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Libye : fallait-il renverser Kadhafi ?

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La déliquescence de l’État libyen et la dissémination du terrorisme dans la région relancent le débat sur l’opportunité de l’intervention de l’Otan contre l’ex-« Guide » de la Jamahiriya.

La Libye de 2014 offre le spectacle d’un chaos inextricable. Le pays a basculé dans une guerre civile qui ne dit pas sans nom. En Cyrénaïque, l’opération Dignité, lancée par le général à la retraite Khalifa Haftar, sauveur autoproclamé, contre les jihadistes est loin d’être un succès. À Tripoli, les milices de Zintan et de Misrata, hier alliées contre Kadhafi, se livrent une bataille acharnée pour le contrôle de l’aéroport international. Le gouvernement est totalement impuissant, l’armée et la police sont à l’agonie. Les espoirs de la Libye libre de 2011 se sont évaporés. Du coup, c’est toute la révolution qui est en question.

>> Lire  : Les islamistes annoncent la formation prochaine de leur gouvernement

« Fallait-il tuer Kadhafi ? » s’interroge Jean Ping, ancien président de la Commission de l’Union africaine, dans les colonnes du Monde diplomatique (août 2014). Non, il n’était pas dit que l’exécution vengeresse du « Guide » dans les faubourgs de Syrte, le 20 octobre 2011, fût la seule issue possible. Mais, avant et après la constitution d’une coalition pour l’arrêter, Kadhafi, qui avait sciemment choisi la voie du glaive, a rejeté toutes les portes de sortie qui lui étaient offertes.

« Zenga, zenga »

Ses imprécations télévisuelles hallucinées contre les « rats », qu’il menaçait de poursuivre « zenga, zenga » (« rue par rue »), n’ont d’égal que celles de son « réformateur » de fils, Seif el-Islam, lequel promettait aux insurgés des « rivières de sang ». Autant de pièces à conviction qui pèseront lourd devant le tribunal de l’Histoire.

En février 2011, J.A. donnait le ton en titrant en une « Kaddafou », avec ce commentaire : « Pourquoi et comment le dictateur libyen en est venu à massacrer son peuple ». L’édito de Béchir Ben Yahmed ne laissait pas de place au doute : « Même un demi-Kadhafi, c’est trop. La communauté et la justice internationales devraient exercer leur droit d’ingérence pour ne pas encourir le reproche de non-assistance à peuple – et à révolution – en danger. »

Cette prise de position nous vaut encore aujourd’hui des reproches de la part de lecteurs du continent. Pourtant, elle se fonde sur une analyse froide et dépassionnée : le système kadhafiste était incapable de se réformer. Mais la déliquescence actuelle de l’État libyen a relancé le débat entre partisans et adversaires de l’intervention des forces de l’Otan.

POUR

Quarante et un ans, ça suffit !

Rejetant en bloc un pouvoir sourd à leurs revendications, les manifestants de Benghazi crient, le 15 février 2011 : « Kefaya ! Khalas ! » (« assez ! »). Opposant de longue date à Kadhafi, Mansour Seif el-Nasr ne regrette rien. « La situation actuelle est le résultat du régime de Kadhafi. Sa culture hante toujours la Libye, et le combat qui s’y joue ne peut pas servir à le réhabiliter », rappelle cet ancien membre du Conseil national de transition (CNT).

>> Lire : sur Facebook, la révolte gronde contre Kaddafi

Comme lui, beaucoup de Libyens, anciens exilés ou fonctionnaires de l’ex-Jamahiriya, ont refusé de courber l’échine devant la répression féroce de la fin de l’hiver 2011. On l’oublie parfois, mais la guerre en Libye ne s’est pas décidée dans le huis clos des palais présidentiels, entre Paris et Washington. Il y a d’abord eu le soulèvement populaire, qui a gagné la Cyrénaïque avant de se donner une direction politique. Mais l’intransigeance de Kadhafi a rendu impossible tout règlement pacifique et obligé la rébellion à recourir à un soutien extérieur.

Urgence humanitaire

Prise de court par les révolutions tunisienne et égyptienne, l’opinion mondiale est choquée par l’ampleur de la répression. À travers Al-Jazira, le Qatar déploie une diplomatie de l’émotion, qui surfe sur le rejet que suscite depuis longtemps Kadhafi dans le monde arabe, contrastant avec la « kadhafidôlatrie » subsaharienne.

En France, l’intellectuel médiatique Bernard-Henri Lévy continue, trois ans plus tard, de défendre une guerre juste : « Que se serait-il passé si l’Occident n’était pas intervenu ? La guerre se serait sans doute installée. La Libye serait peut-être devenue une sorte de Syrie. Kadhafi serait, aujourd’hui, un autre Bachar al-Assad. Et le nombre de morts se chiffrerait en dizaine de milliers, pour ne pas dire davantage. » Le chaos actuel ne peut servir à nier a posteriori les objectifs humanitaires du soutien aux insurgés. « Nous ne sommes pas comptables de ce que les Libyens font de leur liberté une fois qu’ils se sont affranchis de Kadhafi », nuance Pascal Bruckner.

Une rébellion crédible et structurée

Contrairement à l’idée reçue d’une rébellion sous perfusion internationale, les insurgés ont rapidement créé une situation de fait sur le terrain avant même le vote de la résolution 1973. En un mois, une large partie de la Cyrénaïque échappe au pouvoir : Tobrouk, Derna, El-Beïda, Benghazi, Ajdabiya, le terminal de Brega. Le général Abdelfattah Younès, ancien ministre de l’Intérieur, est le commandant de ces victoires militaires.

Parallèlement, le CNT est créé le 27 février. Y siègent des diplomates, d’anciens hauts fonctionnaires, rejoints par des exilés rentrés au pays, parfois clandestinement. Entre la première résolution du Conseil de sécurité (1970), fin février, et la résolution 1973, votée le 17 mars, les émissaires du CNT font le tour des capitales pour recueillir de nécessaires soutiens financiers. Jusqu’au 10 mars, jour où la France reconnaît le CNT comme « seul représentant légitime de la Libye ».

Une décision conforme au droit international

Version light du droit d’ingérence, la simple « responsabilité de protéger » ne suffit plus. Au Conseil de sécurité de l’ONU, ni la Chine, ni la Russie, ni l’Afrique du Sud ne s’opposent à la résolution 1973, proposée par la France et le Royaume-Uni. Ils choisissent, le 17 mars, de s’abstenir, donnant leur aval au texte qui autorise les États membres à « prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les populations ».

Par la suite, Moscou et Pretoria dénonceront l’ampleur de l’opération, dans les airs mais aussi, plus discrètement, au sol, où des commandos et des officiers de liaison prêtent main-forte à des rebelles courageux mais peu rompus à la guerre. « Il a fallu prendre des libertés avec la loi internationale », concède l’ancien président français Nicolas Sarkozy. Après une première phase où la force de frappe américaine est décisive, l’opération passe, le 31 mars, sous commandement de l’Otan. Le 20 octobre 2011, un Mirage français et un drone Predator américain ciblent et immobilisent le convoi de Kadhafi, qui tentait de fuir Syrte.
À Tripoli, les milices de Zintan et de Misrata se livrent aujourd’hui une bataille
acharnée pour le contrôle de l’aéroport international. © Hani Amara/Reuters

CONTRE

L’ingérence cache mal l’impérialisme

Ancien président de Médecins sans frontières, pourfendeur du droit d’ingérence, Rony Brauman s’est élevé contre l’intervention. Il s’agit pour lui d’une guerre légale, certes, mais « illégitime » et désastreuse. Il met en doute les affirmations jugées grossières d’Al-Jazira et estime que « Benghazi n’était pas menacé d’anéantissement ». Thabo Mbeki, ex-président de l’Afrique du Sud, ne mâche pas ses mots : « Nous pensions avoir définitivement mis un terme à cinq cents ans d’esclavage, d’impérialisme, de colonialisme et de néocolonialisme. Or les puissances occidentales se sont arrogé de manière unilatérale et éhontée le droit de décider de l’avenir de la Libye. »

Cette forme d’arrogance de « l’homme blanc » déplaît. S’adressant au Conseil de sécurité le 17 mars 2011, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, fait dans la grandiloquence : « Ce sera l’honneur du Conseil de sécurité d’avoir fait prévaloir en Libye la loi sur la force, la démocratie sur la dictature, la liberté sur l’oppression. » Réponse du philosophe français d’origine bulgare Tzvetan Todorov : « L’ordre international incarné par le Conseil de sécurité consacre le règne de la force, non du droit. »

Un coup de force

« L’Afrique a été méprisée. » Le président guinéen Alpha Condé, comme ses pairs africains, a vécu l’intervention en Libye comme un coup de force. Alors qu’en Côte d’Ivoire l’Union africaine (UA) peine à pousser son dialogue politique, seule alternative au fracas des armes et au droit d’ingérence, la Libye cristallise le ressentiment de l’organisation panafricaine et de ses poids lourds, Afrique du Sud et Algérie en tête.

En cause, la violation de l’intégrité territoriale d’un pays membre. Jusqu’au bout, l’UA a tenté une médiation entre le CNT et Kadhafi, mais les rebelles ont toujours posé comme préalable le départ du « Guide ». Pendant le conflit, les exactions massives contre les immigrés subsahariens, assimilés en bloc à des mercenaires de Kadhafi, et la destruction de la ville à majorité noire de Tawergha n’ont pas contribué à redorer le blason de la rébellion.

L’Occident a armé Al-Qaïda

Élément de la propagande kadhafiste, qui a touché là une corde sensible chez les Occidentaux, la rébellion a été assimilée à ses pires éléments, labellisés Al-Qaïda. Un homme incarne aujourd’hui ce danger, Abdelhakim Belhadj, ancien chef du Groupe islamique combattant en Libye (GICL), autrefois traqué par la CIA et le MI5, transféré en Libyen repenti sous l’égide de Seif el-Islam. Porté à bout de bras par le Qatar, il s’impose comme gouverneur militaire de Tripoli durant l’été 2011. Ses anciens compagnons d’armes sont aujourd’hui nombreux à truster les hauts postes civils et militaires.

Des fuites font état d’une entente entre Paris et le CNT, lequel aurait promis d’accorder un tiers de son or noir à la France en échange de son soutien.

En Cyrénaïque, les pires craintes semblent s’être réalisées depuis que Benghazi et Derna sont devenus des bastions d’Ansar al-Charia. Fin mars 2011, le président tchadien Idriss Déby Itno faisait part à J.A. de son inquiétude face au risque de « déstabilisation régionale » et de « dissémination du terrorisme ». Récemment encore, son homologue malien, Ibrahim Boubacar Keïta, nous confiait, en marge du XXIIIe sommet de l’UA à Malabo : « Cette Libye, par le Sud, continue de déverser chez nous des armes et des combattants. »

Une guerre pour le pétrole

L’intervention aurait été avant tout motivée par l’appât du gain. Première réserve de pétrole d’Afrique et quatrième de gaz, la Libye aurait été convoitée d’abord pour ses ressources. Avec, dans l’ombre, le Qatar, qui lorgnerait, via la France et Total, le fameux gisement NC7, à l’ouest de Tripoli. Pourtant, Kadhafi offrait des conditions particulièrement attractives aux pétroliers étrangers et était prêt, dès 2009, à céder l’exploitation de ce gisement à Total, d’autant que la Libye dispose de 150 milliards de dollars de réserves de change.

Qu’importe, des fuites font état d’une entente entre Paris et le CNT, lequel aurait promis d’accorder un tiers de son or noir à la France en échange de son soutien. Et les théories du complot, alimentées par des kadhafistes et leurs relais médiatiques, de s’emballer sur une myriade d’ »accords secrets ».

En Occident comme en Afrique, rares sont ceux qui se sont souciés du sort des Libyens durant les quarante-deux ans de règne de Kadhafi. Bien plus qu’une nostalgie présumée du « Guide », c’est une ode à la stabilité disparue qui tourne en boucle. Mali, Centrafrique, Ansar al-Charia en Tunisie… La révolution du 17 février aurait donné naissance à une hydre terroriste qui s’est nourrie de la désagrégation de la Jamahiriya.

Une fois Kadhafi éliminé, personne n’a vraiment aidé les autorités de transition ni même ne les a incitées à amorcer un processus de réconciliation, à désarmer les milices, à mettre en place des institutions et à défaire le jihadisme, qui a pu prospérer et s’exporter. Mais par-delà le fracas des armes, les démocrates poursuivent leur chemin. Le 4 août, un nouveau Parlement a été installé à Tobrouk, en Cyrénaïque. Un symbole.

Libye : Obama critique Cameron et Sarkozy

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David Cameron a été « distrait » pas d’autres choses, Nicolas Sarkozy voulait se mettre en avant: le président américain Barack Obama décoche dans une interview quelques critiques aux dirigeants ou ex-dirigeants européens sur l’intervention militaire en Libye de 2011.

Dans un entretien publié hier par le magazine The Atlantic, Obama revient sur les conditions dans lesquelles une coalition conduite par la France et la Grande-Bretagne -relayée par la suite par l’Otan- a mené en 2011 des raids aériens en Libye qui ont conduit à la chute du régime de Mouammar Kadhafi. Depuis, l’Etat libyen s’est effondré, les milices rivales se disputent le pouvoir, et l’organisation Etat islamique (EI) a profité de la situation pour monter en puissance.

« La Libye est plongée dans le chaos », constate le président américain. « Lorsque je me demande pourquoi cela a mal tourné, je réalise que j’étais convaincu que les Européens -étant donné la proximité de la Libye- seraient plus impliqués dans le suivi », affirme Obama.

Le premier ministre britannique David Cameron a ensuite été « distrait par d’autres choses », explique-t-il. Le président français Nicolas Sarkozy « voulait claironner ses succès dans la campagne aérienne alors que nous avions détruit toutes les défenses anti-aériennes », dit-il encore.

Guerre en Libye : Nicolas Sarkozy répond au tacle d’Obama

Les sourires et les poignées de main chaleureuses entre Barack Obama et Nicolas Sarkozy, c'est fini... Photo AFP/JIM WATSON
Les sourires et les poignées de main chaleureuses entre Barack Obama et Nicolas Sarkozy, c’est fini… Photo AFP/JIM WATSON

«La Libye est plongée dans le chaos, note le président américain. Lorsque je me demande pourquoi cela a mal tourné, je réalise que j’étais convaincu que les Européens -étant donné la proximité de la Libye- seraient plus impliqués dans le suivi.» Depuis une dizaine de jours, on attendait la réponse de l’ancien président de la République et désormais président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy.

«Chacun sait que l’action n’est pas son fort»

Ce dernier a réagi dans une interview donnée à iTélé, enregistrée ce vendredi et diffusée ce samedi après-midi. «Ce n’est pas l’intervention qui a créé le chaos en Libye, c’est le fait qu’après l’intervention, les premières élections libres, personne n’a rien fait. Il fallait les accompagner», a-t-il clarifié. Et de polémiquer… sans vouloir polémiquer : «Je ne veux pas polémiquer avec M. Obama dont chacun sait… que l’action n’est pas son fort.

Il ajoute : «Les avions français sont rentrés les premiers dans le ciel libyens, et au bout de 8 jours, M. Obama a décidé de retirer l’armée américaine, et a décidé de conceptualiser cette fameuse théorie « Leading from behind », « le leadership de l’arrière ». Or chacun sait que ça n’existe pas. On est leader, ou on n’est pas leader. Quand on est leader, on conduit une opération.»

Libye : Nicolas Sarkozy tacle Barack Obama, « dont chacun sait que l’action n’est pas son fort »

INTERNATIONAL – Accusé par Barack Obama d’avoir voulu se mettre en avant dans le conflit libyen, Nicolas Sarkozy tacle le président américain, « dont chacun sait que l’action n’est pas son fort », dans un entretien diffusé samedi 19 mars sur i-Télé.

« Je ne veux pas polémiquer avec M. Obama, dont chacun sait que l’action n’est pas son fort », affirme l’ex-chef de l’Etat dans cet entretien réalisé vendredi à Abidjan.

« M. Obama avait dit ‘A la minute où Bachar al-Assad emploie des armes chimiques nous interviendrons’. Bachar al-Assad a employé des armes chimiques, ils ne sont pas intervenus. Quand on fixe des limites, qu’elles sont franchies et qu’on ne fait rien après, ce n’est pas bon signe », a-t-il déploré.

Des déclarations en forme de réplique à l’entretien publié jeudi par le magazine The Atlantic, où Barack Obama est revenu sur les conditions dans lesquelles une coalition conduite par la France et la Grande-Bretagne –relayée par la suite par l’Otan– a mené en 2011 des raids aériens en Libye qui ont conduit à la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

« On est leader ou on n’est pas leader »

« Lorsque je me demande pourquoi cela a mal tourné, je réalise que j’étais convaincu que les Européens –étant donné la proximité de la Libye– seraient plus impliqués dans le suivi », affirme Barack Obama dans cet entretien, mettant en cause Nicolas Sarkozy, qui « voulait claironner ses succès dans la campagne aérienne alors que nous avions détruit toutes les défenses anti-aériennes ».

« Les avions français sont rentrés les premiers dans le ciel libyen et au bout de huit jours, M. Obama a décidé de retirer l’armée américaine et a conceptualisé cette fameuse théorie: ‘Leading from behind’, le leaderschip de l’arrière (…) Vous savez, le leadership de l’arrière, ça n’existe pas », a ironisé Nicolas Sarkozy.

« On est leader ou on n’est pas leader. Quand on est leader, on conduit une opération », a-t-il poursuivi, opposant au président américain sa secrétaire d’Etat de l’époque et candidate à sa succession, Hillary Clinton, « qui a été courageuse, forte et qui a soutenu notre intervention, comme d’ailleurs M. Cameron ».

Le Premier ministre britannique David Cameron est lui aussi critiqué dans l’entretien de Barack Obama, qui affirme qu’il avait été « distrait » dans le suivi du conflit libyen.

Lire aussi :

» Obama critique Sarkozy sur l’intervention en Libye en 2011

» La France mène des opérations secrètes en Libye, affirment plusieurs sources

» Le nombre des jihadistes en Libye a doublé, selon l’administration américaine

Guerre en Libye : Nicolas Sarkozy répond au tacle d’Obama

«Sarkozy voulait claironner ses succès dans la campagne aérienne (en Libye) alors que nous avions détruit toutes les défenses anti-aériennes», a expliqué Barack Obama. Le président américain est revenu, la semaine dernière, sur la guerre en Libye et sur la formation de la coalition internationale, en 2011. Dans cette interview au magazine The Atlantic, Barack Obama ne s’est pas privé pour tacler son homologue français de l’époque Nicolas Sarkozy. Et David Cameron, le Premier ministre britannique n’est pas épargné non plus.

«La Libye est plongée dans le chaos, note le président américain. Lorsque je me demande pourquoi cela a mal tourné, je réalise que j’étais convaincu que les Européens -étant donné la proximité de la Libye- seraient plus impliqués dans le suivi.» Depuis une dizaine de jours, on attendait la réponse de l’ancien président de la République et désormais président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy.

«Chacun sait que l’action n’est pas son fort»

Ce dernier a réagi dans une interview donnée à iTélé, enregistrée ce vendredi et diffusée ce samedi après-midi. «Ce n’est pas l’intervention qui a créé le chaos en Libye, c’est le fait qu’après l’intervention, les premières élections libres, personne n’a rien fait. Il fallait les accompagner», a-t-il clarifié. Et de polémiquer… sans vouloir polémiquer : «Je ne veux pas polémiquer avec M. Obama dont chacun sait… que l’action n’est pas son fort. »

Il ajoute : «Les avions français sont rentrés les premiers dans le ciel libyens, et au bout de 8 jours, M. Obama a décidé de retirer l’armée américaine, et a décidé de conceptualiser cette fameuse théorie « Leading from behind », « le leadership de l’arrière ». Or chacun sait que ça n’existe pas. On est leader, ou on n’est pas leader. Quand on est leader, on conduit une opération.»

Guerre en Libye : Nicolas Sarkozy répond au tacle d’Obama

Les sourires et les poignées de main chaleureuses entre Barack Obama et Nicolas Sarkozy, c'est fini... Photo AFP/JIM WATSON

Les sourires et les poignées de main chaleureuses entre Barack Obama et Nicolas Sarkozy, c’est fini… Photo AFP/JIM WATSON

«Sarkozy voulait claironner ses succès dans la campagne aérienne (en Libye) alors que nous avions détruit toutes les défenses anti-aériennes», a expliqué Barack Obama. Le président américain est revenu, la semaine dernière, sur la guerre en Libye et sur la formation de la coalition internationale, en 2011. Dans cette interview au magazine The Atlantic, Barack Obama ne s’est pas privé pour tacler son homologue français de l’époque Nicolas Sarkozy. Et David Cameron, le Premier ministre britannique n’est pas épargné non plus.

«La Libye est plongée dans le chaos, note le président américain. Lorsque je me demande pourquoi cela a mal tourné, je réalise que j’étais convaincu que les Européens -étant donné la proximité de la Libye- seraient plus impliqués dans le suivi.» Depuis une dizaine de jours, on attendait la réponse de l’ancien président de la République et désormais président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy.

«Chacun sait que l’action n’est pas son fort»

Ce dernier a réagi dans une interview donnée à iTélé, enregistrée ce vendredi et diffusée ce samedi après-midi. «Ce n’est pas l’intervention qui a créé le chaos en Libye, c’est le fait qu’après l’intervention, les premières élections libres, personne n’a rien fait. Il fallait les accompagner», a-t-il clarifié. Et de polémiquer… sans vouloir polémiquer : «Je ne veux pas polémiquer avec M. Obama dont chacun sait… que l’action n’est pas son fort. »

Il ajoute : «Les avions français sont rentrés les premiers dans le ciel libyens, et au bout de 8 jours, M. Obama a décidé de retirer l’armée américaine, et a décidé de conceptualiser cette fameuse théorie « Leading from behind », « le leadership de l’arrière ». Or chacun sait que ça n’existe pas. On est leader, ou on n’est pas leader. Quand on est leader, on conduit une opération.»

Polémique : Nicolas Sarkozy réplique à Barack Obama sur la Libye

Accusé récemment par le président américain d’avoir voulu être en première ligne dans le conflit libyen, Nicolas Sarkozy a répondu que « chacun sait que l’action n’est pas le fort » de Barack Obama

Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il ne veut « pas polémiquer avec Barack Obama, dont chacun sait que l’action n’est pas son fort ». L’ancien président français a tenu ces propos lors d’un entretien sur Itélé, réalisé le 18 mars à Abidjan en Côte d’Ivoire.

« Monsieur Obama avait dit à la minute où Bachar al-Assad emploi des armes chimiques nous interviendrons. Bachar al-Assad a employé des armes chimiques, ils ne sont pas intervenus », a déclaré Nicolas Sarkozy. Déplorant : « quand ont fixe des limites, qu’elles sont franchies et qu’on ne fait rien après, ce n’est pas bon signe ».

L’ancien président français répliquait à l’entretien publié le 17 mars par le Magazine The Atlantic, où le président américain rappelait les conditions  dans lesquelles une coalition, sous la houlette de la France et de la Grande Bretagne, relayée par la suite par l’Otan, a mené en 2011 des raids aériens en Libye qui ont conduit à la chute du régime Mouammar Kadhafi.

Dans l’entretien, Barack Obama met en cause Nicolas Sarkozy qui voulait « claironner ses succès dans la campagne aérienne alors que nous avions détruit toutes les défenses anti-aériennes ».

Nicolas Sarkozy : « le leadership de l’arrière n’existe pas »

Nicolas Sarkozy a rappelé que les avions français ont été les premiers à rentrer dans le ciel Libye. Barack Obama ayant « décidé de retirer l’armée américaine et de conceptualiser la fameuse théorie : « Leading from behind, le leadership de l’arrière », qu’il a ironisé en indiquant que « le leadership de l’arrière n’existe pas ». Pour lui, « on est leader ou on n’est pas leader. Quand on leader, on conduit une opération »

La galaxie Sarkozy minée par les affaires

L’Express

Anne Vidalie , François Koch, Pascal Ceaux

Nicolas Sarkozy le 8 décembre 2015 à Rochefort, lors d'une réunion électorale. © AFP/Xavier Leoty Nicolas Sarkozy le 8 décembre 2015 à Rochefort, lors d’une réunion électorale. L’ombre des « affaires » plane sur Nicolas Sarkozy et sur 24 de ses (ex-) proches. Récapitulatif.

22 mars 2016. Cette date est inscrite en rouge dans l’agenda de Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République saura alors si son horizon politique se dégage ou s’assombrit. Ce jour-là, en effet, la Cour de cassation se prononcera sur la validité des écoutes téléphoniques des portables de l’ex-chef de l’Etat. Ces enregistrements, ordonnés par la justice dans le cadre d’une enquête sur un possible financement libyen de sa campagne présidentielle 2007, ont révélé que Nicolas Sarkozy aurait tenté d’obtenir auprès d’un magistrat des informations couvertes par le secret dans une procédure en marge du dossier Bettencourt – dans lequel il a, depuis, bénéficié d’un non-lieu.

Si la Cour valide les écoutes, l’ex-président, mis en examen pour corruption active et trafic d’influence, pourrait être renvoyé devant le tribunal correctionnel. Et voir s’envoler ses chances de nouvelle candidature présidentielle…

Comme si Nicolas Sarkozy n’avait pas assez de soucis avec ses casseroles judiciaires, celles de ses amis et ex-collaborateurs ne lui facilitent pas la tâche, même s’il a pris ses distances avec plusieurs d’entre eux. Certaines de ces embarrassantes affaires n’ont, c’est vrai, rien à voir avec lui, comme les mensonges sur leur patrimoine reprochés à Isabelle et Patrick Balkany ou les allégations de corruption visant le préfet Alain Gardère. D’autres dossiers, en revanche, apparaissent liés à ses responsabilités politiques passées, tels les sondages de l’Elysée ou l’arbitrage Tapie-Lyonnais. Fâcheux, à quelques mois de la primaire qui désignera le champion des Républicains…

1er cercle

Patrick Balkany, 67 ans, député-maire (les Républicains) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), compagnon de route de Nicolas Sarkozy. Soupçonné de fraude fiscale, de blanchiment de fraude fiscale, de corruption, de blanchiment de corruption et de déclarations mensongères sur son patrimoine, il est mis en examen de ces différents chefs entre octobre 2014 et janvier 2016.

Isabelle Balkany, 68 ans, première adjointe et épouse du maire, « marraine politique » de Jean Sarkozy, le fils cadet de l’ancien président. Mise en examen en mai 2014 pour blanchiment de fraude fiscale dans la même affaire que son mari.

Arnaud Claude, 62 ans, avocat et associé de Nicolas Sarkozy au sein du cabinet Claude & Sarkozy depuis près de trente ans. Mis en examen en décembre 2014 parce qu’il aurait aidé les Balkany à frauder le fisc.

Thierry Herzog, 60 ans, avocat de Nicolas Sarkozy et intime de l’ex-président. Il est mis en examen dans l’affaire des écoutes pour violation du secret de l’instruction et recel, corruption et trafic d’influence actifs.

Claude Guéant, 71 ans, ancien secrétaire général de l’Elysée et ex-ministre de l’Intérieur. Il a été condamné en novembre 2015 dans l’affaire des primes de cabinet pour complicité de détournement de fonds publics et recel à deux ans de prison avec sursis, 75000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction d’exercer toute fonction publique. Après la découverte d’un virement de 500000 euros sur son compte bancaire, il est aussi mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée, faux et usage de faux en marge de l’enquête sur le soupçon de financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Bazire, 58 ans, ancien bras droit d’Edouard Balladur, témoin du mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Le numéro 3 du groupe de luxe LVMH est mis en examen dans l’affaire Karachi pour complicité d’abus de biens sociaux en septembre 2011.

Edouard Balladur, 86 ans, ancien Premier ministre et mentor de Nicolas Sarkozy. Visé par une instruction de la Cour de justice de la République dans l’affaire Karachi.

Emmanuelle Mignon, 47 ans, ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. L’inspiratrice et une des plumes de l’ex-président a été mise en examen en février 2016 pour favoritisme dans l’affaire des sondages de l’Elysée.

Patrick Buisson, 66 ans, directeur de la chaîne Histoire, ancien conseiller politique du président Sarkozy. Ce dernier a rompu toute relation avec lui après la découverte des enregistrements clandestins de leurs conversations effectués par Buisson. Mis en examen en juillet 2015 pour recel de favoritisme, abus de biens sociaux et détournement de fonds publics dans l’affaire des sondages de l’Elysée.

Michel Gaudin, 67 ans, actuel directeur du cabinet de l’ancien chef de l’Etat. Il a été condamné en novembre 2015 par le tribunal correctionnel de Paris à 10 mois de prison avec sursis pour détournement de fonds publics et recel dans l’affaire des primes de cabinet en liquide.

Pierre Giacometti, 53 ans, conseiller politique de Nicolas Sarkozy. Ce spécialiste des enquêtes d’opinion a été mis en examen en juillet 2015 pour recel de délit de favoritisme dans l’affaire des sondages de l’Elysée.

Jean-Michel Goudard, 76 ans, ancien conseiller stratégique de l’ex-président. Le publicitaire cofondateur de l’agence RSCG a été mis en examen en février pour recel de délit de favoritisme dans l’affaire des sondages de l’Elysée.

2e cercle

Bernard Squarcini, 60 ans, ancien directeur central du renseignement intérieur. Il a été condamné en avril 2014 à 8000 euros d’amende pour collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite (l’interception des fadettes d’un journaliste du Monde et d’un conseiller de la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie).

Eric Cesari, 56 ans. L’ex-directeur général de l’UMP est mis en examen dans l’affaire Bygmalion pour faux, usage de faux et abus de confiance.

Guillaume Lambert, 45 ans, ancien préfet de Lozère, directeur de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012. Il a été mis en examen dans l’affaire Bygmalion en avril 2015 pour usage de faux, escroquerie, recel d’abus de confiance et complicité de financement illégal de campagne électorale.

Alain Gardère, 59 ans, ex-directeur adjoint du cabinet de Claude Guéant au ministère de l’Intérieur. Il a été mis en examen en janvier pour prise illégale d’intérêt, corruption passive, recel d’abus de biens sociaux et détournement de fonds publics (il aurait reçu des cadeaux en échange de services).

Julien Vaulpré, 40 ans, ancien conseiller « opinion » de Nicolas Sarkozy. Il a été mis en examen en janvier pour favoritisme, dans l’affaire des sondages de l’Elysée.

Philippe Briand, 55 ans, député-maire (les Républicains) de Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire). L’ancien président de l’Association de financement pour la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 a été mis en examen en avril 2015 pour usage de faux, escroquerie, recel d’abus de confiance et complicité de financement illégal de campagne électorale.

3e cercle

Thierry Gaubert, 64 ans, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy à la mairie de Neuilly (Hauts-de-Seine), puis au ministère du Budget. Mis en examen, dans l’affaire Karachi, pour recel d’abus de biens sociaux en septembre 2011 et pour blanchiment aggravé en mai 2012. Il a aussi été condamné à dix mois de prison avec sursis et à 10000 euros d’amende pour abus de confiance et abus de biens sociaux dans l’affaire du 1% logement des Hauts-de-Seine.

Jean-François Etienne des Rosaies, 74 ans, ancien préfet et chargé de mission à l’Elysée. Soupçonné de corruption active, il est mis en examen dans le « Kazakhgate » en mars 2015.

Aymeri de Montesquiou, 73 ans, ancien sénateur centriste du Gers et représentant officiel du président Sarkozy en Asie centrale. Soupçonné de corruption passive, il est mis en examen dans le « Kazakhgate » en juillet 2015.

Boris Boillon, 46 ans, ancien conseiller diplomatique à l’Elysée, puis ambassadeur. Arrêté à la gare du Nord en juillet 2013 avec 350000 euros et 40000 dollars en liquide.

Bernard Tapie, 73 ans. Visiteur assidu de l’Elysée sous le dernier quinquennat, il a été mis en examen en juin 2013 pour escroquerie en bande organisée. L’homme d’affaires est soupçonné d’avoir truqué l’arbitrage rendu en sa faveur dans son litige avec le Crédit lyonnais lors de la vente d’Adidas.

Christine Lagarde, 60 ans, actuelle directrice générale du Fonds monétaire internationale. Ministre de l’Economie et des Finances de Nicolas Sarkozy, elle a été mise en examen en août 2014 par la Cour de justice de la République pour négligence dans l’affaire de l’arbitrage Tapie-Crédit lyonnais.

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy, 61 ans, ancien président de la République. L’actuel patron des Républicains est mis en examen pour financement illégal de campagne électorale dans l’affaire Bygmalion. Il est également soupçonné d’avoir tenté d’obtenir des informations d’un magistrat en marge de l’affaire Bettencourt. Ce qui lui valut une mise en examen en juillet 2014 pour corruption active, trafic d’influence et recel de violation du secret professionnel.

Affaire Karachi

Des commissions occultes, versées en marge de contrats de vente d’armes signés par la France avec le Pakistan et l’Arabie saoudite, auraient contribué au financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995.

« Kazakhgate »

La justice française enquête sur la possible corruption d’agents publics étrangers lors de la vente d’hélicoptères et de locomotives par la France au Kazakhstan en 2010-2011.

Affaire Bygmalion

Des soupçons de financement cercle 3 illégal pèsent sur la campagne présidentielle de 2012. Pour que ne soit pas dépassé le plafond autorisé de 22,5 millions d’euros pour le second tour, une filiale de Bygmalion, organisatrice des meetings, s’est en partie fait payer par l’UMP en produisant pour 18,6 millions d’euros de factures litigieuses.

Arbitrage Tapie-Lyonnais

Né en 1993, le contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais sur les conditions de revente de la société Adidas trouve une issue en juillet 2008, lorsque le tribunal arbitral tranche en faveur de l’homme d’affaires. Quatre ans plus tard, une enquête est ouverte sur la régularité de cette décision. Elle aboutit à la mise en examen pour escroquerie en bande organisée de plusieurs personnalités, dont Stéphane Richard, actuel PDG d’Orange. Le 3 décembre 2015, la Cour d’appel de Paris a, en outre, rétracté l’arbitrage et réclamé à Bernard Tapie la restitution des 404 millions d’euros qui lui avaient été octroyés.

Affaire des sondages de l’Elysée

Plusieurs proches collaborateurs de l’ex-président de la République ont été mis en examen dans cette enquête ouverte pour favoritisme et détournement de fonds publics. Le juge s’intéresse à des contrats passés à partir de 2007 sans appel d’offres entre l’Elysée et les sociétés de conseil de Patrick Buisson et de Pierre Giacometti, notamment pour des sondages liés à la vie politique.

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commentaires

Martin Borderon · « Je ne veux pas polémiquer avec M. Obama, dont chacun sait que l’action n’est pas son fort »

C’est tellement du Sarkozy cette phrase…
Rouditch Michel ·    Il vendrait père et mère pour exister celui-là!!

Comme un gosse à noël: tout nouveau tout beau et ensuite le désintérêt !!!!!
Christ Post ·              J’ai l’impression que Obama n’est pas trés clean dans cette affaire, pour une fois, je dois le reconnaitre, je pense que Sarkozi n’a peut être pas tous les torts.

Philippe Pelletier ·  votre impression est faussée par votre sarkolatrie anachonique ; merci de la revoir au plus vite
Marie-Claude Tonelli-sutter ·

Déjà je ne suis pas d’accord avec vous, et si vous défendez Le Monsieur, sachez écrire son nom correctement !!!
Nadine Paul              Et lui la vérité n’est pas son fort !

Phil Denterre ·          Va lui dire en face émoticône smile
Olivier Deroy ·           Ben il lui reste Poutine comme exemple et Assad par ricochet
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