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La Française Florence Hartmann détenue dans des conditions « injustifiées »

L’Express

Arrestation de l'ancienne porte-parole du procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), la Française Florence Hartmann, à La Haye le 24 mars 2016. © afp.com/Robin van Lonkhuijsen Arrestation de l’ancienne porte-parole du procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), la Française Florence Hartmann, à La Haye le 24 mars 2016. La mobilisation commence à prendre de l’ampleur pour réclamer la libération de Florence Hartmann. Cette Française, ancienne porte-parole du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), a été arrêtée jeudi à La Haye aux Pays-Bas, par les gardes de cette institution.

Condamnée pour outrage

La raison de cette détention ? Florence Hartmann a été condamnée pour outrage en 2009 pour avoir publié dans un livre deux décisions confidentielles du tribunal, mais elle avait refusé de payer l’amende de 7 000 euros. Les juges avaient alors décidé d’une condamnation à sept jours de prison et demandé aux autorités françaises de l’arrêter, ce que Paris avait refusé.Selon son avocat, la Française est détenue sous « des conditions de surveillance pour risque de suicide, ce qui signifie que sa cellule est éclairée 24 heures sur 24 et qu’elle est contrôlée aux 15 minutes par des gardes ». Il affirme avoir réclamé un allègement de ses conditions de détention jugées « totalement inutiles, injustifiées et disproportionné ».

Mobilisation pour sa libération

Plusieurs voix se sont élevées contre cette détention. Le journal Le Monde, pour lequel elle travaillait a publié un édito dénonçant sa détention au sein « de la prison de Scheveningen, dans l’aile dévolue aux criminels de guerre » et demandant sa libération.Plusieurs personnalités politiques se sont aussi mobilisées.Pour l’ancienne Procureur générale du TPIY, la Suissesse Carla del Ponte, l’arrestation de Florence Hartmann est « inacceptable ». Son éditrice Stéphanie Chevrier a, de son côté, exprimé sa « stupéfaction » après son arrestation et une pétition a été lancée par la revue Esprit pour demander sa libération.

L’avocat de Florence Hartmann demande sa libération « immédiate »

L'avocat de Florence Hartmann demande sa libération "immédiate"
Arrestation de l’ancienne porte-parole du procureur du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), la Française Florence Hartmann, à La Haye le 24 mars 2016 ((c) Afp)

Paris (AFP) – L’ancien porte-parole du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), la Française Florence Hartmann, arrêtée jeudi à La Haye lors du jugement de Radovan Karadzic, doit être libérée « immédiatement », a réclamé vendredi son avocat, Me William Bourdon.

« Nous demandons à ceux qui sont en responsabilité de mettre un terme à cette détention immédiatement », a déclaré l’avocat à l’AFP.

Florence Hartmann a été arrêtée par les gardes du tribunal alors qu’elle était venue assister au jugement prononcé contre l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic.

Porte-parole du procureur du TPIY Carla Del Ponte de 2000 à 2006, elle avait été condamnée pour outrage à la cour en 2009 pour avoir publié dans un livre deux décisions confidentielles du tribunal.

La condamnation prononcée par le TPIY avait été confirmée en appel en 2011, mais Florence Hartmann, ancienne correspondante du journal français Le Monde dans les Balkans, avait refusé de payer une amende de 7.000 euros.

Les juges avaient alors décidé d’une condamnation à sept jours de prison et demandé aux autorités françaises d’arrêter et de transférer l’ancienne journaliste à La Haye, ce que Paris avait refusé.

« Cette contrainte par corps est une institution totalement archaïque, elle n’avait pas sa place dans une juridiction supposée respecter les meilleurs standards internationaux », a protesté l’avocat.

« Sa mise à exécution, en forme de règlement de compte, est d’autant plus paradoxale qu’elle jette une tache inutile sur l’image du TPIY au moment où il rend une décision historique », a ajouté William Bourdon.

Radovan Karadzic a été condamné jeudi par un tribunal international à 40 ans de détention pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie, un verdict historique rendu plus de 20 ans après les faits.

Dans son livre « Paix et Châtiment », publié en 2007, Florence Hartmann mentionnait deux décisions confidentielles rendues par la cour d’appel du TPIY dans le cadre du procès de Slobodan Milosevic, qui auraient permis, selon elle, de prouver l’implication de l’Etat serbe dans le massacre de Srebrenica, qui a coûté la vie à près de 8.000 Bosniaques en 1995.

Sa condamnation par le TPIY avait scandalisé de nombreux journalistes et organisations actives dans les pays de l’ex-Yougoslavie, qui s’étaient rassemblés au sein d’un comité de soutien.

L’ancien procureur général du TPIY, Carla del Ponte, a jugé cette arrestation « inacceptable ».

Vague de soutiens à Florence Hartmann

LE MONDE Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)

L'ancienne porte-parole du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) lors de son arrestation le 24 mars 2016 à La Haye.

L’ancienne porte-parole de la procureure du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a passé sa quatrième nuit dans la prison de Scheveningen. Florence Hartmann avait été condamnée, en 2009, à une peine de 7 000 euros d’amende pour « outrage au tribunal », commuée deux ans plus tard en sept jours de prison. Arrêtée le 24 mars, cette ancienne journaliste du Monde est détenue dans la prison des criminels de guerre. « Qu’elle se retrouve aujourd’hui internée dans la même unité de détention » que ceux « qu’elle a sans relâche combattus par ses actes de bravoure, son engagement indéfectible et ses écrits » est « une perversion pure et simple », a dénoncé son comité de soutien.

Florence Hartmann avait été condamnée pour avoir divulgué dans son livre Paix et châtiment, publié en 2007, le contenu de deux…

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© Robin van Lonkhuijsen, AFP | Florence Hartmann lors de son arrestation à La Haye, jeudi 24 mars.

FRANCE 24 

Condamnée en 2009 pour outrage à la Cour, la Française Florence Hartmann, ex-porte-parole du TPIY, a été arrêtée jeudi à La Haye et placée en détention à l’isolement, dans des conditions injustifiées, selon son avocat.

L’ancienne porte-parole du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), Florence Hartmann, a été arrêtée, jeudi 24 mars à La Haye aux Pays-Bas, par les gardes du TPIY aidés de la police néerlandaise, alors qu’elle était venue assister au jugement prononcé contre l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie Radovan Karadzic.

La Française, porte-parole du procureur général du TPIY Carla Del Ponte de 2000 à 2006, avait été condamnée pour outrage à la cour en 2009. Son tort : avoir publié en 2007, dans son livre « Paix et Châtiment », deux décisions confidentielles rendues par la cour d’appel du TPIY dans le cadre du procès de l’ancien président yougoslave Slobodan Milosevic. Ces décisions auraient permis, selon Florence Hartmann, de prouver l’implication de l’État serbe dans le génocide de Srebrenica, qui a coûté la vie à près de 8 000 Bosniaques en 1995.

La condamnation prononcée en 2009 par le TPIY avait été confirmée en appel en 2011 mais Florence Hartmann, ancienne correspondante du journal Le Monde dans les Balkans, avait refusé de payer une amende de 7 000 euros. Les juges avaient alors décidé d’une condamnation à sept jours de prison et demandé aux autorités françaises d’arrêter et de transférer l’ancienne journaliste à La Haye, ce que Paris avait refusé.

« Sa cellule est éclairée 24 heures sur 24 »

Selon son avocat, Me Guénaël Mettraux, la Française est actuellement à l’isolement au centre de détention du tribunal sous « des conditions de surveillance pour risque de suicide, ce qui signifie que sa cellule est éclairée 24 heures sur 24 et qu’elle est contrôlée toutes les 15 minutes par des gardes ».

« Elle est isolée des autres détenus et a reçu uniquement la visite du consul de France », a-t-il déclaré à l’AFP, précisant avoir demandé sa libération et, dans l’intervalle, un allégement de ses conditions de détention jugées « totalement inutiles, injustifiées et disproportionnées ».

Du côté de la défense, il s’agit de démontrer l’absurdité de cette incarcération. Selon des propos rapportés par le journal britannique The Guardian, Florence Hartmann a indiqué, lors d’une conversation téléphonique privée, pouvoir apercevoir le général Ratko Mladić [ancien chef militaire des Serbes de Bosnie accusé de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre] se promener dans la cour alors qu’elle même est « enfermée dans une cage ».

« Cette contrainte par corps est une institution totalement archaïque, elle n’avait pas sa place dans une juridiction supposée respecter les meilleurs standards internationaux », a pour sa part protesté son autre avocat, Me William Bourdon.

« Sa mise à exécution, en forme de règlement de compte, est d’autant plus paradoxale qu’elle jette une tache inutile sur l’image du TPIY au moment où il rend une décision historique », a-t-il ajouté.

Radovan Karadzic a été condamné jeudi par un tribunal international à 40 ans de détention pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis pendant la guerre de Bosnie, un verdict historique rendu plus de 20 ans après les faits.

Comment le TPIY s’acharne sur Florence Hartmann

L’ancienne porte-parole du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a été arrêtée et emprisonnée à La Haye dans des conditions très dures. Explications.

(avec AFP)

L'arrestation de Florence Hartmann le 24 mars à La Haye. L'ancienne journaliste a été condamnée à payer une amende de 7 000 euros au TPIY, ce qu'elle avait refusé de faire. En se rendant à La Haye, elle a permis au TPIY de se faire "justice".
L’arrestation de Florence Hartmann le 24 mars à La Haye. L’ancienne journaliste a été condamnée à payer une amende de 7 000 euros au TPIY, ce qu’elle avait refusé de faire. En se rendant à La Haye, elle a permis au TPIY de se faire « justice ». © AFP/ ROBIN VAN LONKHUIJSEN

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Vos réactions

Chirda                                         La loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège soit qu’elle punisse. Si Mme Hartmann a été reconnue coupable, elle doit purger sa peine.

Véronique Pillet                         Soutien total.

furusato                                       Absolument ridicule effectivement

Globus Tollus Schnockel        On peut effectivement s’interroger sur les intentions, et les ambitions des juges qui ne tolèrent que des journalistes inoffensifs en liberté.

Buber                                             J’ai signé la pétition.

Martin Eric                                 Les gens réfléchissent-ils avant de faire les choses?

C’est de la physique de base (action-réaction)
Quoi que tu fasses il faut en accepter les conséquences qui risquent ds découler

jeromesavona                        7 jours de nourriture néerlandaise. Ça c’est dur. Plutôt un mois dans une prison italienne.

 ANTARES_BETA_SCORPII  Justice et histoire

Une justice qui prononce des sentences confidentielles c. A. d secrètes n’a sa place que dans les plus obscènes dictatures. Ceci se sait depuis le Vème siècle av. J. C, les Grecs avaient plus de sagesse que la présente justice dite internationale dont, dès lors, on ne peut que se prendre à douter (outre le temps infini qu’elle met à traiter les dossiers ). Et la condamnation récente de Karadiç, assassin notoire, peine à redorer le blason de cette institution ( à propos cette justice envisage-t-elle une action pénale contre le sieur Al–Bagadhi ? Voilà qui ne serait pas mal venu… )

Flyingstef77                             Quand on est condamnée à La Haye, on ne se rend pas à La Haye… Avec Naudin (air cocaïne), ces deux-là font la paire…

AD36                                           Quelle que soit la raison, il est tout de même curieux que des juges bafouent délibérément le principe selon lequel on ne peut être justement juge et partie.

Quant à cette journaliste, qu’elle ait tort ou raison, quel besoin, en dehors de faire le « bourdonnement », avait-elle de se jeter dans la gueule du loup ?
Rien de tout ceci ne fait reluire particulièrement le journalisme et la justice internationale qui reste délibérément celle du plus fort.

Eli.b                                             Tribunal international   Est ce un tribunal à deux vitesses ? Est il légitime pour certains et pas pour d’autres ? Si elle a été condamnée, il est normal que la Haye entende faire respecter ses décisions.

Sergio05                                     Même les djihadistes ne sont pas traités comme ca

Fogg                                            Pas volé .Typique de la journaliste française qui se croit au dessus des lois, habituée qu’elle est d’être mise sur un piédestal dans notre pays. Je ne respecte pas la Loi, je n’accepte pas les condamnations et je viens faire la maligne dans le pays où j’ai été condamnée. Elle a simplement oublié qu’elle n’était plus au pays d’Ubu. Mobilisation générale en France à prévoir pour rapatrier l’héroïne : )

Tj85710                                        Encore ! Encore quelqu’une qui ne respecte pas les engagements qu’elle a pris, qui publie des sujets qui doivent rester secrets, sous prétexte d’une « mission » d’information sans doute. Maintenant, elle assume, mais il ne faut pas la faire passer pour une martyre.
Illitch                                           Pedigree intéressant. Ancienne journaliste du Monde, ancienne porte-parole du TPIY… En voilà un intéressant pédigree pour qui a soutenu le dépeçage de la Yougoslavie.
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