Moments terrifiants d’un plongeur mordu par un requin !

Laisser un commentaire


2032

« SFR est en sureffectif » (Patrick Drahi)

New York (AFP): L’opérateur télécoms SFR, qui avait promis zero licenciement dans les trois ans suivant son rachat par Numéricable, est en sureffectif, a indique mardi soir a New York son…

propriétaire Patrick Drahi. »On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif », a déclaré à des journalistes à New York, le magnat français des télécoms et des médias.

Cette « garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions », a ajouté M. Drahi qui la juge « inopportune ».

« On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ca n’a ni queue ni tête. Forcément ça crée des tensions parce qu’en fait les gens seraient plutôt d’accord (pour) organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser ».

Venu boucler la finalisation du rachat à 17,7 milliards de dollars du câblo-opérateur américain Cablevision systems qui propulse Altice au quatrième rang du secteur aux Etats-Unis, Patrick Drahi, qui traîne une réputation de « cost killer », n’a pas dit si SFR supprimerait des emplois à l’expiration dans un an des engagements pris auprès des autorités françaises.

Les nombreuses mesures d’économies engagées par M. Drahi depuis sa prise de contrôle de SFR en 2014 pour 13 milliards d’euros ont été dénoncées par les syndicats qui affirment qu’elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance aussi bien au sein de l’entreprise que chez les fournisseurs.

Interrogé sur ces critiques, ses méthodes jugées musclées et son « management hélicoptère », l’homme d’affaires a estimé que ses relations avec les syndicats à travers le monde et en France étaient « au beau fixe ».

« Les gens ont horreur des chefs d’entreprise qui font de la politique, qui ne disent pas ce qu’ils vont faire, qui font semblant. Quand on parle à quelqu’un, si on lui dit les choses dès le début ça se passe très bien », a-t-il affirmé.

Aux Etats-Unis, une de ses sorties en septembre 2015 contre les gros salaires des cadres dirigeants était en revanche très mal passée.

« Je ne suis pas d’accord pour que des gens gagnent des salaires de fous, ça ne sert à rien. Je préfère qu’ils aient des salaires raisonnables et qu’ils soient plus intéressés aux résultats à long terme de l’entreprise », a réitéré mardi le milliardaire franco-israélien.

Il explique être parvenu à convaincre les managers de ses deux prises américaines – Cablevision et Suddenlink – de réduire leurs salaires tout en augmentant en parallèle leur intéressement sur le long terme.

SFR jugé en « sureffectif ». Et cela « fait mal au cœur » de Patrick Drahi

Stratégie : Patrick Drahi aimerait mieux ne pas avoir à attendre encore un an pour réduire le nombre de salariés de SFR. Car aucun doute pour le dirigeant, SFR est en sureffectif. Mais d’après les syndicats, Drahi ne tient déjà plus sa promesse de préserver les emplois.

« Un client SFR qui me quitte, ça me fait mal au cœur et aussi au portefeuille » déclarait, sans ambages, Patrick Drahi lors d’une audition au Sénat au début du mois. Pas sûr que le départ d’un salarié lui inflige une égale peine de cœur.

Le propriétaire de SFR/Numericable n’y est pas allé par quatre chemins en évoquant sa position à l’égard de l’opérateur au carré rouge. Avec ses 14.500 salariés, SFR est en « sureffectif » selon lui. Mais voilà, un plan de suppression d’emplois n’est pas envisageable. Du moins pour le moment.

Les salariés sauraient déjà ce qui les attend, alors bon…

Pour obtenir l’aval des autorités, lors du rachat de SFR, l’homme d’affaires s’est engagé à préserver les emplois dans l’entreprise pendant une durée de trois ans. Cette protection reste valable encore une année. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce délai est vécu comme un handicap par Patrick Drahi.

« Aujourd’hui, on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne : on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectifs » a déclaré le dirigeant depuis les Etats-Unis, rapporte l’AFP.

Cette déclaration ressemble assez fortement à une promesse future de licenciements au sein de l’opérateur français. D’autant que selon Patrick Drahi, tous ses concurrents « ont licencié à tour de bras », ce en raison d’une très forte concurrence « à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. »

Les joies des ruptures conventionnelles

Que propose donc l’actionnaire de SFR ? C’est assez limpide : anticiper et ne pas attendre que les 3 années d’engagement soient écoulées. « Les gens seraient plutôt d’accord pour organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser » assure-t-il.

Toutefois, à en croire les syndicats, Patrick Drahi n’a visiblement pas attendu cette échéance pour « organiser les choses ». En 18 mois, environ 1200 salariés ont quitté le groupe à coup de « départs individuels » dénonce la CFDT.

La CGT fait état quant à elle de pressions sur la mobilité des personnels en interne avec pour conséquence des départs plus ou moins contraints sous forme de ruptures conventionnelles. Enfin, la CFDT estime que la direction prépare un plan social dans la distribution de SFR.

Patrick Drahi : SFR est en sureffectif…et ça l’énerve

 Christian D.  | Source : Le Figaro
Patrick Drahi 2

En faisant fusionner Numericable et SFR, Patrick Drahi s’était engagé à maintenir l’emploi durant les trois premières années. Une disposition qui le dérange, estimant que SFR est en sureffectif.

SFR-logoPour obtenir l’aval des autorités de régulation dans le cadre du rachat de SFR par Numericable, et alors que Bouygues Telecom était également intéressé par l’acquisition du deuxième opérateur mobile français, Patrick Drahi s’est engagé à maintenir l’emploi durant trois ans après la fusion, soit jusqu’à mi-2017.

C’était une grosse concession pour celui qui n’a pas l’habitude de faire dans la dentelle (les fournisseurs de l’opérateur en savent quelque chose, une partie des clients de l’opérateur aussi, au vu de la multiplication des litiges) mais elle était nécessaire pour barrer la route à Martin Bouygues.

Deux ans après, la mesure de préservation de l’emploi est donc toujours d’actualité mais elle agace celui qui vient de céder (fictivement) les rênes d’Altice, actionnaire principal de Numericable-SFR, à son numéro deux, Dexter Goei.

Considérant – assez logiquement après une fusion suivie d’une restructuration nécessaire des activités – que SFR est en sureffectif, Patrick Drahi a estimé que cette clause de maintien de l’emploi était inopportune : « cette garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions« , a-t-il indiqué devant la presse outre-Atlantique, au moment où il finalise ses acquisitions aux Etats-Unis.

« On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ca n’a ni queue ni tête‘, a-t-il expliqué.

Il sous-entend ainsi qu’il vaudrait mieux organiser un plan social dès maintenant afin que tout le monde sache à quoi s’attendre et ait une vision claire de son avenir, plutôt que de laisser traîner artificiellement la situation encore un an.

Le choc risque d’être rude pour les salariés du groupe une fois ce garde-fou de l’emploi levé alors que les syndicats dénoncent déjà des méthodes de management trop agressives et un malaise social au sein de l’entreprise.

Mais c’est le prix à payer pour tenter de réduire rapidement l’énorme poids de la dette générée par l’acquisition de SFR et amener les investisseurs à continuer de fournir de l’argent frais pour de nouveaux rachats.

Complément d’information

Patrick Drahi : les employés de SFR « savent qu’on est en sureffectif »

Heureusement, tout va bien se passer…

À l’occasion de son passage à New York pour boucler le rachat de Cablevision, Patrick Drahi a été interpellé par une poignée de journalistes sur la question des garanties à l’emploi. Son point de vue ? Celles-ci sont contre-productives, car elles créent des tensions. Dans le cas de SFR, les employés seraient même parfaitement conscients d’être « en sureffectif« . Et d’après l’homme, il va falloir « payer« …

SFR logo 2014%20300

Pour parvenir à avaler SFR, Patrick Drahi a promis, en mars 2014, de ne pas toucher aux effectifs de son nouveau groupe pendant 36 mois. Qu’a-t-il l’intention de faire une fois ce délai écoulé ? Seul lui le sait avec certitude. Mais ses propos ne sont guère encourageants. À New York, l’actionnaire majoritaire d’Altice a en effet donné le son de cloche suivant : « On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui, on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty, quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne, on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif« .

Toujours au sujet du dispositif interdisant les licenciements collectifs durant trois ans, l’homme a par la suite ajouté que « la garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions« . D’après lui, « on est quand même dans une situation en France où tous [ses] concurrents ont licencié à tour de bras [tandis qu’Altice] a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements« . Cela n’aurait tout simplement « ni queue ni tête […], parce qu’en fait, les gens seraient plutôt d’accord [pour] organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser« . Rappelons que seul Bouygues Telecom, ces dernières années, a effectivement tranché dans ses effectifs.

Concernant la position des syndicats, enfin, le magnat du câble a fait savoir qu’il n’était absolument pas inquiet et que ses relations avec ces derniers étaient « au beau fixe » sur l’ensemble du groupe. D’après lui, « les gens ont horreur des chefs d’entreprise qui font de la politique, qui ne disent pas ce qu’ils vont faire, qui font semblant« . Mais « quand on parle à quelqu’un, si on lui dit les choses dès le début, ça se passe très bien« . Et l’emploi du terme « sureffectif » devrait être assez clair quant à la suite des événements. Les syndicats ont donc été prévenus. Reste à voir si tout se passera « très bien« .

Signalons, au passage, qu’Altice a profité de la validation du rachat de Cablevision pour modifier une nouvelle fois sa structure. Dexter Goei, qui occupait jusqu’ici le siège de CEO d’Altice, a ainsi laissé son poste à Michel Combes (ex-Alcatel-Lucent) et pris les rênes d’Altice USA. Il a également été nommé, en parallèle, président d’Altice en lieu et place de Patrick Drahi. Quant à ce dernier, il préside désormais le tout nouveau conseil consultatif d’Altice. Un poste plus en retrait sur le papier… mais qui ne l’empêchera pas de « continuer de fixer le calendrier stratégique, opérationnel et technologique du groupe« .

Quand Patrick Drahi compare ses salariés à des lave-linge pour annoncer des licenciements

SFR a été rachetée par Numericable pour 13 milliards d’euros en 2014.

Les salariés de l’opérateur SFR devraient déjà penser à ce qu’ils feront en 2018 car ils risquent fort d’avoir une très mauvaise surprise en 2017 : ils seront licenciés ! Pas tous, bien évidemment, mais probablement une bonne partie d’entre eux. L’information vient de source sûre : c’est Patrick Drahi, leur boss, qui l’a dit le 21 juin 2016 lors d’une conférence à New-York. Et pour ce faire il a utilisé une comparaison un peu étrange…

La fin des trois ans de sursis pour les salariés de SFR

En 2014, lors d’une énorme opération, le câblo-opérateur Numericable propriété de la holding luxembourgeoise de Patrick Drahi Altice, rachetait l’opérateur au carré rouge SFR alors propriété de Vivendi. L’Autorité de la Concurrence avait obligé Altice à céder certaines filiales mais, surtout, à garantir l’emploi pendant trois ans. Cette période est bientôt terminée.

Lors d’une conférence donnée à New-York le 21 juin 2016, Patrick Drahi a énoncé la situation : SFR est en « sureffectif ». Et que se passe-t-il lorsqu’on est en sureffectif ? C’est simple : on licencie ! Patrick Drahi a donc clairement annoncé que 2017 va être une année noire pour les salariés de SFR-Numericable qui va se traduire par une série de licenciements.

Quand Patrick Drahi compare les salariés à des… lave-linge ?

Personne, chez SFR, ne se faisait d’illusions : le groupe est en crise et n’arrive pas à faire face à la perte d’abonnés qui continue depuis des mois et des mois. Jusqu’à présent, pour rester la tête hors de l’eau, le groupe a utilisé la technique de l’augmentation du prix des abonnements… mais ça a fait fuir encore plus les clients. En 2017, avec la fin de la garantie sur l’emploi, c’est une nouvelle stratégie qui va être mise en place. Une stratégie attendue : les licenciements ne sont donc pas une surprise.

Par contre, ce qui peut étonner, c’est le discours de Patrick Drahi : « On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui [le 21 juin 2016, ndlr], on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif. »

L’ancien patron d’Altice (il a quitté son poste mais en reste actionnaire principal et stratégique) a comparé ses salariés à… des lave-linge. La « garantie sur l’emploi » est donc équivalente à une garantie sur le fonctionnement d’un appareil électroménager… et le salarié à un électroménager ?

La garantie sur l’emploi jugée « inopportune »

Cette question de la garantie sur l’emploi, il ne l’a pas digérée : elle a « a rendu les choses compliquées et créé des tensions » a-t-il déclaré à New-York le 21 juin 2016. Selon lui, elle est tout simplement « inopportune », surtout vu ce qu’on fait les autres opérateurs.

« On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ça n’a ni queue ni tête. »

SFR est en « sureffectif », selon Patrick Drahi

En reprenant l’opérateur télécoms en 2014, le patron d’Altice s’était engagé à ne pas supprimer d’emplois durant trois ans. Un accord qui, selon lui, n’est plus tenable.

Patrick Drahi en juin 2015 à Paris. Le patron d’Altice, maison-mère de SFR, juge que l’opérateur est en « sureffectif ». 

Patrick Drahi en juin 2015 à Paris. Le patron d’Altice, maison-mère de SFR, juge que l’opérateur est en « sureffectif ».  / THOMAS SAMSON/AFP

Les questions d’emplois chez SFR pourraient être un des feuilletons industriels de ces prochains mois. Patrick Drahi, le PDG d’Altice, qui a racheté l’opérateur téléphonique à Vivendi en juin 2014 pour le fusionner avec sa filiale Numericable, a remis le sujet sur le devant de la scène en expliquant mardi 21 juillet que le groupe était en « sureffectif ».

Un dossier sensible. En reprenant SFR, le nouvel homme fort des télécoms avait en effet accepté l’engagement, imposé par le ministre de l’économie de l’époque Arnaud Montebourg, de ne pas supprimer d’emplois durant trois ans.

« C’est un peu comme chez Darty »

« On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie », a affirmé, lundi, Patrick Drahi, sans langue de bois.

Une déclaration faite depuis New York où l’homme d’affaires finalise le rachat du câblo-opérateur américain Cablevision, pour l’équivalent de 15,7 milliards d’euros.

> Lire aussi : SFR veut créer un géant des médias et des télécoms

Mais cet accord est jugé de moins en moins tenable par Altice, compte tenu de l’état actuel du marché, où la concurrence est toujours aussi vive entre les opérateurs, qui ne gagnent désormais de nouveaux abonnés qu’à coup de promotions. L’an dernier, SFR a perdu quasiment un million de clients dans le mobile, pour passer sous la barre des quinze millions.

Un déséquilibre avec la concurrence

« On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous, on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ça n’a ni queue ni tête », explique le patron d’Altice.

Selon lui, cette situation est source de tensions au sein du groupe. « Les gens seraient plutôt d’accord pour organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser », juge-t-il, considérant désormais « cette garantie sur l’emploi » comme « inopportune ».

> Lire aussi : La guerre des prix s’annonce chez les opérateurs de téléphonie

« Bouygues Telecom a eu le droit de faire un plan social et compte tenu de sa pyramide des âges, Orange réduit ses effectifs en ne remplaçant pas tous les départs à la retraite. Chez SFR, quand un salarié veut quitter l’entreprise, il doit démissionner et la direction ne peut pas négocier un départ sous peine de se retrouver avec l’inspection du travail sur le dos », décrypte à Paris un cadre du groupe.

« Un engagement ouvertement piétiné »

Une position qui n’est évidemment pas partagée par les syndicats. « L’engagement de maintien de l’emploi est ouvertement piétiné. En dix-huit mois, environ 1 200 salariés ont quitté le groupe à coups de départs individuels », dénonce-t-on à la CFDT. De son côté, la CGT affirme que 3 000 emplois dans les centres d’appels sous-traités par SFR seraient menacés.

Le sujet est suivi de près au ministère de l’économie, qui a été alerté à de nombreuses reprises par les syndicats de SFR.

Au printemps 2015, le médiateur interentreprises avait déjà contraint l’entreprise à reprendre le dialogue avec ses sous-traitants informatiques, qui dénonçaient des révisions de contrats à répétition et une multiplication des impayés.

SFR est « en sureffectif », selon Patrick Drahi, son propriétaire

Patrick Drahi, propriétaire de l'opérateur télécoms SFR, auditionné par le Sénat à Paris - Geoffroy Van der Hasselt - AFP/Archives
Patrick Drahi, propriétaire de l’opérateur télécoms SFR, auditionné par le Sénat à Paris Geoffroy Van der Hasselt  /  AFP/Archives

L’opérateur télécoms SFR, qui avait promis zéro licenciement dans les trois ans suivant son rachat par Numericable, est en sureffectif, a indiqué mardi soir à New York son propriétaire Patrick Drahi.

« On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif », a déclaré à des journalistes à New York, le magnat français des télécoms et des médias.

Cette « garantie sur l’emploi a rendu les choses compliquées et créé des tensions », a ajouté M. Drahi qui la juge « inopportune ».

« On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ca n’a ni queue ni tête. Forcément ça crée des tensions parce qu’en fait les gens seraient plutôt d’accord (pour) organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser ».

Venu boucler la finalisation du rachat à 17,7 milliards de dollars du câblo-opérateur américain Cablevision systems qui propulse Altice au quatrième rang du secteur aux Etats-Unis, Patrick Drahi, qui traîne une réputation de « cost killer », n’a pas dit si SFR supprimerait des emplois à l’expiration dans un an des engagements pris auprès des autorités françaises.

Les nombreuses mesures d’économies engagées par M. Drahi depuis sa prise de contrôle de SFR en 2014 pour 13 milliards d’euros ont été dénoncées par les syndicats qui affirment qu’elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance aussi bien au sein de l’entreprise que chez les fournisseurs.

Interrogé sur ces critiques, ses méthodes jugées musclées et son « management hélicoptère », l’homme d’affaires a estimé que ses relations avec les syndicats à travers le monde et en France étaient « au beau fixe ».

« Les gens ont horreur des chefs d’entreprise qui font de la politique, qui ne disent pas ce qu’ils vont faire, qui font semblant. Quand on parle à quelqu’un, si on lui dit les choses dès le début ça se passe très bien », a-t-il affirmé.

Aux Etats-Unis, une de ses sorties en septembre 2015 contre les gros salaires des cadres dirigeants était en revanche très mal passée.

« Je ne suis pas d’accord pour que des gens gagnent des salaires de fous, ça ne sert à rien. Je préfère qu’ils aient des salaires raisonnables et qu’ils soient plus intéressés aux résultats à long terme de l’entreprise », a réitéré mardi le milliardaire franco-israélien.

Il explique être parvenu à convaincre les managers de ses deux prises américaines – Cablevision et Suddenlink – de réduire leurs salaires tout en augmentant en parallèle leur intéressement sur le long terme.

Patrick Drahi juge SFR en sureffectif

Mardi soir à New-York, Patrick Drahi le propriétaire de SFR a affirmé que l’entreprise était en sureffectif. Une annonce qui survient alors que la garantie de l’emploi sur trois ans expire en 2017.


En 2014, Patrick Drahi le président fondateur d’Altice et propriétaire de Numericable rachetait SFR. En amont de cette acquisition, avait été donnée une garantie sur l’emploi qui arrive à son terme en 2017. Et Monsieur Drahi ne l’a pas oublié. Il s’est maladroitement exprimé: « Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans la machine à laver tombe en panne on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif ».

Un contexte qui selon Patrick Drahi complique la vie de SFR et lui empêche d’être réellement compétitif: «On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous, on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ça n’a ni queue ni tête. Forcément, ça crée des tensions parce qu’en fait, les gens seraient plutôt d’accord pour organiser quelque chose maintenant plutôt que d’attendre encore un an sans savoir comment les choses vont s’organiser.»

Des milliers d’emplois concernés

Selon la CGT, 3000 emplois en France seraient sur la sellette. Les licenciements concerneraient principalement les centres d’appels et prestataires de services puisque apparemment, le volume des appels a accusé une baisse de 30% entre 2014 et 2015 au profit d’internet.

Les syndicats dénoncent une réduction des coûts qui dégraderait l’ambiance de travail chez SFR et chez les fournisseurs. La CGT et la CFDT affirment que certains salariés mis sous pression acceptent des ruptures conventionnelles.  1200 employés auraient déjà quitté le groupe en « départs individuels ». De son côté, Patrick Drahi n’a pour l’heure pas annoncé de plan de licenciement et soutient que ses relations avec les syndicats sont «au beau fixe ».

SFR dans le creux de la vague

Si ce n’est pas la joie du côté des centres d’appels et des prestataires de services, c’est toute l’entreprise qui traverse une période difficile. Pour remonter la pente et compenser la perte d’abonnés, l’opérateur table depuis quelques temps sur la convergence des contenus et propose des offres médias, TV, télécoms etc. SFR c’est scindé en trois entités SFR Télécoms, SFR Médias et SFR Publicité.

Pour ce qui est de l’offre internet, l’opérateur continue de développer la fibre et la 4G. En mai 2016, 128 000 nouveaux logements et locaux professionnels ont été rendus éligibles dans 44 communes. « Numéro 1 de la fibre (FTTH/FTTB) en France avec plus de 8,1 millions de prises éligibles, SFR, grâce à ses investissements massifs, entend rester en tête des déploiements avec pour objectif d’atteindre 12 millions de prises éligibles à la fibre en 2017, 18 millions en 2020 et 22 millions en 2022. », affirme l’entreprise.

La densification concerne également la 4G et 4G+, puisque pas moins de 422 communes en mai ont profité de l’extension de réseau. L’opérateur a même installé l’Ultra Haut Débit mobile à Brest ainsi que dans les 10 stades de l’Euro 2016.

Téléphonie. SFR a trop de salariés selon Patrick Drahi, son patron

Le nouveau patron de SFR, deuxième réseau Télécom de France, a annoncé à des journalistes américains, mardi 21 juin 2016, que le groupe était en sureffectif. Explications.

Illustration de l'article : SFR est "en sureffectif", selon Patrick Drahi, son propriétaire
Patrick Drahi, propriétaire de l’opérateur télécoms SFR, auditionné par le Sénat le 8 juin 2016 à Paris ( ©AFP/Archives/Geoffroy Van der Hasselt)

L’opérateur télécoms SFR, qui avait promis zéro licenciement dans les trois ans suivant son rachat par Numericable, est « en sureffectif », a indiqué mardi 21 juin 2016 à New-York (États-Unis), son propriétaire, Patrick Drahi. Des licenciements pourraient-ils être programmés ? Le patron du groupe ne confirme pas, mais ne cache pas vraiment ses intentions pour la suite. Il a d’ailleurs comparé la garantie sur l’emploi à une machine à laver. Les syndicats craignent le pire.

> Lire aussi : Privée d’internet, une retraitée manifeste devant SFR, au Havre

« Cette garantie d’emploi crée des tensions considérables »

On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous, au moment du rachat, nous avons signé une garantie sur l’emploi d’une durée de trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ça n’a ni queue ni tête. Cette garantie crée des tensions considérables », a déploré le patron de SFR lors d’une interview à New-York, 15 jours après avoir été auditionné par le Sénat, en France.

Et de surenchérir :

Aujourd’hui, on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty, quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne, on fait comment ? On paie.

Lettre ouverte d’un syndicat au gouvernement

Venu boucler la finalisation du rachat à 17,7 milliards de dollars du câblo-opérateur américain, Cablevision systems, Patrick Drahi, qui traîne une réputation de « cost killer » (Ndlr : chasseur de gaspillage), n’a pas dit si SFR supprimerait des emplois à l’expiration dans un an, des engagements pris auprès des autorités françaises. Mais les nombreuses mesures d’économies engagées par Patrick Drahi depuis sa prise de contrôle de SFR, deuxième réseau télécoms français, en 2014, pour 13 milliards d’euros, ont été dénoncées par les syndicats qui affirment qu’elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance aussi bien au sein de l’entreprise que chez les fournisseurs. Interrogé sur ces critiques, ses méthodes jugées musclées, notamment en matière de management, l’homme d’affaires a estimé que ses relations avec les syndicats à travers le monde et en France étaient « au beau fixe ». En décembre 2015, pourtant, la CFE-CGC Numéricable avait adressé une lettre ouverte au gouvernement pour l’alerter sur un niveau de tension sociale « préoccupant » au sein du groupe, suite à l’important plan de réduction des coûts engagé par Patrick Drahi.

Redoutant un scénario à la France Telecom, nos représentants en appellent à une médiation gouvernementale », demandait le syndicat.

SFR est « en surreffectif », selon Patrick Drahi

SFR est "en surreffectif", selon Patrick Drahi
La déclaration a fait grand bruit. Patrick Drahi, l’actionnaire principal (et ancien PDG*) d’Altice, la maison mère de SFR, a affirmé au cours d’un déplacement aux Etats-Unis que l’opérateur téléphonique était « en sureffectif ».

Si lors du rachat de SFR, en 2014, l’homme d’affaires s’était engagé à ne pas licencier, cette garantie sur l’emploi était limitée dans le temps. « On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans, donc il reste encore un an. Aujourd’hui, on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne : on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif », a-t-il déclaré depuis New-York.

Par ailleurs, le milliardaire estime que cette garantie « a rendu les choses compliquées et créé des tensions« . « On est quand même dans une situation en France où tous nos concurrents ont licencié à tour de bras et nous, on a pris une garantie sur trois ans à un moment où on vend à 1 euro par mois des abonnements. Ça n’a ni queue ni tête », a-t-il affirmé.

Alors que les mesures d’économies engagées par Patrick Drahi depuis sa prise de contrôle de l’opérateur ont été décriées par les syndicats, selon lesquels elles ont entraîné une dégradation de l’ambiance, l’actionnaire a de plus rétorqué que ses relations avec les syndicats étaient « au beau fixe ».


Lundi, Altice a annoncé que Patrick Drahi cédait sa place de président du groupe à Dexter Goei. L’homme d’affaires reste tout de même actionnaire principal de la société.

==============

commentaires

  1. robert delarue                         Toutes les boutiques numéricable ont déjà été fermées, chacun sait que lors des regroupements, les salariés servent de variable                          d ‘ajustement. SFR Numéricable étant une entreprise privée, l ‘état ne peut pas intervenir…..
  • Maverick31             Et lui, il est sur-salaire et de loin. Qu’il fasse quelques économies sur ses salaires tellement élevés qu’il est obligé d’en dissimuler une grosse part dans les paradis fiscaux et peut-être qu’il arrivera à redresser SFR qu’après tout il a racheter en s’engageant à y préserver l’emploi. Ces hommes d’affaires n’ont aucune parole et ne respecte même pas leurs signatures.
  • Flamandlevieux     Par mesure d’économie et pour le bien de tous, Mr Drahi va lui aussi baisser son salaire ….☺
gloumouf                                         Citation :
« On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui, on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an. C’est un peu comme chez Darty, quand vous avez une garantie de trois ans. Au bout de trois ans, la machine à laver tombe en panne, on fait comment ? On paie. Ils savent qu’on est en sureffectif »
Il est gerbant ce type…. -_-
inextenza                                        Donc, ses employés ne sont que des marchandises. De mieux en mieux.
Franchement, en France, entre lui et Bolloré, on a de drôles d’investisseurs…
LJP                                                       Citation :
Signalons, au passage, qu’Altice a profité de la validation du rachat de Cablevision pour modifier une nouvelle fois sa structure. Dexter Goei, qui occupait jusqu’ici le siège de CEO d’Altice, a ainsi laissé son poste à Michel Combes (ex-Alcatel-Lucent) et pris les rênes d’Altice USA.
Et en plus il recrute des anciens d’Alcatel-Lucent. Quand on voit ce qu’ils ont fait de cet ancien fleuron français, on ne peut qu’être rassuré de leur (in)compétence…
babard27                                              Il est pas en prison lui? Son compte au panama est tjrs aussi bien alimenté?
Il a apporté quoi à l’entreprise mise à part une qualité du réseau qui se dégrade, l’augmentation de la pression sur les employés, et des licenciements en vue?
Quelqu’un a obligé SFR à vendre des forfaits à 1€?

  bugmenot

« SFR est en sureffectif »

=>Oui ils ont trop de créanciers
  Safirion              J’aurais dit trop de crétins aux sav perso
cycnus  

D’un autre coté c’est con de demander à conserver l’emploi 3 ans. Il suffit de vérifier que le plan social se tienne. Chaque fois que l’on veut conserver l’emploi, au lieu de le conserver, on le détruit. C’est pour cela que la France est parmi les champions européens du chômage. On est le seul pays où l’on pense que la glandouille crée des emplois. Comme les cons qui pensent qu’ils peuvent jeter leurs papiers par terre car ça crée un emploi dans la salubrité publique.
   coc4tm                  On est mercredi , pas vendredi
babar run                                              encore des actionnaires français qui ont largué le fion au plus offrant (comme Lafarge, Alcatel, Alstom, SFR…ETC……)
MAINTENANT GOUTE…!!!!!!
2.zoreil de Sin Dni                              Personnellement, Le service à la Réunion est une catastrophe, le standard est complètement surbooké, le pire c’est qu’il est à Maurice… Bref je pense qu’il est en grand tant pour nous tous d’aller voir ailleurs.
Merci M le PDG grâce à votre intervention je suis plus motivé que jamais à changer d’opérateur !
3.Goujat                                                 La très grande classe ce type : il compare des salariés à des machines à laver. C’est dire la considération que ce type porte aux êtres humains, qu’ils soient ses propres salariés ou pas.
Autant dire qu’on devine aussi ce qu’il pense des clients de sa marque.
4. jean claude payet                             sfr à la réunion!  du foutage de gueule
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :