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Sarkozy mis en examen pour financement illégal de sa présidentielle de 2012

Cette mise en examen est un nouvel obstacle pour l’ancien chef de l’Etat sur le chemin de l’élection présidentielle de 2017, estime la presse mercredi.

L’ex-chef de l’Etat, qui ambitionne de disputer la primaire de son camp à l’automne pour revenir au pouvoir en 2017, a été entendu toute la journée par le juge financier Serge Tournaire, qui soupçonne que ses comptes de campagne ont été truqués pour cacher une explosion du plafond légal des dépenses de 22,5 millions d’euros.

A l’issue de cette audition, il a « été mis en examen du chef de financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales », a annoncé le procureur de la République de Paris, François Molins, dans un communiqué.

Une « infraction formelle », s’est employé à relativiser son avocat Thierry Herzog, qui a fait part de sa « satisfaction » tout en annonçant des « contestations ». « Aucun fait lié au dossier Bygmalion (n’est) reproché » à Nicolas Sarkozy, a-t-il soutenu.

De fait, l’ancien chef de l’Etat a été placé sous le statut de témoin assisté pour les chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance, qui sont liés directement à la mise en place du système de fausses factures. Anciens responsables de la campagne, de l’UMP ou de Bygmalion, treize autres personnes sont mises en examen dans cette affaire.

L’ancien chef de l’Etat est lui déjà mis en examen pour corruption et trafic d’influence dans un autre dossier, celui des écoutes, dans lequel il est soupçonné d’avoir tenté d’obtenir, début 2014, auprès d’un haut magistrat, des informations couvertes par le secret dans une procédure judiciaire. Dans cette affaire, les juges d’instruction ont notifié la fin de leurs investigations et le président du parti Les Républicains risque un renvoi au tribunal correctionnel.

L’enquête Bygmalion, du nom de la société qui organisait ses meetings, porte à l’origine sur un vaste système de fausses factures pour cacher l’explosion du plafond légal des dépenses. Ces fausses factures auraient eu pour objet d’imputer à l’UMP, devenue Les Républicains, quelque 18,5 millions d’euros de dépenses qui auraient dû rentrer dans le compte de campagne. Au final, le Conseil constitutionnel avait quand même rejeté ce compte, pour un dépassement de quelques centaines de milliers d’euros.

– « Une farce » –

Plusieurs cadres de Bygmalion, son comptable, ainsi que Jérôme Lavrilleux à l’UMP, ont reconnu l’existence de la fraude aux fausses factures, mais aucun protagoniste n’a mis en cause Nicolas Sarkozy pour l’avoir décidée ou en avoir eu connaissance.

« A mon avis, il est impossible qu’il en ait été informé », avait affirmé en garde à vue Jérôme Lavrilleux, ex-bras droit de Jean-François Copé.

L’enquête montre cependant que Nicolas Sarkozy a demandé et obtenu plus de meetings, vers la mi-mars 2012, alors que le risque de franchir la ligne rouge était connu de l’équipe de campagne.

Les policiers ont retrouvé un courriel du 19 mars dans lequel Eric Cesari, alors directeur général de l’UMP, prend acte auprès du directeur de campagne Guillaume Lambert du « souhait du président de tenir une réunion publique chaque jour à partir de la semaine prochaine ».

Or, Guillaume Lambert a déclaré aux policiers avoir informé le président-candidat des « contraintes budgétaires » posées par une note de l’expert-comptable, qui pointait un risque de dépassement du plafond et interdisait toute dépense supplémentaire.

Entendu par les enquêteurs en septembre, Nicolas Sarkozy a assuré ne pas s’en souvenir et a relativisé le coût des événements ajoutés. Quant à Guillaume Lambert, il a expliqué, sans convaincre les juges, que des négociations sur les tarifs des précédents meetings avaient permis de dégager des marges de manoeuvre.

« L’argument d’une campagne qui dérape est une farce », avait affirmé Nicolas Sarkozy aux enquêteurs. Il a renvoyé la responsabilité des fausses factures sur Bygmalion et l’UMP dirigée alors par Jean-François Copé, placé la semaine dernière sous le statut de témoin assisté.

Mais depuis, l’enquête s’est élargie à des dépenses qui n’ont rien à voir avec la société de communication fondée par des proches de M. Copé. Les juges s’interrogent notamment sur une ligne « présidentielle » dans le budget 2012 du parti, indiquant 13,5 millions d’euros de dépenses engagées, alors que trois millions d’euros seulement ont été communiqués dans le compte de campagne. Trains, salles de meetings, tracts, sondages, les juges ont remonté la trace de nouvelles factures oubliées, qui apparaissent dans les comptes détaillés de l’UMP mais pas dans le compte de campagne.

Nicolas Sarkozy mis en examen pour ses comptes de campagne 2012

PARIS (Reuters) – Nicolas Sarkozy a été mis en examen mardi dans l’enquête sur le financement de sa campagne présidentielle de 2012, a annoncé le parquet de Paris dans un communiqué.

L’ancien président devra répondre du chef de financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales, ce qui risque de contrecarrer ses ambitions pour 2017.

Entendu pendant une dizaine d’heures, Nicolas Sarkozy a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté pour les chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance, précise le parquet.

Peu après l’annonce de sa mise examen, l’avocat de l’ex-chef de l’Etat, Thierry Herzog, s’est présenté devant les journalistes pour expliquer qu’il allait déposer des recours et faire part de sa « satisfaction ».

« Aucun fait lié au dossier dit Bygmalion n’est reproché au président Sarkozy », a-t-il dit.

« Le juge d’instruction a considéré que l’infraction formelle de dépassement du compte électoral qu’il avait signé était constituée et il n’a été mis en examen que de ce chef. C’est donc une satisfaction », a également déclaré Thierry Herzog.

Le chef de financement illégal de campagne électorale est passible de 3.750 euros d’amende et d’un an de prison.

L’enquête portait à l’origine sur des fausses factures présumées émises pour un montant de 18 millions d’euros par la société Bygmalion pour couvrir des dépassements du budget de la campagne 2012.

Elle a été élargie en octobre à d’autres dépenses de l’ex-UMP, d’un montant de 13,5 millions d’euros.

Ce nouvel épisode judiciaire intervient au plus mauvais moment pour le président des Républicains, à la peine dans les sondages et contesté dans son camp comme a pu le confirmer le Conseil national du parti le week-end dernier.

« La chasse au Sarko est ouverte, il a déjà pris quelques plombs ce week-end », a lâché dans la journée un député LR.

« DONNÉE EXOGÈNE »

L’ancien président, qui a concédé que sa participation à la primaire de la droite et du centre de novembre n’était ni « obligatoire » ni « automatique », n’a toujours pas fait connaître ses intentions.

« Au fond, cela devrait être un parcours initiatique obligé pour toute personne aspirant à exercer les responsabilités du pouvoir de se retrouver, un jour, dans la peau du ‘gibier’, c’est-à-dire de celui qui, quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, devient à un instant donné coupable, forcément coupable », écrit-il ans « La France pour la vie », le livre qu’il a publié fin janvier.

Un argumentaire sur « la présomption de culpabilité » qu’entendent encore ses partisans, la base militante de LR, mais qui ne porte guère au-delà.

Sur France 2, le 4 février dernier, Nicolas Sarkozy avait de nouveau protesté de son innocence en prenant à témoin les Français : « Quand on dit que ma campagne s’est emballée, c’est faux. (…) Je dis aux Français, ‘Jamais je n’ai trahi votre confiance' ».

« Si j’avais le moindre doute sur le sujet, je ne serais pas revenu », avait-il ajouté.

Dans l’entourage d’Alain Juppé, qui surclasse ses concurrents dans les sondages, on se refuse à tirer le moindre enseignement et le moindre profit de l’événement.

« C’est une donnée exogène. On n’en espère rien. On a envie de gagner à la loyale », assure-t-on.

Jean-François Copé, qui est entré dans la course après que les juges n’eurent retenu aucun élément à son encontre dans le dossier Bygmalion, avait déclaré dimanche soir : « Je n’aurais pas considéré pouvoir être candidat si j’avais été mis en examen. »

Nicolas Sarkozy mis en examen : ce qui lui est reproché en neuf gifs animés

C’est le dernier rebondissement en date d’un feuilleton qui empoisonne la droite depuis maintenant deux ans. Nicolas Sarkozy, a été mis en examen, mardi 16 février, pour le financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012. Une affaire complexe, dont francetv info vous résume les grandes étapes en neuf gifs animés.

1En 2012, Sarkozy multiplie les meetings grandioses

Lorsque Nicolas Sarkozy se déclare candidat, en février 2012, il ne lui reste que trois mois pour combler son immense retard dans les sondages. Il choisit alors de mener une campagne tambour battant, avec pas moins de 44 meetings, dont certains grandioses, comme ceux de Villepinte (Seine-Saint-Denis), de la Concorde, ou du Trocadéro à Paris.

2Les dépenses de la campagne s’envolent

Ces grand-messes ont un coût. Les factures de l’entreprise d’événementiel chargée de les organiser – une filiale de l’agence Bygmalion – s’accumulent. L’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy constate alors que les comptes de campagne sont en train de déraper.

3Un système pour cacher ces dérapages est alors imaginé, mais Sarkozy n’y serait pour rien…

Les dépenses de campagne dérapent. Problème : légalement, un candidat à la présidentielle n’a pas le droit de dépenser plus de 22 millions d’euros. Certains cadres de l’UMP, de l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy, et de la société Bygmalion, s’accordent alors pour mettre au point un système de fausses factures pour faire supporter le surplus au parti, et non au candidat.

Lorsque l’affaire éclate dans la presse, deux ans plus tard, Nicolas Sarkozy jure qu’il n’était pas au courant de ce petit arrangement, voire qu’il n’y a jamais eu de dépassement.

4… Jean-François Copé non plus

Le secrétaire général de l’UMP est alors en première ligne, sommé de s’expliquer. Jean-François Copé l’assure : lui non plus n’a été tenu au courant de rien.

5Mais la presse fait de nouvelles révélations

Chaque jour ou presque apporte son lot de révélations. La position de Jean-François Copé, et celle de son directeur de cabinet, Jérôme Lavrilleux, apparaît de plus en plus fragilisée.

6Jérôme Lavrilleux, en larmes, passe aux aveux

Après de nouvelles révélations, le 26 mai 2014, Jérôme Lavrilleux — à la fois plus proche collaborateur de Jean-François Copé, et directeur adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy — avoue sur BFMTV, la gorge nouée, qu’il y a eu un « dérapage » durant la campagne de 2012. Et reconnaît aussi la mise en place d’un système illicite. « Des factures présentées à l’UMP correspondaient à des dépenses faites pour la campagne », assure-t-il.

7Copé doit démissionner de l’UMP

Après les aveux de son bras-droit, Jean-François Copé ne peut faire autrement que démissionner de la tête de l’UMP. Mais l’intéressé persiste : il ne savait rien de cette affaire avant que la presse n’en parle.

8Et c’est Sarkozy qui revient aux affaires

Le départ de Jean-François Copé donne l’occasion à Nicolas Sarkozy de revenir sur le devant de la scène politique. L’ex-chef de l’Etat se fait élire, en décembre 2014, à la tête de son parti.

9Mais un an plus tard, il est mis en examen

Ironie du sort : Jean-François Copé, qui a payé un lourd tribut politique, n’a pas été mis en examen lors de son récent passage devant le juge d’instruction, bénéficiant du statut de témoin assisté. A la différence de son successeur, qui est désormais officiellement poursuivi pour financement illégal de campagne électorale.

Rattrapé par ses comptes de campagne de 2012, Nicolas Sarkozy mis en examen

Le Monde.fr avec AFP

Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 16 février pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012.

L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été mis en examen, mardi 16 février au soir, pour financement illégal de campagne électorale. Il a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté des chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance. Il était entendu depuis mardi matin par les juges d’instruction parisiens.

L’avocat de M. Sarkozy a affiché sa « satisfaction » de voir son client mis en examen pour « une infraction formelle » et a rappelé que « le Conseil constitutionnel, par une décision définitive, a déjà jugé ce dépassement de compte de campagne en infligeant une pénalité de dépassement » dont l’ex-chef de l’Etat « s’est acquitté ». « Je vais bien sûr, dans les prochains jours, former les recours qui apparaitront nécessaires », a-t-il souligné. En revanche, le juge « a considéré que l’affaire dite Bygmalion ne concernait pas le président Sarkozy », s’est réjoui l’avocat.

Il ne s’agit pas de la première mise en examen pour M. Sarkozy, puisque l’ancien président est déjà mis en examen, depuis juillet 2014, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite des écoutes.

De l’affaire Bygmalion aux comptes de campagne

Nicolas Sarkozy était notamment entendu sur son implication dans l’affaire Bygmalion, dont les investigations portent sur un système de fausses factures qui aurait été destiné à dissimuler une explosion du plafond légal des dépenses de 22,5 millions d’euros. Ces faux auraient eu pour objet d’imputer à l’UMP, alors dirigée par Jean-François Copé et devenue depuis Les Républicains, des dépenses relevant des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy.

A la genèse de l’affaire, les soupçons semblaient se concentrer sur l’entourage de Jean-François Copé et la direction de la société de communication Bygmalion. Selon les patrons de Bygmalion, dont certains sont des proches du député et maire de Meaux, ce stratagème aurait notamment été imposé à la société de communication. Ils ont reconnu avoir facturé des conventions UMP fictives pour couvrir des dépenses de meetings.

Lire aussi : Sarkozy mis en examen : l’affaire Bygmalion en 5 questions

Mais, comme en témoignent les chefs de mise en examen du président des Républicains, ce dossier est de plus en plus celui des comptes de campagne, donnant aux investigations un tour de plus en plus préoccupant pour l’ancien chef de l’Etat au fil des mois. Dans son livre paru en janvier, La France pour la vie (éditions Plon, 260 pages, 18,90 euros), ce dernier affirme :

« Là encore, on aura sans doute du mal à le croire, c’est pourtant, je le jure, la stricte vérité : je ne connaissais rien de cette société jusqu’à ce que le scandale éclate. »

Les enquêteurs s’interrogent donc désormais sur une ligne « présidentielle » trouvée dans le budget 2012 de l’UMP, qui indique 13,5 millions d’euros de dépenses engagées, alors que 3 millions d’euros seulement ont été communiqués dans le compte de campagne. Des factures de trains, de salles de meetings, d’édition et de distribution de tracts, de sondages. Dans ce nouveau volet de l’affaire, cinq personnes ont d’ores et déjà été mises en examen en janvier, dont l’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy, Guillaume Lambert.

Ces affaires judiciaires dans lesquelles le nom de Nicolas Sarkozy est cité

FRANCE-POLITICS-PARTIES-REPUBLICAINS

Nicolas Sarkozy former French President and leader of France’s main opposition right-wing « Les Republicains » party, (formerly known as UMP) gestures during a meeting on July 02, 2015 in Chateaurenard, southern France.AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

JUSTICE – Nicolas Sarkozy a, de nouveau rendez-vous avec la justice. L’ancien président de la République est entendu depuis mardi matin dans l’affaire Bygmalion pour répondre aux questions des juges du pôle financier sur le financement de sa campagne présidentielle de 2012. Dix jours après que Jean-François Copé est ressorti de leur bureau sans mise en examen, le président du parti Les Républicains espère la même issue.

Alors qu’il n’est toujours pas officiellement candidat pour la primaire de droite en vue de la présidentielle, Nicolas Sarkozy sait que cette affaire est celle qui pourrait lui causer le plus de tort dans les prochaines semaines. Car si son nom revient dans de nombreuses affaires, il n’est pour l’heure mis en examen que dans une seule. Celle dite des écoutes. Dans les autres, l’étau n’est pas encore resserré sur lui.

  • [MIS EN EXAMEN] L’affaire des écoutes
    AFP
    Dans le cadre de l’enquête sur l’affaire du financement libyen, Nicolas Sarkozy est placé sur écoute judiciaire. A l’occasion d’une conversation avec son avocat Me Herzog, les magistrats croient déceler un « trafic d’influence » mêlé à une « violation du secret de l’instruction » en lien avec un magistrat de la Cour de cassation. Une information judiciaire est ouverte. Finalement, Nicolas Sarkozy, son avocat ainsi que le magistrat en cause sont mis en examen en juillet 2014. Selon plusieurs sources, les investigations judiciaires sont terminées et les magistrats doivent décider dans les prochaines semaines d’un éventuel renvoi de Nicolas Sarkozy en correctionnelle.
  • [MIS EN EXAMEN] L’affaire Bygmalion
    AFP
    L’affaire Bygmalion qui a poussé Jean-François Copé à la démission de l’UMP dérange Nicolas Sarkozy qui a été mis en examen le 16 février pour financement illégal de campagne présidentielle. Il est aussi placé sous le statut de témoin assisté sous le statut de témoin assisté des chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance. Plusieurs protagonistes, dont Jérôme Lavrilleux qui fut directeur adjoint de la campagne de 2012, ont évoqué un système de fausses factures pour éviter que les comptes de campagne ne dépassent le plafond autorisé. « Il n’y a jamais eu le moindre système de double facturation », avait assuré, mi-2015, l’ex-Président.
  • [BLANCHI] L’affaire Woerth-Bettencourt
    AFP
    Mis en examen pour « abus de faiblesse » sur l’héritière de L’Oréal Liliane Bettencourt, Nicolas Sarkozy a depuis bénéficié d’un non-lieu. Il n’est donc plus inquiété. En revanche, ses agendas présidentiels, saisis au cours de l’enquête, sont toujours à la disposition de la justice. Ils pourraient servir dans d’autres enquêtes visant l’ancien président. Dix autres personnes, dont l’ancien ministre Eric Woerth, ont été renvoyés en correctionnelle. Mais celui-ci a été relaxé.
  • [BLANCHI] L’affaire de l’amende réglée par l’UMP
    AFP
    Le 2 juillet 2014, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur le paiement par l’UMP des pénalités infligées à Nicolas Sarkozy après l’invalidation des comptes de sa campagne présidentielle de 2012. Cette enquête vise un éventuel « abus de confiance » au préjudice de l’UMP, qui avait réglé la facture à la place du candidat. Le Conseil constitutionnel avait estimé en juillet 2013 que l’ex-président devait restituer au Trésor public l’avance forfaitaire de 150.000 euros qui lui avait été versée pour sa campagne, et lui payer 363.615 euros correspondant au dépassement du plafond légal des dépenses. Le 6 octobre, on apprenait l’ouverture d’une information judiciaire. Nicolas Sarkozy a été entendu le 1er avril 2015 au pôle financier. Il y est ressorti avec le statut de témoin assisté. Jean-François Copé et Catherine Vautrin, respectivement ancien président et trésorière de l’UMP ont été mis en examen. Finalement, la justice a prononcé un non-lieu général, conformément aux réquisitions du parquet.
  • [CITÉ] L’affaire du financement libyen
    AFP
    En 2012, en pleine campagne présidentielle, Mediapart dévoile des documents accusant Nicolas Sarkozy d’avoir reçu plusieurs dizaines de millions d’euros de financement illicite émanant de la Libye du colonel Kadhafi. Nicolas Sarkozy porte plainte pour « faux » mais une enquête est également ouverte en avril 2013 pour « corruption active et passive », « trafic d’influence »… Son ex-ministre et ex-secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant a été mis en examen pour faux au début du mois de mai 2015.
  • [CITÉ] L’affaire Karachi
    AFP
    Ministre du Budget puis porte-parole de campagne d’Edouard Balladur en 1995, Nicolas Sarkozy est cité indirectement à plusieurs reprises dans le dossier instruit en marge de l’attentat de Karachi. Trois de ses proches, dont Nicolas Bazire et Thierry Gaubert ont été mis en examen. L’ancien président n’a toutefois jamais été directement mis en cause par la justice dans cette vaste affaire mêlant terrorisme, rétrocommissions et financement illicite de campagne.
  • [PROTÉGÉ] L’affaire des sondages de l’Elysée
    AFP
    Sous le précédent quinquennat, l’Elysée passe plusieurs généreux contrat pour la réalisation de sondages avec des cabinet tenus par des proches, dont Publifact, dirigé par son conseiller Patrick Buisson. Faute d’être passé par une procédure d’appel d’offres, Nicolas Sarkozy est soupçonné de favoritisme. Plusieurs de ses proches dont son ex-directrice de cabinet Emmanuelle Mignon ont été mis en examen début février 2016. L’immunité présidentielle dont jouit l’ancien chef de l’Etat pourrait cependant lui éviter tout tracas.
  • [PROTÉGÉ] L’affaire Tapie Lagarde
    AFP
    Nicolas Sarkozy a-t-il usé de son statut de président de la République pour octroyer un généreux arbitrage de 403 millions d’euros à Bernard Tapie, soldant son litige avec le Crédit Lyonnais? Après avoir mis en examen plusieurs personnes pour « escroquerie en bande organisée », les juges enquêtent désormais directement sur l’entourage présidentiel. Les agendas de Nicolas Sarkozy, qui n’a pas été mis en cause sur ce dossier, ont déjà attesté qu’il avait reçu Bernard Tapie à l’Elysée à de nombreuses reprises pendant la procédure d’arbitrage. Son immunité présidentielle pourrait toutefois lui éviter les poursuites.
  • [VICTIME] L’affaire des enregistrements Buisson
    AFP
    Ici, Nicolas Sarkozy est une victime. Pendant plusieurs mois, l’ancien président de la République a été enregistré à son insu par son ex-conseiller Patrick Buisson. Des heures d’enregistrements réalisées à l’aide d’un dictaphone et découvertes au cours d’une perquisition en lien avec l’affaire des sondages de l’Elysée. Nicolas Sarkozy a porté plainte pour « atteinte à la vie privée » et exigé le retrait des enregistrements qui ont fuité dans la presse.
  • [CITE] Des voyages privés payés par Courbit
    AFP
    Le 19 décembre 2014, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour abus de biens sociaux, complicité et recel. En cause, trois voyages privés effectués par Nicolas Sarkozy après son départ de l’Elysée. Ils ont été payés par la société Lov Group, appartenant à l’homme d’affaires Stéphane Courbit (ex-patron d’Endemol). Mais l’avocat de ce dernier conteste l’irrégularité du procédé. Il justifie ces voyages par un projet de « création d’un fonds d’investissement dans lequel l’ancien président de la République aurait été impliqué ». Celui-ci n’a jamais vu le jour. En janvier 2016, on apprend que les investigations judiciaires sont terminées sans qu’aucune mise en examen ne soit prononcée. Ce qui pourrait préfigurer un non-lieu général dans quelques semaines.
  • [PROTÉGÉ] Un Kazakhgate pendant le quinquennat
    AFP
    Depuis près de deux ans, la justice enquête sur des soupçons nés de commissions qui auraient été versées en marge d’importants contrats commerciaux conclus avec le Kazakhstan pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Un ex-conseiller a été mis en examen, accusé d’avoir touché des pots de vin tandis que l’ancien Président est soupçonné d’avoir fait pression en 2011 sur le Sénat belge, à la demande du président kazakh, dans le cadre d’une affaire judiciaire en Belgique en échange de la signature de juteux contrats d’armement entre la France et Astana. Pour cette période à l’Elysée, Nicolas Sarkozy bénéficie d’une immunité présidentielle.

Lire aussi :

• Et si les affaires retardaient son entrée en campagne

• Nicolas Sarkozy entendu par les juges dans l’affaire Bygmalion

Financement de la campagne 2012 : Nicolas Sarkozy mis en examen

L’ancien chef de l’Etat a été mis en examen pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, dans l’affaire Bygmalion. Un coup dur pour l’ancien chef de l’Etat, qui tente de revenir sur le devant de la scène politique en vue de 2017.

Par M6 Info | M6info –

  • FRANCE-POLITICS-JUSTICE-ELECTION

    Former French President Nicolas Sarkozy arrives at the Pole financier (the financial section of Paris court house) in the French capital, on February 16, 2016, to be heard in the investigation of false invoices in the « Bygmalion affair », a corruption scandal centred on claims that his party paid some of his campaign expenses in 2012 to get around strict spending limits. / AFP / THOMAS SAMSON

    M6info/AFP – Financement de la campagne 2012 : Nicolas Sarkozy chez les juges

Nicolas Sarkozy a été entendu toute la journée par le juge d’instruction dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Bygmalion. Ce soir, le procureur de la République de Paris, François Molins, a annoncé sa mise en examen pour « financement illégal de campagne électorale pour avoir, en qualité de candidat, dépassé le plafond légal de dépenses électorales » pour la campagne de 2012.
L’ancien président de la République a également « été placé sous le statut de témoin assisté des chefs d’usage de faux, escroquerie et abus de confiance », précise le communiqué du procureur.

L’avocat de Nicolas Sarkozy relativise

Pour Thierry Herzog, le défenseur de Nicolas Sarkozy, c’est une « satisfaction : l’homme de loi souligne que son client est simplement poursuivi pour une « infraction formelle », le dépassement des plafonds de dépenses élecorales. « Aucun fait lié au dossier Bygmalion (n’est) reproché » à Nicolas Sarkozy, a-t-il affirmé.

L’affaire

L’enquête Bygmalion, du nom de la société qui organisait ses meetings, porte à l’origine sur un vaste système de fausses factures pour cacher une explosion du plafond légal des dépenses pour la présidentielle, fixé à 22,5 millions d’euros. Elles auraient eu pour objet d’imputer à l’UMP, devenue Les Républicains, quelque 18,5 millions d’euros de dépenses qui auraient dû rentrer dans le compte de campagne.

Plusieurs cadres de Bygmalion, son comptable, ainsi que Jérôme Lavrilleux à l’UMP, ont reconnu l’existence de cette fraude, mais aucun d’entre eux pour le moment n’a mis en cause Nicolas Sarkozy pour l’avoir décidée ou en avoir eu connaissance.

Etait-il au courant ?

L’enquête montre cependant que l’ancien président de la République a demandé et obtenu plus de meetings, vers la mi-mars 2012. Guillaume Lambert, son directeur de campagne de l’époque, l’a alors informé d’une note de l’expert-comptable pointant un risque de dépassement du plafond et interdisant toute dépense supplémentaire.
Entendu par les enquêteurs en septembre 2015 sur cet élément, Nicolas Sarkozy a assuré ne pas s’en souvenir. Il a renvoyé la responsabilité des fausses factures sur Bygmalion et l’UMP dirigée alors par Jean-François Copé, qui a été placé sous le statut de témoin assisté.

Dans son livre confession publié fin janvier, La France pour la vie, Nicolas Sarkozy assure avoir tout ignoré de Bygmalion et de ses pratiques. « Là encore, on aura sans doute du mal à le croire, c’est pourtant, je le jure, la stricte vérité : je ne connaissais rien de cette société jusqu’à ce que le scandale éclate », écrit-il.

Ceux qui sont déjà poursuivis en justice

L’ancien directeur général Eric Cesari, proche de Nicolas Sarkozy, l’ancien directeur de la communication Pierre Chassat et Fabienne Liadzé, ex-directrice des affaires financières, ont été mis en examen samedi 4 octobre pour faux et usage de faux et pour abus de confiance.
Bastien Millot et Guy Alvès, les deux fondateurs de Bygmalion, sont poursuivis pour « complicité de faux et complicité d’usage de faux », tandis que Franck Attal, l’ancien patron de la filiale événementielle de Bygmalion, Event & Cie, est mis en examen pour « faux et usage de faux ».

Retour en images sur tous les protagonistes de l’affaire

C’est après ses révélations que l’affaire Bygmalion a pris un nouveau tournant. Le 26 mai dernier, Jérôme Lavrilleux, ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 et directeur

De nouvelles factures oubliées

L’enquête s’est élargie à des dépenses qui n’ont rien à voir avec la société de communication fondée par des proches de Copé. Les juges s’interrogent notamment désormais sur une ligne « présidentielle » dans le budget 2012 du parti, indiquant 13,5 millions d’euros de dépenses engagées, alors que trois millions d’euros seulement ont été communiqués dans le compte de campagne.

Pourra-t-il être candidat ?

Depuis la sortie de son livre il y a quelques semaines, Nicolas Sarkozy enchaîne les meetings, les réunions, les plateaux de télévision… pour redorer son image auprès des Français. Mais celui qui vise une candidature en 2017 est toujours empêtré dans plusieurs affaires, dont celle dite Bygmalion.

Justice : les dossiers embarrassants pour Nicolas Sarkozy

Pénalités pour dépassement des comptes de campagne – Le parquet de Paris a ouvert le 6 octobre 2014 une information judiciaire pour abus de confiance, complicité et recel de ces délits. … 

Ces affaires qui empoisonnent Sarkozy

Les Echos | Le 07/05/2015 à 10:24, mis à jour le 03/06 à 17:55

DOSSIER – Sondage de l’Elysée, affaires des écoutes ou Bygmalion, accusation de financement libyen de sa campagne de 2007, arbitrage Tapie : Nicolas Sarkozy ou des membres de son entourage sont cités dans plusieurs dossiers judiciaires susceptibles d’embarrasser ses ambitions présidentielles en 2017.

Nicolas Sarkozy - AFP

Nicolas Sarkozy – AFP

Des pénalités réglées par l’UMP

Le parquet de Paris a ouvert le 6 octobre une information judiciaire pour abus de confiance, complicité et recel sur la prise en charge par l’UMP de pénalités infligées au candidat Sarkozy, pour environ 400.000 euros. Cette enquête sur les pénalités porte sur le paiement par l’UMP, fin octobre 2013, des sanctions infligées à Nicolas Sarkozy pour le dépassement du plafond – 22,5 millions d’euros – de ses dépenses durant la campagne perdue en 2012. Le rejet des comptes avait privé l’UMP du remboursement de plus de 10 millions de frais de campagne. Mais le Conseil constitutionnel avait aussi ordonné au candidat Sarkozy la restitution à l’Etat d’une avance forfaitaire de 153.000 euros et lui avait infligé une pénalité de 363.615 euros, correspondant au dépassement constaté. Or, le fait pour l’UMP d’avoir pris en charge ces frais peut constituer un abus de confiance, car les pénalités visaient le candidat lui-même et l’argent du parti aurait ainsi été détourné à son profit. A l’époque, pour se renflouer, l’UMP, très endettée, avait lancé une grande souscription auprès de ses militants, le « Sarkothon ».

Début décembre, revenu à la présidence de l’UMP, Nicolas Sarkozy s’était résolu à rembourser la somme de 363.615 euros, un acte qui n’a pas arrêté le cours de l’enquête. Entendu par les juges le 1er avril 2015, il a été placé sous statut de témoin assisté.

Accusations de financement libyen

Des juges enquêtent depuis avril 2013 sur des accusations de financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy par le régime libyen de Mouammar Kadhafi. Parmi les ex-dignitaires libyens, certains ont évoqué ce financement sans fournir d’élément matériel, d’autres ont démenti. Une autre enquête concerne la plainte de Nicolas Sarkozy pour faux contre Mediapart, qui avait publié, lors de la présidentielle de 2012, une note censée accréditer ce financement.

C’est dans le cadre de cette enquête que l’ex-secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant a été mis en examen début mars pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée. En cause: la vente alléguée de deux tableaux flamands pour expliquer un virement de 500.000 euros sur son compte.

Corruption présumée

Thierry Herzog, l’avocat historique de Nicolas Sarkozy. - AFP

Thierry Herzog, l’avocat historique de Nicolas Sarkozy. – AFP

Dans l’enquête sur ce possible financement libyen, l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy, placé sur écoute, et son avocat a abouti à une information judiciaire, le 26 février 2014, pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction. La justice soupçonne l’ex-président d’avoir tenté, avec l’appui de Maître Thierry Herzog, d’obtenir des informations dans une procédure le concernant auprès d’un haut magistrat, Gilbert Azibert, contre une promesse d’intervention pour un poste de prestige à Monaco.

Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue le 1er juillet 2014 à l’office anti-corruption de la PJ – une première pour un ex-chef de l’Etat – puis mis en examen pour corruption active, trafic d’influence actif et recel de violation du secret professionnel. Son avocat historique Thierry Herzog (photo) et le haut magistrat Gibert Azibert ont également été mis en examen.

Nicolas Sarkozy a mis en cause l’impartialité des juges qui l’avaient mis en examen et dénoncé une « volonté » de l’« humilier » avec sa garde à vue. L’enquête a été suspendue à l’automne 2014 en attendant que la Cour d’appel se prononce, le 7 mai, sur des requêtes en nullité de procédure. La Cour ayant validé la procédure, l’enquête peut donc reprendre. Un pourvoi en cassation a été déposé, mais il n’est pas suspensif.

Bygmalion : une « affaire des comptes de campagne »

L’enquête a été confiée le 27 juin à des juges financiers, chargés d’une information judiciaire pour « faux et usage de faux », « abus de confiance », « tentative d’escroquerie » et « complicité et recel de ces délits ». L’affaire a déjà coûté la présidence de l’UMP à Jean-François Copé, dont des proches avaient fondé la société de communication Bygmalion. Mais, partie de soupçons initiaux de surfacturation de prestations rendues à l’UMP, l’enquête est devenue celle des comptes de la campagne présidentielle de 2012.

Bygmalion mais aussi Jérôme Lavrilleux, cheville ouvrière des meetings électoraux de l’ancien chef de l’Etat, ont reconnu un système de fausses factures et de double comptabilité qui a permis à la société d’imputer à l’UMP une partie des dépenses de la campagne afin que celles-ci ne dépassent pas trop, en apparence, le plafond autorisé.

Sept personnes sont mises en examen, dont Éric Cesari, ancien relais de Nicolas Sarkozy à l’UMP. Leur contrôle judiciaire leur interdit d’entrer en contact avec l’ex-chef de l’Etat. L’enquête portera notamment sur la connaissance ou non d’un tel système par Nicolas Sarkozy, qui en a réfuté l’existence.

Pour en savoir plus

DOSSIER Bygmalion : l’affaire qui ébranle l’UMP

Arbitrage Tapie

Cet arbitrage a abouti à une sentence accordant 403 millions d’euros à Bernard Tapie, en juillet 2008, pour régler son litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas. Les magistrats soupçonnent un « simulacre d’arbitrage » pour favoriser l’homme d’affaires, avec l’aval de l’exécutif. Cinq personnes sont mises en examen pour « escroquerie en bande organisée », dont Bernard Tapie, un des juges arbitres et l’ex-directeur de cabinet du ministère de l’Economie aujourd’hui patron d’Orange, Stéphane Richard. Le secrétaire général de la présidence de l’époque, Claude Guéant, a été entendu en garde à vue fin mai. L’ancienne ministre de l’Economie Christine Lagarde a aussi été mise en examen pour « négligences ».

Cet arbitrage a été annulé par la justice en février 2015

Sondages de l’Elysée

Un juge enquête sur la régularité des contrats conclus, sans appel d’offres, entre l’Elysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat Sarkozy, notamment avec la société Publifact de Patrick Buisson. La polémique sur ces sondages avait commencé en 2009, après la publication d’un rapport de la Cour des comptes qui épinglait sévèrement une convention signée le 1er juin 2007 entre l’Elysée et le cabinet de Patrick Buisson « pour un coût avoisinant 1,5 million d’euros ».

L’association de lutte contre la corruption Anticor, qui avait porté plainte en février 2010, n’avait obtenu que fin 2012, au prix d’une longue bataille procédurale, que le juge Serge Tournaire puisse enquêter sur des faits présumés de favoritisme et détournement de fonds publics, certains sondages étant, selon Anticor, « étrangers » à la fonction présidentielle L’association pointait du doigt une étude sur la liaison entre Nicolas Sarkozy et son épouse ou encore sur des adversaires potentiels du président.

Primes en liquide

Claude Guéant et Michel Gaudin, aujourd’hui directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, ont été placés en garde à vue en décembre 2013 dans l’affaire de primes en liquide au ministère de l’Intérieur. Quelque 10.000 euros mensuels non déclarés auraient été perçus par Claude Guéant entre 2002 et 2004, lorsqu’il dirigeait le cabinet de Nicolas Sarkozy place Beauvau. Michel Gaudin était alors patron de la police nationale. Le parquet national financier doit décider s’il classe, désigne des juges ou cite directement les protagonistes en correctionnelle.

La nomination contestée de François Pérol

L’ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée, François Pérol, a été mis en examen début février pour prise illégale d’intérêts, quatre ans après sa nomination controversée à la tête du groupe bancaire BPCE. L’enquête est close. François Pérol sera jugé fin juin 2015 en correctionnelle.

Le meeting de Toulon

Une enquête pour détournement de fonds publics a été ouverte en octobre 2013 par le parquet de Paris sur le financement d’un meeting de Nicolas Sarkozy, à Toulon fin 2011. Ce meeting n’avait pas été inscrit dans les dépenses de campagne, ce qu’avait épinglé le Conseil constitutionnel. Mais début mars 2015, on apprenait qu’en décembre 2014 la décision avait été prise de classer cette enquête sans suite judiciaire.

Ses explications

Lors de l’annonce de son retour en politique, Nicolas Sarkozy avait abordé sur France 2 les multiples affaires judiciaires dans lesquelles son nom est cité, balayant toutes les accusations. « Est-ce que vous croyez que si j’avais quelque chose à me reprocher, je viendrais m’exposer dans un retour à la politique comme aujourd’hui ? Est-ce que vous me prêtez deux neurones d’intelligence ? » avait-il lancé, « en colère ».
« Toute la campagne présidentielle, on a expliqué aux Français que j’étais mouillé dans l’affaire Bettencourt, que j’avais extorqué de l’argent à une vieille dame. Deux ans et demi d’enquêtes, quatre perquisitions, 22 heures d’interrogatoire. A l’arrivée: non lieu. Qui me rendra mon honneur ? », avait-il tempêté.
« L’affaire Karachi: dix ans d’enquêtes. On m’a même suspecté d’être complice de la mort de nos compatriotes – les pauvres. Aujourd’hui, je suis lavé. Qui me rendra mon honneur ? Est-ce que vous ne croyez pas que ceci sert certains desseins ? », avait-il poursuivi.
A LIRE AUSSI
DOSSIER Nicolas Sarkozy de retour en politique

 Nicolas Sarkozy et les affaires judiciaires

Le Parisien

 «Jamais dans notre histoire, un homme public n’a été autant ciblé et visé». Cet homme, c’est Nicolas Sarkozy. Cette phrase, c’est son ami proche Brice Hortefeux qui l’a prononcée.

Karachi, les écoutes, les sondages, Bygmalion… Les affaires judiciaires n’ont cessé de s’accumuler sur le chemin du retour en politique de Nicolas Sarkozy.

Certaines sont désormais derrière lui. C’est le cas de l’affaire des pénalités payées par l’UMP, qui s’est soldée par un non-lieu général. De l’affaire Bettencourt, dans laquelle il a bénéficié d’un non-lieu. Ou de l’enquête préliminaire sur le meeting de Toulon, classée sans suite. D’autres continuent de lui empoisonner la vie, au premier rang desquelles, l’affaire des écoutes.

Au total, nous avons recensé pas moins de onze affaires auxquelles est ou a été lié, de près ou de loin, l’ancien président de la République.

Ces affaires judiciaires dans lesquelles apparait le nom de Nicolas Sarkozy

Bygmalion, Tapie, Karachi, l’ancien président de la République est cité dans plusieurs dossiers susceptibles de freiner ses ambitions pour 2017. Le Figaro fait le point.

• L’affaires des écoutes

Les faits: Cette affaire trouve son origine dans le placement sur écoute de Nicolas Sarkozy en avril 2013, dans le cadre de l’enquête sur un financement libyen supposé de sa campagne de 2007. Des échanges entre l’ancien président et son avocat, Me Thierry Herzog, laissent penser aux juges d’instruction qu’ils ont essayé d’obtenir des informations couvertes par le secret auprès du haut magistrat Gilbert Azibert sur une procédure concernant l’ex-président (la saisie de ses agendas dans l’affaire Bettencourt, ndlr). En échange, Nicolas Sarkozy aurait promis d’intervenir pour que Gilbert Azibert obtienne un poste de prestige à Monaco. L’ex-locataire de l’Élysée n’a toutefois pas obtenu gain de cause sur ses agendas, ni Gilbert Azibert le poste convoité.

Où en est-on? Placé en garde à vue début juillet – une première pour un ancien chef de l’État -, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour «corruption active», «trafic d’influence actif» et «recel de violation du secret professionnel». Des délits passibles de peines pouvant aller jusqu’à dix ans de prison. Jeudi 7 mai, la cour d’appel de Paris a jugé ces écoutes légales. Nicolas Sarkozy a décidé de se pourvoir en cassation. Deux autres personnes ont été inculpées dans ce dossier: l’avocat Thierry Herzog et le magistrat Gilbert Azibert.

• Des pénalités réglées par l’UMP au lieu de Sarkozy

Les faits: Après une dénonciation des commissaires aux comptes de l’UMP, une enquête préliminaire a été ouverte le 2 juillet 2014 sur la prise en charge par l’UMP d’environ 400.000 euros de pénalités infligées au candidat Sarkozy à la suite de l’invalidation des comptes de sa campagne de 2012 pour dépassement du plafond autorisé. L’enquête vise un éventuel «abus de confiance» au préjudice de l’UMP et le chef de «complicité et recel» de ce délit. Autrement dit, la justice devra déterminer si la prise en charge de ces frais par l’UMP est légale ou non.

Où en est-on? Le 7 octobre, le parquet de Paris a ouvert dans ce dossier une information judiciaire pour «abus de confiance», «complicité» et «recel» de ce délit. Quelques jours plus tard, le siège de l’UMP était perquisitionné. Cette affaire est de nouveau revenue au centre de l’actualité début novembre après les révélations de deux journalistes du Monde selon lesquels l’ancien premier ministre François Fillon se serait plaint auprès du secrétaire général de l’Élysée, Jean-Pierre Jouyet, de ce règlement par l’UMP, tout en lui demandant de faire accélérer les procédures judiciaires en cours contre l’ex-président. Si le député de Paris a fermement démenti tout propos en ce sens, le parquet de Paris a lui fait savoir qu’il avait lancé cette enquête «au vu des seuls éléments» transmis «par les commissaires aux comptes de l’UMP». En mars dernier, Nicolas Sarkozy a été entendu dans cette affaire en tant que «témoin assisté», un statut intermédiaire entre le simple témoin et la mise en examen.

• Le supposé financement libyen de la campagne de 2007

Les faits: En avril 2012, Mediapart publie un document présenté comme officiel et qui attesterait d’un «accord de principe» de l’ancien président libyen, Mouammar Kadhafi, pour le versement en 2006 de 50 millions d’euros pour «appuyer la campagne électorale» de Nicolas Sarkozy l’année suivante. Depuis, les témoignages divergent. L’ancien chef des services secrets libyens, dont la signature apparaît sur le document, a contesté son authenticité, tandis que l’intermédiaire en contrats d’armement Ziad Takieddine l’a au contraire jugé «crédible». Mercredi 17 septembre, un cousin de Kadhafi confirmait encore dans L’Express l’existence d’un soutien financier. Mais personne n’a jamais donné de preuves.

Où en est-on?Une enquête a été ouverte le 19 avril 2013 sur le financement de la campagne de 2007. Sans viser personne nommément, elle porte sur des charges de «corruption active et passive», «trafic d’influence», «faux et usage de faux», «abus de biens sociaux», «blanchiment, complicité et recel de ces délits». Nicolas Sarkozy a lui porté plainte contre le patron de Mediapart, Edwy Plenel, pour «faux et usage de faux» et «publication de fausses nouvelles». En mars dernier, Claude Guéant avait été placé en garde à vue dans le cadre de cette enquête au sujet d’une vente de tableaux qui aurait pu servir de couverture à ce financement illégal.

• L’affaire Bygmalion

Les faits: Partie de soupçons de surfacturation de prestations rendues à l’UMP, cette affaire éclate au lendemain des européennes du 25 mai. Elle vient jeter un voile sur les comptes de la dernière campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. La société Bygmalion et Jérôme Lavrilleux, ancien bras-droit de Jean-François Copé à l’UMP et cheville ouvrière des meetings de l’ex-chef de l’Etat en 2012, reconnaissent qu’un système de fausses factures et de double comptabilité aurait servi à couvrir des dépassements de frais de la campagne de Nicolas Sarkozy. Bygmalion évoque 10 à 11 millions d’euros de fausses factures imputées à l’UMP. Mediapart, qui a fait son calcul d’après des documents auquel il a eu accès, parle lui de près de 17 millions.

Où en est-on? Des juges financiers sont chargés depuis fin juin d’une information judiciaire pour «faux et usage de faux», «abus de confiance» et «tentative d’escroquerie». L’enquête porte notamment sur la connaissance ou non d’un tel système par Nicolas Sarkozy, qui en a réfuté l’existence. Ses proches assurent qu’il n’était au courant de rien. En avril dernier, trois responsables de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont été placés en garde à vue.

• L’affaire Tapie

Les faits: Les juges d’instruction soupçonnent que l’arbitrage, ayant accordé en juillet 2008 403 millions d’euros à Bernard Tapie pour régler son litige avec le Crédit Lyonnais sur la revente d’Adidas, ne soit le fruit d’un «simulacre» pour favoriser l’homme d’affaires, avec l’aval de l’Élysée. L’enquête montre que l’homme d’affaires a eu plusieurs rendez-vous à l’Élysée avant que ne soit prononcée la sentence.

Où en est-on? En février dernier, l’affaire Tapie, éternel serpent de mer, a de nouveau basculé. La Cour d’appel de Paris a en effet annulé l’arbitrage.Toute l’affaire sera donc rejugée sur son volet civil. Une audience est prévue le 29 septembre.

» Comprendre l’affaire Tapie en 3 minutes

• L’affaire des sondages de l’Élysée

Les faits: En 2007, l’Élysée passe un contrat pour la réalisation de sondages avec le cabinet d’étude Publifact, dirigé par Patrick Buisson, proche à l’époque de Nicolas Sarkozy. Cet accord, qui prévoit une rémunération annuelle de 1,5 million d’euros et 10.000 euros d’indemnités mensuelles, est jugé irrégulier par la Cour des comptes en 2009. En cause: l’absence d’appel d’offres, procédure pourtant obligatoire. L’association anticorruption Anticor porte plainte en février 2010 pour «délit de favoritisme».

Où en est-on? La justice enquête depuis début 2013 sur la régularité des contrats conclus, sans appel d’offres, entre l’Élysée et neuf instituts de sondage sous le quinquennat Sarkozy. Ce délit est passible de deux ans de prison et de 30.000 euros d’amende. Le bureau et le domicile parisien de Patrick Buisson ont été perquisitionnés en 2013.

• L’affaire Karachi

Les faits: C’est le volet financier de l’affaire qui menace Nicolas Sarkozy. Les juges enquêtent sur des contrats d’armement signés par le gouvernement d’Edouard Balladur avec l’Arabie saoudite et le Pakistan, qui auraient pu donner lieu à un financement illégal de la campagne présidentielle de l’ex-premier ministre, en 1995. Or, à l’époque, Nicolas Sarkozy était porte-parole du candidat et ministre du Budget. Il aurait alors approuvé la création de structures offshore au Luxembourg liées à des rétrocommissions issues de contrats d’armement dans la vente de sous-marins au Pakistan et en Arabie saoudite en 1994.

Où en est-on? Nicolas Sarkozy pourrait être entendu en tant que «témoin assisté», un statut intermédiaire entre simple témoin et mis en examen. Plusieurs de ses proches sont par ailleurs mis en examen, dont Thierry Gaubert, qui a été son directeur de cabinet au ministère du Budget, et Nicolas Bazire, l’ancien directeur de campagne d’Edouard Balladur. Le procès au tribunal correctionnel de Paris aura lieu en 2015.

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Commentaires

bagot  •                             mis en examen pour quelques millions alors que les Balkany ont escamotés 117 millions et ne sont pas poursuivis.; c’est un politique , il va s’en sortir avec une tape sur la main et un rappel à la loi 🙂

  • onaifou  •               non événement car tout le monde sait que un politicien n’est jamais sali mais blanchi
  • roland  •                 C’est un critère pour participer aux primaires, il faut AU MOINS une mise en examen. ?
  • Martine  •              Une mise en examen pour soupçon de fraude fiscale , détournement de fond publique devrait entrainer d’office une interdiction de se présenter à un mandat électoral
    Dans une entreprise privée ou publique, de tels soupçons vous entrainent vers la sortie sans passer par la case départ.Pourtant c’est possible pour le simple lambda et impossible pour des personnes issues de n’importe quel parti politique?
    Une mise en examen ne veut pas dire coupable ou non coupable
  • Michel  •             Tous les gauchos aigris et assistés vont se déchaîner
  • Jean-claude  •  Le mur des #$%$ …pas mort !!
  • gilbertos  •          Il n’y a pas de mot pour qualifier ce triste individu. Quand je pense qu’on est dirigé par ces mafieux, il n’y a qu’une réponse, la PRISON…
  • Monfils/0844  • Alerte INFO pour ça…???
    Marie&NotreFrance??  • Encore ? n’est il pas possible de faire le point et juger s’il y a lieu une fois pour toutes ?
    Ce feuilleton politique ça va bien comme ça et il n’est pas le seul

manouchehr  •                Ceux qui le réclament et qui nous cassent des bonbons sur ce forum de quoi ils auront l’air ? Une certaine ANNAH, entre autres…

  • nicole  •                   Le gros lard qui nous gouverne va essayer de l’empêcher par tous les moyens : Karachi, Bettencourt, lybie et maintenant les comptes des campagne, sarkozy est cité comme témoin assisté, l’avocat connaît bien les procédures. Coppé est libéré, bizarre alors qu’il était à la tête du parti ump.
  • Hard  •                     encore un cahusac ;
  • Jean-Baptiste  •    BYE BYE Sarko!
  • medeve  •                Comment les Français peuvent-ils donner la chance trois(3) fois à la même personne (Sarkozy)! C’est du n’importe quoi! On dirait que la France n’a plus que cet agité nerveux qui veut retourner pour placer ses enfants et profiter de la vache laitière qu’ est la France. Ce grand Pays mérite mieux que ça et doit trouver quelqu’un capable de lui relever la tête et trouver les solutions adéquates pour redynamiser la croissance et relever l’économie. Les Français méritent quelqu’un de mieux que Sarkozy, ce revanchard turbulent qui n’a rien fait de tout ce qu’il a promis aux Français lors de sa campagne électorale de 2012. Est-ce que les Français ont la mémoire courte et oublient vite! je ne pense pas! patricia  •                Quand un ouvrier fait une erreur dans son travail ou ne vient pas travailler, on le vire ; quand c’est un politique, on augmente son salaire. Pas étonnant que tous ceux qui ne font que de la politique soient pourris par les banquiers pourris qui nous maintiennent dans la misère et la peur. Cesser donc d’etre lâches et de voter par peur de l’autre. Cessez donc de contredire un vote par un vote contraire. Cessez donc de râler et de pleurnicher. On a les politiques qu’on mérite. Ils sont pourris parce qu’on l’est aussi.
  • patricia  •              Monsieur blablabla en a fait de bonnes, lui qui veut nous donner des ordres et présider nos destinées.
  • Moi  •                      Si vous pensez qu’il sera condamné, vous rêvez. Depuis quand les politicars sont condamnés pour leurs malversations, mensonges ou malhonnêtetés en tous genres… peuple naïf, vraiment…. Commencez par ne plus voter pour eux, ce sera plus efficace qu’une pseudo-justice de vendus…
    garnier.yves  •          Le ministère de la justice roule pour Juppé ? Mais ce faisant il plombe Dumou ! Encore la cohérence gouvernementale ?
    DUPONT  •                un individu lambda, poursuivi pour cent fois moins serait placé sous mandat de dépôt.

raymond e  •                         quand on est mis en examen, on n’occupe aucun poste à responsabilité, c’est sarko qui l’a dit; de toutes façons ce sont tous des bandits

  • Rouelle  •                   Pensez aussi à mettre Thierry Herzog en examen , je trouve son avocat pas net !
  • Binet  •                        Le Juppé, le pro muzz se frottes les mains. Il est déjà quasi sûr de remporter la primaire et donc la présidentielle. Toujours plus de muzzs et de diversité c’est pour 2017!!!!!!!!
    Adieu la France!!!!
  • Barthelemy  •           Espérons que ce n’est qu’un début …. et ensuite la case prison !
  • Praja  •                       J’espère qu’il va revenir en 2017 retrouver sa vraie place : la prison.
  • Gerard Teillet  •       SARKOZY. spécialiste de la magouille ce tordu mérite au moins 10 ans de prison. Si un citoyen fait une erreur dans c’est déclarations.toute suite pénalisée., pourquoi que cet escroc passerait t il à l’as ..MAGOUILLEUR DE LA TETE AU Pied; pas de pitié pour ce CANARD BOITEUX j’irai meme pas lui porter des oranges., qu’il dégage de la politique aucune chance pour ce truand en 2017
    YOUPI……OUAH……..
  • Choublanc  •            Il y a erreur …. il est présumé , soupçonné honnête ….
    guy  •                          Prosper youpla boum si le nain surexcité pouvait débarrasser le plancher ah la journée commence bien !!!! enfin une bonne nouvelle ! embêtant pour NS mais aussi pour Hollande car si NS est out juppé va se retrouver en face de mollasson et là le résultats de 2017 est connu d’avance; double bonne nouvelle YOUPIIIIIII
    Pierre  •                     On commence à voir apparaitre le lait dans le café !
    lapinos  •                   hollande un grand voyou !!!!!

    Bidochon De Souche  • Démission et casstoi

     corie  •                      C’est évident que c’est un coup de ses adversaires politiques…….  S’il redevient Président, Hollande aura intérêt a être en règle !
    Peut être une vengeance Socialiste suite à l’affaire Kahuzac qui a fait beaucoup de tord au pouvoir

    Daniel Payet           Sarkozy n’a jamais eu la prétention d’un coupeur de citron , et ne l’aura jamais. Depuis qu’il c’était augmenté de 184 % ,tout le monde sait qu’il est bon cuisinier .

    Dierx                        Peut on encore dans un système démocratique comme le notre avec ses groupes d’influence et autres lobbies, arriver au sommet du pouvoir, sans mentir et sans tricher?

     alain bouley         Sarkozy est sûrement plus honnête que la moyenne des politiques. Il aime l’argent comme vous, comme moi! Depuis 10 ans, la médiacratie de Gauche en a fait son bouc émissaire, des milliers d’articles à charge, avec toujours la présomption de culpabilité. En 2008, il a été formidable lors de la crise financière. Un Président qui a pris les bonnes décisions économiques aux pires moments de la crise mondiale. Sur sa politique, les médias lui ont reproché d’en faire trop, les Français pas assez!

    Quo Vadis               J’aimerais bien savoir qui peut se plaindre d’avoir été financièrement lésé dans cette affaire. Un seul militant UMP a-t-il porté plainte pour abus de confiance ? Quelle est la logique de ces restrictions de dépense, dès lors qu’il ne s’agit pas d’argent public dans le dépassement incriminé ?

    Pascal                 Combien de temps encore pour pouvoir me satisfaire de voir ce mec condamné… vivement qu’il fasse de la prison et qu’on n’en entende plus parler !

    Jean Marie Pauly · Bravo pour le Sarko bashing, il ne sera plus président c’est sûr mais en revanche vous aurez Marine ….

    Patrick Brou              Le sarko bashing se fait essentiellement dans les rangs du parti les républicains, non?

    Vous avez déja zappé le fameux jour de la St Valentin de cette année où la plupart de ses amis avaient oubliés qu’il y avait une grande messe ce jour là?
    Kubilai Kubi      A la hauteur de ses électeurs

    BODIN

     @ 3007441705 :          Rassurez vous mon réveil ne sera pas brutal . L’affaire Bygmalion en effet n’a pas dit son dernier mot mais je doute que des gens comme Mr Guéant et peut être d’autres non cités soit prêts à endosser une condamnation pour le seul plaisir des beaux yeux de Mr SARKOSY . En politique vous le savez aussi bien que moi , on ne fait pas de cadeaux surtout quant on a la justice aux fesses . Mr SARKOSY a peut’ être le bras long mais ce n’est pas le centre du monde loin de là .

    @ Bréruriersnoirs :    Non Mr SARKOSY n’est pas mon leader et il ne sera jamais pas plus que ceux qui l’entourent . Je souhaitais juste mettre l’accent sur le fait que quand Mr SARKOSY est mise en examen pour s’expliquer devant des juges cela se traduit à chaque fois par rien . Alors pourquoi vouloir à tout prix le voir coupable ????? Je vous accorde à tous une chose, Mr SARKOSY est un manipulateur magouilleur né mais il n’empêche que sur certains points politique il est plus dans le vrai que ce GVT actuel . Les français se feront leurs opinions le moment venu c’est tout .

    3007441705

    @Bodin :             Vous révez très fort et un jour votre réveil sera difficile. Vous abusez de méthode Coué de la Sarkozie , vous devenez dépendant et vous vous intoxiquez . Ce qui est surtout dommage dans toutes ces affaires de corruption est que de nombreuses personnes sont mouillées dans les affaires de Sarkozy et n’osent broncher !!!! Mais soyons patients , l’affaire Bygmalion et l’affaire Guéant sont loin d’ètre terminées et certains doivent trembler dans leur culotte !!! Effectivement ; jamais un homme politique n’a été cité dans autant d’affaires de corruption . Ce n’est pas très reluisant , attendons que la Justice termine toutes les enquètes .

    Nad

    @BODIN –            Bonjour, Tout d’abord, je voulais vous dire que j’ai souri en lisant vos commentaires ! Pardonnez-moi! Que reprochez-vous donc à nôtre Président F.Hollande ? Ça vous ennuie tant que cela, qu’un Président de la République soit honnête, et en l’occurrence F.Hollande ? Je comprends, on n’y était pas habitué ! Mais il faut vous y faire et surtout applaudir! La corruption, les fraudes, les Français n’en veulent plus! Le gouvernement ne verrouille rien du tout, et la justice est indépendante depuis….2012! Dois-je vous rappeler, en toute gentillesse, que l’affaire Bygmalion est une affaire interne à l’ex-UMP. La procédure, pour abus de confiance, a été diligentée par la direction de l »UMP! C’était juste une petite parenthèse!

    MICHELLE                d’accord Bodin qu’il y aura aussi du grain à moudre avec Hollande il ne faut pas avoir trop d’états d’âme pour faire de la politique. Mais beaucoup ont intérêt à ce que Sarkozy ne soit pas épinglé aussi il bénéficie de « protections » c’est ce qu’on appelle la justice à 2 vitesses.

    Beruriersnoirs

    @Bodin :               je ne suis pas ps, loin de là, mais je ne crois pas que vous puissiez remettre en cause l’honnêteté personnel de hollande et, même si il est impliqué dans certaines affaires (ce dont vous avez l’air au courant ?) je ne pense pas qu’il pourra battre le record de votre leader.

    BODIN

     @ Tittoune92:         Toujours ciblé mais pas condamné !! Mais justement parce qu’il n’y a rien à condamné ou qui en vaille la peine tout simplement . Même le juge qui s’acharnait contre lui suite à l’affaire Bettancourt l’a blanchi et pourtant c’était pas un corruptible celui la , alors ?

     @ Rcp :                      Patience , leur tour viendra aussi , c’est bien pour cela et ils le savent qu’ils verrouillent tout derrière eux en prévision de ……. Pour le moment le but est de flinguer SARKO et la voix de presse fonctionne plein régime et tout le monde tombe dans le panneau . N’est-ce pas!

    @ Didier j ,mais ne vous y fiez pas le PS va connaître aussi son heure et beaucoup vont tomber de haut . Je pense même que ce gouvernement va devoir rendre des comptes sévères envers les français et çà pourrait se traduire en des mises en examen à répétition y compris FH . Laissons mûrir ils seront à point dans moins de 2 ans .

    Didierjamesrene     Sarko va entrer dans le livre des records d’affaires judiciaires en cours !

    Rcp                             On parle beaucoup de N.S, mais jamais des affaires concernant les ELEPHANTS du P.S bizarre non??

    • Après l’affaire Bettencourt pour la campagne 2012 toute cette kyrielle d’ « affaires » et en particulier ces 8 mois d’écoutes contestées par toute une profession de l’ex et redevenu leader de l’opposition et du même coup de toute l’opposition et de tous ses amis sur la seule base d’un document dont l’authenticité est mise en doute judiciairement c’est peut être ce qui restera de Hollande dans l’histoire de France si toutefois elle survit au gouvernement en cours: l’exploitation sans justice des pouvoirs absolus des juges d’instruction par certains d’entre eux convaincus que Sarkozy est une bonne cible comme cela fut affiché sur un mur syndical.

      En effet aucune mesure n’a été prise, aucune consigne publiée pour stopper des fuites illégales et sanctionner des juges qui se sont permis d’afficher des cibles personnelles à leur action comme si leur fonction leur appartenait ,

      On parlera peut être des juges d’instruction sous Hollande et de Mme Taubira brandissant un rapport qu’elle disait ne pas exister comme des cruelles cages de Louis XI, des repas excessifs de Louis XIV ou des maîtresses dévorantes de Louis XV pour illustrer ce qui a caractérisé les menus excès de leurs règnes.

      Mais en démocratie un absolutisme utilisé sans mesure est ce un « menu excès » ou un extraordinaire scandale lorsqu’il est dirigé contre l’ex et possible futur Président comme une arme pour l’abattre avec à l’appui la publication régulière des « meilleures trouvailles » dans la presse spécialisée ?

    • @ D Malone:  Cher Ami,
      = Pourquoi une seule mise en examen avec une liste aussi longue ?
      = C’est parce que le papier ne refuse pas l’encre !
      > Cordialement.
      NB : En termes clairs, çà veut dire qu’on peut toujours écrire ce qu’on veut…

    • … à coté de ça …
      Cahuzac est un enfant de chœur ….
      marine Le Pen une petite joueuse…
      et Tapie un débutant …….

    • et voila la théorie du complot qui recommence
      quand c’est la gauche c’est normal; quand c’est le chouchou de certain alors là
      l’objectivité ne fonctionne pas

    • Au moins , voilà un vrai républicain à qui on peut faire confiance .

    • NS n’est ni pas un homme, encore moins un chef. Il est incapable d’assumer et quand il est pris les doigts dans le pot de confiture c’est toujours un affreux complot qui se trame contre lui.

    • Merci Le Figaro pour ce tour d’horizon (un peu bouché, peut-être ?).
      Une infographie pourrait clarifier encore le propos : dans le genre de celle qui mettait la photo de Nixon entourée de celle de ses proches collaborateurs inculpés… (et il ne s’agissait en l’occurrence que de la seule affaire Watergate).

    • …et je suppose l’attribution de la coupe du monde au qatar….

    • Avatar Le commentaire7 affaires en cours…..Il est trop clean. Avec toutes ses casseroles, il peut sans problème gagner Master Chef.

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