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Hollande sur France2: « Ça va mieux », surtout en le disant

 HOLLANDE

POLITIQUE – « Ce qui compte, c’est le fil conducteur ». Malgré les sondages qui lui assurent que l’immense majorité des Français n’attend plus rien de lui, c’est un François Hollande optimiste et confiant dans l’avenir qui s’est présenté ce jeudi soir sur le plateau de France2 où quatre Français l’ont longuement interpellé.

« Oui, ça va mieux », a-t-il affirmé d’emblée à son arrivée sur le plateau de la nouvelle émission « Dialogues citoyens » alors qu’on l’interrogeait sur l’état de la France. La preuve: il y aurait désormais « plus de croissance, moins de déficits, moins d’impôts et plus de compétitivité ». Méthode Coué? Difficile de dire le contraire au moment où la courbe du chômage ne s’est toujours pas inversée et où une partie de la jeunesse de France campe dans les rues pour s’opposer à la loi Travail. « Oui, ça va mieux », mais surtout en le disant.

Et comme les voix saluant son action se font de plus en plus rares, y compris dans sa propre majorité, c’est donc François Hollande lui-même qui s’est chargé de vanter son bilan pendant près de deux heures et d’essayer d’en dégager la cohérence. Avec toujours le même objectif: couper court au climat de fin de règne qui s’instaure dans le pays en promettant à des Français de plus en plus désabusés que sa politique finira par porter ses fruits, comme il s’y est engagé, à la fin de son quinquennat.

Dialogue de sourds mais courtois avec les Français

On ne sait donc toujours pas si le président de la République sera candidat ou non à sa propre succession en 2017. Sa réponse attendra « la fin de l’année », ce qui revient à dire que François Hollande se donne un peu moins de huit mois pour renverser la tendance. Le peut-il encore? Même s’il parvenait à inverser la courbe du chômage, 69% des sondés d’Elabe affirment que cela n’influencerait nullement leur jugement. 76% estiment même qu’il devrait renoncer à briguer un second mandat « pour permettre à la gauche de trouver un meilleur candidat que lui ».

Qu’importe: Hollande veut croire qu’il est encore dans la course et qu’il ne s’est pas totalement coupé des Français. Tout en défendant sa méthode (« discuter, concerter (…) ce n’est pas céder à la rue »), souvent perçue comme changeante et irrésolue, le chef de l’Etat a a tenu à marquer sa compréhension à l’égard du mécontentement de la jeunesse qui s’exprime dans le mouvement « Nuit debout ».

« La jeunesse n’est jamais satisfaite et elle a raison de ne pas l’être », a-t-il concédé, précisant qu’il ne reniait pas son engagement du Bourget de donner la priorité à la jeunesse et d’être jugé sur l’amélioration de sa situation1.0S’il n’est pas apparu déconnecté des principaux enjeux évoqués ce soir, François Hollande a en revanche eu d’avantage de mal à convaincre les quatre Français face à lui que le pays allait aussi bien qu’il le laissait entendre. Courtois et respectueux, les échanges avec les quatre participants ont souvent tourné au dialogue de sourds. A l’image de la discussion avec cette jeune cheffe d’entreprise qui lui réclame en vain de « lui donner envie d’embaucher » ou de cet électeur du Front national qui préfère « guérir le mal par le mal » que de revoter pour une gauche qui l’a déçu.Le président a semblé bien plus à l’aise pour recadrer en douceur ses ambitieux collaborateurs. Non, il n’y aura pas d’interdiction du voile à l’université comme l’a laissé entendre Manuel Valls. Oui, Emmanuel Macron a le blanc-seing de l’Elysée pour créer son mouvement politique mas à condition qu’il reste « sous (s)on autorité ».

« Moderniser le pays tout en protégeant le modèle social »

Calme et pédagogue quoique parfois fâché avec la réalité des chiffres, le président n’a en tout cas rien laissé paraître de la crise politique qui sévit autour de lui, promettant qu’il irait « jusqu’au bout  » de la loi future loi El Khomri (même s’il pourra y avoir des « corrections » au Parlement) comme de son mandat pour mener à terme les autres chantiers engagés.

Venu avec très peu d’annonces en poche, François Hollande s’est fait le porte-parole de sa propre action: « moderniser le pays tout en protégeant le modèle social ». Une politique qu’il définit lui-même comme « la recherche de l’équilibre » entre le soutien aux entreprises et la défense des droits des salariés.

A l’en croire, les résultats seraient déjà là: « nous sommes aujourd’hui sur un rythme de créations nettes d’emplois », jure-t-il avant de promettre 150.000 voire 160.000 emplois nets en 2016 quand les économistes en prédisent 30.000 de moins.

Face à la droite qui annonce son naufrage et à sa gauche qui exige qu’il vire de bord, Hollande ne lâche rien: « Je n’ai pas de doute sur le cap que j’ai choisi », soutient-il, « être président, c’est vivre tout le temps avec la tragédie (…) j’ai tenu bon dans toutes les difficultés ». Cela aussi, ça va mieux en le disant.

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Ce qu’il faut retenir de l’intervention de François Hollande

Contestation contre la loi El Khomri, montée du FN, candidature à la présidentielle… Retrouvez les principales déclarations du chef de l’État, qui intervenait jeudi soir sur France 2.figarofr: Le président de la République, François Hollande, sur le plateau de Dialogues citoyens© STEPHANE DE SAKUTIN/AFP Le président de la République, François Hollande, sur le plateau de Dialogues citoyens

●  «Ca va mieux»

«Oui, ça va mieux: il y a plus de croissance, moins de déficit, moins d’impôts, plus de compétitivité, plus de marges pour les entreprises, plus de pouvoir d’achat pour les salariés», a lancé le président de la République dès le début de l’émission, jurant qu’il réformera «tous les jours de (son) mandat». Vantant le pacte de responsabilité, il a noté qu’en 2015 «nous avons créé 100.000 emplois nets». «Pour la première fois en cinq ans, l’économie française a créé davantage d’emplois qu’elle n’en a supprimés», a-t-il poursuivi même s’il a reconnu, «qu’en France, nous créons moins d’emplois que dans certains pays».

● Macron est «sous mon autorité»

Revenant sur les récentes sorties d’Emmanuel Macron, qui a lancé son mouvement transpartisan En marche! cette semaine, François Hollande a déclaré: «Je ne vais pas l’empêcher de s’adresser aux Français, chercher des idées nouvelles, et convaincre». Annonçant qu’il se prononcerait sur son éventuelle candidature pour 2017 «à la fin de l’année», le locataire de l’Élysée a tenu à calmer les ambitions prêtées au benjamin du gouvernement: «Il doit être dans l’équipe, sous mon autorité». De même, il a loué une relation «non pas simplement hiérarchique – il sait ce qu’il me doit -, (mais qui relève de la) loyauté personnelle et politique» entre eux.

● La loi El Khomri «ne sera pas retirée»

Face au mouvement Nuit debout contre la loi El Khomri, le chef de l’Etat a jugé «légitime» que la jeunesse «veuille s’exprimer». Ajoutant: «La jeunesse n’est jamais satisfaite et elle a raison de ne pas l’être. Moi, je ne vais pas me plaindre qu’une partie de la jeunesse veuille inventer le monde de demain plutôt que de regarder avec nostalgie le monde d’hier». Toutefois, la loi travail «ne sera pas retirée, mais qu’il y ait des corrections, qu’il y ait des discussions avec les organisations syndicales – en tout cas celles qui maintenant comprennent le sens et même appuient cette réforme -, oui», a-t-il affirmé.

● Sur la jeunesse

«Je ne renie rien de ce que j’ai dit au Bourget. Je serai jugé sur la place accordée à la jeunesse» a indiqué le chef de l’Etat. «Et donc sur cette exigence que la jeunesse a de vivre mieux que la génération précédente». Le président a déroulé ses réalisations, notamment sur les bourses étudiantes et la garantie locative. Et de concéder: «C’est vrai, ce n’est pas le rêve (…) J’espère pouvoir vous convaincre».

● Des regrets sur la déchéance de nationalité

François Hollande est revenu sur l’échec de la constitutionalisation de la déchéance de nationalité. «J’ai ressenti le besoin d’une réponse, d’une mesure symbolique», a rappelé le chef de l’Etat en se remémorant des scènes dont il a été témoin le 13 novembre dernier. «Quand j’ai dit que ces individus ne méritaient pas d’être Français au Congrès, tout le monde s’est levé», a-t-il poursuivi avant de regretter que «les calculs politiques» se sont «mêlés» au débat. Pour le président de la République, «si le texte avait été soumis au Parlement dans les semaines qui ont suivi ce discours, ce texte aurait été adopté».

● Pas de loi sur le voile à l’université

«Il n’y aura pas d’interdiction dans l’université», a fermement lancé François Hollande. Réagissant à la sortie de son premier ministre, Manuel Valls, qui a estimé cette semaine qu’il «faudrait» légiférer dans ce sens, le chef de l’État s’est montré catégorique, rappelant que la fac était «un lieu de liberté, avec des règles qui ont toujours été celles de la liberté syndicale, la liberté politique, et la liberté religieuse». Le président a par ailleurs confié qu’il «regrettait» de n’avoir pas voté la loi sur l’interdiction de la burqa en 2010.

● Sur la montée du FN: «je suis responsable»

Interrogé sur la montée du FN, François Hollande a assuré: «Je considère que je suis responsable», avant de préciser que la montée de l’extrême droite était un phénomène européen. «Il faut faire attention à pas prendre un médecin qui puisse tuer le malade», a prévenu le chef de l’État. «La colère, je l’entends. (…) La solution qui consisterait à fermer les frontières, à sortir de l’euro, de la mondialisation, à être un pays qui n’ait plus d’images, d’idéal, elle n’est pas bonne.»

● La réduction de la part du nucléaire confirmée

S’il a rappelé n’avoir «jamais proposé l’arrêt du nucléaire», le chef de l’État a confirmé sa promesse de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production de l’électricité en 2025. Soulignant que la loi de transition énergétique de 2015 avait entériné cet engagement, il a prévenu que ce processus se ferait «étape par étape». «D’ores et déjà – j’avais fait cette promesse – nous allons fermer Fessenheim (à partir de 2019). Et ce sera à EDF, (puis à) l’Autorité de sûreté nucléaire, de nous dire quelles sont les centrales qui devront être fermées», a-t-il par ailleurs déclaré.

Hollande sur France 2: la France « va mieux », décision en fin d’année sur sa candidature

Le président François Hollande sur le plateau de Dialogues citoyens, le 14 avril 2016 à Paris
Le président François Hollande sur le plateau de Dialogues citoyens, le 14 avril 2016 à Paris

Confronté à des sondages catastrophiques, François Hollande a proclamé jeudi soir que la France « va mieux », annonçant qu’il dévoilerait en fin d’année ses intentions sur une éventuelle candidature, tout en recadrant l’ambitieux Emmanuel Macron.

La plupart des éditorialistes de la presse quotidienne sont sceptiques au lendemain de la prestation télévisée du chef de l’Etat relevant avec sévérité que la « méthode Coué » utilisée par le président ne redressera pas son image dans l’opinion.

« Oui, ça va mieux », a lancé d’emblée le chef de l’Etat, affirmant qu’il y avait désormais « plus de croissance, moins de déficits, moins d’impôts et plus de compétitivité », sur le plateau de l’émission spéciale « Dialogues citoyens » sur France 2.

Sera-t-il candidat ? Décision « à la fin de l’année » avec le chômage pour juge de paix comme il s’y était engagé.

François Hollande a tenté de lancer lors de cette émission de 90 minutes une énième et périlleuse opération de reconquête de l’opinion. Assurant suivre depuis quatre ans un « fil conducteur », il a promis de poursuivre « jusqu’au bout » les réformes engagées.

Son ministre de l?Économie Emmanuel Macron avait pourtant déclaré quelques heures plus tôt à Londres que l’exécutif avait décidé d' »arrêter une partie des réformes », sans préciser lesquelles.

Quant aux initiatives politiques de cet électron libre du gouvernement qui a lancé quelques jours plus tôt « En Marche », son mouvement politique à forte teneur libérale, elles ont fait l’objet d’un recadrage en bonne et due forme : « Qu’il veuille s’adresser aux Français, je ne vais pas l’en empêcher » mais « il doit être dans l’équipe, sous mon autorité ».

Le président de la République a aussi contredit son Premier ministre Manuel Valls, qui a souhaité récemment l?interdiction du voile à l?université. « Non, il n’y aura pas d’interdiction dans les universités », a-t-il tranché, arguant qu’elles étaient « un lieu de liberté ».

Souvent sur la défensive, François Hollande a même affirmé à tort que la France était dans la moyenne européenne en matière de chômage des jeunes alors qu’il s’élevait à 25,9% dans l’Hexagone en janvier contre 19,7% dans l’UE, selon l’office européen de statistiques Eurostat.

De nouveau accusé d’indécision après des reculades sur plusieurs réformes, il a cependant assuré qu’il ne renoncerait pas à la « loi travail » de Myriam El Khomri, qui « ne sera pas retirée » même s’il peut y avoir des « corrections » au Parlement. Selon lui, « discuter, concerter (…) ce n’est pas céder à la rue ».

A l’adresse de la jeunesse, il a jugé « légitime » qu’elle « veuille s’exprimer », évoquant le mouvement citoyen Nuit Debout, lancé au soir du 31 mars sur la place de la République à Paris pour protester contre la loi travail.

– Plaidoyer pro domo mais pas d’annonce –

Après avoir été interrogé par David Pujadas et Léa Salamé, le chef de l’Etat était soumis au feu roulant des questions de quatre Français : Véronique Roy dont le fils converti à l’islam est parti faire le jihad en Syrie où il a été tué, Antoine Demeyer, chauffeur de car, sympathisant du FN, Anne-Laure Constanza, patronne d’enviedefraise.fr, et un étudiant, Marwen Belkaid, militant de Nuit debout.

Le chef de l’Etat s’est livré face à eux à un long plaidoyer pro domo mais s’est abstenu de toute annonce majeure, ce qui a été pointé par l’opposition, d’Alain Juppé (LR) qui a fait part de son « profond sentiment de scepticisme », à la présidente du FN Marine Le Pen déplorant « un nouveau grand ratage présidentiel qui en aucun cas ne redonnera espoir aux Français ».

Le Parti de gauche y a vu « un bide ». Le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis a voulu saluer un président « debout dans la nuée des critiques ».

François Hollande regrette-t-il l’interminable feuilleton sur la déchéance de nationalité ? « C’était important qu’il y ait cette unité » autour d’une mesure « symbolique » alors que le pays pouvait « éclater » après les attentats du 13 novembre, a-t-il justifié, pointant les « calculs politiciens » qui ont eu selon lui raison de la réforme.

Loin du président « normal » des débuts du quinquennat, il a bénéficié d’une tribune extraordinaire sur la chaîne publique: 90 minutes d’émission, commencée à un horaire inhabituel, 20H15, et en direct depuis le Musée de l’Homme. Le jour-même, un sondage Elabe pour BFMTV a révélé que près de neuf Français sur 10 (87%) jugeaient négativement son bilan.

« Je n’ai pas de doute sur le cap que j’ai choisi », a-t-il soutenu, « être président, c’est vivre tout le temps avec la tragédie (…) j’ai tenu bon dans toutes les difficultés ».

Loi travail, Nuit debout, 2017… Ce qu’il faut retenir de François Hollande à « Dialogues citoyens »

LE MONDELoi travail, situation économique, djihad, déchéance... Le chef de l’Etat a répondu aux questions de France 2 et de quatre Français jeudi soir.

François Hollande était l’invité de l’émission « Dialogues citoyens », sur France 2, jeudi 14 avril. Le président de la République a répondu aux questions de quatre Français : une patronne de PME, la mère d’un djihadiste mort en Syrie, un électeur du Front national, un étudiant participant à Nuit debout. Voici les principaux points à en retenir.

  • François Hollande se prononcera sur son éventuelle candidature « à la fin de l’année »

François Hollande a annoncé qu’il se prononcerait sur une éventuelle nouvelle candidature à la présidence de la République à la fin de l’année 2016. Interrogé sur sa déclaration qui lie sa candidature en 2017 à « l’inversion de la courbe du chômage », le président de la République a déclaré qu’il la maintenait.

A un an de l’échéance, le chef de l’Etat a toutefois jugé qu’il était trop tôt pour dresser un bilan. « Si un quinquennat ne durait que quatre ans, ce ne serait pas un quinquennat. »

Lire :   Hollande annoncera « à la fin de l’année » sa décision quant à une candidature en 2017

  • La loi El Khomri « ne sera pas retirée »

François Hollande a assuré que la réforme du code du travail, qui a provoqué plusieurs journées de mobilisation, « ne sera pas retirée ». Il s’est toutefois dit prêt à des « corrections » au Parlement.

« Le problème, c’est de ne pas pouvoir trouver de CDI. 90 % des embauches se font aujourd’hui en CDD. Ce que je veux avec le projet de loi El Khomri, c’est qu’on puisse embaucher avec un CDI, et clarifier les règles pour les salariés et les employeurs. »

D’une manière générale, le président de la République a soutenu qu’il mènerait les réformes en cours « jusqu’au bout », en décalage avec son ministre de l’économie, Emmanuel Macron, qui avait déclaré quelques heures plus tôt à Londres que l’exécutif avait décidé d’« arrêter une partie des réformes », sans préciser lesquelles.

Décryptage :   Dans le détail, ce que contient la nouvelle version du projet de « loi travail »

  • Nuit debout, un mouvement « légitime », selon François Hollande
  • A propos du mouvement citoyen Nuit debout, lancé le 31 mars après une journée de mobilisation contre la loi travail, François Hollande a jugé « légitime que la jeunesse veuille s’exprimer ». Il a ajouté : « Je ne vais pas me plaindre qu’une partie de la jeunesse veuille inventer le monde de demain. »

Le président de la République s’est dit favorable à la démocratie participative, prenant l’exemple des pétitions, de la collaboration à des textes ou de la possibilité de se présenter aux élections.

« C’est bien […] que le débat s’organise et que l’on veuille aussi faire de la politique en dehors des partis, en dehors des institutions, en dehors de la représentation, même si, à la fin, le meilleur des systèmes, c’est le suffrage universel. »

  • La France « va mieux »

Le chef de l’Etat a assuré que la situation du pays s’améliorait, avec « plus de croissance, moins de déficits, moins d’impôts et plus de compétitivité ».

« En 2015, nous avons créé cent mille emplois net de plus. Pour la première fois depuis cinq ans, l’économie française a créé davantage d’emplois qu’elle n’en a supprimés. Je pense que c’est lié à cette politique-là. En 2016, nous tablons sur cent cinquante ou cent soixante mille créations d’emplois nets. »

Sur le chômage, qui n’a jamais été aussi haut, François Hollande a affirmé que « le taux de chômage en France [était] dans la moyenne européenne et celui des jeunes sous la moyenne européenne ». Or, comme l’a aussitôt souligné la journaliste Léa Salamé, le taux de chômage des moins de 25 ans était, en février 2016, de 24,6 % en France, contre une moyenne de 19,4 % dans l’Union européenne, selon les chiffres d’Eurostat.

  • Déchéance de nationalité : « Les calculs politiques s’en sont mêlés »
  • Interrogé sur la déchéance de nationalité, François Hollande a répondu ne pas regretter d’avoir ouvert ce débat après les attentats de novembre, finalement clos le 30 mars face aux dissensions entre l’Assemblée nationale (à majorité de gauche) et le Sénat (à majorité de droite) et au sein même de chaque formation politique.Il a rappelé que lorsqu’il avait évoqué la question de la déchéance de nationalité au Congrès à Versailles, juste après les attentats de novembre, « tout le monde s’était levé ». La loi aurait pu passer à ce moment-là, assure-t-il, mais ensuite « les calculs politiques s’en sont mêlés ».

  • Synthèse :   Des attentats de novembre au renoncement : comment le débat sur la déchéance de nationalité s’est enlisé
  • François Hollande a contredit son premier ministre, Manuel Valls, qui déclarait vouloir une loi sur l’interdiction du voile à l’université : « Il n’y aura pas d’interdiction du voile à l’université. » Le chef de l’Etat a rappelé que l’université « est un lieu de liberté politique, liberté syndicale et liberté religieuse ». « En revanche, on ne peut avoir du prosélytisme, de l’intrusion dans les cours, de la pression sur certains enseignants. »
  • Djihad : « Nous devons lutter contre les prêcheurs de haine »
  • Interpellé par Véronique Roy, mère d’un jeune Français mort en Syrie, François Hollande a rappelé que 170 Français partis pour le djihad avaient trouvé la mort et que 600 autres étaient encore en Syrie, dont un tiers de femmes.Pour traiter les racines, « nous devons lutter contre ces prêcheurs, ces partisans de la haine qui induisent la radicalisation », a-t-il martelé. « Nous avons expulsé 80 prêcheurs de haine. »                       A propos de la modération insuffisante des contenus djihadistes sur YouTube, Facebook ou Twitter, François Hollande a rappelé que cette lutte devait être internationale et que la France y veillait de très près.
  • « La France a été exemplaire dans le dossier syrien »                                                   Pour François Hollande, « la France a été exemplaire dans le dossier syrien » et a permis, « avec les autres partenaires », qu’il y ait « aujourd’hui une négociation politique » avec Damas. « Ce que nous faisons avec la Russie, c’est de chercher une solution politique. » « On devrait tous considérer que c’est la France qui a eu raison de 2012 jusqu’à aujourd’hui », ajoute-t-il.
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  • Ouest France  » Karim Rissouli présentera ce jeudi soir, aux côtés de Léa Salamé et David Pujadas, une émission spéciale en présence de François Hollande.

    Le journaliste angevin Karim Rissouli connaît bien François Hollande. En 2012, il sort un livre sur le nouveau chef d’Etat, intitulé L’homme qui ne devait pas être Président. Il y raconte ceci : « François Hollande a quelques amis, mais il avoue lui-même ne pas avoir de confident. Il vit la politique à 200 %. Il vit et respire politique en permanence. »

    Né le 5 août 1981 à Angers, ancien étudiant de l’Université catholique et collaborateur du magazine étudiant d’Angers, Klibres, Karim Rissouli a effectué une maîtrise de droit international, avant de préparer les concours de journalisme. Il a fait partie, à Angers, de l’association France-Palestine solidarité. Et se souvient avoir travaillé dans un centre médical palestinien. Etc… etc…..

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