« La question n’est pas d’affronter le dictateur mais d’être heureux malgré lui »

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Guerre d’Algérie: Hollande répond à Sarkozy sur la date de commémoration

Guerre d'Algérie: Hollande répond à Sarkozy sur la date de commémoration
Le président de la République a rendu hommage ce samedi après-midi aux victimes de la guerre d’Algérie. Toute la semaine, l’opposition a critiqué le choix de la date du 19 mars.

Quand l’hommage vire au travail de pédagogie. François Hollande a justifié samedi son choix de commémorer le cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie pour rendre hommage aux victimes de ce conflit. « Alimenter la guerre des mémoires, c’est rester prisonnier du passé », s’est défendu le président de la République.

« Le 19 mars 1962 ce n’était pas encore la paix, c’était le début de la sortie de la guerre, dont l’histoire nous apprend qu’elle est bien souvent la source de violence, ce qui fut tragiquement le cas en Algérie avec des représailles, des vengeances, des attentats, des massacres », a déclaré le président de la République, alors que sa décision de commémorer le 19 mars a suscité une vive polémique.

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4000 lieux ou rues au nom du 19 mars

La mèche avait été allumée du côté de l’opposition, et tout particulièrement de Nicolas Sarkozy. Le prédécesseur de François Hollande accusait de diviser sur cette question, en optant pour une date qui n’était pas acceptée par tous. Il relevait notamment que le 19 mars 1962, jour de la signature du cessez-le-feu. « Choisir la date du 19 mars, que certains continuent à considérer comme une défaite militaire de la France, c’est en quelque sorte adopter le point de vue des uns contre les autres, c’est considérer qu’il y a désormais un bon et un mauvais côté de l’Histoire et que la France était du mauvais côté ».

« Jamais une date ne pourra rassembler » toutes les situations, lui répond aujourd’hui le président de la République. « Le sens du 19 mars c’est de reconnaître toutes les victimes civiles et militaires et de reconnaître toutes les douleurs », a-t-il poursuivi, rappelant par ailleurs que 4000 lieux ou rues portent le nom du 19 mars en France.

« Alimenter la guerre des mémoires, c’est rester prisonnier du passé, faire la paix des mémoires c’est regarder vers l’avenir. C’est ce message d’unité et de paix, de rassemblement aussi que j’entendais aujourd’hui, en ce 19 mars, délivrer devant vous », a-t-il également expliqué devant le monument érigé au pied de la Tour Eiffel.

Contrairement à ce que dénonçait Nicolas Sarkozy cette semaine, le choix de la date de commémoration de la fin de la Guerre d’Algérie ne vient pas de François Hollande. C’est le Parlement, et donc les députés qui l’ont décidé il y a quatre ans.

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Hollande commémore le cessez-le-feu en Algérie, initiative controversée

Le Monde.fr

Le mémorial du quai Branly, à Paris, inauguré le 5 décembre 2002,commémore les victimes de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

François Hollande a justifié, samedi 19 mars, son choix de commémorer le cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie pour rendre hommage aux victimes de ce conflit en expliquant que cette date ne marquait « pas encore la paix » mais « le début de la sortie de la guerre ».

« Le 19 mars 1962 ce n’était pas encore la paix, c’était le début de la sortie de la guerre, dont l’histoire nous apprend qu’elle est bien souvent la source de violence, ce qui fut tragiquement le cas en Algérie avec des représailles, des vengeances, des attentats, des massacres. »

Sa décision de commémorer le 19 mars a suscité une vive polémique. L’initiative présidentielle a notamment été contestée par de nombreuses associations d’anciens combattants et de pieds-noirs pour qui le 19 mars marque non pas la fin du conflit algérien mais le début de l’exil et du massacre de civils et des harkis, Algériens anciens supplétifs de l’armée française.

Mais pour M. Hollande, même « s’il y a une plaie qui ne s’est jamais vraiment refermée », il s’agit aujourd’hui de « convoquer l’histoire, non pas pour nous diviser mais pour nous réunir ». « Alimenter la guerre des mémoires, c’est rester prisonnier du passé, faire la paix des mémoires, c’est regarder vers l’avenir. C’est ce message d’unité et de paix, de rassemblement aussi que j’entendais aujourd’hui en ce 19 mars délivrer devant vous », a lancé M. Hollande devant le mémorial aux victimes de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Une « provocation » pour la droite

Une réponse aux critiques venues également de la droite et du Front national contre son initiative. Choisir le 19 mars, « c’est en quelque sorte, adopter le point de vue des uns contre les autres (…). C’est considérer qu’il y a désormais un bon et un mauvais côté de l’histoire et que la France était du mauvais côté », a ainsi dénoncé vendredi l’ex-président Nicolas Sarkozy, patron du parti Les Républicains. Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Estrosi, a lui dénoncé une « provocation » à l’encontre des pieds-noirs, encore nombreux dans le sud de la France.

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Le choix de faire du 19 mars la journée nationale du souvenir à la mémoire des victimes de la guerre d’Algérie, ainsi que des combats en Tunisie et au Maroc, remonte au vote d’une loi en décembre 2012, à l’initiative de François Hollande. Auparavant, le président Jacques Chirac avait opté pour une date censée être le plus neutre, le 5 décembre, date de l’inauguration en 2002 du mémorial.

C’est la première fois qu’un chef d’Etat participe à la Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, qui suscite toujours des critiques.

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Hollande répond à la polémique sur la commémoration de la guerre d’Algérie

Publication: 19/03/2016 19h39 CET Mis à jour: 19/03/2016 19h39 CET
COMMEMORATION GUERRE ALGERIE

POLITIQUE – François Hollande a justifié samedi 19 mars son choix de commémorer le cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie pour rendre hommage aux victimes de ce conflit en expliquant que cette date ne marquait « pas encore la paix » mais « le début de la sortie de la guerre ».

« Le 19 mars 1962 ce n’était pas encore la paix, c’était le début de la sortie de la guerre, dont l’histoire nous apprend qu’elle est bien souvent la source de violence, ce qui fut tragiquement le cas en Algérie avec des représailles, des vengeances, des attentats, des massacres », a déclaré le président de la République, alors que sa décision de commémorer le 19 mars a suscité une vive polémique.

L’initiative présidentielle a notamment été contestée par de nombreuses associations d’anciens combattants et de pieds-noirs pour qui le 19 mars marque non pas la fin du conflit algérien mais le début de l’exil et du massacre de civils et des harkis, Algériens anciens supplétifs de l’armée française.

« Alimenter la guerre des mémoires, c’est rester prisonnier du passé »

Mais pour François Hollande, même « s’il y a une plaie qui ne s’est jamais vraiment refermée », il s’agit aujourd’hui de « convoquer l’histoire, non pas pour nous diviser mais pour nous réunir ». « Alimenter la guerre des mémoires, c’est rester prisonnier du passé, faire la paix des mémoires c’est regarder vers l’avenir. C’est ce message d’unité et de paix, de rassemblement aussi que j’entendais aujourd’hui en ce 19 mars délivrer devant vous », a lancé François Hollande devant le mémorial aux victimes de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Une réponse aux critiques venues également de la droite et du Front national contre son initiative. Choisir le 19 mars, « c’est en quelque sorte, adopter le point de vue des uns contre les autres (…) C’est considérer qu’il y a désormais un bon et un mauvais côté de l’Histoire et que la France était du mauvais côté », a ainsi dénoncé vendredi l’ex-président Nicolas Sarkozy, patron du parti Les Républicains.

Guerre d’Algérie : ce qui s’est vraiment passé le 19 mars 1962

France-Soir du 20 mars 1962 annonçant le cessez-le-feu en Algérie.

Le 19 mars 1962 n’a pas marqué la fin de la guerre d’Algérie : il a libéré les violences et les crimes sur lesquels François Hollande s’apprête à faire l’impasse en choisissant de la commémorer ce jour-là.

«On peut choisir n’importe quelle date sauf le 19 mars!» avait prévenu François Mitterrand. En votant, le 8 novembre 2013, la proposition de loi socialiste d’inspiration communiste visant à faire du 19 mars 1962, date du cessez-le-feu en Algérie, une «journée nationale du souvenir en mémoire des victimes du conflit», la majorité de gauche au Sénat avait décidé de passer outre l’avertissement, prenant ainsi, délibérément, la responsabilité d’«un risque grave de division de la communauté nationale» selon les termes de l’Union nationale des combattants. Premier président de la République à commémorer cette date, François Hollande se trompe à son tour. Non seulement parce que la date du 19 mars est celle d’une défaite. Mais parce qu’elle n’a même pas marqué, sur le terrain, la fin de la guerre: bien plutôt la fin de l’engagement des autorités françaises dans la défense de leurs ressortissants et le début des terrifiantes violences dont furent victimes les Français d’Algérie et les supplétifs engagés aux côtés de la France.

Sur le plan diplomatique, la «défaite» française en Algérie est de fait incontestable. Mais il est également vrai qu’elle était inscrite dès le début dans le processus des négociations. Et ce, pour une raison simple: l’Elysée était demandeur et pressé…

C’est le 20 février 1961 que, dans le plus grand secret, Georges Pompidou et Bruno de Leusse prennent contact en Suisse, à l’hôtel Schweitzer de Lucerne, avec les représentants du GPRA (Gouvernement provisoire de la République française), Ahmed Boumendjel, Taïeb Boulahrouf et Saad Dalhab. Selon les instructions reçues, il ne s’agit pour les représentants français que d’une mission d’information sur les objectifs à long terme du FLN et sur les voies et étapes qu’il compte emprunter pour y parvenir.

Immédiatement, Pompidou donne le ton en affirmant que la France a la situation bien en main, que l’Algérie n’est pas l’Indochine -«Il n’y aura pas de Dien Bien Phu»-, que les menaces de Khrouchtchev ou de tout autre ne font pas peur à De Gaulle et, pour finir, que la France ne craint pas l’indépendance algérienne. Elle exige donc un arrêt des combats avant d’entreprendre des pourparlers avec toutes les tendances sur les conditions de l’autodétermination, dont elle a accepté, depuis le référendum du 8 janvier 1961, le principe. Mais tout de suite aussi, les Algériens font connaitre leur refus de bouger d’un pouce sur la question du cessez-le-feu qui, disent-ils, doit résulter d’un accord politique.

C’est l’impasse. Et la situation n’évolue guère lorsque les mêmes se retrouvent pour une nouvelle réunion, le 5 mars suivant, à Neuchâtel. «Les contacts secrets confirmaient l’absence complète d’accord sur les liens à établir entre les éventuels pourparlers officiels et la cessation des violences», écrit Bernard Tricot, qui assurait alors le secrétariat de la Direction des affaires algériennes à l’Elysée.

A la «trêve statique» des Français, les Algériens opposent leur «cessez-le-feu dynamique» qui serait fonction des progrès de la négociation…

Que va décider De Gaulle?

Le 8 mars, lors d’une nouvelle réunion, Bruno de Leusse lit devant les émissaires du GPRA un communiqué du chef de l’Etat appelant à l’ouverture de discussions «sans conditions préalables». En bref, le cessez-le-feu n’en est pas un. Il sera l’objet de négociation comme un autre…

Ce 8 mars 1961, De Gaulle vient donc d’en passer par la première des quatre volontés du FLN.

Les trois autres exigences du mouvement révolutionnaire sont claires: 1) le FLN doit être considéré comme le seul représentant qualifié du peuple algrérien; 2) l’Algérie est une, Sahara compris (ce qui n’a aucun fondement historique: le Sahara n’a appartenu à l’Algérie que sous la souveraineté française); 3) le peuple algérien est un, et ce que décidera la majorité du peuple vaudra pour tout le territoire et pour tous ses habitants. Il ne doit donc y avoir aucun statut particulier pour les Européens. C’est le futur gouvernement algérien qui, une fois installé, décidera avec son homologue français des garanties dont ils jouiront, des modalités de la coopération et des questions de défense. En attendant, il convient de discuter des garanties de l’autodétermination.

Le 15 mars, un communiqué du Conseil des ministres «confirme son désir de voir s’engager, par l’organe d’une délégation officielle, des pourparlers concernant les conditions d’autodétermination des populations algériennes concernées ainsi que les problèmes qui s’y rattachent». Tricot constate: «Les commentateurs les plus avertis se doutèrent bien que si le cessez-le-feu n’était pas mentionné séparément, c’est qu’il faisait désormais partie des problèmes qui se rattachaient à l’autodétermination et qu’il ne constituait pas un préalable.»

Le 30 mars, le gouvernement français et le GPRA annoncent simultanément que les pourparlers s’ouvriront le 7 avril à Evian. Mais le lendemain, interrogé par la presse sur ses contacts avec Messali Hadj, le leader du Mouvement national algérien (MNA), rival du FLN, Louis Joxe, le ministre en charge des Affaires algériennes, déclare qu’il consultera le MNA comme il consultera le FLN. Aussitôt la nouvelle connue, le GPRA annule les pourparlers.

Que va faire de Gaulle?

Le 6 avril, le Conseil des ministres publie un communiqué prenant acte de l’ajournement de la conférence d’Evian et conclut sobrement: «Le gouvernement s’en tient, pour ce qui le concerne, à l’esprit et aux termes de son communiqué du 15 mars.» Le FLN sera donc l’interlocuteur unique et le représentant exclusif du peuple algérien.

Ce 6 avril 1961, De Gaulle vient donc d’en passer par la deuxième des quatre volontés du FLN. Cette double capitulation en l’espace d’un mois explique peut-être les temes un peu crus de sa déclaration du 11 avril: «L’Algérie nous coûte, c’est le moins que l’on puisse dire, plus qu’elle nous rapporte (…) Et c’est pourquoi, aujourd’hui la France considérerait avec le plus grand sang-froid une solution telle que l’Algérie cessât d’appartenir à son domaine.»

Sur ce, le 21 avril, éclate le putsch des généraux dont l’échec entraîne la création de l’OAS par Pierre Lagaillarde et Jean-Jacques Susini. La violence atteint vite un seuil insoutenable et De Gaulle avoue à Robert Buron ne plus rien maîtriser. «Il n’y a plus, dit-il, que deux forces en présence: le FLN et l’OAS.»

C’est dans ce contexte que, le 20 mai, les négociations s’ouvrent à Evian. Du côté français, outre Louis Joxe, la délégation comprend, entre autres, Bernard Tricot, Roland Cadet, Claude Chayet et Bruno de Leusse. Tous des professionnels de la négociation. Du côté algérien, le chef de file n’est autre que Krim Belkacem, dont l’instruction se résume à un passé de maquisard. Pour marquer sa bonne volonté, le chef de l’Etat annonce une trève unilatérale d’un mois (l’action des troupes françaises sera limitée à l’autodéfense), la libération de 6000 prisonniers et le transfert au château de Turquant, en Indre-et-Loire, des chefs du FLN capturés en 1956.

Après une première interruption des pourparlers le 13 juillet due, notamment, à des divergences sur le Sahara, une reprise des négociations au château de Lugrin, le 20 juillet, et un nouveau capotage pour la même raison, De Gaulle déclare, le 5 septembre, accepter la souveraineté du FLN sur le Sahara, dont il disait quelque temps plus tôt à Louis Joxe: «Le pétrole, c’est la France et uniquement la France!»

Ce 5 septembre 1961, il vient donc d’en passer par la troisième des quatre volontés du FLN.

Ne reste plus en suspens que le sort des pieds noirs et des musulmans fidèles à la France, qu’il évoque d’ailleurs dans la suite de son discours, en parlant de «dégagement». Le mot résonne douloureusement à leurs oreilles, même si De Gaulle assure qu’en cas de rupture brutale avec l’Algérie, l’Etat entreprendra de «regrouper dans une région déterminée les Algériens de souche européenne et ceux des musulmans qui voudraient rester avec la France», donnant ainsi un début de réalité au thème de la «partition» lancé à sa demande par Peyrefitte.

Dans le camp d’en face, Benyoucef Ben Khedda, un marxiste, succède à Ferhat Abbas à la tête du GPRA.

Le 11 février 1962, les négociations reprennent aux Rousses. Elles s’achèvent une semaine plus tard sur un ensemble de textes qualifiés d’«accords de principe» que les Algériens doivent soumettre au CNRA, l’instance suprême de la Révolution, réuni à Tripoli.

Le 7 mars s’engage la seconde conférence d’Evian qui traîne trop aux yeux de l’Elysée. Robert Buron décrit un De Gaulle «moins serein, moins souverain» au téléphone. Le 18 mars, juste avant la signature, Krim Belkacem fait valoir une exigence: que les délégués français lisent à voix haute les 93 pages du document. Ces derniers s’exécutent en se relayant, article après article, tandis que les délégués algériens suivent attentivement chaque mot et que De Gaulle, à l’Elysée, attend. Le rituel imposé une fois terminé, les accords d’Evian sont paraphés par les deux délégations.Ils prévoient l’organisation d’un référundum sur l’indépendance. Il aura lieu le 1er juillet. Dans l’intervalle, le pouvoir sera exercé par un exécutif provisoire, sous la direction de Christian Fouchet.

Dans son Journal, à la date de ce 18 mars, Buron reconnait que sa signature figure au bas d’un «bien étrange document». Et il note: «Les jours qui viennent vont être des jours de folie et de sang».

Car si le texte assure en principe aux Français d’Algérie «toutes libertés énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l’homme», ainsi que la possibilité de «transporter leurs biens mobiliers, liquider leurs biens immobiliers, transférer leurs capitaux», l’Elysée a renoncé à tout statut particulier pour nos nationaux et aucune clause ne concerne précisément les supplétifs. C’est la quatrième des exigences du FLN.

Le lendemain 19 mars, le cessez-le-feu est proclamé du côté français par le général Ailleret, du côté algérien par Ben Khedda. Or, ce même 19 mars censé instaurer la paix, le directeur de la police judiciaire, Michel Hacq, patron de la mission «C» (C pour choc) qui supervise les barbouzes (ces «éléments clandestins» chargés depuis décembre 1961 de la lutte contre l’OAS), rencontre secrètement le chef fellagha Si Azzedine, patron de la Zone autonome d’Alger, pour lui remettre une liste d’activistes. Tout y est: les noms et les pseudonymes, les âges et les adresses. «Le marché est clair, écrit Jean-Jacques Jordi: les commandos d’Azzedine peuvent se servir de cette liste pour leurs actions contre l’OAS et ils peuvent “bénéficier” d’une certaine impunité d’autant que les buts du FLN et de la mission “C” se rejoignent (…) Cependant, force est de constater que ces mêmes commandos FLN ne s’attaquaient pas réellement aux membres de l’OAS mais poursuivaient une autre stratégie: faire fuir les Français par la terreur.»

Ce nettoyage ethnique qu’évoque sans fard dans ses Mémoires, l’ancien président du GPRA, Ben Khedda, en se vantant d’avoir réussi à «déloger du territoire national un million d’Européens, seigneurs du pays», était en germe depuis longtemps puisque les négociateurs du FLN à la conférence de Melun, Boumendjel et Ben Yahia, en avaient fait la confidence à Jean Daniel dès le 25 juin 1960: «Croyez-vous, leur avait demandé le journaliste, originaire de Blida, qu’avec tous ces fanatiques religieux derrière vous, il y aura dans une Algérie indépendante un avenir pour les non-musulmans, les chrétiens, les juifs auxquels vous avez fait appel?» Les deux responsables FLN ne s’étaient pas dérobés: «Ils m’ont alors expliqué, témoigne Jean Daniel, que le pendule avait balancé si loin d’un seul côté pendant un siècle et demi de colonisation française, du côté chrétien, niant l’identité musulmane, l’arabisme, l’islam, que la revanche serait longue, violente et qu’elle excluait tout avenir pour les non-musulmans. Qu’ils n’empêcheraient pas cette révolution arabo-islamique de s’exprimer puisqu’ils la jugeaient juste et bienfaitrice.»

Détail important: la livraison au FLN par Hacq, ce 19 mars, de la liste des activistes n’est pas une nouveauté. Elle fait suite à une première liste de 3000 noms adressée au FLN par l’intermédiaire de Lucien Bitterlin, l’un des chefs des barbouzes, dès janvier 1962… C’est-à-dire trois mois avant les accords d’Evian, qui vont voir les relations entre Hacq et Si Azzedine se renforcer. Force est donc de constater que, sur le terrain, le cessez-le-feu ne change rien à la poursuite de l’offensive menée de concert par le pouvoir gaulliste et le FLN contre «leur ennemi commun» selon l’expression de Krim Belkacem.

Lors de la crise des Barricades, (la première révolte des pieds-noirs après le discours de De Gaulle annonçant, en septembre 1959, l’autodétermination ) en janvier 1960, le chef rebelle a en effet affirmé à l’ambassadeur américain à Tunis, Walter Walmsley, que si De Gaulle avait besoin de soutien, le GPRA se mobiliserait à ses côtés contre tous ceux qui s’opposent à l’indépendance de l’Algérie. Et donc, par extension, contre tous les Français d’Algérie à quelque confession qu’ils appartiennent.

Message entendu à l’Elysée.

«On n’allait bientôt plus savoir qui tuait qui -et pour le compte de qui! On tuait, voilà tout», écrit Bitterlin.

Ce 19 mars 1962, la guerre n’est donc pas finie: seuls les alliés et les adversaires ont permuté en fonction des développements successifs de la politique gaulliste. Elle va même prendre un tour extrême quelques jours plus tard.

Le 26 mars, rue d’Isly, une manifestation interdite mais pacifique de Français d’Algérie se dirigeant vers le quartier de Bab-el-Oued, foyer de l’OAS, encerclé par l’armée, se heurte à un barrage de tirailleurs venus du bled. Elle est mitraillée à bout portant. Bilan: près de 49 morts et 200 blessés. Le drame n’a rien d’un dérapage: Christian Fouchet s’en est justifié plus tard lors d’une confidence à Jean Mauriac: «J’en ai voulu au Général de m’avoir limogé au lendemain de Mai 68. C’était une faute politique. Il m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre: “Vous n’avez pas osé faire tirer [sous-entendu: sur les manifestants étudiants]-J’aurais osé s’il avait fallu, lui ai-je répondu. Souvenez-vous de l’Algérie, de la rue d’Isly. Là, j’ai osé et je ne le regrette pas, parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise.”»

Dans la folie meurtrière qui, sous les coups conjugués de l’OAS, du FLN, des barbouzes et du «Détachement métropolitain de police judiciaire» (couverture officielle de la fameuse mission «C» constituée de 200 policiers, et d’une trentaine de gendarmes aux ordres du capitaine Armand Lacoste), s’empare de l’Algérie et menace la métropole, la figure de l’«ennemi commun» se précise: le 3 avril 1962, lors d’une réunion du Comité des affaires algériennes, De Gaulle déclare qu’«il faut se débarrasser sans délai de ce magmas d’auxilliaires qui n’ont jamais servi à rien» et il donne l’ordre de désarmer les harkis (que des ordres complémentaires de Joxe et de Messmer empêcheront de gagner la France et, pour certains de ceux qui y seront parvenus malgré tout, rembarqueront de force pour l’Algérie). Le 4 mai, en Conseil des ministres, il déclare que: «L’intérêt de la France a cessé de se confondre avec celui des pieds-noirs.» Les uns et les autres font donc partie du «boulet» dont il avait avoué à Alain Peyrefitte, le 20 octobre 1959, qu’il faudrait s’en «délester». Cette disposition d’esprit du chef de l’Etat a une traduction concrète sur le terrain: en vertu de l’ordre donné à l’armée de rester l’arme au pied quoi qu’il arrive à nos nationaux, la politique d’abandon de l’Algérie se double d’une politique d’abandon des populations qui se réclament de la France et dont le sort est désormais lié au seul bon vouloir du GPRA.

Le rapport de Jean-Marie Robert, sous-préfet d’Akbou en 1962, adressé à Alexandre Parodi, vice-président du Conseil d’Etat, donne une idée détaillée des massacres auxquels se livre alors le FLN sur les supplétifs de l’armée française mais aussi sur les élus (maires, conseillers généraux et municipaux, anciens combattants, chefs de village, etc) «promenés habillés en femmes, nez, oreilles et lèvres coupées, émasculés, enterrés vivant dans la chaux ou même dans le ciment, ou brûlés vifs à l’essence».

Aux massacres de harkis qui atteignent bientôt des proportions et une horreur inimaginables, s’ajoutent les enlèvements d’Européens: de l’ordre de 300 à 400 entre novembre 1954 et mars 1962, ils se multiplient brusquement à partir de cette date pour atteindre selon les travaux de Jordi le chiffre de 3000 -dont 1630 disparus. Dans l’indifférence la plus totale de la part du gouvernement français que n’émeut pas davantage le massacre du 5 juillet ( jour officiel de l’indépendance algérienne après la victoire du oui au référendum du 1er juillet) à Oran, qui va coûter la vie à 700 Européens.

«Pour la France, à part quelques enlèvements, les choses se passent à peu près convenablement», déclare même De Gaulle le 18 juillet.

Devant l’exode, dont il nie la réalité jusqu’au dernier moment, le chef de l’Etat ne se soucie que de la «concentration» des réfugiés dans le sud de la France. L’ordre qu’il donne alors, le 18 juillet, est d’obliger les «repliés» ou les «lascars» (c’est ainsi qu’il appelle les pieds-noirs selon son humeur du jour) à «se disperser sur l’ensemble du territoire». S’attirant cette réponse de Pompidou, nouveau Premier ministre: «Mais à quel titre exercer ces contraintes, mon général? On ne peut tout de même pas assigner des Français à résidence! Les rapatriés qui sont autour de Marseille ne créent aucun problème d’ordre public. On ne peut pas les sanctionner!» il réplique: «Si ça ne colle pas, il faut qu’on se donne les moyens de les faire aller plus loin! Ça doit être possible sous l’angle de l’ordre public.»

Certains comme Joxe souhaitant envoyer cette «mauvaise graine» au Brésil ou en Australie, De Gaulle répond qu’ils aillent en Nouvelle-Calédonie ou plutôt en Guyane… Mais son intention véritable, il le dit et le répète, c’est de faire en sorte que tous retournent sans délai dans cette Algérie, dont ils sont parvenus -souvent in extremis-à fuir la terreur.

En Conseil des ministres, le 25 juillet, Alain Peyrefitte note que «plusieurs collègues baissent la tête»… Et le chef de l’Etat est sans doute conscient de son effet puisque le même Peyrefitte rapporte que Pompidou, mi-plaisant mi-sérieux, lui raconte que le Général a déclaré à Mme De Gaulle: «Je vous le dis Yvonne, tout ça se terminera mal. Nous finirons en prison. Je n’aurai même pas la consolation de vous retrouver puisque vous serez à la Petite Roquette et moi à la Santé.»

En réalité la détermination présidentielle est sans faille et pour que les choses soient bien claires, de Gaulle insiste: «Napoléon disait qu’en amour, la seule victoire, c’est la fuite; en matière de décolonisation aussi, la seule victoire c’est de s’en aller.»

Guerre d’Algérie: Pourquoi la commémoration du 19 mars fait polémique

MÉMOIRE En décidant de célébrer la date du cessez-le-feu, François Hollande s’est attiré les foudres de la droite, et des harkis…

Le président François Hollande à l'Elysée, à Paris, le 12 mars 2016.
Le président François Hollande à l’Elysée, à Paris, le 12 mars 2016. – DOMINIQUE FAGET AFP

T.L.G

Une date qui fâche. Nicolas Sarkozy a fustigé le choix de François Hollande de commémorer le 19 mars, date du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie, dans une tribune publiée jeudi sur le site Internet du Figaro. « Pour qu’une commémoration soit commune, il faut que la date célébrée soit acceptée par tous. Or, chacun sait qu’il n’en est rien, le 19 mars reste au cœur d’un débat douloureux », écrit l’ancien chef de l’Etat. 20 Minutes revient sur la polémique.

Pourquoi le 19 mars ?

Le 19 mars est le jour anniversaire du cessez-le-feu en Algérie. Depuis la loi française du 6 décembre 2012, la journée a été institué journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Pour la première fois, François Hollande va la commémorer. Le chef de l’Etat prononcera une allocution samedi pour tenter « le compromis » et instaurer « la paix des mémoires » samedi devant le mémorial érigé au quai Branly au pied de la Tour Eiffel. Dans son discours, le président devrait redire « l’injustice du système colonial » mais sans verser dans « le registre de la repentance », précise un conseiller.

Pourquoi cette date fait polémique ?

Le 19 mars est officiellement la date du cessez-le-feu décrété en Algérie au lendemain des accords d’Evian. Cette date ne fait pourtant pas l’unanimité. Elle est défendue par la gauche et certaines associations d’anciens combattants, mais rejetée par une partie de la droite, des anciens combattants et les descendants de harkis et de pieds-noirs. Pour ces derniers, le 19 mars ne marque pas la fin du conflit, mais le début du « massacre » de nombreux civils, « abandonnés » par l’Etat français.

« Pour nous, cette date ne marque pas la fin de la guerre, mais le début du génocide harkis avec des milliers de massacres », assure à 20 Minutes Hacène Arfi, président l’association Coordination Harka. Jusqu’à présent, aucun président n’avait reconnu le 19 mars. Contrairement à ses promesses sur la reconnaissance de l’abandon des harkis en Algérie, François Hollande fait ici un bras d’honneur à toute la communauté des harkis. »

Dans un texte transmis à l’AFP par le Centre de documentation historique sur l’Algérie (CDHA), un collectif d’historiens proteste contre le choix du 19 mars, puisqu’elle fut suivie d’« une période de massacres et de violences sans précédent ».

Que faisaient les anciens présidents français ?

Dans sa tribune, Nicolas Sarkozy note qu’en son temps l’ex-président socialiste François Mitterrand « refusa catégoriquement de reconnaître cette date pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie », sachant qu’après les accords d’Evian, « la tragédie s’était poursuivie pendant des mois ».

Jacques Chirac avait lui choisi une date neutre, le 5 décembre 2002, pour inaugurer un monument célébrant la mémoire des victimes de la guerre d’Algérie mais aussi celles des combats en Tunisie et au Maroc.

Quelles sont les réactions politiques ?

Une partie de la droite a suivi l’attaque de Nicolas Sarkozy. Le maire Les Républicains de Nice Christian Estrosi a dénoncé « une provocation à l’encontre de l’ensemble de la communauté rapatriée et des harkis », prévenant qu’« aucune cérémonie » ne serait organisée dans sa ville samedi. Pour l’ancien président de l’Assemblée Bernard Accoyer (LR), François Hollande « commet une erreur et une faute contre la cohésion nationale ». Marine Le Pen, présidente du FN, a pour sa part accusé le chef de l’Etat de « violer la mémoire » des anciens combattants et harkis.

« Je ne comprends pas qu’un ancien président de la République puisse pour des raisons politiciennes, peut-être de campagne électorale dans le cadre d’une primaire, raviver la guerre des mémoires », a déploré pour sa part le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini.

Commémoration de la fin de la guerre d’Algérie : « Le 19 mars, c’est une forme de provocation » (Ciotti)

Le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Eric Ciotti critique, vendredi matin sur France Info, la date choisie par le chef de l’Etat François Hollande pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie.

« C’est une forme de provocation, le 19 mars est une date très controversée. On sait que des Français ont été assassinés dans des conditions épouvantables après le 19 mars, en Algérie. On sait que beaucoup de rapatriés, les rapatriés, récusent cette date », a dénoncé le député.

« De la part du président de la République, célébrer le 19 mars, c’est céder à l’aile gauche, à l’extrême gauche, a-t-il ajouté. C’est encore une fois fracturer les Français. C’est la marque de fabrique de ce quinquennat. »

Le 19 mars 1962 est la date d’entrée en vigueur cessez-le-feu né des accords d’Evian. Il a officiellement mis fin à huit ans de guerre.

Guerre d’Algérie : pourquoi la date de commémoration du 19 mars fait polémique

Les Echos
  • Dans tribune publiée Le Figaro, Nicolas Sarkozy critique participation François Hollande cérémonie 19 mars.

    Dans une tribune publiée dans Le Figaro, Nicolas Sarkozy critique la participation de François Hollande à la cérémonie du 19 mars. – SIPA

François Hollande prononcera samedi un discours pour rendre hommage aux victimes de la guerre d’Algérie. Le choix du 19 mars est dénoncé par la droite et l’extrême droite.

Cinquante-quatre ans après la fin des hostilités, la guerre d’Algérie enflamme encore les débats. La décision de François Hollande de participer à « la journée nationale du souvenir Algérie-Maroc-Tunisie » le 19 mars provoque de vives réactions à droite, à l’extrême droite et parmi les associations d’anciens harkis. On fait le point.

Qu’est-ce que la « journée nationale du souvenir ? »

Le chef de l’Etat se déplacera samedi au Quai Branly dans le cadre de la « journée nationale du souvenir ». L’occasion pour lui de rendre hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des affrontements qui ont eu lieu au Maroc et en Tunisie au lendemain de la Second Guerre mondiale. La date choisie – le 19 mars – ne doit cependant rien au hasard. Car c’est le 19 mars 1962 que la France et l’Algérie ont signé les « Accords d’Évian », prévoyant un cessez-le-feu sur le territoire algérien.

En quoi est-ce une nouveauté ?

En 2003, Jacques Chirac avait créé une journée d’hommage assez similaire mais qui se déroulait le 5 décembre. Soit à une date politiquement « neutre ».

Mais en 2012, la majorité socialiste a voté une loi reconnaissant le 19 mars comme « journée nationale du souvenir à la mémoire des victimes de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ». François Hollande sera le premier président de la République à assister à cette journée de commémoration.

Pourquoi cette date fait polémique ?

Depuis 2012, la droite, l’extrême droite et des associations de harkis dénoncent le choix de cette date. La raison ? Ils estiment que le 19 mars ne marque pas la fin de la guerre, mais le début de l’exil et du massacre de civils et des harkis. Après 1962, environ 800.000 pieds-noirs, installés en Afrique du Nord depuis des décennies, ont ainsi rejoint l’Hexagone.

La participation de François Hollande à la cérémonie de samedi a du coup relancé la polémique. Dans une tribune publiée vendredi dans le Figaro , Nicolas Sarkozy critique la décision de son successeur. « Pour qu’une commémoration soit commune, il faut que la date célébrée soit acceptée par tous. Or, chacun sait qu’il n’en est rien, le 19 mars reste au coeur d’un débat douloureux », écrit-il.

Dénonçant « une provocation à l’encontre de l’ensemble de la communauté rapatriée et des harkis », le maire de Nice et président de la région Paca Christian Estrosi a prévenu qu’aucune cérémonie ne serait organisée dans sa ville samedi. Marine Le Pen a accusé le chef de l’Etat de « violer la mémoire » des anciens combattants et harkis. Le magazine Valeurs Actuelles a par ailleurs lancé une pétition « contre les commémorations de la honte et du déshonneur ! ».

Qu’en pensent les historiens ?

L’historien Benjamin Stora, convié récemment à l’Elysée pour mettre en perspective devant la presse la démarche présidentielle, voit « un certain courage » dans la volonté de François Hollande « d’essayer de trouver une sorte de compromis, de consensus par rapport à cette guerre d’Algérie qui a bien du mal encore à passer dans l’histoire française ».

A l’inverse, le Centre de documentation historique sur l’Algérie (CDHA), un collectif d’historiens, proteste contre le choix du 19 mars qui « ne peut être considérée ni comme la date d’un cessez-le-feu, ni comme la fin de la guerre d’Algérie » puisqu’elle fut suivie « d’une période de massacres et de violences sans précédent ».

Guerre d’Algérie : une commémoration contestée

François Hollande s’attire les foudres des harkis, de la droite et l’extrême droite en commémorant le cessez-le-feu décrété le 19 mars 1962.

Source AF | Le Point.fr

Dans son discours, François Hollande devrait redire "l'injustice du  système colonial", mais sans verser dans "le registre de la repentance".
Dans son discours, François Hollande devrait redire « l’injustice du système colonial », mais sans verser dans « le registre de la repentance ». © AFP/ALAIN JOCARD

Guerre d’Algérie : pourquoi la commémoration du 19 mars fait polémique

ÉCLAIRAGE – La droite et les militaires contestent vivement cette date. Certains estiment que participer à cette commémoration, c’est « faire fi des victimes ».

Guerre d’Algérie : pourquoi la commémoration du 19 mars fait polémique Crédit Image : LOIC VENANCE / POOL / AFP Crédit Média : Benjamin Sportouch / Anne Le Henaff

Cinquante-quatre ans après, la date de la fin de la guerre d’Algérie continue de diviser. Samedi 19 mars, François Hollande sera le premier président français à commémorer le cessez-le-feu du 19 mars 1962. Il prononcera un discours devant le mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, situé au Quai Branly. Nicolas Sarkozy a été le premier à réagir. Dans une tribune du Figaro, l’ancien chef de l’État critique vivement François Hollande qui a « choisi délibérément le 19 mars, date du cessez-le-feu qui suivit la signature des accords d’Évian pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie ».

Le patron des Républicains reproche au Président de « placer la France du mauvais côté de l’Histoire ». Pour une partie de la droite, il s’agirait d’une manœuvre électoraliste de François Hollande, dont l’objectif est de plaire à sa gauche ainsi qu’à l’électorat d’origine algérienne, à l’approche de 2017.

Que s’est-il passé le 19 mars 1962 ?

Le 18 mars 1962, les accords d’Évian étaient signés. Le lendemain devait être marqué par un cessez-le-feu définitif. Mais ce ne fut pas le cas : au lieu de prononcer la fin de la guerre, cette date du 19 mars représente davantage la fin de l’engagement des autorités françaises dans la défense de leurs ressortissants, et le début d’une tempête virulente dont furent victimes les Français d’Algérie et les harkis. C’est pourquoi la décision prise par François Hollande, de commémorer ce cessez-le-feu, n’est pas accueillie à bras ouverts.

Le 19 mars : « Le déclenchement du massacre »

C’est ce qu’expliquent le général Pierre Saint-Macary et le président de l’Union nationale des combattants (UNC), qui boycotteront l’invitation de l’Élysée. Selon eux, « le 19 mars a été le déclenchement du massacre » ainsi que « le départ forcé » de près d’un million de leurs compatriotes, afin que ces derniers ne soient pas tués.

« Participer à cette commémoration, c’est faire fi de toutes ces victimes, dénonce le général, soit 535 soldats français« . Parmi eux, les harkis qui ont été pourchassés et tués, ne comprennent pas pourquoi le président de la République a décidé de commémorer cette date.

Une date déjà contestée en 2012

Cette date de commémoration n’est pas apparue par hasard. Elle vient d’une loi socialiste de décembre 2012 qui a officiellement institué le 19 mars 1962 comme la journée du souvenir des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie. Dès lors, cette proposition faisait débat. Cette année, François Hollande a décidé de la célébrer pour réconcilier les mémoires. « C’est son devoir de président », a justifié l’Élysée.

L’an dernier, François Hollande envisageait déjà de commémorer cette date. Il avait finalement abandonné l’idée, à cause des élections départementalesLe chef de l’État est donc conscient du caractère clivant de cette partie de l’Histoire de France.

Un discours délicat pour François Hollande

D’ailleurs, pour tenter d’éviter toute polémique, François Hollande a pris les conseils de son ami historien Benjamin Stora, grand spécialiste de l’Algérie, pour écrire son discours. À travers cet exercice acrobatique, François Hollande sera attendu au tournant. Son discours sera sans aucun doute scruté et passé au peigne fin.

Néanmoins, le président de la République marque l’Histoire. Jusqu’ici, aucun prédécesseur de François Hollande ne s’était risqué à commémorer cette date, y compris François Mitterrand, qui est pourtant une source d’inspiration pour l’actuel président.

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Lettre ouverte de Luc Besson à ses frères musulmans : « Le terrorisme ne gagnera jamais »

Allocine

Olivier Pallaruelo en partenariat avec [Url href=’http://www.deslettres.fr

AlloCiné © AlloCiné AlloCiné

Lorsque les talents du cinéma prennent la plume pour écrire, ça donne une prose parfois engagée. Comme celle de Luc Besson, qui décide d’écrire une lettre ouverte à ses « frères musulmans » peu de temps après les attentats contre Charlie Hebdo.Lorsque les talents du cinéma prennent la plume pour écrire, ça donne une prose parfois étonnante, lucide, cruelle, drôle, émouvante, engagée, dévoilant aussi quelques fois les coulisses de la création d’un film, l’humeur de l’intéressé(e)… En partenariat avec le site DesLettres.fr, nous vous proposons ainsi régulièrement une lettre d’une personnalité en lien avec le monde du cinéma.

Cette semaine, Luc Besson souffle ses 57 bougies. Profondément choqué par les attentats perpétrés contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, le réalisateur prend la plume dans cette lettre pour s’adresser à ses « frères musulmans », dont il juge la religion « souillée, humiliée » par les terroristes. Témoignage d’un homme engagé, réflexion distanciée de la charge émotionnelle de ces terribles journées, une conviction forte traverse cette lettre : « le terrorisme ne gagnera jamais ».

« Le terrorisme ne gagnera jamais»

12 janvier 2015

Mon Frère,

Mon frère, si tu savais combien j’ai mal pour toi aujourd’hui, toi et ta belle religion ainsi souillée, humiliée, montrée du doigt. Oubliés ta force, ton énergie, ton humour, ton cœur, ta fraternité. C’est injuste et l’on va ensemble réparer cette injustice. On est des millions à t’aimer et on va tous t’aider. Commençons par le commencement. Quelle est la société que l’on te propose ?

Basée sur l’argent, le profit, la ségrégation, le racisme. Dans certaines banlieues, le chômage des moins de 25 ans atteint 50%. On t’écarte pour ta couleur ou ton prénom. On te contrôle dix fois par jour, on t’entasse dans des barres d’immeubles et personne ne te représente. Qui peut vivre et s’épanouir dans de telles conditions ? Attachez un enfant ou un animal, sans nourriture et sans affection pendant des mois, il finira par tuer n’importe qui.

On fait passer le profit avant toute chose. On coupe et vend le bois du pommier et après on s’étonne de ne plus avoir de fruit. Le vrai problème est là, et c’est à nous tous de le résoudre.

J’en appelle aux puissants, aux grands patrons, à tous les dirigeants. Aidez cette jeunesse, humiliée, atrophiée qui ne demande qu’à faire partie de la société. L’économie est au service de l’homme et non pas l’inverse. Faire du bien est le plus beau des profits. Chers puissants, vous avez des enfants ? Vous les aimez ? Que voulez-vous leur laisser ? Du pognon ? Pourquoi pas un monde plus juste ? C’est ce qui rendrait vos enfants les plus fiers de vous.

On ne peut pas construire son bonheur sur le malheur des autres. Ce n’est ni chrétien, ni juif, ni musulman. C’est juste égoïste, et ça entraîne notre société et notre planète droit dans le mur. Voilà le travail que nous avons à faire dès aujourd’hui pour honorer nos morts.

Et toi mon frère, tu as aussi du boulot. Comment changer cette société qu’on te propose ? En bossant, en étudiant, en prenant un crayon plutôt qu’une kalach’. La démocratie a ça de bien qu’elle t’offre des outils nobles pour te défendre. Prends ton destin en main, prends le pouvoir.

Ça coûte 250 euros pour t’acheter une kalachnikov mais c’est à peine 3 euros pour t’acheter un stylo, et ta réponse peut avoir mille fois plus d’impact.

Allemagne : une jeune femme kurde exécutée en public pour avoir refusé d’épouser un cousin

Une jeune femme kurde, immigrée de deuxième génération vivant en Allemagne, a été exécutée publiquement après avoir refusé un mariage forcé avec son cousin. Selon son père, elle a été victime de la tradition du «crime d’honneur».

Le cousin de la jeune fille est actuellement en fuite et la police a obtenu un mandat pour son arrestation. La jeune femme de 21 ans a été abattue lors d’un mariage à Hanovre cette semaine. Son père a mis en ligne une image de la victime gisant dans une marre de sang, entourée de membres de sa famille en pleurs.

L’homme a exigé que justice soit rendue après l’assassinat de sa fille. Agée de 22 ans et prénommée Sefin, elle avait fui l’Irak avec sa famille alors qu’elle avait trois ans.

Elle a ensuite grandi comme une jeune femme indépendante et occidentalisée, ayant obtenu la nationalité allemande et poursuivant ses études l’université de Hanovre.

Selon le père, le meurtrier de sa fille, qui n’est autre que son propre cousin, n’a pas accepté le refus de la jeune-femme de se marier avec lui. Il a alors décidé de venger son honneur et le 13 mars à 10h00, la jeune femme a été abattue de trois balles dans la tête à bout portant.

L’homme a raconté que ses deux frères, les oncles de sa fille, étaient à l’origine du drame. En effet, ils auraient profité du séjour de Sefin en Irak pour la marier de force à l’un de leurs fils.

Le tabloïd allemand Bild a rapporté que la police locale avait confirmé le meurtre de la jeune femme cette semaine. Le révolver qui a servi au meurtre est entre les mains des enquêteurs. L’assassin lui, est toujours en fuite.

Les «crimes d’honneur» sont une tradition dans une partie du monde musulman. Lorsqu’une femme est accusée de faire tomber la honte sur sa famille, elle peut être exécutée.

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commentaires

Masamune                           On n’a que ça à faire de polémiquer sur une date ? Par A + B cette date est bonne et l’autre mauvaise ! On s’en sort jamais et on perd du temps…

framboises2

@jc02 –                            la FNACA n’était pas proche du PCF mais du PS.

jc02                                    Le 19 mars n’a jamais fait consensus, imposée par une organisation politico (syndicale à  l’époque, qui s’appelait la FNACA, proche du PCF!

Hollande veut rassembler en accusant la France et en séduisant ses ennemis! C’est un scandale et une gifle aux anciens d’Algérie, aux Français, aux pieds noirs, et aux Algériens qui avaient choisi la France! Ses calculs électoraux sont écoeurants même à la sauce Stora!

1PourAvi                             Notre président est le roi des commemos, une de plus a son palmarès….
longfleuvetranquille

Pascal06330 passe sa vie derrière son clavier à proférer des messages de haine vis à vis de la France et des Français. Indécrottable, c’est à dire collant comme une déjection dans laquelle on a marché par inadvertance.

yakafokon73                       Le 5 décembre avait comme avantage de faire consensus auprès de chacune des communautés. Cette commémoration est une blessure supplémentaire faites notamment aux harkis qui par milliers ont été massacrés à compter de cette date. Quelle honte !
minou60                             Indigne
PierreSM                             Ancien combattant d’Algérie, je n’ai plus que mépris pour ce hollande.

Même pas de la haine…non…seulement du mépris.Car la haine, cela suppose un « intérêt  » pour la personne haïe.  Mais le mépris, c’est encore pire que l’indifférence ….

orus45                                  c’est pas avec çà que le moi je va rentrer dans l’histoire, du moins je l’espère
SH0SH0NE                         Avant tout préoccupé de sa propre réélection, le président Hollande soigne ainsi non seulement son électorat________

La démarche de François Hollande s’inscrit dans le patient mais efficace travail de sape

et ta soeur !                       Un grand président . Plus nul que Guy MOLLET, il fallait le faire

sergio46                              Cà suffit, la repentance !

Pourquoi pas commémorer la Toussaint 54 tant qu’on y est ?
Hollande est en dessous de tout !

OBJECTIFS                            Son logiciel est connecté à l’envers…

Pépère fait tout le contraire de la logique… Il est vrai que cet Homme n’a jamais rien réussi de sa vie, selon ses proches… A voir son département de Corrèze, qui était le département le plus endetté de France, très mal géré… Qui se rappelle encore des propos tenus par ses proches : S. ROYAL, FABIUS, AUBRY, … On comprend mieux aujourd’hui, le désastre de la France, malgré les « emplâtres  » qu’il s’évertue à placer, pour masquer les vraies difficultés du Pays… , que tout le monde finit par découvrir… Attention aux tripatouillages, sa spécialité bien connue… !

grewillor 

@ karajean:                      Oui ne pas oublier la douleur des Pieds – noirs et notamment suite aux massacres des civils (hommes femmes et enfants) d’Oran début juillet 62, mais également une pensée pour les Harkis.
Ne pas oublier les Harkis !
Plusieurs dizaines de milliers de morts, car les familles entières des Harkis furent massacrées dans des conditions d’atrocités extrêmes (femmes, enfants et vieillards) abandonnées à leur horrible sort par la France.
Un véritable génocide !
Oui l’armée française a torturé en Algérie.
Il faut le reconnaître !  Mais les autorités algériennes doivent reconnaître les atrocités commises par le FLN. Et après cela, nous refermerons les plaies, chaque pays assumant ses erreurs et ses douleurs !

bursuc         9 mai 2017. Est-il possible de déclarer d’ores et déjà cette date comme fête nationale, le départ du pouvoir (pour toujours) de notre dernier monarque ?

Ça nous fera du bien de se rappeler chaque année qu’on s’en est débarrassé !

Tj85710         TiensEncore une polémique indigne brillamment déclenchée par notre visionnaire en chef. Quel talent…

Lili Anne          Aucun respect pour notre pays

Quelle idée d’aller lécher les doigts de pieds de Bouteflika ? Hollande n’a donc aucune fierté ? C’est le début des atrocités en Algérie.
Boycottez ces commémorations !

Auctoritas             Papauté de la chienlit

Au départ il n’y a pas de guerre, que des opérations de police, puis de maintien de l’ordre, la mobilisation du contingent… Guerre d’Algérie : un évènement nié par la classe politique SFIO, , , et FGDS en tête Guy Mollet et François Mitterrand !
Déjà ils renversaient la courbe de la non intégration !
Se revendiquer de la même « philosophie » et scénariser des rites de repentance c’est tout simplement une ignominie. L’arme au pied nous avons assisté au nettoyage ethnique et à l’égorgement des harkis auxquels nous avions promis la France !
La honte, la veulerie des politiques n’appartiennent pas à la nation !

babouk                       L’art de l’accroupissement

A force de s’auto-flageller la France finit par devenir l’ombre d’elle-même. Quel est l’intérêt ? Aucun. Quel est le besoin alors ? « Faire gentil » certainement. On a vraiment un problème avec ça en France : la fierté c’est mal, il faut être humble et sympathique. Ce principe s’est érigé en politique nationale. Une politique magnifiée par le Parti Socialiste et ses alliés Communistes et Verts. La France ne rayonne plus, alors, faute d’être capable d’influer sur le monde, elle essaie de s’attirer la sympathie générale et essaie de gommer sa fierté d’hier, jusqu’à valoriser ses ennemis et se dévaloriser elle-même. Cette attitude ne crée rien de positif pour les français. C’est la précipitation de notre chute. La France ne doit rien ni à l’Algérie, ni aux algériens. Le respect, ni plus ni moins. Elle doit en revanche honorer ceux qui ont défendu ses intérêts au prix de leur vie, même si ces intérêts son remis en cause aujourd’hui. Car qui se sont battus n’ont fait que leur devoir, bon gré, mal gré. Quelle reconnaissance aux exilés ou aux victimes des attentats en Algérie ? Ce sont eux les vrais héros.

Pierre Lechti ·

bah la droite n’ira jamais le sens d’une association de gauche, ça déplairait à son électorat raciste et nombrilistes et le FN, à par le populisme, est prêt à tout pour se faire croire qu’il est au coté du peuple alors qu’il en a rien à faire du peuple vu que le FN est une affaire familiale et il profite tout autant du système que ceux qu’ils dénoncent.
mais bon, dans un an c’est les élections présidentielle et législative, donc, tout est bon pour récoltés les voix des nombrilsites.
mais la gauche est tout autant responsable de cette polémique car elle a choisi cette date pour plaire à son allié communiste.
Marie-France Viviano ·

Pas sûr que les communistes apprécient. N’avaient-ils pas lancé des appels à manifester le 19 mars contre la loi sur le travail ?
Levy Raymond ·

En quoi choisir ue date qui divise pourrait-il constituer « un mesage d’unité et de rassemblement »? C’est visiblement le contraire. F. Hollande a de bien curieux arguments. Il est déconnecté de la sensibilité de l’électorat.
Lala LaBônoise

Oui,la France était du mauvais côté.. Et elle a perdu..l’Algérie fête aujourd’hui cette date, pour se délivrer du joug colonial qui a trop duré :
132 ans de malheurs,de drames,de sang et de larmes..

John DEWAN                      Une commémoration tous les joursC’est la clef d’un quinquennat réussi… Pour le reste on verra plus tard.

  • neandertal                Les morts ne sont pas des théories! Oui,j’ai honte de mon pays!

  • Alice38                       Les fascistes du FN ainsi que de la droite Sarkozienne, ça suffit largement !
    On n’a rien à faire de vos messages puants qui insultent la mémoire des morts, de TOUS LES MORTS, y compris ceux résultant des règlements de compte et des exactions ayant suivi la date du 19 mars 196
    Cette date du 19 mars 1962 marquera à jamais l’enclenchement mettant fin à cette guerre horrible

    • neandertal          Cette date représente en effet le cessez le feu des troupes françaises qui ont cessé la lutte armée mais pas celle des forces du FLN qui ont multiplié les assassinats et exactions diverses!
      C’est une date pour eux qui annonçait leur victoire ,le jour de l’indépendance.
      Célébrer cette date par la FRANCE correspondrait à célébrer l’armistice de 1940 et pour tous les Français musulmans ou européens tués par le FLN aprés le 19 mars correspond à les tuer une deuxième fois.
      Essayer de comprendre cette communauté qui s’est ressentie trahie et oubliée car pas dans ,,le sens de l’histoire,,
      Les métropolitains les avaient accueillis autrement lors de la libération!

    • @ neandertal:  Vous annonez ici les théories fascistes de l’OAS
      Vous devriez en avoir HONTE

    • @ néandertal:   Vous nous ressortez toujours les mêmes salades propagées par l’extrême-droite revancharde
      néandertal, vous datez du Paléolithique !
      Vous n’avez pas les moyens intellectuels de comprendre l’Histoire contemporaine

  • James2                            Tous ces internautes qui viennent polémiquer en reprochant haineusement à Hollande d’avoir choisi ce 19 mars comme date de commémoration de la fin de la guerre d’Algérie ne font en réalité qu’insulter le Général De Gaulle qui, lui, avait parfaitement compris que l’Algérie ne pouvait que devenir indépendante

    • max itonni      vous devez faire court, mais vous pourriez choisir mieux vos mots. pas de haine contre Hollande, inutile. insulter de Gaulle? non. il a eu raison pour l ‘indépendance, mais les conséquences, il s’en est – un peu – lavé les mains . enfin c’est comme ça que je l’ai vécu; car trop de gens livrés à eux mêmes, seuls, nous avions basculé dans une nouvelle ère, et même lui ne l’avait pas appréhendé.

    • @ James2:       Un grand Bravo pour votre commentaire !

    • @ max itonni:   Vous osez dire  » pas de haine à Hollande  » ! !
      Mais relisez donc nombre de ces commentaires écrits ici toute la journée !
      Ouvrez les yeux !

  • Vudicibas                 En France, tout fait polémique pour des raisons de politique politicienne

    • wizzzzzz      quelle ignorance historique ! quel révisionnisme des mémoires et de l’histoire !
      quelle paix le 19 mars 62 ? les massacres de 150 000 à 200 000 harkis en Algérie, l’expulsion de 1 million de pieds noirs !!!
      tout ça ne compte donc plus pour ce président ???
      quelle basse démagogie, quelle provocation politicienne bas de gamme sur le dos de notre histoire !
      Et en plus on ne célèbre pas les défaites !
      pitoyable ! pitoyable !
      mais quelle nullité ce type !! et ça va durer encore 1 an quel cauchemar !

  • childeric             Posez la question aux appelés de l’époque, vous aurez alors une réponse unanime ; mais quand il y a des suffrages à gagner, à droite comme à gauche on vendrait père et mère, on est même prêt à refaire l’histoire pour satisfaire les sensibilités diverses du moment que ça rapporte des voix ; on mélange tout : français d’algérie, rapatriés, harkis dont le massacre de ces derniers est une honte pour De Gaulle et le gouvernement de l’époque. Alors 19 mars ou autre, la fin de la « guerre » d’Algérie est avant tout un fiasco politique qui n’enorgueillit pas la 5eme.

    • @ childer:   Vous insultez le Général De Gaulle  HONTE A VOUS

    • wizzzzzz   bien vrai à rappeler : harki et pieds noirs ont été sacrifiés à la Realpolotik

 

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