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Des gendarmes du GIGN critiquent leur chef sur son action lors des attentats de Paris

GIGN BATACLAN

SÉCURITÉ – Des gendarmes d’élite du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) s’en prennent vivement à leur chef, le colonel Hubert Bonneau, dans une lettre anonyme, lui reprochant d’être « peu courageux » et de ne pas avoir engagé ses hommes au Bataclan lors des attentats du 13 novembre.

Cette lettre de trois pages adressée au patron de la gendarmerie nationale Denis Favier, révélée par Le Canard enchaîné et que l’AFP s’est procurée mardi 12 juillet, est seulement signée « l’esprit de l’inter », au nom de membres de la Force intervention, qui regroupe une centaine de militaires.

« Une poignée de mécontents »

Il est impossible de savoir combien d’entre eux adhèrent aux propos virulents de ce courrier, mais selon les différents gendarmes du GIGN interrogés par l’AFP sous couvert d’anonymat, elle émane d’une poignée de mécontents tandis que de nombreux membres de la force d’élite n’y ont pas été associés.

« Voilà maintenant deux ans que nous subissons le commandement injuste et peu légitime du colonel Bonneau », « un mauvais chef », « qui fait de son mieux pour minimiser la Force intervention », écrivent les initiateurs de la lettre.

Lui reprochant de ne pas être issu comme eux de « l’inter », ou « intervention », coeur de métier du GIGN, ils estiment qu’il « ne comprend rien aux missions d’intervention », « est peu courageux et perd ses moyens dans l’action ».

Critiques sur la soirée du 13 novembre

En cause, notamment, selon ces militaires anonymes — les syndicats ne sont pas autorisés dans la gendarmerie –, la soirée du 13 novembre. Au début des attentats, un groupe du GIGN s’est pré-positionné, à la demande des autorités, à la caserne des Célestins, dans le centre de Paris, pour intervenir en cas de nouvelles attaques.

« Alors que nous étions 40 opérationnels (…) prêts à mener un assaut, prêts à faire cesser la tuerie », le colonel Bonneau « attendait sagement d’être appelé » et « se cachait derrière une histoire de compétence territoriale », accusent-ils, se disant « scandalisés et traumatisés par cet événement ».

L’assaut au Bataclan contre les jihadistes a été mené par les unités d’élite de la police. La commission d’enquête parlementaire sur les attentats qui vient de rendre ses conclusions a conclu qu’il n’était « pas nécessaire » de solliciter le GIGN, estimant que la BRI et le Raid étaient mobilisés en nombre suffisant à la salle de spectacles.

Interrogée par l’AFP, la direction générale de la gendarmerie nationale n’a pas donné suite dans l’immédiat.

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Des gendarmes du GIGN s’en prennent à leur chef dans une lettre anonyme

Par « Source AFP »


Paris (AFP) – Des gendarmes d’élite du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) s’en prennent vivement à leur chef, le colonel Hubert Bonneau, dans une lettre anonyme, lui reprochant d’être « peu courageux » et de ne pas avoir engagé ses hommes au Bataclan lors des attentats du 13 novembre.

Cette lettre de trois pages adressée au patron de la gendarmerie nationale Denis Favier, révélée par Le Canard enchaîné et que l’AFP s’est procurée mardi, est seulement signée « l’esprit de l’inter », au nom de membres de la Force intervention, qui regroupe une centaine de militaires.

Il est impossible de savoir combien d’entre eux adhèrent aux propos virulents de ce courrier, mais selon les différents gendarmes du GIGN interrogés par l’AFP sous couvert d’anonymat, elle émane d’une poignée de mécontents tandis que de nombreux membres de la force d’élite n’y ont pas été associés.

« Voilà maintenant deux ans que nous subissons le commandement injuste et peu légitime du colonel Bonneau », « un mauvais chef », « qui fait de son mieux pour minimiser la Force intervention », écrivent les initiateurs de la lettre.

Lui reprochant de ne pas être issu comme eux de « l’inter », ou « intervention », coeur de métier du GIGN, ils estiment qu’il « ne comprend rien aux missions d’intervention », « est peu courageux et perd ses moyens dans l’action ».

En cause, notamment, selon ces militaires anonymes — les syndicats ne sont pas autorisés dans la gendarmerie –, la soirée du 13 novembre. Au début des attentats, un groupe du GIGN s’est pré-positionné, à la demande des autorités, à la caserne des Célestins, dans le centre de Paris, pour intervenir en cas de nouvelles attaques.

« Alors que nous étions 40 opérationnels (…) prêts à mener un assaut, prêts à faire cesser la tuerie », le colonel Bonneau « attendait sagement d’être appelé » et « se cachait derrière une histoire de compétence territoriale », accusent-ils, se disant « scandalisés et traumatisés par cet événement ».

L’assaut au Bataclan contre les jihadistes a été mené par les unités d’élite de la police. La commission d’enquête parlementaire sur les attentats qui vient de rendre ses conclusions a conclu qu’il n’était « pas nécessaire » de solliciter le GIGN, estimant que la BRI et le Raid étaient mobilisés en nombre suffisant à la salle de spectacles.

Interrogée par l’AFP, la direction générale de la gendarmerie nationale n’a pas donné suite dans l’immédiat.

Des gendarmes du GIGN s’en prennent à leur chef dans une lettre anonyme

AFP

Le chef du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), le colonel Hubert Bonneau le 19 avril 2016 à Paris

Des gendarmes d’élite du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) s’en prennent vivement à leur chef, le colonel Hubert Bonneau, dans une lettre anonyme, lui reprochant d’être « peu courageux » et de ne pas avoir engagé ses hommes au Bataclan lors des attentats du 13 novembre.

Cette lettre de trois pages adressée au patron de la gendarmerie nationale Denis Favier, révélée par Le Canard enchaîné et que l’AFP s’est procurée mardi, est seulement signée « l’esprit de l’inter », au nom de membres de la Force intervention, qui regroupe une centaine de militaires.

Il est impossible de savoir combien d’entre eux adhèrent aux propos virulents de ce courrier, mais selon les différents gendarmes du GIGN interrogés par l’AFP sous couvert d’anonymat, elle émane d’une poignée de mécontents tandis que de nombreux membres de la force d’élite n’y ont pas été associés.

« Voilà maintenant deux ans que nous subissons le commandement injuste et peu légitime du colonel Bonneau », « un mauvais chef », « qui fait de son mieux pour minimiser la Force intervention », écrivent les initiateurs de la lettre.

Lui reprochant de ne pas être issu comme eux de « l’inter », ou « intervention », coeur de métier du GIGN, ils estiment qu’il « ne comprend rien aux missions d’intervention », « est peu courageux et perd ses moyens dans l’action ».

En cause, notamment, selon ces militaires anonymes — les syndicats ne sont pas autorisés dans la gendarmerie –, la soirée du 13 novembre. Au début des attentats, un groupe du GIGN s’est pré-positionné, à la demande des autorités, à la caserne des Célestins, dans le centre de Paris, pour intervenir en cas de nouvelles attaques.

« Alors que nous étions 40 opérationnels (…) prêts à mener un assaut, prêts à faire cesser la tuerie », le colonel Bonneau « attendait sagement d’être appelé » et « se cachait derrière une histoire de compétence territoriale », accusent-ils, se disant « scandalisés et traumatisés par cet événement ».

L’assaut au Bataclan contre les jihadistes a été mené par les unités d’élite de la police. La commission d’enquête parlementaire sur les attentats qui vient de rendre ses conclusions a conclu qu’il n’était « pas nécessaire » de solliciter le GIGN, estimant que la BRI et le Raid étaient mobilisés en nombre suffisant à la salle de spectacles.

Interrogée par l’AFP, la direction générale de la gendarmerie nationale n’a pas donné suite dans l’immédiat.

Attentat au Bataclan : le patron du GIGN désavoué par ses subalternes

Atlantico.fr

Attentat au Bataclan : le patron du GIGN désavoué par ses subalternes

En cause : le manque de courage du patron des gendarmes le 13 novembre 2015, notamment lors de l’attaque du Bataclan, pointé dans une lettre anonyme révélée par « Le Canard Enchaîné » ce mercredi.

Nouvelle révélation du « Canard » ce 13 juillet.

Une lettre de trois pages s’en prend au patron du GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale), le colonel Hubert Bonneau, rédigée par des militaires « traumatisés » et « scandalisés » par leur expérience le soir des attentats djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris, à la salle de concert du Bataclan.

En bas de la missive adressée au directeur général de la Gendarmerie nationale, le général d’armée Denis Favier, un simple paraphe : « l’esprit de l’inter », nom de code des membres du GIGN, composé d’une centaine de militaires.

Selon l’Agence France Presse qui a interrogé certains gendarmes sur le sujet de façon anonyme, la lettre n’aurait été écrite que par un petit groupe de militaires insatisfaits, les syndicats étant interdits au sein de la Grande muette.

« Voilà maintenant deux ans que nous subissons le commandement injuste et peu légitime du colonel Bonneau (…) un mauvais chef (…) qui fait de son mieux pour minimiser la Force intervention« , écrivent les auteurs du courrier.

Parmi les constats des membres de la force d’intervention à leur chef, ce dernier n’est pas issu comme eux de « l’inter », « l’intervention », cœur de métier du GIGN. Les frondeurs estiment par conséquent que le colonel Bonneau « ne comprend rien aux missions d’intervention », « est peu courageux et perd ses moyens dans l’action« .

A l’origine principale de la motivation de leur lettre toutefois, la terrible soirée du 13 novembre, où l’assaut du Bataclan a été donné par la BRI et le Raid, les unités d’élite de la Police nationale

Pourtant, peu de temps après l’éclatement des premiers attentats ce soir-là, un groupe du GIGN avait été mandé et mis en place par les autorités à la caserne des Célestins, dans le centre de Paris, prêts à intervenir :

« Alors que nous étions 40 opérationnels (…) prêts à mener un assaut, prêts à faire cesser la tuerie« , le colonel Bonneau « attendait sagement d’être appelé » et « se cachait derrière une histoire de compétence territoriale« , fustigent les auteurs, « scandalisés et traumatisés par cet événement« .

Pour le moment, pas de réponse du côté du général Favier.

Attentats de Paris: Des gendarmes du GIGN dénoncent le manque de courage de leur chef

20minutes.fr
Attentats de Paris: Des gendarmes du GIGN dénoncent le manque de courage de leur chef

Une équipe du GIGN a appuyé les gendarmes de la section de recherches de Franche-Comté pour arrêter un gang de kidnappeurs, lundi. La veille, en civil, les gendarmes du groupe d’intervention avaient enrayé un braquage dans le McDonald’s où ils dînaient. (, Michel Medina/AP/SIPA

SECURITE – Ils lui reprochent de ne pas avoir engagé ses hommes au Bataclan lors des attentats du 13 novembre…

Ils reprochent à leur chef d’être «peu courageux». Des gendarmes d’élite du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) s’en prennent vivement au colonel Hubert Bonneau dans une lettre anonyme, lui reprochant de ne pas avoir engagé ses hommes au Bataclan lors des attentats du 13 novembre.

Cette lettre de trois pages adressée au patron de la gendarmerie nationale Denis Favier, révélée par Le Canard enchaîné, est seulement signée «l’esprit de l’inter», au nom de membres de la Force intervention, qui regroupe une centaine de militaires.

La Une du 13 juillet 2016 est à consulter ici :https://t.co/y07LcQHmOc

— @canardenchaine (@canardenchaine) July 12, 2016

«Un mauvais chef»

Il est impossible de savoir combien d’entre eux adhèrent aux propos virulents de ce courrier, mais selon les différents gendarmes du GIGN interrogés par l’Agence France Presse sous couvert d’anonymat, elle émane d’une poignée de mécontents tandis que de nombreux membres de la force d’élite n’y ont pas été associés.

«Voilà maintenant deux ans que nous subissons le commandement injuste et peu légitime du colonel Bonneau», «un mauvais chef», «qui fait de son mieux pour minimiser la Force intervention», écrivent les initiateurs de la lettre. Lui reprochant de ne pas être issu comme eux de «l’inter», ou «intervention», coeur de métier du GIGN, ils estiment qu’il «ne comprend rien aux missions d’intervention», «est peu courageux et perd ses moyens dans l’action».

«40 opérationnels prêts à mener un assaut, prêts à faire cesser la tuerie»

En cause, notamment, selon ces militaires anonymes – les syndicats ne sont pas autorisés dans la gendarmerie -, la soirée du 13 novembre. Au début des attentats, un groupe du GIGN s’est pré-positionné, à la demande des autorités, à la caserne des Célestins, dans le centre de Paris, pour intervenir en cas de nouvelles attaques.

«Alors que nous étions 40 opérationnels (…) prêts à mener un assaut, prêts à faire cesser la tuerie», le colonel Bonneau «attendait sagement d’être appelé» et «se cachait derrière une histoire de compétence territoriale», accusent-ils, se disant «scandalisés et traumatisés par cet événement».

L’assaut au Bataclan contre les djihadistes a été mené par les unités d’élite de la police. La commission d’enquête parlementaire sur les attentats qui vient de rendre ses conclusions a conclu qu’il n’était «pas nécessaire» de solliciter le GIGN, estimant que la BRI et le Raid étaient mobilisés en nombre suffisant à la salle de spectacles. La direction générale de la gendarmerie nationale n’a pas réagi dans l’immédiat.

Attentats de Paris: des gendarmes du GIGN dénoncent la passivité de leur chef

LExpress.fr
Attentats de Paris: des gendarmes du GIGN dénoncent la passivité de leur chef

Dans une lettre anonyme, des hommes du GIGN jugent leur chef, Hubert Bonneau, « peu courageux », lui reprochant de ne pas les avoir engagés lors de l’attaque du Bataclan le 13 novembre dernier.

Ils se disent « scandalisés ». Des gendarmes d’élite du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) s’en prennent vivement à leur chef, le colonel Hubert Bonneau, dans une lettre anonyme, lui reprochant d’être « peu courageux » et de ne pas avoir engagé ses hommes au Bataclan lors des attentats du 13 novembre. Cette lettre de trois pages adressée au patron de la gendarmerie nationale Denis Favier, révélée par Le Canard enchaîné, est seulement signée « l’esprit de l’inter », au nom de membres de la Force intervention, qui regroupe une centaine de militaires.

Il est impossible de savoir combien d’entre eux adhèrent aux propos virulents de ce courrier, mais selon les différents gendarmes du GIGN sous couvert d’anonymat, elle émane d’une poignée de mécontents tandis que de nombreux membres de la force d’élite n’y ont pas été associés. « Voilà maintenant deux ans que nous subissons le commandement injuste et peu légitime du colonel Bonneau », « un mauvais chef », « qui fait de son mieux pour minimiser la Force intervention », écrivent les initiateurs de la lettre.

Le 8 juillet, un journaliste assurait que des tracts « très politiques », ont été remis a des proches de victimes du 13 novembre, en provenance de personnes se revendiquant du GIGN. Leur contenu se rapproche sensiblement des propos relayés ce mercredi dans la presse.

Des gendarmes du GIGN, dans une lettre anonyme, jugent leur chef Hubert Bonneau « peu courageux ».

afp.com/FRED DUFOUR

Dans une lettre anonyme, des hommes du GIGN jugent leur chef, Hubert Bonneau, « peu courageux », lui reprochant de ne pas les avoir engagés lors de l’attaque du Bataclan le 13 novembre dernier.

Ils se disent « scandalisés ». Des gendarmes d’élite du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) s’en prennent vivement à leur chef, le colonel Hubert Bonneau, dans une lettre anonyme, lui reprochant d’être « peu courageux » et de ne pas avoir engagé ses hommes au Bataclan lors des attentats du 13 novembre. Cette lettre de trois pages adressée au patron de la gendarmerie nationale Denis Favier, révélée par Le Canard enchaîné, est seulement signée « l’esprit de l’inter », au nom de membres de la Force intervention, qui regroupe une centaine de militaires.

Il est impossible de savoir combien d’entre eux adhèrent aux propos virulents de ce courrier, mais selon les différents gendarmes du GIGN sous couvert d’anonymat, elle émane d’une poignée de mécontents tandis que de nombreux membres de la force d’élite n’y ont pas été associés. « Voilà maintenant deux ans que nous subissons le commandement injuste et peu légitime du colonel Bonneau », « un mauvais chef », « qui fait de son mieux pour minimiser la Force intervention », écrivent les initiateurs de la lettre.

Le 8 juillet, un journaliste assurait que des tracts « très politiques », ont été remis a des proches de victimes du 13 novembre, en provenance de personnes se revendiquant du GIGN. Leur contenu se rapproche sensiblement des propos relayés ce mercredi dans la presse.

« Traumatisés » par les attentats

Lui reprochant de ne pas être issu comme eux de « l’inter », ou « intervention », coeur de métier du GIGN, ils estiment qu’il « ne comprend rien aux missions d’intervention », « est peu courageux et perd ses moyens dans l’action ».

En cause, notamment, selon ces militaires anonymes – les syndicats ne sont pas autorisés dans la gendarmerie -, la soirée du 13 novembre. Au début des attentats, un groupe du GIGN s’est pré-positionné, à la demande des autorités, à la caserne des Célestins, dans le centre de Paris, pour intervenir en cas de nouvelles attaques. « Alors que nous étions 40 opérationnels (…) prêts à mener un assaut, prêts à faire cesser la tuerie », le colonel Bonneau « attendait sagement d’être appelé » et « se cachait derrière une histoire de compétence territoriale« , accusent-ils, se disant « scandalisés et traumatisés par cet événement ».

L’assaut au Bataclan contre les djihadistes a été mené par les unités d’élite de la police. La commission d’enquête parlementaire sur les attentats qui vient de rendre ses conclusions a conclu qu’il n’était « pas nécessaire » de solliciter le GIGN, estimant que la BRI et le Raid étaient mobilisés en nombre suffisant à la salle de spectacles. Interrogée, la direction générale de la gendarmerie nationale n’a pas donné suite dans l’immédiat.

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Le ministre de l’Intérieur Benard Cazeneuve avec des membres du GIGN le 11 janvier 2016 à Paris                     afp.com/THOMAS SAMSON

Des membres du GIGN critiquent leur chef dans une lettre

Des membres du GIGN critiquent leur chef dans une lettre

Des militaires anonymes ont raillé leur «mauvais chef». / MIGUEL MEDINA/AFP

Des membres de la force d’intervention ont adressé une lettre anonyme au patron de la gendarmerie nationale. Ils reprochent à leur chef d’avoir été «peu courageux», notamment lors des attentats du 13 novembre.

C’est une démarche extrêmement rare dans ce corps de métier, où les syndicats sont interdits. Des gendarmes d’élite français du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) s’en prennent vivement à leur chef dans une lettre anonyme, lui reprochant d’être «peu courageux» et de ne pas avoir engagé ses hommes lors des attentats du 13 novembre 2015. Cette missive de trois pages adressée au patron de la gendarmerie nationale Denis Favier, révélée par l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné et que l’AFP s’est procurée mardi, est seulement signée «l’esprit de l’inter», au nom de membres de la Force intervention, qui groupe une centaine de militaires.

Selon les différents gendarmes du GIGN interrogés sous couvert de l’anonymat, elle émane d’une poignée de mécontents tandis que de nombreux membres de la force d’élite n’y ont pas été associés. «Voilà maintenant deux ans que nous subissons le commandement injuste et peu légitime du colonel Bonneau», «un mauvais chef», «qui fait de son mieux pour minimiser la Force intervention», écrivent les initiateurs de la lettre. Ils estiment qu’il «ne comprend rien aux missions d’intervention», «est peu courageux et perd ses moyens dans l’action».

C’est la police qui a donné l’assaut au Bataclan

En cause, notamment, selon ces militaires, la soirée des attentats jihadistes du 13 novembre, qui ont fait un total de 130 morts et de nombreux blessés. Au début des attentats, un groupe du GIGN s’est pré-positionné, à la demande des autorités, dans une caserne du centre de Paris, pour intervenir en cas de nouvelles attaques. Selon le courrier anonyme, ce groupe de gendarmes était prêt à intervenir dans la salle de concerts du Bataclan, où des jihadistes ont abattu 90 personnes.

«Alors que nous étions 40 opérationnels (…) prêts à mener un assaut, prêts à faire cesser la tuerie», le colonel Bonneau «attendait sagement d’être appelé» et «se cachait derrière une histoire de compétence territoriale», accusent-ils, se disant «scandalisés et traumatisés par cet événement». L’assaut au Bataclan contre les jihadistes a été mené par les unités d’élite de la police. La commission d’enquête parlementaire sur les attentats qui vient de rendre ses conclusions a estimé qu’il n’était «pas nécessaire» de solliciter le GIGN, estimant que les unités d’élite de la police, la BRI et le Raid, étaient mobilisées en nombre suffisant à la salle de spectacles. La direction générale de la gendarmerie nationale n’a pour l’instant pas souhaité commenter.

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  • commentaires

  • ça ne vole pas haut et ça craint franchement.

  • On a déjà l’exemple de ce principe avec Hollande à l’Elysée… Rien d’étonnant que cela arrive au GIGN. Qu’on le veuille ou non, toute unité militaire est façonnée par son chef. Patton ou Leclerc ont été des exemples des qualités de commandement.

  • Deudeuche –                         de l’utilité d’en finir avec la division des responsabilités

    le manque d’unité en sécurité, ….comme au combat, tue! Ces policiers à statut militaire (histoire et crainte des syndicats obligeant), qui ne font rien du travail des trois armées, sont depuis longtemps murs pour passer dans la police. Sinon les Français vont continuer de penser que les armées, (les vraies Terre Air Mer) sont une extension de la Gendarmerie.
  •  zoddZood                      Il faut se débarrasser des politiques et des journaleux !!++ Le vrai danger c’est eux !!! Ils sont prêt à créer une guerre même dans leur propre pays pour leur intérêt personnel
  • Quant à leur chef, il n’a pas l’air d’être très à la hauteur. Perso, j’en ai marre de ne voir que la BRI, le Raid, etc. qui sont certes compétents, mais qui n’ont rien à voir avec le GIGN (armée)….désolé pour les autres, mais l’élite de l’élite, c’est le GIGN ! Si on ne les voit plus dans les grands moments, faute aux politiques, faute au chef du GIGN.

  • Tout comme pour notre système de santé …. On paye, pour …. ne pas être servi .

  • chevalliery                                   ils n’ont quà fusionner GIGN BRI et RAID et créer une nouvelle entité. même topo pour vigipirate ou sentinelle. pourquoi ne pas créer un régiment ou autre destiné uniquement à cette mission. le combat de rue ou sécurisation n est pas une chose évidente. il faut créer un corps dédié à ces Opin .    guerre des services

  • Bask                                                Le pb c’ est qu’il n y en a pas qu’un de peureux mais la majorité et ceux dans tous les services de la police. Certains méritent le respect mais alors ils sont vraiment peu..

  • lancelot55                                     Et il y avait aussi des militaires tout prêts à intervenir avec la Bac…mais eux aussi ont refusé d’y aller ou de filer leurs fusils d assaut prétextant qu’ils n en avaient pas reçu l’ordre!
    A l intérieur on entendait tirer et tuer des gens…les militaires attendent des ordres..!!! En plein Vigipirate écarlate..! Alors oui faut pas déconner tout de même!

  • latendresse                                  C’est pas bon ça. Il faut être unis, sinon, la fragilité guette pour nous mordre tous collectivement.

    Autrement dit il n’avait pas le droit d’intervenir pour sauver des gens .

  • Je pense que notre pays est malade de toute cette hiérarchie (administrative) . Quand des dizaines de vies sont en jeu , il me semble indispensable d’intervenir immédiatement .Bravo Messieurs , en espérant que votre colère ne reste pas lettre morte .

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