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Des hôpitaux touchés en Syrie, Ankara menace les Kurdes syriens

KIEV/BEYROUTH (Reuters) – La Turquie ne permettra pas que la ville syrienne d’Azaz, tenue par des insurgés au nord-ouest d’Alep, tombe aux mains des miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), a averti lundi le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.

Un hôpital et une école d’Azaz, près de la frontière turque, ont été bombardés dans la matinée, probablement par des avions russes, et des témoins font état de la mort de 14 civils.

Au moins cinq missiles ont atteint l’hôpital, dans le centre-ville, et une école voisine qui héberge des réfugiés fuyant une grande offensive de l’armée syrienne dans la région d’Alep.

A Marat Nouman, dans la province d’Idlib (nord-ouest), une autre attaque aérienne a frappé un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF) et fait au moins sept morts et huit disparus.

Selon le président de MSF France, Mego Terzian, cette frappe a été menée « soit par le gouvernement (syrien), soit par la Russie« .

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) précise qu’un infirmier a été tué dans cette attaque. Cinq infirmières, un infirmier et un médecin sont portés disparus.

Toujours à Marat Nouman, l’OSDH ajoute qu’une frappe a aussi visé l’hôpital national, au nord de la ville, et tué deux membres du personnel médical.

L’offensive gouvernementale dans la région d’Alep, appuyée par l’aviation russe et des miliciens chiites, a conduit les forces loyalistes à 25 kilomètres de la frontière turque.

LA TURQUIE MET EN GARDE LES KURDES SYRIENS

Les combattants kurdes en ont profité pour reprendre du terrain aux rebelles et étendre leur présence le long de la frontière.

Les Unités de protection du peuple, soutenues par les Etats-Unis, sont liées au Parti kurde de l’Union démocratique (PYD), qu’Ankara tient pour une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et considère à ce titre comme une organisation terroriste.

Parlant à des journalistes dans l’avion qui le conduisait en visite en Ukraine, Ahmet Davutoglu a précisé que les Kurdes auraient pris le contrôle d’Azaz et de Tal Rifaat, plus au sud, si l’artillerie turque n’avait pas enrayé leur progression durant le week-end.

« Des éléments des YPG ont été contraints de se retirer des environs d’Azaz. S’ils reviennent, la réaction sera des plus sévères. Nous ne permettrons pas la chute d’Azaz », a dit le Premier ministre turc.

Les combattants kurdes, a-t-il poursuivi, doivent aussi se retirer de la base aérienne de Menagh, au nord d’Alep, dont ils ont pris le contrôle, faute de quoi cette base sera rendue « inutilisable ».

Ahmet Davutoglu a aussi conseillé aux YPG de ne pas chercher à s’étendre à l’est de la région d’Afrine ou à l’ouest de l’Euphrate, une « ligne rouge » fixée par Ankara.

AUCUN SOLDAT TURC EN SYRIE, AFFIRME ANKARA

Pour la troisième journée consécutive, l’artillerie turque a bombardé lundi des positions des YPG en Syrie à la suite d’une attaque contre un poste-frontière de la province d’Hatay, a annoncé le ministère turc des Affaires étrangères.

Le ministre turc de la Défense, Ismet Yilmaz, a toutefois affirmé que la Turquie n’avait pas envoyé de troupes en Syrie et n’envisageait pas de le faire, contrairement à ce qu’affirme Damas.

« Ce n’est pas vrai », a-t-il déclaré devant une commission parlementaire. « Il n’est aucunement question que des soldats turcs entrent en Syrie. »

Selon le gouvernement syrien, des forces terrestres turques faisaient partie d’un groupe de 100 hommes entrés en Syrie samedi à bord de 12 véhicules tout-terrain équipés de mitrailleuses lourdes pour venir en aide aux insurgés.

Ismet Yilmaz a également démenti les informations selon lesquelles des avions saoudiens étaient arrivés sur la base aérienne turque d’Incirlik, dans le cadre de préparatifs contre l’Etat islamique, tout en expliquant qu’il avait été décidé que Ryad puisse envoyer quatre F-16.

L’armée turque a par ailleurs annoncé qu’un de ses hommes avait été tué dimanche soir vers 19h15 (17h15 GMT) lors de heurts, à la frontière turco-syrienne dans le secteur de Yayladagi, entre les forces de sécurité turques et un groupe qui cherchait à entrer en Turquie.

Le président américain Barack Obama a appelé dimanche la Russie à cesser de bombarder les rebelles « modérés » en Syrie. La France a également lancé un appel en ce sens.

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, pour sa part, a déclaré que la Russie n’avait pas l’intention de maintenir éternellement sa présence militaire en Syrie.

Ecoles et hôpitaux bombardés en Syrie: 50 morts, l’espoir d’une trêve s’éloigne

Ces bombardements, l’escalade entre la Turquie et la Russie, toutes deux impliquées militairement sur le terrain ainsi que l’avancée des Kurdes dans le nord où le régime syrien est aussi à l’offensive, augurent mal d’une trêve décidée par les grandes puissances et qui doit théoriquement entrer en vigueur à la fin de la semaine.

Des tirs de missiles ont « tué près de cinquante civils dont des enfants et fait de nombreux blessés » dans « au moins » cinq établissements médicaux et deux écoles à Alep et Idlib (nord de la Syrie), a affirmé l’ONU.

Ces attaques – qui ont touché notamment un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF) – sont des « violations flagrantes du droit international » et « jettent une ombre sur les engagements pris par le Groupe de soutien international à la Syrie » sur une cessation des hostilités, a estimé le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

Le président syrien Bachar al-Assad a lui aussi semblé sonner le glas d’une éventuelle trêve, la jugeant « difficile ».

« Jusqu’à présent, ils (les grandes puissances) disent qu’ils veulent un cessez-le-feu d’ici une semaine. Qui est capable de réunir toutes ces conditions en une semaine ? Personne », a-t-il déclaré selon l’agence de presse syrienne SANA.

La Syrie est ravagée depuis près de cinq ans par une guerre qui a fait plus de 260.000 morts et poussé des millions de personnes à l’exil. Elle implique aujourd’hui une multitude d’acteurs syriens et internationaux.

Les frappes de lundi contre des hôpitaux et des écoles étaient vraisemblablement russes, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays en guerre.

– ‘Brutalité’ –

Outre l’ONU, les Etats-Unis, l’Union européenne et la France ont fermement condamné ces bombardements.

Washington a fustigé une nouvelle fois la « brutalité » du régime du président Assad et mis « en doute la volonté et/ou la capacité de la Russie à aider à l’arrêter ». Moscou mène depuis le 30 septembre une campagne de frappes aériennes en Syrie en soutien au régime Assad.

L’ambassadeur de Syrie en Russie a démenti toute implication russe dans le bombardement de l’hôpital de MSF, rejetant la responsabilité de la destruction sur les Etats-Unis.

« L’aviation russe n’a rien à voir dans tout ça », a assuré Riad Haddad dans une interview accordée à la chaîne de télévision publique russe Rossiya 24.

Washington a par ailleurs exhorté lundi la Russie et la Turquie à éviter toute escalade au moment où le ton devient de plus en plus acerbe entre Moscou et Ankara.

Moscou a dénoncé les « actions agressives » de la Turquie en Syrie qui s’apparentent, selon elle, à un « soutien non voilé au terrorisme international ».

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a répliqué en accusant la Russie de se comporter « comme une organisation terroriste » en Syrie où elle mène, au même titre que les jihadistes du groupe Etat islamique (EI), des « attaques barbares contre la population civile ». Si elle continue, « nous lui opposerons une riposte extrêmement résolue », a-t-il averti.

L’armée turque a pilonné, pour le troisième jour consécutif, des positions des forces kurdes de Syrie dans le nord et M. Davutoglu a prévenu que les bombardements allaient se poursuivre.

Malgré ces tirs, les Kurdes, qui ne sont alignés ni sur le régime ni sur les rebelles et souhaitent relier les zones qu’ils contrôlent dans le nord de la Syrie, ont continué à progresser.

Après plusieurs victoires contre les rebelles syriens soutenus par la Turquie, ils ont repris lundi soir la ville de Tall Rifaat, un des trois derniers grands bastions de la rébellion dans la province d’Alep, selon l’OSDH.

A Alep, ancienne capitale économique du pays, les quartiers contrôlés par les rebelles sont désormais presque totalement encerclés par l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe.

Dans ce contexte, l’émissaire de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui tente à grand peine de réunir les parties pour des négociations, sera mardi à Damas.

MSF : « Dix-sept structures de santé ont été bombardées en Syrie en six semaines »

Le Monde.fr Hélène Sallon

Des personnes viennent au secours des blessés dans ce qu'il reste de l'hôpital bombardé le 15 février.

Au moins sept personnes – cinq patients dont un enfant et deux membres du personnel – ont été tuées lors du bombardement d’un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF), lundi 15 février, à Maarat Al-Nouman, dans le nord de la Syrie. Huit autres membres du personnel sont portés disparus. Situé dans une région de la province d’Idlib, tenue par l’opposition, l’hôpital et ses 54 personnels de santé desservaient une population de 40 000 habitants.

Présent en Syrie depuis 2012, MSF gère trois hôpitaux et soutient 153 structures de santé dans tout le pays, financièrement et matériellement. Le docteur Mego Terzian, président de MSF France, dénonce le ciblage de plus en plus systématique des structures de santé en Syrie.

Ce n’est pas la première fois que l’une des structures de santé que vous soutenez est visée…

Non, cinq hôpitaux soutenus par MSF ont été bombardés depuis le début de l’année 2016, avec un bilan assez grave : quatorze décès parmi le personnel. En tout, dix-sept structures de santé ont été bombardées en Syrie en six semaines. L’équipe de l’hôpital bombardé ce lundi, à Maarat Al-Nouman, était visée pour la troisième fois depuis le début de la guerre.

En septembre 2015, nous les avions aidés financièrement pour qu’ils réhabilitent un nouvel hôpital, qui a rouvert en décembre. Le personnel est composé de locaux ou de Syriens déplacés qui étaient venus à Maarat Al-Nouman car leurs villes n’étaient plus sécurisées et ils pensaient que cet endroit l’était davantage. Initialement, 40 000 personnes vivaient dans cette localité avant la guerre, et depuis il y en a 120 000.

Lire aussi : Syrie : assiégés et épuisés, les habitants de Madaya voient enfin arriver l’aide humanitaire

Vous avez pointé la responsabilité du régime syrien ou de son allié russe dans ce bombardement. Qu’est-ce qui vous fait dire cela ?

Ce sont des zones contrôlées par l’opposition. Ce serait illogique qu’ils bombardent un hôpital qui est censé soigner leur population. Clairement, les quatre roquettes ont été envoyées par la coalition menée par le gouvernement de Damas. Et c’était délibéré, c’est certain, car quatre roquettes en quelques minutes, au même endroit, visant le bâtiment de l’hôpital, ça ne peut pas être un incident ou un hasard.

Clairement, cet hôpital a été visé parce qu’ils estiment que l’hôpital soignait des populations ou des combattants qui leur sont hostiles. Avec le début de l’intervention russe, les bombardements se sont intensifiés. Ils mènent la même politique de destruction qu’à Grozny, en Tchétchénie : une politique de bombardements massifs sans discrimination. C’est une politique de terre brûlée.

Lire aussi : Syrie : un hôpital soutenu par MSF attaqué aux barils d’explosifs

La position des hôpitaux gérés ou soutenus par MSF est communiquée aux belligérants ?

Dans le cas des hôpitaux gérés par les Syriens, auxquels nous venons en appui, nous ne pouvons pas nous permettre de communiquer les coordonnées GPS à leur place. Dans les trois hôpitaux que MSF gère seul, un à Idlib et deux à Alep, notre personnel local était d’accord pour que l’on communique les coordonnées GPS à l’armée russe, et c’est ce que j’ai fait en décembre. Je suis allé moi-même les transmettre et ils m’ont confirmé que nos structures allaient être respectées. Elles n’ont pas été ciblées.

Mais ils savent très bien que ce sont des hôpitaux et c’est inadmissible qu’ils les ciblent. Je suis certain que dans la majorité des hôpitaux, comme cela est le cas dans nos structures, la loi qui veut qu’aucune arme ne rentre est respectée. Nous soignons aussi bien les civils que les combattants blessés ou les terroristes, car on a l’obligation en tant que médecin de prendre en charge tous les patients, tant qu’aucune arme n’entre dans nos structures de santé.

Ces structures doivent donc être protégées. Même la guerre a des règles, des conventions qui s’appliquent. Mais ce n’est pas le cas malheureusement en Syrie depuis le début du conflit et cela s’est accentué avec l’aviation russe qui a commencé à bombarder fin septembre 2015.

Ce qu'il reste de l'hôpital tenu par MSF dans la province du nord de la Syrie, après le bombardement le 15 février.
Ce qu’il reste de l’hôpital tenu par MSF dans la province du nord de la Syrie, après le bombardement le 15 février. STRINGER/AFP

Observez-vous un ciblage de plus en plus systématique des structures de santé ?

Aujourd’hui, en zone contrôlée par l’opposition, travailler ou faire des opérations de secours, et notamment médicales, est, pour la coalition du gouvernement syrien, un acte criminel. Ils considèrent tout personnel de santé qui travaille en zone de l’opposition comme un terroriste, même MSF. Ils nous voient comme une organisation terroriste.

C’est donc, selon eux, légitime de bombarder les structures de santé. C’est très significatif que cinq hôpitaux soutenus par MSF aient été ciblés en l’espace de six semaines et dix-sept en tout. Il y a toujours eu des hôpitaux bombardés, mais, en quelques mois, ça a doublé voire triplé. Mes collègues d’Azaz sont paniqués, pour la première fois ils ont peur de continuer de travailler. Il y a des bombardements aveugles quasi ininterrompus.

C’est une politique de terreur pour effrayer les populations et empêcher qu’ils se fassent soigner. Car, pour eux, s’ils ont décidé de rester en zone rebelle, ce sont leurs ennemis.

Quelles sont les conséquences de la destruction de cet hôpital pour l’accès aux soins des populations ?

L’hôpital est entièrement détruit. Il couvrait 40 000 personnes avec une trentaine de lits, deux blocs opératoires, une salle d’urgence et une salle de consultations externes. Donc, jusqu’à nouvel ordre, 40 000 personnes n’ont pas accès aux soins, que ce soit la médecine générale, l’obstétrie ou les victimes de violence.

Ils ne peuvent pas non plus se déplacer pour aller ailleurs, c’est trop dangereux. Dans la ville d’Idlib, par exemple, le chef-lieu de la province à trente kilomètres, il y a quelques structures de santé qui marchent mais c’est un grand défi pour les populations de Maarat Al-Nouman de prendre la route pour aller s’y faire soigner. Il y avait une autre structure de santé à Maarat Al-Nouman qui a été touchée il y a quelques semaines et qui ne fonctionne pas pour le moment. En gros, 120 000 personnes dans la zone n’ont pas accès aux soins.

Le choix de MSF va être de continuer à appuyer cette structure, car ce sont des locaux et ils vont vouloir relancer leur activité. On va être obligés de les aider. On ne peut pas les abandonner car ils doivent continuer à soigner leur population.

Il y a une intensification des opérations des forces du régime dans le pays. Quelle en est la conséquence sur l’accès aux soins ?

L’autre problématique, aujourd’hui, est l’enclavement d’une quinzaine de zones par les forces loyalistes, comme dans la banlieue de Damas, Rastan, ou par l’Etat islamique, qui assiège des quartiers de Deir ez-Zor depuis deux ans et participe au siège des villages gouvernementaux de Foua et Kefraya.

La situation dans toutes ces zones assiégées est catastrophique. On a zéro accès aux soins. Depuis plusieurs mois, nous n’arrivons plus à envoyer des médicaments. Le siège de Madaya a été médiatisé, donc il y a eu l’envoi d’aide mais ça doit être systématique et les blessés doivent être transférés à l’étranger.

Des personnes viennent au secours des blessés dans ce qu'il reste de l'hôpital bombardé le 15 février.
Des personnes viennent au secours des blessés dans ce qu’il reste de l’hôpital bombardé le 15 février. OMAR HAJ KADOUR/AFP

C’est pareil à Alep où il y aura bientôt 300 000 personnes assiégées. Dans l’est et le nord-est d’Alep, la situation a drastiquement changé avec les bombardements quotidiens aveugles et sévères depuis plusieurs semaines. Il n’y a presque plus d’hôpitaux qui fonctionnent, comme à Azaz ou dans la partie est d’Alep.

A Alep, les structures ont été touchées, le personnel a fui, ou il n’y a plus d’approvisionnement en médicaments. Les routes sont devenues dangereuses. Les populations sont entassées aux frontières, qui ne sont pas ouvertes. Le problème n’est pas que le secours porté aux blessés, mais aussi les femmes enceintes ou les gens malades, qui doivent être pris en charge. L’hôpital MSF près de Bab Al-Salameh, à la frontière, a vu le nombre de consultations tripler – de 50 à 150 par jour – au cours des dix derniers jours.

C’est une guerre à huis clos où l’on massacre les gens. On bombarde les hôpitaux et les camps de déplacés et tout le monde est indifférent. Les accords de Munich du 12 février, qui parlaient d’un accès humanitaire prochainement, ne seront à mon avis pas appliqués. C’est le chaos.

Au moins 9 morts dans le bombardement d’un hôpital lié à Médecins Sans Frontières en Syrie

INTERNATIONAL – Neuf personnes, dont un enfant, ont été tuées lundi 15 février lors de frappes de l’aviation, vraisemblablement russe, contre un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF), dans le nord de la Syrie, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

« Un bâtiment qui abritait un hôpital soutenu par MSF a été entièrement détruit lundi par des avions, vraisemblablement russes, à Hadiyé, une localité au sud de Maaret al-Noomane », a affirmé cette organisation. Les raids ont fait aussi « des dizaines de blessés », a ajouté l’OSDH. MSF a confirmé l’information.

Un porte-parole de l’ONG à Paris a confirmé qu' »un hôpital soutenu par MSF a été détruit par des bombardements », dans la région de Maaret al-Noomane, à 280 km au nord de Damas.

« Attaque délibérée contre une structure de santé »

« Au cours de deux séries de deux attaques, menées à quelques minutes d’intervalles l’une de l’autre, l’hôpital a été touché par quatre roquettes. Au moins huit membres du personnel sont actuellement portés disparus », a affirmé à l’AFP Massimiliano Rebaudengo, le chef de mission de MSF pour la Syrie.

« Il s’agit d’une attaque délibérée contre une structure de santé. La destruction de cet hôpital prive d’accès aux soins les quelque 40.000 personnes vivant dans cette zone de conflit ouvert », a-t-il ajouté.

Dans cet hôpital de 30 lits qui comprend deux blocs opératoires, un service de consultations externes et une salle d’urgences, 54 personnes y travaillent. MSF soutient cette structure depuis septembre 2015, notamment en l’approvisionnant en matériels médicaux et en couvrant ses coûts de fonctionnement.

MSF soutient au total 153 hôpitaux en Syrie, dont cinq ont été touchés par des frappes depuis le début de l’année. Le bombardement de ce lundi rappelle aussi celui d’un autre hôpital de MSF à Kunduz, en Afghanistan. En octobre dernier, des frappes américaines y avaient fait une quarantaine de morts.

Lire aussi :

• Les Américains admettent avoir bombardé « par erreur » le centre de soins de MSF

• Un hôpital de Médecins sans Frontières bombardé en Afghanistan

Ecoles et hôpitaux bombardés en Syrie: 50 morts, l’espoir d’une trêve s’éloigne

L’espoir d’une trêve s’est éloigné lundi en Syrie où cinquante personnes dont des enfants ont été tuées par des missiles tirés sur des hôpitaux et des écoles, l’ONU dénonçant des «violations flagrantes du droit international».

Ces bombardements, l’escalade entre la Turquie et la Russie, toutes deux impliquées militairement sur le terrain ainsi que l’avancée des Kurdes dans le nord où le régime syrien est aussi à l’offensive augurent mal d’une trêve décidée par les grandes puissances et qui doit théoriquement entrer en vigueur à la fin de la semaine.

Les attaques contre des hôpitaux et deux écoles dans les provinces d’Idleb et d’Alep, au nord de la Syrie, «jettent une ombre sur les engagements pris par le Groupe de soutien international à la Syrie» sur une cessation des hostilités, a souligné le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon.

Le président syrien Bachar al-Assad a lui aussi semblé sonner le glas d’une éventuelle trêve, la jugeant «difficile».

«Jusqu’à présent, ils (les grandes puissances) disent qu’ils veulent un cessez-le-feu d’ici une semaine. Qui est capable de réunir toutes ces conditions en une semaine? Personne», a-t-il déclaré selon l’agence de presse syrienne SANA.

La Syrie est ravagée depuis près de cinq ans par une guerre qui a fait plus de 260.000 morts et poussé des millions de personnes à l’exil.

Lundi, un hôpital soutenu par Médecins sans frontières (MSF) , à Maaret al-Noomane, une zone rebelle dans la province d’Idleb, au nord-ouest du pays, a été bombardé. Au moins sept personnes ont été tuées tandis que huit membres du personnel étaient portés disparus, selon l’ONG.

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«Il s’agit d’une attaque délibérée» qui «prive d’accès aux soins les quelque 40.000 personnes vivant dans cette zone de conflit ouvert», a dénoncé à l’AFP Massimiliano Rebaudengo, le chef de mission de MSF pour la Syrie.

Les frappes étaient vraisemblablement russes, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG qui dispose d’un vaste réseau de sources dans le pays en guerre.

Selon l’Unicef, quatre hôpitaux ont été frappés. Deux écoles dans la ville d’Azaz (nord) ont aussi été bombardées et six enfants y sont morts.

Outre l’ONU, les Etats-Unis, l’Union européenne et la France ont fermement condamné ces bombardements contre des hôpitaux et des écoles.

Washington a fustigé une nouvelle fois la «brutalité» du régime du président Assad qui met «en doute la volonté et/ou la capacité de la Russie à aider à l’arrêter». Moscou mène depuis le 30 septembre une campagne de frappes aériennes en Syrie en soutien au régime Assad.

L’ambassadeur de Syrie en Russie a démenti toute implication russe dans le bombardement de l’hôpital de MSF, rejetant la responsabilité de la destruction les Etats-Unis.

«L’aviation russe n’a rien à voir dans tout ça», a assuré Riad Haddad dans une interview accordée à la chaîne de télévision publique russe Rossiya 24.

Washington a par ailleurs exhorté lundi la Russie et la Turquie à éviter toute escalade au moment où le ton devient de plus en plus acerbe entre Moscou et Ankara.

Moscou a dénoncé les «actions agressives» de la Turquie en Syrie qui s’apparentent, selon elle, à un «soutien non voilé au terrorisme international».

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a répliqué en accusant la Russie de se comporter «comme une organisation terroriste» en Syrie où elle mène, au même titre que les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) des «attaques barbares contre la population civile». Si elle continue, «nous lui opposerons une riposte extrêmement résolue», a-t-il averti.

L’armée turque a pilonné, pour le troisième jour consécutif, des positions des forces kurdes de Syrie dans le nord.

Malgré ces tirs, les Kurdes ont continué à progresser. Après plusieurs victoires contre les rebelles syriens soutenus par la Turquie, ils ont repris lundi soir la ville de Tall Rifaat, un des trois derniers grands bastions de la rébellion dans la province d’Alep, selon l’OSDH.

Dans cette bataille, les Kurdes ne se sont alignés ni sur le régime ni avec les rebelles: leur objectif est de relier les zones qu’ils contrôlent dans le nord de la Syrie afin de créer une région autonome unifiée, à l’image de leurs frères irakiens.

Selon l’OSDH, ils contrôlent les trois quarts des 800 km de frontière. Pour le géographe Fabrice Balanche, les Kurdes détiennent 26.000 km2, soit 14% de la Syrie contre 9% en 2012.

Ils veulent surtout «avancer vers le territoire tenu par les ultraradicaux du groupe Etat islamique (EI) dans l’est de la province d’Alep», explique Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH.

Malgré les appels lancés par Washington et Paris à y mettre fin, M. Davutoglu a prévenu que les bombardements turcs allaient se poursuivre.

Pour les Turcs, le Parti de l’union démocratique (PYD) et les YPG, sa branche armée, sont avant tout des organisations «terroristes» liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène une rébellion meurtrière en Turquie depuis 1984.

L’implication turque embarrasse les Occidentaux, qui sont à la fois alliés de la Turquie au sein de l’Otan, et des Kurdes, qu’ils considèrent comme la force la plus capable de lutter contre l’EI qui contrôle une partie de la Syrie et de l’Irak.

Elle rend aussi encore plus complexe la situation militaire dans la province d’Alep quinze jours après le début, le 1er février, d’une vaste offensive des forces du régime, soutenues par d’intenses bombardements russes.

L’armée syrienne encercle désormais presque totalement les quartiers rebelles d’Alep, l’ex-capitale économique du pays.

Cette offensive a provoqué l’exode de dizaines de milliers de personnes, bloquées à la frontière turque.

Dans ce contexte de violences exacerbées, l’émissaire de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui tente à grand peine de réunir les parties pour des négociations, sera mardi à Damas.

Syrie: bombardement dans un hôpital MSF

  • Lefigaro.fr avec AFP
Trois personnes ont été tuées et au moins six autres ont été blessées vendredi dans le bombardement aérien d’un hôpital soutenu par Médecins sans frontières à Tafas, dans la province de Deraa (sud de la Syrie), a annoncé ce mardi l’ONG.

L’attaque contre l’hôpital, « la dernière structure médicale touchée par une série des bombardements aériens dans le sud de la Syrie » ces deux derniers mois, a détruit une partie de l’établissement et mis hors service ses ambulances « très utilisées », selon MSF.

LIRE AUSSI:
» PRENIUM: Alep : « Parfois, ce sont dix avions qui crachent leurs missiles »
» Syrie: Moscou a bombardé 875 cibles en février

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Commentaires

Marc  •                                         L’approvisionnement du pétrole de Daesh et autres trafics seraient coupés et gênerait Ankara? LOL

  • Joy  •                                 la Turquie a bien permis aux rebelles d’aller s’entraîner sur son sol et de repartir, armés ,combattre son voisin
  • Durendal  •                      Une guerre civile et fratricide: le pire mélange pour les atrocités et les coups bas…
    Parlez-en aux espagnols des années 30…
    Mais que font les médecins occidentaux dans ce pays?
    Et nous payons pour tout ça…
    Et ou sont les médecins arabes de la région?
    Ou est l’aide humanitaire et médicale arabe?
    Pourquoi toujours nous l’occident, devons-nous constamment débourser pour que ces malheureux survivent?
  • Dubitator  •                        Les Turcs ont ce qu’ils méritent : ils ont voulu jouer double jeu entre l’OTAN et les différents mouvements Islamistes ET ils vont tout perdre.
    Leur statut de puissance européenne démocratique et laïque, leur zone de sécurité au sud où les Kurdes vont s’installer et la contrebande du pétrole qui lui permettait un dumping industrielle.
    Ca va très mal pour eux.
  • ColibRIC41AC  •              Comment les Etats-Unis peuvent arrêter l’EIIL sans mettre un pied en Syrie.
    § En coupant l’EIIL de son argent, de ses vivres, renforts de combattants et d’équipement essentiel, il serait très rapidement défait par les forces syriennes et irakiennes.
    § La Syrie est intentionnellement empêchée de sécuriser ses frontières au travers d’une “zone tampon” qui ne fait que s’élargir, havre de paix que les Etats-Unis et leurs alliés créent afin de protéger des “rebelles modérés” clairement non-existants. Ce que ces “zones de sécurité” offrent en revanche est d’assurer les lignes de ravitaillement de l’EIIL et que celles-ci demeurent intactes. Avec les Kurdes, la seule force réellement efficace à la frontière syro-turque, pouvant menacer ces ligne logistiques de l’EIIL, se retrouvant maintenant attaqués directement par les forces turques, le peu d’obstacles qu’il y a eu au transfert logistique à l’EIIL est en train d’être rapidement éliminé.
    Les USA et leurs alliés pourraient facilement augmenter la sécurité le long de la frontière syrienne et couper de manière permanente le ravitaillement de l’EIIL et autres affiliés d’AQ §.§ ils pourraient créer des points de contrôle frontaliers et des patrouilles en Turquie pour interdire et donc effectivement stopper le flot d’armes, de munitions et de combattants se rendant en Syrie depuis la Turquie.
    Ils pourraient le faire, mais ne le font pas et ce de manière tout à fait intentionnelle.§
  • jean  •                      Diablotogu dit: « La Turquie ne permettra pas qu’Azaz tombe aux mains des Unités de Protection du Peuple Kurde ». Traduction: « Merdogan, Al-Jubeir, Bin Salman et moi, Diablotogu, ne permettrons pas que les mangeurs de coeurs et de foies humains soient chassés d’Azaz, »
  • mounah  •                MSF doit etre une agence d’espionnage sous couvert humanitaire ? ama, peut etre je me trompe mais j’en doute!
  • martine s  •               qui ne sait pas que ça vient des popv
  • Richard  •                 le fait que l’armée Syrienne et les milices Kurdes progressent ne va pas dans l’intérêt de la « coalition qui lutte contre daesh », alors les infos des médias complices des ennemis du peuple Syrien sont à prendre avec précaution … … c’est du même accabit que lorsque Fabius affirmait que Bachar utilisait des armes chimiques … mensonges et inventions destinés à influencer les opinions publiques !
    Geoffroy  •                 « Pour tenter de stopper l’avancée des combattants kurdes, Ankara a fourni des facilités logistiques importantes aux rebelles. La chaine de télévision panarabe al-Mayadeen a rapporté que 400 jihadistes d’un groupe appelé la « Légion de Syrie » et du Front Al Nostra, partis de la province voisine d’Idleb, sont entrés à Tall Rifaat pour prêter main-forte aux défenseurs de la ville. Pour arriver à destination, ces renforts sont passés avec véhicules, armes et munitions, par le territoire turc. Cette information a été confirmée par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), proche de l’opposition syrienne…. »

HamHam  •               » Si elle continue, « nous lui opposerons une riposte extremement résolue », a-t-il averti.’
Trop fort le facho turc. Il menace la russie !! A la place des russes, je lui aurai mis une grosse #$%$ mais bon, comme la turquie est protégée par l’otan…

  • Sky  •                         Ce genre d’affirmation, on n’en croit pas un mot.
  • benjamin  •            la guerre c’est la guerre nous disent les Etats Unis et leurs alliés. il n’y a pas de guerre sans effets collatéraux. toutefois ils se déchainent à accuser les autres qui ne partagent pas leur politiques de criminels de guerre et d’assassins Ils viennent (l’ONU, Les Etats Unis, l’Union Européenne.et la France) de condamner fermement les bombardement oubliant que cette guerre avait été programmée, fomenté et alimentée régulièrement par ceux qui hurlent au loup moihd  •                    bla ,bla
  • Farandelo  •            Les frappes de lundi contre des hôpitaux et des écoles étaient vraisemblablement russes, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH)…
    a) L’OSDH n’en sait rien du tout, sinon elle ne dirait pas « vraisemblablement ».
    b) Il eut été étonnant que l’OSDH eut dit que ce soit quelqu’un d’autre. pulho  •                      Il y a combien de bunkers pour la population Française ?
  • LU  •                            la Russie par exemple; ils l’avaient bien mis entre 4 murs
    bertrand  •                 Bachar el Hassad, la Russie de Poutine et l’Iran de Rohani la belle histoire d’amour… pourquoi serait-on surpris qu’ils attaquent délibérément les hôpitaux, qu’ils s’en prennent aux civils ? Ils veulent faire régner la terreur et faire fuit tout le monde, civils et combattants pour ne ps perdre trop d’hommes sur le terrain.
    C’est la tactique que les Russes ont utilisée en Tchétchénie en 1999, ils ont bombardé et rasé Grozny s’en prenant délibérément à la population. Où l’on s’aperçoit qu’en Syrie les plus grands terroristes ne sont pas ceux qu’on croit. L’EI est plus cruel mais la Russie plus efficace, plus productive.
    Il faut combattre Bachar, la Russie et l’EI.
    Commencer par bombarder les restes de l’armée syrienne me parait être un bon début ou sinon l’opposition que nous soutenons disparaitra et on ne pourra pas se plaindre ensuite.
  • LU                                  Mais ils n’en ont rien à #$%$ du Moyen Orient. C’est trop loin de chez eux et pour le moment ; ils sont tranquilles à dormir sur leurs deux oreilles. Je me rappelais du 11 septembre. Il y avait tous les pays de l’ONU ou de l’OTAN qui se sont ramenés en Afghanistan. Ils avaient rameuté tous les puissances possibles

    Jean-Yves Le Roy                       Qu’en pense Médecins du Monde? 💥

    Munichois                              donc on soigne des terroristes là-dedans? bon…

    PIERRE-MARIE MURAZ     « Des roquettes tirées par la coalition menée par le gouvernement de Damas » … dont la Russie, l’Iran et le Hezbollah …

    Bernard Maillard               Qui dit la vérité ??? De quelles informations précises disposons nous ??? L’ambassadeur de Syrie à Moscou Riad Haddad accuse fermement l’aviation américaine d’avoir détruit l’hôpital dans la province syrienne d’Idlib. « C’étaient les forces aériennes américaines qui ont détruit l’hôpital. L’aviation russe n’a rien à voir avec cela, ce qui est confirmé par des renseignements reçus », a déclaré M. Haddad. http://fr.sputniknews.com/international/20160215/1021784316/msf-hopital-frappe.html

    Mon opinion                     Un petit aperçu de tout l’amour et tendresse du régime envers la population locale et MSF

    mi archambault 

    il y a une multitude de millions de personnes qui souffrent. Et qui meurent .                  C ‘est regrettable que le soir, après une soirée d’effort. Tous les soirs. On les voit dans une nouvelle. Avec aucun sentiment pour eux véritables.Et nos gouvernants, ne faisant rien pour eux.

    Poivre de cayenne1 

    Comme nos mères le disaient, » La guerre il faut être deux minimum pour la faire. » Et cette guerre se fait pour des intérêts économiques. Tous menteurs, tous profiteurs. Échec et mat.

    marjolaine taillon 

    je vois malheureusement se dessiner l’ébauche d’une grande guerre , la 3e mondiale peut-être !!!
    morricio

    @marjolaine taillon :        On croirait entendre Medvedev

    Bottes de Cuir 

    @marjolaine taillon:   Ça dépendra surtout du comportement des psychopathes américains qui sont les seuls à avoir utilisé la bombe atomique dans l’histoire du monde, tuant des centaines de milliers de civils japonnais en 1945. Il faut vraiment être psychopathe pour agir aussi inhumainement.

    Bar Kochba 

    @bottes de cuir:          Je vous suggère de regarder la nouvelle série sur Amazon Prime « the man in the high castle ». Un série fictive qui imagine un monde ou les alliés auraient perdu la guerre, au profit des Nazis et des Japonais.

    Lazare Kaganovith

    @Bar Kochba :             Je vous suggère de regarder la nouvelle série sur Amazon Prime « the man in the high castle ». Un série fictive qui imagine un monde ou les alliés auraient perdu la guerre, au profit des Nazis et des Japonais.___________L’émission est tournée à Gaza .

    Bottes de Cuir 

    @Bar Kochba:             Je vous remercie pour votre suggestion de regarder une histoire fictive. Pour l’instant, mes commentaires se rapportent à la réalité de faits bien documentés et facilement vérifiables concernant l’acte le plus démoniaque de l’histoire de l’humanité que seuls des psychopathes pouvaient commettre. Aujourd’hui, les mêmes sont aux commandes.

    Lazare Kaganovitch 

    @Bottes de Cuir:      En plus les amerloques avaient tout planifié pour que Pearl Harbour soit attaqué!!

    Bottes de Cuir 

    @Lazare Kaganovitch :   J’apprends un nouveau mot français: amerloques. Est-ce synonyme de psychopathes génocidaires?

    Lazare Kaganovitch

    @Bottes de Cuir:     LOL .Non c’est plutôt péjoratif     Je connais un » peuple  » qui correspond à cette définition ;))

    Bottes de Cuir

    @Lazare Kaganovitch:    Est-ce un « peuple » spécialisé dans les nettoyages ethniques?
    Croyez-vous que le modérateur effacera votre réponse si vous nommiez ce « peuple » ?

    Lazare Kaganovitch 

    @Bottes de Cuir !   Oui.Je fais volontairement  des fautes de frappes , le WEBBOT ne le perçoit pas.

    Jiifs , USrael , Nazo etc et des synonymes : oligophrènes = déficient ment

    Avec des synonymes vous pouvez dire les pires choses , ce qui m’a valu beaucoup de problèmes avec Bugingo le stipendier et bancal .

    Bottes de Cuir

    @Lazare Kaganovitch :   Ça alors, vous êtes un maître, je dirais au moins au 10e Dan. Je vous remercie pour cette leçon très intéressante. Je vous laisse maintenant car je dois me lever tôt pour le travail

    Lazare Kaganovitch 

    @Bottes de Cuir @marjolaine taillon :  Pas une mais deux fois!!!

    Martin Painchaud

    Boycottons la Turquie qui bombarde les hopitaux

    @Martin Painchaud :    C’est encore une fois un job de russe, qui sont rendus à leur 32ième hôpital bombardé.

    ButterflyButterfly        Premièrement qu’ils cessent d’installer leurs centres de commandement dans les écoles et les hôpitaux.
    Ben Yishai

    Ban Ki Moon se prends pour un ange ou quoi?

    Les lois de guerre sont fictifs.

    Bottes de Cuir

    @Ben Yishai :     Ban Ki-Moon n’est qu’un larbin au service de l’OTAN. Les amerloques lui dictent les paroles qu’il doit répéter comme un perroquet savant.

    France H

    Les opérations turques de plus en plus du genre voyou.
    P-L Girard 

    2 écoles et plusieurs hôpitaux frappés en si peu de temps c’est clairement volontaire et un seul pays a intérêt à faire cela. C’est clairement une opération turque pour moi il ne fait aucun doute.
    hibou21

    Quel beau mensonge d’essayer de faire endosser à Poutine ces bombardements d’Hopitaux et ces meurtres d’enfants . Jamais Poutine n’aurais fais quelque chose de semblable jamais il aurait donner l’ordre d’attaquer des Hôpitaux et surtaout des Hôpitaux de Médecins sans fontières  jamais Poutine n’aurait fait çà ! Mais Herdogan ce cher président Turck appuyer par les USA et la France eh oui , celui qui viole tout les espaces aériens de beaucoup de Pays comme la Grèce et bien d’autre comme un sans gène , C’est lui le responsable de ces attaques , uniquement lui , et il a le front d’accuser la Russie et Poutine de faire des choses pareilles , faut être bas et lâche en maudit , C’est tout simplement lui qui sera responsable du déclenchement OFFICIEL de la 3’ièm Guerre Mondiale avec ces provocations et ces attaques qu’il fait et met au nom de la Russie .  Ouvrez vous les Yeux  ! si vous pensez que Herdogan est un bon personnage , chassez vous çà de l’idée ! C’est un des pires trou duc manipulateur que le monde à présentement , il soutient l’état Islamique , les USA l’appuie , la France aussi  ça ne vous amène pas à vous posez des questions ,? Les USA et la France qui appuient Herdogan qui appuie L’EI. Çà ne vous allume pas de lumière sur l’honnêteté des américains et des Français ! De quel côté sont -ils ?
    C KC K         Bon commentaire, merci.
    morricio bobov 

    @hibou21!          « Jamais Poutine n’aurait fais quelque chose de semblable »

    Désolé de ne partager votre foi aveugle dans Saint-Poutine, qui a déjà prouvé plus d’une fois par le passé qu’il se lavait les mains des victimes civiles.

    Je pense entre autres au bombardement de Katyr-Yurt, en Tchétchénie, par l’armée russe, le 4 février 2000, qui a fait plusieurs centaines de victimes civiles, incluant un convoi de réfugiés qui agitait un drapeau blanc. L’armée russe a notamment utilisé des bombes dégageant un gaz incendiaire hautement volatil, qui explose peu après, bien que leur usage soit interdit par la Convention de Genève. Plusieurs victimes ou proches de ces dernières ont porté plainte devant la Cour européenne des droits de l’homme, qui leur a éventuellement donné gain de cause.

    Le Rentier 

    @morricio bobov :       Désinformation!

    La Cour européenne des droits de l’homme lorsqu’il s’agit de la Russie, c’est une mauvaise blague, ils sont toujours coupables.

    Ce dont tu parles, ce sont des bombes thermobariques inventés par les allemands en 1943 utilisées dans le monde entier et qui ne sont pas interdites.

    L’OTAN les a introduits dans sa doctrine dans les années1970, sous le nom de FAE (fuel-air explosives), en les destinant à une utilisation contre des concentrations de véhicules ennemis.

    Elles ont été utilisées lors de la guerre du Vietnam afin de dégager dans la jungle des zones d’atterrissage pour les hélicoptères américains ; elles étaient surnommées les Daisy cutters (faucheuses de marguerites).

    Ensuite, pendant la première Guerre du Golfe, en 1991, l’armée américaine s’en sert pour ouvrir un passage à travers les champs de mines irakiens ou pour excaver les bunkers enfouis dans le sable. Elle a été utilisée en Afghanistan et pendant la seconde Guerre du Golfe.

    La Russie a testé en septembre 2007 la plus puissante bombe de cette catégorie   surnommée, le père de toutes les bombes d’une puissance équivalente à 44 tonnes deTNT. Cette arme de destruction massive utilise 7 tonnes d’explosif et fait appel aux nano technologies pour disperser un nuage de carburant sur 300 mètres de rayon.

    Pour ceux qui sont intéressés à voir les effets :Are Thermobaric Weapons Really Necessary?

    morricio bobov 

    @Le Rentier :             Effectivement, l’armée américaine dit que cette arme n’est pas contraire à la Convention de Genève.  D’ailleurs, on verrait mal comment ils pourraient soutenir le contraire puisqu’ils ne se gênent pas de l’utiliser et de la réutiliser, comme tu l’as toi-même si bien démontré

    Balbusard.         La méthode Poutine.
    Maamohth Myrmidon 

    stu moi ou…. faites une recherche sur le territoire gagner par isis… ensuite, faite une recherche sur « the greater israel » ….

    1 + 1 = 2 non ?   ca s’en viens… reste juste Sanders ) prendre la relève d’Obama et le tour sera joué!

    Bar Kochba           Théorie de complotiste

    Si Israel veut expansioner du Nil à l’Euphrate comme vous et les complotistes croient, pourquoi ont-ils rendu le Sinai à l’Egypte en 1979?                                     Pourquoi ne l’ont-ils pas gardé?   Votre propagande est fausse

    @Maamohth Myrmidon :   wow merci pour l’info

    Bar Kochba                     Vous délirez dans vos complots.    

    1- Il n’y a pas de projet du Grand Israel, sinon Israel n’aurait jamais rendu le Sinai à l’Egypte en 79.

    2- Isis sont des islamistes et nom des agents du Mossad comme certains tarés osent penser

    3- Bernie Sanders, bien qu’il soit Juif, est le candidat qui sera le moins favorable à Israel s’il remporte l’election. Quoique je doute qu’un socialiste pourra gagner

    Claude Bouchard            Pourquoi chaque fois que quelqu’un dit croire que les Russes offrent présentement la meilleure solution il est aussi tôt traité de pro Russes, antiaméricain et même BS. C’est juste une observation des faits. Pourtant les personnes que çà dérangz ne nous parlent jamais du fait que les djihadistes installent leur infrastructures militaires près des centres populeux, des écoles et des hôpitaux. Cette stratégie fonctionnait avec la coalition plus intéressée à son image politique qu’à gagner une guerre le plus rapidement possible, ce qui évite beaucoup de victimes. Les rebelles ne s’inquiètent pas des victimes pour eux c’est de faire mal paraître Assad ou les USA. Une guerre est une saloperie si on est obligé de la faire, on la fait pour la gagner et le plus rapidement possible      Ma simple simple opinion   
    Cheeki BreekiButterflymorricio bobov             Selon le président de MSF France, Mego Terzian, cette frappe a été menée « soit par le gouvernement (syrien), soit par la Russie
    C KC K                       Selon Morricio bobov cette frappe à été menée soit par la Russie, soit par les russes, soit juste par les russes. Ton cervzau est bien lavé par la propagande, pauvre-toi.
    morricio bobov

    @C K                                 Ah bon, parce que MSF ce sont des agents de propagande maintenant ?   Vous sortez le mot « propagande »chaque fois qu’on refuse d’applaudir servilement Poutine,comme si c’était votre seul argument

    Leila Leila                        Les Turcs passeront à l’Histoire une fois encore pour de très mauvaises raisons…les génocides ça les connait
    Sylvain Chartrand           Les Russes passeront à l’histoire. Mais encore pour les mauvaises raisons.

    @Sylvain Chartrand         Peu importe ce qu’ils font, qu’ils bougent ou pas ils sont accusés de tout les péchés du monde.

    l'hiver de forcel’hiver de force      Faut vraiment pas aimer les femmes pour leur imposer une grossesse et un accouchement en temps de guerre comme ça….

    Sylvain Chartrand

    @l’hiver de force:                Quel commentaire ridicule.

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