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60 millions de consommateurs établit une liste noire de produits ménagers

C’est une nouvelle enquête qui risque de faire du bruit. Selon le magazine 60 millions de consommateurs, la quasi-totalité des produits ménagers est dangereuse pour la santé. La journaliste de France 3 Marie-Charlotte Duluc vous en dit plus. « En tout, 60 millions de consommateurs a évalué plus d’une centaine de produits, par exemple certains nettoyants pour sol qui sont réputés surpuissants et qui sont pourtant bourrés d’allergisants, de conservateurs. On trouve dans la quasi-totalité de ces produits 20 substances nocives pour notre santé. Des substances qui seraient allergisantes, irritantes, mais aussi polluantes« , détaille la journaliste.

Mieux lire les étiquettes

Ce que dénonce cette enquête, c’est la lutte anti-microbes à tout prix. « Vous achetez par exemple des lingettes désinfectantes et finalement vous utilisez des produits agressifs et nocifs pour votre santé. Il faut bien lire les étiquettes. C’est parfois écrit très petit, et pourtant on peut apprendre que certains produits dont on se sert très régulièrement, comme les nettoyants de salles de bains, sont à utiliser avec des masques ou des lunettes de protection« , note aussi Marie-Charlotte Duluc.

Produits ménagers et substances toxiques : c’est pas brillant !

Photo : Catt Liu

La revue 60 Millions de consommateurs publie ce mardi 12 avril une enquête sur les nombreux produits ménagers qui contiennent une ou plusieurs substances « indésirables » – entendez « allergisantes, irritantes, corrosives, et/ou risquées pour l’environnement« . De quoi revenir aux bonnes vieilles méthodes de grand-mère. Explications.

Liste noire des substances toxiques des produits d’entretien

On ne le répétera jamais assez : les substances toxiques présentes dans notre quotidien sont nombreuses, et parfois même plus nocives que les saletés que l’on supprime en astiquant son intérieur. Parfums allergisants, gadgets polluants, nettoyants corrosifs… font partie des produits chimiques que les marques de produits ménagers vantent lors de leurs campagnes publicitaires. Pourtant, la quasi totalité de la centaine de produits analysés par les experts de la revue contient une ou plusieurs substances indésirables.

Pas moins de 20 substances sont jugées problématiques pour la santé ou l’environnement et listées dans un « mémo des toxiques » destiné à aider le consommateur dans ses achats.

Liste noire : le « mémo des toxiques » de 60 millions de consommateurs

• Acide hydro-chlorique (acide chlorhydrique) : irritant pour la peau et le système respiratoire, corrosif.
• Acide oxalique : irritant pour les yeux et la peau, corrosif, dégagement de gaz toxiques en cas de mélange.
• Acide sulfamique : irritant, corrosif, toxique pour les organismes aquatiques.
• Alkyl ethoxylates et dérivés : irritant, toxique pour les organismes aquatiques.
• Benzisothiazo-linone : irritant, allergisant, toxique pour les organismes aquatiques.
• Butoxyéthanol (EGBE) : irritant, cancérogène possible pour l’homme.
• Chlorure de benzalkonium : favorise l’apparition de micro-organismes résistants.
• Didécylméthyl-ammonium chloride : irritant, corrosif, favorise l’apparition de micro-organismes résistants.
• EDTA : faible biodégradabilité, risque de persistance dans l’environnement.
• Ethanolamine : irritant pour la peau et les voies respiratoires, corrosif.
• Ethoxydiglycol  (DEGEE) : irritant pour la peau et les voies respiratoires, corrosif.
• Hydrogen peroxyde ou peroxyde d’hydrogène : irritant, corrosif, dangereux en cas de mélange (acides, ammoniaque), comburant (qui permet la combustion).
• Hydroxyisohexyl 3 cyclohexene carboxaldehyde (lyral) : très allergisant.
• Hypochlorite de soude : irritant pour la peau et le système respiratoire, corrosif, dégagement possible de gaz toxiques en cas de mélange, toxique en cas de rejet dans les eaux usées.
• Iodopropynylbutyl carbamate : allergisant, irritant, corrosif, très toxique pour les organismes aquatiques.
• Metaperiodate de sodium : irritant, corrosif, toxique pour les organismes aquatiques.
• Méthylchloroisothiazolinone : très allergisant, très toxique pour les organismes aquatiques, avec effets à long terme.
• Méthylisothiazolinone : très allergisant, très toxique pour les organismes aquatiques.
• Phénoxyétahnol : allergisant, irritant, effets reprotoxiques à forte dose chez l’animal.
• Sodium hydroxyde ou hydroxyde de sodium : irritant, corrosif, menace potentielle pour la faune et la flore.

Poisons ménagers

Des exemples de marques où ces substances sont présentes sont également donnés par la revue. Comme le détaille le site du Huffington Post, les huit produits ménagers suivants sont épinglés :

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original (1)

Là où le « désinfectant pureté » de chez Dettol promet de supprimer E. coli, salmonelle, staphylocoque, SARM et virus de la grippe ainsi que 90% des allergènes (tels que les particules de pollen et les acariens), on retrouve du chlorure de benzalkonium « qui peut favoriser le développement de bactéries résistantes« , explique l’enquête.

Quand Monsieur Propre propose un Febreze « Fraîcheur du matin », il vend surtout quatre parfums et deux conservateurs allergisants. D’ailleurs, côté parfum, il en va de même pour la lessive Minidou Jardin de fraîcheur Eucalyptus et Fleur d’Ylang-Ylang (par moins de six conservateurs, six parfums allergisants et des silicones.)

Sans parler du Febreze Sleep Serenity Lait Chaud et Miel (un désodorisant d’oreiller, oui oui ça existe:) qui contient un cocktail de composés irritants, d’allergisants et favorise même la résistance des bactéries… ou des lingettes Harpic Hygiène Marine soit-disant biodégradables alors qu’elles ne se biodégradent que de 75% en 60 jours en gênant ainsi le traitement de l’eau… sans parler de l’antibactérien qu’elles contiennent, capable de favoriser l’émergence de micro-organismes résistants…

Pour le magazine, les fabricants de sprays anti-bactériens et de désodorisants jouent sur la phobie des microbes. Or, « pour les détergents bactéricides à usage domestique, leur utilité n’est pas démontrée« , a rappelé l’Agence de sécurité sanitaire (Anses). Inutile, donc, de multiplier aérosols et bombes, surtout dans les endroits confinés. Méfiance également sur certains nettoyants dits « hypoallergéniques » ou écologiques qui contiennent aussi pour certains des composés allergisants (tel le Mir Vaisselle Secret de Nature Calendula pour peaux sensibles ou le Method Liquide Vaisselle Citron + Menthe)

Pour Adeline Tregouët, rédactrice en chef du magazine de l’Institut national de la consommation (INC), « il y a une industrie du détergent qui essaie de nous équiper d’un arsenal de produits pour la maison comme si nous étions en guerre ! Assouplissants, désodorisants de frigos ou de lave-vaisselle, anticalcaires, brumes d’oreillers, nettoyants de lave-linge… on multiplie les molécules, les composés organiques volatiles, tout ça se mélange à la pollution, au soleil, et donne des molécules encore plus toxiques« .

Le grand Ménage

Avec cette enquête, la revue souhaite dévoiler au public le double visage de ces produits tout en fournissant des solutions alternatives60 millions de consommateurs propose donc aussi dans ce hors-série un guide des pictogrammes et symboles apposés sur les étiquettes (d’autant moins clairs que deux systèmes vont coexister jusqu’en 2017 et que les précautions d’emploi sont souvent écrites en tout petit), ainsi que des recettes pour fabriquer soi-même ses propres produits ménagers avec pas moins de 100 fiches produits et 300 recettes.

Pour ma part, cela fait maintenant dix ans que je m’inspire des bons conseils fournis par la blogueuse belge Raffa et sa communauté. Le livret qu’elle a créé en 2006 est une référence gratuite incontournable pour quiconque souhaite entretenir son logement de manière écologique. A vous bicarbonate de soude, vinaigre blanc, savon noir, cristaux et percarbonate de soude, terre de Sommière et autres recettes magiques, efficaces et saines…

107 aliments à bannir de votre chariot

Emilie Cailleau
107 aliments à bannir de votre chariot
Trop d’additifs ou de conservateurs. Des diététiciens dressent une liste d’aliments à éviter de consommer en raison de leur composition nutritionnelle.

Quand vous faites vos courses, faites-vous les bons choix alimentaires ? Entre les listes d’ingrédients à rallonge, les noms incompréhensibles pour le grand public et les étiquettes illisibles , la sélection des produits alimentaires peut tourner au casse-tête. Dans « Le bon choix au supermarché » (Editions Thierry Souccar), des diététiciens, des nutritionnistes et des journalistes scientifiques de LaNutrition.fr livrent des clés pour mieux manger en choisissant des produits plus sains. Les auteurs ont décortiqué la composition nutritionnelle de 800 produits alimentaires industriels. Verdict : 323 seraient à éviter et 107 à carrément bannir de l’assiette en raison des ingrédients qu’ils renferment : additifs potentiellement toxiques, conservateurs de mauvaise qualité, colorants en excès, mauvaises graisses, etc.

Les auteurs épinglent différentes familles de produits, même ceux qui ont la cote chez les consommateurs comme certains yaourts 0%. Autre constat, le bio et le sans gluten ne seraient pas forcément synonymes de qualité nutritionnelle irréprochable (certains sont composés d’additifs).

Le livre distille quelques conseils pour faire des choix alimentaires plus sains. Il est conseillé de privilégier les aliments dont la liste d’ingrédients est relativement courte ou encore de se baser sur des ingrédients faciles à reconnaître (farine, sucre) plutôt que des mentions inconnues. Enfin cuisiner maison quand c’est possible (soupes, salades, etc) s’avère

préférable à certains produits industriels , rappellent les nutritionnistes.

>> A lire aussi : Des codes couleurs sur les aliments, une fausse bonne idée ?

Colorants, conservateurs : tous les additifs à surveiller

Les 8 produits ménagers à éviter selon 60 millions de consommateurs

SANTÉ – Nos maisons ne sont ni des hôpitaux ni des aéroports. Voilà une chose que l’on a souvent tendance à oublier. Surtout lorsqu’une publicité nous promet de mettre à mort toutes les bactéries grâce au nettoyage sans effort d’une plaque de cuisson engraissée ou d’une baignoire entartée.

Pourtant, le danger ne se situe pas dans une cuvette de toilettes, dans le frigo ou sur le sol de votre salon, mais dans des mains qui ne seraient pas lavées assez régulièrement! Comme le rappelle l’Agence de sécurité sanitaire, l’Anses, « pour les détergents bactéricides à usage domestique, leur utilité n’est pas démontrée ». Le magazine 60 millions de consommateurs sort ce mardi 12 avril un numéro spécial consacré aux produits d’entretien.

Le résultat n’est pas très reluisant. Les experts de la revue ont évalué plus d’une centaine de produits, parmi les plus courants. « Mauvaise nouvelle, la quasi-totalité contient une ou plusieurs substances indésirables », assure le magazine. Elles sont au choix ou tout à la fois, allergisantes, irritantes, corrosives, et/ou risquées pour l’environnement. « L’idée est de sensibiliser le public au double visage de produits qui nous promettent douceur et fraîcheur et sont en fait agressifs », met en garde Adeline Tregouët, la rédactrice en chef du magazine.

Parmi les produits testés par 60 millions de consommateurs, huit sont épinglés et baptisés « bête noire » par le magazine: un désinfectant, un nettoyant multi-usage, une lessive, un désodorisant, des lingettes désinfectantes, une mousse nettoyante et deux produits vaisselle.

nettoyant danger

nettoyants danger

Ainsi donc, le « désinfectant pureté » de la marque Dettol qui porte la caution de l’Institut Pasteur contient dans sa composition la présence de chlorure de benzalkonium « qui peut favoriser le développement de bactéries résistantes », explique le magazine. Selon le site de la marque, ce produit qui est sans rinçage (sauf pour les surfaces en contact avec les denrées alimentaires) est « efficace sur E. coli, la salmonelle, le staphylocoque, le SARM et le virus de la grippe et enlève 90% des allergènes, tels que les particules de pollen et les acariens ».

Parfums et conservateurs au mieux irritants

Monsieur Propre n’est pas en reste avec son « Fraîcheur du matin » avec la marque Febreze. Dans ce produit, les experts de 60 millions de consommateurs ont retrouvé 4 parfums et 2 conservateurs allergisants. Autre cible du magazine, « l’overdose de parfums », comme dans la lessive Minidou Jardin de fraîcheur Eucalyptus et Fleur d’Ylang-Ylang qui compte 6 conservateurs, 6 parfums allergisants ainsi que des silicones.

Même constat, pour le Febreze Sleep Serenity Lait Chaud et Miel, un désodorisant d’oreiller qui contient de composés irritants, allergisants ou qui favorise même la résistance des bactéries. Comme le rappelle le magazine, les désodorisants nous privent des mauvaises odeurs, un signe précieux que nos appareils électroménagers doivent être lavés et qu’il ne faut pas cacher.

Quand ces produits ne sont pas dangereux pour nous, ils le sont pour l’environnement. Ainsi, les lingettes Harpic Hygiène Marine biodégradables que la marque conseille de jeter directement dans la cuvette ne sont biodégradables qu’à 75% en 60 jours. Elles contiennent aussi un antibactérien capable de favoriser l’émergence de micro-organismes résistants. Le problème, ces lingettes ne se biodégradent pas assez vite et posent de gros problèmes dans le traitement de l’eau.

Des bombes et aérosols à utiliser « en plein air »

60 millions de consommateurs a aussi décidé de mener la guerre contre les aérosols et bombes. Des produits bien souvent utilisés dans de petits espaces confinés comme les toilettes ou la salle de bain. Or, des produits comme le Cillit Bang Mousse Active, un nettoyant censé être surpuissant doit être appliqué « seulement en plein air », dans un endroit « protégé du rayonnement solaire ». Parfait quand votre douche est au milieu de votre jardin, à l’ombre d’un arbre.

Enfin, le magazine s’insurge aussi contre les nettoyants dits « hypoallergéniques » ou écologiques. Dans cette veine, le Mir Vaisselle Secret de Nature Calendula pour les peaux sensibles qui contient comme « la plupart des liquides vaisselles, des conservateurs allergisants » ou le Method Liquide Vaisselle Citron + Menthe, une marque qui se présente comme respectueuse de l’environnement mais fait entrer dans la composition de ce produit 2 conservateurs et 2 parfums allergisants.

Pour aller plus loin, 60 millions de consommateurs propose aussi dans ce hors-série un guide des pictogrammes et symboles apposés sur les étiquettes, la liste des substances toxiques les plus courantes dans les produits ménagers (consultable aussi sur France Info) ainsi que des recettes pour fabriquer soi-même ses propres produits ménagers.

Lire aussi :

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Minidou, Febreze, Harpic… 7 produits ménagers à bannir d’urgence


Le magazine « 60 millions de consommateurs », de l’Institut national de la consommation (INC) consacre un hors-série aux « poisons » contenus dans les produits ménagers. Edifiant.

Parue le 12 avril 2016, une enquête de "60 Millions de consommateurs" se penche sur la toxicité des produits ménagers. © Copyright 2016, L’Obs Parue le 12 avril 2016, une enquête de « 60 Millions de consommateurs » se penche sur la toxicité des produits ménagers. C’est un numéro de « 60 Millions de consommateurs » dont la lecture seule provoque de l’urticaire tant ce que l’on y apprend est inquiétant : dans un hors-série paru mardi 12 avril, le magazine se penche sur la toxicité des produits ménagers… et c’est édifiant !

« Contrairement aux cosmétiques, les articles des rayons entretien et droguerie sont peu étudiés. La mention de leur composition sur l’emballage n’est pas obligatoire », relève Adeline Trégouët, rédactrice en chef déléguée dans son édito.

Pourtant, poursuit-elle, ces produits « contiennent en majorité une ou plusieurs substances indésirables, présentant des risques pour la santé humaine et pour l’environnement ».

Le magazine rappelle que la législation impose aux fabricants certaines mentions sur leurs étiquettes, aussi bien sur la composition de leur produits que sur leur mode d’emploi, leur dosage ou encore sur les précautions d’usage. Las ! « Ces indications – souvent en pattes de mouche ! – sont loin d’être limpides », déplore « 60 Millions de consommateurs ».

Aussi, la rédaction du magazine a épluché les étiquettes de centaines de produits, classés dans son enquête dans différentes familles. Pour chacune d’entre elles, elle décerne des mauvais points aux articles selon elles les plus nocifs. Voici ses bêtes noires.

1. Les antibactériens et désinfectants

La première famille de produits d’entretien étudiée est celle des « antibactériens et désinfectants ».

« La peur des microbes est un terreau de choix pour les marques », relève « 60 Millions de consommateurs », mais dégainer un désinfectant n’est pas forcément la marche à suivre pour autant, selon le magazine. Ce dernier rappelle que « la plupart des maladies se transmettent par les mains », et donc, que « les laver soigneusement avec de l’eau et un savon ordinaire suffira amplement à éliminer [les] microbes ».

Carton rouge au Désinfectant pureté Dettol

Le désinfectant pureté Dettol contient du chlorure de benzalkonium, substance « qui peut favoriser le développement de bactéries résistantes », relève le magazine qui lui décerne pour la peine un carton rouge et s’étonne de « l’étrange caution du logo de l’Institut Pasteur » qui apparaît sur son emballage.

2. Les produits surpuissants

« 60 millions de consommateurs » se penche également sur les « nettoyants surpuissants et corrosifs ». Ceux-ci « sont très agressifs et peuvent abîmer définitivement vos surfaces […] et, plus grave, vos yeux, vos mains et vos poumons. »

Carton rouge à Mr Propre Fraîcheur du matin avec Febreze

Ce nettoyant multiusage contient « pas moins de quatre parfums, classés allergisants dans la réglementation européenne », note le magazine. Parmi eux, l’HICC, « considéré comme particulièrement problématique ». Figurent aussi dans sa composition « deux conservateurs (benzisothiazolinone, glutaral), également allergisants.  »

3. Les parfums et allergisants

La promesse d’un intérieur et de linge délicatement parfumés ne doit pas faire oublier que « 600.000 à 2 millions de Français » sont affectés par les allergies aux parfums, rappelle « 60 millions de consommateurs », qui s’intéresse aux fragrances des produits ménagers.

Outre leur caractère allergisant, ces parfums émettent des « composés organiques volatils (COV), qui vont polluer l’air intérieur ».

Quant aux conservateurs contenus dans les produits ménagers, certains aussi sont allergisants…

Carton rouge à Minidou concentré Jardin de fraîcheur

« Ne vous laissez pas abuser par le minois innocent du petit piaf blanc de l’étiquette : cet assouplissant est un concentré de substances indésirables », met en garde « 60 millions de consommateurs » qui pointe pas moins de six conservateurs, « tous allergisants et irritants », six parfums allergisants notoires et des silicones.

4. Les produits gadgets

Le magazine analyse également la composition de ce qu’il désigne comme les « produits gadgets » dédiés à l’entretien. Autrement dit, tous ces produits non indispensables qui pullulent dans les rayons. Un exemple parmi tant d’autres, « les nettoyants […] pour fruits et légumes lancés par la jeune marque française Vegan Eden » qui entendent remplacer le nettoyage à l’eau du robinet.

Carton rouge à Febreze Sleep Serenity Lait chaud et miel

Cette « brume d’oreiller » contient des « composés franchement indésirables », selon « 60 millions de consommateurs », qui dresse une inquiétante liste : « didécylméthylammonium chloride (irritant et favorisant la résistance des bactéries), hydroxyde de sodium (irritant), linalool et benzisothiazolinone (allergisants). » Pas de quoi s’endormir tranquille…

5. Les lingettes

N’en déplaise aux fabricants, dont certains incitent explicitement à les jeter dans la cuvette des toilettes, les lingettes « ne sont ni recyclables ni compostables, et doivent donc être jetées dans la poubelle des déchets ménagers », rappelle le magazine. Pour la plupart d’entre elles, elles sont en outre « imprégnées de substances indésirables », alerte le magazine.

Carton rouge à Harpic Lingettes désinfectantes Hygiène marine biodégradables

Là, « 60 millions de consommateurs » se fâche tout rouge, car « le fabricant incite explicitement à jeter [ces lingettes] dans les toilettes […] et laisse entendre qu’elles sont biodégradables, ce qui constitue une supercherie intellectuelle ». Par ailleurs, le produit contient du « chlorure de benzalkonium, un antibactérien irritant ».

6. Les aérosols

Après lecture de l’enquête, vous n’utiliserez plus jamais d »aérosol sans frémir, type de produit qui constitue une « triple menace », selon  « 60 millions de consommateurs » : « Ce sont des produits très inflammables, leur mode de propulsion décuple l’exposition aux substances indésirables et, en cas de mésusage […], les solvants inhalés peuvent provoquer une mort immédiate ! »

Carton rouge à Cillit Bang Mousse active douche et surfaces larges

« Peut éclater sous l’effet de la chaleur. Protéger du rayonnement solaire. Utiliser seulement en plein air… », est-il indiqué dans les mises en garde de ce produit nettoyant de salle de bain. L’aveu d’une « dangerosité certaine », estime « 60 millions de consommateurs » qui pointe de surcroît une « efficacité douteuse ».

7. Les « faux produits verts »

L’enquête pointe enfin les « faux produits verts » : « La présentation de certains produits et les mentions sur leur emballage laissent entendre qu’ils sont doux, naturels, respectueux de notre santé et de la planète. Ce n’est hélas pas toujours le cas ».

Carton rouge à Mir Vaisselle Secrets de nature Calendula et Method Liquide vaisselle Citron + menthe.

En dépit d’indications rassurantes sur son étiquette, le premier contient des conservateurs allergisants. Quant au second,  deux conservateurs et deux parfums allergisants entrent dans sa composition. « C’est bien dommage, car la démarche de Method ne manque pas d’intérêt », regrette « 60 millions de consommateurs », qui salue une marque se voulant plus respectueuse de l’environnement.

Vinaigre blanc et bicarbonate : les alternatives naturelles

Outre un précieux mémo des produits toxiques à détacher, ce hors-série de « 60 millions de consommateurs » offre un éclairage sur la façon de s’en passer, en misant sur le bicarbonate de soude, le vinaigre blanc et autres produits naturels. A chacun d’entre eux correspond un tableau comparatif de marques selon leur rapport qualité / prix.

Prônant définitivement le « Do it yourself », le magazine délivre enfin 300 recettes pour nettoyer chez soi sans s’intoxiquer.

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  •  Commentaires
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  • Signé : un militant EELV

  • la secte verte dort pour longtemps avec 2 % voir moins en 2017

  • En restant poli.

    1. Acide chlorhydrique… bah oui c’est irritant, à peu près autant que le Coca Cola ou le vinaigre blanc vu les concentrations dans les produits ménagers… Et toujours moins que les suc gastriques produits naturellement par votre corps.

      Hypochlorite de soude… eau de javel, mais ça fait plus méchant avec un nom pareil. Vous avez oublié de mentionner que ça peu prendre feu au contact d’acide. Et que ça décolore des habits, jusqu’à faire des trous dans certains cas.

      Hydroxide de sodium… soude? C’est un composant de base du Savon de Marseille avec la glycérine.

      Bref, pour faire le ménage, mettez des gants et ne mélangez pas les produits.
      Stop au ménage! Stop au génocide des mycoses et des bactéries!!! Elles sont bio!

      Jojo                                    Halte à l’oxyde de dihydrogène!!! ça bouffe tout et y’en a plein dans l’eau minérale, c’est une honte!
      Roger                                   Il y d’un côté les marqueteux du propre qui clament que le microbe est à éliminer coûte que coûte et de l’autre des blogues qui nous disent que la moindre trace de produit chimique va nous donner le cancer comme on attrape la grippe.

      Au centre il y a des gens qui disent qu’entre les microbes et la chimie c’est la dose qui fait le poison. Et ils ont probablement raison.

      JD                                       A noter que le principe de Paracelse (la dose fait le poison) est battu en brèche par la découverte des effets « cocktail » entre certains polluants.

      Combiné avec la réflexion à long terme que nous devons développer sur la manière de coexister (ou non) avec les micro-organismes, la voie de la raison va être ardue à trouver !

      sutireme 
      • @ Jean Némarre :  Vous avez absolument raison: l’acide chlorhydrique est dissocié en ion chlorure, l’hydroxyde de sodium en ion sodium, l’hypochlorite de sodium se transforme très rapidement à la lumière, le tout fait du chlorure de sodium (sel de cuisine) qui est présent naturellement en très grande quantité dans les eaux naturelles et au robinet. Vous pouvez tout mélanger dans les proportions que vous souhaitez. Le peroxyde d’hydrogène (eau oxygénée) se transforme très vite en eau et oxygène et nous mangeons régulièrement de l’EDTA qui est aussi présente dans les shampoings. Il y a probablement d’autres produits plus problématiques dans cette liste mais labéliser ceux-là comme ‘indésirables » c’est du grand n’importe quoi qui discrédite complètement ce travail. A trop vouloir prouver … On a oublié l’alcool éthylique, le vinaigre, les yaourts (lactates). Et en grosse quantité l’eau est un poison mortel si on reste immergé plus de trois minutes au fond d’une piscine.

        • Votre savoir en chimie vous permet que comprendre que c’est du grand n’importe quoi. Tout le monde n’a malheureusement pas vos compétences . C’est pourtant chaque fois pareil. L’article de Que Choisir sur les produits nocifs dans les cosmétiques était du même tonneau mais seuls ceux qui connaissent les cosmétiques pouvaient s’en apercevoir :
          http://www.huffingtonpost.fr/celine-couteau/non-les-cosmetiques-ne-sont-pas-dangereux-reponse-a-que-choisir_b_9324768.html

          Retenons donc que les articles des associations de consommateurs sur les produits « chimiques » sont à prendre avec les plus grandes réserves et toujours à comparer aux avis des experts. C’est la différence qu’il y a entre des journalistes qui passent d’une semaine à l’autre aux cosmétiques, aux produits ménagers, aux smartphones ou aux lave-vaisselles et des experts qui passent 30 ans de leur vie sur un sujet après avoir acquis au cours de longues études des compétences dans un domaine particulier.

           

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