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Référendum au Royaume-Uni : le camp du «Leave» en tête

Le Figaro

Après un yo-yo électoral qui a tenu les Britanniques en haleine lors d’une première partie de la nuit, les votes favorables au Brexit sont plus nombreux qu’attendu. A 6h, les chaînes de télévision prédisent une victoire du «Leave».

figarofr© ROBERT PERRY/AFP figarofr Envoyée spéciale à Londres

Le yo-yo électoral a continué son incroyable va-et-vient, prolongeant pendant une grande partie de la nuit un suspense inédit outre-Manche. Mais après la victoire sans surprise du «Remain» à Gibraltar par une très large majorité (19.322 voix, soit près de 96% des votants, contre 823 voix pour le «Leave»), le camp du maintien dans l’UE a progressivement modéré son enthousiasme, après la publication des résultats de Newcastle. Dans la première grande ville britannique à les déclarer, le «in» ne l’a emporté que par 50,7% contre 49,3%. «Cela pourrait être un vrai souci pour le camp du ‘Remain’ qui comptait sur un résultat de 59% contre 41%», a analysé dans la foulée le professeur Simon Hix, à la London School of Economics.

La vraie surprise du début de nuit est venue d’une autre ville du nord de l’Angleterre, Sunderland, traditionnellement la première ville à publier ses résultats. Cet ancien bastion du Labour désormais pro-Ukip, qui compte une population plutôt âgée et des électeurs aux revenus modestes, a voté plus massivement que prévu pour le Brexit: le «out» l’a emporté à 61,34% contre 38,66%.

Depuis, les mauvaises nouvelles s’enchaînent pour le camp du «In»: Sheffield, quatrième ville la plus peuplée d’Angleterre avec plus 550.000 habitants, a contredit les sondeurs en votant à une courte majorité pour le «Leave», à 51 %. Et une autre grande ville, Manchester, a certes choisi le «Remain», mais avec 60% des votes, alors que les analystes anticipaient une victoire du Remain avec au moins 70% des suffrages.

Nigel Farage exulte

La participation au référendum sur le maintien dans l’UE estimée à 72,2%. Alors que les figures politiques du camp du «Remain» restaient très discrètes en ce début de nuit électorale, le leader d’Ukip, Nigel Farage a pris la parole à plusieurs reprises. Apparu fébrile et fataliste vers minuit, affirmant que la victoire du «Remain» semblait «acquise», il est réapparu devant les caméras exultant. Cette fois, il venait pour revendiquer la victoire, à son quartier général de campagne. «L’aube se lève sur un Royaume-Uni indépendant», a-t-il déclaré devant la presse. «C’est la victoire des vraies gens, des gens modestes et dignes», a-t-il ajouté. «Nous nous sommes battus contre les multinationales, contre les grands partis», a-t-il martelé.

Le résultat officiel de ce référendum devrait être annoncé au petit matin. Mais déjà plusieurs chaînes de télévision annoncent la victoire du «Leave». Sans attendre, quelque 84 députés conservateurs eurosceptiques ont publié quelques minutes après la fermeture des bureaux de vote une lettre affirmant que David Cameron devait rester premier ministre quelle que soit l’issue de ce scrutin historique. «Nous, supporters d’une sortie et membres du parti conservateur, vous remercions pour donner au peuple britannique le choix de leur destinée le 23 juin 2016. Nous estimons que, quelle que soit la décision du peuple britannique, vous avez à la fois le mandat et le devoir de continuer à diriger la nation», ont écrit les signataires. Parmi lesquels figure Boris Johnson, pourtant chef de file du camp du Brexit, et prétendant au poste de premier ministre, si David Cameron devait trébucher à l’issue de ce scrutin.

Quelles conséquences concrètes en cas de « Brexit » ?

LE MONDE Jérémie Baruch

Matériel électoral destiné au référendum, à Edimbourg, le 22 juin 2016.Matériel électoral destiné au référendum, à Edimbourg, le 22 juin 2016. CLODAGH KILCOYNE / REUTERS

La possibilité de voir le Royaume-Uni mettre fin à quarante-trois années d’appartenance à l’Union européenne (UE) semblait certaine vendredi 24 juin. Vers 5 heures du matin locales – 6 heures à Paris –, les chaînes de télévision BBC, Sky News et ITV annonçaient la victoire du « leave ». Qu’impliquerait cette sortie si le camp du « Brexit » (contraction de « Britain » et « Exit ») venait à l’emporter ?

Lire aussi :   #BrexitOrNot : comprendre les enjeux d’un scrutin historique

  1. Quand est-ce que le Royaume-Uni sortirait officiellement de l’UE ? A quoi ressemblerait le calendrier de sortie ?
  2. Un pays qui quitte l’UE, serait-ce une première ?
  3. David Cameron quittera-t-il son poste en cas de victoire du « Leave » ?
  4. Cela modifierait-il l’équilibre des pouvoirs au sein de l’UE ?
  5. Faudrait-il un visa pour voyager ou travailler au Royaume-Uni ?
  6. Quelles conséquences pour les étudiants ?
  7. Pourra-t-on encore acheter des « toffees » chez Marks & Spencer ?
  8. Est-ce que l’anglais restera la langue de travail de l’UE si le Royaume-Uni en sortait ?
  9. Est-ce que l’Ecosse va tenter de rester dans l’UE ?
  10. Que deviendraient les programmes financés par l’UE au Royaume-Uni. Les subventions cesseraient-elles ?
  11. Quel accord de libre-échange le Royaume-Uni pourrait-il négocier ?
  12. Qu’est-ce que cela changerait pour les migrants à Calais ?

1. Quand le Royaume-Uni sortirait-il officiellement de l’UE ? A quoi ressemblerait le calendrier de sortie ?

Le résultat du référendum sur le Brexit sera officiellement donné à la mairie de Manchester dans la matinée. Des recomptes sont possibles avant la publication des résultats, mais les résultats sont finaux une fois annoncés, aucune disposition particulière n’ayant été prévue pour des recomptes a posteriori.

Le résultat d’un vote par référendum n’est pas juridiquement contraignant. Néanmoins, le premier ministre, David Cameron, a précisé devant la Chambre des communes que, « si les Britanniques votaient “leave”, [ils] s’attendraient à juste titre que le processus de retrait démarre tout de suite ».

Pour que le Royaume-Uni quitte l’UE, il doit formellement annoncer ses intentions lors d’un Conseil européen, comme décrit dans l’article 50 du traité de Lisbonne. Cela tombe bien, un Conseil est organisé le 28 et 29 juin, et l’un des principaux points à l’ordre du jour est le référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE. Une période de deux ans est prévue pour préparer la sortie, mais elle peut être raccourcie si un accord est trouvé (ce qui semble peu probable). Elle peut aussi être allongée, mais il faut pour cela obtenir l’unanimité des Etats européens, faute de quoi le Royaume-Uni se retrouverait sans accords commerciaux ni accords préférentiels de libre circulation.

Commenceraient alors de longues négociations sur les modalités du désengagement britannique, notamment concernant un éventuel accès au Marché unique. Le ministère des affaires étrangères britannique a annoncé que les négociations pourraient mener à plus d’une décennie d’incertitude, rappelant que, pour les traités commerciaux de grande ampleur comme les accords entre l’UE et le Canada, les tractations ont pris des années. Ces accords ne sont d’ailleurs pas encore ratifiés.

2. Un pays qui quitte l’UE, serait-ce une première ?

Ce serait effectivement la première fois qu’un Etat membre de l’UE décide d’utiliser l’article 50. En revanche, le Groenland, qui a obtenu un statut d’autonomie en 1975 (il était auparavant rattaché au Danemark en tant que comté d’outre-mer), a voté pour sortir de la Communauté économique européenne en 1982. Ce retrait a été ratifié en 1985, et le Groenland est parvenu depuis lors à maintenir des exemptions douanières, notamment concernant la pisciculture. Il est dorénavant un territoire d’outre-mer associé à l’UE.

3. David Cameron quittera-t-il son poste en cas de victoire du « Leave » ?

Dans un entretien au Times Magazine, David Cameron a déclaré qu’il resterait à son poste de premier ministre, expliquant que le référendum n’était « pas un verdict sur sa personne, quelle que soit l’issue du vote. C’est un verdict sur une question ». Avant les élections de 2015, il avait aussi rappelé que ce serait son dernier mandat en tant que premier ministre.

Néanmoins, la situation de M. Cameron, défenseur du « Remain », serait des plus précaires : au sein de son parti, le Parti conservateur, de nombreuses voix s’élèvent pour demander sa démission en cas de Brexit, et il n’est pas impossible qu’il doive faire face à un vote de défiance au Parlement. Il suffit de 50 parlementaires pour déclencher un tel vote.

Si M. Cameron choisissait tout de même de démissionner, les tories devraient alors choisir un leader, qui deviendrait automatiquement premier ministre. Mais même s’il estime être le plus à même de négocier une bonne porte de sortie pour son pays en cas de Brexit, il fera néanmoins face à des tenants du Brexit ayant le vent en poupe. Le porte-parole des pro-Brexit et ancien maire de Londres, Boris Johnson, est le prétendant le plus sérieux pour prendre la place de premier ministre.

4. Cela modifierait-il l’équilibre des pouvoirs au sein de l’UE ?

Selon une étude du cabinet de conseil Global Counsel, l’équilibre des pouvoirs risque d’être modifié au sein du Conseil européen, notamment en ce qui concerne les débats de politique économique. Selon des règles de vote introduites en novembre 2014, une minorité de blocage au Conseil européen doit être prise par au moins quatre Etats membres et représenter au moins 35 % de la population totale de l’UE.

Si le Royaume-Uni sort de l’UE, les tenants d’une ligne plus libérale perdent un pays très peuplé. Et le « bloc libéral », que composaient notamment le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou encore la République tchèque, passerait de 25 % à 15 % de la population totale de l’Union européenne. Régulièrement, l’Allemagne rejoignait ce bloc pour dépasser le seuil de 35 % nécessaire à un veto. Il faudrait désormais l’appui de pays traditionnellement plus conservateurs pour poursuivre cette stratégie.

Par ailleurs, le véritable moteur de l’UE, notamment sur le plan économique, est un jeu d’influence à trois entre l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. Sans ce dernier, avec qui il pouvait être un allié de circonstances, Berlin se retrouverait face à Paris sans véritable contrepoids. La convergence des positions entre France et Allemagne deviendrait encore plus nécessaire – et l’influence de Paris s’en trouverait renforcée.

5. Faudrait-il un visa pour voyager ou travailler au Royaume-Uni ?

Tant que le Royaume-Uni est dans l’Union européenne, les règles concernant la libre circulation des personnes restent inchangées : n’étant pas un pays de la zone Schengen, il faudra toujours un document d’identité prouvant son appartenance à un pays de l’Union européenne pour voyager outre-Manche et y travailler.

Les choses se corseraient à partir du moment où le Brexit serait effectif. Selon les modalités négociées entre le Royaume-Uni et les pays membres de l’UE, il se peut qu’il faille un visa pour voyager dans le pays. Si le Royaume-Uni arrive à négocier un accord lui permettant de rester au sein du marché unique, il est très probable que la libre circulation des personnes soit acquise. Mais, il est aussi possible que le gouvernement britannique impose des restrictions liées au permis de travail ; la réciprocité s’appliquant, les Britanniques auraient besoin d’un visa pour travailler dans un pays de l’UE, et vice-versa.

6. Quelles conséquences pour les étudiants ?

Les étudiants britanniques, qui sont de plus en plus nombreux à partir étudier à l’étranger, seraient les plus touchés car il deviendrait plus difficile pour eux d’effectuer leur mobilité sans le programme Erasmus. Un accord pourrait toutefois être trouvé, comme c’est aujourd’hui le cas pour la Suisse et la Norvège – mais cela prend du temps. Les financements de recherche allant de pair avec le programme Erasmus s’en trouveraient impactés également. Enfin, les étudiants européens au Royaume-Uni pourraient payer des frais universitaires beaucoup plus importants qu’actuellement car considérés comme tous les autres étudiants internationaux.

Lire aussi :   Comment le « Brexit » affecterait-il les étudiants ?

7. Pourra-t-on encore acheter des toffees chez Marks & Spencer ?

Evidemment. En revanche, ils pourraient, à terme, coûter plus cher, selon ce qui a été négocié : des taxes douanières pourraient faire augmenter le prix de ces friandises. L’ancien PDG de Marks & Spencer, Stuart Rose, proeuropéen convaincu, a argué qu’un Brexit provoquerait une augmentation des prix, au Royaume-Uni et ailleurs.

7. L’anglais restera-t-il la langue de travail de l’UE si le Royaume-Uni en sortait ?

Selon toute vraisemblance, oui. Si les 24 langues des pays de l’UE sont acceptées en tant que langue de travail des institutions européennes, le français et l’anglais sont les deux le plus fréquemment usitées. Néanmoins, l’anglais est une langue véhiculaire à travers l’Europe : l’anglais serait parlé par 38 % des Européens dont ce n’est pas la langue maternelle, ce qui en fait la langue la plus parlée au sein de l’UE, selon un rapport de la Commission européenne de 2012.

8. Est-ce que l’Ecosse va tenter de rester dans l’UE ?

Nicola Sturgeon, la dirigeante du Parti national écossais (SNP), est partisane d’un vote pour rester dans l’Union européenne. A plusieurs reprises, elle a affirmé vouloir organiser un nouveau référendum, si jamais le Royaume-Uni sortait de l’Union européenne.

En effet, selon tous les sondages actuels, les Ecossais sont très majoritairement pour rester dans l’UE, et un vote pro-Brexit modifierait suffisamment le paysage politique pour légitimer un référendum sur une sécession écossaise. « Ce serait fondamentalement antidémocratique que l’Ecosse se retrouve en dehors de l’UE, si nous avons voté pour rester dans l’UE lors du référendum » a estimé Mme Sturgeon.

9. Que deviendraient les programmes financés par l’UE au Royaume-Uni, les subventions cesseraient-elles ?

Le Royaume-Uni bénéficie de plusieurs milliards d’euros en programmes financés par l’Union européenne en faveur de ses membres. Si Londres devait sortir de l’UE, il risquerait effectivement de ne plus percevoir les aides afférentes. Tout le calcul des partisans et des adversaires du Brexit consiste notamment à savoir si le pays serait financièrement bénéficiaire ou non : d’un côté, la contribution britannique à l’UE, soit 250 millions de livres par semaine, environ 325 millions d’euros ; de l’autre, pas de barrières douanières ni de subventions garanties par l’UE.

10. Quel accord de libre-échange le Royaume-Uni pourrait-il négocier ?

S’il quittait l’UE, le Royaume-Uni devrait nécessairement renégocier des accords d’échanges économiques avec l’UE. Il pourrait s’appuyer sur différents précédents :

L’option norvégienne

La Norvège fait partie de l’Espace économique européen (EEE), qui bénéficie d’un accès complet au marché unique. En revanche, elle doit obéir à la plupart des règles de l’Union européenne, dont la libre circulation des biens et des personnes. Elle contribue aussi au budget européen. Elle ne bénéficie pas des 50 différents accords de libre-échange de l’Union européenne, mais en tant que membre de l’Association européenne de libre-échange (AELE), comme tous les pays de l’EEE, il peut négocier ses propres accords commerciaux.

L’option suisse

La Suisse fait partie de l’AELE, mais à la différence de la Norvège, elle a négocié des accords bilatéraux avec l’UE. Elle contribue au budget européen et obéit aussi à la libre circulation des biens et des personnes. Certaines de ses industries, dont l’industrie bancaire, ont des accès restreints à l’Union européenne. En revanche, elle est libre de négocier des accords bilatéraux avec des pays tiers.

L’option canadienne

L’Accord économique et commercial global (CETA) implique la levée des droits de douane sur de nombreux produits à l’importation ou à l’exportation entre le Canada et l’Union européenne. Les négociations ont duré plus de sept ans et l’accord n’est pas encore ratifié. Si Londres choisissait cette option, elle ne serait probablement pas en position de force : seuls 6 % des biens de l’UE sont exportés au Royaume-Uni. De plus, le CETA ne garantit pas la levée des barrières douanières sur les services.

L’option de l’Organisation mondiale du commerce (OMC)

Si aucun deal n’était trouvé, ou en attendant qu’il le soit, le Royaume-Uni devrait avoir recours aux règles de base de l’OMC, comprenant des obstacles douaniers mais aussi l’évaluation en douane des marchandises ou le contrôle de l’origine des produits.

Quelle que soit l’option choisie, il y a de fortes chances que différents pays de l’UE en profitent pour affaiblir, à leur avantage, l’un des domaines économiques où le Royaume-Uni est réputé. Par exemple, l’UE pourrait proposer un accord de libre-échange qui ne concernerait que les biens manufacturés, ce qui contraindrait la City à perdre de l’influence et des parts de marché dans les secteurs financiers et bancaires.

11. Qu’est-ce que ça changerait pour les migrants à Calais ?

Le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, a prévenu : en cas de Brexit, « la France ne retiendrait plus les migrants à Calais ». Conclus en 2003, les accords du Touquet visent à renforcer les contrôles aux frontières entre la France et le Royaume-Uni, et – à l’époque – de mettre fin au centre d’accueil de Sangatte, en généralisant les contrôles opérés par des policiers anglais sur le sol français. De fait, des milliers de migrants se retrouvent bloqués dans la « jungle » de Calais, en attendant une hypothétique traversée vers la Grande-Bretagne

Lire aussi :   Comment fonctionne la politique migratoire entre le Royaume-Uni et la France ?

L’accord du Touquet est un accord bilatéral, qui n’a aucun lien avec l’Union européenne, mais il peut être dénoncé. De fait, sa remise en cause est brandie comme une menace par les « remainers », en premier lieu David Cameron. Bernard Cazeneuve, le ministre de l’intérieur français, a toutefois repris M. Macron, en expliquant qu’il n’y avait pas de raisons valables d’annuler ces accords.

Le Royaume-Uni choisit de quitter l’Union Européenne

Le Royaume-Uni choisit de quitter l’Union Européenne

Le Brexit l’emporte avec 51,8% des voix tandis que la livre sterling a dévissé de 10%.

  • Coup de tonnerre au Royaume-Uni où le Brexit l’emporte avec 51,8% des voix
  • La livre sterling a chuté de 10%, au plus bas depuis 1985
  • L’Ecosse vote largement en faveur du Remain
  • Bruxelles craint désormais une contagion
DIRECT : Le Royaume-Uni choisit de quitter l'Union Européenne

8h32 : « une route difficile » attend le RU, affirme le président du Parlement européen

« Le Royaume-Uni a décidé de tracer sa route de son côté » a déclaré l’Allemand Martin Schulz. « Je pense que les indicateurs économiques indiquent ce matin que cela va être une route difficile. Je m’attends à ce que les négociations débutent rapidement. »

8h30 : David Cameron à 9h

David Cameron devrait s’exprimer à 9 devant le 10 Downing Street.

François Hollande se prononcera à la même heure tandis que le premier ministre irlandais dont le pays est indirectement très impacté prendra la parole plus tard dans la journée.

8h25 : Alain Juppé appelle au changement

8h20 : les résultats en pourcentages

Irlande du Nord : 55,8 % en faveur du maintien
Ecosse : 62 % en faveur du maintien
Pays-de-Galles : 52,5 % en faveur de la sortie
Angleterre : 53,4 % pour la sortie

8h15 : « Je suis effondré affirme le leader du Parti Libéral-Démocrate

« Je suis effondré et en colère » a lancé Tim Farron. « Aujourd’hui, nous nous réveillons dans un pays profondément divisé. La vision de l’Angleterre de Nigel Farage a triomphé, mais ce n’est pas une vision que je partage. Les jeunes ont voté pour rester dans l’UE avec une confortable avance, mais ils ont été battus. Ils ont voté pour leur futur mais il leur a été dérobé ».

8 h : voici les résultats définitifs

Le Royaume-Uni vote pour la sortie de l’Union européenne à 51,9%, selon les résultats définitifs.

Angleterre
Leave : 15,188,406
Remain : 13,266,996

Irlande du Nord
Leave : 349,442
Remain : 440,437

Ecosse 
Leave : 1,018,322
Remain : 1,661,191

Pays de Galles
Leave : 854,572
Remain : 772,347

En jaune, le Remain, en bleu le Leave :

7h55 : pour résumer ?

7h50 : le Brexit ? une « chance » pour Bruno Le Maire

« C’est une chance historique pour la France de reprendre le leadership de la construction européenne » a expliqué le député sur France Info. « Lorsque l’Europe ignore les peuples, les peuples se vengent de l’Europe. »

7h45 : les bourses asiatiques chutent lourdement

Les conséquences du Brexit se font sentir en Asie où toutes les bourses ont lourdement chuté. La bourse de Tokyo est à -8%, celle de Hong Kong à -4%.

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7h40 : François Hollande à 9h

Le président de la République François Hollande a convoqué une réunion ministérielle à l’Elysée et s’exprimera à 9h, ce matin.

7h30 : Un départ sous deux ans ?

Le patron du Parti populaire européen, le groupe majoritaire, estime que le départ de l’Union européenne devra être négocié dans les deux ans. « Un départ est un départ » affirme Manfred Weber.

7h25 : le Front national se félicite de ce vote et appelle à un vote similaire en France

Brexit : secousses en vue sur les bourses européennes, la livre au plus bas depuis 1985

Le Figaro

Alors que la victoire du «Leave» est pressentie, la Bourse de Tokyo s’effondre de près de 8% et la devise britannique est tombée à 1,33 dollar, son plus bas niveau depuis 1985. L’ouverture de la bourse de Londres est attendue avec une baisse de 8%.

figarofr © BEN STANSALL/AFP figarofr C’est une chute historique. La livre britannique est tombée sous la barre de 1,34 dollar ce vendredi, au plus bas depuis début 1985. La livre a perdu plus de 10% par rapport au dollar et la bourse de Tokyo a plongé de 7,8%. Le 24 octobre 2008, à l’aube de la crise financière mondiale, les marchés ont enregistré une variation de 6,52%. La livre s’était pourtant envolée au-dessus de 1,50 dollar à la fermeture des bureaux de vote britanniques, alors que le vent semblait tourner vers la victoire des partisans du maintien. Les Bourses européennes sont attendues en baisse de 7% à 8%.

Les bookmakers misent sur le «leave»

En cause, l’issue du référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne encore très incertaine. Les résultats meilleurs qu’attendu en faveur du Brexit ont fait souffler un vent de panique sur les places boursières asiatiques. La réaction des marchés a été immédiate: la monnaie britannique, qui est retombée d’abord sous 1,45 dollar, puis 1,40, a poursuivi sa chute à 1,3466 dollar, au plus bas depuis 1985. Elle baissait aussi face à l’euro qui s’élevait jusqu’à 81,96 pence, contre 76,02 quelques heures plus tôt.

Parallèlement, le yen, valeur refuge, flambait: le dollar chutant à 99,04 yens, du jamais vu depuis novembre 2013, contre 106,84 yens auparavant, et l’euro à 109,60 yens, contre 122,01 yens. «Les investisseurs oscillent entre espoir et désespoir, au fur et à mesure que sont égrenés les résultats», a commenté à l’AFP Hideyuki Suzuki, analyste chez SBI Securities à Tokyo. «Après le mouvement de confiance initial, nous allons peut-être revenir à plus de réalisme, responsable d’une certaine frilosité sur les marchés», a de son côté estimé pour l’agence Bloomberg Jeremy Stretch, responsable de la stratégie des changes à la banque canadienne CIBC à Londres.

Les bookmakers, qui donnaient plus de 90% de chances au «Remain» à la clôture des bureaux de vote jeudi soir, ont revu leurs cotes à la baisse, à 66%, avant de miser au milieu de la nuit sur une victoire du Brexit. Outre les conséquences économiques immédiates pour le pays et au-delà, un Brexit serait dommageable à plus long terme, ont prévenu les grandes institutions financières internationales, du FMI à l’OCDE. De nombreux prix Nobel d’économie estiment qu’un Brexit provoquerait une grave récession et de force incertitudes. Nouriel Roubin, économiste reconnu pour avoir prédit l’effondrement du marché boursier en 2008, estimait notamment qu’un Brexit entrainerait un sévère choc de confiance pour les entreprises et les consommateurs.

Les pays d’Europe qui ont le plus à craindre du résultat du Brexit

EUROPE – Bye bye Britain. Les Britanniques ont choisi de quitter l’Union européenne jeudi, avec 52% des voix selon les projections, un saut dans l’inconnu qui porte un coup terrible au projet européen et à leur Premier ministre David Cameron. Il est à craindre que cette décision du peuple britannique aura des conséquences certaines sur l’économie de l’UE et celle des principaux partenaires de Londres.

Première conséquence immédiate de ce référendum: le cours de la livre sterling s’est littéralement effondré. Dans son sillage, la Bourse de Tokyo chutait de 8%, laissant présager un « vendredi noir » sur les marchés mondiaux.

En France, la position officielle du gouvernement avant le vote était claire. La Grande-Bretagne devait rester en Europe. « C’est plus que l’avenir du Royaume-Uni dans l’Union européenne qui se joue-là, c’est l’avenir de l’Union européenne », avait martelé le président français François Hollande. Pour lui, « le départ d’un pays qui est géographiquement, politiquement, historiquement dans l’Union européenne aurait forcément des conséquences extrêmement graves ».

François Hollande avait évidemment en tête les risques de turbulences économiques liées à un Brexit. Est-ce que cela ira toujours « mieux » après? D’après une étude de Standard & Poor’s (S&P), il peut se rassurer. La France n’est pas celle qui a le plus à craindre des conséquences du Brexit.

(suite de l’article après le graphique)

brexit france europe

Pour cette étude, S&P a conçu le Brexit Sensitivity Index (BSI) qui mesure pour chaque pays les exportations de biens et services vers le Royaume-Uni rapportées au PIB, les flux migratoires dans les deux sens, les créances du secteur financier sur des contreparties au Royaume-Uni, et les investissements direct au Royaume-Uni.

Au final, S&P a retenu les 20 pays les plus exposés au Brexit. Ce classement présente l’avantage de mettre l’impact éventuel en relation avec la taille de l’économie du pays. Pour cette raison, ce sont les petits pays comme l’Ireland, Malte, le Luxembourg, et Chypre qui seront en première ligne en cas de choc sur les échanges commerciaux ou les flux migratoires. Leurs liens financiers étroits avec le secteur bancaire britannique pourraient être une grosse source d’inquiétude.

En France, ce sont les Foreign Direct Investment (FDI, les investissements directs au Royaume-Uni) qui pourraient le plus nous perturber. Les exportations ou les liens avec la place financière britannique sont finalement assez limités, en tout cas plus que l’Allemagne.

Il faut noter que la Suisse, les Pays-Bas, l’Espagne et la Belgique semblent bien plus concernés que nous. Dernière surprise, il n’y pas que l’UE qui est concernée puisque le Canada se hisse à la 16 place de ce top 20.

Pour connaître avec précision l’intrication des économies européennes avec le Royaume-Uni, voici le détail du calcul du Brexit Sensitivity Index. On y découvre notamment que nos exportations vers le Royaume-Uni représentent l’équivalent de 2% du PIB de la France.

brexit economie

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• Les Britanniques vont-ils sortir de l’UE du jour au lendemain?

• « Amour, Gloire et Brexit »: Brandon et Pamela posent les enjeux du référendum britannique

Brexit: Quel impact sur l’économie française?

20 Minutes avec AFP

Le quartier des affaires de La Défense, près de Paris, le 24 avril 2015
Le quartier des affaires de La Défense, près de Paris, le 24 avril 2015 – Miguel Medina AFP

ECONOMIE Selon les économistes, la sortie du Royaume-Uni de l’UE est plutôt une mauvaise nouvelle pour l’économie de l’Hexagone…

Les Britanniques ont tranché: ils vont quitter l’UE. Avec ce Brexit, ils n’engagent pas seulement l’avenir de leur pays. Il y aura des conséquences directes sur tous ses partenaires européens, et notamment la France.

>> Référendum sur le Brexit : Suivez la journée de vote en direct sur notre live

Commerce en berne et désinvestissement

Selon une étude du cabinet Euler Hermes, La France ferait en effet partie des six pays les plus touchés par un Brexit couplé à l’absence d’accord ultérieur de libre-échange conclu avec l’Union européenne. Des conséquences qui apparaissent négatives de prime abord et plus incertaines à moyen terme dans leurs éventuels bienfaits.

« Un Brexit ne peut avoir que des effets négatifs sur l’activité économique en France, que ce soit à travers la baisse de la livre sterling ou suite à une éventuelle récession », assure à l’AFP Juliette Bertiaux, experte auprès de la Chambre de Commerce et d’Industrie Paris Ile-de-France.

Première victime collatérale d’un Brexit : le commerce extérieur hexagonal avec le Royaume-Uni qui est actuellement bénéficiaire. Les entreprises françaises pourraient enregistrer jusqu’à 3,2 milliards d’euros de pertes additionnelles à l’export d’ici 2019 dans le pire des cas, soit 0,5 % du total des exportations de biens et services.

Autre conséquence négative : le désinvestissement des entreprises françaises au Royaume-Uni et des entreprises britanniques en France atteindrait 5,2 milliards d’euros en cas de sortie sans accord de libre-échange.

>> A lire aussi : Economie, frontière, Ecosse… Quelles conséquences en cas de Brexit?

Une vie plus dure pour les expatriés et les touristes

Le Brexit serait aussi une très mauvaise nouvelle pour les expatriés, français comme anglais. Environ 300.000 Français vivent au Royaume-Uni, dont les deux tiers dans le Grand Londres. Avec le Brexit, les conditions de résidence des Français et des autres Européens s’aligneraient dans un premier temps sur celles des étrangers en provenance de pays hors Espace économique européen (EEE), avec l’incertitude de pouvoir y rester en cas de perte d’emploi.

La France compte également l’une des plus fortes populations de Britanniques expatriés, avec 400.000 sujets de sa Majesté établis sur son territoire, notamment dans le Sud-Ouest. « On pense qu’il y a environ 15 % de ventes immobilières qui sont mises en stand-by jusqu’au 23 juin » alors que « 2016, pour les agents immobiliers avait très bien commencé », indique à l’AFP Roger Haigh, responsable de la délégation franco-britannique de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Dordogne.

>> A lire aussi : Brexit: Que pensent les «Frenchies» d’outre-Manche du référendum sur l’Union européenne?

En attendant le verdict des urnes, « les critères d’obtention de prêt se durcissent pour les Anglo-saxons et les banques demandent plus de contreparties en échange d’un financement avec des taux très bas », explique à l’AFP Philippe Taboret, délégué général adjoint du courtier en crédit Cafpi, qui dispose d’un département international destiné notamment à financer les achats immobiliers de Britanniques en France.

Une victoire des partisans de la sortie de l’UE lors du référendum du 23 juin aura principalement des effets sur le tourisme, les loisirs, la consommation et l’immobilier, estime Jean-Luc Eyssautier, spécialiste en investissement Actions au sein de la société de gestion suisse UBP.

En cas de Brexit et de baisse brutale de la livre sterling qui pourrait « potentiellement chuter de 10 à 20 % », les vacances du touriste anglais lui coûteront plus cher, explique-t-il.

>> A lire aussi : Brexit: Des patrons français font une déclaration d’amour aux Britanniques

Fragiles espoirs pour la place financière parisienne

Il y aura « peu d’impacts pour les épargnants français et ce sont les fonds qui vont souffrir », selon lui. « L’épargnant doit se demander si son fonds est trop investi au Royaume-Uni », ajoute-t-il cependant.

La place financière parisienne espère beaucoup d’une victoire du « leave » pour bénéficier d’un affaiblissement de la City. Londres accueille plus de 40 % des sièges sociaux européens des 250 plus grandes multinationales, contre 8 % pour Paris.

« S’il y a Brexit, l’impact pourrait être important en termes de déplacement d’activités », explique à l’AFP Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace, gestionnaire de la place de Paris.

La banque HSBC a ainsi fait part de son intention de transférer une partie de ses activités sur le continent, soit un millier d’emplois rapatriés dans la capitale française.

« Sans doute que Londres perdrait de son attrait pour ceux qui y voient une porte d’entrée pour l’Europe, mais on peut aussi imaginer que la place anglaise se métamorphose et s’adapte à terme en devenant par exemple un centre off-shore européen moins régulé, moins taxé et donc plus attractif », explique Juliette Bertiaux.

Et Francfort, par ailleurs siège de la Banque centrale européenne, semble mieux placée pour récupérer la mise, en particulier à cause de la fiscalité française sur les entreprises, jugée trop lourde.

Au niveau du financement des start-ups, Paris pourrait en revanche obtenir un coup de pouce bienvenu face à Londres et Francfort.

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Annie Chevillard ·          De toute façon les Anglais n’ont jamais vraiment été dans l’EUrope, ils ne voulaient que les droits et les avantages mais ne voulaient ni devoirs et inconvénients !!

Jeanne Dauzats ·               C’est le début de la fin, certains pays de l’est ont envisagé un référendum en cas de sortie de la GB et surtout n’oubliez pas notre NON au référendum 2005 honteusement écarté…..
Abar Gaddon ·                    L’europe a dirigé les différents états membres de son diktat décisionnaire. La monnaie unique en France du moins a été un gouffre financier avec un recul du pouvoir d’achat. C’est un espace trop ouvert, les frontières sont poreuses et il y a aussi des prétendants à l’union qui n’ont rien à voir avec l’Europe. C’est une bonne chose ce Brexit, il faut espérer que la France suive le même chemin.

Yeltaz Galesne ·                 Beau message Xénophobe
Charlie Firefly

@Yeltaz Galesne:                            c’est quoi xénophobe ? c’est l’allergie aux cons gauchistes bretons ?
Georgette Delarue ·            Voilà qui est parfait. Georges Pompidou, en son temps, avait commis l’erreur de les accepter dans la Communauté Économique Européenne (CEE). Dans le domaine agricole les Britanniques en profitaient pour envahir le marché européen des produits de leurs ex « dominions ». Comme chacun sait, la Nouvelle Zélande (entre autres) est en Europe. Albion sera toujours la perfide.

Claude Bolot ·                         mais aussi l’audacieuse et…. la clairvoyante !
Claude Lamproux                  Les bidochons racistes britanniques croient que leur avenir va être radieux.

Les pauvres , ils vont vite dréchanter …
A commencer par leurs paysans privés de subventions qui ne vont pas tarder à manifester … etc
Charlie Firefly                       mais non facho, ça va bien se passer facho; les britanniques ne s’en porteront que mieux facho.et bonne journée facho.
Claude Lamproux

@Charlie Firefly :                             bien-sûr , bien-sûr …
encore la tactique des bas du Front d’inverser les rôles…
Christian Fournier ·              Bon, les bankster de junker vont demander aux anglais de revoter car ils « ont du  » se tromper !!!
Fabrice Regnier ·                      il serait grand temps que l’on fasse la même chose et en profiter en même temps pour faire naturaliser allemand notre gouvernement de truffe, puisqu’ils aiment tellement la grosse merkel !

Yeltaz Galesne ·                         On n’est pas assez stupide en France pour confier 60 ans de construction européenne dans les mains des populismes, xénophobes et nationaliste de tout bords. Ces même personnes on a vu ce que cela donnait en Europe avant l’UE juste des attardés détruisant tout. La Démocratie ce n’est pas la ploutocratie.
Annie Claude Jallais

Yeltaz Galesne
Charlie Firefly

@Yeltaz Galesne:                                     populistes,stupides et nationalistes comme….les bretons ?
Leo Dupont ·                              Bof, ils trouveront bien un sarko Anglais, pour piétiner la volonté du peuple –

Citoyen étonné                                       Un élément jamais cité, et pourtant essentiel, est que la politique étrangère de l’Angleterre est totalement alignée sur les USA, pour lesquels elle est un allié de poids permettant de faire pencher l’UE « du bon coté ». Sans l’Angleterre, il n’est pas certain que l’UE reste aussi obéissante. Corollaire « l’importance de l’Angleterre, pour les USA, pourrait encore diminuer » http://www.csmonitor.com/USA/Foreign-Policy/2016/0622/How-Brexit-could-transform-America-s-special-relationship-with-Britain

Debonaloi                                               On amuse la galerie avec cette question des conséquences,premiérement c’est fort peu probable la sortie,et accessoirement en cas de vote pour rappelons nous 2005, d’autant que les délais administratifs , juridiques ,pratiques pour la mise en œuvre de la sortie seraient de l’ordre de plusieurs années ,d’ici là les lobbys et milieux financiers auront trouvé la solution pour revenir sur une décision toute théorique du peuple , dont ils se foutent royalement.

furusato                                                     Absolument .

Graphisto                                                  Brexit ou pas, L’U.E. est obligée de revoir en profondeur le devenir de l’Europe, sur le plan social et fiscal, qui sont 2 champs qui ne peuvent rester sans schémas de fonctionnement sérieux. Par exemple, le dumping fiscal pratiqué par certains états devient inadmissible. D’autre part, les convergences économiques doivent aussi exister de plus en plus, alors que le seul moteur a été la concurrence, encore et encore, qui divise les pays plus qu’elle ne les rapproche.

Jean Claude Coin                                    Dix bonnes questions, certes. Pour les réponses ? Une chose semble sûre, Brexit ou non, les Anglais feront comme d’habitude ils ne défendront que leurs intérêts, leurs intérêts. Et, dès lors, pour l’Europe ne vaut-il mieux qu’ils soient hors de la communauté Européenne ?

Marc B                                                   Vous croyez que les français, les allemands, les italiens ne défendent pas leurs intérêts eux?

phinic                                                 L’augmentation des prix chez Mark&Spencer n’est pas sure, il faudrait d’abord que la livre tienne son taux par rapport à l’Euro, ce qui est peu probable.

  • Deudeuche –                                           Qu’ils votent Brexit pour en finir avec le RU.
  • Lafayette 68                                       Pas de suspense

  • résultat connu d’avance comme en Autriche : on fait voter les villes et jeunes en masse (médias et consorts sur le pont)
  •  langue de pivert –                                   On ne vous retient pas ! Bye bye !
    Je n’ai rien contre les Anglais (et pas grand chose pour) mais le mieux c’est qu’ils sortent du jeu ! Un OUI trop juste et dans un an ils vont nous refaire le même numéro ! BASTA ! De Gaulle n’en voulait pas et il avait bien raison ! La seule chose qui les intéresse c’est un Marché Européen, loukoumé avec la Turquie, pour fourguer leur camelote !
  •  Fran6                                                    question? est ce que l’Europe va redevenir une ile?, je dis cela car l’avenir est marchand et la mondialisation est est irrévocable, elle est là!! l’Angleterre le sait car c’est dans sa nature, elle avait fondé son empire sur le commerce, l’Europe et sa commission sont devenues un frein avec son austérité permanente pour tous. L’Angleterre s’en sortira si elle sort, l’Europe? je sais pas!
  •  cloette –                                                  Ce serait très serré, disait le correspondant sur place
  • vangog –                                                   Rocard qui pense que l’Europe est absente du monde musulman… Quand on pense que ce type était premier ministre de l France…
  • toupoilu –                                                   Putain, ils sortent 😀
  • cloette –                                                    Bravo les Britanniques !
  • toupoilu –                                        Commentaire de Stephen Crabb, secrétaire à l’emploi
    Chargé de reconnaitre la défaite du Remain: « Je pense que nous sommes déconnectés de la classe ouvrière blanche ». C’est dit plus crument qu’en France, mais le constat est le même, les baisés de la mondialisation se rebiffent.
  • Deudeuche
  • @toupoilu                                            tout est dit par ce vieux Crabb. l’élite multiculti sociétalement avancée est vomie par la base, n’en déplaise aux habitants des mégapoles, aux médias, et autres individus hors sols! Ceci dit le cirque va commencer au RU et la fin de « UK » approche, ce n’est pas un hasard si la participation écossaise est si faible, (BREXIT and then UKEXIT)! Quant à nous l’idée de sortie va faire son chemin.
  •  Semper Fi
  • @toupoilu                                             Entièrement d’accord…. mais le plus malhonnête de la part des pro-UE est de faire croire qu’une sortie de l’UE signifie le repli sur soi, etc…. la souveraineté nationale plein et entière est la NORME dans le monde : l’UE est une exception, et pourtant la mondialisation touche tout le monde (ben oui, sinon on n’appellerait pas cela la mondialisation). Bravo au peuple britannique
  •  Jean-Benoist –                                           bravo les anglais
    Vous avez tiré les premiers. .c’est notre tour de penser l’europe autrement.. que les technocrates rentrent chez eux et harmonisons les règles sur la sécurité l’immigration, le social et l’économie
  •  cloette –                                                     En ce moment le populo fait brailler le bobo dans les médias .
  •  pale rider –                                                Bravo les brits !!!!!! Ces gens là savent ce qu’ils veulent !
  • Outre-Vosges –                                         Les Britanniques ont voté contre la dhimmitude.
    @langue de pivert a justement rappelé que le général de Gaulle était opposé à l’entrée de l’Angleterre dans l’Europe ; la première sottise de Pompidou a été de l’y admettre. Mais actuellement la question me semble autre : pour ma part, si j’avais été britannique, c’est après l’élection d’un maire islamiste à la tête de Londres que j’aurais voté pour le Brexit et je crois que c’est cette menace d’une religion arriérée qui a convaincu les électeurs. Espérons que les Français comprendront et imiteront.
  •  adroitetoutemaintenant                   C’est la victoire de la majorité qui bosse !
    Cette majorité qui veut retrouver son droit et en finir avec les minorités au pouvoir grâce aux bureaucrates incompétents. Fini aussi avec le droit de l’hommisme qui régnait aux dépens de la majorité judéo-chrétienne. Les peuples veulent avoir accès aux referendums nationaux, régionaux, de quartier et d’entreprise. Fini le connard musulman qui s’installe dans un petit village et fait arrêter la cloche de l’église par un tribunal administratif sans considération de la majorité des villageois !
  • Deudeuche
  • @cloette                                           Bien dit, le Bobo hurle, la bête est blessée.
  • rollerteam                                        Moi je prédis que ça ne changera pas grand chose, ni pour les britanniques ni pour nous. Bien sur que des accords de libre échange seront signés et comme il faudra des années pour que ça se fasse… A la limite c’est pour la City que ça peut changer des choses, et encore …

  • Noos                                                   Enfin une claque pour la Commission européenne !
    La carotte et le bâton ça ne marche plus ? rire !
    Quand on voit qu’aux USA 80 % de la population vit dans la pauvreté et que l’EU veut nous imposer ce modèle, il y a de quoi prendre les jambes à son cou pour dégager vite fait du joug de la finance et des multinationales …

  • sapiensse                                           il faudra ressortir dans un an cet article apocalyptique… En réalité d’ici trois semaines tout le monde aura oublié le brexit et rien ne changera pour l’Europe, si ce n’est que des hauts fonctionnaires britanniques payés 15000 euros par mois vont devoir quitter Bruxelles. C’est la ville de Bruxelles, sous perfusion avec la commission européenne qui a du souci à se faire si toutes les administrations européennes ferment.

  • alexterrieur1                                      La presse française peut-elle aussi sortir un jour de son rôle d’agent de propagande de l’Europe de Maastricht? A croire que non, au vu de tous les articles qui paraissent sur le sujet Brexit et ne présentent que ses aspects potentiellement négatifs? A force de propagande à sens unique, les journalistes laissent à penser que les peuples qui décident de sortir du machin délétère de Maastricht ne sont que des abrutis votant contre leurs intérêts. Qui de ces Cassandre à la plume trempée dans l’encre de la même pensée unique, fera son mea culpa si aucun des cataclysmes prédits ne survenait?

  • Madrid36                                               je suis bien contente qu’ils aient eu le courage de sortir de cette mascarade , Hollande et la Merkel ,ils vont ce prendre une bonne claque ! l’union Européenne n’a été créée que pour engraisser des grands pontes qui n’en n’ont rien à faire des petits pays !!!! j’espère que ça va faire boule de neige !!!

  • Messiers les Anglais, vous avez tiré les premiers et vous avez réussi, félicitations pour votre courage, car dans 2 ou 3 ans, libérés de a dictature de petits costards-cravates vous allez sortir brillament votre pays de la mairie économique de l’Europe et devenir la première puissance du continent européen, alors que nous continuerons de patauger dans nos petits règlements d’administration bureaucratiques

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