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Mondial au Qatar : Amnesty dénonce les « conditions de vie désastreuses » des ouvriers immigrés

Le Monde.fr avec AFP

Des travailleurs étrangers sur le chantier du stade Al-Wakra, à Doha, qui abritera le Mondial 2022 de football.

Plus de cent ouvriers immigrés participant à la construction d’un des stades de la Coupe du monde de football qui se tiendra au Qatar en 2022 ont souffert d’abus flagrants et systématiques, y compris de travail forcé, affirme un rapport d’Amnesty International publié jeudi 31 mars.

L’organisation de défense des droits de l’homme se penche sur les « conditions de vie désastreuses » des migrants travaillant au Khalifa International Stadium. Avant de publier ce rapport, Amnesty déclare avoir enquêté sur une période d’un an jusqu’à février 2016 et avoir interrogé 234 hommes, venus principalement du Bangladesh, d’Inde et du Népal.

Selon elle, 228 personnes ont assuré que leurs salaires étaient inférieurs à ce qu’on leur avait promis avant de partir au Qatar. Nombre d’entre eux n’ont eu d’autre choix que d’accepter car ils s’étaient endettés, parfois à hauteur de 4 300 dollars, pour entrer dans le Golfe. D’autres n’ont pas été payés pendant des mois et ont été hébergés dans des « camps sordides ».

Lire le reportage :   Dans les camps du Mondial 2022

Passeports confisqués

La plupart des travailleurs ont par ailleurs vu leurs passeports confisqués, en violation de la loi qatarie, précise Amnesty. Sept travailleurs ont même été empêchés de rentrer chez eux pour aider leurs familles après le séisme meurtrier d’avril 2015 au Népal. « S’ils se plaignent de ces conditions, les travailleurs sont menacés par leurs employeurs. De telles pratiques constituent une forme de travail forcé aux termes du droit international », continue l’ONG.

Le rapport est susceptible d’alimenter les critiques internationales contre le Qatar et de mettre la pression sur la FIFA et son nouveau président, l’Italo-Suisse Gianni Infantino, sur les questions de droits de l’homme. L’organisation accuse en effet la FIFA de « manque d’action significative ».

Dans un communiqué, le Comité suprême du Qatar, chargé de superviser l’organisation de la Coupe du monde 2022, a dénoncé le rapport d’Amnesty, dont les « affirmations projettent une image trompeuse ».

Lire l’enquête : Mondial 2022 : les damnés de Doha

Qatar-2022 : l’enfer continue pour les ouvriers du Mondial

Qatar-2022 : l’enfer continue pour les ouvriers du Mondial
Chambres minuscules, douches extérieures : l’insalubrité au quotidien des travailleurs immigrés.@ Amnesty International

Travail forcé, confiscation de passeport, les abus sont encore nombreux sur les chantiers des stades qui accueilleront la Coupe du monde.

Ils viennent du Bangladesh, du Népal ou encore d’Inde. Ces ouvriers immigrés travaillent pour certains depuis plusieurs années sur les chantiers des stades qui accueilleront les matches de la Coupe du monde en 2022 au Qatar.

En 2013, le Guardian avait tiré la sonnette d’alarme après de nombreux décès sur les chantiers. Si les conditions se sont améliorées pour certains, de nombreux ouvriers continuent à dénoncer, dans un nouveau rapport d’Amnesty International, le cauchemar du travail sur les chantiers du Mondial.

Le « kafala »  ou la règle de la dépendance. Sur les deux cent ouvriers interrogés par l’ONG, presqu’aucun n’a revu sa famille depuis qu’il a quitté son pays pour venir travailler au Qatar. Pourtant, certains ont essayé. Des Népalais, par exemple, ont voulu rentrer quelques jours au pays au moment du séisme de Katmandou. Ils ont demandé l’autorisation à leur patron, qui le leur a refusé. Car c’est la règle au Qatar. Une règle qui porte le nom de « kafala ».

Il s’agit d’un « parrainage » entre un employeur et un travailleur immigré qui permet à ce dernier d’obtenir un contrat de travail en toute légalité. Mais en réalité, cette règle « donne tous les pouvoirs à l’employeur », estime Sabine Gagnier, d’Amnesty International, jointe par Europe1.fr. Malgré de nettes améliorations, avec notamment la mise en place par le Qatar d’un comité chargé de veiller aux conditions de travail et de logement de ces travailleurs, de nombreux abus perdurent, selon l’ONG.

Si tu continues de râler, je fais annuler ton visa

Duperies et dettes. Travail forcé, confiscation de passeport, tromperie sur la nature du travail à effectuer, des employeurs profitent encore de cette main d’œuvre fragilisée pour ne pas respecter les règles. « Beaucoup des 200 travailleurs que nous avons interrogés se sont endettés pour payer des intermédiaires qui leur ont trouvé un travail au Qatar. Mais lorsqu’ils sont arrivés sur place, leur salaire était beaucoup moins élevé que prévu », explique Sabine Gagnier.

C’est le cas de Mushfiqur, un Bangladais de 22 ans qui n’a touché que la moitié du montant qui lui avait été promis lorsqu’il a quitté son pays. « Mon manager m’a juste dit : « je me fiche de ce qu’ils t’ont dit là-bas, si tu continues de râler, je fais annuler ton visa et je te renvoie au Bangladesh » », confie l’ouvrier qui travaille comme jardinier autour du complexe sportif de l’Aspire Zone, où le Bayern Munich, l’Everton et le Paris Saint-Germain se sont entraînés l’hiver dernier.

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Quand Nabeel, un ouvrier métallurgiste, s’est plaint de ne pas avoir été payé depuis plusieurs mois, son employeur l’a menacé de l’empêcher de quitter le pays s’il voulait un jour rentrer chez lui. « Depuis, je fais attention à ne pas me plaindre au sujet de mon salaire ou de quoi que ce soit d’autre. Bien sûr, si c’était possible je changerais de travail et je partirais du Qatar », admet le travailleur indien qui travaille sur le chantier du Khalifa International Stadium à Doha.

D’ici à 2018, le nombre de ces travailleurs sur les chantiers du Mondial devrait être multiplié par dix, soit 36.000 ouvriers. De quoi susciter inquiétude d’Amnesty International sur la capacité du Qatar à faire respecter les standards imposés par la loi. « C’est pourquoi nous demandons à la FIFA, commanditaires de ces chantiers, de multiplier les contrôles pour s’assurer que les normes sont respectées par les employeurs », insiste Sabine Gagnier. de son côté, la fédération de football estime, dans une lettre adressée à Amnesty International, avoir pris en compte les remarques et demandes de l’ONG depuis 2015 et précise qu’elle « surveille de près le travail fait par le comité chargé de veiller au bien-être des travailleurs ».

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Mondial-2022 au Qatar: des travailleurs victimes d’abus flagrants, selon Amnesty

David HARDING
Des travailleurs immigrés de retour d'un site de construction du Mondial 2022 au Qatar, le 4 mai 2015 à Doha
Des travailleurs immigrés de retour d’un site de construction du Mondial 2022 au Qatar, le 4 mai 2015 à Doha

Plus de 100 travailleurs migrants qui aident à construire un des stades du Mondial-2022 de football au Qatar ont souffert d’abus flagrants et systématiques, y compris de travail forcé, affirme un rapport d’Amnesty International publié jeudi.

C’est la première fois que l’organisation de défense des droits de l’Homme basée à Londres, qui critique depuis longtemps les pratiques du Qatar en matière sociale, porte une telle accusation spécifique concernant des travailleurs étrangers sur un chantier du Mondial.

Dans un communiqué, le Comité Suprême du Qatar chargé de superviser l’organisation du Mondial-2022 a dénoncé le rapport d’Amnesty, dont les « affirmations projettent une image trompeuse ».

L’ONG a indiqué que des travailleurs au Khalifa International Stadium -qui accueillera les Championnats du monde d’athlétisme en 2019- avaient été victimes de travail forcé.

Les entreprises qui les emploient leur ont menti sur leurs salaires, d’autres n’ont pas été payés pendant des mois et ont été hébergés dans des « camps sordides », a-t-elle ajouté.

Sept travailleurs ont été empêchés de rentrer chez eux pour aider leurs familles après le séisme meurtrier d’avril 2015 au Népal. « C’est une Coupe du monde basée sur l’exploitation », a accusé Mustafa Qadri, d’Amnesty.

– ‘Face hideuse du beau jeu’ –

Le rapport de 51 pages, intitulé « La face hideuse du beau jeu », est susceptible d’alimenter les critiques internationales contre le Qatar et de mettre la pression sur la Fifa et sur son nouveau président, l’Italo-Suisse Gianni Infantino, sur les questions de droits de l’Homme.

Les critiques d’Amnesty s’étendent à des projets d’aménagement paysager dans la Zone Aspire, complexe sportif mondialement connu à Doha, où les clubs français PSG et allemand Bayern Munich se sont entraînés cette année.

Amnesty a déclaré avoir enquêté sur une période d’un an jusqu’à février 2016 et avoir interrogé 234 hommes, principalement du Bangladesh, d’Inde et du Népal. 228 ont dit que leurs salaires étaient inférieurs à ce qu’on leur avait promis. Nombre d’entre eux n’ont eu d’autre choix que d’accepter car ils s’étaient endettés, parfois à hauteur de 4.300 dollars, pour entrer dans le Golfe.

Les travailleurs du Khalifa Stadium et d’Aspire Zone ont été installés dans des logements surpeuplés et de mauvaise qualité, a indiqué Amnesty, ajoutant que, « dans un cas, l’entrée principale du camp était inondée en raison d’un drainage inadéquat et qu’elle sentait l’eau d’égout ».

Selon le rapport, la plupart de ces travailleurs ont vu leurs passeports confisqués, en violation de la loi qatarie, et 88 hommes, incluant les Népalais, « ont été empêchés de quitter le Qatar ».

– ‘Comme une prison’ –

Un ouvrier métallurgiste au stade Khalifa, identifié sous le nom de Deepak, a déclaré à Amnesty que sa vie au Qatar était « comme une prison » et que lorsqu’il s’était plaint, son directeur l’avait menacé de possibles « conséquences ».

Amnesty a reconnu que le Comité Suprême qatari chargé de superviser l’organisation du Mondial-2022 avait introduit des protections sociales, mais elle a demandé d’autres réformes, dont des normes de bien-être pour les travailleurs auxquelles toutes les entreprises devraient se conformer.

Amnesty a aussi appelé le Qatar à « réformer fondamentalement » le système de parrainage dit de la « kafala », qui met les travailleurs étrangers à la merci d’employeurs en position d’empêcher leur départ ou de changer d’emploi.

« Les dernières affirmations d’Amnesty International projettent une image trompeuse et ne font rien pour contribuer à nos efforts », a déclaré le Comité Suprême du Qatar.

« L’enquête a été limitée à seulement quatre compagnies sur plus de 40 qui sont engagées sur le stade Khalifa (…) Nous rejetons totalement toute notion impliquant que le Qatar est inapte pour accueillir la Coupe du monde », a-t-il ajouté.

De son côté, Hassan al-Thawadi, secrétaire général du Comité Suprême, a admis que des abus pouvaient être commis mais a souligné que l’engagement des autorités pour des réformes était « clair et inébranlable ».

Amnesty a par ailleurs accusé la Fifa de « manque d’action significative ».

Dans un communiqué, la Fifa a réagi en se disant « complètement consciente des risques auxquels font face les ouvriers du bâtiment au Qatar et de l’opportunité qu’a la Fifa, avec d’autres responsables, d’améliorer les conditions de travail dans ce pays ».

« Depuis 2011, la Fifa a rencontré des responsables (ou acteurs) clés, dont Amnesty, pour parler de la meilleure façon de parvenir à la mise en place le plus tôt possible de conditions de travail justes », selon le texte.

Environ 5.100 travailleurs sont actuellement employés sur des sites du futur Mondial. Ce chiffre s’élèvera à 36.000 d’ici 2018.

Le Qatar encore au stade de l’esclavagisme

Damien Roustel
Humanite.fr

AFP

L’ONG Amnesty International dénonce dans un nouveau rapport les conditions de travail des migrants employés sur le chantier du Khalifa International Stadium à Doha. Le Qatar doit accueillir la Coupe du monde de football de 2022.

Les rapports de l’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International sur l’exploitation des travailleurs étrangers au Qatar se suivent et se ressemblent. La pétromonarchie est dans le collimateur des syndicats et des ONG depuis que l’organisation de la Coupe du monde de football 2022 lui a été attribuée. « L’ONG Amnesty tacle sévèrement le Qatar », « Football : carton rouge pour le Qatar », écrivions-nous respectivement le 19 novembre 2013 et le 29 mai 2015 lors des précédentes enquêtes d’Amnesty International sur ce sujet.

Intitulé « Le revers de la médaille. Exploitation sur un site de la Coupe du monde de football Qatar 2022 », ce nouveau document, rendu public aujourd’hui, apporte un éclairage particulier sur le chantier du Khalifa International Stadium à Doha.  Ce stade devrait être le premier terminé en vue du tournoi et accueillir une demi-finale. Le stade Khalifa fait partie du complexe sportif de l’Aspire Zone, où se situent le centre d’entraînement de l’Aspire Academy et le centre médical Aspetar qui ont été utilisés par certains des plus grands clubs de football du monde comme le Paris Saint-Germain. Amnesty International y a réalisé 132 entretiens avec des ouvriers migrants entre février et mai 2015.

« Si tu veux rester au Qatar, reste tranquille »

« Il m’a insulté et m’a dit que si je me plaignais de nouveau je ne pourrais jamais quitter le pays. Depuis, je fais attention à ne pas me plaindre au sujet de mon salaire ou de quoi que ce soit d’autre. Bien sûr, si c’était possible je changerais de travail et je partirais du Qatar », témoigne Nabeel (un nom modifié afin de protéger son identité). Cet ouvrier métallurgiste est venu d’Inde pour travailler sur le chantier de rénovation du stade Khalifa. Il s’est plaint auprès de son employeur de ne pas avoir été payé pendant plusieurs mois. « Ici, je vis comme si j’étais en prison. Le travail est difficile, on a travaillé de nombreuses heures sous un soleil de plomb. La première fois que je me suis plaint au sujet de ma situation, peu après mon arrivée au Qatar, le chef m’a dit « si tu veux te plaindre, tu peux, mais cela aura des conséquences. Si tu veux rester au Qatar, reste tranquille et continue de travailler » », raconte Deepak (là aussi un nom d’emprunt), ouvrier métallurgiste népalais.

« Les abus dont sont victimes les travailleurs migrants entachent la conscience du football mondial. Pour les joueurs et les fans de football, un stade de coupe du monde est un lieu qui fait rêver. Mais pour certains des ouvriers qui se sont entretenus avec nous, c’est un cauchemar », déclare Salil Shetty, secrétaire général d’Amnesty International. « Après avoir fait des promesses durant cinq ans, la FIFA a en grande partie manqué à son devoir d’empêcher que la Coupe du monde ne soit bâtie sur un socle d’atteintes aux droits humains », ajoute-t-il. « La situation des travailleurs migrants, qui sont endettés, qui vivent dans des campements sordides dans le désert et qui sont payés une misère,  tranche résolument avec celle des footballeurs de haut niveau qui vont jouer dans ce stade. Ces ouvriers ne veulent qu’une chose, que leurs droits soient respectés : recevoir leur salaire en temps voulu, pouvoir quitter le pays si nécessaire et être traités avec dignité et respect », poursuit Salil Shetty.

Malgré de nombreux appels pour sa suppression, la « Kafala » est toujours en vigueur. En vertu de ce système de parrainage en vigueur au Qatar, les travailleurs migrants ne peuvent changer de travail ou de pays que si leur employeur (ou « parrain ») les y autorise. « La réforme de ce système de parrainage qui a été annoncée fin 2015 et qui a fait beaucoup de bruit ne va guère modifier les rapports de force entre les travailleurs migrants et leurs employeurs », écrit l’ONG.
Selon Amnesty International, le nombre de personnes travaillant sur les sites de la Coupe du monde va presque être multiplié par 10 pour atteindre le chiffre de 36 000 environ au cours des deux prochaines années.

Mondial 2022: Sous-payés, mal logés interdits de rentrer au pays, vis ma vie d’ouvrier au Qatar

FOOTBALL Amnesty international publie une nouvelle enquête sur les conditions de travial sur les chantiers de la Coupe du monde 2022…

Des travailleurs étrangers sur un chantier de construction à Doha, le 16 novembre 2014 au Qatar
Des travailleurs étrangers sur un chantier de construction à Doha, le 16 novembre 2014 au Qatar – AFP

J.L. avec AFP

Plus de 100 travailleurs migrants qui aident à construire un des stades du Mondial-2022 de football au Qatar ont souffert d’abus flagrants et systématiques, y compris de travail forcé, affirme un rapport d’Amnesty International publié jeudi. C’est la première fois que l’organisation de défense des droits de l’Homme basée à Londres, qui critique depuis longtemps les pratiques du Qatar en matière sociale, porte une telle accusation spécifique concernant des travailleurs étrangers sur un chantier du Mondial.

Dans un communiqué, le Comité Suprême du Qatar chargé de superviser l’organisation du Mondial-2022 a dénoncé le rapport d’Amnesty, dont les «affirmations projettent une image trompeuse». L’ONG a indiqué que des travailleurs au Khalifa International Stadium -qui accueillera les Championnats du monde d’athlétisme en 2019- avaient été victimes de travail forcé.

Les entreprises qui les emploient leur ont menti sur leurs salaires, d’autres n’ont pas été payés pendant des mois et ont été hébergés dans des «camps sordides», a-t-elle ajouté.Sept travailleurs ont été empêchés de rentrer chez eux pour aider leurs familles après le séisme meurtrier d’avril 2015 au Népal. «C’est une Coupe du monde basée sur l’exploitation», a accusé Mustafa Qadri, d’Amnesty.

Le rapport de 51 pages, intitulé «La face hideuse du beau jeu», est susceptible d’alimenter les critiques internationales contre le Qatar et de mettre la pression sur la Fifa et sur son nouveau président, l’Italo-Suisse Gianni Infantino, sur les questions de droits de l’Homme.Les critiques d’Amnesty s’étendent à des projets d’aménagement paysager dans la Zone Aspire, complexe sportif mondialement connu à Doha, où les clubs français PSG et allemand Bayern Munich se sont entraînés cette année.

Amnesty a déclaré avoir enquêté sur une période d’un an jusqu’à février 2016 et avoir interrogé 234 hommes, principalement du Bangladesh, d’Inde et du Népal. 228 ont dit que leurs salaires étaient inférieurs à ce qu’on leur avait promis. Nombre d’entre eux n’ont eu d’autre choix que d’accepter car ils s’étaient endettés, parfois à hauteur de 4.300 dollars, pour entrer dans le Golfe. Selon le rapport, la plupart de ces travailleurs ont vu leurs passeports confisqués, en violation de la loi qatarie, et 88 hommes, incluant les Népalais, «ont été empêchés de quitter le Qatar». Environ 5.100 travailleurs sont actuellement employés sur des sites du futur Mondial. Ce chiffre s’élèvera à 36.000 d’ici 2018.

Comment le Qatar a acheté la France (et s’est payé sa classe politique)

Carla Bruni-Sarkozy et Nicolas Sarkozy entourent l’Emir du Qatar Hamad Bin Khali

Carla Bruni-Sarkozy et Nicolas Sarkozy entourent l’Emir du Qatar Hamad Bin Khalifa Al-Thani et son épouse Mozah Bint Nasser Al-Misned lors d’un dîner à l’Elysée en juin 2009. REUTERS/Eric Feferberg/Pool

Dans la stratégie d’influence de ce micro Etat richissime, la France occupe une place à part. La simple addition des liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi inquiéter.

La chaîne de télévision qatari Al-Jazeera vient d’acquérir une grande partie des droits de retransmission de la Ligue des champions pour les saisons courant de 2012 à 2015. Nous republions à cette occasion cet article d’Eric Leser de juin 2011 sur la façon dont le petit Etat achète la France.

***

Le Qatar qui vient de racheter la majorité du capital du PSG, qui intervient militairement aux côtés des Occidentaux en Libye et qui organisera la Coupe du monde de football en 2022 est à peine un Etat. Etabli sur une petite presqu’île de 11.437 km2, un peu plus grande que la Corse, à l’est de l’Arabie saoudite, son territoire désertique est invivable l’été quand les températures oscillent entre 40 et 50 degrés.

L’émirat a obtenu son indépendance en 1971. Il compte 1,5 million d’habitants dont 200.000 seulement sont des citoyens qataris. Leur revenu par tête est tout simplement le plus élevé de la planète. Ils ne payent pas d’impôts, disposent de transports et d’un système de santé gratuits et pour la plupart n’ont tout simplement pas besoin de travailler, la main d’œuvre immigrée est là pour cela.

La vraie raison de la notoriété et du poids économique et politique de ce micro Etat se trouve sous la terre et sous la mer: le pétrole et plus encore le gaz naturel dont ce pays est le troisième producteur au monde. Cela permet au Qatar de gérer le plus grand fonds souverain de la planète, QIA (Qatar Investment Authority), dont les avoirs des différentes entités approchent les 700 milliards de dollars. Les Qataris sont riches à la naissance et assez rapidement inquiets.

Alternance de coups d’Etat

Leur obsession est de préserver et protéger ce qu’ils ont, c’est-à-dire l’indépendance et l’existence même d’un Etat féodal dirigé par un émir qui change au gré des coups d’Etat. Le dernier en date, en juin 1995, a permis à l’actuel émir, Hamad bin Khalifa al-Thani, de déposer son père qui était en vacances en Suisse et qui lui-même avait chassé son cousin du pouvoir en février 1972.

Il a failli y avoir un autre coup d’Etat en juillet 2009, mais il a échoué. «Les Qataris s’achètent en permanence des assurances-vie ou ce qu’ils croient être des assurances-vie, explique un banquier français installé depuis des années à Doha, la capitale de l’émirat. Ils ne font pas dans la finesse et dans la subtilité, mais ils sont très forts. Ils pensent non sans raison que tout s’achète.»

La survie étant sa préoccupation permanente, le Qatar cherche sans cesse des alliés, des obligés et toute forme de reconnaissance: diplomatique, économique, financière, et sportive… Il est le conseiller, le financier, le partenaire, l’intermédiaire de tout le monde ou presque: des Etats-Unis et d’Israël, de l’Arabie saoudite et de l’Iran, de l’Autorité palestinienne, du Hamas, de la Grande-Bretagne, de la France, de la Syrie, du Liban…

Le Qatar a eu l’habileté de se doter d’une arme de politique internationale exceptionnelle, la chaîne de télévision d’information continue la plus influente du monde musulman, al-Jazeera. Elle couvre tous les pays, sauf un… le Qatar. Et sa bienveillance plus ou moins grande avec les régimes dépend aussi parfois des intérêts de l’émir comme le montrent certaines dépêches secrètes, révélées par Wikileaks, de la diplomatie américaine.

L’addition des biens acquis ne gêne personne

Dans la stratégie d’influence du Qatar, la France occupe une place à part. D’abord parce que les Qataris la connaissent très bien: ses institutions, son personnel politique, ses entreprises, ses forces et ses faiblesses. Ils viennent pour bon nombre d’entre eux en France tous les étés quand ils fuient les grandes chaleurs. Le Qatar aime tellement la France, qu’il a décidé de se la payer… au sens propre.

De se payer sa classe politique, ses grandes entreprises, sa fiscalité, ses grandes écoles, son patrimoine immobilier, ses footballeurs… Et cela ne semble gêner personne. La simple addition des liens établis en France par le Qatar et des intérêts acquis a pourtant de quoi inquiéter.

La liste des «biens» français acquis par le Qatar

Car le Qatar n’est pas vraiment un pays fréquentable. C’est une monarchie absolue construite sur une rente. Il n’y a pas de partis politiques et encore moins de démocratie. Le régime de l’émir est fragile même si les révolutions arabes semblent ne pas l’avoir affecté. Il est très difficile d’obtenir des informations sur la tentative de coup d’Etat de juillet 2009. Des militaires de haut rang alliés à une puissance étrangère auraient été arrêtés avant de passer à l’acte.

Doha fait preuve d’une attitude pour le moins ambiguë à l’égard de l’islamisme chiite iranien et plus encore sunnite. C’est le seul pays wahhabite en-dehors de l’Arabie saoudite. C’est un pays où plus des trois quarts des résidents ne sont pas des nationaux et où les minorités iranienne, chiite, pakistanaise, immigrés de pays arabes, pourraient un jour se révolter, prendre le pouvoir, agir pour une puissance étrangère.

Alors Doha tente de jouer un jeu diplomatique subtil consistant à être dans tous les camps en même temps. En février 2010, le Qatar aurait signé un pacte de défense avec la Syrie et l’Iran tout en ayant sur son sol une base militaire américaine depuis la première guerre du Golfe.

Le Qatar a été l’organisateur avec le président syrien Bachar el-Assad, de la visite triomphale de Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien, au Liban en juillet 2010. L’émir du Qatar s’est rendu en Israël lors d’une visite secrète en mars 2010. Et selon toujours des sources Wikileaks, le Qatar fait preuve d’un considérable laxisme concernant le financement du terrorisme à partir de son sol.

Tout cela n’empêche pas nos hommes et nos femmes politiques de se succéder en rangs serrés au Qatar. On peut citer pêle-mêle parmi les habitués des séjours à Doha: Dominique de Villepin, Bertrand Delanoë, Philippe Douste-Blazy, Rachida Dati, Ségolène Royal, Fadela Amara, Claude Guéant, Jean-Louis Debré, Gérard Larcher, Hubert Védrine, Frédéric Mitterrand, Hervé Morin, Jean-Pierre Chevènement, Dominique Baudis, Jack Lang…

Hamad Bin Khalifa Al-Thani  et Ségolène Royal lors d’un forum  «Démocratie, Développement et libre échange» à Doha, en avril 2008. REUTERS

Un pays pas fréquentable, mais très fréquenté par les politiques français

Trois semaines après son élection en 2007, le premier chef d’Etat arabe reçu à l’Elysée par Nicolas Sarkozy était l’émir Hamad bin Khalifa al-Thani. Un mois et demi plus tard, le 14 juillet 2007, il assistait au défilé sur les Champs-Elysées au côté du président de la République. Les liens étroits tissés par Nicolas Sarkozy avec l’émir quand il était ministre de l’Intérieur et faisait former les forces de l’ordre qataries ont été fructueux.

Cela s’est traduit, pour la partie visible, par le rôle déterminant du Qatar dans la libération en juillet 2007 des infirmières bulgares détenues en Libye par Kadhafi et plus récemment par la participation symbolique du Qatar à l’intervention militaire occidentale contre le même Kadhafi, seul pays arabe à le faire.

Illustration toutefois du double jeu permanent du Qatar, l’émirat a aussi joué un rôle dans l’affaire al-Megrahi, la libération en août 2009, soi-disant pour raisons médicales, de l’un des auteurs libyens de l’attentat de Lockerbie.

Parmi les actuels et anciens membres du gouvernement, Claude Guéant en tant qu’envoyé spécial de Nicolas Sarkozy, Rachida Dati dont la sœur travaille pour le procureur général du Qatar et Fadela Amara ont multiplié les voyages dans l’émirat. A une époque, quand elle était Garde des sceaux, Rachida Dati se rendait jusqu’à deux ou trois fois par mois au Qatar.

Le Qatar soigne Sarkozy, mais pas seulement: des proches de Chirac (qui en tant que président de la République s’était rendu 9 fois en visite officielle à Doha) et des socialistes bénéficient aussi de son attention et de ses faveurs.

Le Qatar est le principal client du cabinet d’avocat de Dominique de Villepin. Le contrat stipulerait que les déplacements de l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac à Doha se font dans les avions de l’émir. Ségolène Royal s’est elle vu offrir un dîner en son honneur à l’ambassade du Qatar le 27 mars 2008.

La bataille d’Areva et les réseaux Sarkozy

Autre démonstration du poids de l’émirat dans la vie politique française, il a obtenu le vote à l’Assemblée et au Sénat au début de l’année 2008 d’un statut fiscal exorbitant pour ses investissements en France. Les investissements immobiliers ne sont pas imposables sur les plus-values et les résidents qataris en France ne payent pas l’ISF pendant leurs cinq premières années de présence. Le groupe d’amitié entre la France et le Qatar compte 49 députés à l’Assemblée nationale

Le Qatar a passé des accords de défense avec la France qui assure la formation des marins de sa flotte de guerre et de ses policiers et lui a fourni une grande partie de son matériel militaire, notamment des mirages 2000. Le Qatar a obtenu ou veut obtenir l’ouverture d’antennes à Doha de quelques-unes de nos plus prestigieuses grandes écoles comme HEC, Saint-Cyr ou l’Ecole nationale de la magistrature.

Les grandes entreprises françaises sont évidemment très présentes à Doha, notamment dans la défense et l’énergie: Total, GDF-Suez, EDF, Veolia, Vinci, Air Liquide, EADS, Technip… ont raflé des contrats importants. Mais le Qatar est aussi et avant tout un investisseur. Le fonds souverain du Qatar est actionnaire ou cherche à le devenir, de groupes stratégiques comme Lagardère (défense et presse), Veolia environnement (services collectifs), Suez (énergie, services collectifs), Vinci (BTP), et du coté des tentatives répétées CMA CGM (shipping) et surtout Areva (nucléaire).

La partie qui s’est jouée il y a quelques mois autour du capital d’Areva illustre bien le poids et l’ambition des Qataris en France et la façon dont ils procèdent et dont leurs réseaux fonctionnent. En l’occurrence, ils ont joué sur les liens étroits et anciens entre Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée, François Roussely, président du Crédit Suisse France et Henri Proglio, PDG d’EDF et proche de Nicolas Sarkozy.

Ces trois hommes se connaissent très bien. François Roussely a précédé Claude Guéant à la direction de la police nationale et Henri Proglio à la présidence d’EDF. François Roussely a été chargé par le gouvernement de rédiger un rapport sur l’avenir du nucléaire et, ce qui ne semble gêner personne, conseille le Fonds souverain du Qatar qui est client et actionnaire du Crédit Suisse et souhaite ardemment entrer dans le capital d’Areva.

Paris, la tête de pont qatarie

Il a fallu une intervention conjointe du Premier ministre François Fillon, de la ministre de l’Economie Christine Lagarde et d’Anne Lauvergeon, la présidente d’Areva, pour empêcher in extremis l’entrée à la fin de l’année 2010 du Qatar dans le capital du fleuron français du nucléaire.

«Avec les Qataris, c’est toujours du donnant-donnant, explique sous le couvert de l’anonymat un Français qui a longtemps vécu au Qatar, connaît bien la famille régnante et a vu défiler à Doha une bonne partie de la nomenklatura française. Parfois, il y a un grain de sable in extremis comme dans l’affaire Areva, mais c’est l’exception, ils préparent bien leurs coups.»

L’immobilier donne également une bonne mesure de l’influence qatarie. L’émir possède un palais de 4.000 m2 à Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) et l’hôtel d’Evreux, place Vendôme ainsi que deux autres hôtels particuliers attenant. Le fonds souverain détient à Paris des hôtels de luxe (Majestic et Royal Monceau).

Hôtel Lambert, à Paris, le 21 août 2009. REUTERS/Benoit Tessier

Mais ce sont les travaux du frère de l’émir lors de la restauration de l’hôtel Lambert, joyau du XVIIe siècle situé sur l’île Saint-Louis, racheté en 2007 aux héritiers du baron Guy de Rotschild, qui ont fait un peu de bruit. Des travaux considérables et illégaux qui ont provoqué une polémique. Pour y mettre fin, Christine Albanel, alors ministre de la Culture, n’avait pas saisi la Commission nationale des monuments historiques, mais un Comité scientifique… créé spécialement.

Et pour finir donc le sport et le football qui pour le Qatar semblent être le moyen idéal pour obtenir enfin la reconnaissance et le statut qu’il cherche frénétiquement. Le recrutement de Zinedine Zidane pour plusieurs millions d’euros afin vanter les mérites de la candidature à la Coupe du monde de football de 2022 du plus petit pays au monde l’ayant jamais organisé — qui ne s’est jamais qualifié pour cette compétition et de surcroit à un climat inadapté à la pratique de ce sport en été… — a été couronné de succès.

La controverse qui a suivi et les lourds soupçons de corruption de la Fifa n’y ont rien changé. Après le Royaume-Uni, l’Allemagne à son tour vient pourtant de contester le choix du Qatar et demande que la candidature soit rééxaminée. Peu probable.

A Doha, le Qatar vient d’obtenir l’organisation de la Coupe du Monde 2022. REUTERS/Fadi Al-Assaad

L’intérêt du Qatar pour le football ne s’arrête pas à l’organisation de la Coupe du monde et à l’achat pour ses clubs de joueurs européens en fin de carrière payés à prix d’or. Les clubs de football européens deviennent aussi des proies, celui de Malaga en Espagne, le FC Barcelone dans une moindre mesure, et donc maintenant le Paris Saint-Germain, le seul grand club de la capitale française dont Nicolas Sarkozy est un supporter affirmé. Il se dit de façon insistante que l’Elysée n’aurait d’ailleurs pas ménagé ses efforts pour convaincre l’émir de donner au PSG les moyens de nouvelles ambitions. Mais quelle en sera la contrepartie?

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Vos réactions

SOS                                        Dubaï a été construit de la même façon et il ne fallait pas s’attendre à un BDS de la part de nos « élites » qui s’y congratulent.Le peuple amateur de foot va t il se reconnaître dans ces esclaves du business mondialisé ? Au foot, rêver de sortir du lot ne se peut sans le sens du collectif… nos Ligues,Clubs, vont ils montrer l’exemple en se montrant solidaires des travailleurs là bas, qui ici font leurs adhérents, par le boycott des lieux construits par des esclaves? Sinon l’esclavage a bel avenir

Bien mal,acquis …..😡😡😡😡🇫🇷🐷🐷🐷                                                                                                          Le monde entier le sait, sur la politique d’immigration du Qatar, et sur bien d’autres sujets, mais personne ne dit rien , le Qatar détient le pétrole, donc le flouze…..alors on se tait !

jean-pierre capt                 Le boycott n’est pas toujours l’arme des forts mais si l’Inde est devenue la plus grande démocratie du monde c’est bien parce que un petit homme maigre et inconnu a demandé à ses concitoyens de boycotter le sel des Britanniques.

Allo quoi ?                         Silence radio chez les nombreux politiciens amis désintéressés de cet eldorado …

Guy Brans                      Combien de temps les « responsables politiques » occidentaux resteront-ils aveugles, sourds et lâches devant des pays comme le Qatar, l’Arabie Saoudite et d’autres potentats de cette région, omnubilés par l’argent et le mercantilisme. Un achat de Rafale ne justifie rien.

kerema29 

@Guy Brans .              Combien de temps élirons nous ces responsables politiques professionnels ?

  • dbsatcom–        la France patrie des droits de l homme va surement taper du poing sur la table et va surement menacer de la non livraison des rafales et autres missiles ….ha la France… quel courage !!!

 

  • JeanKlein                  Le Qatar sait faire dans le social: salaire de Laurent Blanc et de beaucoup de joueurs du PSG…
  • TGV87–                      mais c’est les potes à bismuth
  • elton01–                     Et oui, ce sont les mêmes qui se pavanent au parc des princes et que tous les bobos parisiens vénèrent
  • jeannot431–               tout ça pour du foot?
  • En 2013, 185 Népalais auraient trouvé la mort sur les chantiers de la Coupe du monde de football qui doit se dérouler au Qatar en 2022. Selon un bilan établi par le Guardian, cela porte le total de travailleurs népalais ayant péri sur les chantiers des infrastructures à 382 en deux ans.

    Les journalistes du quotidien britannique s’appuient sur des documents «officiels» auxquels ils ont eu accès. «Ces informations accentuent la pression sur la FIFA qui doit exiger des changements rapides».

    Selon le Guardian, le nombre d’ouvriers morts sur les chantiers pourrait être beaucoup plus important puisque le Népal n’est «qu’un des nombreux pays» à fournir de la main-d’œuvre au Qatar, qui emploierait au total 2 millions de travailleurs immigrés.

    Le quotidien britannique, informé par les services de l’ambassade népalaise à Doha, avait déjà dénoncé les conditions de travail des ouvriers immigrés au Qatar.

    En septembre, les journalistes du Guardian avaient révélé que 44 travailleurs népalais étaient morts sur les chantiers entre le 4 juin et le 8 août. «Au moins 36 ouvriers ont trouvé la mort la semaine qui avait suivi nos révélations», expliquent les journalistes. Une façon de dénoncer l’inertie des autorités qataries. §

  • Le pédagogue:  CACA arabica

  • Souvenez-vous du Heysel en 1985 ! Ce jour-là, le football a cessé d’être un sport pour devenir un spectacle obscène…

  • johnDeuf                       Tous ces pays musulmans et non laïcs qui pratiquent un Islam arriéré en sont restés à la pratique de l’esclavage qu’ils ont pratiqué pendant des siècles. Cela perdurera tant que perdurera leur pratique de cette idéologie. Ils sont totalement opposés à la pratique d’un islam libéral et de ce siècle. Voir çà au 21 ème siècle c’est désespérer de l’homme !!

  • aubagne                          Peut être une des nombreuses raisons qui pousse les migrants à venir chez nous…

  • theblues                          Il n’y a qu’à boycotter la coupe du monde.

  • michel123                       Quelle honte de voir ça et l’Europe qui accepte qu’ils investissent des milliards dans le football !!!

  • @Barbira75!                     on est tous les esclaves de quelqu’un.

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