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5 graphiques pour comprendre la situation en Syrie, 5 ans après le début de la guerre

SYRIE – La guerre en Syrie, après avoir provoqué une crise migratoire majeure en Europe, entre mardi 15 mars dans sa sixième année avec la relance des efforts internationaux pour un règlement politique favorisé par une trêve initiée par Américains et Russes. Les armes ont-elles vraiment une chance de se taire? Nul ne peut le dire tant le conflit, qui a fait près de 300.000 morts et 5 millions de déplacés, est complexe et met en jeu une multitude d’acteurs sur le terrain.

La crise débute le 15 mars 2011 lorsque, dans le sillage du Printemps arabe, de petites manifestations sont violemment dispersées à Damas par le régime tenu d’une main de fer depuis 45 ans par Hafez al-Assad puis son fils Bachar. Cette révolte pacifique réclamant des réformes politiques s’est progressivement transformée en une guerre qui s’est complexifiée avec la montée en puissance de groupes jihadistes et l’entrée en jeu d’acteurs extérieurs.

Par ailleurs, depuis 2014, les groupes jihadistes tels que l’Etat islamique et le Front Al-Nosra sont montés en puissance et contrôlent la moitié du territoire syrien. Exclus de la dernière trêve –datant du 27 février–, ils continuent de combattre le régime syrien, mais aussi d’être bombardés à la fois par les Russes et la coalition dirigée par Washington. En filigrane du conflit se profile une lutte confessionnelle entre l’Arabie saoudite qui soutient les rebelles en majorité sunnites, et l’Iran chiite qui veut préserver le clan alaouite au pouvoir à Damas. Le Hezbollah chiite libanais se bat lui aussi aux côtés du régime.

» Ci-dessous, 5 graphiques pour comprendre la situation et les enjeux actuels en Syrie :

5 ans guerre syrie
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Lire aussi :» Sky News met la main sur les noms de 22.000 membres de Daech

» Les manifestations anti-régime ont repris en Syrie, au gré de la trêve

» La Syrie se réveille dans le calme après le cessez-le-feu

Après 5 ans de guerre, la Syrie dans l’attente d’une paix improbable

De la fumée s'élève après une attaque, , sur un tunnel utilisé par les forces gouvernementales syriennes, dans le village de Foua, dans la province d'Idleb - OMAR HAJ KADOUR - AFP/Archives
De la fumée s’élève après une attaque, , sur un tunnel utilisé par les forces gouvernementales syriennes, dans le village de Foua, dans la province d’Idleb OMAR HAJ KADOUR  /  AFP/Archives
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La guerre en Syrie, après avoir provoqué une crise migratoire majeure en Europe, entre mardi dans sa sixième année avec la relance des efforts internationaux pour un règlement politique favorisé par une trêve initiée par Américains et Russes.

Les armes ont-elles vraiment une chance de se taire? Nul ne peut le dire tant le conflit, qui a fait plus de 270.000 morts, est complexe et met en jeu une multitude d’acteurs sur le terrain.

La crise a débuté le 15 mars 2011 lorsque, dans le sillage du Printemps arabe, de petites manifestations sont violemment dispersées à Damas par le régime tenu d’une main de fer depuis 45 ans par Hafez al-Assad puis son fils Bachar.

Cette révolte pacifique réclamant des réformes politiques s’est progressivement transformée en une guerre qui s’est complexifiée avec la montée en puissance de groupes jihadistes et l’entrée en jeu d’acteurs extérieurs.

« On a laissé se développer en Syrie une multiplicité de guerres par procuration qui n’ont plus grand chose à voir avec les revendications initiales du peuple syrien », résume Karim Bitar, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

La donne a été bouleversée en septembre 2015 par l’intervention militaire de l’allié russe pour sauver le régime Assad, dont le sort reste la principale pomme de discorde entre les acteurs régionaux et internationaux du conflit.

Et l’arrivée de centaines de milliers de réfugiés en Europe qui a provoqué la pire crise migratoire sur ce continent depuis la Seconde Guerre mondiale, a poussé certains pays européens à infléchir leur politique vis-à-vis du régime.

Assad n’est pas tombé

« La hantise européenne quand aux flux de réfugiés est l’un des principaux facteurs qui ont poussé vers une réévaluation des politiques en Syrie, en faisant de la stabilité à court terme une priorité absolue, au détriment des autres objectifs politiques et géostratégiques », remarque M. Bitar.

L’intervention russe a elle « permis au régime Assad, alors en perte de vitesse (face aux rebelles), de consolider son contrôle sur la ‘Syrie utile' », les régions les plus peuplées, du pays, poursuit-il.

Elle « a mis les points sur les ‘i’: ‘on ne peut pas faire tomber Assad' », dit Yezid Sayigh, chercheur au centre Carnegie pour le Moyen-Orient.

Le président syrien est toujours à son poste et rien ne laisse prévoir son départ, une revendication que brandira l’opposition pour la énième fois la semaine prochaine à Genève.

Le futur cycle de négociations sous la houlette de l’ONU sera axé sur la formation d’un nouveau gouvernement, la rédaction d’une nouvelle Constitution et l’organisation d’élections parlementaires et présidentielle. Celles-ci devront se dérouler dans les 18 mois suivant le début le 14 mars des pourparlers, selon l’émissaire de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura.

Mais le fossé reste large. « Il est devenu clair pour les Américains qu’il faut faire des concessions (…) mais dans le même temps, ils ne sont pas prêts à accepter qu’Assad reste au pouvoir indéfiniment », selon M. Sayigh.

« Ils veulent au moins comme condition préalable qu’il parte au début, durant ou à la fin d’une période de transition, ce que les Russes n’acceptent toujours pas », ajoute-t-il. « Va-t-on laisser Assad se présenter à la prochaine présidentielle (en 2021)? c’est une question cruciale ».

Les deux parrains de la trêve sans précédent entrée en vigueur le 27 février entre régime et rebelles, sont toutefois conscients que faute d’un accord, les combats feront rage de nouveau.

« Si la trêve n’est pas confortée par un accord politique, la violence reviendra petit à petit », prévient M. Sayigh.

Guerres par procuration

Même en cas de succès à Genève, les groupes jihadistes tels que l’Etat islamique (EI) et le Front Al-Nosra, qui contrôlent la moitié du territoire syrien, continueront de combattre. Exclus de la trêve, ils continuent d’être bombardés à la fois par les Russes et la coalition dirigée par Washington.

Les tentacules de l’EI se sont étendues hors de la Syrie, dans le Golfe, en Afrique du Nord ou en Europe, frappés par des attentats sanglants, notamment à Paris ou en Tunisie.

En filigrane du conflit se profile une lutte confessionnelle entre l’Arabie saoudite qui soutient les rebelles en majorité sunnites, et l’Iran chiite qui veut préserver le clan alaouite au pouvoir à Damas. Le Hezbollah chiite libanais se bat lui aussi aux côtés du régime.

« Les puissances sunnites régionales comme la Turquie et l’Arabie saoudite demeurent sur une ligne beaucoup plus intransigeante et maximaliste que celle de l’administration Obama », échaudée par l’invasion irakienne et réticente à aller en guerre contre Assad, souligne M. Bitar.

Ryad exige le départ de M. Assad de même qu’Ankara qui par ailleurs bombarde les forces kurdes syriennes rêvant d’autonomie à sa frontière.

Dans une Syrie en ruines, où 450.000 personnes vivent sous siège dans des conditions humanitaires dramatiques, et dont l’économie a été laminée, M. Bitar rappelle: « le peuple reste la victime des règlements de comptes entre les puissances ».

Syrie, la guerre qui change le monde : trois cartes d’une guerre mondialisée


3 cartes pour comprendre comment le conflit syrien s’est mondialisé. A l’occasion de notre journée spéciale « 5 ans de guerre en Syrie : Le conflit qui a changé le monde ».

1- Le jeu des alliances entre Etats

Survolez chaque pays pour obtenir des précisions quant à l’engagement de chacun sur le terrain syrien.

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Contrairement à ce qu’ont pu avancer le Roi Abdallah II de Jordanie ou Dmitri Medvedev en parlant récemment de « troisième guerre mondiale », le conflit syrien s’apparente davantage à une guerre civile identitaire mondialisée. Le jeu des alliances et des coalitions entre États mobilise certes les nations de par le monde – des puissances régionales : Iran et Arabie saoudite, aux leaders mondiaux : États-Unis et Russie. Mais le jeu est bien plus diplomatique que militaire. Fin 2014, les États-Unis ont sommé les États du Golfe à choisir clairement leur camp en lançant une vaste coalition contre le groupe « État islamique ». S’y engageant formellement, ils ont en mars 2015 préféré se concentrer sur la lutte armée au Yémen. Ne reste aujourd’hui de leur engagement qu’un soutien d’affichage, alors que les résultats de la coalition sur le terrain pour endiguer les poussées djihadistes demeurent faibles.

L’assemblage hétéroclite d’Etats qu’est la coalition, sans forces déployées au sol, ne résiste pas à la pression des intérêts individuels de chacun, focalisé sur son partenaire privilégié : gouvernement irakien pour les Etats-Unis, front Al-Nosra pour la Turquie, Kurdes, tribus sunnites… Ces ambitions stratégiques frontalement opposées compromettent tout projet politique alternatif en Syrie, qui, seul, permettrait d’affaiblir durablement le groupe « Etat islamique ». Pendant ce temps, en face, l’alliance pro-Bachar al-Assad s’est mise en branle pour soutenir les intérêts régionaux chiites (Iran, Liban), et maintenir l’influence russe dans la région. Avec, ici, des engagements au sol : officiellement, 2000 Pasdarans iraniens ont été envoyés, à ajouter aux conseillers militaires, environ 5.000 conseillés et forces spéciales russes seraient positionnés sur les bases de Lattaquié et Tartous, et autour de 10.000 membres du Hezbollah libanais seraient présents sur place.

A lire aussi : « La carte des réactions internationales à l’expansion du groupe « Etat islamique »« , 23 septembre 2015, mise à jour le 2 décembre 2015

2- La propagation régionale du conflit

Voici les principales zones récemment déstabilisées par des menaces terroristes aux portes de la Syrie.

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En cinq ans, le conflit syrien s’est propagé aux pays frontaliers, déstabilisant un Proche-Orient en crise. Si chaque situation nationale est singulière : chaos politique en Irak, afflux de réfugiés et conflit kurde en Turquie, tensions confessionnelles au Liban, perte de contrôle régional dans le Sinaï égyptien…, une même menace y répond : le djihadisme armé. L’influence du groupe « Etat islamique » hors de la Syrie, et son instrumentalisation du clivage sunnite / chiite dans la région a causé des dizaines d’attentats meurtriers aux frontières syriennes, de moins en moins hermétiques.

A lire aussi : « Etat islamique : la carte des attentats revendiqués dans le monde« , 15 novembre 2015.

3- Une guerre identitaire mondialisée

Survolez les bulles pour obtenir les chiffres concernant chaque pays (données officielles et non officielles, nombre de combattants rentrés chez eux depuis cinq ans) :

https://radiofrance-maps.cartodb.com/u/radiofrance/viz/80cc8936-9dd2-11e5-92e0-0e3ff518bd15/embed_map?redirected=true

Source : rapport de l’organisation The Soufan Group, qui réunit universitaires et anciens du renseignement ou de l’anti-terrorisme, américains et britanniques, décembre 2015.

  • Entre 27.000 et 31.000 combattants venus de 86 pays auraient rejoint les rangs d’organisations djihadistes (organisation « État islamique » et autres groupes terroristes islamistes) en Syrie et en Irak depuis le début de la guerre syrienne en 2011. Depuis la 1ère enquête du Soufan Group il y a un an et demi, le nombre de combattants étrangers en Syrie et en Irak aurait doublé. Le gros du ralliement de ces djihadistes s’est surtout opéré dans la foulée de l’établissement du Califat autoproclamée de l’État Islamique, soit à l’automne 2014.
  • 60% des combattants viennent du Maghreb, Tunisie largement en tête. A peu près autant viennent du Moyen-Orient (8.240 combattants). La 3e zone de provenance est l’Europe occidentale, avec 5000 combattants concernés depuis 2011.
  • Le taux moyen de combattants retournés dans leur pays d’origine, dans les pays occidentaux sur les cinq années, oscille entre 20 et 30%.
Le président syrien est toujours à son poste et rien ne laisse prévoir son départ

Des élections présidentielle et législatives doivent être organisées en Syrie sous l’égide de l’ONU dans les 18 mois à compter du 14 mars, a annoncé vendredi l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura.

La guerre en Syrie, après avoir provoqué une crise migratoire majeure en Europe, entrera mardi dans sa sixième année avec la relance des efforts internationaux pour un règlement politique favorisé par une trêve initiée par Américains et Russes.

La crise a débuté le 15 mars 2011 lorsque, dans le sillage du Printemps arabe, de petites manifestations sont violemment dispersées à Damas par le régime tenu d’une main de fer depuis 45 ans par Hafez al-Assad puis son fils Bachar.

Cette révolte pacifique réclamant des réformes politiques s’est progressivement transformée en une guerre qui s’est complexifiée avec la montée en puissance de groupes djihadistes et l’entrée en jeu d’acteurs extérieurs.

« On a laissé se développer en Syrie une multiplicité de guerres par procuration qui n’ont plus grand chose à voir avec les revendications initiales du peuple syrien », résume Karim Bitar, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

La donne a été bouleversée en septembre 2015 par l’intervention militaire de l’allié russe pour sauver le régime Assad, dont le sort reste la principale pomme de discorde entre les acteurs régionaux et internationaux du conflit.

DIMITAR DILKOFF (AFP)

DIMITAR DILKOFF (AFP)
« Des réfugiés et migrants attendent à Idomeni de traverser la frontière vers la Macédoine, le 5 mars 2016 »

D’autre part, l’arrivée de centaines de milliers de réfugiés en Europe qui a provoqué la pire crise migratoire sur ce continent depuis la Seconde Guerre mondiale, a poussé certains pays européens à infléchir leur politique vis-à-vis du régime.

« La hantise européenne quand aux flux de réfugiés est l’un des principaux facteurs qui ont poussé vers une réévaluation des politiques en Syrie, en faisant de la stabilité à court terme une priorité absolue, au détriment des autres objectifs politiques et géostratégiques », remarque M. Bitar.

L’intervention russe a elle « permis au régime Assad, alors en perte de vitesse (face aux rebelles), de consolider son contrôle sur la ‘Syrie utile' », les régions les plus peuplées, du pays, poursuit-il.

Le président syrien est toujours à son poste et rien ne laisse prévoir son départ, une revendication que brandira l’opposition pour la énième fois la semaine prochaine à Genève.

Ryad pour sa part exige le départ de M. Assad de même qu’Ankara qui par ailleurs bombarde les forces kurdes syriennes rêvant d’autonomie à sa frontière.

Dans une Syrie en ruines, où 450.000 personnes vivent sous siège dans des conditions humanitaires dramatiques, et dont l’économie a été laminée, M. Bitar rappelle: « le peuple reste la victime des règlements de comptes entre les puissances ».

Le futur cycle de négociations sous la houlette de l’ONU, en principe à partir du 14 mars, sera axé sur la formation d’un nouveau gouvernement, la rédaction d’une nouvelle Constitution et l’organisation d’élections parlementaires et présidentielle.

Vladimir Poutine ordonne aux forces russes de quitter la Syrie

L’Express

Le président russe Vladimir Poutine, le 15 janvier 2016© afp.com/IVAN SEKRETAREV Le président russe Vladimir Poutine, le 15 janvier 2016 Le président russe demande aux troupes de son pays de quitter la Syrie après des mois d’intervention. Une présence aérienne est toutefois maintenue pour contrôler l’application du cessez-le-feu, selon le Kremlin. Washington se montre prudent.Est-ce la fin de l’intervention russe en Syrie? Vladimir Poutine annonce ce lundi que les troupes de son pays commencent à quitter la Syrie. Voila des mois que la Russie intervient et bombarde les « terroristes », appelation qui regroupent chez Vladimir Poutine aussi bien les djihadistes de l’Etat islamique que les autres opposants au dictateur Bachar el-Assad. Le Kremlin précise que Bachar el-Assad, allié historique de Moscou, était « d’accord » avec ce retrait.

« La tâche qui avait été demandée à notre ministère de la Défense et aux forces armées a été globalement accomplie et j’ordonne donc au ministère de la Défense d’entamer à partir de demain le retrait de la majeure partie de nos contingents militaires de la République arabe syrienne », a dit à la télévision Vladimir Poutine au ministre de la Défense Sergueï Choïgu.

Présence aérienne maintenue

« Le président de Russie a déclaré que les principales opérations demandées aux forces armées avaient été accomplies, a indiqué le Kremlin dans un communiqué. Il a été convenu de retirer la majeure partie des forces aériennes russes », ajoutant qu’une présence aérienne serait maintenue pour contrôler l’application du cessez-le-feu.

La Maison Blanche a réagi ce lundi avec prudence à l’annonce par le président russe Vladimir Poutine, jugeant prématuré de spéculer sur l’impact possible sur les négociations en cours. « Il faudra voir exactement quelles sont les intentions de la Russie », a déclaré Josh Earnest, porte-parole du président américain Barack Obama.

Une dynamique modifiée?

« Il est difficile pour moi de mesurer quelles implications cela aura sur les négociations en cours, comment cela modifiera la dynamique », a-t-il ajouté lors de son point de presse quotidien. Le porte-parole de l’exécutif américain a rappelé que les Etats-Unis avaient toujours insisté sur le fait que l’intervention militaire russe en Syrie rendait les efforts pour une transition politique « encore plus difficiles ».

La guerre civile qui règne en Syrie depuis cinq ans a fait plus de 250 000 personnes et plus de 4 millions de réfugiés à l’étranger.

Vladimir Poutine annonce le retrait de troupes russes de Syrie

MOSCOU/GENEVE (Reuters) – Vladimir Poutine a annoncé lundi, quelques heures après la reprise à Genève des négociations de paix sur la Syrie, qu’il avait ordonné le retrait, à partir de mardi, du gros des forces russes déployées dans ce pays.

Le président russe, qui n’a pas donné d’autres précisions sur le calendrier de ce retrait, a estimé que les objectifs poursuivis lors de l’intervention militaire lancée fin septembre avaient été dans l’ensemble atteints.

La Russie est intervenue pour aider l’armée du président syrien Bachar al Assad, alors en grande difficulté, à contenir les forces rebelles. Cet appui s’est principalement traduit par des frappes aériennes contre les insurgés.

La base navale russe de Tartous et la base aérienne de Hmeymime, dans la province de Lattaquié, continueront à opérer normalement, a précisé Vladimir Poutine.

« Le travail effectué par nos soldats (en Syrie) a créé les conditions nécessaires au lancement du processus de paix », a souligné le président russe. « Je pense que la tâche assignée au ministère de la Défense et aux forces armées russes a été, dans l’ensemble, remplie. »

« Avec l’appui des soldats russes, les forces armées syriennes ont été en mesure de renverser la situation dans le combat contre le terrorisme international et ont repris l’initiative dans presque tous les domaines », a poursuivi Vladimir Poutine.

Il a ajouté qu’il avait demandé au chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, d’intensifier les efforts de la Russie en vue de parvenir à un règlement négocié du conflit, qui dure depuis cinq ans et a fait plus de 250.000 morts.

« MOMENT DE VÉRITÉ »

Vladimir Poutine a téléphoné à Bachar al Assad pour l’informer de sa décision. Pour leur part, des responsables américains ont fait savoir que les Etats-Unis n’avaient pas été informés à l’avance de cette décision.

A Damas, la présidence syrienne a déclaré que Poutine et Assad étaient tombés d’accord sur une réduction de la présence de l’armée de l’air russe en Syrie « en tenant compte de la situation sur le terrain ». Damas a souligné que Moscou s’était engagé à poursuivre son soutien à la Syrie dans le combat contre le « terrorisme ».

Un porte-parole des insurgés de l’Armée syrienne libre (ASL), Fadi Ahmad, a fait part de sa « surprise » devant la décision de Poutine, « aussi surprenante qu’avait été l’entrée en guerre de la Russie en septembre ».

A Genève, le médiateur de l’Onu Staffan de Mistura a ouvert un nouveau cycle de pourparlers en déclarant que la Syrie vivait un « moment de vérité » et qu’il espérait aboutir sinon à un accord de paix, du moins à une « feuille de route claire ».

Le diplomate a néanmoins prévenu que s’il ne constatait pas de volonté de négocier parmi les représentants du régime de Damas et de l’opposition syrienne, il renverrait le dossier devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

L’émissaire de l’Onu estime que trois séries (« rounds ») de négociations indirectes permettront d’aboutir sinon à un accord, du moins à une feuille de route. Dans son esprit, la première série doit s’achever aux alentours du 24 mars. Suivra une pause de sept à dix jours avant un deuxième round, d’au moins deux semaines. Une nouvelle pause précédera un troisième round.

« D’ici là, nous pensons que nous aurons au moins une feuille de route claire, je ne dis pas un accord, mais une feuille de route claire, parce que c’est ce que les Syriens attendent de nous », a-t-il précisé.

« PAS DE PLAN B »

Toutes les parties acceptent le principe d’une transition politique mais les représentants du régime et de l’opposition sont en désaccord sur le sort du président Bachar al Assad.

Staffan de Mistura a souligné que le seul « Plan B » qu’il connaissait était une reprise de la guerre, encore pire que ce que les Syriens endurent depuis mars 2011.

« Si, durant ces discussions et les prochaines séries, nous ne voyons aucune volonté de négocier, nous renverrons la question auprès de ceux qui ont de l’influence, c’est-à-dire la Fédération de Russie, les Etats-Unis et le Conseil de sécurité », a-t-il ajouté.

Les négociations seront « inclusives », a ajouté De Mistura, assurant que tous les Syriens devaient avoir la possibilité d’être entendus, sans mentionner spécifiquement cependant une participation des représentants de la communauté kurde de Syrie, pour le moment exclue des discussions.

La reprise des négociations intersyriennes, suspendue début février avant même d’avoir véritablement débuté, a été rendue possible par la mise en oeuvre d’un « accord de cessation des hostilités », plus ou moins respecté depuis le 27 février, mais qui a permis globalement de baisser le niveau de violence.

Les positions du gouvernement de Damas et de l’opposition syrienne semblent cependant laisser peu de place à un règlement négocié.

Le gouvernement syrien a transmis au médiateur de l’Onu un document intitulé « éléments de base pour une solution politique » et le chef de sa délégation, Bachar Dja’afari, a dit avoir eu un entretien positif et constructif avec Staffan de Mistura.

L’émissaire de l’Onu a indiqué pour sa part que des idées avaient été évoquées lors de ces discussions préparatoires qui doivent se poursuivre par une deuxième entrevue avec la délégation syrienne mercredi.

Vladimir Poutine annonce le début du retrait des troupes russes de Syrie

Le Monde.fr avec AFP et Reuters Charlotte Chabas

La base russe de Lattaquié, en Syrie, le 16 février 2016. La base russe de Lattaquié, en Syrie, le 16 février 2016. AFP

Le président russe, Vladimir Poutine, a annoncé, lundi 14 mars, qu’il avait ordonné le début du retrait de « la majeure partie » des forces russes présentes en Syrie. Ce mouvement devrait débuter dès mardi, a fait savoir le chef de l’Etat, qui a estimé que « les objectifs fixés au ministère de la défense ont été atteints ».

Cette annonce intervient alors que viennent de reprendre, à Genève, les négociations entre les acteurs du conflit syrien, qui dure depuis cinq ans et a fait plus de deux cent cinquante mille morts. « J’espère que cette décision sera un bon signal envoyé à toutes les parties belligérantes », a souligné M. Poutine.

« Je souhaite que cela soit aussi un moyen d’augmenter significativement le degré de confiance entre les participants au processus [de paix]. »

Lire aussi :   Reprise des négociations sur la Syrie, entre surenchère et ambiguïtés

Les bases russes « poursuivront leur travail »

On ignore toutefois l’ampleur exacte de ce retrait, puisque la Russie n’a jamais détaillé ses effectifs présents en Syrie. M. Poutine a d’ores et déjà annoncé que la base navale de Tartous et la base aérienne de Khmeymim « poursuivront leur travail habituel ». « Elles doivent être efficacement défendues, du sol, de la mer et des airs », a-t-il encore affirmé. Un communiqué du Kremlin précise qu’une présence aérienne serait maintenue pour contrôler l’application du cessez-le-feu. La Maison Blanche a pour sa part fait savoir que le président américain, Barack Obama, et son homologue russe avait évoqué, lundi soir, « le retrait partiel » des forces russes de Syrie, ainsi que « les prochaines étapes nécessaires pour mettre pleinement en œuvre la cessation des hostilités ».

La Russie avait lancé sa campagne militaire en Syrie le 30 septembre 2015, dans le cadre d’une opération de lutte « contre le terrorisme international », en soutien au régime de Bachar Al-Assad, allié de Moscou. Depuis lors, plus de cinquante avions de combat russes ont visé des milliers de « cibles terroristes ». Cette force de frappe a permis à l’armée syrienne d’engranger des victoires alors qu’elle se trouvait en mauvaise posture à l’été 2015.

Peu après l’annonce du retrait des troupes russes, le Kremlin a fait savoir que M. Poutine s’est entretenu par téléphone avec le dirigeant syrien, à l’initiative de Moscou. Cet entretien a permis de souligner que « les conditions actuelles permettent de commencer un processus de paix sous l’égide des Nations unies [ONU] », note le Kremlin dans un communiqué.

Selon Moscou, M. Al-Assad a « loué le professionnalisme et le courage » des militaires russes et « a exprimé sa profonde reconnaissance ». Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, a ajouté ensuite que M. Poutine n’a « pas évoqué le sort de Bachar Al-Assad » lors de leur entretien au téléphone.

La question du retrait des forces russes de Syrie « n’a pas été discutée avec d’autres dirigeants », mais seulement avec M. Al-Assad, a déclaré M. Peskov, mais « bien sûr le président aura d’une façon ou d’une autre des contacts avec d’autres collègues occidentaux ».

Lire aussi :   Le sort de Bachar Al-Assad, « ligne rouge » des discussions intersyriennes

Prudence de l’opposition

Le régime syrien a affirmé lundi que la Russie continuerait à le soutenir dans sa lutte contre le « terrorisme ». « Les parties syrienne et russe ont convenu lors d’un entretien téléphonique entre les présidents Bachar Al-Assad et Vladimir Poutine de réduire le nombre des forces aériennes russes en Syrie avec la poursuite de la cessation des hostilités », a indiqué la présidence syrienne dans un communiqué sur sa page Facebook.

« Les Russes (…) ont quasiment cessé de frapper les “insurgés” modérés », indique le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian. « Ils frappent un peu Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique, EI]. C’est dans leur intérêt car l’EI compte de nombreux russophones », déclare M. Le Drian dans une interview au Figaro à paraître mardi.

L’opposition syrienne a accueilli avec prudence l’annonce de M. Poutine. « Nous devons vérifier la nature de cette décision et sa signification », a déclaré à la presse à Genève Salem Al-Meslet, porte-parole de la délégation du Haut Comité des négociations (HCN), rassemblant les groupes clés de l’opposition. « S’il y a une décision de retirer les forces [russes], il s’agit d’une décision positive, et nous le verrons sur le terrain », a-t-il dit. Mais « cette décision signifie-t-elle un retrait des forces ou une simple réduction du nombre des avions, cela reste à vérifier », a poursuivi le porte-parole.

Le retrait de l’essentiel des troupes russes de Syrie annoncé lundi par M. Poutine, s’il se concrétise, va contribuer à « augmenter la pression » sur le président Bachar Al-Assad, a pour sa part estimé le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier.

Syrie, Irak: les désertions en hausse dans les rangs de Daesh, selon Washington

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la rédaction avec AFP Il y a 1 heure
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Daesh, qui rencontrerait des difficultés pour recruter et pour maintenir ses effectifs, aurait recours de plus en plus à des enfants soldats.

© Fournis par BFMNews Des enfants victimes des jihadistes. De plus en plus de combattants du groupe terroriste Daesh font désertion tandis que l’organisation utilise davantage d’enfants soldats, a affirmé lundi le représentant du département d’Etat américain. « On dirait que les fondations (de Daesh) en terme d’effectifs et de ressources (humaines) se fissurent », a indiqué le porte-parole du département d’Etat, John Kirby.

D’après le porte-parole du département d’Etat, John Kirby, « il y a de plus en plus de déserteurs » de l’Etat islamique « et Daech s’appuie davantage sur des enfants soldats ». « D’habitude, ils s’appuient sur les enfants pour le renseignement, pour obtenir des informations, (…) et ensuite ils les utilisent pour des attaques suicides, ce qu’ils font toujours », a expliqué le représentant de la diplomatie américaine.

« Du mal en matière de recrutement »

Washington, à la tête d’une coalition militaire d’une soixantaine de pays qui lutte depuis l’été 2014 contre Daesh estime que « maintenant nous avons davantage d’informations selon lesquelles ils utilisent des enfants pour de vrais combats, aux côtés d’adultes combattants ». « Tout cela donne une bonne indication qu’ils ont du mal en matière de recrutement et de maintien des effectifs », a-t-il estimé. Pour autant, les Etats-Unis « considèrent encore très sérieusement cette menace ». Les jihadistes de l’EI « ont encore des capacités », a-t-il conclu.

Le porte-parole du département d’Etat, n’a cependant pas confirmé, lors de son point de presse quotidien, des informations selon lesquelles un déserteur américain aurait été capturé par les peshmergas, les forces kurdes, dans le nord de l’Irak. Il a juste dit que les Etats-Unis travaillaient « étroitement avec les autorités irakiennes et kurdes pour essayer d’avoir davantage d’éléments afin de confirmer la véracité de ces informations ».

Syrie: multiplication des raids contre les jihadistes depuis la trêve

BFMTV

A.-F. L. avec AFP 

L’armée syrienne et son allié russe ont intensifié les frappes sur les bastions jihadistes depuis l’entrée en vigueur le 27 février de la trêve en Syrie entre régime et rebelles, a indiqué lundi une ONG.

La trêve exclut les groupes jihadistes Daesh et Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, qui occupent plus de la moitié du territoire syrien et sont aussi la cible des raids de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

© Fournis par BFMNews « En accord avec la Russie, le régime syrien concentre ses moyens sur les lignes front où combattent les jihadistes », a déclaré Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Montée en flèche du nombre de frappes

« Dans les quinze jours ayant précédé la trêve, les avions de combat ont mené quelque 3.000 frappes et attaques aux barils d’explosifs contre les bastions rebelles. Ce nombre est tombé à 325 depuis le 27 février », a-t-il précisé.

« A l’inverse, le nombre de frappes contre les fiefs jihadistes est monté en flèche ». Lundi avant l’aube, les avions et les hélicoptères syriens ont frappé des zones contrôlées par l’EI autour de la cité antique de Palmyre (est), où des combats ont fait rage, a indiqué l’ONG en faisant état de six jihadistes tués.

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Commentaires

Dubitator  •                             Pas tout de suite, s’il vous plait monsieur Poutine : on voudrait l’éradication COMPLETE de l’EI et on n’a pas du tout confiance dans la « coalition » (surtout les Turcs) pour le            faire.                                                                                                                                   gilles  •                                 En tout cas si Poutine n’avait pas fait intervenir son armée nous en serions à attendre que Hollande , Obama décident de comment nous refaire le coup de l’Irak ou de la Libye avec le succès …islamiste que l’on connait.

  • alaric  •                        Prudent le Poutine ! il sait qu’il ne faut jamais se laisser embourber dans ce genre de guerre , pas comme notre con de Hollande avec ses innombrables guerres faites à crédit du Moyen-Orient à l’Afrique .

  • SAPEUR CAMEMBERT  •  REMENBER !!! Le père et le fils Bachar Al Assad ont les mains tachées de sang, notamment français !!! Seuls les crevures pro Putin, encore en couches-culottes à l’époque du gouvernement PS de Mitterrand, font semblant d’oublier les crimes sanguinaires des dirigeants de la Syrie, orchestrés par leurs sbires à Beyrouth (Liban). Ce fut d’abord le choix d’une cible emblématique en la personne de Louis Delamare, ambassadeur de France au Liban, qui fut assassiné le vendredi 4 septembre 1981. La Syrie avait commandité l’attentat dans le but de punir la France pour ses efforts diplomatiques visant à résoudre pacifiquement la guerre civile du Liban1. Puis ces deux salopards d’autocrates alaouites programmèrent le 23 Octobre 1983 deux lâches attentats-suicides quasi-simultanés qui frappèrent les contingents américain (241 marines) et français (58 paras) de la Force multinationale de sécurité dans leurs cantonnements à Beyrouth. Ainsi cinquante-huit soldats des forces françaises d’interposition, soit 55 parachutistes de la 3e compagnie du 1er RCP et 3 parachutistes du 9e RCP, trouvèrent une mort sordide dans l’attentat du Drakkar qui entraîna l’effondrement total de l’immeuble qu’ils occupaient comme quartier général, bâtiment anciennement occupé par les services secrets syriens … Les deux attentats sont alors revendiqués par le Mouvement de la révolution islamique libre puis par l’Organisation du Jihad islamique sous contrôle en fait des services secrets syriens pour le compte du Hezbollah chiite pro-iranien, en pleine période de « guerre froide » au Levant. Et aujourd’hui on retrouve … les mêmes ordures à la manœuvre dont syriens, hezbollahs, iraniens et russes !!! POUTINE EST BIEN LE NABOT REVANCHARD DU KGB/FSB !!!                                                                                               François The First  •      Poutine avait dès le départ annoncé que cette intervention serait limitée à 3 mois.
    un politicien qui tient parole, ça c’est plus que louche!!!
    je vous fais le pari que s’il fait ça, c’est rien que pour emmerder encore plus les Ricains et les faire encore plus passer au yeux du monde entier pour les sales kons sans foi ni loi …qu’ils sont.                                                                                                      Pétillon  •                           Je vois beaucoup de réactions négatives sur Poutine. La propagande marche bien en France, vous lynchez un des rares à vouloir la fin de l’EI. Alors que nos gouvernements, les USA, Israel, l’Arabie Saoudite eux font mine de combattre l’EI en faisant une frappe ou deux de temps en temps… ils s’en servent pour nous faire peur et nous imposer toujours plus de « sécurité » au cas ou l’envie nous prendrait de nous révolter.
    Le gros du boulot est apparemment terminé, maintenant place au tact pour dévoiler la vérité au monde !                                                                                                                    ménard  •                               Ils n’ont plus de bombes ni de thunes ?                                    Yombi  •                                 A propos où se trouvent tous les ânes qui applaudissaient Poutine quand il s’est amené il y a quoi ? trois mois, en gonflant ses gros biscottos, dans le style attendez les mecs vous allez voir ce que vous allez voir. Bin on a vu. Poutine rentre chez lui avec sa bite sous le bras.

    Raphael  •                              Eviter l’effondrement de la Syrie et un chaos incontrôlé (et une Lybie bis) aux portes de l’EU et de la Russie, passer le flambeau à la communauté internationale, spécialement l’UE (car en définitive les EU et dans une moindre mesure l’Angleterre sont protégés par un abîme ‘immense’ qui les sépare du théâtre du chaos) : mission accomplie pour l’Ours !

  • jean claude  •                        il s’en va juste parce que la chute des prix du pétrole et du gaz ne lui permettent juste plus de financer ses ambitions ensuite on va voir ou cela va aller je pense qu’il est même prêt à lâcher Bachar avant la fin de l’Année

    djihadetcompagnie.blog.lemonde.fr    Rideau de fumée ? En tout cas, information à prendre avec des pincettes …

    Sébastien              L’armée russe a dégagé les principaux axes qui permettront à la Syrie de reprendre à « l’opposition modérée » (comprendre : « terroristes ») les territoires perdus. C’est du bon boulot.

    libre                        Homme de paroles ! :))))))

    lucifer                     Les poutinophobes sont tout marris. Maintenant qu’il a consolidé le pouvoir de Al Assad, Poutine refile le bébé EI et son eau aux Américains et leurs valets occidentaux tels que la France. Il leur fait le même coup qu’avait fait l’URSS en Afghanistan et ses Talibans. On va bien voir comment Kerry et Ayrault sont se dépatouiller de ce bourbier. Pour qui va sonner le glas? Pour eux.

    Robert BIGEAT   Poutine n’a pas les moyens techniques et financiers de ses ambitions politiques, donc il jette l’éponge.

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