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Le Sénat américain adopte de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord

Le Sénat des Etats-Unis a adopté mercredi de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord en réaction à son quatrième essai nucléaire, une loi que la Chambre des représentants doit maintenant approuver.

Les sénateurs ont à l’unanimité (96 voix contre zéro) en faveur du texte, qui rend obligatoires des sanctions existantes contre toute personne ou entreprise aidant le régime de Pyongyang, notamment dans l’acquisition de matériaux pour fabriquer des armes de destruction massive.

Les sénateurs Ted Cruz et Marco Rubio, candidats aux primaires présidentielles du parti républicain, sont revenus exprès à Washington pour voter.

La Chambre a adopté une proposition de loi similaire le 12 janvier, par 418 voix contre 2. Elle doit maintenant revoter sur la version du Sénat, ce qui devrait se faire rapidement.

« Ce régime dictatorial doit apprendre que ses actions auront des conséquences », a déclaré le président de la Chambre, Paul Ryan.

Les parlementaires américains se disent frustrés par les blocages aux Nations unies, par l’allié chinois, après un quatrième essai nucléaire de la Corée du Nord le 6 janvier, et la mise en orbite d’une satellite ce week-end, un lancement qui pourrait servir de test pour des composants de missiles intercontinentaux capables d’atteindre les Etats-Unis.

« Après quatre essais nucléaires, deux violations de résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et une tentative nord-coréenne de transférer des technologies nucléaires à la Syrie, il est temps que les Etats-Unis prennent le défi nord-coréen au sérieux », a déclaré le sénateur démocrate Robert Menendez.

« Je suis personnellement très déçu du fonctionnement du Conseil de sécurité de l’ONU », a dit le président républicain de la commission des Affaires étrangères, Bob Corker.

La Corée du Nord est déjà soumise à toute une panoplie de sanctions internationales et américaines, adoptées après ses trois précédents essais nucléaires, en 2006, 2009 et 2013.

La nouvelle loi que les parlementaires américains veulent adopter durcirait le régime de sanctions américaines en rendant obligatoires des pénalités qui sont aujourd’hui laissées à la discrétion du président.

« Notre loi met en place des précédents et des sanctions fortes et obligatoires, et elle établit pour la première fois un cadre juridique de sanctions en réponse aux cyber-menaces nord-coréennes », a expliqué Bob Corker.

Les sanctions incluent la saisie d’actifs, l’interdiction de visas et le refus de contrats publics américains.

Les activités qui peuvent être sanctionnées incluent l’importation en Corée du Nord de biens, technologies, services ou activités de conseil sur les armes de destruction massive et les missiles; l’importation de produits de luxe; des violations des droits de l’homme; le blanchiment d’argent, le trafic de stupéfiants et de contrefaçons; la vente de métaux précieux, de graphite, acier, charbon ou autres matériaux servant à des programmes militaires ou de prolifération; toute activité de cyber-terrorisme ou « cyber-vandalisme ».

Le Sénat américain vote le durcissement des sanctions contre la Corée du Nord

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 11.02.2016 à 03h08 • Mis à jour le 11.02.2016 à 08h04

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image: http://s2.lemde.fr/image/2016/02/11/534×0/4863044_6_7dc1_un-poster-contre-le-programme-nucleaire_d57860f5a04cb6405831ada5d77ec952.jpgUn poster contre le programme nucléaire nord-coréen, le 9 février, à Times Square, New York.
Un poster contre le programme nucléaire nord-coréen, le 9 février, à Times Square, New York. KENA BETANCUR / AFP

Le Sénat américain a adopté, mercredi 10 février, de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, en réaction à son quatrième essai nucléaire. Cette loi a été adoptée à l’unanimité par 96 voix.

Ce texte rend obligatoires les mesures existantes contre toute personne ou entreprise aidant le régime de Kim Jong-un, notamment dans l’acquisition de matériaux pour fabriquer des armes de destruction massive. Elles incluent la saisie d’actifs, l’interdiction de visa et le refus de contrats publics américains. Ces pénalités sont aujourd’hui laissées à la discrétion du président.

Les sénateurs Ted Cruz et Marco Rubio, candidats à la primaires présidentielle du Pparti républicain, sont spécialement revenus à Washington pour voter ce texte. La Chambre des représentants avait adopté une proposition de loi similaire le 12 janvier, par 418 voix contre 2. Elle doit maintenant se prononcer sur la version du Sénat.

Lire aussi : « Dans le nucléaire, la Corée du Nord parvient à avancer avec très peu d’apports extérieurs »

Panoplie de sanctions internationales

Les parlementaires américains se disent frustrés par les blocages de la Chine − alliée de Pyongyang − aux Nations unies, après un nouvel essai nucléaire de la Corée du Nord, le 6 janvier, et la mise en orbite d’une satellite ce weekend. Ce lancement pourrait servir de test pour des composants de missiles intercontinentaux capables d’atteindre les Etats-Unis.

Pyongyang est déjà soumise à toute une panoplie de sanctions internationales et américaines, adoptées après ses trois précédents essais nucléaires, en 2006, 2009 et 2013.

Lire aussi : Tollé international après un tir de « fusée » par Pyongyang

Votre clé USB pourrait libérer la Corée du Nord

KIM JONG UN

INTERNATIONAL – Une opération de contrebande de grande ampleur est en cours pour libérer la Corée du Nord du joug de la dictature, et vous pourriez en être un acteur majeur. Repérée par le Huffington Post américain mercredi 10 février, elle s’appuie sur cette chose complètement obsolète qui traîne dans le fond du dernier tiroir de votre bureau… une clé USB. Vous ne vous en servez plus, et c’est justement pour cela que les organisations Human Rights Foundation et Forum 280 souhaite en amasser le plus possible.

En soutenant l’opération « Flash drives for freedom » (« des clés USB pour la liberté »), elles espèrent pouvoir envoyer ces vieilleries, préalablement remplies de tout ce que le monde moderne a de plus subversif (des livres ou des films par exemple), à des habitants de la Corée du Nord. « Dans la société la plus fermée du monde, les clés USB sont des outils précieux pour l’éducation et la découverte (…), peut-on lire sur le site officiel de l’opération. Remplies de films, de livres et d’explications, elles sont des fenêtres sur le monde. »

Un film envoyé grâce à des ballons gonflés à l’hélium

L’opération est menée par des réfugiés Nord-Coréens, « qui ont fui la dictature de leur pays et trouvé la liberté en Corée du Sud ». À Séoul, ils récupèrent des clés USB bourrées de culture et les envoient à leur famille et amis, pour tenter d’ouvrir peu à peu le pays de Kim Jong Un et lui offrir la liberté que le leader suprême lui refuse. « La Corée du Nord semble être un trou noir monolithique, impénétrable, impossible à connaître », explique à Wired Sharon Stratton, membre de l’organisation non-gouvernementale (ONG) North Korean Strategy Center, qui participe à l’opération.

Le site d’information rappelle que les ordinateurs sont plutôt rares en Corée du Nord, et qu’Internet n’est accessible qu’à « quelques élites ». Les smartphones, dont certains peuvent lire les clés USB, sont cependant de plus en plus répandus, tout comme les lecteurs de vidéo de fabrication chinoise, appelés « notels ».

En septembre 2014, les activistes qui participent aujourd’hui à cette opération s’étaient déjà illustrés en faisant passer en Corée du Nord des films comme Lucy, 22 Jump Street ou des épisodes de la série Friends, en soudoyant des douaniers, à la frontière sud-coréenne, avec de l’argent, des cigarettes ou de l’alcool. En avril, certains avaient même envoyé, grâce à des ballons remplis d’hélium, 10.000 copies de L’interview qui tue !. Ce film, qui a mis le feu aux poudres entre les États-Unis et la Corée du Nord, raconte l’histoire de deux animateurs de télévision américains, engagés par la CIA pour tuer Kim Jong Un.

D’après le site internet de l’opération, près de 10.000 clés USB sont déjà récoltées chaque année. Elles peuvent contenir des soap opéras sud-coréens comme des créations hollywoodiennes, mais aussi des traductions en Nord-coréen d’interviews de dissidents. Alex Gladstein, membre de Human Rights Foundation, est formel: « Chaque (clé USB) peut litteralement changer la vie de quelqu’un ».

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Kim Jong-un n’en a pas fini avec ses mauvais tours

En procédant dimanche matin au lancement d’une fusée, la Corée du Nord montre une fois de plus sa capacité à profiter de la mésentente internationale pour semer davantage la zizanie

Kim Jong-un assiste dimanche matin, 7 février, au tir de fusée annoncé.    © DR

Le gouvernement français a également réagi en dénonçant « une provocation insensée ». La France a ainsi appelé à « une réaction rapide et sévère de la communauté internationale au Conseil de sécurité des Nations unies » qui doit se réunir en urgence ce dimanche à New York à la demande des Etats-Unis, du Japon et de la Corée du sud. Toutefois, il est peu probable que de nouvelles sanctions soient adoptées. Pékin et Moscou y sont opposés.

Le régime nord-coréen n’en finit pas de surprendre. Après son essai nucléaire de début janvier qui a suscité une vive réaction de la communauté internationale, Pyongyang a prévenu, le 2 février, les Nations unies qu’il procéderait au lancement d…

Washington et ses alliés asiatiques frappent Pyongyang au portefeuille

Washington et ses alliés asiatiques ont riposté aux programmes balistique et nucléaire nord-coréens en visant les finances du régime le plus isolé au monde, sans attendre l’issue des négociations au Conseil de sécurité sur de nouvelles sanctions.

Des centaines de camions sud-coréens ont traversé jeudi matin la frontière avec le Nord pour aller récupérer équipements et biens produits sur le complexe industriel intercoréen de Kaesong, que Séoul a unilatéralement décidé de fermer.

De son côté, le Sénat des Etats-Unis a adopté mercredi soir de nouvelles sanctions unilatérales, suivant une mesure similaire du Japon.

Séoul a qualifié d' »inévitable » la fermeture de la zone industrielle de Kaesong. Présentée à son ouverture en 2004 comme le symbole de la « réconciliation », elle était un des ultimes projets communs de coopération entre Nord et Sud.

Le gouvernement sud-coréen a accusé mercredi Pyongyang d’avoir utilisé des centaines de millions de dollars de devises recueillies à Kaesong pour financer ses programmes d’armements.

La fermeture du complexe a été jugée « injuste » par l’association représentant les 124 entreprises manufacturières sud-coréennes qui employaient à Kaesong 53.000 Nord-Coréens. Les chefs d’entreprises du Sud voyant leurs activités sacrifiées sur l’autel de la politique.

– « Sauter d’une falaise » –

« C’est comme si on nous ordonnait de sauter d’une falaise », a dénoncé le président de cette association, Jeong Gi-Seob.

La zone de Kaesong a toujours été présentée comme une source cruciale de devises étrangères pour un régime nord-coréen sous perfusion.

Mais elle est aussi depuis son ouverture une aubaine pour les entreprises sud-coréennes qui y disposent d’une main d’oeuvre nord-coréenne bon marché, et profitent de nombreux avantages fiscaux ou autres.

Pour Séoul, il s’agit désormais de rapatrier ses entrepreneurs et cadres opérant à Kaesong, complexe situé à une dizaine de kilomètres de sa frontière.

En septembre 2014, Pyongyang avait édicté un nouveau projet de règlement aux termes duquel le Nord serait autorisé à arrêter et à retenir les hommes d’affaires sud-coréens en cas de différend commercial. Séoul l’avait rejeté.

« Je mentirais si je disais que je n’étais pas inquiet pour ma sécurité », a confié Yoon Sang-Young, cadre d’une entreprise textile, alors qu’il se préparait à passer au Nord.

« J’ignore quelle est la situation au complexe, je ne sais même pas si les ouvriers nord-coréens y sont. »

Kaesong est né dans le sillage de « la diplomatie du rayon de soleil », poursuivie par Séoul de 1998 à 2008 pour encourager les contacts entre les deux frères ennemis. Le complexe a longtemps été préservé des péripéties des relations intercoréennes.

Au printemps 2013 toutefois, Pyongyang l’avait fermé pendant cinq mois, au plus fort de la dernière vague de fortes tensions sur la péninsule, après le troisième essai nucléaire du Nord.

Jeudi matin, Pyongyang n’avait toujours pas réagi à la fermeture de Kaesong.

– « Régime dictatorial » –

Le secrétaire d’Etat adjoint américain pour l’Asie, Daniel Russel, a estimé que la décision de Séoul était un « indicateur incontestable de la gravité avec laquelle ils observent les provocations » nord-coréennes.

Après avoir procédé le 6 janvier à son quatrième essai nucléaire, la Corée du Nord a tiré dimanche une fusée, en violation de plusieurs résolutions de l’ONU.

« Davantage doit être fait pour convaincre les dirigeants (nord-coréens) qu’ils ne pourront entrer dans le système économique international, sans même parler d’aides économiques ou financières, tant que la Corée du Nord poursuivra ses programmes nucléaires et balistiques », a dit M. Russel.

Les sénateurs américains ont à l’unanimité voté mercredi soir un texte qui rend obligatoires des sanctions existantes contre toute personne ou entreprise aidant le régime de Pyongyang, notamment dans l’acquisition de matériaux pour fabriquer des armes de destruction massive.

« Ce régime dictatorial doit apprendre que ses actions auront des conséquences », a déclaré Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, qui doit désormais approuver le texte.

Le Japon a également annoncé de nouvelles sanctions, notamment une interdiction d’accès aux ports japonais des navires nord-coréens, « y compris ceux à caractère humanitaire ».

Les négociations entre Washington et Pékin sur une nouvelle résolution de l’ONU piétinent en raison des réticences de la Chine, principal allié de Pyongyang, qui redoute que l’effondrement du régime nord-coréen ne permette l’avènement d’une Corée réunifiée alignée sur les Etats-Unis.

Pourquoi le nucléaire n’est pas un simple caprice de Kim Jong-un

Pour le leader de la Corée du Nord, le tir d’une fusée à longue portée est le signe d’une persévérance dans une stratégie bien précise.

Kim Jong-un assiste au tir d'une fusée à longue portée, le 7 février 2016 (YONHAP / NORTH KOREAN TV / AFP)Kim Jong-un assiste au tir d’une fusée à longue portée, le 7 février 2016 (YONHAP / NORTH KOREAN TV / AFP)

Pour les observateurs, Kim Jong-un est un leader capricieux et imprévisible. Mais quand il s’agit du nucléaire, ses décisions apparaissent au contraire comme extrêmement cohérentes. Un mois après l’essai nucléaire du 6 janvier, il vient d’autoriser le tir d’une fusée à longue portée. Il s’agit du second essai (sur les quatre à l’actif du régime de Pyongyang) et du troisième tir effectués depuis son arrivée au pouvoir il y a quatre ans, ce qui représente une accélération remarquable de l’effort Nord-Coréen pour renforcer son arsenal de guerre.

Il s’agit encore d’engins « primitifs », équivalents à ceux que la France possédait dans les années 60. Mais plus encore que ses père et grand-père, le jeune Kim apparaît décidé à doter son régime d’armes de plus en plus perfectionnées.

Cette persévérance a une raison précise : après le renversement de Saddam Hussein et surtout de Kadhafi, Pyongyang a mis fin à tous les pourparlers visant à dénucléariser la péninsule coréenne. La dynastie semble avoir conclu que l’arme nucléaire était sa seule garantie de survie. Depuis, la RPDC (République populaire démocratique de Corée) réclame à cor et à cri d’être admise au club des puissances nucléaires – ce que les instances internationales, attachées au principe de non-prolifération, lui refusent. Il ne faut donc pas s’étonner de voir s’allonger la liste des essais et lancements qui servent au régime à la fois à améliorer son arsenal et à faire pression sur l’ONU.

Bombes et propagande

Mais la motivation la plus claire de ces événements, c’est de redorer l’image du régime aux yeux de son propre peuple, comme le montre l’explosion de propagande délirante à laquelle ils donnent systématiquement lieu. Le choix des dates est à cet égard révélateur.

  • L’essai nucléaire du 6 janvier saluait avec faste le 33e anniversaire de Kim III. Il s’agissait sans doute d’une bombe A, que le régime n’a pas hésité à faire passer pour sa première bombe thermonucléaire. Un « accomplissement » particulièrement glorieux attribué au jeune leader.
  • Le 7 février, Pyongyang procédait au tir d’une fusée à longue portée, à l’occasion cette fois de l’anniversaire de Kim Jong-il, père et prédécesseur de Kim III.

Manifestation le 8 février, organisée par le régime pour saluer le tir de la fusée longue portée (Jon Chol Jin/AP/SIPA)

Un congrès avant des réformes ?

Selon les spécialistes, ces essais annoncent un événement politique exceptionnel : la tenue en mai 2016 du 7e congrès du Parti des travailleurs. Exceptionnel parce que ce parti unique, clé de voûte du pouvoir, ne s’est pas réuni en congrès depuis 36 ans. Kim Jong-un qui n’était pas né lors du congrès précédent, est décidé à redonner vie à cette institution tombée en léthargie sous le règne de ses prédécesseurs.

Certains croient même savoir que Kim veut se servir du 7e congrès pour modifier les institutions, redonner aux politiques la préséance sur les militaires, lancer des réformes économiques « à la chinoise » et surtout ressusciter à son propre bénéfice la fonction de président de la République, abolie après la mort du fondateur du régime Kim Il-sung.

Pour ce faire, il a besoin d’apparaître comme tout puissant aux yeux du peuple comme des élites. Certains observateurs n’excluent pas que Pyongyang procède à un autre essai nucléaire d’ici le mois de mai.

Kim veut forcer la main de Pékin

Mais si Kim veut réellement apparaître comme un très grand leader, il a besoin d’une carte essentielle qui manque encore dans son jeu : une rencontre au sommet avec le N°1 chinois. Or, bien que la Chine soit l’unique puissance « amie » et protectrice de Pyongyang, bien que les précédents Kim aient souvent été reçus en grande pompe à Pékin, le jeune Jong-un, lui, n’a jamais eu cet honneur. A Pékin, tout le monde sait que Xi Jinping n’éprouve aucune sympathie pour Kim III.

Une situation d’autant plus vexante que le leader chinois a déjà rencontré à six reprises Park Geun-Hye, la présidente de la Corée du Sud. Cette dernière a même été conviée au défilé militaire pharaonique organisé par Pékin en septembre 2015 à l’occasion de la victoire de la Seconde guerre mondiale, avec d’autres chefs d’Etats « amis » de Pékin.

Depuis novembre dernier, Kim III essaie donc de forcer la main du récalcitrant Xi Jinping afin de lui arracher une rencontre au sommet. Selon certains observateurs, tout le calendrier des événements depuis quelques mois doit être lu à cette lumière.

A l’appui de cette interprétation, la date choisie pour le tir de la fusée à longue portée, le 7 février. Il ne s’agit pas en réalité d’un hommage à Kim II (dont l’anniversaire tombe le 17 février) : le tir a eu lieu à l’occasion de la fête la plus importante pour tous les Chinois, le réveillon du Nouvel An lunaire.

Il est peu probable que, malgré tout son agacement, la Chine acceptera d’imposer à son turbulent protégé les sanctions que lui demande la communauté internationale. Elle ne voudra pas prendre le risque d’affaiblir Pyongyang, craignant par-dessus tout un scénario à l’allemande – une réunification au profit de Séoul, c’est à dire des Américains. La Chine, qui préfère avoir à sa frontière un pays nucléarisé mais « stable », est en réalité l’otage de Pyongyang. Kim III pourra encore longtemps continuer à narguer le monde – et son puissant voisin.

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Commentaires

Sabathius  •                                                    Bien joué quand on y pense. Les USA, ne voyant que la 3eme guerre mondiale ne marche pas sur le front Ukrainien, Syrien ou Russes, lance des menaces à la Corée du nord pour faire rentrer les chinois dans le conflit.

  • Irreductible Gaulois  •                       Les amerloques devraient essayer de se rendre compte qu’ils ne représentent pas le 20eme de la population mondiale, et essayer de changer de registre.
    Un peu d’introspection leur ferait du bien.
  • Pragm  •                                                Je croyais que les sanctions étaient une tactique qui fonctionnait et que c’était la raison pour laquelle il fallait rétablir des relations avec Cuba…
    betov  •                                                  ce que les USA ne leur fournirons pas la Chine y pourvoira, voilà tout
  • pedro  •                                                C’est toujours le même sale hopard qui va profiter de ces sanctions . Ce sale hopard est américain .
    • pedro  •                                     Voila Dimir Putler , la grenouille SuperZhéro amerdicaine avec une nappe à carreaux de table de cuisine en guise de cape , son slip étoilé bandes blanches et rouges , ses santiags en peau de zobi , armé d’éclairs achetés chez le boulanger dans chaque main en guise de super pouvoir . Le clown dans toute sa splendeur . .
      yvan  •                                        En fait c’est surtout la corée du sud qui perd de l’argent ! La corée du nord fait uniquement des affaires avec la Chine.
Jean Gouyé ·                               Et les Nord Coréens ont des ordinateurs personnels pour lire ces clés usb ???
Jean MiauxJean Miaux                    EN JANVIER LA CORÉE DU NORD AVAIT AUSSI REVENDIQUÉ UN ESSAI RÉUSSI DE LA BOMBE H !
Sujet traité en dessins sur « L’actualité en dessins » = > http://lc.cx/4TAM
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