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Loi travail : le siège parisien de la CFDT dégradé en marge d’une manifestation sauvage

Le Monde.fr avec AFPLe siège de la CFDT vandalisé, jeudi 23 juin.

Après une nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail, une centaine de personnes parties en manifestation non autorisée dans le nord de Paris, jeudi 23 juin au soir, ont dégradé la façade du siège du syndicat réformiste CFDT.

Peu après 21 heures, ces manifestants ont quitté le quartier de Ménilmontant pour rejoindre celui de Belleville, dans l’Est parisien, brisant les vitres du siège de la CFDT, principal soutien au projet de loi El Khomri parmi les syndicats. En lettres rouges, ils ont inscrit sur la façade : « C’est fini de trahir. »

« Les actes de dégradations du siège de la CFDT sont une attaque intolérable contre la démocratie sociale », a réagi sur Twitter le Premier ministre, Manuel Valls. Sa ministre du travail Myriam El Khomri lui a rapidement emboîté le pas, condamnant sur le réseau social une « atteinte intolérable ».

Sur RMC-BFMTV, Laurent Berger a mis en cause l’extrême gauche. Dans une série de tweets, il a écrit : « Nos locaux à Paris viennent d’être saccagés par des individus cagoulés. Cette attaque violente est un coup direct porté à la démocratie. Stop à l’indignation sélective, ces agressions doivent être condamnées ! »

« Un blessé avec plaie à la tête »

« La police est intervenue pour disperser cette manifestation sauvage », a dit une source policière. La centaine de personnes s’est dispersée en différents groupes, et chacun est parti de son côté. » Elle a ajouté que « la situation [était] calme pour l’instant ».

Selon une autre source policière, « un blessé avec plaie à la tête » a été constaté « parmi les casseurs rue Saint-Maur ». A 22 heures, neuf personnes avaient été interpellées au cours de ce rassemblement, a dit cette même source.

Une centaine d’interpellations en marge du cortège autorisé

A la suite de négociations sur les modalités d’organisation du défilé, une nouvelle manifestation s’est tenue jeudi à Paris contre la loi travail. En début de soirée, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, s’est félicité des « conditions optimales », sans heurt ni casse, dans lesquelles s’est déroulée cette mobilisation.

Une centaine de personnes ont toutefois été interpellées à Paris, notamment pour détention d’objets pouvant servir de projectile.

Lire aussi :   Loi travail : 70 000 personnes ont participé aux manifestations en France, selon la préfecture

Le siège de la CGT à Montreuil vandalisé dans la nuit

FAITS DIVERS – Le siège de la CGT à Montreuil a été « vandalisé » dans la nuit de vendredi à samedi par des individus cagoulés qui ont cassé plusieurs portes et vitres, a déclaré Philippe Martinez, secrétaire général de la confédération.

« Ça s’est fait assez vite. Des individus cagoulés avec des sacs à dos ont franchi les barrières et ont tapé, forcément avec des objets costauds, sur des portes et des vitres », a-t-il indiqué, précisant qu’une équipe de police a constaté les faits et qu’une enquête a été ouverte.

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« Sur les images de la vidéosurveillance, on voit deux individus », a-t-il précisé. Toutefois, les personnes cagoulées n’ont pas pu entrer à l’intérieur du siège de la première organisation syndicale française. « Il y a plusieurs portes à franchir pour rentrer au siège. Ils ont cassé la première, les vitres sur les côtés, mais ils n’ont pas pu entrer parce qu’il y a un système qui se déclenche », a poursuivi Martinez.

« On a évité le pire », a encore dit le secrétaire général, assurant que le siège n’a jusqu’à présent jamais été victime de violences d' »une telle ampleur ».

Manuel Valls a condamné les dégradations sur Twitter. « Condamnation ferme du vandalisme contre le siège de la CGT. Rien ne peut justifier ces attaques contre les acteurs de la démocratie sociale », a écrit le premier ministre.

Après les locaux de la @CFDT, ceux de la CGT vandalisés. Intolérable. Solidarité avec ses militants

Paris : Dégradation de locaux syndicaux: «Épiphénomène ou prémices de nombreuses actions violentes?»

Paris : Dégradation de locaux syndicaux: «Épiphénomène ou prémices de nombreuses actions violentes?»

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez se prépare à défiler à Paris le 23 juin 2016, DOMINIQUE FAGET AFP

MOUVEMENT – Les locaux de la CGT et de la CFDT ont été dégradés ce week end, un mois après des actes de vandalisme contre des permanences du PS…

Portes et vitres brisées, individus encagoulés et munis de marteaux chassés par des vigiles. Dans la nuit de vendredi à samedi, le siège de la CGT à Montreuil, a été la cible de vandalisme. Un acte jugé « intolérable » et condamné par le gouvernement, qui est intervenu 24 heures après des dégradations à la CFDT et près d’un mois après des violences similaires contre des permanences locales du PS. Notamment à Strasbourg, Montpellier ou encore Rouen.

Des actions « qu’on ne peut pas lier entre elles, mais qui s’inscrivent dans une situation sociale générale qui se dégrade », réagit Joël Sohier, enseignant chercheur à l’université de Reims Champagne Ardenne.

« Graves et dangereux »

« Si le fait n’est pas vraiment nouveau, ces actes dont nous ne connaissons ni la provenance, ni la revendication, sont graves et dangereux », poursuit le spécialiste, auteur du livreLe syndicalisme en France. Selon lui, « sans justifier ces saccages », précise-t-il, « le fait que le gouvernement ne réponde aux revendications dans un conflit social qui dure depuis plusieurs mois crée aussi une situation qui devient de plus en plus délétère, instable et préoccupante », détaille-t-il. Certains syndicats mettent d’ailleurs en garde face à ce climat « dégradé ».

La FSU a notamment estimé qu’il était « plus que temps de retrouver un climat apaisé » : « Depuis trois mois, le gouvernement reste sourd aux revendications qui s’expriment sur la loi travail. Le climat social ne cesse de se dégrader. Face à cela, le gouvernement a la responsabilité de remettre le dialogue au cœur de la vie démocratique de notre pays ».

« Pas une surprise »

Le Premier ministre Manuel Valls a tenu à réagir sur Twitter par une « condamnation ferme du vandalisme contre le siège de la CGT ». « Rien ne peut justifier ces attaques contre les acteurs de la démocratie sociale », a-t-il écrit. Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, « a demandé que tous les moyens soient mis en œuvre pour retrouver les auteurs et les mettre à la disposition de la justice », et la ministre du Travail Myriam El Khomri a manifesté sa « solidarité » avec les militants, après un acte « intolérable ».

De son côté pour la CFDT, cet acte de vandalisme n’a « malheureusement pas été une surprise », a déclaré samedi Laurent Berger, précisant que « depuis quelques semaines, dans les entreprises, nos militants sont inquiétés, insultés. Des locaux à Béthune, Limoges, Toulouse ont été soit envahis, soit dégradés ». Pour Stéphane Sirot, historien spécialiste des syndicats et des mouvements sociaux, un lien peut être fait entre les actions contre les permanences du PS et ces locaux de la CFDT.

Des actions qui peuvent se répéter ?

« La CFDT est la seule organisation syndicale à soutenir le projet du gouvernement, donc le lien est possible. En revanche, l’action contre la CGT est plus singulière et intervient en fin de mouvement social », dit celui qui dresse le parallèle avec les années 70, au cours desquelles « des bandes organisées d’extrême gauche s’en attaquaient des symboles du pouvoir patronal, quand de l’autre des activistes proches d’officines d’extrême droite attaquaient des syndicats gauchistes ».

Selon lui, dans un contexte de société « clivée par ce mouvement social aux discours radicaux de part et d’autre et d’un pouvoir en place affaibli », ce type d’action pourrait se répéter « Il va donc falloir surveiller. Sommes-nous face à un épiphénomène ou aux prémices de nombreuses actions violentes et soudaines touchant les institutions ? C’est la question ».

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Vos réactions

Jacques Marlier                         J’espère que la CGT n’a rien à voir avec ces actes parfaitement crapuleux…

Mln                                              J’ai écris « actes fascisants » je n’en retire rien. L’intimidation violente, les descentes de nervis qui cassent chez les « traitres », les « jaunes » ont toujours été le fait de pratiques, si vous préférez, fascisantes. C’est qu’on l’ait oublié ou qu’on s »en accommode qui est grave.

Jean-Albert « La minute culturelle » Camus

@Min:                                       Enfin, vous savez qu’il existe au moins trois types de violence ? La violence fasciste (de Mussolini à Ordre Nouveau et Boko Haram), la violence institutionnelle (licenciements, chômage, gel des salaires, refus d’entendre les salariés, etc.) et la violence révolutionnaire (de Saint-Just à la Commune et à la Rote Armée Fraktion)… Dites que vous détestez la violence révolutionnaire et ses conséquences totalitaires éventuelles. Mais ne couvrez pas tout du vocable « fascisme »…

PMF

@JAC.                                       Vos subtilités historiques n’enlèvent rien au caractère sanguinaire de ces personnages dont l’humanité est altérée par l’idéologie. Mao, Mussolini, Robespierre, les casseurs et les SA, tout ça c’est le même mépris pour ceux qui n’appartiennent pas à leur faction/caste/race/ parti… Et c’est aussi la même détestation de la démocratie, ce qui explique d’ailleurs la fascination/mansuétude de l’extrême gauche à leur égard.

 Sébastien Lagorce       Il y a là à l’évidence une atteinte grave à la liberté d’opinion.

Il y a là à l’évidence une atteinte grave à la liberté d’opinion.                                                    ajout : ce sont des gens qui ne supportent pas qu’on ne pense pas comme eux, est-ce la raison pour laquelle on les appelle des islamo-gauchistes ?

Jean-Albert Camus               Ah! L’expression de la néo pensée politically correcte! Toute violence ne saurait être que « fasciste » : quelle négation de l’histoire du monde! Quand les Vietnamiens ont reconquis leur pays, quand les révolutionnaires allemands se sont levés contre les « socialistes » allemands appuyés sur les Corps Francs en 1918, quand le mouvement populaire a fait vaciller l’Etat gaulliste en mai-juin 68, c’était du « fascisme »? Le même mouvement populaire conteste les trahisons du P »s » et de la CFDT. What else?

Aux armes, citoyens !            Martinez en Mirabeau, y a mieux ! Quoique Besancenot en Robespierre, il y a de ça, finalement. Après la terreur rouge, la terreur blanche…vous n’avez pas envie de prendre un peu de vacances, vous ?

Jean-Albert « non à la réécriture de l’Histoire » Camus                                                        Précisions sur les révolutions allemandes de 1918-1919 : les bouchers « socialistes » Ebert et Noske s’allient avec les Corps Francs allemands (les Freikorps, futurs S.A. d’Hitler), pour faire réprimer dans le sang la révolte spartakiste. Des milliers de morts. Cette répression « socialiste » préfigurait effectivement le fascisme… N’inversons pas les choses.

Suite de la suite. …               Et si l’on veut parler de violences de type fasciste, il en existe aujourd’hui dans le monde, c’est vrai : ce sont les violences jihadistes, EI, AlQaeda, Boko Haram… Mais celles-là, la bouche en cour, on ne les qualifie pas comme telles… En revanche, une permanence P »s » murée ou quelques coups et slogans sur la façade de la CFDT, ça, ce serait du « fascisme »… Pauvre réflexion politique…

JAC                                                 Trahi par la correction auto… « La bouche en coeur », évidemment.

MM 

@JAC                                              « Le mouvement populaire » en l’occurrence est plutôt constitué de quelques paranoïaques excités qui compensent justement, et comme toujours d’ailleurs, la faiblesse de leur nombre et la pauvreté de leur argumentation par la violence. Ceux-là en 18, au Vietnam ou en 68 n’auraient certainement pas été du côté où vous les assignez (dans le dernier cas d’ailleurs, c’est de notoriété publique : souvenez-vous le « Ne cédez pas »)

Aime Riz                            Les fameux autonomes… Mais on sait depuis 1979 que sur trois autonomes, il y a au moins un flic.

Piierre Ihler ·                     tout à fait c’est une invention de Papon pendant les manifs pour la paix en Algérie dans les années 60
Stephane David ·              C est pas un coup monté de la CIA? Moi je crois plutôt….comme au Venezuela, la CIA veut étouffer la révolution…..
Patou Pat ·

@Stephane David:                          si c’est du second degré c’est drôle, si c’est du premier degré c’est grave !Effet boomerang !
Nadiz Makhzo                    La CFDT, c’était déjà l’effet boomerang de sa traîtrise … A ce jeu, c’est la guerre civile dans deux mois. Bravo, M. Hollande !!!
Pat Dupont

@Nadiz Makhzo:                              Quelle traîtrise? vous avez une drôle de conception de la liberté et la démocratie. … vous devez être CGT
Jean-François Darnaud ·

@Pat Dupont                                    Pat Dupont est un troll, mais je confirme l’attitude de le CFDT est traitre à sa classe, et je ne suis pas le seul à le penser à voir le nombre de départ actuel.
Dominique Lavenir ·          L’arroseur arrosé! bien fait!

Stephane David ·                  C est un non sujet. Lorsque tout est brisé a Paris pendant les manifs le cgt nous dit que ce n est que du matériel et des incidents en marge. Donc la aussi, c est marginal et que du matériel. Circulez y a rien a voir
Micheline Desbouis ·        c’est pas coluche qui chantait : syndicat caca !!

Claudette Holdrinet           Oui! et il y a 30ans!!!

J’ai retrouvé cet article joli témoignage d’une belle évolution de ce syndicat qui s’autorise à considérer « traitres » ceux qui réfléchissent et qui se préoccupent de l’évolution du monde, qu’on le veuille ou non.
« La CGT mobilise donc en faveur de la liberté de séquestrer, une liberté très précieuse, bien que méconnue. Elle pourrait envisager d’envahir le siège de Goodyear France à Rueil-Malmaison. Mais ce serait d’une banalité affligeante… Pénétrer dans l’Elysée pour obliger François Hollande à amnistier les huit martyrs d’Amiens. Mais ce serait quelconque, très quelconque…
Jean Ahuri ·                             Qui sème le vent récolte la tempête
Philippe Poyet ·                      On dirait du… Figaro ! Quand les locaux de la CFDT sont saggagés on dit vandalisés (sans guillemets) mais quand ce sont ceux de la CGT on dit « vandalisés » (avec guillemets)… Comme si la nature, personnalité, nom, de la victime atténuait ou aggravait les faits…

Patou Pat                                  Bien sûr que la nature d’une victime atténue ou non les faits: il est plus odieux de harceler une petite et gentille collégienne de 40 kilos qu’ un mec agé de 25 balais, pesant un quintal et ceinture noire de karaté ! C’est d’ailleurs le boulot de bcp d’avocats de le démontrer!…
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