Kippa un jour, Kippa toujours

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A Marseille, « le curseur en matière de haine des juifs est très élevé »

Le Monde.fr | Luc Leroux (Marseille, correspondant)

Devant l'école juive La Source, à Marseille, le 11 janvier.

« Depuis les attentats, les parents et les élèves traînent moins devant les écoles à la sortie des classes. Tous adoptent un profil bas, sans qu’on ait donné des consignes pour cela. » Directeur de deux établissements scolaires juifs à Marseille, Yavné (530 élèves) dans les quartiers Nord, et Gan Ami (600 élèves) dans le centre-ville, Guil Zenou dresse le constat amer d’une communauté contrainte de vivre dans l’inquiétude et plongée depuis quelques jours dans « un grand émoi ».

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L’agression d’un enseignant juif, lundi 11 janvier, par un lycéen kurde revendiquant ses actes au nom de Daech connaît un fort retentissement dans la communauté juive marseillaise, d’autant que ces faits qualifiés de tentative d’assassinat font suite à deux agressions antisémites commises au couteau cet automne. « Le curseur en matière de haine des juifs est très élevé », s’inquiète Guil Zenou, qui vit les conséquences de cette série de violences antijuives comme « une fatalité » : « On finit par s’habituer à tout. Ce qui nous paraissait hier exceptionnel, comme des soldats qui encadrent la rentrée des enfants en cours, est devenu presque banal. C’est triste. »

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L’inquiétude et l’angoisse apparaissent comme les sentiments prédominants chez beaucoup de juifs de Marseille, qui composent l’une des plus importantes communautés d’Europe. Un élève de Terminale d’un des seize établissements scolaires juifs de la ville atteste que des consignes de vigilance sont données par la communauté enseignante : « On nous demande de prendre plus de précautions, de faire plus attention, comme d’éviter de manger dehors entre midi et deux. » Ce jeune juif se dit « moins en sécurité que les autres Marseillais, car si quelqu’un doit faire une attaque, on a plus de risque que les autres d’être touché ». L’adolescent n’en change pas pour autant son comportement, « mais j’y pense. On sent que c’est plus chaud. »

Opération « parents protecteurs »

Tout cela n’est pas nouveau, explique Elsa Charbit, rédactrice en chef de Radio JM : « Cela fait des années qu’on dit aux élèves de ne pas prendre le métro avec la kippa ou de mettre une casquette dessus. » Guil Zenou raconte qu’il y a un an, juste après l’attaque contre l’Hyper Cacher, lors d’une réunion, un jeune lui avait fait cette réflexion : « Ils nous reconnaissent même sans kippa, à notre manière de parler, de nous habiller, alors se faire casser la gueule pour se faire casser la gueule, vaut mieux garder la kippa. »

L’opération « parents protecteurs » s’est développée ces dernières semaines. De façon informelle, des parents d’élèves consacrent un peu de leur temps à « patrouiller » à proximité des écoles car, explique Michèle Teboul, présidente du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Marseille Provence, « dix paires d’yeux valent mieux qu’une seule ». Depuis des années, lors des grandes manifestations festives autour des synagogues, le Service de protection de la communauté juive ajoute ses forces à celles de la police. Des jeunes gens bénévoles qui suivent une petite formation financée par le CRIF, le Consistoire et le Fonds social juif, sont chargés de « faire du repérage ». Ils sont équipés d’un talkie-walkie. « Beaucoup de jeunes se portent bénévoles », précise Jean-Jacques Zenou, directeur de Radio JM, préoccupé par la situation, « car le juif est le thermomètre d’une société qui ne va pas bien ».

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Alors que faire ? « Nous devons nous organiser, rassurer, estime Elie Benarroche, président régional du Fonds social juif unifié. Et nous avons besoin d’être formés à une situation nouvelle, à des gestes élémentaires de vigilance à tous les niveaux, avoir l’œil sur tout. Un peu à l’instar de ce qui se passe en Israël depuis longtemps. » Pour Elsa Charbit, « la communauté a déjà connu des moments de fébrilité comme actuellement, mais très vite on reprend le dessus. Depuis l’affaire Ilan Halimi, après la monstruosité de [la tuerie à l’école juive Ozar Hatorah de] Toulouse et du Musée juif de Bruxelles, on est malheureusement préparés à un choc. »

Forte présence des policiers et militaires

Ce qui rassure les juifs de Marseille, ce sont les moyens déployés par la police et l’armée autour des lieux de culte et des écoles dans le cadre du plan Sentinelle. Sur les ondes de Radio JM, le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Laurent Nunez, a, mercredi matin 13 janvier, une nouvelle fois voulu « rassurer ». « Les effectifs de sécurité sont très sensibilisés à la protection des juifs, sur la voie publique aussi. On prend 100 % de précaution mais il n’y aura jamais un risque zéro », a-t-il répété, assurant que le travail visible des forces de sécurité sur la voie publique était doublé d’investigations et de renseignement. « Nous avons des référents radicalisation dans de nombreux services publics, dans les entreprises, qui nous aident à la détection de ce type d’individus », a-t-il expliqué.

Le traumatisme se mesure, une fois encore, dans les établissements scolaires. Ce n’est pas d’hier que les responsables des écoles font appel à des psychologues pour des interventions magistrales devant des classes, au lendemain d’événements tragiques qui frappent les juifs de Marseille ou de France. « Mais, développe Guil Zenou, nous sommes passés à une phase supérieure où l’aide psychologique doit être apportée à certains élèves individuellement. Au point de se demander s’il ne va pas falloir financer le recrutement de psychologues à demeure dans nos écoles. »

La polémique sur le port de la kippa, lancée mardi par Zvi Ammar, président du Consistoire israélite de Marseille – il a incité à ne plus la porter « en attendant des jours meilleurs » – s’est additionnée au traumatisme. M. Ammar a souhaité faire machine arrière après le tollé provoqué par ce qu’il ne veut aujourd’hui présenter que « comme une recommandation ». « Mes propos étaient limités dans l’espace, à Marseille, et dans le temps. Je ne pouvais pas dire : “Tout va très bien, Madame la marquise”, mais je voulais juste dire : “Réfléchissons”. »

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La communauté juive marseillaise tente maintenant d’éteindre l’incendie médiatique allumé par la déclaration de Zvi Ammar, fortement critiquée par le CRIF : « Cela correspondrait à nous dénoncer comme des causeurs de trouble. » M. Ammar préfère désormais saluer « le dynamisme de la communauté juive marseillaise qui, en quinze ans, a triplé le nombre de ses synagogues et quadruplé celui des restaurants casher, et en vingt ans, a doublé le nombre des écoles juives ».

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Pourquoi l’appel à enlever la kippa passe mal après l’agression antisémite à Marseille

KIPPA MARSEILLE

MARSEILLE – Une communauté juive divisée. Après l’agression antisémite du lundi 11 janvier à Marseille, le port (ou non) de la kippa fait débat. Tandis que le président du Consistoire israélite de la cité phocéenne « incitait » les juifs de la ville à « enlever la kippa dans cette période trouble, jusqu’à des jours meilleurs », d’autres instances représentatives – mais aussi des politiques – ont exprimé leur désaccord.

« Il est insupportable dans notre pays que des citoyens se voient inquiétés, agressés, frappés en raison de leurs choix religieux » et qu’ils « puissent en tirer la conclusion qu’il faudrait se cacher », a ainsi déclaré mercredi le président François Hollande, alors qu’il présentait ses voeux aux Corps constitués et aux bureaux des assemblées à l’Elysée.

« Nous ne devons céder à rien, nous continuerons à porter la kippa », avait dit la veille le grand rabbin de France Haïm Korsia, tandis que le président du Crif, Roger Cukierman, dénonçait « une attitude défaitiste, de renoncement ». « Touche pas à ma kippa! » avait même lancé le président du Consistoire central israélite de France. Des propos qui traduisent une volonté de résister à la peur mais aussi un attachement fort à cette calotte, un des symboles du judaïsme.

Un symbole de ralliement

« D’un point de vue biblique, seuls les kohanim (prêtres), servant dans le Temple, devaient se couvrir la tête (voir l’Exode 28 : 4), explique le site culturel juif Lamed.fr. Pourtant, depuis plusieurs siècles, la coutume veut que les hommes juifs portent une kippa en toutes circonstances, ainsi que le dit le Code de la Loi juive : ‘Il est interdit de parcourir 4 coudées (deux mètres) sans avoir la tête couverte' ».

Pour celui qui porte la kippa hors de la synagogue ou des fêtes et cérémonies juives (où le couvre-chef est obligatoire), il s’agit d' »une façon d’affirmer : ‘Je suis fier d’être juif’. Il est intéressant de constater que lorsque les juifs non observants se rendent en Israël, ils portent souvent la kippa, pendant la durée de leur séjour, note encore Lamed.fr. Ceci provient peut-être du sentiment que la Terre d’Israël toute entière a le même degré de sainteté qu’une synagogue ».

Comme l’explique la bibliothèque numérique Akadem, la kippa peut par ailleurs être vue comme « un signe d’humilité et de crainte révérencielle, car la Ché’hina, la présence divine, se trouve au-dessus de la tête ». Le fait que son port se soit imposé depuis le Moyen-Âge peut aussi être interprété comme un symbole de ralliement pour un peuple « disséminé aux quatre coins de la terre ».

« Je porte la kippa »

« La grande majorité des personnes pieuses en France ont trouvé un bon compromis: pas de kippa dans la rue, mais un chapeau ou une casquette, puisque ces couvre-chefs, toujours à la mode, restent l’apanage de tout citoyen », relève aussi Akadem. On pense à cette « kippa en cheveux » imaginée fin 2015 par un coiffeur israélien. Reste à savoir si le contexte à Marseille va inciter davantage de pratiquants à la discrétion.

Sur les réseaux sociaux, des voix se sont en tout cas élevées pour défendre le port de la kippa, parfois avec humour, tandis que certains internautes utilisaient les hashtags #jeportelakippa, #tousenkippa et #TousAvecUneKippa, montrant des photos de célébrités portant la kippa:

On a aussi pu voir un prêtre (catholique) ou un pasteur (protestant) revêtir la calotte en signe de soutien. Deux députés, Claude Goasguen (LR) et Meyer Habib (UDI), ont par ailleurs porté brièvement une kippa devant les caméras ce mercredi 13 janvier dans les couloirs de l’Assemblée. « Je ne suis pas juif, je mets la kippa à l’Assemblée par solidarité », a tweeté Claude Goasguen.

De nombreux internautes (juifs ou non) ont par ailleurs répondu à l’appel du grand rabbin Haïm Korsia, qui a demandé aux supporteurs de l’OM de porter un couvre-chef en solidarité avec la communauté juive lors du prochain match au Stade Vélodrome.

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Début de polémique sur le port de la kippa à Marseille

Le président du Consistoire israélite de la ville, Zvi Ammar, a décidé d'inciter les membres de la communauté juive de la ville à ne plus porter la kippa après ce nouvel événement dramatique, afin de «préserver des vies humaines».

VIDÉO – Le président du Consistoire israélite de Marseille «incite» les juifs de la ville à «enlever la kippa dans cette période trouble, jusqu’à des jours meilleurs». Le grand rabbin de France s’insurge et le président du Crif juge l’initiative «maladroite».

L’agression d’un enseignant juif survenue lundi, la troisième en quelques mois à Marseille, a entraîné cet appel particulièrement symbolique: le président du Consistoire israélite de Marseille, Zvi Ammar, a «incité» mardi les juifs de la ville à «enlever la kippa dans cette période trouble, jusqu’à des jours meilleurs». «Devant la gravité des événements», estime le responsable, «il faut prendre des décisions exceptionnelles, et, pour moi, la vie est plus sacrée que tout autre critère».

Sur iTélé, le représentant des juifs à Marseille a précisé les raisons qui le poussent à prôner une telle mesure: ce n’est «pas pour céder au terrorisme ou à ces barbares, mais uniquement pour préserver des vies humaines, parce qu’il n’y a pas plus sacré que la vie humaine». Reconnaissant que son appel suscite quelques critiques, le président assure agir «en responsable, pas pour avoir l’adhésion à 100%, mais parce que je préfère qu’on me critique plutôt que de regretter si un jour il arrive quelque chose de très grave».

«Je trouve malsain que l’on en fasse une recommandation collective»

Les désaccords autour de ce mot d’ordre n’ont en effet pas tardé. «Nous ne devons céder à rien, nous continuerons à porter la kippa», a réagi le grand rabbin de France. Le président du Crif lui a rapidement emboîté le pas, estimant qu’un tel appel constituait un «renoncement» et une «initiative maladroite». «Je comprends aisément que des parents inquiets recommandent de porter une casquette plutôt que la kippa, mais je trouve malsain que l’on en fasse une recommandation collective», explique Roger Cukierman au Figaro. «Un tel renoncement, c’est donner la victoire aux djihadistes. Il est important que chacun puisse vivre sa judéité comme il l’entend.»

Par ailleurs, «Touche pas à ma kippa!», a lancé mardi soir le président du Consistoire central israélite de France, Joël Mergui, qui a souhaité que «l’ensemble de la société réagisse et soutienne la liberté de conscience».

Michèle Toboul, présidente du CRIF de Marseille, souhaite de son côté «que les juifs restent debout». «Je me sens plus proche de l’avis du grand rabbin, expert pour pouvoir décider ce qui est bien pour les juifs», explique-t-elle au Figaro. «Il a dit qu’il serait souhaitable que ceux qui ont l’habitude de se couvrir la tête le fasse d’une façon plus discrète, avec une casquette, un béret ou un chapeau par exemple. Cette attitude me convient beaucoup plus.» Pour la présidente, «on ne peut pas demander aux juifs de se fondre alors que les juifs ont toujours vécu dans la République en respectant les règles de la laïcité».

Cet appel n’est pas anodin dans une ville où la communauté juive est particulièrement importante, avec quelque 70.000 membres sur une population de 855.000 habitants. Soit la deuxième en nombre, derrière Paris et sa région, et une des plus nombreuses d’Europe également. L’agression survenue lundi, qui a visé un enseignant juif de 35 ans, est par ailleurs survenue dans un quartier de Marseille très fréquenté par cette communauté religieuse, déjà visée par deux autres attaques en quelques mois.

Mardi, la garde à vue de l’auteur de l’agression a été prolongée de 24 heures. Cet adolescent turc d’origine kurde, qui aura 16 ans la semaine prochaine, a affirmé aux policiers à plusieurs reprises avoir agi «au nom d’Allah» et de Daech. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de cette affaire.

Enseignant juif agressé à Marseille : « Nous continuerons à porter la kippa », affirme le grand rabbin de France

Après l’agression d’un enseignant juif à Marseille lundi 11 janvier, le Consistoire israélite de Marseille avait « incité » les juifs de la ville à ne pas porter la kippa « jusqu’à des jours meilleurs ».

Le grand rabbin de France Rabbi Haim Korsia, le 15 novembre 2015 à la Grande synagogue de la Victoire à Paris.
Le grand rabbin de France Rabbi Haim Korsia, le 15 novembre 2015 à la Grande synagogue de la Victoire à Paris. (LOIC VENANCE / AFP)

« Nous ne devons céder à rien, nous continuerons à porter la kippa ». Le grand rabbin de France appelle à ne pas céder à la peur, mardi 12 janvier, après l’agression lundi d’un enseignant juif à Marseille. Un peu plus tôt, le Consistoire israélite de Marseille avait « incité » les juifs de la ville à ne pas porter la kippa « jusqu’à des jours meilleurs ».

L’adolescent turc suspecté d’avoir agressé un enseignant juif en pleine rue, à Marseille, a été transféré à la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), mardi 12 janvier. Sa garde à vue avait été prolongée de 24 heures.

Lundi, la section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête pour « tentative d’assassinat aggravée en raison de l’appartenance à une religion et en relation avec une entreprise terroriste ». L’enseignant, âgé de 35 ans et qui portait une kippa, a été attaqué à la machette. L’adolescent a revendiqué un geste « au nom d’Allah et de l’Etat islamique ».

• Blessé aux reins. L’enseignant a été hospitalisé lundi, mais a pu retourner chez lui dans la soirée. « Ses blessures sont plus importantes qu’on a pu le croire dans un premier temps », a déclaré son avocat, Me Labi, évoquant notamment des « craintes » quant à ses fonctions rénales en raison de coups reçus aux reins.

• L’enseignant « ne pensai(t) pas (s)’en sortir vivant ». « Je lui disais d’arrêter de me frapper mais il continuait et je ne pensais pas m’en sortir vivant », a déclaré le professeur, prénommé Benjamin, à La Provence. « Honnêtement, je ne sais pas comment je vais me relever de cette terrible agression ». Il a dit « devoir réfléchir » à l’éventualité de cesser de porter la kippa et déclaré ne ressentir « aucune colère, mais de la peur et de l’appréhension quant à l’avenir ».

• L’agresseur présumé est un lycéen turc d’origine kurde, âgé de 16 ans, inconnu des services de renseignement et sans antécédents judiciaires. Sa radicalisation semble être passée inaperçue au sein de sa famille, comme parmi ses professeurs. Aucun trouble psychologique n’avait non plus été signalé.

Les Juifs de Marseille incités à enlever la kippa

La communauté juive de Marseille, forte de quelque... (PHOTO BERTRAND LANGLOIS, AFP)

La communauté juive de Marseille, forte de quelque 70 000 membres sur 855 000 habitants, ce qui en fait la deuxième plus importante en France après Paris et sa région, a été la cible ces derniers mois de deux autres agressions antisémites.      PHOTO BERTRAND LANGLOIS, AFP

 

Agence France-Presse
MARSEILLE, France

Le président de la communauté juive de Marseille a «incité» mardi les juifs de cette ville du sud-est de la France à «enlever la kippa», au lendemain de l’agression à la machette d’un professeur juif.

«Aujourd’hui, devant la gravité des événements (…) il faut prendre des décisions exceptionnelles, et pour moi, la vie est plus sacrée que tout autre critère», a déclaré Zvi Ammar à l’AFP.

Le président du consistoire israélite de Marseille a conseillé à ses coreligionnaires d’«enlever la kippa pendant cette période trouble jusqu’à des jours meilleurs». «On est obligé de se cacher un petit peu», a-t-il expliqué.

«Nous continuerons à porter la kippa» 

Le grand rabbin de France Haïm Korsia a de son côté appelé les Juifs à continuer à porter la kippa après l’agression antisémite d’un enseignant à Marseille, malgré la recommandation contraire du représentant de la communauté locale.

«Nous ne devons céder à rien, nous continuerons à porter la kippa», a déclaré Haïlm Korsia à l’AFP. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF, l’instance laïque de la communauté» Roger Cukierman, a jugé de son côté que l’incitation à ne pas porter la kippa «traduit une attitude défaitiste, de renoncement».

«Nous ne devons céder à rien, nous continuerons à porter la kippa.»

Haïlm Korsia,
Grand rabbin de France

L’auteur de l’agression, un adolescent de 15 ans d’origine kurde et de nationalité turque, a revendiqué devant les policiers avoir agi «au nom d’Allah» et du groupe État islamique.

Le parquet antiterroriste de Paris s’est saisi de l’enquête et le jeune homme a été transféré mardi soir au siège de la police antiterroriste en région parisienne.

Il s’en était pris lundi matin à un enseignant de 35 ans portant la kippa qui se rendait dans l’établissement privé où il enseigne. Le professeur s’est défendu et n’a été que légèrement blessé.

«Je lui disais d’arrêter de me frapper, mais il continuait et je ne pensais pas m’en sortir vivant», a-t-il déclaré au quotidien régional La Provence.

Son avocat, Me Fabrice Labi, a pour sa part confié à l’AFP que son client lui avait dit : «J’ai eu le sentiment qu’il voulait me décapiter, mais la machette était souple, il n’y avait pas de prise et j’étais protégé par le blouson que je portais».

Le procureur de Marseille, Brice Robin, avait précisé lundi que la lame de la machette était émoussée, ce qui a pu limiter la gravité des blessures.

L’agresseur était inconnu de la police et des services de renseignement français et s’est radicalisé récemment «via internet», selon le procureur Robin.

Cette agression est survenue un an après l’attaque d’un supermarché casher à Paris, dans laquelle quatre Juifs avaient été tués par un djihadiste, le 9 janvier 2015.

La communauté juive de Marseille, forte de quelque 70 000 membres sur 855 000 habitants, ce qui en fait la deuxième plus importante en France après Paris et sa région, a été la cible ces derniers mois de deux autres agressions antisémites.

Le 24 octobre, trois Juifs et un cantonnier avaient été agressés près d’une synagogue par un homme armé d’un couteau, qui a été condamné depuis à quatre ans de prison, dont 18 mois avec sursis. Le 18 novembre, un autre enseignant juif avait été agressé au couteau.

«Malheureusement pour nous, on est ciblé : dès qu’on est identifié, qu’on est juif, on peut être agressé et même risquer la mort. Là, on a franchi un pas d’une extrême gravité», a déclaré Zvi Ammar.

L’État fait «tout pour nous assurer le maximum de protection», a-t-il tenu à souligner, mais «on ne peut pas demander plus. On ne va pas mettre un policier, un gendarme ou un militaire derrière chaque Juif», a-t-il ajouté. Les lieux de culte juifs et les écoles juives font l’objet d’une protection des forces de l’ordre.

Enlever sa kippa? Le conseil du consistoire de Marseille fait débat

 LEXPRESS.fr

benjamin-amsellem-un-enseignant-juif-attaque-a-la-machette-parle-a-la-presse-a-la-sortie-des-bureaux-de-la-police-a-marseille-le-12-janvier-2016_5496264Benjamin Amsellem, un enseignant juif attaqué à la machette, parle à la presse à la sortie des bureaux de la police à marseille le 12 janvier 2016 afp.com/BORIS HORVAT

Au lendemain de l’agression terroriste d’un juif à Marseille, le consistoire israélite local recommande aux juifs de la ville d’enlever la kippa « jusqu’à des jours meilleurs ». Le grand rabbin de France ne suit pas.

Peur sur Marseille. Le président du consistoire israélite de la cité phocéenne, Zvi Ammar, a annoncé ce mardi qu’il « incite » les juifs de la ville à « enlever la kippa, dans cette période trouble, jusqu’à des jours meilleurs ». Cette recommandation intervient au lendemain de l’attaque terroriste à la machette d’un adolescent sur un enseignant de 35 ans portant une kippa. L’agresseur présumé, âgé de 15 ans, et toujours en garde à vue, a revendiqué une attaque antisémite « au nom de Daech ».

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« Aujourd’hui, devant la gravité des évènements (…) il faut prendre des décisions exceptionnelles, et, pour moi, la vie est plus sacrée que tout autre critère », a déclaré Zvi Ammar à l’AFP. Face aux évènements, « on est obligé de se cacher un petit peu », a déploré ce chef d’entreprise qui dit n’avoir « pas le choix » et que cet appel lui fait « mal au ventre ».

Interrogé sur BFMTV, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France, Roger Cukierman, n’est pas du même avis. « Donner une recommandation collective » contre le port de la kippa, « je trouve que ce n’est pas très digne. C’est donner la victoire aux djihadistes. Au contraire, il faut résister, se battre, c’est notre honneur et notre dignité de juifs », a-t-il souligné (le Crif ne dépend pas des consistoires, instances de représentation cultuelle).

Le grand rabbin de France ne veut « céder à rien »

Pour le grand rabbin de France Haïm Korsia, Zvi Ammar a ainsi « cherché à alerter la communauté juive de Marseille comme l’ensemble de la communauté nationale sur les risques que peuvent encourir les juifs d’aujourd’hui » et « c’est un cri d’émotion compréhensible, mais nous ne devons céder à rien, nous continuerons à porter la kippa », a-t-il dit.

Le grand rabbin a en outre appelé « l’ensemble des supporteurs de l’Olympique de Marseille à revêtir mercredi 20 janvier un couvre-chef », en signe de solidarité, lors du match qui opposera l’équipe phocéenne à Montpellier au stade Vélodrome, en 16es de finale de la Coupe de France de football.

« On ne peut pas demander plus » à l’Etat

« Malheureusement pour nous, on est ciblés: dès qu’on est identifiés, qu’on est juifs, on peut être agressés et même risquer la mort. Là, on a franchi un pas d’une extrême gravité », s’est justifié Zvi Ammar, président du consistoire phocéen depuis 15 ans. L’État fait « tout pour nous assurer le maximum de protection », a-t-il tenu à souligner, mais « on ne peut pas demander plus. On ne va pas mettre un policier, un gendarme ou un militaire derrière chaque juif ».

Interrogée sur la décision du président du consistoire, la présidente régionale du CRIF, Michèle Teboul, a dit penser que « sur le plan personnel, (…) il faut vivre normalement ». Et d’ajouter: « Je ne peux pas ne pas me plier (à cette décision) si c’est pour assurer la sécurité des juifs ».

La communauté juive de Marseille compte quelque 70 000 membres sur une population de 855 000 habitants, selon le Crif, ce qui en fait la deuxième plus importante de France, derrière Paris et sa région.

 

Agression antisémite à Marseille : les juifs invités à enlever la kippa

Le Consistoire israélite de Marseille incite les juifs à « se cacher un peu » après l’agression d’un enseignant. Le grand rabbin de France désapprouve.

  (avec AFP)

Le président du Consistoire israélite de Marseille, Zvi Ammar, a "incité" mardi les juifs de la ville à "enlever la kippa dans cette période trouble, jusqu'à des jours meilleurs", au lendemain de l'agression à la machette d'un professeur juif.
Le président du Consistoire israélite de Marseille, Zvi Ammar, a « incité » mardi les juifs de la ville à « enlever la kippa dans cette période trouble, jusqu’à des jours meilleurs », au lendemain de l’agression à la machette d’un professeur juif. © AFP/ BORIS HORVAT
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commentaires

ZohraRose                                    Cette demande me parait inadmissible. Si on doit renoncer à porter un Kipa, non par conviction, mais par peur d’être agressé, cela signifie qu’on n’a plus confiance dans la protection que l’Etat français doit garantir à l’ensemble des citoyens. Renoncer à porter la Kipa, ne constituerait que le premier pas à d’autres renoncements. Où s’arrêteront les renoncements ? Agir en fonction de la peur, c’est une manière de dire que les terroristes ont gagné. Cela me parait très inquiétant, à la fois pour les français juifs et pour l’ensemble du peuple français.

@ZohraRose :                             Dans un sens l’athée et l’anticlérical que je suis, comprend parfaitement ton point de vue, j’ai toujours résisté tant que je le pouvais et j’étais très en colère de parfois devoir avaler mon chapeau mais là ce sont vos vies que vous risquez et la police ou autre ne vous suivra pas partout. C’est des circonstances exceptionnelles et votre dieu semble bon de ce que j’en ai compris, alors si vous ne vous couvrez pas pour rester en vie comment pourrait -il vous en tenir rigueur ? Ceux qui vous disent de ne pas céder ne seront pas là si vous êtes en difficulté, c’est toujours pareil le « allons y,battez vous » on l’a tous connu, mais des exaltés comme ce gamin eux risquent bien de continuer quelque temps et pourquoi prendre un tel risque ??? Trop de monde est déjà tombé pour rien.

@zorarose                                    vous voyez la laïcité sous l’angle religieux et du prosélytisme alors….

Elémentaire                       Le monde est tout petit et le malheur, les conflits (Palestine, Irak, Syrie…), les hommes, les intérêts, les idées,s’y propagent de plus en plus vite, frontières ou pas. Nous en subissons les effets collatéraux, des effets exacerbés par la crise et l’incroyable inégalité dans la répartition des richesses. Les religions sont des vecteurs aussi de ces conflits, et même l’habillement. Alors traitons les problèmes par priorités.

Hein?                                   Ce ne serait pas parfois, mettons, des maghrébins (ou apparentés), qui manifestent en gestes cette détestation, à Marseille? Je n’en sais rien, je lance cela totalement au hasard: apparemment l’auteur de l’article n’a aucune idée non plus, puisqu’il ne dit pas un mot sur qui pourraient être les antisémites marseillais, même les juifs menacés n’en disent rien. Et si tout le monde affabulait? Car après tout, le cas d' »arabes », français ou non, qui « n’aiment pas » les juifs, c’est rarissime, non?

MM                                     « Celui qui nomme mal les choses prépare le malheur du monde » (Camus). Rapprocher ces attentats de l’antisémitisme des années 30 est une façon de ne pas nommer les choses et finalement de ne pas regarder. Il s’agit d’Islamisme. Un Islamisme qui en moins d’un an a anéanti un journal, massacré et terrorisé la jeunesse et peu ou prou obligé une communauté à se cacher. On avance….tout doucement…posément…(sous l’oeil indifférent des « modérés »)

Deo gratias                          Rien à voir avec les années 30. Aujourd’hui l’antisémitisme est islamique.

Robert Martin                  Certes, mais il est également le fait de toute d’une partie des sympathisants du front national, ne l’oublions pas…

JP Landr                             La République française.n’est en aucun cas un lieu d’affrontement des communautarismes

Trop d’autruches, mais plus assez de sable           Hélas, à force de laxisme bien-pensant et d’idéologie totalitaire massivement importée, tout nous démontre le contraire.

Mat                                      Il n’y a pas d’affrontement des communautarismes. La communauté juive n’affronte personne. Il y a des jeunes musulmans qui s’en prennent à des juifs.

Pepin Le Court ·                Nos z’élites ont voulu clamé, instauré une société communautaire bien voilà les premiers résultats avec les horaires de piscine réservées aux femmes, ainsi que les salles de gym, les filles qui n’osent plus sortir en mini-jupe, bientôt les sexes séparés dans les transports en commun, l’enseignement des sciences revisité en fonction des confessions !

Applaudissez cette merveilleuse évolution PARFAITEMENT PREVISIBLE !
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    • bien d’accord avec vous ,bien que les catholiques peuvent porter une chaîne agrémentée d’une croix du moment qu’elle ne soit visible .la religion est un acte personnel qui ne doit importuner les autres en aucun cas de part sa visibilité .
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    J’ai du mal à avoir un avis: il serait bien de vouloir interdire le voile mais le fait que les juifs face le choix de ne pas porter la kippa pose un problème? De manière générale il est révoltant que l’on soit en danger pour un vêtement, un dessin ou une idée. Mais quand la droite et le gouvernement (PS?) surfent toutes voiles dehors sur les discriminations et racismes avec des cris d’orfraies… et les arguments du FN!
    Photo d'avatar Grand rabbi vs Consistoire, ou la course aux enchères/annonces !

    Pour le Consistoire de Marseille, avantage du terrain, il est et vit à Marseille !

    Pour le Gd Rabbi, l’avantage d’une protection policière renforcée autour de la Gde Synagogue et de sa personne !

    La femme de l’enseignant, elle, fait dans le réalisme, ce-matin elle a filé une casquette à son mari.

    Qui disait, pour vivre
    vivons caches ?

  • Je suis effaré par l’ignorance qui transpire de ce commentaire : « Les juifs non pas à sortir dans la rue avec la kippa on est dans un

    pays laïque où tous les signes religieux doivent être cachés. »

    La laïcité n’est pas du tout la négation de la religion. C’est simplement le principe de la séparation de l’état et de la religion. C’est à dire que l’état, ses administration, ses fonctionnaires… ne représentent aucune religion et qu’aucune religion ne peut influencer les lois de l’état Français.

    Ainsi un fonctionnaire n’a pas le droit de porter un signe religieux ou de faire la publicité de telle ou telle religion.

    Par contre les citoyens sont tout à fait libres d’avoir une religion, de la pratiquer, et même de l’exprimer tant en privé qu’en public. La laïcité n’interdit pas du tout à une personne de manifester sa religion en public.

    Et ce droit à porter des signes religieux et à manifester sa religion en publique est inscrit dans les droits de l’homme :

    Article 18 de la déclaration universelle des droits de l’homme :
    « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience
    et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion
    ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa
    conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par
    l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. »

    Ainsi lorsque la France interdit tout signe religieux dans ses écoles et pour ses professeurs… elle est fondée à le faire. Mais quand elle refuse aux élèves (qui ne représentent pas l’état et n’en sont aucunement des fonctionnaires) le droit de manifester leur religion en public… c’est déjà beaucoup plus discutable et pour le moins assez éloigné de l’article 18 de la déclaration des droits de l’homme.

    • « qu’aucune religion ne peut influencer les lois de l’état Français »

      Ah bon! Et la manif pour tous pleine de catho contre le mariage pour tous?

      • Oui mais dans quelle condition…

        La pression des catho fait que la France est toujours en retard (IVG, mort assistée…) privant ainsi des citoyens dont ce n’est pas la croyance de leur liberté

  • Je ne sais qui a écrit dans le courrier à propos de la Kippa que les juifs se doivent de ne pas la porter car non-républicain, pourquoi certains (es) peuvent-ils (elles) porter des habits ostentatoirement religieux comme on en rencontre régulièrement dans les supermarchés 
  • Photo d'avatar Qu’il fasse ce qu’il veut, mais qu’il soit un peu plus tolérant avec les Juifs qui préfèrent ne pas se faire remarquer dans la rue. Est ce si grave de ne pas porter la kippa ? Plus grave que jouer avec sa sécurité ?
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  • entièrement d accord avec lui bravo monsieur
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    il y a un fort antisémitisme en France venant de nos banlieues sans compter l’encouragement des islamistes aux théories antisémites qui font des ravages

    • L’antisémitisme (anti-judaïsme) est une TRÈS ancienne tradition française et plus largement européenne!
      • Bien malheureusement! On en a vu une illustration flagrante avec Edouard Drumont au 19ème siècle, avec Pétain et ses mesures anti-juives, avec l’expression armée de cet anti-sémitisme bien français sous l’Occupation, avec Céline, et plus récemment encore avec l’antisémitisme caractérisé de Jean-Marie LePen. L’antisémitisme n’est donc pas l’apanage exclusif des banlieues ou des islamistes.
    • :                 il ne faut pas mettre le mot antisémitisme a toute les sauces,1 sémite c’est 1 arabe non 1 juif qui pratique le judaïsme 1 religion issu du moyen orient sémite comme les chrétiens et les musulmans
  • bilan de cette agression …une victime en état de choc .

    un agresseur seulement suspecté …c’est n’importe quoi

    VinceL 

    @Ambroudiane:          Parce que certains sujets sont plus vendeurs c’est tout. Pour ma part la vue de ce « truc » me gêne j’ai l’impression d’être face a un trac religieux géant… « Je suis élu moi… « 

    CES BLD                           Hum...

    @ Chaudevant :             je vous rejoins sur le commentaire de @ tristesire.
    Pour le reste, que nous le voulions ou non, de gré ou de force, nous allons être forcés de changer notre manière de vivre. Soit en acceptant peu ou prou les us et coutumes « d’autres » (merci la patrouille X1 ! ), soit en préservant les nôtres ! Ce qui nécessitera un courage et une force politique conjugués à une ardente volonté collective ! Nous n’en sommes pas (encore ?) là…

    tikeu                                 Le pire dans tout ça...… C’est qu’en France on se demande si on doit porter la kippa ou le voile intégral… Nos rois de France doivent se retourner dans leur tombeau !

    Ambroudiane                   Pourquoi ? ?  Pourquoi LE POINT ne relate t-il pas que ce dimanche 10 janvier, la basilique Saint-Nicolas à Nantes a failli être détruite par les flammes ? L’incendie a été évité grâce à une paroissienne âgée, qui a vu aux alentours de 16 heures, deux personnes quitter précipitamment l’église…

    Les médias dans notre beau pays sont de moins en moins objectifs et impartiaux. C’est à en pleurer… Ou à se révolter !

    pipolinum                           J’ai lu tous les messages… Conclusion : c’est la laïcité qu’il faut interdire… !

    Car cette loi de de 1905, (plus ses divers arrêtés), n’était conçu à l’époque… Que pour empêcher l’église d’avoir une place prépondérante dans l’état… Avec le temps en pratique… Hélas, l’on s’aperçoit que cette loi passoire « permissive  » est instrumentalisée par la gauche… Pour mieux améliorer son audience et surtout son électorat…

    ciel et enfer                          Mais ou va t’on ?

    Voila un attentat antisémite pur et dur qui tourne à la polémique du port ou non de la Kippa ! On croit rêver ! C’est d’une tristesse à mourir. Après avoir réduit la lutte contre le terrorisme à la déchéance de la nationalité nous allons réduire le discours sur antisémitisme au port de la Kippa ! Mais bien sur s’il y a des antisémites c’est parce-que les juifs portent la Kippa ! Ben voyons ! Et quand le grand Rabbin de France demandera à tous les juifs de France de la porter cette Kippa ? Mais ou va t’on ? Revenons à la laïcité. Pour nous en France il y à des Français, si L’INSEE a vu juste ces français sont partagés entre des non croyants et des croyants adhérents à des religions différentes. Et alors ils travaillent en France, ils aiment la France, ils vivent et meurent en France, dans leur pays ou ils sont libre, égaux, frères ! Point final.

    coconuts                              Les français de toutes origines ne sont pas tombés dans le piège…

    La théorisation de nos intellectuels de terrasses parisiens jadis a voulu nous faire avaler la Terreur juste etrangère.
    Brigades rouges ou « indépendantisme » pour eux même combat « anti-système » de nos « bobos haram »apatrides :
    La scénarisation des horreurs à pour but de faire résonner le tamtam médiatique pour émouvoir l’opinion publique libre et susciter adhésion primale de peur ou régression à la justice de la charia « oeil pour oeil dent pour dent ». Facile alors de faire résonner le tamtam de la victimisation pour les âmes sensible.
    Les français de 2015 ont refusé ce piège létal.
    Nos compatriotes juifs ont su pour survivre dans tous pays de leur diaspora s’adapter sans renier leur message.
    C’est même es qualité de français qu’ils furent privés de leur sol ancestral par un FLN athée de l’épuration « européenne  » censé retrouver une « pureté »idéologique totalitaire sans contre pouvoir. L’Islam local respecté par la France jadis se souleva en 1990 comme jadis le catholicisme contre les dictatures d’Europe de l’Est.
    Mais ses massacres dépassèrent le « bilan colonial »… Sans » repentance » et Paris ne fut pas épargné comme « complice du FLN » !
    Il est stupide de mettre sur le même plan les religions non prosélytes comme le catholicisme et le judaisme avec l’Islamisme « Uber alles  » de la charia qui refusa aux chrétiens minoritaires aux Philippines de nommer leur Dieu « Allah » pour se conformer au vocabulaire de la majorité musulmane sans vouloir l’incommoder !
    Je respecte ce responsable religieux qui fait honte à nos stupides et irresponsables antiphobiques sélectifs fanfarons de tout poil de l’égalitarisme socialiste religieux politique et sociétal.
    Ceux qui prétendent interdire tout signe extérieur qui coexistaient avant que le communautarisme politique ne soit devenu religion de cet Etat devenu étranger sans foi et aux lois sélectives comme son tri écolo rose.

    Breiz22 1

    @paris76                      sauf que jusqu’à maintenant, personne ne s’est fait agressé pour ce genre de chose …..on voit les visages des gens (pour certains commerces c’est rassurant) !

    Paris76                          Très honnêtement et objectivement (c’est dur pour certains), si ce débile avait attaqué monsieur ou madame tout le monde sans aucun signe distinctif, on ,’en aurait pas entendu parlé plus que ça… Le problème c’est la récupération politique et idéologique de tout ça compte tenu du contexte actuel. Il n’est pas plus grave d’attaquer à la machette une personne avec une kippa, un voile etc, qu’une personne avec des chaussettes rouges ! L’agresseur doit être condamné de la même façon ! L’idéologie ayant tellement pris d’importance dans notre société à cause des lobbies et des parti-pris politique, que l’on en arrive à tomber dans le deux poids deux mesures…

    @Balise:                        oui c’est bien ça, un signe distinctif qui est utilisé pour dire aux autre : »je ne suis pas comme vous, je suis à part ». Un peu comme le voile d’ailleurs. C’est purement revendicatif, car au final dans le fond, si on la retire, ça ne retire en rien aux croyances personnelles de chacun…

    Ouiounon1

    @Balise en réponse: vous n’aimez pas:) la taille, la forme qui vous gênent ? c’est un truc secret chuuuuttt.

    Marie Hélène

    @Lyly75                             oui et alors, c’est quoi le but !!

    Balise                              En fait c’est quoi cette kippa exactement, un signe distinctif ?

    Lyly75                             En signe de solidarité, mon mari et mes fils sortiront avec la kippa que nous avons gardée lors de notre voyage en Israël !

    Le Sénégal

    @Bamileke2011            comme dit sontnay , à chaque commentaires, vous intervenez, on doit être d’accord avec vous. Chacun a un point de vue !!

    Breiz22                              je ne sais pas pourquoi le FN a été critiqué parce qu’il a été dit que les prières de rue c’était l’équivalent d’un envahissement ! retirer leur obéir c’est le commencement d’un envcala ritiquéM.

    Sotnay

    @Bamileke2011………votre empressement à interpeller tout intervenant et à vouloir les diriger dans une direction, qui sous couvert de laïcité sonne comme un prêche bien dirigé et pas très…..catholique

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