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« Panama papers » : 140 personnalités internationales ont utilisé des sociétés offshore

LE MONDE

Les chefs d’Etat et de gouvernement qui ont utilisé des sociétés offshore chez Mossack Fonseca.

Ce sont les noms qui sautent aux yeux et qui frappent les esprits. Petro Porochenko, président de l’Ukraine ; Sigmundur David Gunnlaugsson, premier ministre de l’Islande ; Salman Al-Saoud, roi d’Arabie saoudite. Leur point commun ? Ils ont fait enregistrer des sociétés offshore dans des paradis fiscaux par le cabinet panaméen Mossack Fonseca.

Au terme d’une recherche systématique, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et ses 107 médias partenaires, dont Le Monde, ont établi que douze chefs d’Etat et de gouvernement, dont six en activité, ont mené de telles activités en toute discrétion.

Un chiffre auquel on peut ajouter 61 personnalités proches de ces dirigeants mondiaux, à l’image de Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi du Maroc Mohammed VI, Sergueï Roldouquine, ami intime de Vladimir Poutine, ou encore Rami Makhlouf, cousin de Bachar Al-Assad.

Pas moins de 128 responsables politiques et hauts responsables publics du monde entier (hauts magistrats, président de banque centrale, ministres, députés…), viennent s’ajouter au catalogue hétéroclite des clients de Mossack Fonseca.

L’enquête « Panama Papers » lève le voile sur la finance offshore

L'ENQUÊTE "PANAMA PAPERS" LÈVE LE VOILE SUR LA FINANCE OFFSHORE
La firme panaméenne Mossack Fonseca, spécialisée dans le montage de sociétés offshore, citée dans l’enquête « Panama Papers ». Cette enquête menée pendant un an par 378 journalistes dans 77 pays a permis de divulguer des informations sur des avoirs cachés dans des paradis fiscaux par des dirigeants politiques, des personnalités sportives, voire des organisations criminelles. /Photo prise le 3 avril 2016/REUTERS/Carlos Jasso

PARIS/PANAMA (Reuters) – Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et une centaine de médias internationaux ont commencé dimanche soir à divulguer des informations sur des avoirs cachés dans des paradis fiscaux par des dirigeants politiques, des personnalités sportives, voire des organisations criminelles.

« Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias », peut-on lire sur le site internet du Monde, qui a participé à cette enquête pour la France.

Baptisée « Panama Papers », cette enquête menée pendant un an par 378 journalistes dans 77 pays a porté sur 11,5 millions de documents provenant de la firme panaméenne Mossack Fonseca, spécialisée dans le montage de sociétés offshore.

Ces documents, remis au journal allemand Süddeutzsche Zeitung par un lanceur d’alerte dont l’identité n’a pas été révélée, ont permis d’analyser dans le détail près de 214.500 entités offshore créées par ce cabinet entre 1977 et 2015 dans une vingtaine de paradis fiscaux, pour le compte de clients issus de plus de 200 pays.

L’analyse de ce que Le Monde décrit comme une « immense caverne d’Ali Baba de l’évasion fiscale » a révélé qu’un millier de ressortissants français auraient eu recours aux sociétés écrans mises en place par Mossack Fonseca.

Le directeur de cette société, Ramon Fonseca, a déclaré par téléphone à Reuters que son cabinet juridique avait été victime d’un piratage « limité ».

« Nous pensons qu’il y a une campagne internationale contre le droit au secret », a-t-il dit. « Le secret est un droit humain sacré mais il y a des gens qui ne le comprennent pas. Nous croyons au secret et continuerons à oeuvrer pour qu’il soit protégé juridiquement. »

Ramon Fonseca, qui est cofondateur du cabinet et était jusqu’au mois dernier un haut responsable du gouvernement panaméen, a affirmé que sa firme avait mis en place plus de 240.000 sociétés, dont « l’immense majorité » aurait été utilisée, selon lui, « à des fins légitimes ».

PLUS D’UNE CENTAINE DE DIRIGEANTS POLITIQUES

« Nous nous consacrons à créer des structures juridiques que nous vendons à des intermédiaires tels que des banques, des avocats, des comptables et des trusts », a-t-il dit. « Ils ont leurs clients, que nous ne connaissons pas. »

La liste des clients ayant eu recours à des montages financiers offshore pour dissimuler leurs actifs comprend également, selon les premières révélations parues dans la presse, les noms de 128 dirigeants politiques et douze chefs d’Etat ou de gouvernement, dont six encore en activité.

Le Guardian fait notamment référence à un réseau de transactions offshore et de prêts pour un montant total de 2 milliards de dollars (1,75 milliard d’euros) menant à des proches de Vladimir Poutine. Reuters n’a pu obtenir de confirmation de ces informations de source indépendante.

Figuraient également dans ces fichiers les noms de 33 personnes ou organisations figurant sur la liste noire des Etats-Unis pour avoir entretenu des relations commerciales avec des barons de la drogue mexicains, des pays alors sous le coup de sanctions l’Iran et la Corée du Nord et l’Iran ou encore avec le Hezbollah, considéré comme une organisation terroriste par Washington.

La détention d’une telle société-écran, « c’est en général pas très moral mais c’est pas toujours illégal », a expliqué Samuel Laurent, journaliste au Monde, sur iTELE, précisant qu’il s’agissait souvent de « joue(r) sur les failles du système et sur les failles internationales, notamment de la juridiction en matière de transparence financière, pour faire évader de l’argent de manière légale. »

De son côté, Manon Aubry, responsable de l’organisation non-gouvernementale Oxfam France, estime dans un communiqué que « tous les gouvernements, riches et pauvres, doivent s’efforcer de mettre fin à l’utilisation abusive des paradis fiscaux ».

Les conséquences de la publication de ces documents sont pour l’instant difficiles à mesure. L’administration fiscale australienne a donné une idée de leur possible ampleur en faisant savoir dès lundi qu’elle enquêtait déjà sur plus de 800 clients fortunés du cabinet panaméen.

(Myriam Rivet à Paris, avec Elida Moreno à Panama et Jane Wardell à Sydney, édité par Patrick Vignal et Marc Angrand)

« Panama Papers »: une enquête inédite sur les paradis fiscaux met en cause chefs d’Etat, sportifs et milliardaires

DOLLARS

INTERNATIONAL – « Panama Papers », c’est le nom des quelque 11,5 millions de documents secrets dont Le Monde et le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) de Washington ont eu accès et qui révèlent les dessous de la finance offshore internationale.

Ces données, dont certaines portent sur des malversations liées l’opacité du système, impliquent directement douze chefs d’État (dont six en exercice), 14 de leurs proches et 38 hommes politique et hauts fonctionnaires. Ces révélations concernent également des personnes issues du monde sportif, tels que le footballeur Lionel Messi ou le patron du football européen Michel Platini. Figure également dans les listings du cabinet panaméen Mossack Fonseca (au cœur du scandale) l’ex-ministre du Budget déjà impliqué dans un scandale d’évasion fiscale : Jérôme Cahuzac.

Une révélation sans précédents

« C’est la fuite de données la plus massive de l’histoire du journalisme », pose d’emblée Le Monde qui promet une succession de révélations dans les jours à venir. Et pour cause, la somme des documents collectés représente l’équivalent de 1500 Wikileaks (2,6 téra octets).

Parmi les « gros poissons » cités dans cette affaire, on peut mentionner le fraîchement élu président argentin Mauricio Macri, le Premier ministre islandais Sigmundur Davíð Gunnlaugsson, le président ukrainien Petro Poroshenko ou encore le roi d’Arabie Saoudite Salman bin Abdulaziz (récemment décoré par François Hollande). Tous sont dans les fichiers du cabinet Mossack Fonceska basé au Panama, « l’un des centres financiers les plus opaques de la planète, considéré comme une plaque tournante du blanchiment, où vient se recycler l’argent du crime et de la fraude », rappelle Le Monde. Au total, ce sont 214.000 sociétés offshores créées ou gérées par le fameux cabinet qui ont pu être analysées, offrant ainsi une « cartographie, presque en temps réel, d’un pan entier de la finance mondiale, jusqu’alors à l’abri des regards », détaillent nos confrères.

À noter que toutes ces sociétés offshores ne sont pas illégales. Pour autant, une grande majorité d’entre-elles sont utilisées comme des « sociétés écran », permettant de placer des liquidités non déclarées. « C’est ainsi que chez Mossack Fonseca, l’argent propre côtoie l’argent sale, que l’argent ‘gris’ (celui de la fraude fiscale) côtoie l’argent ‘noir’ (celui de la corruption et du crime organisé), que les grandes fortunes et les stars du football côtoient les réseaux criminels et les chefs d’Etat corrompus », résume le quotidien du soir.

Selon les documents révélés par exemple, les associés de Vladimir Poutine auraient détourné plus de 2 milliards de dollars avec l’aide de banques et de sociétés écran.

D’où vient cette fuite ?

C’est une source anonyme qui a livré cet ensemble de documents au journal allemand Süddeutsche Zeitung au début de l’année 2015. L’authenticité des fichiers transmis a été vérifiée par le journal allemand et par Le Monde. Car devant l’ampleur et le caractère international des données fournies par le lanceur d’alerte (dont l’identité a été tenue secrète dans le but de le protéger), les journalistes du Süddeutsche Zeitung ont sollicité l’aide du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) basé à Washington.

Ce faisant, ce sont près de 380 journalistes du monde entier qui se sont penchés sur le traitement de cette masse de données, comme l’explique cette vidéo ci-dessous.

« Ces révélations montrent à quel point des pratiques nocives et la criminalité sont profondément enracinées dans les places offshore », selon Gabriel Zucman, un économiste de l’université de Californie à Berkeley cité par l’ICIJ.

À noter, d’autres révélations sont attendues dans la semaine. « Le Monde a aussi enquêté sur des sociétés-écran liées aux grandes fortunes françaises, sur des affaires politico-financières, des banques hexagonales et des personnages importants du football français », prévient le quotidien sans en dire plus. Affaire à suivre donc.

Lire aussi :

• La lutte contre la fraude fiscale a rapporté 21,2 milliards d’euros en 2015

• Google doit 1,6 milliard d’euros à la France

Évasion fiscale : les « Panama Papers » mettent en cause des dizaines de personnalités

FRANCE 24

Une enquête réalisée par Le Monde et une centaine de journaux a révélé dimanche la participation de chefs d’État, de milliardaires et de sportifs à un système d’évasion fiscale international bâti autour de la firme Mossack Fonseca basée au Panama.

Une énorme enquête réalisée par plus de 100 journaux sur quelque 11,5 millions de documents a révélé dimanche 3 avril des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan, parmi lesquels le cercle rapproché du président russe Vladimir Poutine, et les footballeurs Michel Platini et Lionel Messi.

Des sociétés liées à la famille du président chinois Xi Jinping, qui affiche volontiers sa détermination à combattre la corruption, apparaissent également dans les documents examinés par les journalistes. Le nom du président ukrainien Petro Porochenko ou encore celui du père aujourd’hui décédé de l’actuel Premier ministre britannique David Cameron apparaissent également dans cette affaire.

Ces documents, regroupés sous la dénomination « Panama papers » proviennent tous du cabinet d’avocats Mossack Fonseca, « un des champions mondiaux de la domiciliation de sociétés écrans dans les juridictions offshores » d’après le quotidien « Le Monde » qui a enquêté sur l’affaire. La firme est domiciliée au Panama, considéré comme une plaque tournante du blanchiment d’argent.

Le directeur et fondateur de la société Ramon Fonseca a estimé lundi 4 avril que ces fuites constituaient « un crime », une « attaque » contre le Panama. « Nous pensons qu’il y a une campagne internationale contre le droit au secret », a-t-il dit. « Le secret est un droit humain sacré mais il y a des gens qui ne le comprennent pas. Nous croyons au secret et continuerons à œuvrer pour qu’il soit protégé juridiquement. »

Un an de travail d’investigation

Les documents de la firme ont d’abord été obtenus par le quotidien allemand « Süddeutsche Zeitung ». Toutefois, la manière dont ces informations ont filtré n’est pas connue. Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a ensuite réparti le travail d’exploitation, qui a duré environ un an, entre les publications membres. L’ICIJ précise sur son site internet que 370 journalistes de plus de 70 pays y ont participé.

Plus de 214 000 entités offshore sont impliquées dans les opérations financières dans plus de 200 pays et territoires à travers le monde, selon elle. Parmi les personnalités mentionnées dans les millions de documents figure notamment un cercle rapproché de personnalités autour du président russe Vladimir Poutine. Des associés de Vladimir Poutine auraient détourné jusqu’à 2 milliards de dollars avec l’aide de banques et de sociétés écran, effectuant des virements pouvant atteindre 200 millions de dollars en une seule fois, selon l’ICIJ.

Le quotidien « Le Monde » détaille notamment le rôle joué par le violoncelliste professionnel Sergueï Roldouguine, parrain de la fille Maria du président russe. Sept sociétés basées dans des paradis fiscaux lui sont liées, toutes indirectement gérées par la banque Bank Rossia, un cabinet d’avocats en Suisse servant de paravent. « Des associés de Poutine ont falsifié des paiements, antidaté des documents et obtenu de l’influence occulte auprès des médias et de l’industrie automobile russes », détaille le consortium sur son site internet.

« Plus grand coup contre les paradis fiscaux »

« Les documents montrent que les banques, les cabinets d’avocats et autres acteurs opérant dans les paradis fiscaux oublient souvent leur obligation légale de vérifier que leurs clients ne sont pas impliqués dans des entreprises criminelles », affirme l’ICIJ. « Cette fuite sera probablement le plus grand coup jamais porté aux paradis fiscaux à cause de l’étendue des documents » recueillis, estime Gérard Rylé, le directeur de l’ICIJ cité par la BBC.

Ces révélations rappellent celles de Wikileaks, site spécialisé dans la diffusion de documents secrets créé en 2006, qui s’est attiré les foudres de nombreux pays, États-Unis en tête. Il a fait scandale en publiant notamment des rapports sur des cas de torture par les forces irakiennes, sur lesquels les Américains auraient fermé les yeux, ou encore sur la prison américaine de Guantanamo.

« La plus grande fuite de l’histoire du journalisme vient de voir le jour, et elle concerne la corruption », a commenté de son côté Edward Snowden, principal lanceur d’alerte sur les activités du renseignement américain.

Paradis fiscaux : les «Panama Papers» éclaboussent plusieurs personnalités

Les «Panama Papers» impliquent notamment des proches du président russe Vladimir Poutine.
Les «Panama Papers» impliquent notamment des proches du président russe Vladimir Poutine.    AFP/MAXIM SHEMETOV

«Panama Papers» est présentée comme «la plus grande fuite de données de l’histoire du journalisme». Sous la coordination du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), plus d’une centaine de médias de 76 pays du monde entier, dont Le Monde et l’émission de France 2 «Cash Investigation» en France, ont mené une vaste enquête sur l’évasion fiscale dans le monde entier.

Parmi les personnalités éclaboussées, des stars du ballon rond comme Michel Platini ou Lionel Messi, poursuivi en Espagne pour fraude fiscale, mais aussi des proches de Vladimir Poutine, douze chefs d’Etat, dont six encore en activité, et 29 membres du classement des 500 personnes les plus riches au monde établi par le magazine américain Forbes. Un millier de ressortissants français sont également concernés.

Pendant neuf mois, environ 380 journalistes ont travaillé plus de 11 millions de documents provenant de Mossack Fonseca, fondée en 1977. Ce cabinet panaméen est spécialisé dans la domiciliation de sociétés offshore, des sociétés permettant de masquer l’identité de leurs propriétaires. C’est une source, dont l’identité reste inconnue, qui a d’abord remis l’ensemble des 2,6 téraoctets de données au Süddeutzsche Zeitung.

Panama Papers : Michel Platini plaide non coupable

Cité dans l’enquête Panama Papers, Michel Platini se défend par le biais d’un communiqué de presse publié ce dimanche : «Suite aux informations diffusées dans le cadre de l’enquête dite des «Panama Papers», Michel Platini tient à faire savoir, comme il l’a indiqué à maintes reprises aux journalistes en charge de cette enquête, que l’intégralité de ses comptes et avoirs sont connus de l’administration fiscale suisse, pays dont il est résident fiscal depuis 2007. Par ailleurs, (M. Platini) réserve tous ses droits quant à d’éventuelles fausses informations, allégations ou propos diffamatoires qui seraient publiés dans le cadre de ce travail journalistique.» Ex-patron de l’UEFA, Michel Platini fait l’objet d’une suspension de six ans de toute activité liée au football dans le cadre des fameux 1,8 millions d’euros qu’il a reçus de Sepp Blatter.

Selon les « Panama Papers », Michel Platini administrerait une société offshore

FOOTBALL L’ancien n°10 des Bleus se serait appuyé sur des avocats de Mossack Fonseca pour la créer…

Michel Platini à la sortie du tribunal arbitrao du sport le 8 décembre 2015 à Lausanne
Michel Platini à la sortie du tribunal arbitral du sport le 8 décembre 2015 à Lausanne – FABRICE COFFRINI AFP

C’est l’un des premiers noms cités par les « Panama Papers ». La gigantesque fuite de données du cabinet d’avocat Mossack Fonseca concernerait Michel Platini, selon Le Monde. Le quotidien du soir, qui a mené l’enquête avec 106 autres rédactions à travers la planète, révèle ce dimanche soir que Michel Platini posséderait une société offshore créée au Panama en 2007 avec l’appui des avocats de Mossack Fonseca.

>> A lire aussi : «PanamaPapers», récit d’un immense système d’évasion fiscale

Balney Enterprise Corp, dont Platini aurait reçu le « pouvoir général et permanent » le 27 décembre – soit trois semaines après sa création, serait « toujours active et répertoriée au registre du commerce panaméen. » Le Monde précise qu’elle détient un compte à la banque suisse Eric Sturdza, basée à Genève. Reste à savoir l’essentiel, c’est-à-dire à quoi sert cette « Balney Entreprises Corp. » et que fait Michel Platini à ses manettes. Rappelons que rien n’indique que Michel Platini a enfreint la loi, la pratique des comptes offshore pouvant être tout à fait légitime.

« Tous mes comptes, toutes mes participations et comptes bancaires sont connus des autorités suisses »

S’il n’a pas répondu lui-même aux sollicitations du Monde, l’ancien joueur de Saint-Etienne a transmis une réponse via son conseiller Jean-Christophe Alquier. « Je réside en Suisse depuis 2007, tous mes comptes, toutes mes participations et comptes bancaires sont connus des autorités suisses, je n’ai pas d’autres choses à ajouter, a-t-il fait répondre par son communicant Jean-Christophe Alquier. S’ils veulent des informations sur cette société, qu’ils interrogent ma banque. » Cette dernière, contactée par Le Monde, n’a « pas pu répondre », le quotidien précisant qu’elle semblait « découvrir le nom de la société offshore ».

Des informations que Platini a réitérées quelques minutes plus tard dans un communiqué. « Michel Platini tient à faire savoir, comme il l’a indiqué à maintes reprises aux journalistes en chage de cette enquête, que l’intégralité de ses comptes et avoirs sont connus de l’administration fiscale suisse, pays dont il est résident fiscal depuis 2007. »

Panama papers : qui sont les Français mis en cause ?

L’Obs

Parmi les personnalités qui apparaissent dans les Panama Papers : Michel Platini, Patrick Balkany, Jérôme Cahuzac, mais aussi l’associé de Nicolas Sarkozy.

Patrick Balkany© Copyright 2016, L’Obs Patrick Balkany Plusieurs Français sont mis en cause dans les Panama Papers, cette masse de documents issus du cabinet panaméen Mossack Fonseca, qui révèlent comment certains responsables politiques et personnalités possèdent des sociétés écrans dans des paradis fiscaux pour dissimuler leur fortune.

C’est le plus gros scandale d’évasion fiscale de l’histoire : que sont les Panama Papers ?

François Hollande a assuré lundi que les révélations sur le scandale d’évasion fiscale des « Panama Papers » donneraient lieu en France « à des enquêtes des services fiscaux et à des procédures judiciaires ».

« Ce que je peux vous assurer, c’est qu’à mesure que les informations seront connues, toutes les enquêtes seront diligentées, toutes les procédures seront instruites et les procès éventuellement auront lieu. » Il a par ailleurs remercié les « lanceurs d’alerte et la presse » pour ces révélations qui vont, selon lui, permettre de nouvelles « rentrées fiscales »… « Une bonne nouvelle », a-t-il même salué. Le point sur ces Français cités :

Michel Platini

Le président suspendu de l’UEFA, interdit pour six ans de toute activité dans le football pour avoir reçu 2 millions de dollars du président de la Fifa Sepp Blatter, a eu recours à Mossack Fonseca pour administrer une société offshore créée au Panama en 2007. Cette société, Balney Enterprises Corp., est toujours active, selon « Le Monde ». Quel en est l’objectif ? Mystère. « Tous mes comptes, toutes mes participations et comptes bancaires sont connus des autorités suisses. S’ils veulent des informations sur cette société, qu’ils interrogent ma banque », a fait répondre Platini par son communicant.

Michel Platini et la Fifa (encore) rattrapés par le scandale

Jérôme Valcke

L’ex-secrétaire général de la Fifa, licencié mi-janvier après avoir été mis en cause dans une affaire de revente de billets du Mondial-2014, apparaît dans les documents en tant que propriétaire d’une société basée aux Iles Vierges britanniques et créée en juillet 2013, apparemment pour acheter un yacht enregistré aux Iles Caïmans.

Jérôme Cahuzac

L’ancien ministre du Budget était en propriétaire de Cerman Group Limited, société immatriculée aux Seychelles en 2009 et reliée à un compte en banque, révèlent les documents piratés de la société panaméenne Mossack Fonseca. Le fait que Jérôme Cahuzac était propriétaire de ce compte a été porté à la connaissance de Mossack Fonseca en 2013, au moment de l’enquête des autorités françaises.

Le 3 mai 2013, un mois après sa démission, Mossack Fonseca indiquait aux autorités des Seychelles qu’il mettait fin à sa collaboration avec Cerman Group en raison de ses liens avec l’homme politique français, « personnalité politiquement exposée » à haut risque. Cerman Group Limited a elle été fermée en janvier 2015.

Patrick Drahi

« Cash investigation » cite également parmi les personnalités concernées Patrick Drahi, le propriétaire du groupe Numericable-SFR et actionnaire de nombreux médias : « Libération », « L’Express », BFMTV…

Et d’autres ?

« Cash investigation » cite enfin l’homme d’affaires au coeur de l’affaire Karachi Ziad Takieddine, le député-maire LR de Levallois-Perret Patrick Balkany ou l’avocat d’affaires Arnaud Claude, associé de Nicolas Sarkozy dans le cabinet Claude &.mp; Sarkozy. La justice le soupçonne d’avoir aidé Patrick Balkany à monter une société écran pour cacher plusieurs villas à l’étranger au fisc français.

Une grande banque française est également citée : la Société Générale, qui « avait promis de changer, administre encore des dizaines de sociétés écran dans les paradis fiscaux », affirme Premières lignes, qui produit « Cash investigation ».

Jérôme Fenoglio, le directeur du « Monde », a enfin mentionné ce lundi matin sur France Inter l’implication d’un « grand parti national français« .

D’autres noms devraient être révélés dans les jours à venir.

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Olivier Deroy ·       Mince, j’étais convaincu que ceux qui pompaient les caisses des états étaient; les chômeurs, retraités et autre ‘ assistés ‘. Ça surprend quelqu’un encore ce genre de révélations ?
Isend Orbecht         Et on s’étonne que les jeunes se révoltent…
  • trinh                              Platini c’est fini !

  • col88                             Il n’est vraiment plus très clair « Platoche »…

  • wiwizz                          Il pèse lourd le numéro 10

  • Valloq                           Le fisc suisse connaît tellement ses comptes et avoirs qu’il a été suspendu ce type. Est-ce que Valls va le soutenir encore?

  • Jitou                              Bon on ne va pas se la raconter ce n’est son esprit entrepreneur et humanitaire pour le développement de Panama qui le motive car qu’on se le dise l’unique but de créer une société offshore et qui plus est à Panama est bien de se cacher derrière un écran de fumée afin d’alimenter ses comptes en dollars pour échapper à la fiscalité de son pays de résidence

    Heraz                             Franchement on se moque de savoir que l’émir du Qatar, le Prince d’Arabie Saoudite, le président du Soudan… ont un compte offshore. On aimerait plutôt savoir quels politiques français figurent sur la liste mais je crains que l’on attende longtemps. L’omerta, la peur également va maintenir la chape de plomb fermée. Dénoncer comme par hasard Cahuzac et Balkany qui font déjà l’objet de poursuites, ça mange pas de pain et ça permet de faire diversion

    L.challeau                     Bonjour à tous. Oui, pourquoi la photo de V. Poutine pour illustrer l’article? Pourquoi ne pas mettre un bon petit gars de chez nous, bien malhonnête??? On en a plein. L’idéal c’était de faire un montage photo multi-portraits, mais bon, çà ne rentrait pas dans le cadre tellement il y a de voyous en col blanc. Moi, ce qui me dégoûte, c’est qu’il y en a parmi ces pourris qui nous demandent de bien payer nos impôts comme de bons moutons-contribuables, alors qu’eux trichent.

    Polo50

    @titie !                            il faut vraiment être aveugle pour voir en poutine quelqu’un de clean et d’honnête ! Alors certes sur ce coup on ne cite que ces proches, mais bon …

    Said27200                    C le point rencontre des voleurs

    Askthedust                  Pour ceux qui ne savent pas lire : tous les noms n’ont pas été encore annoncés. Il s’agit d’un travail d’investigation mené par un consortium. Ils orchestrent donc la sortie des informations. Demain un grand parti français

    Diakh                              1 000 ressortissants français !!! Ça promet une grosse chasse aux sorcières…

    Koaran                         Pas sûr que ce soit illégal. Le vrai problème est l’enfer fiscal.

    Titie00                         Pourquoi la photo de Poutine, puisque selon ces articles ce sont des proches. Cela m’ennuie du toujours « contre Poutine ». C’est l’ennemi, c’est le diable « voyez braves gens ». De toute façon, regardons déjà devant notre porte

    MicMac                        Ah tiens, le protégé de Valls est cité, celui qui l’a fait venir à Berlin aux frais des contribuables Français. !! pour la finale de la CL.

    Danton57                     Zou vite une loi sur la déchéance de nationalité

  • A partir du moment où la provenance de l’argent n’est pas illicite, chacun a droit au respect de sa vie privée quant à la gestion de ses avoirs.

    On me dira, oui mais il y a de la fraude fiscale … mais on devrait déjà s’interroger sur les raisons de cette fraude.

    Réformer notre système fiscal qui est un des plus confiscatoires du monde devrait être une priorité absolue. L’évasion serait bien moindre si la pression fiscale était plus mesurée et moins injuste.

    Faisons de la France un paradis fiscal !!

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