comme le capteur proposé aux personnes âgées et qui envoie un SOS en cas de chute, le collier qui surveille la santé de votre chat, la balise qui permet de retrouver vos clés ou localiser vos enfants à tout moment… Quelque 10 % du PIB européen dépend aujourd’hui des systèmes de positionnement par satellites, et d’ici 2030 ce pourcentage pourrait grimper à environ 30 %, selon le Cnes, l’agence spatiale française. Une position à quelques centimètres Le principal atout promis par le système européen par rapport à ses rivaux américain (GPS), russe (Glonass) et chinois (BeiDou): un positionnement d’une précision inégalée, de l’ordre du mètre, voire de quelques centimètres pour le service payant.  » Avec le GPS on sait où un train se trouve sur la carte de France, avec Galileo on sait sur quelle voie il se trouve « , affirme Jean-Yves Le Gall, le président du Cnes, l’agence spatiale française. 30 satellites en 2020 Galileo est compatible avec le GPS, ce qui permettra d’accéder aux deux systèmes simultanément pour améliorer la qualité et la fiabilité de la position. Au démarrage, la précision ne sera pas optimale. Il faudra attendre 2020 – date à laquelle une trentaine de satellites (contre une quinzaine actifs aujourd’hui) seront en orbite – pour que le système européen puisse offrir sa meilleure précision sur tout le globe. Le maillage sera alors suffisant pour que le signal passe même dans les rues étroites bouchées par de hauts immeubles où pour l’instant on ne capte rien. Autre avancée concrète, pour les opérations de recherche et de sauvetage: un appel de détresse sera visible, en temps réel, de n’importe où sur le globe. « Aujourd’hui, il faut au moins trois heures pour qu’une personne, perdue en mer ou en montagne soit détectée » alors qu’avec Galileo, il ne faudra que « 10 minutes », indique Lucia Caudet, porte-parole de la Commission européenne. Davantage de sécurité face au piratage Outre un positionnement plus précis, Galileo doit offrir deux services inexistants avec le système américain. Son signal sera d’abord daté à quelques milliardièmes de secondes près, une fonction utile par exemple pour les assurances en cas d’accident de circulation ou pour les fournisseurs d’énergie qui gèrent un réseau. Ensuite, un système d’authentification permettra à l’utilisateur d’avoir la certitude qu’il utilise bien le signal Galileo et pas un leurre, une garantie notamment pour les futurs véhicules autonomes face aux dangers éventuels d’un piratage à distance.  » On entend ici ou là que l’ambition, c’est que rapidement on ne dise plus que +Galileo est le GPS européen+ mais que +le GPS est le Galileo américain+ », s’amuse Jean-Yves Le Gall.  » Ca mettra un certain temps quand même… » Le programme Galileo, d’un budget de plus de 10 milliards d’euros a été lancé en 1999 par l’Union européenne et devrait être totalement déployé et opérationnel en 2020.

© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/multimedia/geolocalisaton-avec-galileo-l-europe-veut-brouiller-le-gps-americain-13-12-2016-11330005.php#closePopUp

Espace Galileo fait ses premiers pas jeudi

Le «GPS européen» d’une précision inégalée va être lancé dès jeudi et sera pleinement opérationnel en 2020.

Trouver une station-service, un Pokemon voire un amant à proximité: l’Europe veut prendre toute sa place dans la géolocalisation. Elle lance jeudi les premiers services de son système de navigation Galileo, qui entend rivaliser avec le GPS américain. Un projet auquel la Suisse participe.

Une poignée de privilégiés, possesseurs des quelques smartphones équipés de la puce adéquate, pourront utiliser dès jeudi les premiers signaux des satellites Galileo, selon la Commission européenne. Mais la grande majorité va devoir encore attendre l’arrivée en masse de produits compatibles, encore rares: smartphones, montres connectées, voitures…

Un programme de navigation par satellite ne se résume pas à trouver la bonne route. Aujourd’hui, les services de positionnement ont envahi notre vie. Commander une pizza, partager sa localisation sur les réseaux sociaux, préparer un marathon… Le nombre d’applications fondées sur la navigation par satellite ne cesse de croître.

10% du PIB européen

Les objets connectés sont aussi de plus en plus nombreux à passer par les satellites pour communiquer, comme le capteur proposé aux personnes âgées et qui envoie un SOS en cas de chute, le collier qui surveille la santé de votre chat, la balise qui permet de retrouver vos clés ou de localiser vos enfants à tout moment…

Aujourd’hui, 10% du PIB européen dépend des systèmes de positionnement par satellite. D’ici 2030, ce pourcentage pourrait grimper à environ 30%, selon l’agence spatiale française (Cnes).

Précision inégalée

Le principal atout promis par le système européen par rapport à ses rivaux américain (GPS), russe (Glonass) et chinois (BeiDou): un positionnement d’une précision inégalée, de l’ordre du mètre, voire de quelques centimètres pour le service payant.

Galileo est compatible avec le GPS, ce qui permettra d’accéder aux deux systèmes simultanément pour améliorer la qualité et la fiabilité de la position.

Au démarrage, la précision de Galileo ne sera pas optimale. Il faudra attendre 2020 – date à laquelle une trentaine de satellites (contre une quinzaine actifs aujourd’hui) seront en orbite – pour que le système européen puisse offrir sa meilleure précision sur tout le globe.

Le maillage sera alors suffisant pour que le signal passe même dans les rues étroites bouchées par de hauts immeubles où pour l’instant on ne capte rien, selon le Cnes.

En temps réel

Autre avancée concrète, pour les opérations de recherche et de sauvetage: un appel de détresse sera visible, en temps réel, de n’importe où sur le globe. «Aujourd’hui, il faut au moins trois heures pour qu’une personne, perdue en mer ou en montagne soit détectée» alors qu’avec Galileo, il ne faudra que «dix minutes», explique Lucia Caudet, porte-parole de la Commission européenne.

Outre un positionnement plus précis, Galileo doit offrir deux services inexistants avec le système américain. Son signal sera d’abord daté à quelques milliardièmes de secondes près, une fonction utile par exemple pour les assurances en cas d’accident de circulation ou pour les fournisseurs d’énergie qui gèrent un réseau.

Ensuite, un système d’authentification permettra à l’utilisateur d’avoir la certitude qu’il utilise bien le signal Galileo et pas un leurre. Une garantie notamment pour les futurs véhicules autonomes face aux dangers éventuels d’un piratage à distance.

Participation suisse

Le programme Galileo, d’un budget de plus de dix milliards d’euros a été lancé en 1999 par l’Union européenne et devrait être totalement déployé et opérationnel en 2020.

En vertu d’un accord signé en décembre 2013 et ratifié en 2014, la Suisse participe au développement des systèmes de navigation par satellite (Galileo et Egnos) et est intégrée aux programmes de recherche. Le coût annuel se monte à 34 millions de francs.

Plusieurs entreprises suisses, dont RUAG, ont participé au projet. Quelque 120 horloges à résonance atomique produites par la société Temex à Neuchâtel doivent également équiper les 30 satellites européens. (ats/nxp)

Galileo déploie ses ailes

Reproduction d’une image de synthèse représentant le satellite européen Galileo. AFP PHOTO / ESA © J.HUART

Près de 20 ans que l’on attendait ça : après bien des déboires, retards et dérives financières, Galileo – le système européen de géolocalisation par satellite – est enfin opérationnel. Même s’il est loin d’être au complet…

Pour le Centre national d’études spatiales (Cnes), le 17 novembre 2016 est à marquer d’une pierre blanche. D’une pierre deux coups, même !
Ce jour-là, en effet, Thomas Pesquet devenait le dixième français à s’envoler dans l’espace depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazahkstan, tandis qu’une fusée Ariane décollait de Kourou, en Guyane, emportant avec elle, sous sa coiffe, quatre satellites devant rejoindre la galaxie Galileo.

Deux versions : gratuit ou payant

Ce système de navigation – qui emprunte son nom au prénom de l’astronome italien, Galilée – doit enfin permettre à l’Europe de s’affranchir du GPS américain (abréviation de Global Positioning System). Car l’idée de se doter d’un tel outil remonte à la fin des années 1990.
Pour le grand public, Galileo offrira deux types de prestations : un service de géolocalisation gratuit et ouvert à tous ; un autre payant à destination des entreprises. Et tous deux seront nettement plus justes dans leurs calculs que leur concurrent actuel : une précision de moins de 5 mètres dans la version gratuite, contre 10 mètres pour le GPS ; de moins d’un mètre pour l’option payante. Dans les deux cas, la datation des données fournies sera de quelques milliardièmes de secondes !
Sauf que pour en arriver là – à savoir à 23.000 kilomètres d’altitude – le ciel n’aura pas toujours été constellé de bonnes intentions pour Galileo. Il y eut, en effet, pas mal de retard à l’allumage, dû notamment à de très fortes pressions américaines sur l’Europe.
Ce qui fait que le tout premier satellite opérationnel – sur un total de trente – ne fut lancé que le 21 octobre 2011, à bord d’une fusée Soyouz.
C’est d’ailleurs l’astronef russe qui assura le lancement des treize modules suivants. Mais la mise sur une orbite « foireuse » de deux satellites – 17.000 km au lieu des 23.000 requis – en août 2014, fit dire à Jean-Yves Le Gall, président du Cnes : « On aurait mieux fait de les lancer avec Ariane ! »
Raison pour laquelle le lanceur européen a d’ailleurs assuré la mise sur orbite de quatre modules de 715 kg chacun, le 17 novembre dernier. Les prochains lancements, programmés pour l’été 2017 et le début de l’année 2018, le seront également avec Ariane…

Trouver des « puces » compatibles

Si l’objectif reste donc d’avir une trentaine de satellites en orbite, d’ici 2020, pour offrir un service de géolocalisation « stable » et « puissant », quinze suffisent déjà pour le mettre en route.
Dès que les premiers signaux arriveront – dans les jours qui viennent, si tout va bien – il reviendra alors aux fabricants de composant électroniques de commercialiser le plus rapidement possible des « puces » compatibles avec les appareils existants pour se brancher (enfin) sur le « GPS européen ».

Olivier Charrier

Ariane 5 : quatre d’un coup. Pour le lancement du 17 novembre, la fusée Ariane 5 a dû être spécialement adaptée. Contrairement aux satellites de télécommunication, qui sont équipés de systèmes de propulsion leur permettant de fournir une partie de l’énergie nécessaire à leur mise en orbite, les satellites de géolocalisation Galileo doivent être transportés quasiment jusqu’à leur orbite finale, à 23.000 km d’altitude. Ce jour-là, Ariane 5 a également battu un record : celui d’emporter quatre satellites d’un seul coup !

Allô la Terre ? Ici Galileo

Le GPS européen entre en service jeudi. A la clé : l’indépendance technologique du continent et des retombées économiques.

LE MONDE ECONOMIE Dominique Gallois

Pleinement opérationnelle, la constellation Galileo comptera 30 satellites positionnés à 23,222 kilomètres d’altitude.

Top départ. Depuis jeudi 15 décembre, le Global Posi­tioning System (GPS) américain n’est plus seul à guider votre voiture ou à vous aiguiller dans la rue. Galileo propose lui aussi ses services. Désormais, le système de navigation européen est couplé à l’américain, la géolocalisation se fait grâce à des signaux provenant des deux constellations de satellites.

Certes, pour le moment, à peine quelques milliers d’happy few peuvent bénéficier de la technologie européenne. Il faut pour cela posséder un smartphone équipé de la puce interopérable avec le GPS. La montée en puissance du système européen est donc liée à la fabrication de ces puces et à leur intégration dans les équipements (téléphones, objets connectés, voitures…). Laissant ainsi le temps au déploiement total de la constellation d’ici quatre ans.

Avec quinze satellites opérationnels – sur la trentaine prévue d’ici à 2020 –, Galileo s’installe dans un monde dominé par les Etats-Unis,…

Galileo en service fin 2014

Le GPS européen enfin opérationnel.

Galileo 200px

Voilà déjà plusieurs années que le GPS européen Galileo fait parler de lui. Repoussée d’année en année, sa date de mise en service serait, cette fois, fixée à 2014, selon un communiqué de la commission européenne.

Les quatre satellites actuellement en orbite – lancés en octobre 2011 et 2012 – associés à des infrastructures terrestres – en Italie et Allemagne notamment -, permettent déjà d’obtenir un relevé de position 3D (latitude, longitude et altitude), d’une précision de 10 à 15 mètres. Toutefois, le système de positionnement Galileo manque encore de satellites pour fonctionner plus que deux à trois heures par jour. De nouveaux satellites seront bientôt lancés, afin de proposer les premiers services Galileo en octobre 2014. Des services qui seront, pour la plupart, compatibles avec le GPS américain.

À terme, Galileo devrait compter 26 satellites. Il offrira une meilleure précision que le GPS actuel, qui est actuellement utilisé presque partout dans le monde. Les pays situés dans les plus hautes latitudes – en Europe du Nord, entre autres – profiteront également d’une meilleure couverture, grâce à une inclinaison plus importante des satellites Galileo par rapport à l’équateur. Enfin, le signal devrait être plus facile à capter pour les appareils compatibles et moins sujet aux interférences.

====

  •  routardroutard           Depuis dix ans ils nous bourrent la tête avec Galileo, je ne changerais pas pour un autre. Les Américains ont fait leurs preuves, contrairement aux Européens
    SvetaSveta                  Depuis des années Europa dépenses des sommes colossales pour créer un système qui veut concurrencer le système américain … Comme sous Giscard on a sacrifié la Cii en la fusionnant avec HB et en donnant des milliards et à l’arrivée on a stoppé tous les excellents matériels français pour prendre des usines à gaz quand même américaines …

 

Publicités