Le rubi(s) con(d) de la police

Laisser un commentaire


o

Michel Neyret, l’ex-grand flic face à la justice pour corruption

Michel Neyret, l'ex-grand flic face à la justice pour corruption
Chef de l’antigang, ex-numéro deux de la PJ de Lyon, apprécié de ses  confrères, Michel Neyret comparaît ce lundi pour corruption. La justice devra déterminer qui du flic ou de ses indics, manipulait l’autre.

La question des relations ambiguës entre policiers et « indics » sera au centre des débats ce lundi au tribunal correctionnel de Paris. L’ancien numéro 2 de la PJ de Lyon, Michel Neyret, y comparaît pour « corruption » aux côtés de huit autres prévenus. Celui qui dirigea durant vingt ans la prestigieuse brigade antigang de Lyon est également soupçonné de s’être procuré ou d’avoir tenté de se procurer du cannabis provenant de saisies pour rétribuer des informateurs.

Michel Neyret a justifié ses pratiques par le souci « d’obtenir des résultats (grâce) à une politique offensive de recueil de renseignements qui sous-tendait l’existence d’informateurs de haut niveau ». Et de fait, pendant ses trente-deux ans de carrière, le policier, adulé de ses équipes et de ses supérieurs, a multiplié les performances dans des enquêtes sensibles visant des braqueurs, trafiquants de drogues ou terroristes qui ont bâti sa légende et lui ont valu la Légion d’honneur.

« Il était homme de terrain et patron, flic à l’ancienne et flic moderne. Toutes les qualités », décrit Bruno Papet, un ancien de la brigade, au micro de BFMTV.

Huit autres prévenus

Ironie de l’histoire, l’un de ses faits d’armes fut l’arrestation en 1990 d’un gang de braqueurs où sévissaient des flics ripoux. Il incarnait alors l’honneur de la police. Mais le 29 septembre 2011, tout bascule lorsqu’il est interpellé à son domicile avec sa femme par la police des polices. Mis en examen pour corruption, il sera écroué huit mois avant d’être révoqué de la police et mis à la retraite. Lundi, l’ex-commissaire divisionnaire, habitué des salles d’audience où il a souvent présenté les résultats de ses enquêtes, se trouvera cette fois sur le banc des prévenus. Poursuivi pour huit délits dont corruption et trafic d’influence passifs et détournement de scellés de stupéfiant, il encourt 10 ans de prison et 7,5 millions d’euros d’amende.

Parmi les huit autres prévenus: son épouse Nicole, l’ex-patron de l’antenne de Grenoble de la PJ Christophe Gavat, et deux anciens des « stups » de Lyon, Jean-Paul Marty et Gilles Guillotin. Trois membres présumés du milieu lyonnais, Gilles Benichou, son cousin Stéphane Alzraa et Cyril Astruc seront également jugés, ainsi qu’un avocat, David Metaxas. Stéphane Alzraa, en fuite, sera représenté par Me David Olivier Kaminski.

Hôtels luxueux et montres de prix

L’affaire Neyret a débuté en février 2011 par des écoutes réalisées dans le cadre d’une enquête sur une saisie de drogue en région parisienne. Les policiers tombent des nues lorsqu’ils entendent un inconnu, qu’ils identifieront comme étant Gilles Benichou, connu pour des affaires d’escroqueries, se vanter d’avoir dans sa poche un ponte de la police: Michel Neyret. L’enquête judiciaire démontrera que le policier est intervenu à plusieurs reprises en faveur de Benichou et de ses proches, dont Alzraa et Astruc. Le policier leur a fourni des informations confidentielles et n’a pas hésité à plaider leur cause auprès de collègues et de magistrats.

Selon l’accusation, l’ex-super flic aurait bénéficié en échange de séjours au Maroc et sur la côte d’Azur dans de luxueux hôtels, de montres de prix et de remises d’espèces, avant la création d’une société suisse au nom de son épouse avec un compte à Dubaï où il aurait dû percevoir des commissions, selon Benichou. Une version contestée par Neyret qui met en avant sa volonté d’obtenir des informations et l’amitié qui le liait à Benichou.

« Le flic doit être aussi vicieux que le truand et toujours être à l’affût. A-t-il fait tomber cette vigilance alors qu’il l’a eue tout au long de sa vie? Il s’en expliquera », décrypte sur BFMTV l’ancienne patronne de la PJ.

Mais qui manipulait l’autre? Pour prouver à l’un de ses contacts à quel point il tenait le commissaire, Benichou avait proposé de lui envoyer une photo prise sur le tournage du film d’Olivier Marchal « les Lyonnais », où Neyret et Benichou sont intervenus, raconte le journaliste Richard Schittly dans un livre sur l’affaire. Le cliché représentait l’indic déguisé en policier s’amuser à passer les menottes au commissaire. « Que Michel Neyret ait commis des maladresses, des imprudences, c’est indéniable », concède son avocat Me Gabriel Versini, tout en contestant que « ces éléments soient sources d’infractions ». Il appelle à « faire taire les hypocrisies de façade » sur des pratiques policières anciennes. Le procès est prévu jusqu’au 24 mai.

Michel Neyret, le flic « obnubilé par le fric », devant les juges

LE MONDE Pascale Robert-Diard

Michel Neyret lors d'une comparution pour diffamation au tribunal de Lyon le 16  décembre.

Au fond, c’est son épouse qui a le mieux résumé la dérive de l’ex-commissaire Michel Neyret, qui comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris, à compter du lundi 2 mai. « Depuis que tu lui donnes du fric, c’est plus le même. Parce que Monsieur il sort, Monsieur il va dépenser (…). Il passe tout dans le champagne, dans ses soirées (…). Ne lui donne plus de monnaie, sinon il va au casino. Il va boire des canons et en paye aux nénettes. Tu me l’as pourri, Michel. (…) Maintenant, il est plus voyou que les autres. Mais arrêtez, arrêtez, il est obnubilé par le fric, le fric, le fric », lâche-t-elle dans une conversation téléphonique avec l’un des vénéneux amis de son mari, Gilles Benichou.

Lire le portrait : A Vienne, la vie paisible de Michel Neyret, le flic déchu

L’échange, intercepté pendant l’enquête, figure au dossier d’instruction qui vaut à l’ex-numéro deux de la police judiciaire lyonnaise – il a été suspendu de ses fonctions en octobre 2011 – d’être jugé pour « corruption et trafic d’influence passifs par personne dépositaire de l’autorité publique, association de malfaiteurs, violation de secret professionnel, recel, trafic de stupéfiants, détournement de scellés et blanchiment ».

A ses côtés, sept prévenus, dont son épouse Nicole, un avocat, David Metaxas, trois fonctionnaires de police, Jean-Paul Marty, Christophe Gavat et Gilles Guillotin, et deux hommes au casier judiciaire déjà chargé pour diverses escroqueries, Gilles Benichou et Cyril Astruc. Un huitième prévenu, Stéphane Alzraa, est introuvable depuis son évasion en décembre 2015 de la prison de Corbas (Rhône).

Un « grand flic », unanimement célébré

Au commencement est une enquête de routine sur un trafic de stupéfiants au printemps 2011. Plusieurs suspects sont placés sur écoutes, dont un ami de Gilles Benichou, auquel ce dernier livre très régulièrement de précieuses et confidentielles informations en se prévalant de ses bonnes relations au sein de la police judiciaire lyonnaise.

Les conversations téléphoniques de Gilles Benichou ne tardent pas à livrer un nom, celui de Michel Neyret. Un « grand flic », unanimement célébré pour son efficacité, considéré comme le meilleur connaisseur du grand banditisme entre Lyon et Grenoble, décoré quelques années plus tôt de la Légion d’honneur par le ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy, et qui, en ces mêmes mois de 2011, inspire et conseille le réalisateur Olivier Marchal pour son film consacré au gang des Lyonnais.

Les enquêteurs découvrent alors les liens étroits que le numéro deux de la PJ lyonnaise entretient avec Gilles Benichou, déjà condamné à plusieurs reprises pour extorsions de fonds, escroquerie, corruption active et inscrit un temps au fichier des informateurs de la police avant d’en être exclu pour manque de fiabilité. Les deux hommes se voient « deux à trois fois par semaine » et se téléphonent à peu près tous les jours.

Régulièrement, Gilles Benichou sollicite son ami pour connaître l’avancée des procédures judiciaires ou des renseignements issus des fichiers nationaux ou d’Interpol visant des membres de son entourage ou de sa famille, parmi lesquels son frère Albert Benichou et son cousin Stéphane Alzraa, escroc de haut vol dans la taxe carbone, qu’il présente à Michel Neyret.

« Mettre sous le coude » une procédure

Le commissaire ne ménage pas sa peine, appelant un procureur qu’il connaît, conseillant à un collègue de « mettre sous le coude » une procédure de vol de véhicule ou un mandat d’arrêt international. En retour, Gilles Benichou sait se montrer généreux. Le commissaire et son épouse effectuent, tous frais payés, des voyages à Essaouira, au Maroc, au Carlton à Cannes, et dans d’autres hôtels de luxe de la région Rhône-Alpes ou en Corse, bénéficient de remises d’espèces, de chèques-cadeau, d’achats de vêtements – Michel Neyret s’en fait offrir pour un montant de 40 000 euros – et de montres de luxe, une Cartier, une Chopard, remises à l’occasion de leurs anniversaires respectifs.

Un vrai « père Noël », disait Nicole Neyret de l’ami Benichou avant de s’effarer de l’engrenage dans lequel tombait son époux, émerveillé de claquer des espèces dans les casinos et les boîtes de nuit et de rouler au volant de la Ferrari ou de la Rolls mise à sa disposition par ses amis.

Quelques semaines avant son interpellation, Michel Neyret avait ouvert, au nom de sa femme, un compte dans une banque suisse. Selon l’accusation, ce compte devait être alimenté par des commissions issues d’une escroquerie à la taxe carbone montée notamment par Stéphane Alzraa. Le montant espéré, plusieurs millions d’euros, devait assurer une retraite dorée au commissaire. « Je te dis, tu ne manqueras jamais de rien, tu vas avoir un bel avenir », lui promettait au téléphone Gilles Benichou.

« Ce n’est plus un flic »

Le 29 septembre 2011, le directeur central de la police judiciaire, Christian Lothion, qui suivait l’enquête dans la plus grande confidentialité depuis le début, était venu en personne assister à l’arrestation de Michel Neyret à Lyon. Les deux hommes, qui avaient longtemps travaillé ensemble, étaient très liés. La déception alors exprimée était à la hauteur de la trahison ressentie. « Ce n’est plus un flic, ce n’est plus mon ami », avait alors lancé le patron de la PJ devant les équipes du commissaire.

Pour sa défense, Michel Neyret s’est longtemps abrité derrière les nécessités de service qui l’auraient conduit à entretenir des relations proches et parfois troubles avec des informateurs. Le dossier d’instruction révèle plutôt la bascule d’un homme, aguerri aux « vieux chevaux de retour » du grand banditisme, mais tombé sur plus fort que lui avec les escrocs à la taxe carbone, qui ont su « profiter de sa vulnérabilité et ont réussi à le rouler en finesse », comme le confie Christian Lothion au Nouvel Observateur à la veille de l’ouverture du procès de son ancien collègue.

De ce lien de puissance inversé entre flic et voyou, une photo qui figure au dossier est devenue le malheureux symbole. Gilles Benichou la gardait précieusement dans son portefeuille. Elle a été prise lors du tournage du film d’Olivier Marchal, où Michel Neyret lui avait obtenu un rôle de figurant. L’ancien informateur devenu escroc, vêtu d’une tenue de garde mobile, y tient fièrement son ami commissaire au bout de ses menottes.

Michel Neyret, l’ancien « superflic », jugé à Paris pour corruption

JUSTICE – « Séjours de luxe et cadeaux en échange de renseignements et de services »: l’ancien numéro 2 de la PJ de Lyon, Michel Neyret, comparaît ce lundi pour « corruption » aux côté de huit autres prévenus devant le tribunal correctionnel de Paris.

Celui qui dirigea durant vingt ans la prestigieuse brigade antigang de Lyon est également soupçonné de s’être procuré ou d’avoir tenté de se procurer du cannabis provenant de saisies pour rétribuer des informateurs.

Relations ambiguës

La question des relations ambiguës entre policiers et « indics » sera au centre des débats, Michel Neyret ayant justifié ses pratiques par le souci « d’obtenir des résultats (grâce) à une politique offensive de recueil de renseignements qui sous-tendait l’existence d’informateurs de haut niveau ». Et de fait, pendant ses trente-deux ans de carrière, le policier, adulé de ses équipes et de ses supérieurs, a multiplié les performances dans des enquêtes sensibles visant des braqueurs, trafiquants de drogues ou terroristes qui ont bâti sa légende et lui ont valu la Légion d’honneur.

Ironie de l’histoire, l’un de ses faits d’armes fut l’arrestation en 1990 d’un gang de braqueurs où sévissaient des flics ripoux. Il incarnait alors l’honneur de la police. Mais le 29 septembre 2011, tout bascule lorsqu’il est interpellé à son domicile avec sa femme par la police des polices. Mis en examen pour corruption, il sera écroué huit mois avant d’être révoqué de la police et mis à la retraite.

Lundi, l’ex-commissaire divisionnaire, habitué des salles d’audience où il a souvent présenté les résultats de ses enquêtes, se trouvera cette fois sur le banc des prévenus. Poursuivi pour huit délits dont corruption et trafic d’influence passifs et détournement de scellés de stupéfiant, il encourt 10 ans de prison et 7,5 millions d’euros d’amende.

Qui manipulait l’autre?

Parmi les huit autres prévenus: son épouse Nicole, l’ex-patron de l’antenne de Grenoble de la PJ Christophe Gavat, et deux anciens des « stups » de Lyon, Jean-Paul Marty et Gilles Guillotin. Trois membres présumés du milieu lyonnais, Gilles Benichou, son cousin Stéphane Alzraa et Cyril Astruc seront également jugés, ainsi qu’un avocat, David Metaxas. Stéphane Alzraa, en fuite, sera représenté par Me David Olivier Kaminski.

L’affaire Neyret a débuté en février 2011 par des écoutes réalisées dans le cadre d’une enquête sur une saisie de drogue en région parisienne. Les policiers tombent des nues lorsqu’ils entendent un inconnu, qu’ils identifieront comme étant Gilles Benichou, connu pour des affaires d’escroqueries, se vanter d’avoir dans sa poche un ponte de la police: Michel Neyret.

L’enquête judiciaire démontrera que le policier est intervenu à plusieurs reprises en faveur de Benichou et de ses proches, dont Alzraa et Astruc. Le policier leur a fourni des informations confidentielles et n’a pas hésité à plaider leur cause auprès de collègues et de magistrats.

Selon l’accusation, l’ex-super flic aurait bénéficié en échange de séjours au Maroc et sur la côte d’Azur dans de luxueux hôtels, de montres de prix et de remises d’espèces, avant la création d’une société suisse au nom de son épouse avec un compte à Dubaï où il aurait dû percevoir des commissions, selon Benichou.

Une version contestée par Neyret qui met en avant sa volonté d’obtenir des informations et l’amitié qui le liait à Benichou. Mais qui manipulait l’autre?

De simples « maladresses » ?

Pour prouver à l’un de ses contacts à quel point il tenait le commissaire, Benichou avait proposé de lui envoyer une photo prise sur le tournage du film d’Olivier Marchal « les Lyonnais », où Neyret et Benichou sont intervenus, raconte le journaliste Richard Schittly dans un livre sur l’affaire. Le cliché représentait l’indic déguisé en policier s’amuser à passer les menottes au commissaire.

« Que Michel Neyret ait commis des maladresses, des imprudences, c’est indéniable », concède son avocat Me Gabriel Versini, tout en contestant que « ces éléments soient sources d’infractions ». Il appelle à « faire taire les hypocrisies de façade » sur des pratiques policières anciennes. Le procès est prévu jusqu’au 24 mai.

Michel Neyret, ascension et chute d’une star de la police

Le célèbre flic lyonnais est jugé, à partir de ce lundi 2 mai, devant le tribunal correctionnel de Paris pour corruption et trafic d’influence. Portrait.

Michel Neyret, l'ex-numéro deux de la police judiciaire lyonnaise, dans les locaux de l'Hôtel de police de Lyon (Rhône), le 26 octobre 2009. 
Michel Neyret, l’ex-numéro deux de la police judiciaire lyonnaise, dans les locaux de l’Hôtel de police de Lyon (Rhône), le 26 octobre 2009.  (PHILIPPE MERLE / AFP)
image il y a 1 heure

L’affaire Neyret a-t-elle chamboulé la façon dont la police gère ses indics ?

La planque a duré toute la nuit, après une longue filoche. Au petit matin, les policiers de l’antigang font irruption dans quatre chalets d’un gîte rural tranquille de la Drôme. A l’intérieur, encore ensommeillés, quatre hommes se font cueillir : les fugitifs de la prison de Luynes, dont l’évasion spectaculaire a défrayé la chronique un mois plus tôt, en avril 2003. Le top de l’interpellation a été donné par Michel Neyret, patron charismatique de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Lyon (Rhône).

Cette scène, racontée par le journaliste Richard Schittly dans son livre Commissaire Neyret. Chute d’une star de l’antigang, en précède une autre. Dans le bâtiment circulaire de la cour de l’hôtel de police central de Lyon, le commissaire, costume sombre et cravate bleue, vient de recevoir la Légion d’honneur devant toutes les huiles de la police judiciaire (PJ). « J’ai une pensée pour mes parents, mon frère, qui ne sont pas là », déclare le quinquagénaire ce 14 octobre 2004, des sanglots dans la voix. Le flic taiseux et pudique n’en dira pas plus. Mais ce jour-là, derrière les louanges et les lauriers, c’est l’image d’un homme seul que retiennent plusieurs témoins.

Le tournant de la Côte d’Azur

Sa chute interviendra sept ans plus tard, lorsque ses confrères de l’Inspection générale des services (IGS) viennent l’interpeller à la Gabetière, l’hôtel de son épouse à Vienne (Isère), le 29 septembre 2011. Michel Neyret est soupçonné d’avoir accordé des faveurs à des informateurs en échange d’un enrichissement personnel. Pour beaucoup, l’affaire qui lui vaut d’être renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris à partir de ce lundi 2 mai pour corruption et trafic d’influence (entre autres) a germé juste après le sacre de sa carrière et cette Légion d’honneur.

Le manoire de la Gabetière géré par Nicole Neyret, à Vienne (Isère), le 30 septembre 2011. 
Le manoire de la Gabetière géré par Nicole Neyret, à Vienne (Isère), le 30 septembre 2011.  (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

Début 2005, le chef de l’antigang lyonnais est muté à Nice pour gagner un galon de commissaire divisionnaire. Déraciné de son terrain lyonnais de prédilection, endeuillé par les morts successives de ses parents et de son frère (tué dans un accident de voiture), le besogneux Michel Neyret se met à sortir en boîte, joue au casino et quitte momentanément sa femme. La Côte d’Azur et ses fastes semblent avoir tourné la tête de ce fils de mineur, qui a grandi près des Houillères des bassins de Lorraine. En témoigne un confrère dans Libération.

Il a découvert des trucs, une petite jeune de 30 ans et une vie de patachon.

Un ponte de la police

Libération

A son retour à Lyon en 2007, où il a décroché le prestigieux poste de directeur adjoint de la police judiciaire régionale, certains le trouvent changé. La retraite n’est pas loin, la « crise de la cinquantaine » et son « syndrôme de Peter Pan » se font sentir, comme le confie Michel Neyret lui-même à Richard Schittly.

Cinéma et mélange des genres

Un passage par le monde du cinéma et du showbiz entre 2009 et 2010 achève de l’étourdir. Le policier au physique d’acteur, visage froissé et mèche rebelle, assiste au tournage des Lyonnais dans la cité des Gaulles. Le réalisateur, Olivier Marchal, n’est autre qu’un ancien collègue du service régional de police judiciaire de Versailles. Il fait appel à son expertise du grand banditisme pour brosser le personnage de son commissaire principal. Michel Neyret décroche même un petit rôle pour l’un de ses informateurs, Gilles Bénichou. Il ignore que ce « tonton », comme on surnomme les indics dans la police, va le faire courir à sa perte.

En février 2011, ce dernier, une figure du milieu lyonnais, est placé sur écoute dans le cadre d’une enquête ouverte après la saisie de 100 kg de cocaïne dans un appartement à Neuilly-sur-Seine. Son interlocuteur au téléphone, Yannick Dacheville, est soupçonné d’avoir financé le trafic de drogue à l’origine de cette saisie. Surtout, cet individu en fuite est suspecté d’être un escroc de haut vol à l’origine de la fraude à la taxe carbone en Europe. Dans leurs conversations, Gilles Bénichou mentionne son « joker » pour venir en aide à Yannick Dacheville, un policier haut placé dont la description correspond en tout point à celle de Michel Neyret. La police des polices enclenche la machine judiciaire.

Les boeuf-carottes découvrent que Michel Neyret, placé à son tour sur écoute, est aussi en contact avec le cousin de Gilles Bénichou, Stéphane Alzraa. Ce golden boy, recherché pour diverses escroqueries dont son rôle présumé dans la fraude à la taxe carbone, fait partie de la « jewish connection » lyonnaise que le policier aurait, selon Richard Schittly, cherché à infiltrer.

Les « amigos » de Michel Neyret

Pour autant, Stéphane Alzraa n’apparaît jamais comme un informateur dans les conversations enregistrées de Michel Neyret. Les cousins semblent plutôt faire office de famille pour celui qui n’en a plus, excepté sa femme et sa fille. Une famille bling bling, pour laquelle le gradé se démène. Michel Neyret consulte les fiches Interpol de Stéphane Alzraa et d’un autre personnage central de l’escroquerie à la taxe carbone, Cyril Astruc, alias Alex Kahn. Il est soupçonné d’avoir informé ces deux-là « du contenu de dossiers judiciaires traités par son service et par d’autres services de police », selon une source proche du dossier. Lui sont également reprochées des interventions insistantes auprès de policiers et de magistrats. Son aura n’éveille pas les soupçons mais pour l’IGS à Paris, la ligne jaune est franchie.

D’autant que les « amigos » de Michel Neyret, tel qu’il surnomme ses informateurs, savent se montrer généreux : séjours luxueux au Maroc et à Cannes, montres Cartier et Chopard, ouverture d’un compte offshore en vue de la retraite… Les enquêteurs relèvent aussi qu’en 2011, Michel Neyret utilise très peu sa carte de crédit. Il invoquera des gains au casino et un héritage en pièces d’or reçu par sa femme. Celle-ci indique toutefois que des membres présumés du milieu donnaient « de-ci de-là des sommes de 1 000 euros à son mari ». Dans une conversation enregistrée avec Gilles Bénichou, elle lâche : « Gilles, depuis que tu lui donnes du fric, c’est plus le même. (…) Tu me l’as pourri, Michel. (…) Maintenant, il est plus voyou que les autres. »

Michel Neyret le grand flic, « le meilleur de sa génération » selon certains, est-il devenu un « ripou » ? Ou bien la star de l’antigang, qui caracole à la 22e place des 100 personnalités lyonnaises en 2011, a-t-elle pêché par naïveté, manipulée par des informateurs plus malins ? La justice devra trancher. Pour un ancien cadre des stups, qui connaît bien le dossier, cela ne fait pas de doute. « Dans l’affaire Neyret, on n’est pas sur des informateurs, on est sur des amis qu’on fait passer pour des informateurs parce qu’ils sont sulfureux. » Il poursuit : « Les Bénichou et Alzraa, ils l’appelaient ‘leur danseuse’. Neyret, c’est un mec qui aimait les filles, la fête et picoler. Il s’est fait des amis dans la taxe carbone qui ont compris l’intérêt de tisser des liens avec lui en échange d’être invité à la table, de rouler dans des voitures de luxe, de séjourner dans des palaces. Ce n’est pas avec un salaire de commissaire divisionnaire – 6000 euros par mois – que vous pouvez vous offrir cela. » 

Un palmarès impressionnant

Pendant de nombreuses années, les méthodes à l’ancienne de Michel Neyret lui ont valu de nombreux succès professionnels. Equipes de braqueurs démantelées, saisies de drogue record… son palmarès est impressionnant entre la fin des années 1980 et les années 2000. C’est lui qui a mis la main sur le butin de 11,6 millions d’euros du convoyeur de fonds Toni Musulin.

Michel Neyret  montre une partie de la saisie de près de 1,5 tonne de cannabis réalisée par la PJ de Lyon le 13 mai 2011, à Villefontaine (Isère).
Michel Neyret  montre une partie de la saisie de près de 1,5 tonne de cannabis réalisée par la PJ de Lyon le 13 mai 2011, à Villefontaine (Isère). (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Les experts qui l’ont examiné notent « une passion et un besoin de réussite professionnelle occultant d’éventuels mobiles matériels ou financiers ». « Michel Neyret est entré en religion quand il est entré dans la police », confirme son avocat, Yves Sauvayre. Une religion fondée sur le culte des informateurs.

Plus il avançait, plus il arrivait à accéder à des confidences de voyous de plus en plus importants pour arriver au sommet de l’information, au sommet du renseignement.

Un ancien patron de la BRI

à Richard Schittly, journaliste

Au fil de l’enquête, le dossier s’épaissit. Les écoutes révèlent que Michel Neyret tente de se procurer auprès de ses collègues de la résine de cannabis ayant fait l’objet de saisies, afin de rémunérer en nature des tontons. Il entraîne ainsi dans sa chute l’ex-patron de l’antenne de la PJ de Grenoble et deux anciens des « stups » de Lyon, qui comparaîtront à ses côtés. « Mickey », tel que le surnommaient ses collègues, admet ces « prélèvements » – nécessaires, selon lui, pour « récompenser ses informateurs » et faire tomber des réseaux entiers de trafiquants de drogue.

« Dans un pays aseptisé, il n’a plus sa place »

« Un flic qui détourne de la came pour rétribuer un dealer, c’est le boulot. On faisait tous ça. Dans les années 1990, on serait tous tombés », commente Olivier Marchal. Le réalisateur est en voiture lorsqu’il apprend la nouvelle de l’arrestation de Michel Neyret. Il s’arrête pour pleurer. « Je n’y croyais pas. C’est un incorruptible, a-t-il expliqué plus tard lors d’une conférence de presse. Neyret, c’est un homme bien, un flic extraordinaire, un oiseau de nuit, parce que c’est la nuit qu’on fait le boulot. Mais dans un pays aseptisé, il n’a plus sa place. » 

L’avocat David Metaxas, figure montante et contestée du barreau lyonnais, est lui aussi entraîné dans la chute du policier, qui arrêtait ses futurs clients. « Meilleurs ennemis », selon l’expression du conseil, les deux hommes sont soupçonnés d’avoir échangé des informations sur des procédures en cours, violant ainsi le secret de l’instruction. L’avocat s’en défend, chargeant gentiment ce grand flic déchu : « Sa carrière arrivait à son terme, il était un peu à la dérive, se posant la question de son avenir. Moi, je ne voyais pas pour lui d’autre fin. Je ne le voyais pas inviter ses collègues à un pot de départ, partir à la retraite et passer ses journées à la pêche », déclare-t-il dans Le Point.

Neyret est un guerrier comme moi, ça ne pouvait se finir que sur un braquage ou en prison.

David Metaxas, avocat

Le Point

Michel Neyret a passé huit mois en détention préventive dans le quartier VIP de la prison de la Santé. Révoqué de la police par Manuel Valls en septembre 2012, il attend son procès dans l’hôtel bourgeois de sa femme, à Vienne, et refuse de répondre aux journalistes à l’approche de l’audience. « Il est serein, très concentré sur son obstacle », explique son avocat. D’après Yves Sauvayre, Michel Neyret est soulagé de pouvoir s’expliquer à la barre. Un exercice dans lequel il a toujours brillé lorsqu’il s’agissait d’exposer une enquête réussie.

Cette fois-ci, Michel Neyret devra défendre son propre cas. Et sa façon d’oeuvrer dans la police pendant trente-deux ans. « Il ne donnera à personne le plaisir de se montrer affaibli », prédit l’avocate Anne-Laure Compoint, qui défend le coprévenu Gilles Guillotin. « On lui a tout pris ; son boulot, son honneur. Qu’on lui laisse au moins la liberté », espère son conseil, qui craint une peine exemplaire. Michel Neyret risque jusqu’à dix ans de prison et un million d’euros d’amende. Le procès doit durer trois semaines.

La justice parviendra-t-elle à percer l’énigme Neyret?

La justice parviendra-t-elle à percer l'énigme Neyret?
LYON, le 19/09/2014 Michel NEYRET, ancien numero 2 de la police judiciaire a la sortie du proces du cambriolage Global Cash ou il etait entendu comme temoin./ELSNER_165501/Credit:Fabrice Elsner/SIPA/1409191657, SIPA

ENQUETE – Le procès de l’ancien numéro deux de la PJ de Lyon, Michel Neyret, pour corruption et trafic de stupéfiants, s’ouvre ce lundi au tribunal correctionnel de Paris…

C’est une histoire digne d’un polar, que la justice s’apprête à traiter. Ce lundi, Michel Neyret, ancienne star de la police judiciaire de Lyon au palmarès plus long que les deux bras réunis, est jugé pour corruption, trafic d’influence, trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs par le tribunal de Paris.

L’histoire de la police, Michel Neyret l’a marquée depuis longtemps, en imposant sa patte partout où il a exercé son métier : à Grenoble, Versailles, Meaux, Melun, Lyon… Il a collectionné les lettres de félicitations de la part de ses supérieurs hiérarchiques, et a même reçu la Légion d’honneur. Braqueurs, dealers, terroristes… Neyret en a serré des poignets, en trente ans de carrière. La mèche impeccable, les santiags aux pieds, la silhouette de ce fils de mineur de Meurthe-et-Moselle est devenue connue de tous au fil des années. Il a été pour beaucoup de policiers, pendant très longtemps, un exemple.

La chute d’un « héros »

Un exemple, il l’a aussi été dans sa « chute ». Pour la hiérarchie policière qui a décidé de prévenir l’institution judiciaire des résultats très « gênants » d’écoutes téléphoniques menées dans le cadre d’une affaire de trafic de stupéfiants, la question des antécédents flatteurs du grand flic ne s’est pas posée très longtemps. Accusé par certains d’avoir balancé par inimitié une star qui lui faisait de l’ombre, l’ancien directeur du 36 quai des Orfèvres, Christian Flaesch, se défend dans Les Jours : « J’ai eu le sentiment que les gars testaient la direction pour voir si on essaierait d’écraser l’affaire parce que c’est un commissaire. »

L’affaire n’a pas été « écrasée ». Michel Neyret et plusieurs de ses subordonnés ont été mis en examen pour « avoir franchi la ligne jaune ». Celle qui sépare les flics qui bossent étroitement avec leurs informateurs, des délinquants par la force des choses, et la voyoucratie qui œuvre illégalement à se remplir les poches.

Des personnages complexes

Dans l’œil du cyclone, la relation entre Michel Neyret et Gilles Bénichou, un ancien indic’ radié des fichiers par la PJ de Lyon en 2009 parce qu’il était considéré comme peu fiable. Les deux hommes sont soupçonnés d’avoir échangé de « bons procédés » : Michel Neyret aurait fourni des fiches de police, intercédé dans certaines affaires en faveur de connaissances de Gilles Bénichou dont son cousin, Stéphane Alzraa, en échange de cadeaux en nature. Une relation flic-indic ? A en croire plusieurs témoins, c’était plus que ça. « Je l’ai vu de mes propres yeux sur le tournage du film Les Lyonnais, raconte Richard Schittly, journaliste au Progrès et auteur de  Commissaire Neyret (Ed. Tallandier). Il parle de Bénichou comme d’un frère. Il y a un vrai lien affectif entre eux. » Neyret aurait-il tout risqué simplement pour rendre service à un indic devenu comme un frère ?

C’est en tout cas par Gilles Bénichou qu’arrivent les ennuis pour celui qui était « un flic extraordinaire », témoigne l’ancien numéro 2 de la PJ de Grenoble, Gilles Guillotin, également jugé ce lundi. Parmi les bons « clients » de Bénichou se trouve Yannick Dacheville, mis sur écoute par la brigade des stupéfiants (BS) de Paris dans le cadre d’une enquête sur un trafic de drogue. Lorsque les policiers surprennent une conversation entre Dacheville et Bénichou, pendant laquelle celui-ci se vante d’avoir un flic haut placé dans la manche dont il peut faire ce qu’il veut, la surprise est de taille. Lorsqu’ils découvrent plusieurs semaines plus tard, toujours au cours d’une autre écoute, que le vantard veut en fait parler de Michel Neyret, une légende de la PJ, c’est la stupeur.

La fin du voyage

Plusieurs mois défilent, au cours desquels les flics de la brigade des stups accumulent de plus en plus de soupçons à l’encontre de Neyret : un voyage à Marrakech qui aurait été entièrement payé par Dacheville et Bénichou, une montre offerte, un séjour sur la Côte d’Azur où le commissaire divisionnaire aurait été particulièrement choyé par Stéphane Alzraa… Un rapport est finalement transmis au juge Patrick Gachon, en charge de l’enquête de départ sur le trafic de stupéfiants. L’Inspection générale des services s’empare de l’affaire. De nouvelles écoutes sont ordonnées cette fois sur le téléphone de Michel Neyret, pour corruption et trafic d’influence.

Les enquêteurs vont alors découvrir des conversations au cours desquelles le numéro 2 de la PJ lyonnaise demande à des subordonnés de prélever une partie de la drogue saisie sur des affaires pour rémunérer des informateurs… Sans compter l’ouverture d’un compte en Suisse au nom de sa femme, Nicole – elle aussi jugée ce lundi – qui s’est fait accompagner à Genève par… Stéphane Alzraa, poursuivi pour fraude fiscale et membre de la « confrérie internationale » de l’arnaque à la taxe carbone. C’est la fin du voyage pour le superflic. Le 29 septembre 2011, l’IGS vient l’interpeller à son domicile.

A la PJ de Lyon, personne ne peut y croire. Les pratiques de l’antigang et ses relations borderline avec les « tontons » débarquent sur la place publique. « Après l’affaire Neyret, j’ai entendu parler de méthodes archaïques, confie Gilles Guillotin. Je ne me reconnaissais pas là-dedans. » L’ancien policier a d’ailleurs publié récemment 33 ans flic pour rien ? (Ed. Temporis), dans lequel il revient sur ses années de service et les pratiques au sein de la PJ.

Le mystère reste entier

« La BRI, où a longuement travaillé Neyret, est un monde à part. Pendant très longtemps, personne ne leur a demandé de comptes tant qu’ils avaient des résultats. Les relations avec les informateurs sont des zones grises très difficiles à codifier. Quand on sort du monde de l’antigang, on n’a plus forcément de repères », explique Richard Schittly. Michel Neyret a-t-il perdu pied en étant nommé numéro 2 de la PJ, sorti de son monde fermé de l’antigang, avec ses codes et sa liberté d’action ?

Le flic de choc semble en tout cas avoir eu du mal à s’adapter aux nouvelles politiques de la maison en matière d’indics, au cours des dernières années. En 2004, la loi Perben tente de mettre un peu d’ordre dans tout ça. Les nouvelles générations de flics ne semblent plus sur la même longueur d’onde que Michel Neyret. La chute du commissaire signe-t-elle la fin d’un système ? « Ce serait une erreur de résumer cette affaire à ça. C’est le procès d’un fonctionnaire soupçonné de corruption, pas celui de la police », estime Richard Schittly. La justice a jusqu’au 24 mai pour percer le mystère de la chute d’un des meilleurs flics de France.

on pour voir si on essaierait d’écraser l’affaire parce que c’est un commissaire. »

=========

  • et pas celle d’une bonne sœur . Ainsi Vidocq, un ancien bagnard fut ministre de la Police ; mais la Justice elle même est corrompue, le nain de jardin ni Barbarin mis en examen, et 40 000 emplois au noir à la Justice . c clair

  • QUAND ON VEUT TUER UN CHIEN ON DIT QU’IL A LA RAGE

  • AUCUNE CHANCE ELLE EST AUSSI CORROMPU QUE CE GOUVERNEMENT DE SOCIALOPES PS

    JE VOUDRAIS QUE TOUS LES FLICS DE FRANCE RESTE AU BUREAU OU DEVANT LA CAFETIERE,PENDANT 3 MOIS, BONJOUR LA ZONE AU BOUT DE 2 SEMAINES

  • nicolasnicolas                  ce type est une pourriture , point barre
  • Pour moi ce type est un VRAI flic à l’ancienne pas comme les gosses complètement formatés d’aujourd’hui….

  • On brûle ce qu’on a adoré et on adore ce qu’on a brûlé.

  • neyret était un super flic à entendre tous ceux qui ont bossé avec, c’est pour çà qu’il a été viré, car dans les gradés policiers ou gendarmes on ne veut que des gentils petits toutous qui ne font pas de vague

  • « le fric, le fric, le fric »… association de malfaiteurs… c’est clair.                                     Où est passé l’argent des impôts et autres taxes de l’Essonne ? du Poitou-Charente ??? liste non exhaustive.

    • Photo d'avatar Boof… il va faire un bouquin.

      Ils vont faire un film, et de lui une star…
      Finalement il va devenir ce qu’il a toujours voulu être….
      Un homme riche.

    • Il était un bon flic…Dans tous les sens du terme.
    • Flic ou voyou ? Belmondo dans ce film ,n’avait quand même pas franchi le rubicond , en acceptant des faveurs de voyous ou d’indics !
      On va le pleurer ?! La France va mal et ça l’a toujours été
      Sword                         Oui, mais il y a pléthore d’affaires semblables encore inconnues, faire l’innocent après avoir profité des abus du système de prohibition criminogène, c’est oublier qu’elle est indésirable à la moité de la population. Par ailleurs les mots enjolivés par la presse ne trompent personne, ainsi, le policier fait de la « corruption » et le citoyen du « trafic »… La rémunération d’indics-trafiquants, est évidement un investissement dans l’économie clandestne, ce qui revient à financer, donc diriger « le trafic de drogues », et surement pas « le trafic d’influences »…
      La moitié des saisies sont revendues, quand elles ne sont pas remises en circulation.
      Pendant ce temps, le pays perd des milliards en impôts et recettes, et l’état s’obstine à ne pas légaliser pour satisfaire une opinion morale minoritaire… Ce n’est pas sans cautionner de fait, les trafics et mafias profitant de la prohibition, ennemi de notre devise républicaine et de toute démocratie.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :