Crash aérien: Ce que l’on sait du crash

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Airbus se réorganise en supprimant un millier de postes

Le constructeur aéronautique a confirmé le 29 novembre des suppressions de postes et la fermeture de son site francilien de Suresnes.

Un A380 en cours d’assemblage à l’usine Airbus de Toulouse-Blagnac.

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Un A380 en cours d’assemblage à l’usine Airbus de Toulouse-Blagnac. / REMY GABALDA/AFP

Les craintes de syndicats se sont confirmées le 29 novembre. Airbus Group a annoncé lors d’un comité de groupe européen à Toulouse que son plan de réorganisation allait conduire à la suppression d’un millier de postes.

Cette restructuration du groupe passe notamment par la fusion entre la maison mère, Airbus Group et sa principale filiale, Airbus Commercial Aircraft produisant les avions commerciaux et pesant 70 % de l’activité totale.

Ce rapprochement devrait conduire à supprimer 1 164 postes en Europe. Dans le même temps, 230 nouveaux postes devraient être créés, en particulier dans les activités liées au numérique.

Les licenciements ne sont pas exclus

Au total, le solde négatif atteint donc 934 postes. Il s’accompagne aussi d’un déménagement de certains postes. Ce sera notamment le cas avec la fermeture mi-2018 du site de Suresnes (Haut-de-Seine) dont une partie des activités de recherches seront transférées vers le siège toulousain d’Airbus. Seuls resteront sur place une dizaine de salariés du service des relations publiques.

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La réorganisation devrait se faire par des départs volontaires, a assuré la direction. Toutefois, Airbus n’exclut pas d’avoir recours à des licenciements si les objectifs fixés n’étaient pas au rendez-vous. « Si nous n’y parvenons pas, nous serons obligés ensuite de rentrer dans des licenciements économiques contraints, ce qui n’a jamais été le cas dans le passé car nous avons toujours trouvé des solutions », explique Thierry Baril, le DRH du groupe.

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Les syndicats ont évidemment mal réagi à ces suppressions de postes qu’ils attribuent à une « logique financière ». Un responsable du syndicat FO, majoritaire, reconnaissait toutefois que « la direction a semblé être très attentive au traitement social » privilégiant « des retraites anticipées, des reclassements, de la mobilité ».

La concurrence chinoise

L’entreprise, elle, met surtout en avant la nécessité de s’adapter aux évolutions du marché marqué par la concurrence de son grand rival américain Boeing mais aussi par à l’émergence de compétiteurs chinois.

Airbus connaît également des soucis avec son programme de très gros porteur A380, dont les ventes déçoivent, des déboires dans son programme d’avion de transport militaire A400M et des difficultés du côté de sa filiale hélicoptères qui a annoncé un plan de départs volontaires le mois dernier.

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Airbus demeure malgré tout un champion européen plutôt en forme. Au premier semestre 2016, l’entreprise affichait un chiffre d’affaires stable et un bénéfice en hausse, dopé par quelques éléments exceptionnels. Surtout, le constructeur dispose d’un carnet de commandes au plus haut, avec près de 7 000 avions encore à produire. Ce qui représente au minimum 10 ans de travail et 1 000 milliards d’euros de recettes.

L’avionneur Airbus annonce 1164 suppressions de postes en Europe

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Photo AFP

L’avionneur européen Airbus a annoncé mardi la suppression de 1164 postes en Europe dans le cadre d’un plan de restructuration, et pourrait fermer son site de Suresnes, en région parisienne, selon les syndicats.

Cette réorganisation se fera sur la base du volontariat, a précisé le directeur des ressources humaines, Thierry Baril, à l’AFP. «Si début 2018, nous devions constater que ces mesures volontaires accompagnées ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints», a-t-il toutefois ajouté.

Dans le détail, 640 postes seront supprimés en France, 429 en Allemagne, 39 en Espagne, 54 au Royaume-Uni, un en Belgique et un en Inde. «Cela représente 11% des effectifs considérés», selon Thierry Baril.

La restructuration du groupe européen, qui emploie 136 000 employés en tout, consiste à fusionner à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, les sièges de la branche d’aviation commerciale (Airbus SAS) et du groupe (Airbus Group SAS) d’ici à juillet/août 2017.

La direction a précisé mardi aux syndicats, lors d’un comité européen à Blagnac, dans la banlieue de Toulouse, qu’en outre 325 postes seront transférés, principalement de Suresnes et du site allemand d’Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse.

«La direction a confirmé la suppression de 1164 postes dans tous les sites et la création de 230 emplois, ce qui fait un solde net de moins de 1000 suppressions de postes au total», a pour sa part indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur du syndicat Force ouvrière (FO) pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

«La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 du site de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 mobilités de Suresnes vers Toulouse», a-t-il ajouté.

À Suresnes, l’activité de recherche est supprimée et seuls une dizaine d’emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de «fermeture» de ce site.

Les syndicats dénoncent une «logique financière» qui pousse un groupe à la tête d’un carnet de commandes record de près de 1000 milliards d’euros, soit 8 à 10 ans de production, à supprimer plus de 1000 postes.

La direction rétorque qu’elle se doit de poursuivre la réduction de ses coûts, dans un contexte de concurrence exacerbée avec son rival américain Boeing et la venue sur le marché d’avionneurs chinois.

Airbus supprimera 1164 postes mais promet de tenter d’éviter les licenciements

(ajoute détails sur secteurs touchés et nouvelles déclarations syndicales)

Blagnac/Paris (awp/afp) – La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, dans la région parisienne, sera fermé selon les syndicats.

« L’impact social du plan Gemini représente 1164 positions », a déclaré à l’AFP Thierry Baril, le directeur des ressources humaines du groupe. En plus de ce chiffre, « un certain nombre de transferts géographiques vont être opérés, essentiellement vers Toulouse », a-t-il précisé en les chiffrant à 325.
Ces transferts se feront principalement des sites de Suresnes (Hauts-de-Seine) et Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse.
Mais « tout sera mis en oeuvre pour trouver des solutions adaptées et basées sur du volontariat », a affirmé M. Baril. « Si, début 2018, nous devions constater que ces mesures ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints », a reconnu M. Baril.
Le plan de restructuration s’inscrit dans un contexte de concurrence exacerbée avec le rival américain Boeing et la venue sur le marché d’avionneurs chinois. Airbus relativise les 1164 postes à supprimer avec des effectifs qui atteignent 136’600 personnes dans le monde, et 54’000 en France.
Les négociations sur le traitement social doivent se tenir jusqu’à l’été prochain, précise Airbus, qui dit de plus prévoir la création de 230 postes liés à de nouvelles compétences.
Les suppressions de postes, annoncées lors d’un comité de groupe européen au siège d’Airbus à Blagnac, près de Toulouse, comprennent la « fermeture » du site de Suresnes, selon les syndicats.

« La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 +mobilités+ de Suresnes vers Toulouse », a indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

A Suresnes, l’activité de recherche est supprimée et seule une dizaine d’emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de « fermeture » du site historique.
Les suppressions n’impacteront en revanche que peu le siège mondial à Toulouse, où devraient être transférés de nombreux postes.

– « Logique financière » –
M. Dréno, de FO, reconnaît que « la direction a semblé être très attentive au traitement social ». « On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale », a-t-il ajouté en référence aux plans de suppressions de postes qui ont jusqu’à présent tous été mis en oeuvre chez Airbus sans licenciements.
Mais les syndicats restent vigilants, doutant du bien-fondé de la réorganisation.
« On suspecte la direction de vouloir faire des économies », a souligné M. Dréno. « La finance a pris une part de plus en plus importante chez Airbus. L’entreprise dit qu’elle veut diminuer la +bureaucratie+ mais ces salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette +bureaucratie+ », a-t-il insisté.
Les syndicats voient plutôt une « logique financière » au plan Gemini, soulignant que le groupe est à la tête d’un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d’euros, soit 8 à 10 ans de production.
« On peut comprendre que le groupe se réorganise », reconnaît Thierry Préfol, coordinateur chez Airbus Group pour la CFE-CGC, deuxième syndicat. « Mais le groupe a les moyens financiers pour éviter tout licenciement sec », ajoute-t-il.

Jean-Marie Peeters, représentant au comité européen de la CFTC (troisième syndicat), dénonce quant à lui une logique qui « veut améliorer le cours des actions ».
Evoquant un « mouvement d’ampleur », le secrétaire d’État à l’Industrie Christophe Sirugue a pour sa part promis qu’il « accompagnerait à la fois les salariés et les territoires ».
Le plan Gémini consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d’aviation commerciale (Airbus SAS, 70% de l’activité) avec le groupe (Airbus Group SAS), afin de faire naître une nouvelle entité baptisée tout simplement « Airbus ».

Dans un communiqué, le pdg du groupe, l’Allemand Tom Enders, évoque le besoin de « structures plus légères », estimant que « l’intégration va à terme renforcer Airbus afin d’assurer sa future compétitivité ».
Sur les 1.164 réductions de postes, 640 positions se situent en France, à Suresnes, Toulouse et Marignane; 429 en Allemagne, principalement à Hambourg, Brême, Ulm et Ottobrunn; 39 en Espagne; 54 au Royaume-Uni; un en Belgique et un en Inde, selon la direction.

Airbus supprimera plus d’un millier de postes en évitant de licencier

Blagnac (France) (AFP)

La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1.164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, dans la région parisienne, sera fermé selon les syndicats.

« L’impact social du plan Gemini représente 1.164 positions », a déclaré à l’AFP Thierry Baril, le directeur des ressources humaines du groupe. En plus de ce chiffre, « un certain nombre de transferts géographiques vont être opérés, essentiellement vers Toulouse », a-t-il précisé en les chiffrant à 325.

Ces transferts se feront principalement des sites de Suresnes (Hauts-de-Seine) et Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse.

Mais « tout sera mis en oeuvre pour trouver des solutions adaptées et basées sur du volontariat », a affirmé M. Baril. « Si, début 2018, nous devions constater que ces mesures ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints », a reconnu M. Baril.

Le plan de restructuration s’inscrit ainsi dans un contexte de concurrence exacerbée avec le rival américain Boeing et la venue sur le marché d’avionneurs chinois. Airbus relativise les 1.164 postes à supprimer avec des effectifs qui atteignent 136.600 personnes dans le monde, et 54.000 en France.

Les négociations sur le traitement social doivent se tenir jusqu’à l’été prochain, précise Airbus, qui dit de plus prévoir la création de 230 postes liés à de nouvelles compétences.

Les suppressions de postes, annoncées lors d’un comité de groupe européen au siège d’Airbus à Blagnac, près de Toulouse, comprennent la « fermeture » du site de Suresnes, selon les syndicats.

« La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 +mobilités+ de Suresnes vers Toulouse », a indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

A Suresnes, l’activité de recherche est supprimée et seule une dizaine d’emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de « fermeture » du site historique.

Les suppressions n’impacteront en revanche que peu le siège mondial à Toulouse, où devraient être transférés de nombreux postes.

Une « logique financière »

M. Dréno, de FO, reconnaît que « la direction a semblé être très attentive au traitement social ». « On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale », a-t-il ajouté, en référence aux plans de suppressions de postes qui ont jusqu’à présent tous été mis en oeuvre chez Airbus sans licenciements.

Mais les syndicats restent vigilants, doutant du bien-fondé de la réorganisation.

« On suspecte la direction de vouloir faire des économies », a souligné M. Dréno. « La finance a pris une part de plus en plus importante chez Airbus. L’entreprise dit qu’elle veut diminuer la +bureaucratie+ mais ces salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette +bureaucratie+ », a-t-il insisté.

Les syndicats voient plutôt une « logique financière » au plan Gemini, soulignant que le groupe est à la tête d’un carnet de commandes record de près de 1.000 milliards d’euros, soit 8 à 10 ans de production.

« On peut comprendre que le groupe se réorganise », reconnaît Thierry Préfol, coordinateur chez Airbus Group pour la CFE-CGC, deuxième syndicat. « Mais le groupe a les moyens financiers pour éviter tout licenciement sec », ajoute-t-il.

Jean-Marie Peeters, représentant au comité européen de la CFTC (troisième syndicat), dénonce quant à lui une logique qui « veut améliorer le cours des actions ».

Evoquant un « mouvement d’ampleur », le secrétaire d’État à l’Industrie Christophe Sirugue a pour sa part promis qu’il « accompagnerait à la fois les salariés et les territoires ».

Le plan Gémini consiste à fusionner à Toulouse les sièges de la branche d’aviation commerciale (Airbus SAS, 70% de l’activité) avec le groupe (Airbus Group SAS), afin de faire naître une nouvelle entité baptisée tout simplement « Airbus ».

Dans un communiqué, le P-DG du groupe, l’Allemand Tom Enders, évoque le besoin de « structures plus légères », estimant que « l’intégration va à terme renforcer Airbus afin d’assurer sa future compétitivité ».

Sur les 1.164 réductions de postes, 640 positions se situent en France, à Suresnes, Toulouse et Marignane; 429 en Allemagne, principalement à Hambourg, Brême, Ulm et Ottobrunn; 39 en Espagne; 54 au Royaume-Uni; un en Belgique et un en Inde, selon la direction.

Airbus : les salariés sous le choc après la confirmation des suppressions de postes

Hélène Vergne est devant le siège du groupe Airbus dans la banlieue de Toulouse (Haute-Garonne). Elle décrit la première réaction des salariés après l’annonce de suppressions de postes.

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De la morosité et de l’inquiétude, ce sont les premières réactions des délégués syndicaux qui sont sortis d’une réunion il y a 30 minutes avec la direction d’Airbus. « Ils confirment la suppression de 1164 postes dont 440 en France et sans surprise, c’est le site de Suresnes en région parisienne (Hauts-de-Seine) qui est le plus impactée. Il devrait fermer courant 2018« , relate Hélène Vergne.

Jusqu’à 2018 pour fixer les modalités de la restructuration

La direction d’Airbus s’est engagée à tout faire pour éviter les licenciements secs et privilégier les départs à la retraite, les départs à la retraite anticipés ou la mobilité géographique. « Ce n’est que début 2018, si le compte n’y est pas, que des licenciements secs seront envisagés. Ça veut dire que la direction et les syndicats ont plusieurs mois devant eux pour discuter et arrêter les modalités précises de cette restructuration« , conclut la journaliste.

Airbus supprimera plus d’un millier de postes

AFP
891494-la-restructuration-de-l-avionneur-airbus-entrainera-la-suppression-de-plus-de-1300-postes-selon-lesLa restructuration de l’avionneur Airbus entraînera la suppression de plus de 1.300 postes, selon les syndicats Photo Rémy GABALDA. AFP

La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1 164 postes en Europe mais a promis de tout faire pour éviter des licenciements secs. Le gouvernement promet d’accompagner les salariés.

La direction d’Airbus a annoncé mardi la suppression de 1 164 postes en Europe, tout en promettant de tout faire pour éviter des licenciements secs, mais le site de Suresnes, dans la région parisienne, sera fermé selon les syndicats.

«L’impact social du plan Gemini représente 1 164 positions», a déclaré Thierry Baril, le directeur des ressources humaines du groupe. En plus de ce chiffre, «un certain nombre de transferts géographiques vont être opérés essentiellement vers Toulouse», a-t-il précisé en les chiffrant à 325.

Ces transferts se feront principalement des sites de Suresnes (Hauts-de-Seine) et Ottobrunn, près de Munich, vers Toulouse.

Mais «tout sera mis en oeuvre pour trouver des solutions adaptées et basées sur du volontariat», a affirmé Thierry Baril. «Si nous n’y parvenons pas, nous serons obligés ensuite de rentrer dans des licenciements économiques contraints, ce qui n’a jamais été le cas dans le passé car nous avons toujours trouvé des solutions», a-t-il cependant ajouté.

«C’est une opération de restructuration, nous allons proposer un plan social qui comportera dans un premier temps des mesures volontaires», a-t-il déclaré. «Si début 2018, nous devions constater que ces mesures volontaires accompagnées ne sont pas suffisantes, nous serions obligés de considérer des mesures de licenciements économiques contraints», a précisé Thierry Baril.

Le groupe prévoit de plus de créer 230 postes liés à de nouvelles compétences pour assurer la transformation numérique du groupe.

Le gouvernement va épauler les salariés et les territoires touchés par la restructuration au sein d’Airbus, a dit mardi le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue. «Le rôle qui est le mien est d’accompagner à la fois les salariés, d’accompagner les territoires dans ces évolutions», a assuré le secrétaire d’Etat.

Suresnes «fermé», selon les syndicats

Ces mesures, annoncées lors d’un comité de groupe européen au siège d’Airbus à Blagnac, près de Toulouse, comprennent la «fermeture» du site de Suresnes, selon les syndicats.

«La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 du site de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 « mobilités » de Suresnes vers Toulouse», a indiqué à la presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire). A Suresnes, l’activité de recherche est supprimée et seuls une dizaine d’emplois de relation publique sera maintenue, a confirmé la direction, sans cependant parler de «fermeture» du site historique.

Les suppressions n’impacteront en revanche que peu le siège mondial à Toulouse, où au contraire devraient être transférés de nombreux postes.

Pour le responsable FO, «la direction a semblé être très attentive au traitement social, il va y avoir un ensemble de mesures comme des retraites anticipées, des reclassements, de la mobilité». «On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale», a-t-il ajouté en référence au fait que jusqu’ici aucun plan de suppressions de postes mis en oeuvre chez Airbus ne s’est traduit par des licenciements secs. «On suspecte la direction de vouloir faire des économies», a-t-il toutefois souligné. «La finance a pris une part de plus en plus importante chez Airbus. L’entreprise dit qu’elle veut diminuer la « bureaucratie » mais ses salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette « bureaucratie »», a-t-il insisté.

Les syndicats ont dit douter du bien-fondé de la réorganisation du groupe, y voyant plutôt une «logique financière». Le groupe est en effet à la tête d’un carnet de commandes record de près de 1 000 milliards d’euros, soit 8 à 10 ans de production, soulignent les organisations syndicales.

Airbus emploie près de 140 000 personnes dans le monde, et 54 000 en France.

La direction avance qu’elle se doit de poursuivre la réduction de ses coûts, dans un contexte de concurrence exacerbée avec son rival américain Boeing et la venue sur le marché d’avionneurs chinois. «Plus le nombre de postes impactés restera conséquent, plus la facture sociale sera lourde, plus la direction devra mettre « la main au portefeuille »», a de son côté réagi le syndicat CFE-CGC dans un communiqué.

Airbus : 1100 suppressions de postes, les syndicats vent debout

Airbus : 1100 suppressions de postes, les syndicats vent debout(Easybourse.com)

L’avionneur a dévoilé mardi un nouveau plan de réorganisation qui prévoit la suppression de 1164 postes dans le monde, dont plus de 600 en France, où le site de Suresnes va fermer. Les syndicats ne décolèrent pas.

Airbus a choisi la méthode dure. Le groupe a annoncé mardi plus d’un millier de suppressions de postes dans le cadre de la réorganisation de ses activités. « La direction a confirmé la suppression de 1 164 postes dans tous les sites et la création de 230 emplois, ce qui fait un solde net de moins de 1 000 suppressions de postes au total. La direction a confirmé la fermeture à mi-2018 du site de Suresnes, soit 308 suppressions de postes et 150 mobilités de Suresnes vers Toulouse », a indiqué à a presse Yvonnick Dréno, coordonnateur FO pour Airbus Group (syndicat majoritaire).

Au total, quelque 640 emplois vont être supprimés en France d’ici 2018 selon la CGT. La direction dit vouloir privilégier les départs volontaires, les départs à la retraite et en pré-retraite et la mobilité interne. Mais les syndicats craignent des licenciements secs, notamment pour les salariés qui n’accepteraient de rejoindre le nouveau siège social du groupe à Toulouse. Les négociations sur les conditions de départ volontaire s’ouvriront en janvier et devraient durer 6 mois.

Airbus Group a annoncé fin septembre qu’il fusionnerait avec Airbus Commercial Aircraft, sa division d’avions civils au sein d’une nouvelle entité baptisée Airbus. La réorganisation vise à simplifier la gouvernance et à optimiser l’efficacité d’un groupe aéronautique et spatial doté d’une organisation complexe, issue de fusions successives. « L’entreprise dit qu’elle veut diminuer la bureaucratie mais ses salariés dont les postes sont supprimés ne font pas partie de cette bureaucratie », a souligné Yvonnick Dreno. « On espère encore une fois cette fois-ci réussir à une prise en compte sociale « , a-t-il ajouté.

« On parle de 1% du personnel sur un total de 136.000 employés dans le monde », a réagi un porte-parole de l’avionneur cité par le site Toul’éco, ajoutant que la direction « souhaiterait éviter les licenciements secs ».

Vers 15h50 le titre avance de 0,4% sur un CAC 40 en hausse de 0,3%.

Airbus supprime plus d’un millier d’emplois, les syndicats préoccupés

Malgré un carnet de commandes garni pour dix ans, l’avionneur supprime 1164 emplois dans le cadre de son plan de restructuration, dont 640 en France.

Redouté par les employés, le couperet est tombé ce mardi 29 novembre. A l’issue d’un comité européen de groupe, qui s’est tenu au siège à Blagnac, Airbus a annoncé la suppression de 1164 emplois dans le cadre d’un plan de restructuration nommé « Gemini ». 325 postes seront transférés vers d’autres sites du groupe.
« On parle de 1% du personnel sur un total de 136.000 employés dans le monde », réagit un porte-parole de l’avionneur, qui assure que la direction « souhaiterait éviter les licenciements secs ». Dans le détail, la France paye un lourd tribut avec 640 postes supprimés. Les sites de Toulouse et Marignane sont concernés. Mais c’est le département de la recherche, installé à Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, qui est le plus touché. Le site fermera ses portes mi-2018, entraînant à lui seul la suppression de 308 postes.

« Nous ne sommes pas vraiment surpris par les annonces de ce matin. Tom Enders nous a donné les détails. Néanmoins, nous sommes préoccupés par le nombre de postes supprimés, qui n’est pas neutre, et la fermeture de Suresnes », assure Thierry Préfol coordinateur adjoint CFE-CGC. La fermeture de Suresnes inquiète aussi Michel Molesin, coordinateur CGT Airbus Group. « C’est l’avenir d’Airbus qui est en jeu. Or, il s’agit d’une vision stratégique dramatique. Pour faire des économies, la direction sacrifie la recherche ».

Négociations salariales dès janvier

Officiellement, la réorganisation d’Airbus et la création d’un siège social unique dès le mois de janvier sous le nom Airbus, entraînent des sureffectifs. Il y a quelques semaines le PDG, Tom Enders a lancé un mouvement de réorganisation qui veut briser une logique selon laquelle des fonctions similaires existent depuis des années sur différents sites du groupe. « La recherche est visée en premier lieu, mais aussi la stratégie, et les fonctions support, comme la communication, la finance, les ressources humaines et les achats », précise Thierry Préfol.

Tom Enders veut également envoyer un message fort aux marchés financiers qui ne regardent pas tant le match des commandes d’avions entre les deux principaux constructeurs que la marge bénéficiaire. Une subtile négociation va maintenant s’engager. Durant six mois, la direction va proposer de troquer l’absence de licenciements secs contre l’acceptation, par les organisations syndicales, de départs volontaires, de mobilité sur les différents sites du groupe et de retraites anticipées.

Solutions alternatives et départs anticipés

« Nous allons proposer à la direction dès janvier des solutions alternatives et négocier des mesures d’accompagnement pour favoriser les départs volontaires anticipés. Le PSE sera mis en place à compter de juillet jusqu’à la fin 2018. Mais si on n’atteint pas le nombre suffisant de départs volontaires, la direction n’exclut pas des licenciements », prévient le coordinateur adjoint CFE-CGC.

L’avionneur se veut rassurant. Dans un communiqué, il indique que « Airbus Group prépare l’avenir en poursuivant son investissement dans le développement des compétences cœur de métier. Quelque 230 postes seront créés en vue de sécuriser les compétences essentielles nécessaires pour assurer l’avenir de la société en cette ère de transformation digitale ».
Audrey Sommazi

Sur la photo : malgré un carnet de commandes rempli, Airbus va procéder à des licenciements. Crédits : FIA 2016

En quête de rentabilité, Airbus supprime 1164 postes et ferme le site de Suresnes

Olivier James

Malgré ses succès commerciaux, l’avionneur européen cherche à améliorer encore sa compétitivité. Les suppressions de postes se sont multipliées dans le secteur aéronautique.

En quête de rentabilité, Airbus supprime 1164 postes et ferme le site de Suresnes © Airbus – D.R

 

Les syndicats, qui avaient envisagé environ un millier de postes en moins, ne se sont pas trompés. Le groupe Airbus a annoncé mardi 29 novembre qu’il allait supprimer 1164 postes. Une mesure qui trouve ses origines dans la fusion entre Airbus Group et sa principale division Airbus, officialisée en septembre dernier et effective au 1er janvier 2017. L’objectif est clair : l’avionneur, malgré ses 1000 milliards d’euros de commandes, cherche à améliorer sa rentabilité. « L’intégration va donc à terme renforcer la capacité d’Airbus à assurer sa compétitivité future et à conserver sa place de leader mondial de l’industrie aérospatiale« , a déclaré Tom Enders dans un communiqué.

Dans le détail, les suppressions de postes toucheront les fonctions supports et intégrées (RH, juridique, finances, administratifs). Egalement atteinte, l’organisation CTO (Chief Technology Office) dédiée à la recherche & technologie. Quant aux sites de Suresnes (Hauts-de-Seine), où travaillent encore environ 450 personnes, sa fermeture devrait intervenir d’ici 2019. Le site allemand de Munich va aussi voir ses effectifs se réduire. 325 personnes seront transférées vers le nouveau siège du groupe, à Toulouse. Signe des temps, l’avionneur compte créer 230 postes liés à transformation digitale du groupe, comme des spécialistes de la donnée, des logiciels, du design et des nouvelles technologies de production.

Des activités en berne

Outre ce plan de suppression de postes, le groupe Airbus procède à une réduction de la voilure dans sa branche dédiée aux hélicoptères. Dans un marché qui ne se redresse pas, Airbus Helicopters va procéder à 582 suppressions de postes sur son site de Marignane (Bouches-du-Rhône). Ce n’est pas tout. L’activité méconnue de fabrication de jet, Airbus Corporate Jet, va être arrêtée en raison de la chute des commandes dans ce secteur. La CFDT estime que cela concerne 67 postes. Au total, ce sont donc environ 1800 postes qui vont être supprimés dans les prochains mois.

Ce resserrement des rangs au sein du groupe Airbus s’inscrit dans une tendance déjà à l’œuvre dans l’entreprise. Après le pic atteint en 2013 avec 144 000 salariés, les effectifs d’Airbus Group sont retombés à 137 000 en 2015. Ils s’élèvent à environ 136 000 cette année. Difficile de prévoir l’évolution de la courbe. Mais à l’évidence, ces suppressions témoignent d’une forme de normalisation du groupe Airbus.

Baisse des effectifs dans le secteur aéronautique

Tom Enders a engagé depuis son arrivée à la tête d’Airbus Group en 2012 un profond processus de transformation : passer d’un regroupement d’entreprises liées à des Etats à une entreprise indépendante et intégrée. Avec pour corollaire la recherche de rentabilité et de versement de dividendes. Et dans cette perspective, Airbus, avec 6% de rentabilité contre 10% en moyenne dans le secteur, cherche à supprimer les doublons, à réaliser des économies, à gagner en flexibilité. D’autant que le groupe, au-delà de ses succès commerciaux, est confronté à des baisses de cadences avec l’A380 et des retards de livraisons avec l’A320neo et l’A350.

Nombre de grands acteurs aéronautique ont procédé à des baisse ces derniers mois. C’est le cas de Boeing, avec 4000 postes supprimés dans sa branche aviation commerciale sur 83000 salariés. Idem pour le motoriste Rolls-Royce (2600 emplois supprimés dans l’ingénierie aéronautique), de Bombardier (3800 postes supprimés) et d’Embraer (1500 postes). Tous à la recherche d’une plus grande compétitivité, et alors que la concurrence mondiale dans le secteur fait rage, les industriels serrent les boulons.

Europe: Airbus confirme 1 164 suppressions de postes, ferme la recherche à Suresnes

Courrier picard

d-20150125-37HTFW 2015-01-26 00:11:51

Le groupe Airbus va supprimer 1.164 postes en Europe et mettre fin à toute activité de recherche sur son site de Suresnes, en région parisienne, a confirmé mardi la direction à l’AFP à l’issue d’une réunion avec les syndicats.

Ce plan de restructuration se fera sur la base du volontariat mais le groupe n’exclut pas des licenciements si ses objectifs ne sont pas atteints en 2018, a précisé le directeur des ressources humaines, Thierry Baril.

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Aaah AIRBUS. Pourquoi garder un centre de recherche (Suresnes) quand de toute façon je bénéficie presque gratuitement du plus grand centre de recherche en France : la recherche académique. Stages, thèses, post-docs, CDD d’ingénieurs de recherche, des milliers de mains à ma portée, gratuitement, il me suffit de frapper à la porte des labos et les chercheurs me déroulent le tapis rouge et les petits fours. C’est de bonne guerre, je fais bonne usage de cette recherche : mon carnet de commandes est plein, je fais vivre beaucoup de monde, et l’état récupère largement en TVA et autres impôts l’argent qu’il a investi pour m’aider. Jusque là c’est une bien belle histoire : l’argent du contribuable soutient l’innovation d’une industrie, et génère in fine des emplois et des recettes fiscales. Mais bon, quand même, j’appartiens à des actionnaires qu’il faut nourrir, alors au diable cette belle histoire, l’important, c’est l’actionnaire. Beurk……

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