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31 MARS : NUIT DEBOUT

LE 31 MARS 2016, APRÈS LA MANIFESTATION ON NE RENTRE PAS CHEZ NOUS, ON OCCUPE UNE PLACE !

C’EST LA GOUTTE D’EAU

« Si le projet de loi Travail a tant mobilisé, c’est parce qu’en poussant toujours plus loin l’injustice, il fait craquer la digue de ce que nous pouvions supporter. Nos gouvernants sont murés dans l’obsession de perpétuer un système à bout de souffle, au prix de « réformes » de plus en plus rétrogrades et toujours conformes à la logique du néolibéralisme à l’œuvre depuis 30 ans : tous les pouvoirs aux actionnaires et aux patrons, à ces privilégiés qui accaparent les richesses collectives.

Ce système nous est imposé, gouvernement après gouvernement, au prix de multiples formes de déni de démocratie. Le projet de loi Travail pourra bien être retiré, et Valls sauter, nous ne rentrerons pas chez nous pour autant : ce monde qu’ils construisent avec acharnement pour nous mais contre nous, nous n’en voulons pas !

Un élan populaire est en train de naître. Lycéen.ne.s, étudiant.e.s, salarié.e.s syndiqué.e.s ou non, chômeurs en colère, discriminé.e.s en tout genre, syndicalistes réprimé.e.s, paysan.ne.s et écolos zadistes, ça fuse de partout et c’est beau à voir.

NOS RÊVES CONTRE LEURS PRIVILÈGES

Au programme : animation, restauration, concerts, partage d’informations, Assemblée Citoyenne Permanente et plein de surprises. Le 31 mars on se pose, on discute et on décide ensemble des actions à mener pour faire de la Nuit Debout le début d’un mouvement citoyen. Nous porterons nos espoirs avec fierté et fermeté. Des solutions existent, nous avons des sources d’inspiration, des idées, des expériences, des savoirs et des savoir-faire, de l’énergie, de la bienveillance et de la joie. Ce tournant est à notre portée !

Nous invitons tous ceux qui, au-delà de leur opposition à la destruction du Code du Travail, aspirent à construire un projet politique ambitieux, progressiste et émancipateur, à nous rejoindre à l’issue de la manifestation du 31 mars.

Des précisions seront diffusées progressivement sur le site www.convergence-des-luttes.org
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Téléchargez le communiqué des initiateurs de la Nuit Debout

NOUS : INITIATEURS DE LA NUIT DEBOUT, FEMMES ET HOMMES DE TOUTES ORIGINES, SIMPLES CITOYEN.NE.S, MILITANT.E.S ASSOCIATIFS OU POLITIQUES, SPONTANÉMENT RÉUNIS AUTOUR DE LA DYNAMIQUE CRÉÉE PAR LE FILM DE FRANÇOIS RUFFIN « MERCI PATRON ! », INVITONS LES MANIFESTANTS À OCCUPER UNE PLACE PUBLIQUE LE 31 MARS 2016 POUR INVENTER UNE SOCIÉTÉ JUSTE ET ÉMANCIPATRICE. »

NUIT DEBOUT : LE 31 MARS 2016, APRÈS LA MANIFESTATION ON NE RENTRE PAS CHEZ NOUS

La Convergence des Luttes s’organise à Paris et partout en France. Communiqué de presse de l’événement.


C’EST LA GOUTTE D’EAU

Si le projet de loi Travail a tant mobilisé, c’est parce qu’en poussant toujours plus loin l’injustice, il fait craquer la digue de ce que nous pouvions supporter. Nos gouvernants sont murés dans l’obsession de perpétuer un système à bout de souffle, au prix de « réformes » de plus en plus rétrogrades et toujours conformes à la logique du néolibéralisme à l’œuvre depuis 30 ans : tous les pouvoirs aux actionnaires et aux patrons, à ces privilégiés qui accaparent les richesses collectives.

Ce système nous est imposé, gouvernement après gouvernement, au prix de multiples formes de déni de démocratie. Le projet de loi Travail pourra bien être retiré, et Valls sauter, nous ne rentrerons pas chez nous pour autant : ce monde qu’ils construisent avec acharnement pour nous mais contre nous, nous n’en voulons pas !

Un élan populaire est en train de naître. Lycéen.ne.s, étudiant.e.s, salarié.e.s syndiqué.e.s ou non, chômeurs en colère, discriminé.e.s en tout genre, syndicalistes réprimé.e.s, paysan.ne.s et écolos zadistes, ça fuse de partout et c’est beau à voir.

NOS RÊVES CONTRE LEURS PRIVILÈGES

Au programme : animation, restauration, concerts, partage d’informations, Assemblée Citoyenne Permanente et plein de surprises. Le 31 mars on se pose, on discute et on décide ensemble des actions à mener pour faire de la Nuit Debout le début d’un mouvement citoyen. Nous porterons nos espoirs avec fierté et fermeté. Des solutions existent, nous avons des sources d’inspiration, des idées, des expériences, des savoirs et des savoir-faire, de l’énergie, de la bienveillance et de la joie. Ce tournant est à notre portée !
Nous invitons tous ceux qui, au-delà de leur opposition à la destruction du Code du Travail, aspirent à construire un projet politique ambitieux, progressiste et émancipateur, à nous rejoindre à l’issue de la manifestation du 31 mars.

Des précisions seront diffusées progressivement sur le site  www.convergence-des-luttes.org

NOUS : INITIATEURS DE LA NUIT DEBOUT, FEMMES ET HOMMES DE TOUTES ORIGINES, SIMPLES CITOYEN.NE.S, MILITANT.E.S ASSOCIATIFS OU POLITIQUES, SPONTANÉMENT RÉUNIS AUTOUR DE LA DYNAMIQUE CRÉÉE PAR LE FILM DE FRANÇOIS RUFFIN MERCI, PATRON !, INVITONS LES MANIFESTANTS À OCCUPER UNE PLACE PUBLIQUE LE 31 MARS 2016 POUR INVENTER UNE SOCIÉTÉ JUSTE ET ÉMANCIPATRICE.
Twitter : www.twitter.com/nuitdebout
contactconvergencedesluttes@lists.riseup.net

Le Monde.fr avec AFPLe 4 avril, place de la République à Paris, dans le cadre du rassemblement Nuit Debout.

Des centaines de personnes du mouvement « Nuit debout » ont occupé pour la cinquième nuit consécutive la place de la République à Paris, lundi 4 avril. A la veille d’une nouvelle manifestation contre la réforme du droit du travail, accusée de favoriser la précarisation, les revendications des participants couvraient tout le spectre du champ social, dénonçant pêle-mêle le texte défendu par Myriam El Khomri, le tout-sécuritaire ou encore le mal-logement.

Lire aussi :   Myriam El Khomri se dit « attentive à toutes les interpellations »

« Nuit debout » est née dans la nuit du jeudi 31 mars au vendredi 1er avril après qu’entre 390 000 personnes, selon les autorités, et 1,2 million, selon les syndicats, eurent marché contre cette loi. Depuis lors, plusieurs dizaines d’individus se réunissent la nuit sur la place parisienne avant d’être délogés par les forces de l’ordre au petit matin. Il s’agit de « construire un mouvement social fort qui rassemble tous les précaires face à l’oligarchie », un « mouvement citoyen mais pas politique », « un projet très ambitieux », explique Camille, qui participe à l’organisation de ce mouvement.

« Il peut y avoir du folklore parfois »

Sur une moitié de la place, des dizaines de personnes sont assises, tandis qu’à tour de rôle certains prennent la parole pour discourir, haranguer, ou même déclamer des poèmes, dans un mégaphone crachotant ou de vive voix. « Allez tous chercher vos tentes. On dort ici ! », hurle un jeune. Une sexagénaire met en garde contre la « violence ».

Lire aussi le reportage lors de la « Nuit Debout » :   « Nous étions endormis et nous nous réveillons »

Un membre de la « diaspora congolaise en lutte contre la dictature de Sassou N’Guesso » explique être présent car les luttes sociales concernent « tous les résidents de France ». Un anarchiste appelle à un rassemblement mardi après-midi devant le Sénat contre une loi « absurde ». « Il peut y avoir du folklore parfois. Mais c’est comme ça que des gens se réapproprient la parole, reconnaît Fanny, 40 ans, qui vient chaque soir. C’est un peu une psychothérapie de groupe. Les gens osent dire ce qu’ils pensent. »

Lire aussi le reportage lors de la « Nuit Debout » :   « Il faut construire quelque chose »

A côté d’elle, Jean-Baptiste porte une pancarte indiquant d’un côté « Panamaleaks, peuples rackettés ça suffit », « Refugees welcome » (bienvenue aux réfugiés) de l’autre, tout en parlant à un homme qui le filme avec son téléphone portable. Leur conversation passe en direct sur le site Periscope : « Les peuples en ont marre d’être pris pour des cons. Plus on est de fous, plus on va gagner. »

VIDÉO. Comment définir « Nuit debout »? Chacun a son avis mais personne n’a le même

NUIT DEBOUT – La loi El Khomri est toujours là. Eux aussi. Le collectif « Nuit Debout » occupe la place de la République depuis le 31 mars et rien ne semble pouvoir les arrêter. Ni la pluie, ni les CRS qui les ont évacués a plusieurs reprises. Dans la nuit de lundi à mardi 5 avril, des centaines de personnes occupaient pour la cinquième nuit consécutive la place de la République.

Né spontanément après une manifestation anti-loi travail – un nouveau défilé est prévu ce 5 avril -, le mouvement « Nuit debout » cherche depuis à élargir le spectre de son combat. Pour cela, les participants sont bien décidés à occuper la place et se sont organisés: des banderoles, des tentes, une infirmerie et une cafétéria ont été installées. Pourtant la fibre politique semble leur faire défaut. Une grande partie des « Nuit Debout » refuse d’être rattaché à un parti. Quant à la définition de ce mouvement et de ses objectifs, chacun semble avoir son avis mais personne n’a le même.

Le mouvement, qui ne se reconnaît pas de leader officiel et tend à « libérer la parole », comme l’ont répété plusieurs militants, intéresse autant qu’il intrigue. Car ceux qui occupent la place de la République sont majoritairement des jeunes. Et si leurs influences politiques sont très diverses, nombreux sont ceux qui n’en ont aucune. Un paradoxe puisque leur refus d’être impliqué politiquement paraît aussi fort que leur envie de l’être dans la vie de la cité.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, Le HuffPost a rencontré, dimanche 3 avril, ces militants déterminés qui luttent pour le retrait de la loi Travail mais aussi la liberté de parole pour tous et plus globalement encore pour des valeurs humanistes. Nous leur avons demandé de nous expliquer quel est le but de « Nuit Debout » et quelle place le politique occupe au sein de leur mouvement.

Lire aussi :

• Les manifestants de « Nuit Debout » place de la République évacués par la police

• Débats, peintures, ateliers… La « Nuit Debout » se poursuit place de la République à Paris

Nuit Debout : « Le mouvement est en voie d’extension »

Nuit Debout : "Le mouvement est en voie d’extension"
Avec l’application Périscope, les militants de « Nuit debout » ont trouvé un formidable écho sur internet. (Bertrand Combaldieu/AP/SIPA)

Avec le mouvement « Nuit Debout », les Indignés sont-ils de retour en France ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer, analyse le chercheur en sciences politiques Gaël Brustier.

« Nuit Debout » aura-t-il la même portée que les Indignés espagnols de la Puerta Del Sol en 2011 ? Gaël Brustier est membre de l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès et chercheur en sciences politiques au Cevipol (Université libre de Bruxelles). Il était place de la République samedi et dimanche soir, et analyse pour « l’Obs » la naissance de ce mouvement de citoyens.

Le mouvement « Nuit Debout » constitue-t-il une nouvelle forme des Indignés « à la française » ?

– On peut le dire, oui. Cependant, il ne faut pas essayer de calquer à l’identique ces deux phénomènes. La France dispose de sa propre culture politique et a un fonctionnement qui lui est propre. Il faut garder à l’esprit que les situations de ces deux pays sont différentes. Et beaucoup de choses ont changé depuis 2011. De plus, la société française n’a pas subi ce que la société espagnole a enduré au cours de son histoire contemporaine : l’époque franquiste, la crise économique de 2008 qui a touché le pays de plein fouet et enfin la corruption du Parti populaire (PP).

Il faut rester prudent avec les comparaisons hâtives, mais il est vrai que le mouvement des Indignés ibériques reste présent dans beaucoup d’esprits place de la République.Vous aimez cet article ?Inscrivez-vous à la Newsletter de l’Obs

Pensez-vous que ce mouvement peut prendre de l’ampleur et durer dans le temps ?

– C’est une possibilité. Son originalité est réelle. Il correspond à une volonté constante de citoyens, souvent très jeunes, qui souhaitent s’investir dans le débat public d’une autre façon. Ceux qui manifestent place de la République sont extrêmement jeunes. La moyenne d’âge doit osciller autour des 25 ans. Pour durer, le mouvement va devoir passer à une phase plus globale. Pour cela, il doit universaliser son discours. Il faut trouver un point de convergence qui puisse permettre de dépasser la simple rhétorique sociologique militante.

Une des pistes à continuer d’exploiter est celle de la communication. Le suivi du mouvement par 80.000 personnes sur l’application Périscope a constitué une bonne vitrine pour leur démarche. Les membres de « Nuit Debout » ont misé sur leurs propres médias. Exactement comme les Indignés espagnols avant eux. Ces militants font preuve d’une utilisation des technologies 2.0 et des médias offlines très poussée. Le mouvement est de ce point de vue intelligemment mené.

Quels sont les fondements de cette protestation ?

– Le mouvement est né à la suite du succès des manifestations contre la loi Travail. Ces dernières ont traduit la colère de la jeunesse contre la précarité qui se développe et le déclassement social qui devient une réalité. On observe une explosion des inégalités dans différentes sociétés européennes. Ce n’est donc pas étonnant que de jeunes citoyens se mobilisent.

Le mouvement a ensuite mué en un discours de contestation plus général. Le retrait de la loi El Khomri n’est pas l’unique but des participants de « Nuit Debout ». Il prend aujourd’hui une dimension plus vaste, plus générale, qui souhaite porter au plus haut une autre idée de la démocratie, même si pour l’instant cela ne dépasse pas le stade du discours.

Est-ce le début de l’émergence d’un mouvement participatif sur le modèle de Podemos en Espagne ?

Il est trop tôt pour l’affirmer. Il ne faut pas oublier que « Nuit Debout » n’existe que depuis une centaine d’heures. Personne ne sait si « Nuit Debout » va tenir. C’est possible mais on ne peut rien assurer. Toutefois, il existe certains signes positifs indéniables pour qu’un point de contestation durable puisse voir le jour. Parler d’envergure politique est également prématuré. Les membres du mouvement doivent d’abord fonctionner correctement entre eux. D’un point de vue technique, ils sont d’ailleurs bien organisés.

Ils ont également évité avec intelligence l’écueil de la médiatisation en ne nommant pas de porte-parole charismatique ni d’intermédiaire pour dialoguer avec les médias. Il n’y a pas de leader car ce n’est pas un mouvement politique. Il exprime une contestation sociale.

« Salaire à vie », « embauche de tous les chômeurs », « destruction globale du système capitaliste »… Les revendications du mouvement « Nuit Debout » ne sont-elles pas utopistes ?

– Elles le sont certainement mais depuis quand est-ce interdit ? L’utopie fait partie de la démocratie. Ce n’est pas illogique. Cette contestation essaie de dépasser sa sociologie initiale. On observe une capacité à se faire entendre par d’autres catégories sociales comme les employés précaires ou les ouvriers ruraux. Avec ses revendications, « Nuit Debout » reçoit de la sympathie. D’une certaine manière, le mouvement est déjà une réussite. Il a permis de casser certaines « évidences » en imposant certains sujets dans le débat public.

S’agit-il d’une initiative purement parisienne, déconnectée du reste du pays ?

– Non, une carte le montre d’ailleurs. Le mouvement a touché d’autres villes comme Strasbourg – où se tiendra demain une grande assemblée générale – ou encore Rennes. Il se développe dans les grandes villes françaises. La question demeure cependant entière pour les villes plus petites. Un mouvement avec qui ? Sous quelle forme ? La question est posée.

Il y a un frémissement mais il est encore très faible. Pour l’instant, « Nuit Debout » est en voie d’extension. De plus, il ne faut pas oublier la complexité d’une telle effervescence. C’est une activité extrêmement chronophage. Beaucoup de manifestants ont un travail. Il faut donc se relayer et cela demande une main-d’œuvre conséquente. La fin de cette semaine sera un bon test pour savoir si le mouvement a un avenir.

A un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, « Nuit Debout » peut-il avoir de sérieuses conséquences politiques ?

– Oui, totalement. Le but d’un mouvement de ce type est d’imposer les évidences, les problèmes d’une génération qui ne sont pas dans le débat public. Il y a déjà des changements. Il suffit de voir comment on parlait de la jeunesse avant « Nuit Debout » et aujourd’hui. Il peut y avoir des évolutions.

Nuit debout, le camp des possibles

 Sylvain Mouillard , Amandine Cailhol , Ismaël Halissat et Cyril Castelliti
Tentes, sono, infirmerie, cantine… la place de la République s’organisait, samedi soir, pour la troisième nuit consécutive. Photo Martin Colombet. Hans Lucas pour Libération

Dans plusieurs villes de France, des «indignés» ont investi l’espace public dans la foulée de la contestation contre la loi travail. «Libération» a passé quatre jours place de la République, à Paris.

Après les skateurs, les citoyens désireux de rendre hommage aux victimes des attentats et les touristes, la place de la République, à Paris, a vu débarquer depuis quatre jours de nouveaux occupants. Ces «indignés», plutôt jeunes, ont investi les lieux après la manifestation du 31 mars contre le projet de loi travail. Nom de l’opération : «Nuit debout». Depuis, ils s’organisent, discutent, font la fête. «Les manifs, c’est bien, mais après, tout le monde rentre à la maison, explique Philémon, 17 ans. On voulait reprendre l’espace public.» Plus que la seule contestation du texte El Khomri, ces quelques milliers de personnes déjà passées par République veulent imaginer un autre modèle de société.

Jeudi : les débuts

Trempés par la pluie qui a rincé le cortège tout l’après-midi, ils sont quelques centaines à rallier la place de la République sur les coups de 18 heures. Les organisateurs du collectif Convergence des luttes, reconnaissables à leur brassard blanc griffonné au marqueur, s’affairent pour dresser chapiteaux et bâches. L’idée a germé fin février lors d’une réunion publique organisée par le journal alternatif Fakir.

Sous une toile verte gonflée par le vent, plusieurs dizaines de personnes lancent la «première assemblée citoyenne sur la place de la République occupée». Les thèmes de discussion sont mis au débat : comment permettre une «vraie désobéissance civile» ? Comment «vivre en communauté et sans argent» à Paris ? Au mégaphone, certains sont très remontés. Un jeune veut «virer ce gouvernement de criminels» qu’il souhaite ensuite «juger». Une militante dénonce les «violences policières» contre les lycéens.

Vers 19 heures, un camion sonorisé déboule sous les vivats. A quelques pas, l’économiste Frédéric Lordon prépare son intervention. Pour de nombreux opposants, il est la référence, celui qui tient un discours global d’opposition au système. Vers 22 heures, les concerts s’enchaînent : c’est au tour de HK et les Saltimbanks, groupe familier des luttes sociales, de prendre le micro pour une dizaine de chansons. Les militants continuent de converger et occupent désormais la moitié de la place. Pêle-mêle, on y trouve un stand de livres, une infirmerie, une cantine, une fanfare… Puis c’est l’heure de Merci patron ! le film de François Ruffin. Ceux qui ont déjà vu le documentaire sont invités à rejoindre une tente pour une «assemblée permanente», les autres s’assoient devant l’écran. Le groupe électrogène fait des siennes. Un léger retard, avant que les images finissent par apparaître. Les plus courageux pousseront l’occupation jusqu’aux premières lueurs du jour, avant d’être raccompagnés au métro, dans le calme, par les forces de l’ordre.

Vendredi : l’organisation

Le week-end commence et, à 22 h 30, l’assemblée est toujours en place. A l’angle du boulevard du Temple, ils sont plusieurs centaines de participants assis en rond. Chacun y va de son idée. Un jeune homme propose que des «cahiers de doléances» soient installés à la sortie des métros. Vient le tour de Joaquim : «Il faut s’inventer son propre langage. Chaque prise de parole est suivie d’un vote. On secoue les mains pour approuver. On croise les bras quand on est contre.» La majorité des propositions obtient 80 % de «pour», soit le seuil décidé collectivement en amont pour les valider. Alors que les débats s’étirent, certains, dans la foule, s’impatientent : «Balancez de la musique. Qu’on construise des chiottes ! Et un potager.» Plus loin, un autre souffle : «Sinon, on va tous à l’Elysée.» Certains chantent, rappent, jouent de la guitare ou du djembé pendant que d’autres refont le monde. «Le simple fait que des gens soient présents jusqu’à 4 heures du mat’ pour penser une nouvelle société est une victoire», se félicite Jeanne, étudiante. Hormis quelques débordements isolés, l’atmosphère est bon enfant. A l’écart de la foule, les représentants des commissions chargées de l’organisation rédigent leurs comptes rendus. Dans un dortoir improvisé sur des palettes, certains se reposent. La foule se disperse progressivement, si bien que seule une centaine d’irréductibles tient jusqu’à 5 heures du matin. Au cœur des discussions, la crainte d’être expulsés par la police. Ça ne manque pas : les CRS font leur apparition au petit matin.

Samedi : les débats

Pour cette troisième soirée, l’organisation semble s’être rodée. A 18 heures, les débats reprennent avec une sono prêtée par l’association Droit au logement. En guise d’introduction, un jeune homme liste ce qui a déjà été fait : «On a un site internet, un journal qui a sorti son premier numéro, 20 Milles Luttes, et surtout on a libéré la parole.» Puis, à tour de rôle, les référents des différentes commissions (actions, animations, logistique, etc.) improvisent un point d’étape. A quelques pas, à l’accueil, les nouveaux venus sont invités à s’inscrire pour participer ou être informés. Un jeune homme souhaitant se faire appeler Camille, comme de nombreux occupants des zones à défendre (ZAD), réinvente l’acronyme : «On aimerait bien transformer la place en « zone d’activité dissidente ». C’est une idée qui germe. Mais pour le moment, la seule chose qui a été votée, c’est qu’on n’a pas d’étiquette et que nous n’en voulons pas.»

Y a-t-il un parallèle avec Podemos ? «On est parents par le principe d’occupation d’un lieu. Mais on a décidé que l’on ne créerait pas de parti politique.» A côté de lui, un homme se pointe. Il explique avoir été attiré par le caractère «populaire et spontané» du mouvement. Et ce, même s’il est plutôt favorable au projet de loi El Khomri. «En AG, on a décidé qu’on était contre», lui fait savoir «Camille». Avant d’ajouter : «Mais tu as le droit. C’est aussi ça, la démocratie.»

A 20 heures, alors que l’assemblée générale est en cours, une cinquantaine de personnes décident de rendre visite à Anne Hidalgo, qui s’exprime dans un débat public à l’église Saint-Eustache (Ier arrondissement). Par grappes de dix, ils quittent la place discrètement, «pour éviter d’être repérés par la police». Sur l’estrade, la maire de Paris est prise de court. Interpellée sur les interventions matinales des forces de l’ordre pour déloger les occupants de République, elle esquive : «Je suis très heureuse que la ville ait cette vitalité.» Victor Sidier, 20 ans et une (grande) gueule d’ange, parvient à grimper sur la scène. Il s’approche d’Edwy Plenel, le directeur de Mediapart organisateur du débat, qui lui tend son micro-cravate : «Anne Hidalgo dit qu’on « privatise » la place de la République. C’est tout l’inverse qu’il se passe. Ici, on débat, on essaye d’inventer autre chose, ensemble, sans étiquette ni parti politique.» Retour à «Répu» pour une nuit qui ne sera troublée que par l’irruption d’une dizaine de militants d’extrême droite, rapidement évacués par les policiers.

Dimanche : et demain ?

Dans l’après-midi, et cette fois sous un soleil printanier, plus d’un millier de citoyens recommencent à affluer. A priori, c’est le dernier jour d’occupation autorisée de la place. Mais les participants ont bien l’intention de prolonger le plaisir, comme d’ailleurs dans 22 autres villes de France. «On ne rentre pas chez nous», proclament-ils.

Nuit debout : “Toute notre vie, il va falloir assumer ce que l’on est en train de faire”

Place de la République, lors d’une AG (photo : MD)

Après trois jours d’échanges et d’occupation de la place de la République, le mouvement “Nuit debout” ne désemplit pas. Ce dimanche, ils étaient encore des centaines sur place et des dizaines de milliers sur Internet à rêver d’une révolution citoyenne dans la foulée d’Occupy movement ou des Indignés espagnols. Reportage.

L’histoire retiendra peut-être la date du 3 avril comme celle où l’on a vu pour la première fois en France 80 000 personnes connectées simultanément sur Périscope, l’application permettant de se filmer en direct sur Internet. La scène qui les a captivés, retransmise en direct par Rémy Buisine, un internaute de 25 ans, community manager de profession, est pour le moins inattendue : l’occupation de la place de la République, à Paris, pour la quatrième soirée consécutive, par le mouvement “Nuit debout”. “C’était assez hallucinant, au bout d’un moment j’avais autant d’audience qu’une chaîne de la TNT, des gens m’ont même dit être venus après avoir vu mon Périscope”, raconte-t-il ému.

“Une nouvelle façon de faire de la politique est en train de naître”

Sur place, à 23h, le décalage est pourtant frappant entre la curiosité que suscite l’événement sur les réseaux sociaux, et le nombre de personnes présentes physiquement, 1 000 personnes tout au plus. Dans une ambiance bon enfant, sur fond de Bella Ciao, les somnambules de la “Nuit debout” ont pris leurs quartiers : accueil, infirmerie, cantine à prix libre, scène réservée aux musiciens… Un petit village alternatif est né depuis l’appel à “ne pas rentrer” chez soi lancé le 31 mars suite à la manifestation contre la loi Travail.

“Quoi qu’il arrive, c’est une formidable réussite d’avoir tenu plusieurs jours et nuits. C’est la première fois en France qu’on assiste à un tel événement, créé spontanément, sans l’intervention des partis traditionnels. Une nouvelle façon de faire de la politique est en train de naître, en de hors de tout cadre imposé”.

“Toute notre vie, il va falloir assumer ce que l’on est en train de faire”

Aux quatre coins de la place, des personnes réunies en cercle continuent à débattre, et à échanger sur la tournure à donner au mouvement. Dans l’assemblée la plus conséquente, rassemblant une petite centaine de personnes, on s’interroge sur la suite. Les noms des gens souhaitant prendre la parole sont soigneusement inscrits sur une liste afin qu’ils puissent prendre le mégaphone à tour de rôle. Chaque laïus est ponctué de mouvements de main de l’assemblée signalant son accord ou son désaccord : un langage des signes déjà utilisé en 2011 par le mouvement des Indignés en Espagne.

Debout, un jeune trentenaire vêtu d’une parka s’interroge : “Comment faire venir mes amis non politisés, mais qui en ont quand même plein le cul ? 80% des gens n’en peuvent plus mais ils ne sont pourtant pas là avec nous ce soir ?”. Accroupi, un autre lui répond : “Il faut que demain le mouvement continue et pour ça nous devons passer le mot sur les réseaux sociaux…”

Il y a de l’idéalisme et parfois du lyrisme dans les prises de parole qui s’enchaînent. A l’instar des Indignés espagnols ou du formidable espoir porté par Syriza en Grèce, on ressent la volonté que l’Histoire soit à nouveau écrite d’en bas.

“Il faut que vous compreniez vers quoi vous vous engagez, avertit sur un ton solennel l’un des manifestants. Ce mouvement ne s’arrêtera pas dans quelques semaines ou quelques mois. Toute notre vie, il va falloir assumer ce que l’on est en train de faire”.

Abondamment applaudi, il poursuit : “J’espère que dans 20 ou 30 ans, ça sera nous les nouveaux soixante-huitards, et nous reviendrons sur cette place pour célébrer notre victoire”.

C’est sur les modalités à donner à “Nuit debout” que les fractures sont les plus apparentes. Habillée d’un chandail, une jeune femme explique que le mouvement doit passer par l’épreuve des urnes : “L’espace de discussion c’est bien, mais il faut que nous réussissions à passer le cap de l’institutionnalisation. Il faut que nous ayons des élus, à l’Assemblée nationale et au Parlement européen”. Alors qu’une dizaine d’individus remuent la tête en signe de désapprobation, elle poursuit : “Nous ne pourrons faire reculer la loi El Khomri qu’en étant à l’Assemblée nationale. Si nous souhaitons que le mouvement ait un vrai avenir, il faut passer par l’élection”. Un partisan de l’autonomie reprend le micro : “Le système capitaliste va tenter de récupérer nos espaces de discussions, des politiques vont tenter de s’en servir. Il faut refuser cette tentation”.

A l’écart de l’assemblée, un jeune homme élancé aux cheveux de jais bouclés tient un conciliabule avec des amis. Il y a trois jours, le 31 mars, il était le premier à prendre la parole au mégaphone, sous une pluie battante, devant une assemblée de quelques dizaines de personnes sur la même place. Camille – un pseudonyme emprunté aux zadistes – fait partie des organisateurs du mouvement, et il n’en revient toujours pas de l’ampleur qu’il a pris :

“Quand on préparait le 31 mars, on ne pensait pas à l’après. On s’est dit que si ça fonctionnait, ça allait nous dépasser, qu’on allait créer un cadre et que les gens s’en saisiront sans avoir besoin de nous. Depuis, chaque jour, on est étonné. On a libéré la place, et la parole. Les gens qui sont dans cette foule veulent faire de la politique autrement, cette idée est gravée dans leur tête, ils savent que ce n’est pas une parenthèse démocratique”.

Le mouvement aura-t-il une postérité ? Plusieurs slogans peints à même le sol et sur des pancartes vont dans ce sens, dont cette citation de Pablo Neruda : “Ils pourront couper toutes les fleurs, ils n’arrêteront pas le printemps”.

Qu’est-ce que le mouvement «Nuit debout»?

MANIFESTATION Quelques milliers de personnes ont occupé, de nuit, différentes places françaises, à l’appel du mouvement « Nuit Debout »…

Paris, le 3 avril 2016, place de la République. Des personnes à la quatrième «Nuit Debout.»
Paris, le 3 avril 2016, place de la République. Des personnes à la quatrième «Nuit Debout.» – Tristan Reynaud/SIPA
* Anne-Laëtitia Béraud

Chaque nuit depuis jeudi, jour des dernières manifestations contre le projet de loi sur le travail, plusieurs milliers de personnes ont passé la nuit sur des places françaises, dont celle de la République à Paris, à l’appel du collectif « Nuit debout ». A travers des prises de parole sur la société et la politique, les manifestants veulent semer les graines d’un plus vaste mouvement et appellent à une nouvelle « occupation » de l’espace public mardi soir. Qui compose le collectif « Nuit debout » ? Quelles sont ses revendications ? 20 Minutes fait le point.

Une inspiration alternative

Sur le site Internet convergence-des-luttes.org, qui liste les différentes initiatives et moyens de communication de « Nuit Debout », le « collectif informel » affirme être composé « d’intermittents, de syndicalistes et de citoyens engagés, déterminés à [s’]unir pour faire entendre [le] ras le bol de la politique gouvernementale ».

Il ajoute s’être « spontanément réuni » après une réunion fin février « autour de la dynamique du film de François Ruffin Merci Patron ! et de l’équipe du journal Fakir ». Sur la place de la République, beaucoup de jeunes, et certains moins jeunes, ont participé aux sit-in.

>> A lire aussi: Troisième #NuitDebout à République pour la «convergence des luttes»

L’influence des mouvements « Occupy »

« On occupe une place, un lieu, on verra bien où. Et aussi, surtout : on cause. On essaie d’inventer un truc, un point de fixation des espoirs et des luttes », expliquent les initiateurs du collectif. Ils souhaitent par ailleurs « faire de la « Nuit Debout » le début d’un mouvement citoyen ». Nombre de participants y voient l’amorce d’un phénomène informel comme les mouvements « Occupy » nés dans divers pays, ou comme celui des Indignés (ou « 15-M ») de la Puerta del Sol, apparu en 2011 à Madrid pour dénoncer l’austérité et la corruption.

>> A lire aussi :Nantes: Les syndicats n’appellent pas à manifester mardi, une «Nuit Debout» s’organise

Des revendications multiples

Elles sont multiples et dépassent largement le rejet du projet de la loi travail porté par la ministreMyriam El Khomri. Parmi elles figurent le droit au logement, la lutte contre les violences policières, un « salaire à vie », « la démocratie par tirage au sort »,« la baisse des hauts revenus », ou encore «  l’embauche de tous les chômeurs ».

Une communication rondement menée

Si le mouvement rassemble quelques milliers de personnes par nuit depuis jeudi dans différentes villes françaises, celui-ci agrège beaucoup plus de monde sur les réseaux sociaux grâce au hashtag (mot-dièse) #NuitDebout. Parmi les outils utilisés par les initiateurs du collectif figurent un site Internet centralisant les actions et des pages telles que Onestcombien.fr, une page Facebook, des comptes Twitter (@NuitDebout et depuis lundi @BanlieuesDebout), un Tumblr, une chaîne YouTube, des vidéos en direct sur les réseaux sociaux… Avec un succès notable : dans la nuit de dimanche à lundi, un jeune homme a diffusé des images de la manifestation pendant plus de quatre heures et en direct sur Periscope, avec un pic d’audience à 80.000 personnes.

>> A lire aussi: La gauche cherche ses marques face à la mobilisation citoyenne

France. “Nuit debout” : comme les « indignés » espagnols

Depuis jeudi 31 mars, des centaines de jeunes campent la nuit sur la place de la République à Paris. La presse internationale compare ce mouvement à celui qui a touché l’Espagne en 2011.

Pour la troisième nuit consécutive, celle de samedi 2 au dimanche 3 avril, des centaines de Parisiens, principalement des jeunes, ont occupé la place de la République avant d’être évacués au petit matin par la police. Leur mot d’ordre, largement relayé par les réseaux sociaux : “Nuit debout”.Nombre de participants y voient l’amorce d’un phénomène informel comme celui des “indignés” espagnols, apparu en 2011 à Madrid pour dénoncer [notamment] l’austérité et la corruption”, écrit le quotidien suisse Le Temps, qui qualifie ce mouvement de “creuset de la fatigue française”.

“La France aussi est indignée”, titre de son côté le site web du quotidien espagnol El Mundo, qui voit dans ce mouvement une “lutte contre le capitalisme”.Selon le quotidien espagnol El País, “les jeunes ont monté des tentes pour se protéger du froid et de la pluie. Ils ont répondu à l’appel de plusieurs mouvements associatifs qui se situent à la marge des partis politiques et des syndicats.” Même si tout a commencé à la suite de la manifestation de jeudi contre la loi Travail.

Mais si “certains sont venus pour protester contre la loi sur le travail, poursuit Le Temps, d’autres accusent le gouvernement de se livrer à des ‘dérives sécuritaires’ dans la foulée des attentats djihadistes qui ont frappé Paris. D’autres encore dénoncent des ‘violences policières’ survenues pendant certains rassemblements contre la loi sur le travail.”

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a signalé que la municipalité ne permettra pas qu’un lieu tel que la place de la République “soit utilisé pour des concentrations permanentes”, termine El País.

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commentaires

  • Photo d'avatar Plus de minimum de dommages et intérêts en cas de licenciement injustifié

    Aujourd’hui en cas de licenciement injustifié, le ou la salarié-e licencié-e touche au minimum des dommages et intérêts équivalent à 6 mois de salaires (article L. 1235-3 du Code du Travail). Cette règle s’applique à toutes les entreprises de plus de 10 salarié-e-s et lorsque le ou la salarié-e a plus de 2 ans d’ancienneté. Ce plancher est tout simplement supprimé dans la nouvelle version du texte. La fraude peut donc coûter…

  •  Pourlavenir        Debout, nous allons enfin être debout !
  • Julio                        Moi, je kiffe. C’est tellement plus frais que le néo-libéralisme !

    Julien Arnoux      Le « pêle-mêle », au début de l’article, dit tout. J’ai vu récemment une présentation comparative de tous les programmes des candidats à la primaire LR, ceux braves rêveurs qui sont en train de donner le coup de pied de l’âne à l’un des quinquennats les plus équilibrés de la Ve République et à la construction d’une gauche enfin moderne vont redécouvrir ce qu’est la VRAIE DROITE. Ils vont un peu déchanter !

     NoneOf YourBiz     C’est mignon tout ça

    Ventoux                 Ils dorment quand ?

    marylene malaurie  Ce ne sont pas eux les plus ridicules. Respect à toute la jeunesse française et dont les adultes qui ont vécu dans un autre monde devraient s’abstenir d’incendier en leur « apprenant la vie ».
    Flying BlueFlying Bluenon non blanche neige. .. c’est le 15 avril 😉

    Blanche NeigeBlanche NeigeLes vacances scolaires de la zone C débutent le 23 avril. Ça peut durer encore quelques temps …

    Flying BlueFlying Blue
    ils étaient toute la nuit debout. … c’est peut être un détail pour vous. … mais pour moi ça vaut dire beaucoup. … ça veut dire qu’ils étaient libres. ..heureux d’être là comme des gnous…..

    Audigier Victor            Encore un truc qui va faire pschit…c’est de l’enfantillage dans 15 jours on en parlera plus…
    Jean888                           ET Jean Luc, tu n y es pas ??
    Claude Charonne         Le quinquennat de la jeunesse.
  • lulunet                           Ah, les alternatifs, posez-vous la question de qui ils sont? J’y suis déjà allé. D’une pour occuper une place la nuit, pour certains chaque nuit, à votre avis, travaillent ils ses gens là? De deux, le discours du genre « ouais, mais tu comprends, la société capitaliste et les patrons exploitent les salariés esclaves », j’ai entendu cela des milliers de fois, en attendant, il y a en beaucoup qui dépendent de la CAF… Ils font des associations 1901, subventionnés, ils ont du temps pour des loisirs d’expression (théâtre, peinture….) pendant que la fourmi smicarde galère et n’a pas le temps pour ses loisirs. Ces néo-hippies n’ont rien des années 60, ils ne recherchent pas un style de vie et la plupart de leurs solutions sont soit utopiques soit trop chères mais, ils s’en moquent car ils ne paient jamais rien. Dans peu de temps, ils vont sortir la tente, le barbecue et ça sentira la cigarette magique.

  • HomeDesCavernes      Encore une histoire à dormir debout.

  • chilo                                 C’est très bien de mettre les responsables devant leurs responsabilités.
    Ça doit bien les énerver en haut de leurs tours d’ivoire.

  • beniouioui                       les bougies finissent par s’éteindre naturellement

  • dany1965                         ils ont raison tout ceux qui sont contre, sont pour ce système

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