Tout va bien! Fiiillon revient!…

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Victoire de Fillon : l’autoroute vers une victoire à l’élection présidentielle ?

DÉBAT – Les éditorialistes Alain Duhamel et Nicolas Domenach livrent leur analyse sur les enjeux qui attendent François Fillon dans la perspective de l’élection présidentielle en 2017.

Alain Duhamel et Nicolas Domenach >
Duhamel et Domenach: victoire de Fillon, l’autoroute vers une victoire à l’élection présidentielle ? Crédit Image : RTL | Crédits Média : RTL.fr |

Avec près de 66,5% des voix, la victoire est écrasante pour François Fillon au second tour de la primaire de la droite et du centre. Incarnant une rupture franche et assumée avec la politique actuelle, le député de Paris a-t-il désormais une autoroute vers la victoire à l’élection présidentielle de mai 2017 ? « Il est le grand favori et de loin », assure l’éditorialiste Alain Duhamel, au micro de RTL, « mais à condition de ne pas regarder le parcours à venir comme une autoroute mais comme une montagne », nuance-t-il.

Si François Fillon occupe cette place de grand favori, selon Alain Duhamel, c’est qu’il est légitimé par l’ensemble de sa famille politique, que ses adversaires sont en mauvaise posture et particulièrement à gauche, qu’il a déjà adopté un discours souverainiste à l’attention des électeurs du FN et qu’il est porté par le fort désir d’alternance. En revanche, l’éditorialiste ne manque pas d’énoncer ses handicaps : « Les gens n’ont pas forcément envie d’alternatives, c’est-à-dire de changement radical notamment en terme de politique sociale », égraine Alain Duhamel. « D’autre part, il y a un rejet de ceux qui sont en place et il ne faudrait pas, de son point de vue, qu’il apparaisse comme étant tellement grand favori que c’est lui qui est en place », poursuit l’éditorialiste.

Il ne gagnera pas s’il ne prend pas en compte les préoccupations sociales qu’il n’a pas manifesté jusqu’ici      Nicolas Domenach, éditorialiste RTL

« On connait bien l’ivresse des profondeurs, on connait moins bien l’ivresse des hauteurs. Et ce qui le menace, c’est cette ivresse là », avertit Nicolas Domenach au micro de RTL. Selon lui, les supporters de Fillon s’arment déjà d’une certaine arrogance en annonçant d’emblée qu’il ne négociera sur aucun point, sinon à la marge. Or, sa victoire nette et sans bavure soulève toutefois quelques questions en vue de l’élection présidentielle, selon l’éditorialiste : « Cette prétention au libéralisme qui ne correspond pas au souhait des Français qui veulent plus de protection et qui ont des traditions sociales vraiment très opposées à cela », avance-t-il. « Je crois qu’il ne gagnera pas s’il ne prend pas en compte les préoccupations sociales qu’il n’a pas manifesté jusqu’ici », analyse Nicolas Domenach.
Alain Duhamel rejoint Nicolas Domenach sur le fait que « les Français n’ont pas envie de mettre leur modèle social en pièce ». « Mais ils ont aussi envie d’autorité », tranche-t-il. « Et quand on parle de protection, il y a aussi la protection culturelle, identitaire et physique. Tout ça compte », martèle Alain Duhamel.
Si pour Nicolas Domenach, François Fillon doit s’ouvrir et se rapprocher du centre, Alain Duhamel estime de son côté que ce n’est pas à lui d’en faire la démarche : « La question est de savoir si le centre se rapproche de lui ».

Victoire de François Fillon : rassembler encore

Les indices avaient été semés lors du débat télévisé très digne avant le second tour de cette primaire de la droite et du centre. Les deux candidats encore en lice avaient indiscutablement créé les conditions d’un rassemblement, quel que soit le vainqueur de cette première à droite. Maintenant que François Fillon a été magistralement élu, en faisant mentir la plupart des pronostics d’avant premier tour, les conditions sont réunies pour que la droite parlementaire aborde dans les meilleures conditions la présidentielle, contre la principale menace : Marine Le Pen et son rassemblement d’extrême droite.

Le danger ne viendra pas du candidat de gauche, quel qu’il soit. La majorité actuelle s’est installée dans une formidable division. On a même du mal à en compter les candidats déclarés issus de ses rangs ou ceux qui sont en passe de le faire. Son horizon est encore assombri parce qu’elle a été incapable de fédérer : les écologistes conduits par Yannick Jadot et les insoumis de Jean-Luc Mélenchon renforcés depuis hier par le soutien du Parti communiste, et même le minuscule Parti radical de gauche contribueront à accroître la dispersion. Sombre bilan – qu’il soit candidat ou pas – pour le président sortant.

Du coup, la responsabilité sur les épaules de François Fillon, démocratiquement désigné, est immense. Fort de sa très belle victoire, nourrie par des engagements de rupture dans le champ économique et social, il devra désormais veiller à ce que ses promesses – s’il est élu président de la République – n’ouvrent pas de nouvelles fractures dans la société française. Il a été étonnamment audacieux sur le fond et dans la forme. Il lui reste à élargir le rassemblement qui lui a valu sa victoire.

Victoire de Fillon : et maintenant, l’hypothèse Bayrou

R.L.
François Bayrou s’est dit «réticent» au projet de François Fillon.

(LP/OLIVIER CORSAN).

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Cette victoire de François Fillon à la primaire de droite laisse planer le doute sur une candidature de François Bayrou. Ce dernier avait expliqué qu’il n’aurait pas été candidat en cas de victoire d’Alain Juppé et qu’il l’aurait été en revanche immédiatement en cas de désignation de Nicolas Sarkozy. Il n’avait jamais évoqué l’hypothèse François Fillon. Que fera-t-il donc finalement avec cette issue que, comme beaucoup, il n’avait sans doute pas vue venir ?
Dès dimanche soir, le centriste a réagi dans un communiqué pour émettre de sérieux doutes sur le projet de François Fillon. «Il pose en réalité de nombreuses questions aux citoyens et à notre société qui vont apparaître dans les semaines qui viennent. Ces questions devront trouver réponse», écrit-il.

«Nous croyons aussi que bien des sujets n’ont pas été traités : l’avenir de l’Union européenne, la sauvegarde d’une ambition sociale, la question de l’environnement et du durable, les nouvelles conditions du travail, la situation des jeunes et leur futur. Dans les semaines qui viennent, nous allons travailler à ces questions et à ces sujets pour tous ceux et avec tous ceux qui ont besoin que soient inventées des réponses nouvelles pour garantir et réussir l’alternance dont la France a besoin», poursuit François Bayrou.

Invité cette semaine de France Info, alors que se dessinait une issue favorable pour François Fillon, le patron du MoDem avait là aussi laissé la porte ouverte. à une candidature. «Je vais essayer de bâtir un autre projet», avait-il expliqué réagissant à l’hypothèse d’une désignation de l’ancien Premier ministre. Le centriste s’est dit «réticent» au projet de François Fillon, qui «ne ressemble pas à ce pour quoi je me suis battu toute ma vie, pour qu’il y ait un projet social en France qui ne soit pas l’apanage de la gauche qui se trompe à chaque fois». «Casser la baraque», comme dit souhaiter parfois François Fillon, «c’est une idée dangereuse pour la société française».

Jamais 3 sans 4 ?

«Mais je n’en suis pas du tout à la question d’une candidature», avait ajouté François Bayrou. C’est que s’il s’imaginait candidat en cas de victoire à la primaire de Nicolas Sarkozy, celle de François Fillon, moins clivant que l’ancien chef de l’Etat, lui laisse peut-être un peu moins d’espace politique. Et la candidature d’Emmanuel Macron mord aussi un peu sur l’électorat centriste

A droite, des élus ont déjà commencé à mettre la pression sur François Bayrou. Ainsi le député de Seine-et-Marne et vice-président de l’UIDI Yves Jego lui «demande de ne pas être candidat». «Sois raisonnable», lui a-t-il lancé via RTL.

De son côté, sur BFMTV, Emmanuel Macron a lui appelé François Bayrou, «s’il n’est pas à l’aise avec le programme de François Fillon, à nous rejoindre, car il y a beaucoup de convergences.»

Mais certains proches du patron du Modem ont fait savoir que leur champion réfléchissait sérieusement à 2017. François Bayrou a déjà été trois fois candidat à l’élection présidentielle.

La victoire de Fillon à la primaire, le scénario que Marine Le Pen n’avait pas prévu

Le parti lepéniste n’a pas étudié l’hypothèse d’un affrontement avec le député de Paris, arrivé largement en tête du premier tour de la primaire de la droite.

LE MONDE | Olivier Faye

Marine Le Pen, candidate du FN à la présidentielle, lors du salon du Made in France, à Paris, le 18 novembre.

Le scénario de l’élection présidentielle de 2017 était écrit à l’avance par les soutiens de Marine Le Pen, persuadés de se retrouver au second tour du scrutin face à un candidat du parti Les Républicains. Les hypothèses Nicolas Sarkozy et Alain Juppé avaient été étudiées de près, mais pas celle d’un affrontement avec François Fillon. Comme beaucoup de responsables politiques et d’analystes, les dirigeants du parti d’extrême droite n’ont pas vu venir la percée du député de Paris, qui pourrait être désigné candidat de la droite à l’issue du second tour de la primaire, dimanche 27 novembre.

Lire aussi :   Primaire de la droite : la victoire surprise de Fillon écrase Sarkozy et Juppé

Avec son cocktail de libéralisme thatchérien et de conservatisme sur les questions de société, M. Fillon intrigue sur sa capacité à perturber le jeu. « Quand j’écoute Fillon, je me dis que c’est ce qu’il y a de mieux dans ce débat », confiait ces dernières semaines un acteur de l’extrême droite. Fort du soutien de Sens commun, l’une des émanations politiques de La Manif pour tous, partisan d’une politique étrangère tournée vers la Russie – comme Mme Le Pen –, l’ancien premier ministre pourrait en théorie marcher sur les plates-bandes du Front national, et surtout de la « droite hors les murs », ce courant de droite identitaire qui ne trouve pas son compte au FN ou chez LR. « Fillon, c’est le scénario le plus difficile pour Marine. Il valait mieux Juppé, qui est plus caricatural », considère un élu du sud de la France.

« Complice du dramatique quinquennat de Sarkozy »

Pour autant, les frontistes n’ont pas tardé à trouver un double angle d’attaque contre l’ancien député de la Sarthe : son bilan et son programme. Pour Jean-Lin Lacapelle, secrétaire national aux fédérations du FN, l’éventualité d’un duel avec François Fillon ne représente « aucun changement » pour sa candidate. « Il a été complice et responsable du dramatique quinquennat de Sarkozy », souligne-t-il. « Le programme de Fillon est dur : 500 000 fonctionnaires en moins, notamment dans la ruralité, et une hausse de la TVA, a souligné de son côté Florian Philippot, vice-président du FN. Fillon veut la destruction des services publics et donc de l’Etat. »

Une manière de souligner, en creux, une supposée différence de nature entre un électorat FN populaire et celui de LR, plus aisé. Une ligne de fracture qui ne manque pas d’alimenter les débats au sein même du parti lepéniste sur ses propres orientations, entre partisans de M. Philippot, d’une part, et soutiens de la députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen, d’autre part.

Lire aussi :   L’élimination de Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite prive François Hollande de son meilleur adversaire

Primaire de la droite : les médias russes applaudissent la victoire de Fillon le « pragmatique »

Fillon candidat de la droite pour 2017

POUTINOPHILE – Les médias russes saluent le triomphe du conservateur François Fillon à la primaire de la droite en France. L’ancien Premier ministre, que Vladimir Poutine a qualifié la semaine dernière de « grand professionnel », est en effet considéré comme pro-russe.

« Ce que je demande c’est (…) que l’on retisse un lien, si ce n’est une confiance, qui permette d’amarrer la Russie à l’Europe. » Durant le débat qui l’opposait à Alain Juppé jeudi dernier, François Fillon a réitéré sa volonté de nouer un partenariat solide avec le Kremlin. Une initiative saluée par les médias russes ce lundi, au lendemain de sa victoire à la primaire de la droite et du centre.

Les journaux du pays ont en effet tressé des lauriers au candidat considéré comme pro-russe. Le présentateur vedette de la chaîne publique russe Vesti, Dmitri Kisselev, principale voix médiatique du Kremlin, a interrompu son journal d’information dans la nuit de dimanche à lundi pour annoncer la victoire du Français à la primaire. « Les forces de droite relèvent la tête dans toute l’Europe », s’est enthousiasmé pour sa part le présentateur du journal de l’autre chaîne publique russe, Pervy Kanal, en commentant la victoire de François Fillon. « Qui va maintenant imposer des sanctions et contre qui ? Les temps changent, et ces méthodes sont dépassées », a-t-il renchéri.

« L’ami François »

« François Fillon est le plus pragmatique des candidats en ce qui concerne la politique internationale », note l’agence officielle russe Ria-Novosti. François « Fillon est plus proche des électeurs qu’Alain Juppé sur plusieurs sujets : la lutte contre l’État islamique, le mariage gay et la Russie », estime de son côté lundi sur son compte twitter le député du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe, Alexeï Pouchkov. « Je ne pense pas qu’il faut dire que François Fillon est un candidat pro-russe, il est avant tout un candidat pro-français », a toutefois souhaité relativiser l’expert Sergueï Fiodorov, de l’Institut de l’Europe de l’Académie russe des Sciences (RAN, invité lundi par la chaîne d’information 24.

Déjà, la semaine dernière, la presse russe avait salué « l’ami François », le candidat « pro-russe ». Rien d’étonnant tant François Fillon tranche avec la ligne de la diplomatie française et celle de son camp : il souhaite par exemple opérer un rapprochement entre l’Europe et le Kremlin, lever les sanctions à son encontre et s’associer à elle dans la lutte contre le groupe Etat islamique en Syrie. Un partenariat noué de longue date entre François Fillon et Vladimir Poutine, qui se sont rencontrés à de multiples reprises lorsque le nouvel homme fort de la droite était Premier ministre, entre 2007 et 2012.

Vladimir Poutine : François Fillon « sait défendre son point de vue (…) c’est un très bon négociateur »

Un internaute imagine sa (terrible) vie sous François Fillon, on a vérifié à quel point ça pouvait être vrai

Comment sera la vie des Français en 2020? Un anonyme s’est posé cette question sur Facebook en imaginant le pire.

POLITIQUE – Il s’appelle Cédric Moulard et assure que « tout figure dans le programme de François Fillon ». Dans un long texte qu’il a publié sur Facebook le 22 novembre, ce photographe décrit le quotidien d’un citoyen ordinaire en 2020, dans une France dirigée par le favori de la primaire de la droite (en intégralité à la fin de l’article).

Un tableau pour le moins pessimiste qui a été partagé pas moins de 50.000 fois sur le réseau social en quelques jours. Et pour cause, le quotidien décrit par Cédric Moulard sur la base de propositions piochées dans le programme de François Fillon ne donne vraiment pas envie.

Mais alors, l’auteur de ces lignes dit-il vrai?

Temps de travail

« 2020, tu te lèves pour aller travailler et mener tes enfants à l’école. Ta femme est déjà partie, avec la suppression des 35h et les nouveaux accords d’entreprise elle travaille 42h par semaine. Elle a bien voulu protester mais les procédures de licenciement ont été facilitées et vous avez besoin de ce travail », commence le texte.

Un travail hebdomadaire de 42 heures est-il possible dans le cadre des réformes promises par François Fillon? Tout à fait. Le candidat à la primaire de la droite veut la suppression pure et simple des 35 heures. La négociation de la durée de travail reviendra aux entreprises, dans la limite de 48 heures fixées par le droit européen. S’il paraît toutefois difficile d’imaginer que ce soit réalisable compte tenu du contexte social français, cela reste néanmoins possible.

Plus loin, Cédric Moulard évoque le cas du père de famille qui passe de 35 à 39 heures en perdant ses heures supplémentaires. Là encore, dans la mesure où la négociation revient aux entreprises (sur le modèle des négociations de l’entreprise Smart), c’est tout à fait imaginable. Quant aux modalités de licenciements, elles seront en effet facilitées par le biais d’un nouveau contrat.

Allocations chômage

Puis, l’auteur du texte écrit ceci: « Tu t’es retrouvé au chômage et avec la dégressivité des allocations tu as été obligé d’accepter un travail à 50km de chez toi. C’est pas dans ta branche, ça fait des frais énormes mais c’était ça ou le RSA ».

François Fillon propose en effet la dégressivité des allocations chômage (qui seront de base plafonnées à 75%) à partir de six mois d’inactivité. À partir de deux offres refusées, les allocations ne seront en effet plus versées.

Fonctionnaires

Arrive ensuite un cas où l’internaute explique l’absentéisme d’une institutrice par la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires promise par François Fillon. Sur ce point, les choses sont un peu plus compliquées pour plusieurs raisons.

La première est que le candidat n’a pas précisé quels secteurs de la fonction publique seront concernés. Deuxième raison, il s’agit du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux sur la durée du quinquennat (et non pas une suppression nette comme le texte le laisse entendre).

Enfin, François Fillon fait planer le doute sur le type d’emplois qu’il a dans le viseur, parlant maintenant « d’emplois publics » (ce qui est différent des « fonctionnaires » jouissant d’un statut particulier). À noter en revanche qu’il souhaite augmenter le temps de travail de ces derniers sans les augmenter.

Santé

« D’habitude tu l’aurais laissé à ta mère mais elle est trop fatiguée. Ça fait 6 mois qu’elle traîne un sale truc mais qu’elle peut pas être hospitalisée parce qu’il n’y a pas de lit disponible à l’hôpital. Et puis ça coûterait trop cher avec la réforme de l’assurance-maladie », écrit le photographe, décrivant un système de santé laissé à l’abandon.

Comme nous l’écrivions, François Fillon promet de « désétatiser le système » de santé. Comprendre: instaurer le recours à des assurances privées pour les maladies du quotidien (mais pas pour l’hospitalisation). Le candidat à la primaire souhaite que « la sécurité sociale se concentre sur les risques principaux, les affections graves et de longue durée ». Donc difficile d’affirmer que le cas évoqué par Cédric Moulard corresponde vraiment aux propositions du candidat. Quoi qu’il en soit, celles-ci inquiètent grandement la ministre de la santé Marisol Touraine.

L’explosion des frais d’inscription à la Fac

Sur ce point, l’auteur du billet fait une erreur (ou alors une extrapolation des effets théoriques des mesures préconisées par François Fillon). Selon Cédric Moulard, « la pleine autonomie des universités » devrait conduire à l’explosion des frais d’inscription.

Pour autant, rien ne permet à ce stade de l’affirmer. Si François Fillon plaide pour plus d’autonomie en matière de recrutement des enseignants, rien dans son programme ne se traduit par un désengagement de l’État. Au contraire, il plaide pour une « augmentation de la part de l’État » dans le financement de l’enseignement supérieur.

En revanche, François Fillon souhaite que les établissements puissent avoir « la liberté de fixer les frais de scolarité applicables aux étudiants préparant les diplômes nationaux de master et de doctorat », mais « dans le cadre d’une fourchette négociée avec l’Etat ». Donc difficile de savoir ce qu’il en sera vraiment.

Smic et ISF

Dans la description qu’il donne, l’auteur du billet affirme que le SMIC n’aura pas augmenté d’ici à 2020. C’est en effet facilement imaginable. François Fillon estime que « le smic actuel est ce que la société française peut faire de mieux .En France, il est d’ailleurs plus élevé que dans la plupart des pays européens ».

Selon lui, il ne doit pas être pas être augmenté « mécaniquement chaque année » mais indexé sur les prix de la consommation.

Enfin, le billet termine par la suppression de l’ISF. Et comme c’est également le cas pour Alain Juppé, François Fillon veut bien supprimer cet impôt pour aider au financement des entreprises.

La victoire de Fillon « offre une possibilité très nette au FN de se démarquer », selon le politologue Jean-Yves Camus

La victoire de Fillon « offre une possibilité très nette au FN de se démarquer », selon le politologue Jean-Yves Camus

François Fillon a remporté très nettement la primaire de la droite et du centre dimanche 27 novembre face à Alain Juppé. Bruno Retailleau, sénateur et président Les Républicains du conseil régional des Pays de la Loire, a estimé, lundi 28, sur franceinfo que « l’élection de François Fillon est une très mauvaise nouvelle pour Marine Le Pen ».

Mais le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême-droite, ne partage pas cet avis. « Cette victoire offre une possibilité très nette au Front national de démarquer son offre de celle de François Fillon » analyse t-il. Selon lui, Il existe une petite frange de personnes tentées par le vote frontiste qui sera sensible au discours sur les valeurs de François Fillon. « Mais ça n’est pas le cœur de cible du Front national », a-t-il estimé.

« La rupture proposée par François Fillon n’est pas suffisamment complète. Quand on s’adresse à des gens qui veulent non pas une rupture, faite par des gens d’expérience, mais à un renversement de la table qui consiste à révolutionner le pays, ce n’est pas la figure de François Fillon qui peut pas incarner ça« , a ajouté Jean-Yves Camus. Le politologue a par ailleurs estimé qu’un second tour de la présidentielle Le Pen-Fillon est envisageable.

Vainqueur de la primaire de droite, François Fillon en tête des premiers sondages pour la présidentielle, François Hollande s’effondre

Deux enquêtes publiées dans la soirée font du vainqueur de la primaire le favori pour 2017. Le chef de l’Etat est en très mauvaise posture.

POLITIQUE – Doit-il se réjouir d’être dans cette position? Elle n’a guère réussi récemment… À peine vainqueur de la primaire, François Fillon est le grand favori de la prochaine élection présidentielle. Mais pour celui qui a déjoué tous les sondages pour ce scrutin interne à la droite, gare à ne pas vivre le scénario inverse.

Pour l’heure, cependant, l’ancien premier ministre peut se réjouir. Deux sondages, publiés après sa victoire, le placent en tête des intentions de vote pour 2017, même s’il faut les prendre avec précaution au regard du contexte dans lequel ils ont été réalisés. Une enquête Harris Interactive pour Public Sénat et LCP réalisé ce dimanche donne 26% au député de Paris, devant Marine Le Pen à 24% et Emmanuel Macron à 14%.

Un sondage Odoxa pour France2 donne une avance encore plus nette à l’ancien élu de la Sarthe. Il est crédité de 33%, devant la présidente du FN avec 22%. Emmanuel Macron est donné à 13%.

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Dans les deux cas, François Fillon est donné vainqueur au second tour: selon Harris Interractive, il battrait Marine Le Pen avec 67% contre 33%. Pour Odoxa, c’est encore plus large: 71% pour le candidat Les Républicains et 29% pour la leader d’extrême-droite.

Ni Hollande ni Valls ne font plus de 10%

Ces deux sondages offrent un deuxième enseignement: la situation est plus que périlleuse pour François Hollande. Le président de la République de plus en plus contesté dans son camp, y compris par son premier ministre n’obtient pas 10% des intentions de vote. Il plafonne à 8% chez Odoxa et 9% chez Harris Interactive. Il serait devancé dans tous les cas de figure par Jean-Luc Mélenchon qui talonne Emmanuel Macron pour la troisième place.

Manuel Valls n’est pas dans une situation plus envieuse. Il n’est crédité lui aussi de 9% chez Harris Interactive. Une hypothèse qui fait grimper Jean-Luc Mélenchon à 15%, devant Emmanuel Macron.

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Vos réactions

Plus dur sera le réveil       Cessez de prendre vos désirs pour des réalités. Si Juppé avait élégamment jeté l’éponge dimanche soir, la droite aurait offert une apparence unitaire capable de contenir l’avance du FN. Au lieu de ça, les éléments de langage et arguments anti-Fillon déversés par les communicants de Juppé apportent un Niagara au moulin du FN, il n’a qu’à se servir dedans, Apparu et ses pareils font le boulot à sa place.

Gauche quand tu nous tiens    Comme (je pense) beaucoup d’électeurs de gauche à la primaire de droite, j’ai glissé un bulletin Fillon pour éliminer Sarkozy et relancer la gauche qui n’a pas dit son dernier mot. Si, en plus, MLP est déstabilisée c’est du bonus. Ah! La politique et ses combines. I love that.

no pasaran                             Je pense aussi qu’éviter Juppé c’est renforcer Macron (lui permettre de faire 5 ou 6% des voix) et assurer qu’Hollande soit derrière Mélenchon. Étonnante partie à 15 bandes… C’est le lot de la reconstruction de la gauche, et elle se fera autour de Mélenchon comme le PC l’a enfin compris (vote ce week end), Autain, Mamère, et probablement Hulot. Hamon devrait se rallier, cela lui éviterait le ridicule d’avoir à copiner avec Montebourg.

CB                                                                                                                                                                   @Gauche:                              J’ai fait comme vous mais je suis moins fier du résultat. Persuadé que NS perdrait contre MLP à la présidentielle, j’ai moi aussi voté pour l’éliminer. Mais j’ai en fait contribué à l’émergence de la manif pour tous a 44%… pas fier. Et contrairement à ce que suggère l’analyse d’O. Faye, je doute que la gauche se mobilise pour voter Fillion au second tour de la présidentielle, ce qui veut dire que MLP a de forte chances de passer. Elle en aurait eu je pense beaucoup moins face à Juppé

Olivier Desperado              En plus de Sarko enterré à moins de la moitié du score de Sarkozy, c’est l’autre grande joie de ce dimanche. Le Pen avait une petite mais trop réelle chance avec un statu quo de l’UMPS, idéalement (pour elle) personnifié à la caricature par Sarkozy et Hollande. Avec Fillon la 1ère moitié de l’équation est invalidée. Pire pour elle, cela va entraîner soit l’absence de Hollande, soit un score ridicule pour ce dernier car Fillon ne sera pas au centre le repoussoir qu’aurait été Sarko. On respire!

Le Marais                                Désolé de vous contredire. Centriste (plutôt de gauche), j’avais voté Hollande en 2012 contre Sarkozy; Royal en 2007 déjà contre Sarkozy et Jospin puis Chirac en 2002. Jospin déjà en 1995 et Barre puis Mitterrand en 1988. Je ne voterai pas Fillon en 2017. C’est un repoussoir. Le « Centre » n’est pas un parti de droite. C’est juste un gros réservoir de voix pour les candidats qui savent séduire. Un candidat de gauche modérée a toutes ses chances contre Fillon.

Olivier Desperado                                                                                                                                           @ Marais                             Merci, vous ne me contredisez pas et abondez plutôt dans mon sens… sauf si le candidat modéré dont vous parlez est Hollande à vos yeux !! Si c’était lui, autre repoussoir, Fillon passera dans un fauteuil. J’espère que nous aurons ou bien Vals ou bien Macron en contradicteur de Fillon

eys                                         C’est fini pour Mme Le pen. Sa garde rapprochée l’a bien compris ; ils tiraient une tronche dimanche soir. Le scénario idéal n’existe pas. Comme l’extrême droite surfe sur la désespérance des gens, là maintenant, il leur faudra un programme à présenter. Quel programme ? Autant dire, rien, des propositions contradictoires, une feuille mitée et déstructurée. Ah oui, les migrants, les immigrés, les musulmans, etc…Bof rien. M.Fillion fera un bon président, rigoureux, attentif et juste.

ALAIN BOULEY                   Notre pays connaît le chômage. Sa croissance est nulle. Elle est endettée. Ses frontières sont perméables et de plus pauvres que nous les franchissent chaque jour pour , dans un premier temps, nous appauvrir davantage. De quoi nourrir des réflexes de rejet et la crispation. Une telle situation suscite des réactions populistes ,simplificatrices, nationalistes, souvent marquées par la négation de la réalité, notamment dans sa dimension extérieure. Il ne faut pas s’étonner du succés du FN.

Bien                                       Cette auto-analyse vous honore. Vous n’êtes peut-être pas encore perdu. Essayez Juppé dimanche prochain pour commencer.

laurent25490                   « Il ne gagnera pas s’il ne prend pas en compte les préoccupations sociales qu’il n’a pas manifesté jusqu’ici »

Quand Domenach se rendra compte que la gauche c’est l’appauvrissement de chaque français, il votera à droite

scramasax43                        +1  –  on vA pas repartir sur les memes base Il faut quelqu’un qui bouscule toutes ces anciennes tradition ,et des actes qui aident les français dans leur vie quotidienne , là il y a de quoi faire
tonneretgemir                     Il faudrait peut-être redescendre sur terre. Vous êtes en train de refaire le coup qui a fait monter Juppé pour être descendu en plein vol. Idem, vous portez Fillon au pinacle. Quel gigantesque spectacle médiatique pour cette élection INTERNE ! Or il n’est élu que par 10 % des électeurs français les plus motivés. (Existe-t-il un seul fillonniste qui n’ait pas voté ??). Et le reste ? Qu’en faites-vous ? Le reste n’aime plus ce procédé. Je prédis donc, dès ce 28 novembre, la victoire du F.N.
jarod21                                    bravo guerab même analyse

il n’y a pas d’autoroute plutôt un chemin semé d’embûches nommés juppé et bayrou; pour ma part il n’a pas gagné la présidentielle je n’en veux pas de ce catho rétrograde je préfère bayrou ou macron

Peillot 80                               La meilleure façon, pour lui de gagner, c’est de laisser les journalistes et les sondeurs le détester et le démolir ouvertement ….. Et puis c’est sur la gauche va se reconstruire en trois jours et demi et se présenter unie devant les électeurs ….. suffit pour ça de se mettre d’accord sur un programme de poursuite de la démolition de notre pays.

Reste le FN ……… dont le programme a lui seul peut nous faire passer de la 5 eme place à la dernière !

angecatalan                             Fillon est l’homme du passé et du passif. Avec lui ce n’est pas retour vers le futur mais plutôt futur dans le passé .Comment envisager l’avenir avec quelqu’un qui a des idées du XIX ème siècle .? Celui qui reprochait à Hollande le matraquage fiscal veut nous imposer davantage pour nous faire payer ses erreurs qui ont plombé la dette de la France de 2007 à 2012.
sylchri                                      Non, mais franchement, vous le voyez président ?????

-Invitez donc François Asselineau si vous en avez le courage et l’autorisation !
-Et vous, auditeurs, vous pourrez constater ce qu’est un homme qui veut du changement mais dont la priorité est… les Français et pas la finance !!

hela29                                     Les deux fossiles n’ont pas encore compris que ces élections n’étaient pas les présidentielles! Fillon est sorti du rang car c’était le moins mauvais, comme sortira un homme de gauche! Il y a encore six mois avant le vote et bien des gens peuvent prétendre au trône, alors nous bassiner avec Fillon ne va bien qu’un temps! En attendant , la vraie favorite , poursuit sa petite campagne et regarde d’un oeil amusé la panier à crabes de la politique Française!
adour64                                     Vu le nombre de mutuelles, les frais généraux doivent être très importants. Combien de Pdts, vice-Présidents, secrétaires, locaux. Autant d’argent qui ne va pas aux soins.
  •  RégineRégine                  Il est triste de ne trouver aucun esprit critique quant au programme de M.Fillon.
    Demander aux Français de travailler plus quand on n’a jamais travaillé mais qu’on a vécu grâce à ses indemnités d’élus, cela est déplacé.
    Attirer l’attention sur les avantages des fonctionnaires alors qu’on bénéficie de toutes sortes d’avantages en tant qu élu , c’est l’histoire de la paille et la poutre.
    Quant au service public, M.Fillon n’en à cure puisqu’il a accès grâce à ses moyens financiers à ce qu’il y a de mieux dans le privé ( enseignement, santé. ..).
    Il ne reste plus qu’à M. Fillon de rétablir le droit de servage et la boucle sera bouclée.aragoarago                    une lecture attentive de la biographie de M.Fillon nous montre que ce monsieur n’a en fait JAMAIS travaillé. Assistant parlementaire puis député , ministre, député, ministre…il a en fait constamment vécu à nos crochets. Mais ça ne l’empêche pas de nous expliquer tous les sacrifices qu’il faudra faire dorénavant. Sympa non?
    hervehervé                     Il est bizarre de constater que les gens de gauche « subissent » le travail et que pour les gens de droite le travail est gratifiant.
    Il faut peut être arrêter de pleurnicher.
    DragonDragon                  Il faut copier et sauvegarder tous ces articles contre Fillon. Ce sera marrant de les ressortir en cas de second tour « Le Pen – Fillon » quand les mêmes journalistes diront à tout le monde de voter pour Fillon…
    AUGUSTEAUGUSTE              Malheureusement il y a 9 000 000 de pauvres qui subissent REELLEMENT leur terrible vie sous HOLLANDE ET LES SOCIALISTES… mais apparemment cela ne preoccupe pas cet internaute sns doute branché sans doute bobo sans doute gaucho sans doute prétentieux et imbu de lui même
    ZEUS77ZEUS77                    ici c pas la Chine ni l’Allemagne c la France
    nos anciens se sont battus pour obtenir des droits que ces mr les bourgeois veulent nous enlever, demandez à eux de baisser leurs salaires il vont vous dire on gouverne.
  • voter fillon une grosse connerie que vous allez regretter. çà fait 40 ans que ces mr nous demandent des efforts par contre eux rien ne change .Arrêtez de vous faire avoir par ces mr qui pensent à eux.
    philippephilippe                          Encore quelqu’un qui fantasme sur  » le ne rien faire »..consternant…

    TravTraTravTravaillevailler aillerTravaillerTaaTravTravaiailler

  • lolololo                                c’est clair….Fillon me fait beaucoup plus peur pour mes enfants que Marine Le Pen
    JueryJuery                                Je suis d’accord avec toi LOLO .C’est pour cela que je vais voter Marine en Mai 2017 .Et nous ne serons pas les seuls .Même Henri Guaino pense la même chose .Il devrait rejoindre Marine .Mais je pense qu’il va le fare .
  • silenzio                         Ben n’importe qui aurait pu faire la même analyse avec Juppé…alors les journaleux-politologues-sondeurs et autres monsieur « Je-sais-tout » sont prêts à raconter n’importe quoi pour avoir un micro braqué sur eux…

  • Fire                                     Fillon va attirer l’électorat identitaire du FN, le FN va attirer vers lui l’électorat gauchiste de Mélenchon. Ce qui donnera un boulevard pour Macron En Marche vers l’Élysée !

    Marin22Marin22                              Démarrage de l’usine à démagogie, les futurs cocus préparez vous !!!!
    LaurentLaurent                               Vu la nullité de l’offre à Gauche, c’est sur que si le 2nd tour est Fillon / Le PEN, tout les gens qui ne veulent pas bosser 48h payé 35, qui n’ont pas envie de bosser jusqu’a 70a pour engraisser les baby boomers, qui ne veulent pas être payés à la tache …
  • Toujours est-il que toutes les projections faîtes avec François FILLON candidat de la droite fait reculer le score du FN au 1er tour en comparaison aux candidatures de Sarkozy ou de Juppé……Je ne sais pas ou France Info va chercher ses politologues mais pour sortir des âneries pareilles j’espère au moins qu’il ne le paye pas cher !!!!!
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