Ce caca géant est recherché

Laisser un commentaire


IMG_1446

Euro 2016: la France moquée par ses voisins européens

BFMTV, / David Namias 
© Fournis par BFMNews

A la veille du coup d’envoi de l’Euro de football, les tensions sociales persistent. Pour nos voisins européens, les clichés de Français frondeurs et indisciplinés, d’une société bloquée par ses syndicats en sortent confortés.

La trêve des footballeurs n’aura pas lieu. A J-1 du coup d’envoi de l’Euro 2016, la tension sociale ne retombe pas en France. Les appels à cesser les grèves de François Hollande et Manuel Valls n’ont pas pu stopper la machine a contestation. « C’est un sujet sur lequel nous n’avons aucune prise, mais qui nous inquiète », a admis Jacques Lambert, patron de l’organisation de l’Euro 2016, mercredi. Chez nos voisins, la carte postale parisienne est écornée.

Dans certains arrondissements de Paris, les poubelles ne sont plus ramassées depuis plusieurs jours. A Marseille, autre ville-hôte de l’Euro, l’incinérateur de Fos-sur-Mer qui traite les ordures ménagères est aussi bloqué. Quant à la grève des pilotes qui menace à Air France, du 11 au 14 juin, les échanges avec la direction n’ont pas permis pour l’instant de la désamorcer. Avec la menace toujours pesante d’attentats terroristes, l’Euro français part sous de mauvais augures, et fait figure de test pour notre pays. Qu’en pensent nos voisins étrangers?

> Les Allemands inquiets

« La France est devenue un danger pour l’Europe ». Le quotidien conservateur Die Welt pose un diagnostic plutôt sévère. « Pas d’électricité? Pas de gazole? Mon Dieu! », s’alarme en français dans le texte le journal. Le tabloïd Bild Zeitung pose la question: « Vont-ils (les Français, ndlr) bousiller l’Euro? »

Quant aux supporters, Le Parisien relate les dilemmes notamment de transports auxquels ils vont être confrontés. Faut-il risquer une grève des trains ou plutôt une pénurie d’essence. Certains ont décidé de louer un minibus plutôt que de s’en remettre aux transports en commun.

Lors des débats télévisés, notamment sur ARD, la première chaîne publique, les questions sécuritaires sont aussi évoquées, non en appréhension. Même les joueurs s’y mettent. Le défenseur de la Mannschaft Jérôme Boateng informe qu’il ne prendra pas le risque d’envoyer sa famille ne France pendant la compétition, rapporte entre autres L’Equipe.

> Les Britanniques circonspects

Avec le Brexit, les Britanniques ont d’autres débats à nourrir. Mais le ton moqueur de nos flegmatiques voisins ne faillit pas. Sur les grèves du ramassage des poubelles, la BBC s’amuse de ce que les « Grèves françaises étalent leurs collections de poubelles avant l’Euro 2016 ». Après avoir évoqué les grèves de tous les côtés, l’application gouvernementale censée prévenir le public en cas d’attentat et les inondations, l’article ironise sur de « bonnes nouvelles », à savoir la réouverture du Musée d’Orsay et du Louvre.

Le Daily Mail demande pour sa part à ses lecteurs s’ils sont prêts pour l’Euro? Mais loin des considérations sportives, l’épreuve consistera à affronter « des piles d »ordures et le chaos des transports ». A grands renforts de photos de CRS et d’amoncellement de poubelles, le journal fait la chronique d’une pagaille annoncée.

> Les Espagnols dubitatifs

« La France est-elle préparée à célébrer l’Euro? ». La version hispanique d’Euronews doute de la préparation française de l’événement. Le média rappelle, comme d’autres, les inquiétudes de Jacques Lambert quant aux perturbations pour lesquelles les organisateurs n’ont aucun contrôle.

> Les Ukrainiens en colère

Du côté de l’Ukraine, la grogne monte. Le problème n’est pas de savoir si les rues vont être parfumées aux ordures, mais de savoir si les supporters de ce pays vont pouvoir se rendre en France. Comme le rappelle Courrier International, la France est accusée de bloquer plusieurs centaines de fans ukrainiens en leur refusant un visa. Le scandale est venu de Volodia Bovbentchik, l’enfant « mascotte » de l’équipe nationale qui selon l’hebdomadaire Lviv Postoup, « s’est vu refuser son visa par les services consulaires français ». Au motif, répond l’ambassade de France à Ukranews.com que: « Les informations communiquées pour justifier l’objet et les conditions du séjour envisagé ne sont pas fiables”.

Le quotidien Oukraïnska Pravda, dans sa revue européenne en ligne Evropeïska Pravda, accuse les autorités françaises d’avoir « créer des problèmes artificiellement » et « arbitrairement privé de vacances des centaines d’Urkainiens ». Et la revue de souligner, selon elle, une « différence de traitement » avec les Russes, qui peuvent beaucoup plus facilement se rendre en France.

Loi Travail. A la veille de l’Euro 2016, la tension sociale persiste

  • A J-1 du coup d'envoi de l'Euro de football, la tension sociale ne retombe pas, mêlant opposition à la loi Travail et revendications particulières.
    A J-1 du coup d’envoi de l’Euro de football, la tension sociale ne retombe pas, mêlant opposition à la loi Travail et revendications particulières. | Reuters

A J-1 du coup d’envoi de l’Euro de football, la tension sociale ne retombe pas, mêlant opposition à la loi Travail et revendications particulières.

À la veille de l’événement, la grève perdure ce jeudi à la SNCF, menace toujours à Air France et les poubelles débordent dans certains quartiers de Paris.

Tôt jeudi matin, plusieurs centaines de manifestants, militants CGT principalement, ont perturbé l’accès au marché international de Rungis (Val-de-Marne), bloquant temporairement l’entrée principale du site.

Neuvième jour de grève à la SNCF A la SNCF, devenu le principal champ de bataille contre le projet de loi Travail, la grève a été reconduite par les assemblées générales de cheminots en Ile-de-France et dans la plupart des régions, pour la neuvième journée consécutive.

Les aides annoncées mercredi par le Premier ministre Manuel Valls en faveur du secteur ferroviaire vont-elles faire plier les grévistes ? En attendant le trafic va rester perturbé avec un train sur deux sur les lignes Transilien, RER et Intercités et 6 TER sur 10. En revanche 80 % des TGV devraient rouler.

À Saint-Nazaire, des manifestants bloquent les voies ferrées depuis 5 h 45 ce jeudi matin, empêchant tout départ et toute arrivée de train.

Depuis le 1er juin, la grève lancée par la CGT-cheminots, SUD-rail et FO (non représentatif), très suivie par les personnels roulants, est reconduite de jour en jour, malgré les appels de l’exécutif et un accord, approuvé par la CFDT et l’Unsa, consacrant le maintien du régime de travail actuel à la SNCF.

Situation critique dans certains arrondissements La CGT-cheminots, premier syndicat de l’entreprise, qui a noté des « améliorations arrachées », a décidé de consulter ses adhérents sur le projet d’accord. Pour la suite du mouvement, elle s’en remet aux assemblées générales locales.

SUD-rail (troisième) et FO ont appelé à la poursuite du mouvement.

Autre front de la grogne sociale, qui risque d’écorner l’image du pays hôte de l’Euro 2016, le secteur des déchets.

À l’appel de la CGT, deux des principaux sites de traitement de la région parisienne étaient encore bloqués mercredi, comme l’incinérateur de Fos-sur-Mer, qui traite les ordures ménagères de Marseille, et deux autres en Ariège. La situation devient critique dans certains arrondissements de Paris.

Approvisionnement perturbé depuis 16 jours En revanche à Saint-Etienne, où la collecte et le traitement des ordures ont été à l’arrêt pendant plusieurs jours, le travail reprend et la fan zone pourra ouvrir vendredi comme prévu.

Côté carburants, le mouvement se poursuit dans trois des cinq raffineries françaises du groupe Total, mais toutes les stations-service du réseau sont réapprovisionnées. Au Havre, la grève du personnel des terminaux pétroliers, qui perturbe depuis 16 jours l’approvisionnement des raffineries et des aéroports parisiens, continue aussi.

Dans le ciel, pas d’éclaircie en vue : les syndicats de pilotes d’Air France sont « pessimistes » sur l’issue des négociations avec la direction concernant leur menace de grève du 11 au 14 juin.

Des manifestations à Paris, Rennes, Nantes Ce conflit, lié à des revendications internes, n’est pas sans rappeler 1998 : à l’approche de la Coupe du monde de foot, une grève des pilotes avait paralysé la compagnie aérienne pendant dix jours. Un accord y avait mis fin in extremis, le jour même de l’ouverture du Mondial.

De nouvelles manifestations sont encore programmées à travers le pays, notamment Rennes, Nantes (officiellement interdite), et Paris, contre la loi Travail. Les retraités sont aussi appelés à battre le pavé partout en France, par une dizaine de syndicats, contre la « dégradation » de leur situation. Dans la capitale, ils seront rejoints par les manifestants anti-loi Travail qui défileront à l’appel de la CGT et de SUD Rail.

En réponse à la contestation, Manuel Valls a récusé mercredi soir « tous ces procès en trahison de la gauche » et mis en garde les mécontents contre une droite qui veut « déréguler ».

« On a du mal à trouver des bus » Les opposants ne veulent pourtant pas lâcher. L’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, Fidl et UNL) garde en ligne de mire la manifestation nationale à Paris le 14 juin et prévoit aussi des actions le 23, jour du vote au Sénat et le 28, jour de remise des résultats de la votation citoyenne.

Le 14 juin, « on table sur un mouvement important. On a déjà du mal à trouver des bus », a affirmé Eric Beynel, porte-parole de Solidaires.

Les pilotes d’Air France appellent à la grève pendant l’Euro de football

LE MONDE ECONOMIE | Guy Dutheil

Air France planes are parked on the tarmac of Charles de Gaulle airport on September 24, 2014 in Roissy during an Air France pilots strike. AFP PHOTO / STEPHANE DE SAKUTIN

Au grand dam de la direction de la compagnie aérienne, Air France se prépare à affronter un nouveau conflit avec ses navigants. Les trois syndicats de pilotes, le Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL), le Syndicat des pilotes d’Air France (SPAF) et Alter, ont appelé, jeudi 2 juin, leurs adhérents à quatre jours de grève, du 11 au 14 juin. Juste après le coup d’envoi de l’Euro 2016, le 10 juin.

Cette fois, ce ne sont pas les salaires mais « le maintien de l’activité pilotes » qui motive les trois syndicats.

« Cela fait dix-huit mois que nous sommes en désaccord avec la direction qui a choisi de faire porter la croissance du groupe chez KLM en Hollande plutôt qu’en France », se désespère Philippe Evain, président du SNPL, syndicat très majoritaire chez les pilotes.Même s’ils s’en défendent, les pilotes semblent vouloir profiter de la faiblesse grandissante de l’exécutif. « Il n’est pas possible de nous taxer de profiter de la situation », se défend le SNPL. Ils appellent donc les autorités à la rescousse, car « aucune décision d’importance n’est prise à Air France sans l’accord du gouvernement ». Pour les pilotes, ce sont les « arbitrages du gouvernement » qui ont permis à la compagnie de privilégier KLM et la Hollande au détriment d’Air France.

Loi Travail: le marché de Rungis bloqué ce jeudi matin par des manifestants

Opposés à la loi Travail portée par Myriam El Khomri, des manifestants ont perturbé ce jeudi l’accès au marché international de Rungis en région parisienne, de trois heures du matin jusqu’à six heures. Selon la CGT, « près de 1.000 personnes » s’étaient donné rendez-vous sur place.
Des centaines de manifestants, opposé à la loi Travail, ont bloqué l’accès au marché de Rungis ce jeudi matin.

©Eric Piermont/AFP
A +A

Plusieurs centaines de manifestants opposés à la loi Travail, militants CGT principalement, ont perturbé ce jeudi 9 au matin pendant quelques heures l’accès au marché international de Rungis, en région parisienne, a constaté un journaliste de l’AFP. « On est venus ici pour montrer que la CGT est partout et qu’elle sera aussi intransigeante sur ce dossier que le gouvernement. C’est bientôt les vacances, ils se disent qu’on va lâcher, mais on est prêt à repartir en septembre », a averti Nicolas Buatois, de la CGT Aéroports de Paris.

« Près de 1.000 personnes », selon la CGT, plutôt « 300 » selon une source préfectorale, s’étaient donné rendez-vous au milieu de la nuit devant l’accès principal du marché, bloqué jusqu’à 6h. Dès 3h, « des barrages filtrants » avaient été installés et des feux de poubelles allumés, créant « des bouchons monstres », selon Miguel Fortéa, de la CGT Air France. Les manifestants se sont ensuite regroupés sur deux ronds-points du site, occasionnant quelques difficultés de circulation pour les poids-lourds qui se dirigeaient vers les entrepôts du secteur fruits et légumes. Le rassemblement s’est conclu par une opération escargot de quelques kilomètres, aller et retour, sur la Nationale 7, encadrée sur la fin du parcours par les forces de l’ordre.

« Il y a un décalage trop grand entre ce que propose le gouvernement et ce qu’attendent les salariés. Le retrait, c’est la seule issue possible » au conflit sur la loi Travail, a martelé Guénolé Fournet, le responsable national des Jeunes communistes, également présents. La CGT a engagé depuis trois mois une épreuve de force avec le gouvernement sur le projet de loi El Khomri réformant le code du travail, adopté en première lecture à l’Assemblée nationale et qui sera débattu au Sénat à partir de lundi. Une nouvelle journée de mobilisation nationale, à l’appel des syndicats et des organisations de jeunesse, est prévue mardi.

Le marché international de Rungis s’étend sur 234 hectares et regroupe 1.200 entreprises, essentiellement des grossistes, employant 12.000 salariés. Quelque 2,8 millions de tonnes de produits frais y sont commercialisées chaque année pour un chiffre d’affaires de près de 8,8 milliards d’euros en 2015.

Loi travail : Tout tremble, mais rien ne bouge !

Humanite.fr

Communiqué commun CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL

Les organisations syndicales en lutte contre la loi travail affirment avec force leur détermination à défendre l’intérêt de tous les salarié-es actuel-les et futur-es. Elles relèvent avec intérêt l’évolution de certaines organisations syndicales qui ne sont pas dans l’action mais qui expriment leur désaccord avec le projet de loi.

Les organisations syndicales et de jeunesse, conscientes de leurs responsabilités, en appellent encore une fois au gouvernement et aux parlementaires pour qu’ils assument les leurs en matière de protection des salarié-es. Elles rappellent que ce texte n’est pas acceptable, notamment sur l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien dans l’emploi, l’assouplissement des licenciements économiques, le référendum et la médecine du travail, facteurs de destruction des garanties collectives et favorisant la précarité.

De ce fait, elles jugent incompréhensible et inadmissible, pour un gouvernement qui prône le dialogue social, que le Président de la République ne réponde toujours pas au courrier des sept organisations qui demandent à être reçues afin de faire valoir leurs propositions.

Ce n’est pas en menaçant, en discréditant le mouvement social et en essayant de diviser, sans succès, les organisations syndicales et de jeunesse que le règlement du conflit contre le projet de loi travail sera trouvé. Elles restent unies et déterminées pour gagner.

La mobilisation demeure importante et la votation citoyenne remporte un grand succès. Les organisations soutiennent les salarié-es en lutte et ceux et celles qui les rejoignent et appellent à amplifier les grèves et les actions.

Si le gouvernement s’entête, les organisations syndicales et de jeunesse engagent l’ensemble des salarié-es actif-ve-s, privé-es d’emploi et retraité-es, les étudiant-es et lycéen-nes à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement particulièrement les :

23 juin 2016 : date du vote au Sénat (grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse …).

28 juin 2016 : remise de la votation citoyenne auprès des préfectures et à la Présidence de la République pour la région parisienne en organisant des grèves et des manifestations.

D’ores et déjà le 14 juin s’annonce fort et verra la participation, l’appui et le soutien de délégations syndicales européennes et internationales qui chaque jour témoignent de leur solidarité.

Pour ne pas se laisser impressionner, pour résister, les organisations syndicales invitent à voter pour le retrait du projet de loi travail et l’obtention de nouveaux droits. Elles appellent à participer massivement à la grève et à la manifestation du 14 juin à Paris.

Les organisations décident de se retrouver le 15 juin.

Marion Maréchal-Le Pen : « La loi El Khomri sert de prétexte à la grève »

Invitée du Club de la presse, la députée FN du Vaucluse a dénoncé sur Europe 1 les méthodes et les motivations des syndicats opposés au projet de loi Travail.

INTERVIEW »Je ne vois pas ce qui justifie aujourd’hui un tel mouvement social ». Sur Europe 1, Marion Maréchal-Le Pen a vivement critiqué les blocages imposés par les opposants à la loi Travail, des pilotes d’Air France aux actions de la CGT, en passant par les intermittents, qui ont manifesté mercredi matin devant la maison de la ministre du Travail Myriam El Khomri.

Des méthodes « insupportables ». « Leurs méthodes outrepassent la loi. Entre le droit de grève qui est un droit légal et constitutionnel et les blocages tels qu’ils s’effectuent maintenant depuis des semaines, il y a quand même une grande différence de méthode qui m’apparaît insupportable », a expliqué la député FN du Vaucluse.

Les cheminots, un statut « difficilement justifiable ». Outre la méthode, la motivation a également du mal à passer pour Marion Maréchal-Le Pen, notamment dans le conflit des cheminots, qui perturbent le trafic ferroviaire depuis neuf jours. « La loi El Khomri m’apparaît plus aujourd’hui un prétexte que véritablement la raison ou la motivation des cheminots, qui selon moi s’attachent à leur statut qui va rester quasiment inchangé, qui est un statut extrêmement privilégié et difficilement justifiable en l’état actuel de disette des finances. Concernant l’autre sujet abordé, celui de l’ouverture à la concurrence du réseau, la CGT manque terriblement de cohérence », dénonce-t-elle.

Entendu sur Europe 1
La loi Travail ? Je n’y vois pas une régression historique

« Cette loi est insignifiante ». La plus jeune députée de France est pourtant loin de défendre cette loi Travail. « Je trouve que cette loi est plutôt insignifiante. Je n’y vois pas une régression historique, mais j’y vois une loi qui rate complètement le coche des TPE-PME qu’elle était censée aider. Plein de sujets sont laissés de côté », assure-t-elle, dénonçant par ailleurs une loi « imposée par Bruxelles ». « Il y a la fois un problème de fond, sur les questions économiques qui ne sont pas traitées et un problème de forme sur la dépossession de notre souveraineté ». Et de critiquer la stratégie du gouvernement de vouloir à tout prix faire passer la loi : « On ne saisit plus cet espèce d’acharnement à vouloir faire preuve d’autorité contre la volonté des Français », conclut-elle.

SNCF, Air France et éboueurs en grève : l’Euro 2016 galère commence pour les supporters

GREVE SNCF EURO

TRANSPORTS – Alors que le coup d’envoi de l’Euro est donné vendredi 10 juin avec le match France-Roumanie, le chemin de croix ne fait peut-être que commencer pour les supporters munis de billets.

En effet, la « pagaille » sociale n’est pas retombée en France ces derniers jours, entre opposition à la loi Travail et revendications particulières qui continuent à poser problème. Si bien que la grève perdure à la SNCF, va commencer à Air France et que les poubelles débordent par endroits à Paris et Marseille.

• SNCF

A la SNCF, la grève a été reconduite par les assemblées générales de cheminots pour la neuvième journée consécutive jeudi. Et vendredi, ça continue. « On sera encore en grève demain (vendredi) (…) on ne sera pas en conditions normales de desserte », prévient Alain Krakovitch, le directeur de SNCF Transilien.

Le patron de Transilien a averti que « l’interconnexion gare du Nord sera suspendue » et que par conséquent les RER B desservant le Stade de France partiront depuis les voies de surface, tandis que les RER D auront pour origine la station Châtelet. Sur ces deux lignes, « 50 trains circuleront vers et depuis le stade », ce qui « permettra d’acheminer entre 20.000 et 30.000 voyageurs », a-t-il assuré.

« Il faut que ceux qui vont au stade viennent le plus tôt possible », a-t-il donc conseillé, soulignant que « le stade ouvrira à 18 heures », soit trois heures avant le coup d’envoi de France-Roumanie vendredi soir.

D’autant plus que les cheminots pourraient bloquer les voies d’accès, selon un journaliste d’Europe 1.

Suite à la décrue, le trafic du RER C reprendra lui dans Paris vendredi matin, mais seule la moitié des trains circulera en raison de la grève. La portion du RER C qui longe la Seine entre la gare Austerlitz et Javel était coupée depuis une semaine en raison de la crue du fleuve et de l’inondation des voies.

Par ailleurs, pour les supporters amenés à se déplacer en province –avec notamment des premiers matches à Lens, Bordeaux et Marseille samedi–, le trafic restait jeudi perturbé avec un train sur deux sur les lignes Transilien, RER et Intercités, et 6 TER sur 10. En revanche 80% des TGV devaient rouler. Les mêmes perturbations pourraient se répéter vendredi.

• Air France

Dans le ciel, pas d’éclaircie en vue: pour les syndicats de pilotes d’Air France, les discussions avec la direction ne permettent toujours pas de lever la menace de grève du 11 au 14 juin, après un nouvel échec des négociations jeudi.

La compagnie a communiqué ce jeudi sur le nombre de vols annulés samedi, qui sera compris entre 20 et 30% selon le PDG d’Air France, Frédéric Gagey. Le mouvement sera suivi, avait assuré le Syndicat national des pilotes de ligne.

Ils assurent ne pas profiter de l’Euro pour se faire entendre, évoquant une « concomitance de calendrier ». En 1998, un accord avait été conclu entre Air France et le SNPL le jour de l’ouverture du Mondial, après dix jours d’une grève très suivie qui avait ensuite, par inertie, perturbé le trafic au début de la compétition.

• Éboueurs

Autre front de la grogne sociale, qui écorne l’image du pays et qui sera visible directement aux yeux des visiteurs pour l’Euro, le secteur des déchets. Les principaux sites de traitement de la région parisienne étaient toujours bloqués jeudi, ainsi que l’incinérateur de Fos-sur-Mer, malgré l’appel du président de la métropole marseillaise Jean-Claude Gaudin à en libérer les accès. La grève a d’ailleurs été reconduite jusqu’au 14 juin dans le plus important centre de traitement de déchets situé à Ivry, a annoncé la CGT.

« Venez demain, vous verrez, ça sera infesté de rats! », prédit Laurent, gérant d’un magasin de vêtements dans le Ve arrondissement de Paris. Les éboueurs sont en grève depuis une semaine et dans le Quartier latin, les poubelles pleines à ras bord ont fait fuir les touristes des terrasses (où l’on ne pourra de toute façon pas voir les matches).

Rue de la Harpe, des montagnes de détritus dégorgent sur les trottoirs en face des nombreux restaurants et bars. Au croisement avec le boulevard Saint-Germain, un motocycliste s’approche à vive allure d’un camion benne et jette son sac poubelle sous le regard médusé d’éboueurs non-grévistes, debout sur le marche-pied.

Déplorant ces « actes de blocage », la maire de Paris a souligné qu’en « période de décrue progressive de la Seine, la collecte des déchets est un enjeu sanitaire particulièrement important ». « Ils ont un impact strictement local, qui pèse sur la vie quotidienne », regrette-t-elle.

Lire aussi :

• À la veille de l’Euro, les rues de Paris croulent sous les poubelles

• Pourra-t-on voir l’Euro 2016 sur les terrasses des cafés?

• Des anti-loi Travail bloquent l’accès au marché de Rungis

===================

Vos réactions

ISSA NISSA                            faire la grève le matin midi et soir ça tombe bien c’est 80% du trafic ….Je suis de nature franchouillarde mais là la coupe est pleine. (hier je paie un nouveau billet pour 2 mn de retard avec la carte d’embarquement délivrée au guichet mais reste en rade à Orly avec 1h30 de retard sans compensation .continuez ainsi, vous disparaitrez, sans le moindre soutien de ma part mais il est vrai que je ne suis qu’une pôvre dinde de fourmi cliente/ contribuable. mais si 60 millions de fourmis comme moi.

Als                                            « le SNPL a choisi de faire grève « le matin, le midi et le soir pour ne pas bloquer complètement l’entreprise » » celle là elle est quand même digne d’Audiart ! Même Martinez ne l’a pas (encore ?) osé !

Dégoûté !                                On comprend pourquoi de plus en plus de voyageurs qui ont le choix d’une autre compagnie, n’empruntent plus les avions d’Air Rance.

michel RIEUTORD                 En quoi la direction a tort d’investir sur KLM qui a fait des efforts énormes et qui s’est relevé; la branche KLM est dynamique et les salariés, naviguants et personnels aux sols ont accepté pour survivre d’être plus compétitifs et flexibles; et il faudrait que leurs efforts profitent aux pilotes d’AIR France, qui se comportent comme des seigneurs qui refusent de se mettre aux niveaux des autres pilotes des groupes aériens du monde entier, sans parler les low costs bien sûrs.

André-Sz                              Chez KLM les prix sont plus intéressants et le personnel moins arrogant que chez AF … ceci expliquant cela ???

Laurie Montero ·        chacun devrait balayer devant sa porte, car il n’y a pas qu’en FRANCE que les choses vont mal ! pour l’instant on devrait faire enlever ces ordures qui jonchent les trottoirs, dans ce cas, prendre des chômeurs, ça les occupera !

Christian Zieseniss ·                 Effectivement le gouvernement se couche devant une toute petite minorité de gauche qui n’ont rien dans le crane et donne une image déplorable de la France et massacre l’économie , alors que l’usage de la force et des sanctions lourdes permettraient de rendre sa dignité au pays

Patoche Small                l’image est toute autre……..renseigne toi
Setan Maud ·                   Euh… Quelle dignité y a-t-il à retirer s’ils utilisaient la force et/ou les sanctions lourdes? C’est simplement de la violence, et la violence n’a rien de digne…
Nathalie Boucau             L’usage de la force n’a jamais rien donné de bon bien au contraire. Quand au massacre de l’économie le gouvernement sans charge tres bien tout seul!!!!!!
Philippe Boucher             la photo résume l etat de la France après le passage des socialistes

Lee Leblairo ·                  Philippe Boucher oui ! et de Barbapapa (dit sarko)
Godefroy Levieux

@Lee Leblairo!                               Exact, LRPS/UMPS sont les responsables de la dégradation de la France.
Suzon Mireille Zulter ·    eh bien que si nos voisins sont « outrés » et bien c’est bien, la France règle ses problèmes comme elle peux, en tout cas , on ne pourra pas dire, que l’on baisse les bras! et qu’on se laisse manipulé par l’Europe!

André Michel ·                    je pense que la france en matière d’ingérence dans les affaires des autres pays est pas mal placée dans le monde, elle peut accepter les critiques fondées
Alain Nourricier                 La France règle ses problème !!! c est un scoop? mimolette n as aucune fierté ni aucune envergure !! c est Bruxelle qui le dirige !!

Pierre H André

@Alain Nourricier                            Votre retraite c’est foutu!
Claude Tingry ·                      de toute façon PARIS est déja degueulasse en temps ordinaire cela ne change pas grand chose

Laure Cam                           C’est très bien. Il faut que le monde sache que le petit gaulois qui ne se laisse pas eclavagiser n’est pas une légende.

Pascal Champis

@laure cam :                                   -retourne sucer ton délégué CGT
Jean-pierre Leroi ·                « esclavagiser »:je ne suis pas sur que ça existe?
Crist In

@Pascal Champis:                           mdr toi tu préfère te faire mettre par VALLS, chacun son truc
Michel Chu ·                           Félicitation aux français ( je parle bien sur ceux qui l’ont fais) qui feront que la France sera en dehors de l’union européenne si cela continue, on sera mis sur la touche très vite grâce à l’euro 2016.

Cedric Mechain ·

@Mt Yagwe                                           ll exactement !!!
Fanchon Courbier ·              Qu’est ce qu’on s’en fout de ce peuvent penser nos voisins Européens ! l’Euro aussi on s’en fout ce qui est important c’est que chacun se défende, je parle sur le plan social, de qui se moque-t-on ? A qui la faute ?
Paul Green                                          il me semble que les origines de ce problème se trouve au niveau de successive gouvernements français qui ont longtemps plié devant la violence,les menaces et les chantages des syndicats. Donc chapeau Valls, il ne faut jamais plier devant un tel comportement.

Mt Yagwell ·                                 tu aimes tes vacances? a qui tu les dois?
Danny Danette ·                                      Oui, et vive Hitler aussi pendant que tu y es.
agent006–                                                 simple constatation que n’importe quel français aurait pu reprendre : c’est du pur bon sens . On est le vilain petit canard européen par couardise du bas en haut de l’échelle. Pour preuve: à l’heure de réseaux sociaux capable de remplir une place de la République en un éclair, qui a pensé à regrouper victimes excédées et mécontents face à cette dictature de syndicats irresponsables et détestés?… juste pour montrer qu’ils existent!
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :