Cerises à l’eau de vie et fruits confits

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Martine Aubry contre l’exécutif : le PS « implose » selon les éditorialistes

Après les déclarations « au vitriol » de Martine Aubry contre l’exécutif, les éditorialistes sont divisés jeudi entre ceux qui pensent que le PS a déjà implosé et ceux qui estiment qu’il ne s’agit désormais que d’une question de temps pour le parti au pouvoir.

Dans une charge d’une violence extrême publié par Le Monde, Martine Aubry et plusieurs personnalités de gauche s’emportent en effet contre la politique menée par le tandem Hollande-Valls.

Dans les Dernières Nouvelles d’Alsace, Didier Rose assure que l’on assiste à « un dynamitage politique » du mandat de François Hollande qui, selon Stéphane Dupont (Les Echos ), « doit regretter d?être parti à l?autre bout du monde » alors que « la majorité est en train de voler en éclats ».

Il existe désormais « une fracture qui paraît maintenant irréductible au sein de la majorité », écrit Hervé Favre dans La Voix du Nord, le principal quotidien du fief lillois de Martine Aubry. « Cette tribune ouvre une crise majeure dans la majorité, une fronde majuscule », estime-t-il.

« La sortie fracassante de Martine Aubry consacre sans doute la cassure de fait du Parti socialiste entre la gauche traditionnelle et la gauche social-libérale », abonde Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne)

Pour La Montagne Centre-France, Bruno Mège voit dans « le manifeste publié hier … le préalable à l’implosion du PS ».

D’autant que, selon Michel Urvoy de Ouest France, « elle frappe là où ça fait le plus mal, sur les fractures entre deux gauches de plus en plus irréconciliables » alors qu’à « quatorze mois de la présidentielle, les faits et gestes de l?exécutif n?impriment plus ».

Même tonalité dans L’Est Républicain, où Philippe Marcacci souligne que «  »la dame des 35 heures » enfonce un coin dans les fissures d?une gauche désormais dépourvue de boussole ». « Ce qui fait dire à Bruno Dive (Sud-Ouest) que « déjà très faible dans le pays, la gauche aborde cette année préélectorale dans les pires conditions ».

Selon Mickaël Tassart du Courrier Picard, « l?armée socialiste (…) ressemble désormais à un bataillon de mutins en quête de généraux, dans un pathétique sauve-qui-peut ».

Or, « il n?est pas certain que François Hollande parvienne désormais à rédiger une de ces synthèses dont il avait le secret », écrit Jean-Claude Souléry (La Dépêche du Midi). Car, Stéphane Dupont (Les Echos) « a du mal à voir quelle est l?alternative proposée » tout comme Didier Rose (Dernières Nouvelles d’Alsace ) qui doute « qu?émerge un vainqueur. »

Dans L’Humanité, Jean-Emmanuel Ducoin estime « qu?une forme de divorce est bel et bien consommée entre Hollande et sa gauche, y compris socialiste » mais il réclame une « clarification totale, massive et assumée, qui consisterait à essayer de renverser la table tant qu?il en est encore temps ».

Gaëtan de Capèle (Le Figaro) recommande au chef de l’Etat « dont le bilan économique frise la catastrophe », d?ignorer « tous ses bruyants camarades et de défendre bec et ongles ce qui pourrait être la première véritable réforme de son quinquennat ».

Martine Aubry dénonce les « contre-vérités » et les « méconnaissances » de Manuel Valls

Le Monde.fr avec AFP

La maire socialiste de Lille, interrogée jeudi matin sur la présidentielle en 2017, assure que « pour que la gauche ait une chance de gagner, il faut des résultats ». « Si on ne redresse pas les choses sur la croissance, sur l’emploi, (…) la gauche va perdre. Il faut préparer l’avenir », a lancé Martine Aubry sur RTL.

Interrogée sur une possible candidature, Mme Aubry répond que ce n’est pas son projet. « Quand on aura réglé le présent, on verra qui on choisit pour demain. » « Mon projet c’est d’aider la gauche à réussir ».

« Sortir de l’impasse » : c’est le titre de la tribune au vitriol publiée dans Le Monde daté du 25 février, par plusieurs intellectuels ou responsables socialistes et écologistes, au premier rang desquels Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit. Dans ce long texte, l’ancienne candidate à la primaire de 2011 et l’ancien député européen, avec leurs proches, prennent à partie François Hollande et Manuel Valls et livrent un très sévère réquisitoire contre la politique menée par l’exécutif depuis deux ans. « Trop, c’est trop ! », estiment-ils.

Lire aussi :   Martine Aubry : « Un affaiblissement durable de la France se prépare »

« Il faut qu’on travaille tous ensemble »

« J’ai dit ’ce n’est pas mon projet’, voilà, c’est clair. Mais pour réussir demain, et moi je souhaite qu’un homme ou une femme de gauche réussisse demain, il faut régler le présent, il faut qu’on travaille tous ensemble (…) pour pouvoir proposer un projet aux Français, un projet de gauche, mais un projet qui prend en compte les réalités aujourd’hui du monde. »

Martine Aubry s’est dit prête à débattre avec le premier ministre du projet de loi sur la réforme du code du travail. « J’ai lu le blog de Manuel Valls [sur le projet de loi sur le travail]. Je suis prête au débat avec lui. Il y a beaucoup de contre-vérités et de méconnaissances. »

« Bien sûr il y a des améliorations à faire. Je ne dis pas du tout qu’il ne faut rien faire. J’ai fait des propositions, y compris sur cette question des licenciements, mais on ne me fera pas croire qu’on rendra les entreprises plus compétitives en fragilisant les salariés. »

A quatorze mois de l’élection présidentielle, cet appel, devenu une pétition populaire, réclame un changement radical de ligne, sous peine d’une défaite programmée en 2017, à la fois morale et politique, selon eux. « Je suis heureuse de signer cette tribune avec des hommes et des femmes de gauche très différents. Ce ne sont pas des frondeurs mais des progressistes pour notre pays qui a tant d’atouts », a encore dit Mme Aubry sur RTL.

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Martine Aubry prête « au débat » avec Manuel Valls sur la loi El Khomri

MARTINE AUBRY

POLITIQUE – Martine Aubry s’exprime au lendemain de sa tribune assassine contre la politique du gouvernement. « J’ai lu le blog de Manuel Valls (sur le projet de loi sur le travail), a-t-elle dit ce jeudi 25 février sur RTL. Je suis prête au débat avec lui. Il y a beaucoup de contre-vérités et de méconnaissances ».

« Bien sûr il y a des améliorations à faire, selon la maire de Lille. Je ne dis pas du tout qu’il ne faut rien faire. J’ai fait des propositions, y compris sur cette question des licenciements, mais on ne me fera pas croire qu’on rendra les entreprises plus compétitives en fragilisant les salariés ».

La présidentielle de 2017 ? « Quand on aura réglé le présent, on verra qui on choisit pour demain », assure l’ancienne ministre du Travail. Vous ne fermez pas la porte? « Ce n’est pas du tout mon projet. Mon projet c’est d’aider la gauche à réussir ».

« J’ai dit ‘ce n’est pas mon projet’, voilà, c’est clair. Mais pour réussir demain, et moi je souhaite qu’un homme ou une femme de gauche réussisse demain, il faut régler le présent, il faut qu’on travaille tous ensemble (…) pour pouvoir proposer un projet aux Français, un projet de gauche, mais un projet qui prend en compte les réalités aujourd’hui du monde », a-t-elle ajouté.

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PARIS (Reuters) – Plusieurs personnalités de gauche, parmi lesquelles Martine Aubry, signent un réquisitoire contre la politique menée par François Hollande et Manuel Valls qui risque selon elles d’entraîner un « affaiblissement durable de la France ».

« Trop, c’est trop », peut-on lire dans cette tribune parue mercredi dans Le Monde et signée entre autres par l’écologiste Daniel Cohn-Bendit, le socialiste Benoît Hamon, l’économiste Daniel Cohen et la maire de Lille.

Les signataires dressent un inventaire des « reculs » imputés au gouvernement, du pacte de responsabilité au projet de réforme du Code du travail en passant par le « désolant débat sur la déchéance de nationalité ».

En fin de journée devant la presse, Martine Aubry a enfoncé le clou contre le Premier ministre, dont elle a dénoncé les « vieilles recettes ». « La gauche progressiste, la gauche moderne, c’est nous », a-t-elle dit.

A 14 mois de l’élection présidentielle où la candidature de François Hollande est incertaine, l’ancienne ministre a toutefois estimé que « le président de la République n’avait pas besoin d’aller dans une primaire. »

Les signataires de la tribune du Monde évoquent des « désaccords mués en une grande inquiétude ».

« Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés », peut-on lire dans ce texte publié alors que François Hollande est absent de France toute la semaine pour cause de tournée en Polynésie et en Amérique de Sud.

« L’INDÉCENT DISCOURS DE MUNICH »

Dans l’entourage de Manuel Valls, on minimise l’importance de la salve, qui a dit-on « le mérite de clarifier les camps, avec d’un côté une gauche aux responsabilités et de l’autre la tradition d’une gauche incantatoire, de l’indignation ».

« Le texte rejette en bloc la politique de ce quinquennat », ajoute-t-on. « Il ne propose rien, ne fait qu’acter des désaccords et marquer une frontière jugée infranchissable par ses auteurs. »

« Ceci n’apporte rien, je ne vois rien de positif », a déclaré le secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, sur BFM TV. « Nous assumons ce que nous faisons au milieu des difficultés, on sait bien que tout n’est pas réussi, mais ce n’est pas en refusant de prendre ses responsabilités qu’on fait avancer la gauche. »

Outre le pacte de responsabilité ou l’extension de la déchéance de nationalité contre lesquels une partie de la gauche s’était déjà dressée, les auteurs de la tribune reprochent à Manuel Valls d’avoir plaidé, lors d’un récent déplacement en Allemagne, pour une réduction du flux de réfugiés vers l’Europe.

« Par une regrettable accélération du temps, la semaine dernière, ce fut la meurtrissure de l’indécent discours de Munich, à propos des réfugiés. Se revendiquer d’une liberté de ton n’autorise pas tout », dénoncent-ils.

Le projet de loi de réforme du Code du travail, que doit présenter Myriam El Khomri en conseil des ministres le 9 mars, constitue à leurs yeux le dernier casus belli en date.

Ce texte « a provoqué non plus de la déception, mais de la colère ! », disent les signataires. « C’est toute la construction des relations sociales de notre pays qui est mise à bas en renversant la hiérarchie des normes, et en privilégiant l’accord dans l’entreprise ».

« Il n’y a ni vraie réforme ni social dans nombre de politiques qui sont menées depuis deux ans. On y trouve des propositions puisées dans le camp d’en face, qui n’ont rien de moderne, et qui sont inefficaces », ajoutent-ils.

L’avant-projet de loi de Myriam El Khomri, dont les grandes lignes ont été dévoilées la semaine dernière, a commencé à faire réagir les syndicats, réunis mardi soir pour réfléchir à une éventuelle riposte.

Tribune de Martine Aubry: Comment François Hollande affronte la tempête

François Hollande à la sortie du palais présidentiel argentin, la Casa Rosada, en Argentine, le 24 février 2016.
François Hollande à la sortie du palais présidentiel argentin, la Casa Rosada, en Argentine, le 24 février 2016. – STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Silence radio. En voyage officiel en Amérique du Sud, François Hollande n’a pas réagi à la tribune assassine signée par Martine Aubry mercredi dans Le Monde.

Le président de la République a découvert mercredi à son réveil à Lima, le sévère réquisitoire contre la politique menée par le gouvernement Valls, notamment signé par Daniel Cohn-Bendit et Benoît Hamon.

Changement de programme

Attendus jeudi à Buenos Aires, en Argentine, par les journalistes qui le suivent depuis Papeete, François Hollande avait prévu de s’exprimer devant la presse. Retardé par la panne de son A330, le président est finalement arrivé dans la capitale argentine à bord d’un Falcon et la conférence de presse a été annulée.

François Hollande s’est alors entretenu avec le président argentin Mauricio Macri, en place depuis deux mois, avant une déclaration commune à la Casa Rosada, le palais présidentiel. Les journalistes n’ont alors pas été autorisés à poser des questions au chef de l’Etat français. « Exigences des Argentins », a répondu l’Elysée au Figaro pour expliquer ce changement de programme.

François Hollande en Amérique latine
François Hollande en Amérique latine – Laurence SAUBADU, Alain BOMMENEL AFP

Pourtant, le président « refuse rarement de s’exprimer sur la politique intérieure, y compris depuis l’étranger », souligne Le Figaro, qui rapporte que François Hollande « s’est appliqué à fuir la presse toute la journée de mercredi ».

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Ni chaud ni froid

François Hollande et la délégation qui l’accompagne se sont rendus dans un bar de San Telmo, le quartier des puces, pour boire une bière après une journée semble-t-il assez éprouvante. « On a chanté la Marseillaise, c’était sympa, bon enfant, on sentait que le président avait envie de se détendre », raconte au Figaro un membre de la délégation.

Pourtant, un autre membre de la troupe estime « que cette tribune ne lui fait ni chaud, ni froid. C’est plutôt Aubry qui se ridiculise dans cette affaire. Elle apparaît comme la mauvaise perdante de la primaire de 2011. »


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« Trop, c’est trop ! »: charge au canon d’Aubry contre l’exécutif

« Trop, c’est trop ! »: Martine Aubry, Daniel Cohn-Bendit et plusieurs personnalités de gauche se sont emportés contre la politique menée par le tandem Hollande-Valls, qui ferait courir le risque d’un « affaiblissement durable de la France », dans une tribune publiée mercredi dans Le Monde.

L’opposition entre la maire PS de Lille et le tandem exécutif est de notoriété publique. Mais jamais la charge n’avait été aussi violente, et tout particulièrement contre le Premier ministre Manuel Valls.

« Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés », écrivent les 18 signataires, dont l’écologiste Daniel Cohn-Bendit, les députés PS « frondeurs » Christian Paul, Benoît Hamon et l’adjoint (PS) d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris, Bruno Julliard.

Le secrétaire d’Etat Jean-Marie Le Guen, proche de Manuel Valls, a dénoncé mercredi soir sur BFMTV une « faute politique » et une « posture moralisante » d’une gauche « qui n’assume pas la difficulté de ce monde ».

Le ministre des Finances Michel Sapin a de son côté regretté sur LCP que l’ancienne première secrétaire du PS combatte contre son camp.

A quatorze mois de l’élection présidentielle, et alors que François Hollande, actuellement en Amérique du Sud, fait planer le doute sur sa candidature, les auteurs pointent les « impasses » dont il faut « sortir ».

Le pacte de responsabilité ? « 41 milliards d’euros mobilisés pour rien » au bénéfice des entreprises. Le « désolant débat sur la déchéance de nationalité » ? Le gouvernement devrait y renoncer au profit d’une peine d’indignité nationale.

Autre grief: « La meurtrissure de l’indécent discours » sur les réfugiés prononcé par Manuel Valls à Munich.

« Non, Angela Merkel n’est pas naïve, M. le Premier ministre. Non, elle n’a pas commis une erreur historique. Non, elle n’a pas mis en danger l’Europe, elle l’a sauvée. Elle l’a sauvée du déshonneur qui aurait consisté à fermer totalement nos portes » aux réfugiés, estiment les signataires.

– « Le coup de bistouri qui tranche » –

Dernier sujet de discorde, et non des moindres: le projet de loi sur le travail de Myriam El Khomri.

Ce texte, qui sera examiné en Conseil des ministres le 9 mars, a d’ores et déjà mis le feu au poudre à gauche et parmi les syndicats.

« C’est toute la construction des relations sociales de notre pays qui est mise à bas en renversant la hiérarchie des normes et en privilégiant l’accord dans l’entreprise dans un pays où le taux de syndicalisation est faible et où le patronat n’a jamais aimé la négociation », dénoncent les signataires de la tribune.

La droite glose déjà sur ce nouvel épisode de la guerre des gauches. « Aubry exécute la politique de Hollande et Valls qui abîme la France… qui va encore 14 mois supporter le spectacle de cette gauche explosée? », a tweeté le sénateur LR Roger Karoutchi.

Pour François Bayrou (MoDem), « il y a des mois qu’on voit venir la révélation de la fracture définitive de la gauche, d’un accident historique qui va frapper la gauche parce qu’elle n’a pas tenu ses promesses ». Cette tribune « est le coup de bistouri qui tranche, qui approfondit cette rupture ».

Elle « est un réquisitoire contre le quinquennat (…) Elle ne peut déboucher que sur une candidature à la présidentielle qui ne sera pas celle du président de la République (…) Elle acte au fond les deux gauches », lui a fait écho le député PS Christophe Caresche (aile droite du parti).

Pourtant, les auteurs récusent vouloir s’engager dans une telle démarche. « Je ne suis pas dans la posture d’une candidature aux primaires. Ce n’est pas le sujet », a déclaré Martine Aubry à la Voix du Nord.

L’ancienne ministre a d’ailleurs indiqué que le président de la République n’avait « pas besoin » de passer par une primaire s’il était candidat en 2017.

Selon le député Jean-Marc Germain, un de ses lieutenants, « il ne s’agit pas d’acter un désaccord » entre les deux gauches, mais d' »infléchir » la politique du gouvernement et de « sortir des quatre difficultés » énoncées par la tribune.

« On espère que du débat politique va sortir quelque chose de positif », a également expliqué le député aubryste François Lamy.

Pourquoi Aubry se trompe

Challenges / Vincent Beaufils 

Non, le code du travail n’est pas l’instrument protecteur que défend la maire de Lille dans sa tribune au Monde. Manuel Valls l’a compris, mais en a-t-il convaincu François Hollande ? Martine Aubry et François Hollande à l'Elysée, en juin 2012. © Copyright 2016, Challenges Martine Aubry et François Hollande à l’Elysée, en juin 2012. « Le droit n’enferme pas, il libère. » La phrase est belle, comme d’ailleurs tout le réquisitoire de Martine Aubry et des cosignataires de sa charge contre Manuel Valls, et le projet de loi El-Khomry dans Le Monde daté du jeudi 25 février. Le seul problème, c’est que ce n’est pas la réalité. Le droit du travail, mal interprété, peut au contraire bloquer. Si le marché du travail français n’était pas aussi cadenassé, aurions-nous connu en France en 2015 dix fois moins de créations d’emplois que nos grands voisins du Sud de l’Europe ?

Que les élus proches de la maire de Lille, poussés par je ne sais quel dessein, ignorent cette réalité, soit. Mais qu’un économiste aussi affuté que Daniel Cohen, aussi au fait de la vie des entreprises, se laisse prendre au jeu et signe la tribune du Monde, oui, cela surprend. Peut-être peut-on conseiller à Cohen de relire les travaux de son collègue Cahuc, professeur à l’Ecole Polytechnique, spécialiste du marché du travail.

Le droit du licenciement bloque l’emploi

Pierre Cahuc n’est pas un économiste ultra-libéral. Depuis des années, il répète à longueur de chroniques que le droit du licenciement en France est un verrou qui bloque l’emploi. « Cela donne un pouvoir d’appréciation énorme aux juges qui peuvent interdire tout licenciement dès lors que l’entreprise n’est pas au bord de la faillite », déplore-t-il encore cette semaine dans Challenges.

Or, quand Cahuc avance une idée, il ne le fait jamais sans biscuit. A l’appui de sa démonstration, il sort une étude de 2011, réalisée pour l’Institut de l’Entreprise, sur le profil, la formation, et les décisions prises par des juges appelés à statuer sur le caractère « économique » des licenciements.

Cette enquête témoigne que leurs jugements sont fondés sur une plus grande méfiance vis-à-vis des entreprises que la moyenne des Français, pourtant déjà peu enclins à accepter l’économie de marché. Exactement de quoi justifier, de la part des chefs d’entreprise, « ce principe que ce qui empêcherait d’embaucher serait la peur de licencier », auquel ne veut pas croire Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, toujours dans Le Monde.

Y aller à fond

Manuel Valls, lui a été convaincu qu’il y avait un problème. Il y a presqu’un an, il confiait à Challenges qu’il fallait s’attaquer au code du travail. Et puis plus rien. Doublé par plus transgressif que lui avec un Emmanuel Macron, nouvelle coqueluche des Français, le Premier ministre s’est oublié. Jusqu’à ce qu’une rencontre remette le marché du travail au centre de ses préoccupations. C’était lors d’un déjeuner à Davos, le 21 janvier.

Au Forum mondial, le Premier ministre a échangé en petit comité avec une quinzaine de patrons d’entreprises multinationales (Google, Coca-cola, Manpower, Cisco…). Ceux-ci n’ont cessé de lui vanter les atouts de la France – infrastructures, éducation, sens de l’innovation… Seule exception : les lois sociales et le marché du travail. Manuel Valls en est ressorti avec la conviction qu’il ne pourrait pas s’en tirer cette fois avec une loi croupion, qu’il fallait y aller à fond.

C’est cet engagement qui est aujourd’hui contesté par les signataires de la tribune du Monde, profitant au passage de l’absence du président de la République. A lui de trancher à son retour. A lui de confirmer cette politique de l’offre, mise en place avec courage en janvier 2014, et que Martine Aubry et ses proches qualifie de « pacte avec le Medef qui se révéla un marché de dupes ».

Ou, s’il décidait de nouveau de donner des gages à la gauche de son parti, de « godiller », selon l’expression parfaite de Jacques Attali dans Libération. Au risque, cette fois, de voir Manuel Valls trouver l’opportunité de reprendre sa liberté. Partir sur une grande réforme contrariée, quel tremplin inespéré.

« Est-ce qu’on voit Aubry à Calais ? » : le gouvernement riposte

Jean-Maris Le Guen a dénoncé une « faute politique ». Bruno Le Roux voit dans la tribune de l’ancienne première secrétaire socialiste des « rancunes ».

Martine Aubry joue les frondeuses. FRED DUFOUR/AFPMartine Aubry joue les frondeuses. FRED DUFOUR/AFP

Alors qu’à l’autre bout du monde, en Argentine, François Hollande s’est refusé à tout commentaire face à la charge au vitriol lancée par Martine Aubry contre la politique du gouvernement Valls, en France la fracture est bien consommée au sien du Parti socialiste. En lieu et place des commentaires habituels au lendemain de la publication des chiffres du chômage, les membres du gouvernement se sont efforcés, ce jeudi 25 février, de se défendre et de dénoncer le parti pris de l’ancienne première secrétaire du PS.

« Faute politique »

Manuel Valls a répondu âprement dans « Le Monde » à la charge de Martine Aubry contre son action à Matignon.

Il n’y a pas un début de proposition. Je suis chef du gouvernement, je n’écris pas des tribunes de proclamation », déclare le Premier ministre.

Il voit dans cette tribune, co-signée notamment par la maire de Lille et Daniel Cohn-Bendit, « une remise en cause générale, globale » de l’action menée depuis son arrivée à la tête du gouvernement en mars 2014.

Le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, proche de Manuel Valls, a dénoncé mercredi soir une « faute politique » et « injuste » que de s’en prendre à la majorité avec « autant d’outrance » et une « posture moralisatrice » d’une gauche « qui n’assume pas la difficulté du monde’.

Est-ce que dans le Nord-Pas-de-Calais les choses ont été si bien au moment des élections pour qu’on vienne nous donner des leçons ? »

« Est-ce qu’on la voit à Calais ? » a-t-il aussi taclé et d’ajouter :

Martine Aubry n’a pas complètement assimilé la défaite des primaires il y a quatre ans. »

Le ministre des Finances, Michel Sapin, proche de François Hollande, a de son côté regretté que l’ancienne première secrétaire du PS combatte contre son camp. Il a appelé les signataires du texte (parmi eux Daniel Cohn-Bendit, Axel Khan, François Lamy, Jean-Marc Germain, Benoît Hamon) à « éviter les postures », d’autant plus « dans une période difficile, la France comme la gauche ». Il estime que Martine Aubry fait partie de ceux qui « savent très bien quelles sont les difficultés de l’exercice d’un quinquennat ».

Le porte-parole du gouvernement et ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll se dit lui aussi gêné : « Le débat n’est pas au sein du PS. Il est avec la France et les Français. On ne peut pas utiliser les mots qui ont été utilisés. » Même son de cloche, du côté du patron des députés socialistes à l’Assemblée, Bruno Le Roux : « Parler d’affaiblissement de la France, c’est une faute. On voit les rancunes dans ce texte, qui fondent une vraie différence entre une gauche qui ne cesse de critiquer, par rapport à une gauche qui agit », faisant référence au manque de propositions politiques du texte.

Hollande silencieux

Outre les signataires du texte, les soutiens socialistes se font moins virulents. Du moins, répondent-ils aux charges de leur camp. Daniel Cohn-Bendit est revenu dans « Libération » sur les raisons qui l’ont poussées à signer la tribune, même s’il a des points de désaccords :

J’ai signé pour le paragraphe contre le discours de Manuel Valls à Munich au sujet des migrants. J’ai aimé l’attitude de Martine. Elle se mouille en disant que Merkel a sauvé l’honneur de l’Europe sur les réfugiés. C’est la première politique de sa trempe à le faire en France. »

L’ancien ministre Benoît Hamon, estime pour sa part qu' »à un moment, il faut pouvoir se dire quelques vérités, qui ne sont pas agréables à dire mais il faut pouvoir se les dire ».

Et Hollande ? S’il ne pipe mot, il a bien son avis. Selon BFMTV, le président aurait confié à certains membres de la délégation qui l’accompagne dans sa tournée en Amérique latine qu’à ses yeux, « la tribune visait surtout Manuel Valls« .

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Commentaires

Albertoche  •                                    il faut fermer l’éna…..en urgence…..cette école fabrique trop de bourrins….

Broken                                        Qui ne dit mot consent ! qu’il change de parti et aille chez « les républicains » !

  • CHRISTIAN  •                       Hic!
  • Castries  •                               J’ai toujours constaté que socialistes ne visaient qu’un seul but, tuer le travail et l’économie du pays, ils ne sont bons à rien d’autre.
  • paul  •                                       COHN BENDIT , AUBRY , HAMON devraient nous dire combien d’emplois ils ont créés ??? Et combien ils ont gagné avec tous leurs mandats politiques ???
  • Guido  •                                  Aubry et Cohn bendit….. plus autistes qu’eux tu meures !
  • Tekkenwild  •                      Comment faire des réformes dans un pays ou il faut tout changer sans toucher à rien…..Question difficile!
  • Icha  •                                      Trop c’est trop ??? Mais il fallait le dire beaucoup plus tôt Mme Aubry… Comme vos 35 heures qui ont coulé la France…
  • RECONQUISTA  •                 LA GROSSE TRUIE HALLAL, SOCIALOPERIE NAZIonale, 1ERE FATMA DE LILLE, SALE COLLABO ISLAMO SOCIALISTE SOUMISE AUX DICTATS DE LA ‘’DISCRIMINATION SOIT DISANT POSITIVE’’ (= les étrangers d’abord, les français dehors, que vénèrent tous les collabos de l ‘UMP&PS), RESPONSABLE DE MILLIERS DE MORTS (AMIANTE) MAIS PAS COUPABLE, COMME D’HAB DANS LA PLUS PURE TRADITION SOCIALISTE (remake du sang contaminé) avec la complicité de la justice gauchiasse bidon de complaisance…. De +, je la verrais bien pour compléter ce gouvernement d’incompétents et de branquignoles socialistes, future ministre de la « désintégration sociale, de la ségrégation raciale, sexuelle et salafiste » à l’instar de ce qui se fait dans les piscines lilloises ces dernières années  
  • Herve  •                                  Ils ont cent fois raison. Que la droite applique ce programme avec les mêmes résultats sur le front du chômage et de la croissance, elle a été élue pour ça. Mais qu’un président dit de gauche ayant bombé le torse contre la finance pendant sa campagne le mette en oeuvre et prépare sa nouvelle candidature au mépris de ses engagements c’est porter un coup fatal à la crédibilité de la parole publique et renforcer les populismes de tout bord.

    Au delà du respect dû aux électeurs, et à l’attention de tous ceux qui (s’en croyant manifestement dépourvus) critiquent les « idéologies » au nom d’un soit disant pragmatisme économique, cette question simple : où en sommes nous près de quatre années après l’instauration d’un pacte de « responsabilité » de 50 milliards, sans contrepartie et financé avec les impôts du contribuable, en matière de créations d’emplois, de croissance et de compétitivité? Quid des 100 milliards prévus par la cour des comptes pour maintenir à flot le parc nucléaire français sur les 15 prochaines années pour une rentabilité des plus hasardeuses (il faudra en effet, comme un peu partout dans le monde, subventionner le kilowatt-heure produit par les centrales nucléaires pour qu’il reste compétitif par rapport à celui des énergies renouvelables)? À qui va t-on faire croire, chers économistes « modernes » du 19ème siècle, que ces sommes astronomiques dépensées en pure perte et qui viennent surtout gonfler la poche des actionnaires vont profiter au final à tous et redonner du souffle à l’économie française? À qui va t-on faire croire que les caisses de l’État sont vides et qu’il faut faire en urgence des économies sur le dos des chômeurs et des travailleurs précaires alors que l’on dilapide des milliards d’euros à fonds perdu ?
    Il est grand temps qu’une gauche elle-même décomplexée et soi-disant « ringarde » reprenne la parole et se fasse entendre. Bravo à Martine Aubry et aux autres signataires de cette tribune !
    Mousse  •                              ça suffit les psychodrame genre psy-show ! si le PS trouve que ce gouvernement n’est plus socialiste alors qu’il exclut hollande et valls de ce parti, sinon c’est que du vent, le blabla habituel !! interrogé « aux 4 vérités ce matin » benoît hamon à la question « souhaitez vous une démission de valls » a répondu, gêné aux entournures, que c’est pas ce qu’il demandait ! faut arrêter de nous prendre pour des kons !! le PS langue de bois à tous les étages !!!

Rebel  •                                …………….aubry gueule,……………PLUS JAMAIS LES SOCIALISTES, NI DEPUTES, NI SENATEURS, NI MAIRES………………..RIEN

  • Philippe  •                           En effet, c’est pas la Charge de la Brigade Légère…
  • Yakayfo  •                           Valls se présentera t il aux primaires des L. R. ?
  • Pierre  •                                La « mère Denis » de la politique a encore frappé ………..

    Georges  •                            Martine Aubry avec sa Loi sur les 35 heures a été le déclencheur du déclin industriel de la France en provoquant une baisse de la productivité avec son idéologie imbécile de « partage du travail » qui se traduit par « augmentation du coût du travail ».
    le temps de travail n’a pas baissé et a été compensé par des R.T.T. : nous sommes le seul pays au monde à avoir créé un système aussi stupide. la France « progressiste » est une France rétrograde et passéiste qui met la « valeur travail » au 2ème plan.
    Mme AUBRY TAISEZ VOUS !Machin  •                            Elle critique ce que fait son parti , mais elle n’a aucune solution, ni même un petit conseil pour que ça change
  • Mirage 2012  •                  cette dame n’est pas ma tasse de thé mais pour une fois je l’approuve. Hollande et Valls, le trio infernal va réussir le tour de force de se faire haïr de tous y compris dans leur camp
  • MIMI  •                             2 quinquennats décevants à la suite, il est nécessaire de passer la main à la nouveauté, que l’on soit de droite ou de gauche n’y change rien. C’était une très mauvaise idée de voter Hollande qui n’avait jamais été ministre et qui s’est rapidement révélé être un dictateur sans autorité qui improvise sans cesse et sans cohérence. « Diviser pour mieux régner » est une recette qui ne fonctionne plus. Finie l’aire Mitterand. L’implosion n’offrira aucune victoire au candidat non déclaré qui a tant reproché à son prédécesseur de tarder à se déclarer et de s’accrocher au pouvoir alors que les sondages montraient qu’il était un président illégitime avec son taux de popularité (Hollande a rapidement oublié cette leçon, avec un taux de popularité jamais aussi bas, comme tant d’autres déclarations…). Ce quinquennat ne laissera que de la déception et de l’amertume d’avoir perdu encore 5 ans et d’avoir encore un peu plus abîmé la France. azerty  •                              valls et son équipe doivent partir et qu’ils aillent prendre la carte d’un des partis de droite, on reconnaitra que hollande se trompe tout le temps sur ses collaborateurs c’est voulu certainement
  • Uomo  •                                  M. Aubry fait partie de cette élite qui a fait l’ENA et qui est issue d’une famille plus que bourgeoise et qui est restée sur une conception obsolète de la gauche et de la droite…notions qui ne signifient plus rien dans la société actuelle…… seul le développement économique peut amener un mieux sur le plan social et non l’inverse..
    De plus, elle pousse implicitement Hollande à se présenter aux élections… tout en prônant les primaires… elle se prend pour un indicateur de ce qui est bien ou mal…
    Bien entendu, elle a porté les 35 heures… alors elle supporte mal que l’on puisse contester cette mesure qui est inadaptée à certains secteurs …
    Hollande a dupé tout le monde (enfin ceux qui ont voté pour lui) avec sa carotte du « changement »… le PS n’a plus aucun avenir en France…

    citoyenne                          Le ps désespère l’électeur le mieux intentionné. ils ne veulent pas gouverner,faire des choix, mais seulement critiquer et se targuer de hautes valeurs morales. au moins valls et macron essaient d’adapter le socialisme à la nouvelle économie et la mondialisation. hollande essaie par tous les moyens de décrocher des marchés. ils font le job. ils ne sont pas aidés.

    Reactif76                           Les frondeurs et madame « courage, fuyons » feront tout pour faire perdre Hollande en 2017. C’est acté, délibéré, tant ces nostalgiques de 1981 avec l’union de la gauche préfèrent le statut d’opposants que de ceux qui mettent les mains dans le cambouis. Et de fait, les mesures qui seront votées par la droite seront bien plus douloureuses pour les français que celles proposées par Hollande. Et ils devront en répondre devant l’opinion pour cette trahison…

    RV13                                     Les résultats électoraux dans le Nord ne plaident guère en sa faveur!

    Philippe Puyau               « Il faut préparer l’avenir »‘. Si Martine Aubry est l’avenir c’est un énorme scoop! Dans sa démarche elle est égale à elle même : dogmatique, négative, sans propositions ,réglant ses comptes, et tirant contre son camp en donnant aux adversaires des arguments de campagne présidentielle d’autant plus irréfutables qu’ils viennent d’elle. Ce n’était déjà pas facile de gagner en 2017, là ça devient quasiment impossible .Il y a un domaine où MB progresse incontestablement c’est son pouvoir de nuisance

    Nicolas G.                         Elle est pas contente qu’on touche à ses 35 heures… Martine boude !

    Jeremy  •                                Comme d’habitude … en faisant l’autruche – Quel courage

    • Richard  •                   Comme d’habitude, depuis le début il s’en fout et prends tout sur la tronche !
      Ah c’est un métier d’être Président Normal !
    • ooooooo  •                    Comment François Hollande affronte la tempête?… Mais comme d’habitude, la tête dans le sable, jusqu’à ce que la tempête passe…. Fuite en avant….
    • LiarsCorp and I  •       « tempête » avion cloué au sol.
      Philippe  •                      comme un lâche qu’il est
      alexandre  •                    Comme d’hab » sourire niais et….il se casse à l’étranger ! Courage fuyons !!
      Faut reconnaitre que la Titine certes elle aurait pas fait mieux que Flanby mais un pitbull pareil cela aurait impressionné du monde lol Même Poutine il aurait fait gaffe à pas se faire mordre lol

      serge  •                              elle est jalouse de Valls, de macron; qu’elle en crève, au gouvernement elle n’aurait fait que des fainéants et des assistés,elle veut encore le déclin de la France, va à tes casseroles

      • Alain  •                    Encore un vieux machin avec des casseroles au derrière qui sort de sa retraite à l’approche de la campagne présidentielle… Marre de ces gens-là! DU neuf, du neuf, #$%$
      • Sabathius  •           Je crois que ces gens participent TOUS à l’affaiblissement de la France. C’est même un travail d’équipe !
      • BOMEC  •               l’affaiblissement de la France ?….alors qu’il faut parler de ruine ….ruine économique et ruine des idées de gauche !
      • Daniel  •                C’ est cela le socialisme ,c’est de rendre encore plus pauvre le peuple .
      • Contactgrh  •        Arrêter l’affaiblissement, c’est simple: que la gauche s’en aille pour quelques siècles.
      • L’exile  •                 L’affaiblissement durable de la France, c’est toi qui l’a commencée, avec ton mai 68, dukon
      • Irène  •                   Avec cette ribambelle de foutoirs gauchistes, rien d’étonnant que la France croule, mais bon ! il y a des gens pour croire encore en eux
        jean-fran  •        Elle qui croyait rester dans l’ Histoire comme celle qui avait révolutionnée monde du travail se rend compte qu’au contraire elle est à l’origine de sa destruction .. Elle a instauré le salaire de la misère …. Le socialisme est à la France ce que Daesch est à l’islam … sa perte ….
      • Жан  •                  comme si un soixante-huitard retardé et une poivreaute peuvent ils être concernés eux qui sont complices de cette idéologie néfaste qu’est le socialisme
        dunky dunk      Martine Aubry a travaillé en entreprise, elle a travaillé au ministère du travail, elle a été ministre du travail .

        Elle a été premier secrétaire du PS pendant 4 ans .
        Politiquement et professionnellement, Martine Aubry est probablement la plus compétente dans ce domaine parmi ceux qu’on nomme la gauche de gouvernement .
        Et elle déclare que cette réforme du travail n’est pas une réforme de gauche .
        A aucun moment les électeurs qui ont voté pour François Hollande à la présidentielle, puis pour les députés PS aux législatives, à aucun moment donc ces électeurs n’ ont voté pour cette réforme qui n’apparaît dans aucun programme électoral .
        Et d’ailleurs , si le candidat Hollande avait inscrit cette réforme du code du travail dans ses engagements de campagne, aurait-il été élu ?
        Non, bien-sûr que non .
        Cette majorité au pouvoir n’a pas été mandatée pour mener cette réforme .

        Enzo Eh Oui

        @ le gouvernement: est-ce que Martine Aubry est maire de Calais ?? Est-elle présidente de la région Nord-Pas de Calais ?? NON, grâce (?) à la politique menée par ce gouvernement de pseudo-gauche sous la férule de Valls et avec la bénédiction de Hollande !!

        eug pavag                     il faut arrêter avec cette politique dogmatique qui vise à éduquer les électeurs. les hommes politiques doivent proposer des actions concrètes sur le terrain
        Federico BalcazoliFederico Balcazoli
        « le président aurait confié à certains membres de la délégation qui l’accompagne dans sa tournée »
        J’adore ce genre de « journalisme » consistant à voyager aux frais de la princesse pour en contrepartie transmettre au bon peuple les pseudo-confidences du monarque et de ses courtisan(e)s.
        A quand le grand coup de balai pour nettoyer toute cette m%%%% ?

        steel lerti                   Comment peut on croire que le partage du temps de travail de façon uniforme pour tous sur toute la France soit une solution?

        Comment peut on croire qu’une économie administrée depuis Paris soit une solution?
        Comment peut on croire qu’une énième relance par la consommation puisse être une solution?
        Demain la robotisation et la numérisation des activités créeront des milliers de nouveaux emplois et rendront caduques des métiers d’aujourd’hui. Il faut donc de la flexibilité. Demain beaucoup d’entre nous n’iront pas travailler dans un bureau, mais le feront à distance. Sion croit qu’en rigidifiant toutes les relations au travail, ou qu’en voulant sauver des emplois qui disparaîtront , que la FRANCE se redressera, nous faisons fausse route!

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