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Economie – Rémunération : le rappel à l’ordre de Macron au patron de PSA

Le Parisien

Séverine Cazeset Sébastien Lernould


Le Parisien: Paris (XIIe), mardi. Emmanuel Macron nous a reçus dans son bureau du ministère de l'Économie et des Finances à Bercy. © LP / Philippe de Poulpiquet Paris (XIIe), mardi. Emmanuel Macron nous a reçus dans son bureau du ministère de l’Économie et des Finances à Bercy. Alors que le projet de loi Sapin 2 est présenté aujourd’hui, le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, détaille les mesures de « nouvelles opportunités économiques » qu’il avait concoctées et finalement intégrées dans ce texte. Il réagit aussi à la polémique sur les émoluments de Carlos Tavares, le patron de PSA Peugeot Citroën.

La rémunération de Carlos Tavares, patron de PSA, a doublé, à 5,2 M€. C’est excessif ?


EMMANUEL MACRON. L’Etat a une doctrine qui s’applique à Carlos Tavares comme à tous les dirigeants d’entreprises dont il est actionnaire : il vote contre les niveaux de rémunération excessifs comme celui-ci. A titre personnel, je pense que Carlos Tavares a tort de faire abstraction de la sensibilité des Français sur ce sujet. Il devrait y réfléchir davantage. D’autres dirigeants ont fait autrement : Louis Gallois, lorsqu’il dirigeait Airbus, avait refusé un tel niveau de rémunération. Mais c’est un bon manageur, en train de réussir la transition de l’entreprise. Au final, je pense que la responsabilité et l’éthique ne se règlent pas par la loi, mais par l’exemple que l’on donne.

Pourquoi voulez-vous changer les règles dans certaines professions ?
Notre système économique est fait de contraintes qui, depuis quinze ans, font peser la précarité sur les plus jeunes et les moins qualifiés, qui sont les premières victimes du chômage. A-t-on vraiment besoin d’un diplôme en carrosserie pour ouvrir une société de lavage de voitures ? Pourquoi les coiffeurs ayant un brevet professionnel (BP) peuvent-ils ouvrir un salon, mais pas ceux qui ont un CAP ? Nous maintenons les qualifications lorsque la santé et la sécurité l’exigent, mais nous allons mieux proportionner le besoin d’une qualification à l’exercice précis de chaque métier.

Les retards de paiement restent un gros problème pour les entreprises…
Depuis la crise, ils se sont aggravés et pénalisent notamment les PME. Nous avons déjà alourdi les sanctions et introduit la pratique du « name and shame » qui consiste à révéler publiquement le nom des mauvais payeurs. Mais il faut aller plus loin. Nous allons donc augmenter les amendes administratives en les faisant passer de 375 000 € à 2 M€ maximum et en les rendant cumulables : 2 M€ d’amende possible par infraction. Pour l’Etat, les délais seront réduits et passeront de trente à vingt jours en 2017.

Le régime des micro-entrepreneurs est aussi modifié ?
Oui. Nous souhaitons que les TPE et les PME n’aient plus aucune mauvaise raison de rester petites. L’obligation d’ouvrir un deuxième compte bancaire, on la supprime. L’obligation de recourir au commissaire aux apports pour changer de statut, qui coûtait entre 3 000 € et 5 000 €, on la rend optionnelle. Elle pourra être confiée à un notaire ou à un expert-comptable. On permet aussi aux micro-entrepreneurs de bénéficier du microfiscal, du microsocial et de la franchise de TVA jusqu’à un seuil de chiffre d’affaires multiplié par deux. Et on autorise tous les entrepreneurs, tous les artisans, à choisir chaque année le régime d’imposition réel ou forfaitaire qui leur est le plus favorable : plus de jaloux !

Les fonds de pension à la française verront-ils le jour ?
Les régimes supplémentaires de retraite, c’est 130 Mds€, investis essentiellement en obligations et dans l’immobilier. Le défi, c’est de basculer une partie de cette somme vers les entreprises. Nous allons donc changer le régime de régulation des régimes de retraites supplémentaires. Cela permettra de rediriger 10 à 20 Mds€ vers le financement de l’économie.

La loi El Khomri prévoit un barème seulement indicatif pour les indemnités prud’homales. Est-ce suffisant ?
C’est une étape essentielle qui permettra plus de conciliation aux prud’hommes. Car leur fonctionnement est aujourd’hui un échec. Les délais de jugement ? Vingt-sept mois en moyenne en France. Et seuls 6 % des litiges sont résolus par conciliation. Enfin, il y a une disparité colossale dans le montant des indemnités accordées par les prud’hommes. C’est pourquoi nous avions préféré inclure dans la loi Croissance un barème avec un plafond, finalement censuré par le Conseil constitutionnel parce qu’il différait selon la taille des entreprises. Nous allons rapidement, avec un simple décret d’application, instaurer un barème indicatif.

Pour M. Macron, le patron de PSA « a tort de faire abstraction de la sensibilité des Français »

Le Monde.fr avec AFPLe ministre de l'économie, Emmanuel Macron, à l'Elysée le 22 mars.

Le ministre de l’économie, Emmanuel Macron, juge dans Le Parisien-Aujourd’hui en France du mercredi 30 mars que le patron de PSA Peugeot-Citroën, Carlos Tavares, dont le quasi-doublement de salaire fait polémique, « a tort de faire abstraction de la sensibilité des Français ».

Selon des documents publiés vendredi par le groupe automobile, M. Tavares a touché 5,24 millions d’euros au titre de l’exercice 2015, dont 1,93 million d’euros de part variable et 1,3 million de part fixe. Un doublement de sa rémunération par rapport à 2014 (il avait alors touché 2,75 millions d’euros) justifié par le conseil de surveillance de PSA par le fait que son patron « avait rempli ses objectifs à hauteur de 99 % ».

Lire aussi :   Les rémunérations défient la pesanteur dans le secteur de l’automobile

« A titre personnel, je pense que Carlos Tavares a tort de faire abstraction de la sensibilité des Français sur ce sujet », explique le locataire de Bercy. « Il devrait y réfléchir davantage », conseille le ministre tout en reconnaissant que M. Tavares « est un bon manageur, en train de réussir la transition de l’entreprise ».

« La responsabilité et l’éthique ne se règlent pas par la loi »

« L’Etat a une doctrine qui s’applique à Carlos Tavares comme à tous les dirigeants d’entreprises dont il est actionnaire : il vote contre les niveaux de rémunération excessifs comme celui-ci », explique M. Macron. Les représentants de l’Etat au conseil d’administration de PSA avaient en effet voté contre la hausse de la rémunération de M. Tavares.

« Au final, je pense que la responsabilité et l’éthique ne se règlent pas par la loi, mais par l’exemple que l’on donne », conclut M. Macron. Le ministre des finances, Michel Sapin, avait réagi la veille à la hausse de rémunération de M. Tavares, la trouvant « dommageable » : « On est à un moment où l’effort est nécessaire, il faut qu’il soit à peu près partagé. »

Lire aussi :   PSA : le butin des généraux

Pour Emmanuel Macron, le patron de PSA « a tort de faire abstraction de la sensibilité des Français

Francetv info avec AFP
Pour Emmanuel Macron, le patron de PSA "a tort de faire abstraction de la sensibilité des Français"
Pour Emmanuel Macron, le patron de PSA « a tort de faire abstraction de la sensibilité des Français »

« Carlos Tavares devrait y réfléchir davantage. » Pour le ministre de l’Economie, interrogé dans

Le Parisien, le patron de PSA, dont le quasi-doublement de salaire fait polémique, « a tort de faire abstraction de la sensibilité des Français ». « L’Etat a une doctrine qui s’applique à Carlos Tavares comme à tous les dirigeants d’entreprise dont il est actionnaire : il vote contre les niveaux de rémunération excessifs comme celui-ci », explique encore Emmanuel Macron.

Carlos Tavares a perçu 5,24 millions d’euros en 2015

Les représentants de l’Etat au conseil d’administration de PSA Peugeot Citroën ont voté contre la hausse de la rémunération de Caros Tavares. Pourtant, le président du directoire du premier groupe automobile français a reçu un salaire de 5,24 millions d’euros en 2015, contre 2,75 millions d’euros un an auparavant. « Je pense que la responsabilité et l’éthique ne se règlent pas par la loi, mais par l’exemple que l’on donne », conclut Emmanuel Macron.

PSA, loi Travail: le Medef rappelle qu’il n’est pas le syndicat des chefs d’entreprise, mais celui des grands patrons

MEDEF GATTAZ PSA

EMPLOI – À 48 heures de la grande manifestation contre la loi El Khomri, Pierre Gattaz, le patron du Medef, sait comment mobiliser les troupes… du camp opposé. Face au tollé provoqué par la hausse spectaculaire du salaire du PDG de PSA en 2015 (5,24 millions d’euros, +90%), il ne s’est pas démonté.

« Quand il y a de la réussite, ça ne me choque pas qu’on récompense la réussite », a-t-il déclaré ce 29 mars sur France Info. Et peu importe que l’Etat soit actionnaire à 13,7% de PSA, que Carlos Tavares, aussi méritant soit-il, gagne 14.356 euros par jour, week-end et jours fériés compris, ou que la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) ait annoncé la semaine dernière 38.000 chômeurs de plus pour février…

Face aux condamnations du gouvernement, de la CGT et de la CFDT, Pierre Gattaz s’est encore retrouvé seul à défendre un grand patron du CAC 40, y compris au sein des syndicats de dirigeants d’entreprise (CGPME, Meti, FNSEA…), récoltant au passage les moqueries habituelles.

Cela fait longtemps que le Medef ne s’embarrasse plus avec ce genre de subtilités. Depuis l’élection de Pierre Gattaz à sa présidence en juillet 2013, le syndicat est devenu coutumier de ces « provocations » à contre-temps, souvent caricaturales.

Disons plutôt que le Medef a choisi son auditoire. Présenté à tort comme le « syndicat des patrons », le Medef est en réalité celui des « grands patrons », comme l’a démontré Etienne Penissat, du CNRS, co-auteur d’une étude sur le profil des présidents de fédérations du Medef.

« Que peu à voir avec les chefs d’entreprise qu’ils prétendent représenter »

Les membres du Medef sur lesquels l’étude se penche « ont en moyenne des caractéristiques sociales qui les positionnent parmi les classes supérieures, proches de l’élite patronale du CAC 40. A contrario, ils n’ont que peu à voir avec les chefs d’entreprise qu’ils prétendent représenter », sanctionne son enquête.

Que ce soit pour l’origine sociale, le niveau de diplôme, ou la taille des entreprises dirigées, les présidents des fédérations du Medef se démarquent du patronat au sens large.

Ils sont ainsi 68% à sortir d’une grande école, contre une moyenne de 13% parmi les patrons d’entreprises de plus de 10 employés. Ils sont aussi 63% à diriger une entreprise de plus de 500 salariés, alors qu’elles ne représentent que 3% du tissu économique. Le groupe Radiall, dont Pierre Gattaz assure la présidence du directoire, compte près de 3000 employés.

medef psa

Cette différence se traduit régulièrement par des prises de positions en contradiction avec les revendications des petits patrons.

Sur la loi El Khomri, le Medef s’est contenté d’être « déçu » par les concessions sur les Prud’Hommes après les manifestations du 9 mars. La CGPME, elle, était furieuse de faire les frais de la plus grosse concession, après le retrait de l’autorisation des patrons de moins de 50 salariés de décider seuls pour le forfait-jour ou les astreintes.

Déjà en 1998, la naissance du Medef a été en bonne partie le fruit du désaccord entre grandes et petites entreprises sur les 35 heures. Quand le CNPF envisageait de faire avec, les PME ne voulaient pas en entendre parler. « Le changement de sigle a beaucoup été justifié par la volonté de représenter plus largement le tissu économique », explique au HuffPost Etienne Penissat, du CNRS.

De 2005 à 2013, la présidence de Laurence Parisot – une femme, patronne de l’institut de sondage Ifop – devait confirmer cette représentativité élargie. Mais Pierre Gattaz ne l’entend visiblement pas de cette oreille. Chassez le naturel…

Lire aussi :

• Pourquoi les concessions sur la loi Travail devraient bien passer auprès des patrons

• A part le Medef, qui soutient le plan Hollande contre le chômage?

• L’étonnante comparaison du patron du Medef (qui fait bondir le FN)

Salaire du patron de PSA : « Il faut savoir récompenser la réussite » pour Gattaz

Pierre Gattaz, président du Medef, invité de France Info, déclare qu’il faut « féliciter Carlos Tavares du redressement exceptionnel qu’il a fait de PSA. » Le salaire du PDG du groupe est au coeur de la polémique. En 2015, le salaire de Carlos Tavares a doublé passant de 2,7 millions d’euros à 5,2 millions.

« Il faut savoir récompenser la réussite. Bravo à ce qu’a fait Carlos Tavares » explique Pierre Gattaz qui poursuit : « Les salariés ont été récompensés par des primes d’intéressement. »

« Cette société fait quand même [vivre] 150.000 personnes, 55 milliards de chiffres d’affaires. Il y a quelques années, elle a été obligée de s’adosser à un actionnaire chinois, faisait des pertes, 5 milliards. Il a redressé en quelques mois cette société qui était en perdition, qui allait sur les rochers. C’est un cargo. »

A LIRE AUSSI ►►► PSA : contestation autour des 5,24 millions d’euros de Carlos Tavares

« Les PME et PME oubliées » de la loi El Khomri

Par ailleurs, Pierre Gattaz, président du Medef, estime que la version 2 du projet de réforme du travail, présenté par Myriam El Khomri, cet après-midi, « a été édulcorée par rapport à la version 1. Les grands oubliés ce sont les TPE et les PME. Ce sont eux les réservoirs d’emplois du pays« .

« Cette version 2 ne nous convient pas au Medef« , insiste Pierre Gattaz. « On passe à côté de la plaque. Si elle reste en l’état, on aura donné un coup d’épée dans l’eau. Notre crainte c’est qu’elle soit encore affaiblie, édulcorée, dans le passage à l’Assemblée. Nous sommes extrêmement inquiets. » Si les chiffres du chômage ne baissent pas c’est « parce que le marché du travail en France est verrouillé. C’est un château-fort, plus personne ne peut rentrer. »

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commentaires

le defenseur                         » Mais Carlos Tavares « a redressé en 18 mois un fleuron de l’industrie française », une « société qui était en perdition, qui allait sur les rochers », selon M. Gattaz, comparant la situation de PSA début 2014 à celle d’un « cargo » à la dérive. « Quand il y a de la réussite, ça ne me choque pas qu’on récompense la réussite « , a souligné le patron des patrons. « Je crois que l’ensemble des salariés ( de PSA) a été récompensé par des primes, de l’intéressement », a-t-il ajouté. Une prime de 2000 euros mensuel ou annuel ? Dans ce cas c ‘est un pourboire Se disant « choqué », M. Gattaz a souhaité que la réussite, le travail, et l’effort soient réhabilités en France pour en finir avec le « nivellement par le bas ». « Ce sont des héros », a-t-il jugé au sujet des dirigeants d’entreprises, estimant que « les entrepreneurs sont des gens qui prennent des risques ». REPONSE : Au sujet de nivellement par le bas, et bien c’est ce qui se passe , la pauvreté s’étend en France et ailleurs . Apparemment les risques sont bien calculés , car la cotation du Cac 40 par exemple dépasse les 4 000 points, preuve des profits des grandes entreprises sur le cumul des exercices . Par contre les salariés eux risquent d’être licenciés puisque les cdd et les intérim sont les contrats majoritaires et pas pour recevoir des dizaines de milliers d’euros . Si un autoentrepreneur prend un risque, il en est pas de même avec des actionnaires puissants des grandes entreprises Prendre les gens pour incompétents c’est une chose, pour des idiots ça ne va plus . Il a réussi grâce à qui ce monsieur Tavarès ? A ses efforts acharnés, au point de passer des nuits blanches devant ses graphiques pour ne pas licencier ? En général Mr gattaz, on ne récompense pas les héros comme vous le dites par ailleurs, avec de l’argent mais par une haute distinction militaire ou d’ Etat. Le marché chinois est très demandeur en automobiles, surtout que PSA est déjà bien implanté en Chine et un gros actionnaire… chinois est venu prêter main forte, on peut même les mettre au pluriel Du coup l’action est montée en flèche voilà d’où vient le soi-disant mérite et la plus value du sieur Tavarès , qui pour le moment reste assez modeste pour une telle performance . Mr Gattaz, à l’avenir ne parlez pas ou plus au nom des autres s’il vous plaît .
big bang                                   Réaction et situation totalement irresponsable parce qu’outre l’injustice flagrante entre « l’élite » et le reste de de population, cette atmosphère nauséabonde est en grande partie responsable du refus de beaucoup à toute réforme structurelle: situation sans issue en perspective…
farzatao                                  un peu de proportionnalité n’aurait pas nui. Combien l’état a du réinvestir dans PSA? Combien de chômeurs ont du être pris en charge, quel niveau de pollution pèse sur les français à cause de PSA… Gattaz le défenseur acharné et maladroit de l’indéfendable ..
j-p.51120                                Ah les récompenses pour le travail bien fait ! Pour un patron, c’est en un an ce qu’un smicard ne gagnerait pas en cent ans. Pour le smicard c’est la porte, quand on délocalise son usine, car « le coût du travail mon bon monsieur…. » Mais une fois de plus on nous démontre ici que ce qui coûte cher aux grandes entreprises c’est la rémunération du capital et les salaires des dirigeants ! P.S : pour rester dans l’auto, le salaire du patron de Renault c’est aussi la récompense du travail bien fait ou la prime à l’incompétence ?
Fab                                             Il fait de la provoc sans arrêt, mais au contraire de par exemple Patrick Kanner, n’émeut pas plus que ça les médias. Quelle objectivité !

 Philippe SOPENA          « La responsabilité et l’éthique ne se règlent pas par la Loi » dixit ce même Macron qui voulait que la Loi plafonne les indemnités de licenciement. Alors à quand une Loi limitant les « retraites chapeau » et autres cadeau de départ dont se gorgent les grands patrons. Au moment où l’on IMPOSE de nouveaux efforts aux salariés ce Ministre, dit de gauche, se contente de leur « demander gentiment » non pas même qu’ils « réduisent » leurs rémunérations mais qu’ils ne « les augmentent pas trop » !!!

cassandra                                pure hypocrisie, car c’est bien ce que ce monsieur prone dans d’autres lieux. en fait, il est d’accord sur le fond, mais il ne faudrait pas que cela se sache.c’est ennuyeux, parfois, la liberté d’expression. Finalement, il faudrait un régime à la pinochet (ou erdogan)

Traduction                             Tavares a tort de faire abstraction de la jalousie des Français.

Bernard Naud                        Macron doit aller plus loin, et sans prendre de gants ! Ce salaire du patron de PSA est odieux, abjecte, scandaleux, et mériterait une sanction simple et rapide: le licenciement pour faute grave donc sans indemnités aucunes ….

La Corrèze avant le Péloponnèse                                                                                                         Après les 35 Heures, la loi sur les 75 %, Air France, EdF…une nouvelle affaire qui va alimenter le « French Bashing » (en lisant le FT ce matin, le mal est déjà fait). On se demande ce que font les représentants de Bercy et donc de Macron au CA de PSA : encaisser les jetons de présence et roupiller? Qui a fixé les règles de rémunérations de Tavares? Qui les a votées pour dire maintenant « c’est trop cher! »? « Atteindre 99% des objectifs » montre que le comité des rémunérations a très mal travaillé.

Gil5192                                       Réaction Monsieur Tavares a la mémoire bien courte au lieu de venter des résultats de Peugeot et de s’octroyer une prime exorbitante en voici les causes: 17 000 licenciements qui paient le chômage l’état le gel des salaires depuis plusieurs années, délocalisation de Peugeot en Chine, cadence infernale etc.Voilà l’origine de la prime de monsieur Tavares, c’est une honte que l’on puisse mépriser à ce point le monde du travail .

FHMSMALF                          le rappel à l’ordre de Macron au patron de PSA : attention, les grands patrons, si ça continue, ça ne va pas pouvoir continuer !!

Fredeleretour                     il n’a qu’à partager ce salaire de plus de 14000 euros par jour avec ses employés, vu qu’il y a 80 000 employés PSA, rien qu’en France, ça fait combien à chacun en plus à la fin de l’année?

Mic19                                     …. du vent , des indignations stériles , des condamnations qui ne mangent pas de pain ! QUAND va-t-on enfin prendre des mesures contre ces prédateurs dont les « salaires » sont pris sur le dos de TOUS : actionnaires , personnels et ……. consommateurs (… prix des produits ) ???

Arthurr                                   Ridicule, et provocateur en plus. C’est pas un rappel à l’ordre qu’il faut, mais une loi qui leur reprenne tout au delà de 4 fois le SMIC et pour tout le monde sans exception, au lieu de vouloir nous imposer le retour à l’esclavage du XIX ième siècle avec la loi travail de Valls -MEK.

Fredeleretour                         Juste pour rappel, ce n’est pas Tavarès qui s’augmente, mais le Conseil d’Administration dont fait partie l’état qui le fait. Le CA lui a fixé des objectifs, il les a remplis, il a donc la récompense qui était prévue et comme cette récompense est est en pourcentage de salaire, ça fait plus que pour un ouvrier. Les études, le parcours, l’implication et les responsabilités ne sont pas non plus les mêmes. Quand aux politiques, ils oublient que si on leur fixait des primes sur objectifs comme dans toute entreprise, ils devraient donner de l’argent pour exercer leur mandants vu leurs pitoyables résultats. Je ne parlerais même pas des syndicats, financés par l’état à bien plus que 5 millions par an. Et qu’est ce que 5 millions pour quelqu’un qui a redressé une entreprise qui fait vivre un demi million de personnes en France à côté des 15 voir plus de plusieurs footballeurs qui n’apportent rien au pays?

Deltiox

Pour les gueux: Les temps sont durs, les charges trop fortes, il faut travailler plus, être plus flexible et hors de question d’augmenter les salaires                                                                       Pour les dirigeants: Tiens tu reprendras bien des dividendes, des stock options, une retraite chapeau (parce que la sécu ça paie pas assez pour nous) Ah oui tu veux doubler ton salaire. Pas de soucis, au pire on virera deux ou trois mille personnes et on sucrera les avantages qui restaient aux autres, t’inquiète pas mon copain. Ah oui n’oublie pas de venir voter la même chose pour moi dans mon conseil d’administration Allez bisous, on se voit au golf dimanche

Dakidan                              Je travaille pour le groupe psa, et je peux vous dire que nos salaires sont gelés depuis 5 ans… Et en ce qui concerne les 2000€ de participation, c’est même pas le quart… C’est boîte va à la dérive !

Chris                                    Coïncidence: cette semaine le parlement israélien vient de voter une loi définissant un salaire maximum pour les dirigeants des banques du pays (35 fois le salaire minimum).

Paulalexis                           Macron est fort mal placé pour aborder ce sujet et critiquer Tavares. Certes ce revenu colossal est indécent lorsque dans le même pays des gens crèvent de faim, ont du mal à se loger, et/ou à se soigner, mais Macron a gagné un million d’euros pour les quatre premiers mois de 2012, rapporté à l’année complète, ce sont 3.000.000 € de revenus pas très loin de Tavares qui lui, dirige une entreprise de plusieurs milliers de salariés. Mais je maintiens que cette somme est indécente comme l’est celle représentée par les revenus de chanteurs, acteurs, sportifs qui préfèrent pour certains s’expatrier pour ne pas avoir à participer à la solidarité nationale qui, il est vrai devrait être mieux organisée.

Roger Pellaux ·                 C’est un problème typiquement français, d’un coté le grand patronat et de l’autre les syndicats tendance communiste et minoritaire qui font « la loi ». De l’autre la classe moyenne avec les artisans et petits patrons pris en otage dans système à bout de course, donc inréformable.
  • ce kon ne donne qu’aux étrangers

  • L’état n’a rien à faire dans une société privée, le mélange des genres est toujours néfaste.

    • Ce type qui gagne 14500 € par jour lorsqu’il croise sa femme de ménage qu’il doit au max payer au SMIC, n’est pas horrifié, il n’a pas la nausée, ne se précipite pas au directoire de PSA en clamant « non je ne veux pas de cette horreur » , non rien de tout cela, il est satisfait car ce système fabrique des monstres, car il est devenu un monstre dans le sens ou il n’a plus aucune éthique, plus aucun repère, plus aucun sens de valeur.
      Nous entrons dans l’ère de l’a-société car une société repose toujours sur des solidarités, une société regroupe ses membres pour créer un sentiment d’appartenance indispensable, un rapprochement, un lien entre les individus, Carlos Tavares fait partie de ces individus qui coupent les liens avec les autres individus, c’est pour cela que je parle de monstre, pour faire un boulot que des tas d’individus, par wagons entiers rien qu’en France pourraient faire dans la joie pour 10 000€ par mois et non par jour, Tavares trouve normal de les avoir par jour, il ne lui vient pas à l’idée que des individus exceptionnels comme des Einstein pour un salaire de petit fonctionnaire qui les satisfait pleinement réalisent des choses exceptionnelles, alors que lui ne fait que de l’ordinaire, administrer PSA ce que l’on faisait avant la dérégulation libérale pour 30 fois moins.

      Notre système fabrique des Tavares comme il fabrique des djihadistes, des individus atomisés, errant dans le vide.

      Bien que hardie, votre vision de la société comme fabrique indifférenciée de djihadistes ou des über-riches est très pertinente je trouve
      • Cette vision ne m’est pas venue par le Saint Esprit mais ressort clairement de la lecture d’un bouquin dont je ne cesse de faire référence depuis quelques jours celui du chercheur Franco Berardi  » Tuerie; Forcenés et suicidaires à l’ère du capitalisme absolu » qui semble compléter un bouquin qui a l’air passionnant dont je met le lien ci-dessous en espérant que le censeur aura l’intelligence de laisser passer ! ( faut pas toujours désespérer de la nature humaine )

        http://tinyurl.com/zqp5dh5

        Le texte en entier    http://tinyurl.com/gu2tsu6

        Ce bouquin est en fait à paraître il constituera une mise à jour d’une première édition remontant à 2012 je crois !

        J’ai eu le temps de prendre note.
        • Le Medef n’a rien à voir dans la rémunération de ce PDG.; c’est le C.A. de Peugeot SA qui l’a arrêtée. La bonne analyse serait de comparer les salaires ouvriers européens dans l’automobile…….
          •          Carlo Tavares n’a rien d’un cas, il ne représente qu’une tendance générale d’un système économique qui progressivement se libère de toute éthique, nous glissons d’une économie pour satisfaire les hommes à des hommes au service de processus économiques.

            Nous sommes passés d’une bourgeoisie capitaliste qui avait conscience d’avoir une responsabilité éthique, à un processus féroce ou l’humain n’a plus sa place et devient un obstacle.

            Pensez aux grands patrons de la fin du XIXème, début XXème qui créaient et organisaient pour leurs ouvriers, employés à vie, des logements, des hôpitaux, des écoles pour leurs enfants et des maisons de retraite !
            Une telle suggestion aujourd’hui ferait hurler au fou tout grand patron, financier, économiste et même…gens de gauche; Ce paternalisme est devenu inconcevable; Il en reste quelque survivance en Asie comme Samsung en Corée ou les employés sont considérée comme propriété des employeurs avec une ville Samsung, réservée exclusivement aux employé de l’entreprise.

            Ce capitalisme bourgeois est mort, archi mort, l’individu est un paramètre qui a été effacé, c’est le règne de ce que Berardi appelle le capitalisme absolu, numérisé, ou ce sont des ordinateurs en réseaux qui font circuler autour de la Terre les flux financiers qui souvent échappent aux capitalistes eux-même; La dérégulation libérale a créé un monstre derrière lequel elle est de plus en plus réduite à courir. Ce penseur part d’ailleurs dans des spéculations étonnantes considérant le retour en arrière comme dorénavant impossible, et se basant sur l’évolutionnisme qui caractérise les processus vivants envisage l’évolution de l’humanité vers un trans-humanisme reposant sur la neuroplasticité qu’il serait trop long à développer ici

            • :   Des bourgeois, il y en aura toujours …….seul le nom change; en russie sous Staline, ils s’appelaient  » Apparatchik  » …Vous me rappelez une chanson de Jacques Brel; vous devez avoir 20 ans.

              Au travail !!!

          • Vous êtes un drôle de type!

            Le PDG d’une entreprise telle que Peugeot ne court aucun risque: il est salarié. Ce qui rend encore plus indécent son salaire mirobolant.

            Vous confondez un créateur d’entreprises ou un type qui gère sa boite – quelle que soit sa taille – et dont la richesse dépend de sa gestion avec ce clown qui a besoin de l’aide de l’État pour maintenir à flot l’entreprise dont il est l’employé le plus onéreux.
            Quand ce zozo pleure les deniers publics pour combler ses carences ou celles de ses pairs, vous ne faites pas de commentaires pour expliquer le pépin qui a conduit dans le système que vous défendez avec morgue ce zozo incapable à la tête d’une entreprise aussi importante.

            Un type qui a obtenu un diplôme professionnel tel qu’un CAP, un BEP ou même un Bac pro et qui commettrait une erreur serait lourdé sans état d’âme et vous applaudiriez: l’erreur doit être sanctionnée, clameriez-vous du haut de vos certitudes.
            Mais lorsqu’il s’agit de l’un de ces incapables, vous êtes tout miel pour expliquer les difficultés qu’il rencontre, la compétition acharnée que se livre les entreprises et la complexité de ce monde qui nous interdit de comprendre.

            Le pognon et la réussite de façade en moins, vous lui ressemblait étrangement. Souvenez-vous de la phrase de Satie: « Se mettre à plat ventre est bien… Toutefois, cette position est incommode pour lécher la main de celui qui vous donne des coups de pieds dans le derrière »

            Dans quelle chanson Brel écrit-il cela? Il l’a dit certes, mais je ne pense pas que Brel incluait dans la réalisation d’un rêve, même talentueux, le piétinement de l’autre, il était réellement humain, lui!
            En chanson, il parle « d’atteindre l’inaccessible étoile et d’aimer même trop, même mal. » Je ne pense que vous soyez à même d’apprécier pleinement le sens de ces mots!

      • Pour la comprendre, celle-ci…
      • Reste une interrogation, pourquoi l’amérique du Sud, connaissant les mêmes problèmes d’inégalité de richesse même pire, ne produit elle pas de djihadistes.

        Evacuez aussi rapidement le caractère anthropologique, idéologique, culturelle de l’islamisme est quelque peu ridicule.
        Comme ces « sociologues » expliquant doctement que les assassins des terrasses de cafés étaient en fait des révolutionnaire, qui trouvaient agressif ces lieux hautement symbolique socialement avec un prix du coca prohibitif…. Excuser, nier, du haut niveau en somme

        bushiste vallsiste invétéré
      • Bien, votre commentaire! Très fouillé! Très humain! Et très juste!

        Pourtant, un doute m’effleure, je vous le soumets.
        Sur ce forum et ailleurs, nous sommes nombreux à être conscients de cette monstruosité. Nous lisons régulièrement que le coût salarial plombe la compétitivité. Nous entendons Gattaz et ses pairs pleurer dans les micros que, si l’économie française n’est pas au top, la faute en incombe à ces salops d’ouvriers qui réclament – on croit rêver – des augmentations de salaires.

        Que faisons-nous? Nous écrivons des commentaires indignés. Nous lisons et conseillons des livres afin de mieux prendre encore conscience de ce que nous savons déjà, de trouver de nouveaux arguments pour démontrer ce qui est devenu évident.

        N’avons-nous plus de lanterne à laquelle nous pourrions suspendre l’objet de notre ressentiment?

        Andréa Nonyme

        @jeremie jerem :     Je pointe simplement les incohérences. Si l’on veut abaisser la masse salariale pour rendre l’entreprise compétitive, il faut le faire à tout les niveaux.
        Les salaires des salariés qui ont pourtant participé aux redressements n’ont pas eu le droit à un doublement du salaire.

        Un salarié à qui on demande de travailler plus pour sauver l’entreprise n’aura qu’une seule récompense : gardez son emploi. Pourquoi cela serait différent en haut de l’échelle ?
        En plus, cela fait 150 chômeurs de plus à indemniser ce qui signifie qu’il faudra augmenter les impôts pour indemniser des gens qui ne seront plus productifs car sans emploi. Au final, la compétitivité de la France diminue.
        Quelle que soit la manière de prendre le problème, ces rémunérations restent indécentes.

        Louis Volvic                 A tous.

        Les grands patrons ont certes des salaires astronomiques,mais la réussite de l’activité ,en est l’origine.Et si la France renâcle, l’industrie anglo-saxon saura apprécier.
        Est-ce le cas pour nos politiques???qui pour l’un d’eux avec 2millions de retraite, a été l’ auteur d’un endettement abyssal du Pays.
        alors qui doit-on préférer à salaire ou émolument égal????

        Teixeira Jorge               Certains discours me navrent vraiment !
        On continue dans ce pays à être contre ceux qui gagnent au lieu de lutter contre la pauvreté.
        Continuez !!! Vous ne serez que plus pauvres et entourés de misère.
        Pauvre France, tu est bien finie.

        eug pavag                   Il s’agit d’un salaire respectable qui ne laisse pas indifférent. mais personne n’est obligé d’acheter PSA.

        Par contre on peut aussi évoquer les revenus des énarques et autres hauts fonctionnaires, la gabegie d’état et des collectivités locales que chaque contribuable se doit de payer.

        Jérémie Jerem              « 2.6 millions d’augmentation, soit près de 150 emplois à plein temps, à lui tout seul, il coute la même chose que près de 300 salariés.

        Avec 4 ou 5 de ses camarades, cela représente quelques milliers de chômeur en plus. »
        Et combien de chômeurs en plus si çà avait été des incompétents qui avaient continué de faire couler la boite ? Qu’ils soient bien payés et nous garantissent un bon job avec de belles primes moi çà me va. Vos commentaires n’ont pas de sens et ne sont que de la jalousie, reverser cette rémunération aux 184 000 salariés ne fait même pas 3 euro par mois. Comme je le disais à René, vous préférez être pauvres que jaloux, c’est stupide, à raisonner vous finirez par être les deux, jaloux ET pauvres.

        Andréa Nonyme   2.6 millions d’augmentation, soit près de 150 emplois à plein temps, à lui tout seul, il coute la même chose que près de 300 salariés. Avec 4 ou 5 de ses camarades, cela représente quelques milliers de chômeur en plus.
        rene goupil           c’est en colère écoeuré quand je vois de telles sommes accordées a une personne qui rafle le pactole gagné grâce à son travail dont il était payé royalement pour ce job mais pas seul.On ne tient pas compte de tous ceux qui ont participé avec leur sueur, contrats précaires, licenciés disponibilité.Et ce monsieur se gave.Bien sur le gros gattaz est pour, car il fait partie de ces seigneurs (saigneurs) qui profite de l’affamage du monde du travail.Son rève c’est de mettre les travailleurs au niveau des chinois.Quand je pense qu’en 1986 j’ai été licencié d’alsthom avec 26ans d’ancienneté assimilé cadre avec 5OOOfr soit 7500€ suivant les conventions collectives j’ai l’impression avoir éte volé.Je suis pas prè d’acheter un véhicule de ce groupe
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