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Étiquetage nutritionnel : le gouvernement va tester quatre logos

À partir de septembre prochain, les consommateurs vont pouvoir tester dans les grandes surfaces quatre étiquettes destinées à les renseigner sur l’apport nutritionnel des produits alimentaires.

figarofr: Au total, plus de 800 produits alimentaires se verront attribuer un nouveau logo nutritionnel.© CHARLY TRIBALLEAU/AFP Au total, plus de 800 produits alimentaires se verront attribuer un nouveau logo nutritionnel. De deux yaourts présentés sur un linéaire de grande surface, quel est le meilleur pour la santé? Afin d’aider les consommateurs à résoudre les nombreux dilemmes qui se posent lorsqu’ils font leurs courses, le gouvernement va tester quatre nouveaux logos nutritionnels à partir de septembre prochain, indique Le Parisien. L’expérimentation devrait concerner plus de 800 produits. Elle sera menée dans cinquante grandes surfaces en France (chaque magasin testant l’un des quatre logos), dans cinq régions, durant trois mois. Au terme de celle-ci, le logo préféré des consommateurs sera apposé sur l’ensemble des produits alimentaires vendus dans l’Hexagone.

«Nous avons décidé de mettre un logo qui permettra d’un coup d’œil de savoir quelle est la qualité nutritionnelle d’un produit», a expliqué la ministre de la Santé, au micro de RTL, ce mardi matin. «L’objectif est de déclencher un réflexe: avant d’acheter, je regarde le logo». Si ce nouvel étiquetage doit permettre une plus grande lisibilité de l’apport nutritionnel de chaque produit alimentaire, l’enjeu semble surtout sanitaire. «Un tiers des Français est en surpoids, le nombre de diabétiques augmente, et là aussi il y a des inégalités puisqu’un fils d’ouvrier a cinq fois plus de risque d’être obèse qu’un fils de cadre», soutient Marisol Touraine, dans les colonnes du Parisien. Sur les quinze dernières années, le nombre de personnes obèses dans l’Hexagone a doublé, selon la dernière enquête OBEpi-Roche, réalisée en 2012. En moyenne, les Français ont grossi de 3,5 kilos dans ce même intervalle. Pour répondre à cette situation, les quatre logos vont être soumis au verdict du consommateur.

 Le logo Nutri-score

Inspiré des travaux du professeur Serge Hercberg, cet étiquetage consiste en un système de notes de A à E associées à des couleurs, qui sont apposées sur la face avant des produits alimentaires pour permettre de comparer simplement leur qualité nutritionnelle. L’échelle de graduation va de A, la meilleure note en vert foncé, à E, la moins bonne note en rouge.

● Le logo SENS

Le logo SENS 4 couleurs (Système d’étiquetage nutritionnel simplifié) a, quant à lui, été inventé par le leader de la grande distribution, Carrefour. Si vous achetez une pizza, ce logo va désigner la fréquence de consommation souhaitable, à partir de la teneur en nutriments du produit. On retrouvera ainsi sur la boite de pizza l’un des quatre visuels: «très souvent», «souvent», «régulièrement en petite quantité», ou «occasionnellement en petite quantité».

● Les logos RNJ et Nutri-repère

Les deux derniers logos, nutri-repère et RNJ (repères nutritionnels journaliers) existent déjà l’un en France et l’autre au Royaume-Uni. Dans les deux cas, ils permettent de visualiser l’apport de chaque aliment par rapport aux besoins en matières grasses, énergie et sel, à la fois en pourcentage et en valeur. Seule différence, le logo RNJ dispose d’un code de couleurs.

Quel que soit le logo choisi au final par les Français, la ministre de la Santé estime que ce nouveau dispositif d’étiquetage nutritionnel devrait être un système «gagnant-gagnant». «Le consommateur pourra améliorer sa manière de manger, car bien manger, c’est bon pour la santé», soutient Marisol Touraine. «C’est également bénéfique pour l’industriel, qui pourra connaître les réflexes et les souhaits de ses consommateurs». Le nouvel étiquetage sera mis en oeuvre dès 2017.

Plusieurs logos nutritionnels, dits « Nutriscore », seront testés en septembre, annonce Marisol Touraine

ALIMENTATION – Des tests grandeur nature seront menés en septembre sur plusieurs types de logos nutritionnels dans une cinquantaine de grandes surfaces, en vue de leur mise en place en 2017, a annoncé mardi la ministre de la Santé Marisol Touraine dans une interview au Parisien.

« En France, 1/3 des Français sont en surpoids, le nombre de diabétiques augmente ». « Mon objectif, c’est que chacun puisse, d’un simple coup d’oeil, évaluer ce qu’il achète », a commenté la ministre à propos de ces logos, prévus dans la loi Santé. En Europe, il existe deux types de logos, a-t-elle rappelé : des logos dits descriptifs, sur les teneurs en sel, en gras ou en sucre, et des logos dits « synthétiques » créés en France, par des scientifiques et des industriels, basés sur des codes couleurs.

« L’Agence chargée de la sécurité alimentaire (Anses) les trouve tous les deux de bonne qualité. J’ai donc pris la décision de les tester grandeur nature auprès des consommateurs pour pouvoir choisir celui qui est le plus efficace, en vue d’une application en 2017 », a poursuivi la ministre.

nutriscore logo nutritionnel loi sante

50 grandes surfaces supermarchés en test

Concrètement, le ministère va réaliser 1500 études qualitatives auprès des consommateurs pour voir comment ils réagissent face à ces logos. Puis à partir du mois de septembre et pendant trois mois, ils seront testés dans des magasins. 50 grandes surfaces seront tirées au sort pour mener à bien cette expérimentation.

« Chacune des signalétiques sera testée dans dix supermarchés. Dix autres supermarchés n’auront, eux, pas de logo, pour faire la comparaison. Dans chacun de ces supermarchés, plus de 800 produits vont être étiquetés. Bien sûr, tous les produits d’une même gamme porteront un logo. Si on décide d’étiqueter une pizza, toutes les pizzas le seront », a précisé Marisol Touraine.

« Le produit le plus onéreux n’est pas forcément le meilleur », a ajouté la ministre qui veut que le consommateur ait « toute l’information nécessaire » pour faire son choix, et une information simple ».

L’association de consommateurs CLCV a récemment recommandé une mise en application rapide du code à 5 couleurs, préconisé aussi par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP). Mais industriels comme distributeurs s’opposent à cette présentation qu’ils jugent discriminante pour certains produits, qui se retrouveraient étiquetés en rouge (le niveau de qualité nutritionnel le plus bas).

Lire aussi :

• Une ONG demande le retrait de lentilles Auchan contaminées aux hydrocarbures

• Les 8 produits ménagers « bêtes noires » de 60 millions de consommateurs

Étiquetage nutritionnel: bientôt des tests grandeur nature

Mardi 10 Mai 2016 – 08:34

Afin que « chacun puisse, d’un simple coup d’oeil, évaluer ce qu’il achète », des tests grandeur nature vont être menés à partir de septembre sur plusieurs types de logos nutritionnels dans une cinquantaine de grandes surfaces, a annoncé Marisol Touraine dans « Le Parisien » ce mardi. Le but étant de les mettre en place en 2017, au grand dam des industriels et des distributeurs.
Le ministère va réaliser 1.500 études qualitatives auprès des consommateurs pour voir comment ils réagissent face à ces logos. ©A.G.Photographe/Flickr

Des tests grandeur nature seront menés en septembre sur plusieurs types de logos nutritionnels dans une cinquantaine de grandes surfaces, en vue de leur mise en place en 2017, a annoncé ce mardi 10 la ministre de la Santé, Marisol Touraine, dans une interview au Parisien. « En France, 1/3 des Français sont en surpoids, le nombre de diabétiques augmente » et « mon objectif, c’est que chacun puisse, d’un simple coup d’oeil, évaluer ce qu’il achète », a commenté la ministre à propos de ces logos, prévus dans la loi Santé.

En Europe, il existe deux types de logos, a-t-elle rappelé: des logos dits descriptifs, sur les teneurs en sel, en gras ou en sucre, et des logos dits « synthétiques » créés en France, par des scientifiques et des industriels, basés sur des codes couleurs. « L’Agence chargée de la sécurité alimentaire (Anses) les trouve tous les deux de bonne qualité. J’ai donc pris la décision de les tester grandeur nature auprès des consommateurs pour pouvoir choisir celui qui est le plus efficace, en vue d’une application en 2017 », a poursuivi la ministre.

Concrètement, le ministère va réaliser 1.500 études qualitatives auprès des consommateurs pour voir comment ils réagissent face à ces logos. Puis, à partir du mois de septembre et pendant trois mois, ils seront testés dans des magasins. 50 grandes surfaces seront tirées au sort pour mener à bien cette expérimentation. « Chacune des signalétiques sera testée dans dix supermarchés. Dix autres supermarchés n’auront, eux, pas de logo, pour faire la comparaison. Dans chacun de ces supermarchés, plus de 800 produits vont être étiquetés. Bien sûr, tous les produits d’une même gamme porteront un logo. Si on décide d’étiqueter une pizza, toutes les pizzas le seront », a précisé Marisol Touraine. « Le produit le plus onéreux n’est pas forcément le meilleur », a ajouté la ministre, qui veut que le consommateur ait « toute l’information nécessaire » pour faire son choix, et une information « simple ».

L’association de consommateurs CLCV a récemment recommandé une mise en application rapide du code à 5 couleurs, préconisé aussi par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP). Mais industriels comme distributeurs s’opposent à cette présentation qu’ils jugent discriminante pour certains produits, qui se retrouveraient étiquetés en rouge (le niveau de qualité nutritionnel le plus bas).

Etiquetage nutritionnel: Les logos pour informer les consommateurs en vigueur dès 2017

Etiquetage nutritionnel: Les logos pour informer les consommateurs en vigueur dès 2017
Illustration d’un couple faisant ses courses dans un supermarché parisien., DURAND FLORENCE/SIPA

ALIMENTATION – La ministre Marisol Touraine a annoncé que les affichages nutritionnels seront testés en septembre dans une cinquantaine de grandes surfaces…

C’est une bonne nouvelle pour les consommateurs, parfois un peu perdus face à l’étiquetage alimentaire.

La ministre de la Santé Marisol Touraine a annoncé qu’elle allait mettre en place des logos nutritionnels sur les aliments. Des tests grandeur nature seront menés en septembre dans une cinquantaine de grandes surfaces, en vue de leur mise en place en 2017.

Ce logo « permettra d’un coup d’œil de savoir quelle est la qualité nutritionnelle d’un produit », a précisé Marisol Touraine. « En France, 1/3 des Français sont

en surpoids, le nombre de diabétiques augmente ». « Mon objectif, c’est que chacun puisse, d’un simple coup d’œil, évaluer ce qu’il achète », a commenté la ministre à propos de ces logos,prévus dans la loi Santé.

>> A lire aussi : Étiquetage nutritionnel, le code 5 couleurs plebscité par les experts

1.500 études qualitatives

En Europe, il existe deux types de logos, a rappelé Marisol Touraine : des logos dits descriptifs, sur les teneurs en sel, en gras ou en sucre, et des logos dits « synthétiques » créés en France, par des scientifiques et des industriels, basés sur des codes couleurs. « L’Agence chargée de la sécurité alimentaire (Anses) les trouve tous les deux de bonne qualité. J’ai donc pris la décision de les tester grandeur nature auprès des consommateurs pour pouvoir choisir celui qui est le plus efficace, en vue d’une application en 2017 », a poursuivi la ministre.

>> A lire aussi : La qualité nutritionnelle ne dépend pas du prix

Concrètement, le ministère va réaliser 1.500 études qualitatives auprès des consommateurs pour voir comment ils réagissent face à ces logos. Puis à partir du mois de septembre et pendant trois mois, ils seront testés dans des magasins.

L’association de consommateurs CLCV a récemment recommandé une mise en application rapide du code à 5 couleurs, préconisé aussi par le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP). Mais industriels comme distributeurs s’opposent à cette présentation qu’ils jugent discriminante pour certains produits.

Coup d’envoi pour le logo nutritionnel

Le Monde.fr Audrey Tonnelier et Pascale Santi

L'étiquetage nutritionnel des aliments, à l'instar de ce qui se fait déjà pour l'habitat ou l'électroménager, est l'une des dispositions phares du projet de la loi de santé.

L’étiquetage nutritionnel des aliments est l’un des points du projet de loi santé présenté, mercredi 15 octobre, par la ministre de la Santé Marisol Touraine. Ce sera un code couleur, identique pour tous mais facultatif, a-t-elle indiqué.

L’idée est de rénover le système actuel, qui fait état de la teneur en calories, lipides, protéines… jugé peu lisible par le consommateur. Les modalités pratiques de ce système seront élaborées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et fixées par décret, a précisé le ministère.

Le but ? « Réduire les inégalités sociales en matière d’accès à une alimentation équilibrée ». Et par conséquent réduire ces inégalités en matière d’obésité. « Aujourd’hui en classe de CM2, les enfants d’ouvriers sont dix fois plus victimes d’obésité que les enfants de cadres », indique le ministère.

UNE ÉCHELLE DE COULEURS CONTESTÉE

Le système d’une échelle de cinq couleurs, du vert pour les aliments qui présentent la meilleure qualité nutritionnelle, au rouge pour les moins bons (dit « trafic lights », feux tricolores), avait été préconisé par le professeur Serge Hercberg (Inserm, université Paris-XIII) dans un rapport remis, fin novembre 2013, à la ministre de la santé, Marisol Touraine (Le Monde du 25 septembre).

« Je me réjouis de l’annonce de la ministre de la Santé de maintenir le système d’étiquetage nutritionnel, unique et coloriel, malgré les prises de position récentes d’industriels et de certains ministres », a indiqué le professeur Hercberg.

Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, s’était dit « modéré sur l’idée du score ». De même, l’industrie agroalimentaire ne voit pas ce système d’un bon œil.

Le groupe Carrefour avait, lui, annoncé en septembre son intention de mettre en place un système d’étiquetage spécifique sur les emballages de ses produits de marques propres entre fin 2014 et le printemps 2015. Mais cette annonce avait suscité de vives critiques, notamment de certains scientifiques et sociétés savantes, dont la Société française de santé publique qui a lancé une pétition (25 000 signatures à ce jour).

Lire aussi   Remous autour de l’étiquetage nutritionnel de Carrefour

La Société Française de Nutrition (SFN) a de son côté indiqué dans un communiqué, mercredi 15 octobre, qu’elle souhaitait nécessaire qu’un étiquetage standardisé soit défini, en regrettant l’initiative de Carrefour.

« ON EST DANS LE DÉBAT »

Le distributeur s’estime cependant satisfait des propos tenus mercredi par Mme Touraine. « On est dans le débat, la ministre a laissé la question ouverte, il faut désormais attendre les décisions de l’Anses » indique une porte-parole de Carrefour.

Le groupe persiste et signe sur son système de fréquence de consommation, jugé trop peu scientifique par certains experts. Celui-ci prévoit d’associer aux couleurs des indications de fréquence de consommation : « trois fois par jour » (vert), « deux fois par jour » (bleu), « une fois par jour » (orange) ou « de temps en temps » (violet) et ne prévoit pas de pictogramme rouge, jugée trop dissuasif.

« Nous pensons que le système des fréquences est la seule solution pour rallier le maximum d’acteurs, y compris les groupes agroalimentaires » souligne le groupe, qui indique que Bruxelles vient d’attaquer la Grande-Bretagne sur son propre système de trafic lights. « Nous devons trouver un système qui prenne en compte les habitudes alimentaires du consommateur, sans être culpabilisant ni désigner certains produits à la vindicte populaire », martèle le groupe.

Etiquetage: Le logo nutritionnel bientôt dans les supermarchés ?

La ministre Marisol Touraine devrait annoncer prochainement l’instauration d’un logo nutritionnel à l’occasion de la présentation de son projet de loi sur la Santé. …

Celine Agromedia

Au Royaume-Uni, l'étiquetage nutritionnel, appelé "traffic light labelling" existe d'ores et déjà depuis plusieurs années.Au Royaume-Uni, l’étiquetage nutritionnel, appelé « traffic light labelling » existe d’ores et déjà depuis plusieurs années.
Le logo nutritionnel, vivement critiqué par les industriels, pourrait bientôt faire son apparition dans les supermarchés. D’après les informations d’Europe 1, cette mesure ferait partie du projet de loi sur la Santé, que Marisol Touraine devrait présenter prochainement.

Un code couleur pour simplifier l’étiquetage

Cette mesure avait été proposée dans un rapport remis à la ministre en janvier dernier. Mi-mai, plusieurs associations et spécialistes de la santé avaient par ailleurs lancé une pétition demandant la mise en place d’un étiquetage plus simple. Le principe de ce logo est de permettre aux Français, d’identifier les produits dont la consommation est déconseillée pour la santé, grâce à des pastilles de couleur. Une couleur- parmi cinq- sera attribuée à chaque produit en fonction de sa teneur en sel, en sucre, en matières grasses, en fibres ou encore en protéines.

 

 https://youtu.be/GAwTyEEHnOs

Suivre le logo nutritionnel de 5 couleurs serait bon pour le cœur

Prendre soin d’avoir une alimentation équilibrée permettrait de réduire les risques de maladies cardiovasculaires.

Suivre le logo nutritionnel de 5 couleurs serait bon pour le cœur

Suivre le code 5 couleurs qui permet d’identifier la qualité nutritionnelle des aliments permettrait de réduire le risque de maladies cardiovasculaires, selon un communiqué publié par l’équipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle EREN dans l’European Journal of Preventive Cardiology . Le niveau de qualité nutritionnel (FSA) calculé en fonction des codes 5 couleurs informe sur le danger de maladies cardiaques. Quand ce score augmente de 1, le risque s’accroit de 14%.

Les chercheurs INSERM avec l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN) sous la direction du Dr Mathilde Touvier, épidémiologiste, ont mené une étude pendant 13 ans avec 6 515 sujets pour lesquels les données et comportements alimentaires ont été réuni par des enregistrements alimentaires de 24h. Les événements et troubles cardiovasculaires apparus au cours de cette étude ont tous été validés par des professionnels de la santé. Au total, 181 cas graves de maladies cardiovasculaires ont été diagnostiqués.

Une meilleure alimentation pour un cœur en bonne santé

Cette étude a donc permis d’observer sur une large population et sur une longue période, une association entre la qualité nutritionnelle des aliments consommés (évaluée par le score FSA au niveau des individus) et le risque d’apparition de maladies cardiovasculaires.

Les résultats ont en effet révélé que le score de qualité nutritionnelle de l’ensemble des aliments consommés par les volontaires est corrélé avec le risque de maladie cardiovasculaire : pour une augmentation de 1 point du score FSA, le risque de maladie cardiovasculaire augmente de 14 %. Après 13 ans de suivi, les personnes ayant un score nutritionnel reflétant une alimentation de moins bonne qualité nutritionnelle ont un risque de 61 % plus élevé de développer une maladie cardiovasculaire par rapport aux personnes ayant une alimentation équilibrée.

«Ces associations ont tendance à être plus particulièrement observées chez les personnes présentant un risque cardiovasculaire plus élevé telles que les fumeurs et les personnes peu actives physiquement», rappellent les chercheurs.

A lire aussi:

Adopter une alimentation équilibrée, c’est pas si compliqué !

Les clés de l’équilibre alimentaire

Mieux manger pour vivre plus longtemps en bonne santé


Logos nutritionnels : comment font nos voisins

Logos nutritionnels : comment font nos voisins Dennis Wong/Flickr

ENQUÊTE – Le gouvernement français étudie le passage à un étiquetage alimentaire simplifié, à l’aide d’un logo. Plusieurs pays européens ont déjà mis en place cette mesure, qu’il s’agisse de feux tricolores ou de logo validant la qualité d’un produit.

Au sein des frontières de l’Europe, un emballage alimentaire sur quatre affiche une allégation de santé. Enrichi en oméga-3, bénéfique pour la digestion, contre le cholestérol… Qu’elles portent sur la nutrition, le contenu nutritionnel ou la santé elle-même, elles sont rarement véhiculées par des symboles. Cette approche est possible depuis 2014, grâce au règlement européen Inco (Information du consommateur), qui vise à simplifier l’étiquetage nutritionnel. Si la France traîne des pieds pour passer au logo coloriel, plusieurs pays ont déjà franchi le pas. Focus sur trois exemples phare en Europe.

Trois couleurs en Grande-Bretagne

Le modèle le plus proche de la méthode française reste celui adopté par le Royaume-Uni en 2006, validé par le gouvernement en juin 2013 : les feux tricolores. Ce système consiste à accoler une couleur, du vert au rouge, à chaque catégorie de nutriments (calories, matières grasses, acides gras saturés, sel, sucre). L’industrie agro-alimentaire ne s’y voit pas forcée, mais 60 % des aliments vendus sur le territoire afficheraient aujourd’hui les traffic lights.

« Même Coca-Cola, longtemps opposé au système, l’a adopté en septembre 2015 », souligne le Pr Serge Hercberg qui y voit un signe d’espoir. A ses yeux, l’émulation britannique pourrait aussi bien se reproduire en France. « Peut-être que ce qui les effraie, c’est que pour la première fois, un outil caractérise la qualité nutritionnelle des aliments », estime-t-il.

Les feux tricolores britanniques (Source : Ijclark/Flickr)

Une coche aux Pays-Bas

Les autres modèles sont plus éloignés de ce que souhaite la France. Aux Pays-Bas, le gouvernement a choisi de soutenir la coche. L’algorithme tient compte des acides gras saturés, des graisses trans, des sucres ajoutés, du sel et des fibres pour chaque produit. Puis il compare le résultat aux équivalents de la même gamme. Une coche verte signale le choix le plus sain parmi les produits de base. Une coche bleue effectue la même chose dans la catégorie snack, soupes préparées, condiments…

Les logos néerlandais Choices
De leur côté, les pays scandinaves se sont associés autour d’un logo analogue : le « Nordic Keyhole » (serrure nordique). En place en Suède depuis 1989, il s’est depuis étendu au Danemark, l’Islande et la Norvège. Le principe est sensiblement le même qu’aux Pays-Bas, sauf qu’au lieu d’afficher une coche, une serrure verte est imprimée sur les emballages qui ont reçu le précieux sésame. La mesure est un succès : 98 % de la population connaît ce système.

 

Le Nordic Keyhole (Johannes Jansson/norden.org)

Lire la suite de notre enquête : 

– Aliments : la naissance dans la douleur du code 5 couleurs

– Les parades de l’agro-alimentaire contre le code 5 couleurs

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Vos réactions

Silvia Araos                  Et si pour réduire les inégalités on enseignait les principes de base d’une bonne alimentation, à l’école, en sciences nats, au lieu de rendre tout le monde chèvre avec ces inventions d’école maternelle?

Albert                            Pourriez-vous vous abstenir d’utiliser l’expression anglophone « traffic lights » ? De plus trafic, en anglais, s’écrit avec deux f. « trafic lights » ne veut strictement rien dire. A la première lecture de cette expression dans votre article, j’ai cru que « lights » faisait référence à des produits allégés.

  • paceman             des pastilles de couleurs !!! je le redis Mme la ministre de la santé vous oubliez les daltoniens !! toutes les minorités ne sont pas égales dans ce pays

  • Nitroxx81             C’est une très bonne chose

  • otc31                      Et bien sur tout ça va être contrôlé et il n y aura pas de fraude car nous pouvons faire confiance les yeux fermés aux grandes marques pour leur transparence. Acheter local, faire soi mème, AMAP, … d’autres solutions existent et c’est pas plus cher ! Il suffit de suivre les saisons et manger un peu moins de viandes.

  • Mulan23               Il faudrait aussi le faire sur le reste!
    Rouge à lèvre = aluminium, gel douche = parabens, lessive = made in China, aliments pour chiens = farines de carcasses d’animaux euthanasiés chez le vétérinaire… :-/
    Plus de transparence, plus de traçabilité sur l’origine des produits sont nécessaires à notre bonne santé.

 

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