67 journalistes ont été tués en 2015, la France 3e pays le plus touché avec « Charlie Hebdo »

Publication: 29/12/2015 08h31 CET Mis à jour: il y a 5 heures
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DÉCÈS – Soixante-sept journalistes ont été tués dans le monde en 2015 en raison de leur profession, notamment en France, troisième pays le plus touché à cause de l’attentat contre le journal Charlie Hebdo, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF) publié mardi.

27 « journalistes-citoyens » (blogueurs) et 7 collaborateurs de médias ont également été assassinés, d’après l’ONG qui réclame la nomination « sans tarder d’un représentant spécial pour la protection des journalistes auprès du secrétaire général des Nations Unies ». En 2014, 66 journalistes avaient été tués, selon RSF.

En tête des pays les plus meurtriers pour les journalistes cette année, figurent l’Irak et la Syrie, suivis de la France, du Yémen, du Soudan du Sud, de l’Inde, du Mexique et des Philippines.

RSF dénombre ainsi 9 journalistes tués en Irak en 2015, autant en Syrie, et 8 en France parmi les douze victimes de l’attaque jihadiste contre Charlie Hebdo le 7 janvier.

« Tués en temps de paix »

Cette attaque « participe à l’inversion de la tendance de 2014 où deux tiers des reporters tués dans le monde l’avaient été en zones de conflits. Cette année, au contraire, deux tiers des journalistes tués l’ont été en temps de paix », souligne l’organisation.

En incluant les « morts suspectes », RSF dénombre en tout 110 journalistes tués cette année. « Cette situation préoccupante est imputable à une violence délibérée contre les journalistes, et témoigne de l’échec des initiatives en faveur de leur protection », selon l’organisation.

Depuis 2005, au moins 787 journalistes ont été tués en raison de leur profession.

RSF liste les « exactions qui ont marqué l’année », à commencer par l’attentat contre Charlie Hebdo, mais également l’assassinat « mis en scène » par l’organisation Etat islamique du journaliste japonais Kenji Goto.

« Impunité »

Le Mexique a connu un « assassinat de trop », poursuit RSF : celui du photojournaliste Ruben Espinosa, retrouvé mort en août, « avec des traces de tortures », au côté de quatre femmes dans un appartement de Mexico. « Son assassinat a entraîné une vague d’indignation et une prise de conscience sur le manque criant de protection pour les journalistes au Mexique », souligne RSF, rappelant qu’une loi pour les protéger est entrée en vigueur quelques jours plus tard, mais seulement dans le district de Mexico.

RSF évoque enfin l’assassinat en Somalie de Hindiyo Haji Mohamed, l’une des deux femmes journalistes tuées cette année dans le monde. Cette journaliste de la télévision nationale a « succombé aux blessures infligées par un attentat à la voiture piégée qui porte la signature de la milice islamiste shebab le 3 décembre à Mogadiscio », estime RSF, qui dénonce « l’impunité » des crimes commis contre les journalistes dans ce pays. Son époux, journaliste également, avait lui aussi été victime d’un attentat en septembre 2012.

« Il est impératif de mettre en place un mécanisme concret pour l’application du droit international sur la protection des journalistes. Aujourd’hui, des groupes non étatiques perpètrent des exactions ciblées contre eux, tandis que de trop nombreux États ne respectent pas leurs obligations », relève le secrétaire général de RSF Christophe Deloire, dans un communiqué.

L’organisation déplore aussi que les circonstances de la mort de 43 reporters cette année « demeurent indéterminées, en raison du manque d’enquêtes officielles impartiales et approfondies, du fait de la mauvaise volonté des États ». Elle dénonce « l’impunité des crimes commis contre les journalistes dans de nombreuses régions du monde ».

Outre ces meurtres, 54 journalistes sont retenus en otage dans le monde à fin 2015, contre 40 en 2014, même s’il y a eu cette année moins d’enlèvements que l’an dernier, selon un rapport déjà publié par RSF mi-décembre.

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Presse: 67 journalistes tués en 2015, la France 3e pays le plus touché

Soixante-sept journalistes ont été tués dans le monde en 2015 en raison de leur profession, notamment en France, troisième pays le plus touché à cause de l’attentat contre le journal Charlie Hebdo, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF) publié mardi.

27 « journalistes-citoyens » (blogueurs) et 7 collaborateurs de médias ont également été assassinés, d’après l’ONG qui réclame la nomination « sans tarder d’un représentant spécial pour la protection des journalistes auprès du secrétaire général des Nations Unies ». En 2014, 66 journalistes avaient été tués, selon RSF.

En tête des pays les plus meurtriers pour les journalistes cette année, figurent l’Irak et la Syrie, suivis de la France, du Yémen, du Soudan du Sud, de l’Inde, du Mexique et des Philippines.

RSF dénombre ainsi 9 journalistes tués en Irak en 2015, autant en Syrie, et 8 en France parmi les douze victimes de l’attaque jihadiste contre Charlie Hebdo le 7 janvier.

Cette attaque « participe à l?inversion de la tendance de 2014 où deux tiers des reporters tués dans le monde l?avaient été en zones de conflits. Cette année, au contraire, deux tiers des journalistes tués l?ont été en temps de paix », souligne l’organisation.

En incluant les « morts suspectes », RSF dénombre en tout 110 journalistes tués cette année. « Cette situation préoccupante est imputable à une violence délibérée contre les journalistes, et témoigne de l?échec des initiatives en faveur de leur protection », selon l’organisation.

Depuis 2005, au moins 787 journalistes ont été tués en raison de leur profession.

RSF liste les « exactions qui ont marqué l’année », à commencer par l’attentat contre Charlie Hebdo, mais également l?assassinat « mis en scène » par l’organisation Etat islamique du journaliste japonais Kenji Goto.

– ‘Impunité’ –

Le Mexique a connu un « assassinat de trop », poursuit RSF : celui du photojournaliste Ruben Espinosa, retrouvé mort en août, « avec des traces de tortures », au côté de quatre femmes dans un appartement de Mexico.

« Son assassinat a entraîné une vague d?indignation et une prise de conscience sur le manque criant de protection pour les journalistes au Mexique », souligne RSF, rappelant qu’une loi pour les protéger est entrée en vigueur quelques jours plus tard, mais seulement dans le district de Mexico.

RSF évoque enfin l’assassinat en Somalie de Hindiyo Haji Mohamed, l?une des deux femmes journalistes tuées cette année dans le monde.

Cette journaliste de la télévision nationale a « succombé aux blessures infligées par un attentat à la voiture piégée qui porte la signature de la milice islamiste shebab le 3 décembre à Mogadiscio », estime RSF, qui dénonce « l?impunité » des crimes commis contre les journalistes dans ce pays. Son époux, journaliste également, avait lui aussi été victime d?un attentat en septembre 2012.

« Il est impératif de mettre en place un mécanisme concret pour l?application du droit international sur la protection des journalistes. Aujourd?hui, des groupes non étatiques perpètrent des exactions ciblées contre eux, tandis que de trop nombreux États ne respectent pas leurs obligations », relève le secrétaire général de RSF Christophe Deloire, dans un communiqué.

L’organisation déplore aussi que les circonstances de la mort de 43 reporters cette année « demeurent indéterminées, en raison du manque d?enquêtes officielles impartiales et approfondies, du fait de la mauvaise volonté des États ». Elle dénonce « l?impunité des crimes commis contre les journalistes dans de nombreuses régions du monde ».

Outre ces meurtres, 54 journalistes sont retenus en otage dans le monde à fin 2015, contre 40 en 2014, même s’il y a eu cette année moins d’enlèvements que l’an dernier, selon un rapport déjà publié par RSF mi-décembre.

Au moins soixante-sept journalistes ont été tués dans le monde en 2015

Le Monde.fr |

Soixante-sept journalistes ont été tués dans le monde en 2015 en raison de leur profession, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF), publié mardi 29 décembre. L’ONG recense par ailleurs la mort de 27 blogueurs et sept collaborateurs de médias. En 2014, 66 journalistes avaient été tués. En incluant les « morts suspectes », l’organisation dénombre en tout 110 journalistes tués cette année.

En tête des pays les plus meurtriers figurent l’Irak et la Syrie, avec tous deux, neuf victimes. La France arrive en troisième position, en raison de l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, le 7 janvier (huit des douze morts de l’attaque). Celle-ci participe d’ailleurs à l’inversion de la tendance observée l’an passé où deux tiers des reporters tués dans le monde l’avaient été en zones de conflit. « Cette année, au contraire, deux tiers des journalistes tués l’ont été en temps de paix », détaille RSF. Depuis 2005, au moins 787 personnes sont mortes en raison de leur profession.

RSF liste les « exactions qui ont marqué l’année » : l’attentat contre Charlie Hebdo, mais également l’assassinat « mis en scène » par l’organisation Etat islamique du journaliste japonais Kenji Goto. Les cas du photojournaliste Ruben Espinosa, au Mexique, et de Hindiyo Haji Mohamed, en Somalie, sont aussi mentionnés.

Outre ces meurtres, 54 journalistes sont retenus en otages dans le monde à la fin de l’année 2015, contre 40 en 2014, même s’il y a eu cette année moins d’enlèvements que l’an dernier, selon un rapport déjà publié par RSF à la mi-décembre.

L’organisation américaine Committee to Protect Journalists qui a publié son propre bilan, le même jour, dénombre pour sa part 69 journalistes tués cette année.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/12/29/soixante-sept-journalistes-ont-ete-tues-dans-le-monde-en-2015_4838874_3236.html#c8vXKKeumyBE11gb.99

Presse: 67 journalistes tués en 2015, la France 3e pays le plus touché

AFP

une-carte-de-presse-avec-la-mention-je-suis-charlie-le-8-janvier-2015-a-bruxelles_5490162Une carte de presse avec la mention « Je suis Charlie » le 8 janvier 2015 à Bruxelles   afp.com/LAURIE DIEFFEMBACQ

Paris – Soixante-sept journalistes ont été tués dans le monde en 2015 en raison de leur profession, notamment en France, troisième pays le plus touché à cause de l’attentat contre le journal Charlie Hebdo, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF) publié mardi.

27 « journalistes-citoyens » (blogueurs) et 7 collaborateurs de médias ont également été assassinés, d’après l’ONG qui réclame la nomination « sans tarder d’un représentant spécial pour la protection des journalistes auprès du secrétaire général des Nations Unies« . En 2014, 66 journalistes avaient été tués, selon RSF.

En tête des pays les plus meurtriers pour les journalistes cette année, figurent l’Irak et la Syrie, suivis de la France, du Yémen, du Soudan du Sud, de l’Inde, du Mexique et des Philippines.

RSF dénombre ainsi 9 journalistes tués en Irak en 2015, autant en Syrie, et 8 en France parmi les douze victimes de l’attaque jihadiste contre Charlie Hebdo le 7 janvier.

Cette attaque « participe à l’inversion de la tendance de 2014 où deux tiers des reporters tués dans le monde l’avaient été en zones de conflits. Cette année, au contraire, deux tiers des journalistes tués l’ont été en temps de paix« , souligne l’organisation.

En incluant les « morts suspectes« , RSF dénombre en tout 110 journalistes tués cette année. « Cette situation préoccupante est imputable à une violence délibérée contre les journalistes, et témoigne de l’échec des initiatives en faveur de leur protection« , selon l’organisation.

Depuis 2005, au moins 787 journalistes ont été tués en raison de leur profession.

RSF liste les « exactions qui ont marqué l’année« , à commencer par l’attentat contre Charlie Hebdo, mais également l’assassinat « mis en scène » par l’organisation Etat islamique du journaliste japonais Kenji Goto.

– ‘Impunité’ –

Le Mexique a connu un « assassinat de trop« , poursuit RSF : celui du photojournaliste Ruben Espinosa, retrouvé mort en août, « avec des traces de tortures« , au côté de quatre femmes dans un appartement de Mexico.

« Son assassinat a entraîné une vague d’indignation et une prise de conscience sur le manque criant de protection pour les journalistes au Mexique« , souligne RSF, rappelant qu’une loi pour les protéger est entrée en vigueur quelques jours plus tard, mais seulement dans le district de Mexico.

RSF évoque enfin l’assassinat en Somalie de Hindiyo Haji Mohamed, l’une des deux femmes journalistes tuées cette année dans le monde.

Cette journaliste de la télévision nationale a « succombé aux blessures infligées par un attentat à la voiture piégée qui porte la signature de la milice islamiste shebab le 3 décembre à Mogadiscio« , estime RSF, qui dénonce « l’impunité » des crimes commis contre les journalistes dans ce pays. Son époux, journaliste également, avait lui aussi été victime d’un attentat en septembre 2012.

« Il est impératif de mettre en place un mécanisme concret pour l’application du droit international sur la protection des journalistes. Aujourd’hui, des groupes non étatiques perpètrent des exactions ciblées contre eux, tandis que de trop nombreux États ne respectent pas leurs obligations« , relève le secrétaire général de RSF Christophe Deloire, dans un communiqué.

L’organisation déplore aussi que les circonstances de la mort de 43 reporters cette année « demeurent indéterminées, en raison du manque d’enquêtes officielles impartiales et approfondies, du fait de la mauvaise volonté des États« . Elle dénonce « l’impunité des crimes commis contre les journalistes dans de nombreuses régions du monde« .

Outre ces meurtres, 54 journalistes sont retenus en otage dans le monde à fin 2015, contre 40 en 2014, même s’il y a eu cette année moins d’enlèvements que l’an dernier, selon un rapport déjà publié par RSF mi-décembre.

La France, troisième pays le plus meurtrier pour les journalistes en 2015

PRESSE – EN 2015, 67 journalistes ont été tués dans le monde selon l’ONG RSF ; la France se place en troisième position à cause du massacre de « Charlie Hebdo »…

L’association Reporters sans frontières (RSF) a dévoilé ce mardi son bilan annuel : en 2015, 67 journalistes ont été tués dans le monde en raison de leur profession. La France arrive en troisième position de ce classement, à cause de l’attentat contre le journal Charlie Hebdo. En 2014, 66 journalistes avaient été tués, toujours selon RSF.

L’irak, la Syrie et la France dans le trio de tête

RSF compte aussi parmi les journalistes tués cette année 27 « journalistes-citoyens » (ou blogueurs) et 7 collaborateurs de médias ont également été assassinés. L’ONG réclame la nomination « sans tarder d’un représentant spécial pour la protection des journalistes auprès du secrétaire général des Nations Unies ».

En 2015, la France 3ème pays le plus meurtrier pour les journalistes après la Syrie et l’Irak https ://t.co/zNboSS0JNC #CharlieHebdo

— Christophe Deloire (@cdeloire) December 29, 2015

En tête des pays les plus meurtriers pour les journalistes figurent l’Irak et la Syrie, puis la France, le Yémen, le Soudan du Sud, l’Inde, le Mexique et des Philippines.

Deux tiers des journalistes tués hors « zones de conflit »

RSF dénombre ainsi 9 journalistes tués en Irak en 2015, autant en Syrie, et 8 en France parmi les douze victimes de l’attaque djihadiste contre Charlie Hebdo le 7 janvier. Cette attaque terroriste « participe à l’inversion de la tendance de 2014 où deux tiers des reporters tués dans le monde l’avaient été en zones de conflits. Au contraire, en 2015 deux tiers des journalistes tués l’ont été en temps de paix », souligne l’organisation.

http://infogr.am/journalistes_tues_dans_le_monde_en_2015

En incluant les « morts suspectes », RSF dénombre en tout 110 journalistes tués cette année. « Cette situation préoccupante est imputable à une violence délibérée contre les journalistes, et témoigne de l’échec des initiatives en faveur de leur protection », selon l’organisation. Depuis 2005, au moins 787 journalistes ont été tués en raison de leur profession.

54 journalistes otages dans le monde

Outre ces meurtres, 54 journalistes sont retenus en otage dans le monde à fin 2015, contre 40 en 2014, même s’il y a eu cette année moins d’enlèvements que l’an dernier, selon un rapport déjà publié par RSF mi-décembre.

L’Irak, la Syrie et la France sont les pays les plus meurtriers pour les journalistes en 2015

Reporters sans Frontières a recensé 110 « journalistes tués en raison de leur métier ou décédés de morts suspectes », en 2015.

Cette année, les trois pays les plus meurtriers pour les journalistes ont été l’Irak, la Syrie… Et la France, selon le rapport annuel de Reporters sans Frontières (RSF) qui « a recensé 110 journalistes tués en raison de leur métier ou décédés de morts suspectes », en 2015. La troisième position de ce classement morbide revient à la France en raison des attentats de Charlie Hebdo. Pas moins de 12 personnes, journalistes et dessinateurs, avaient été assassinés de sang froid dans la rédaction du journal satirique le 7 janvier dernier par les frères Kouachi. Selon Reporters sans Frontières, sur 110 journalistes tués cette année, seuls 67 d’entre eux « ont été tués en raison de leur profession ou dans l’exercice de leur mission, soit un total de 787 depuis 2005. Les autres cas font l’objet de suspicions », affirme l’organisation. « A ces chiffres s’ajoutent 27 journalistes citoyens et 7 collaborateurs de médias tués. Cette situation préoccupante est imputable à une violence délibérée contre les journalistes, et témoigne de l’échec des initiatives en faveur de leur protection », dénonce-t-elle encore.

Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, affirme qu’il « est impératif de mettre en place un mécanisme concret pour l’application du droit international sur la protection des journalistes ». « Aujourd’hui », poursuit-il, « des groupes non étatiques perpètrent des exactions ciblées contre les journalistes, tandis que de trop nombreux États ne respectent pas leurs obligations. Les 110 reporters tués cette année doivent générer des réactions à hauteur de l’urgence : un représentant spécial pour la protection des journalistes auprès du secrétaire général des Nations Unies doit être nommé sans tarder ». « Pour répondre à la persistance et la diversité des risques encourus par les journalistes », explique RSF sur son site, « une édition revue et corrigée du Guide pratique de sécurité pour les journalistes » a été « publiée le 15 décembre 2015, en partenariat avec l’Unesco ».
Read more at http://www.atlantico.fr/pepites/irak-syrie-et-france-sont-pays-plus-meurtriers-pour-journalistes-en-2015-2514359.html#WqVeDFSefijaRK3C.99

67 journalistes ont été tués en 2015, la France 3e pays le plus touché avec « Charlie Hebdo »

JOURNALISTES TUES

DÉCÈS – Soixante-sept journalistes ont été tués dans le monde en 2015 en raison de leur profession, notamment en France, troisième pays le plus touché à cause de l’attentat contre le journal Charlie Hebdo, selon le bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF) publié mardi.

27 « journalistes-citoyens » (blogueurs) et 7 collaborateurs de médias ont également été assassinés, d’après l’ONG qui réclame la nomination « sans tarder d’un représentant spécial pour la protection des journalistes auprès du secrétaire général des Nations Unies ». En 2014, 66 journalistes avaient été tués, selon RSF.

En tête des pays les plus meurtriers pour les journalistes cette année, figurent l’Irak et la Syrie, suivis de la France, du Yémen, du Soudan du Sud, de l’Inde, du Mexique et des Philippines.

RSF dénombre ainsi 9 journalistes tués en Irak en 2015, autant en Syrie, et 8 en France parmi les douze victimes de l’attaque jihadiste contre Charlie Hebdo le 7 janvier.

« Tués en temps de paix »

Cette attaque « participe à l’inversion de la tendance de 2014 où deux tiers des reporters tués dans le monde l’avaient été en zones de conflits. Cette année, au contraire, deux tiers des journalistes tués l’ont été en temps de paix », souligne l’organisation.

En incluant les « morts suspectes », RSF dénombre en tout 110 journalistes tués cette année. « Cette situation préoccupante est imputable à une violence délibérée contre les journalistes, et témoigne de l’échec des initiatives en faveur de leur protection », selon l’organisation.

Depuis 2005, au moins 787 journalistes ont été tués en raison de leur profession.

RSF liste les « exactions qui ont marqué l’année », à commencer par l’attentat contre Charlie Hebdo, mais également l’assassinat « mis en scène » par l’organisation Etat islamique du journaliste japonais Kenji Goto.

« Impunité »

Le Mexique a connu un « assassinat de trop », poursuit RSF : celui du photojournaliste Ruben Espinosa, retrouvé mort en août, « avec des traces de tortures », au côté de quatre femmes dans un appartement de Mexico. « Son assassinat a entraîné une vague d’indignation et une prise de conscience sur le manque criant de protection pour les journalistes au Mexique », souligne RSF, rappelant qu’une loi pour les protéger est entrée en vigueur quelques jours plus tard, mais seulement dans le district de Mexico.

RSF évoque enfin l’assassinat en Somalie de Hindiyo Haji Mohamed, l’une des deux femmes journalistes tuées cette année dans le monde. Cette journaliste de la télévision nationale a « succombé aux blessures infligées par un attentat à la voiture piégée qui porte la signature de la milice islamiste shebab le 3 décembre à Mogadiscio », estime RSF, qui dénonce « l’impunité » des crimes commis contre les journalistes dans ce pays. Son époux, journaliste également, avait lui aussi été victime d’un attentat en septembre 2012.

« Il est impératif de mettre en place un mécanisme concret pour l’application du droit international sur la protection des journalistes. Aujourd’hui, des groupes non étatiques perpètrent des exactions ciblées contre eux, tandis que de trop nombreux États ne respectent pas leurs obligations », relève le secrétaire général de RSF Christophe Deloire, dans un communiqué.

L’organisation déplore aussi que les circonstances de la mort de 43 reporters cette année « demeurent indéterminées, en raison du manque d’enquêtes officielles impartiales et approfondies, du fait de la mauvaise volonté des États ». Elle dénonce « l’impunité des crimes commis contre les journalistes dans de nombreuses régions du monde ».

Outre ces meurtres, 54 journalistes sont retenus en otage dans le monde à fin 2015, contre 40 en 2014, même s’il y a eu cette année moins d’enlèvements que l’an dernier, selon un rapport déjà publié par RSF mi-décembre.

RSF a recensé 110 journalistes tués en 2015

PARIS (Reuters) – L’organisation Reporters sans frontières (RSF) a recensé au moins 67 journalistes tués en 2015 dans l’exercice ou en raison de leurs fonctions et demande une « réaction à la hauteur de l’urgence ».

Dans son rapport annuel publié mardi, RSF souligne que 110 journalistes ont été tués en raison de leur métier ou sont décédés de morts suspectes. « Pour 67 d’entre eux, l’organisation est en mesure d’affirmer de manière formelle qu’ils ont été tués en raison de leur profession ou dans l’exercice de leur mission », précise RSF.

« A ces chiffres s’ajoutent 27 journalistes citoyens et 7 collaborateurs de médias tués ».

L’Irak, où onze journalistes ont été tués, et la Syrie (dix) sont aux deux premiers rangs. La France est à la troisième place en raison de l’attaque djihadiste du 7 janvier contre la rédaction de l’hebdomadaire Charlie Hebdo à Paris.

Le bilan établi par RSF fait également état de 54 journalistes retenus en otage à travers le monde (dont 26 en Syrie) et de 153 autres détenus (dont 23 en Chine, 22 en Egypte et 18 en Iran).

« Il est impératif de mettre en place un mécanisme concret pour l’application du droit international sur la protection des journalistes », a déclaré le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, dans un communiqué.

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Commentaires

Christian  •                 » l’attentat en janvier contre le journal Charlie Hebdo. » étaient-ils journalistes,ces crasseux de l’ultra/gauche?
un VRAI journaliste enquête,analyse…tout l’opposé de « notre » presse aux ordres

  • Jackie  •                     Et combien de routiers sont morts pendant ce temps?

    Paul  •                       Panamza…MISÈRE INTELLECTUELLE : VALLS ÉDITÉ PAR BHL BIENTÔT EN SOLDE …Le livre coûtera seulement 5 euros,quoi,une peccadille en somme pour s’ennuyer a tourné les pages par curiosité politique…D’ailleurs ce livre et un peu trop pauvre intellectuellement pour le présenté chez Ruquier,il n’arriverait pas a satisfaire le contour de la bouche de Léa Salomé…

    29 12 2015 a dada sur 2016

    « L’Exigence » morale commence par soi-mème…

    Il y a aussi l’autre Esprit maléfique de Charlie qui poursuit son œuvre de destruction de la société française…

    Le samedi 26 décembre, Le Parisien rapportait la prochaine parution d’un nouvel ouvrage de Manuel Valls. Le titre : « L’Exigence »

    Le contenu : les discours post-attentats (7-9 janvier + 13 novembre) en mode ultra-sécuritaire, anxiogène et va-t-en-guerre qui furent prononcés par le Premier ministre à l’Assemblée nationale.

    « Tous les droits seront reversés aux associations de soutien aux victimes » selon la notice de l’ouvrage.
    La récolte d’argent sera plutôt légère puisque les « droits » perçus par l’auteur seront minimaux : le livre coûtera seulement 5 euros

    L’éditeur : Grasset, une compagnie dont l’administrateur historique est Bernard-Henri Lévy, agent médiatique de la mouvance sioniste

    Rappel : les discours du Premier ministre sont élaborés par Benjamin Djiane, vice-président d’une association membre du Crif, pro-israélienne et dénommée « Socialisme et judaïsme »

    ***SOUTENEZ L’INFO-PANAMZA !

  • Letac  •                      Grace à qui?
  • zera  •                         Chaque métier a ses risques; le secteur du BTP avec l’amiante fait bien plus de morts
  • Leovigild  •               Pour une fois qu’on fait mieux qu’en Sport…
  • United We Stand  •  MDR
  • pedro  •                     RAF
    jean-jacques  •            La France socialiste « avance » chaque jour davantage : Dorénavant elle est 3eme mondiale au palmarès des journalistes assassinés et 26 eme (sur 85) au palmarès de la corruption dans le monde (selon Transparency International).

    • Moi, Sans Dents  •    Les Reporteurs sans frontière victimes des Rats sans frontières…
      Ils n’ont qu’à arrêter de les défendre ! ils n’en payeraient pas ce prix…
    • Peter  •                           J’avoue n’éprouver plus grande compassion pour cette caste journalistique dont l’objectif est désormais bien plus « d’éduquer les esprits » (propagande en français) que d’informer.
    • Rascasse  •                  parce que les crasseux de Charlie hebdo qui avaient le cul sur une chaise pour conchier sur la France la religion catholique, et tout ce qui a de sacré dans le monde, avaient le même statut que les courageux journalistes                   d ‘investigation , et ceux qui mettent leur vie en péril à                  l ‘étranger pour nous informer?..
      mélangeons pas les torchons puants et les nobles serviettes.. José  •                         Morts dans un métier qu’ils ont choisi, et mieux payé que le smic. Combien d’ouvriers morts sur les chantiers et ailleurs?
    • gege g  •                  et dire que « rsf » avait comme président, un certain robert menard !
      ♖TM  •                     Bon débarras pour ces mercenaires et porte-plume des pouvoirs ! Demandez-vous pourquoi cette profession bénéficie d’avantages fiscaux en France ?
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