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Le chef Marc Veyrat condamné pour atteintes à l’environnement

Le Monde

Marc Veyrat, le 27 novembre 2015, au tribunal à Annecy.

Le chef Marc Veyrat a été condamné à 100 000 euros d’amende, vendredi 18 décembre, pour des infractions à l’environnement sur le site de son restaurant à Manigod, dans les Alpes françaises.

Il a été reconnu coupable d’avoir défriché 7 000 m2 de bois et de forêt sans autorisation et d’avoir porté atteinte à des zones humides sur une surface de plus de 10 000 m2.

La justice lui reproche d’avoir réalisé, entre 2012 et 2013, dans une zone naturelle protégée, des travaux d’aménagement d’un parcours pédagogique considérés comme nuisibles à l’environnement. Selon les autorités locales, « le seuil de dégradation de certaines parcelles » est tel que « les sols sont devenus stériles ».

« Chacun peut se tromper, même moi »

Le tribunal a ordonné la remise en état de ces zones humides dans un délai de trois mois, sous peine d’astreinte de 3 000 euros par jour de retard.

L’avocat de M. Veyrat, Me Nicolas Ballaloud, a estimé que la peine d’amende était « lourde » et due « à la personnalité et à la notoriété de M. Veyrat ». « Nous allons réfléchir et attendre d’avoir les motivations du jugement » pour décider d’un éventuel appel, a précisé l’avocat.

A l’audience, M. Veyrat s’était dit « désolé de tout ce qui arrive ». « Je ne suis pas au-dessus des lois. Chacun peut se tromper, même moi », avait souligné le chef à la barre, reconnaissant « des erreurs fondamentales » et assurant de sa « bonne foi ». Marc Veyrat a été l’un des cuisiniers choisis pour concocter des plats aux chefs d’Etat à l’occasion de la Conférence de l’ONU sur le climat, qui s’est tenue du 30 novembre au 12 décembre près de Paris.

Marc Veyrat condamné à 100.000 euros d’amende pour des infractions au code de l’environnement

MARC VEYRAT

ENVIRONNEMENT – Le chef étoilé Marc Veyrat a été condamné vendredi 18 décembre à Annecy à 100.000 euros d’amende pour des infractions au code de l’environnement et au code forestier sur le site de son restaurant à Manigod (Haute-Savoie).

Le cuisinier de la COP 21 a été reconnu coupable d’avoir défriché 7000 m2 de bois et de forêt sans autorisation et d’avoir porté atteinte à des zones humides sur une surface de plus de 10.000 m2. Le tribunal correctionnel a ordonné la remise en état de ces zones humides (des sols gorgés d’eau pendant plus de six mois de l’année) dans un délai de trois mois, sous peine d’astreinte de 3000 euros par jour de retard. Le chef au grand chapeau noir a en revanche été relaxé pour les infractions au code de l’urbanisme.

Une peine « lourde »

Le parquet avait requis quatre à six mois de prison avec sursis et 100.000 euros d’amende, lors de l’audience, le 27 novembre. L’avocat de Marc Veyrat, Me Nicolas Ballaloud, s’est dit satisfait que le tribunal n’ait pas retenu les infractions au code de l’urbanisme. « Cela permet à M. Veyrat de conserver son parcours éducatif à destination des enfants avec le jardin botanique, les serres et le rucher », a-t-il souligné.

Il a en revanche estimé que la peine d’amende était « lourde » et due « à la personnalité et à la notoriété de M. Veyrat ». « Nous allons réfléchir et attendre d’avoir les motivations du jugement » pour décider d’un éventuel appel, a précisé l’avocat.

« Désolé de tout ce qui arrive »

La justice reprochait au célèbre chef de 65 ans d’avoir réalisé, entre 2012 et 2013 dans une zone naturelle protégée jouxtant son restaurant et sa propriété familiale, des travaux d’aménagement d’un parcours pédagogique considérés comme nuisibles à l’environnement. Certains, réalisés sans autorisation ni permis de construire, ont notamment conduit à la destruction de « 7000 m2 de forêt et à l’assèchement d’une zone humide de près d’un hectare » au-dessus de sa propriété.

Selon la Direction départementale des territoires et l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, qui fait état de 12.000 m2 de zones humides impactées, « le seuil de dégradation de certaines parcelles » est tel que « les sols sont devenus stériles ». A l’audience, Marc Veyrat s’était dit « désolé de tout ce qui arrive ». « Je ne suis pas au-dessus des lois. Chacun peut se tromper, même moi », avait souligné le chef à la barre, reconnaissant « des erreurs fondamentales » et assurant de sa « bonne foi ».

Lire aussi :

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• Le restaurant de Marc Veyrat ravagé par un incendie

Atteintes à l’environnement: Marc Veyrat condamné à 100.000 euros d’amende

Le chef étoilé Marc Veyrat a été condamné vendredi à Annecy à 100.000 euros d’amende pour des infractions au code de l’environnement et au code forestier sur le site de son restaurant à Manigod (Haute-Savoie).

Le cuisinier de la COP 21 a été reconnu coupable d’avoir défriché 7.000 m2 de bois et de forêt sans autorisation et d’avoir porté atteinte à des zones humides sur une surface de plus de 10.000 m2.

Le tribunal correctionnel a ordonné la remise en état de ces zones humides (des sols gorgés d’eau pendant plus de six mois de l’année) dans un délai de trois mois, sous peine d’astreinte de 3.000 euros par jour de retard.

Le chef au grand chapeau noir a en revanche été relaxé pour les infractions au code de l’urbanisme.

Le parquet avait requis quatre à six mois de prison avec sursis et 100.000 euros d’amende, lors de l’audience, le 27 novembre.

L’avocat de M. Veyrat, Me Nicolas Ballaloud, s’est dit satisfait que le tribunal n’ait pas retenu les infractions au code de l’urbanisme. « Cela permet à M. Veyrat de conserver son parcours éducatif à destination des enfants avec le jardin botanique, les serres et le rucher », a-t-il souligné.

Il a en revanche estimé que la peine d’amende était « lourde » et due « à la personnalité et à la notoriété de M. Veyrat ». « Nous allons réfléchir et attendre d’avoir les motivations du jugement » pour décider d’un éventuel appel, a précisé l’avocat.

La justice reprochait au célèbre chef de 65 ans d’avoir réalisé, entre 2012 et 2013 dans une zone naturelle protégée jouxtant son restaurant et sa propriété familiale, des travaux d’aménagement d’un parcours pédagogique considérés comme nuisibles à l’environnement. Certains, réalisés sans autorisation ni permis de construire, ont notamment conduit à la destruction de « 7.000 m2 de forêt et à l’assèchement d’une zone humide de près d’un hectare » au-dessus de sa propriété.

Selon la Direction départementale des territoires et l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, qui fait état de 12.000 m2 de zones humides impactées, « le seuil de dégradation de certaines parcelles » est tel que « les sols sont devenus stériles ».

A l’audience, M. Veyrat s’était dit « désolé de tout ce qui arrive ». « Je ne suis pas au-dessus des lois. Chacun peut se tromper, même moi », avait souligné le chef à la barre, reconnaissant « des erreurs fondamentales » et assurant de sa « bonne foi ».

HAUTE-SAVOIE Infractions à l’environnement : Marc Veyrat condamné à une amende de 100 000 euros

Marc Veyrat. Photo Le DL/Norbert FALCO

Le tribunal correctionnel d’Annecy vient de livrer sa décision dans l’affaire Marc Veyrat. Le chef triplement étoilé était poursuivi pour sa fondation à Manigod pour des infractions à l’environnement et défrichement. Il a été condamné à une amende de 100 000 € et la remise en état des zones humides sous astreinte de 2 000 € par jour dans une durée de 3 mois. La mairie de Manigod, qui s’était portée partie civile, a été pour sa part déboutée.

Marc Veyrat, un chef pas tout vert pour la COP21

Le célèbre cuisinier, qui faisait partie des restaurateurs chargés de nourrir les chefs d’Etat ouvrant la conférence sur le climat, a été condamné ce vendredi pour infractions à l’environnement

Marc Veyrat        © Sipa Press

Il fallait y penser ! Parmi les cinq chefs cuisiniers chargés de confectionner le déjeuner bio servi lundi 30 novembre aux 150 chefs d’État et de gouvernement au Bourget qui ouvrent la COP21, se trouvait le savoyard Marc Veyrat (65 ans, deux fois trois étoiles au Michelin). Ce passionné de plantes aromatiques avait élaboré, nous apprenait Le Parisien, un « reblochon blanc servi notamment avec de la menthe odorante, de la mousse, du lichen et une salade sauvage aux arômes des sous-bois ».

Ironie du destin, la star de la gastronomie au chapeau noir a été condamnée ce vendredi par le tribunal correctionnel d’Annecy pour plusieurs infractions à l’environnement autour de son restaurant de Manigod (Haute-Savoie). Quatre à six mois de prison avec sursis avaient été requis, ainsi qu’une amende de 100 000 euros. Le chef étoilé échappe à la prison avec sursis, mais se retrouve condamné à l’amende de 100.000 euros. Le cuisinier de la COP 21 a été reconnu coupable d’avoir défriché 7.000 m2 de bois et de forêt sans autorisation, et d’avoir porté atteinte à des zones humides sur une surface de plus de 10.000 m2. Le tribunal correctionnel a ordonné la remise en état de ces zones humides (des sols gorgés d’eau pendant plus de six mois de l’année) dans un délai de trois mois, sous peine d’astreinte de 3.000 euros par jour de retard.

« Constructions rudimentaires ». 

L’avocat de Marc  Veyrat, Me Nicolas Ballaloud, s’est dit satisfait que le tribunal n’ait pas retenu les infractions au code de l’urbanisme. « Cela permet à M. Veyrat de conserver son parcours éducatif à destination des enfants avec le jardin botanique, les serres et le rucher », a-t-il souligné.

Il a en revanche estimé que la peine d’amende était « lourde » et due « à la personnalité et à la notoriété de M. Veyrat ». « Nous allons réfléchir et attendre d’avoir les motivations du jugement » pour décider d’un éventuel appel, a précisé l’avocat à l’AFP.

« Je suis désolé de tout ce qui arrive. Je ne suis pas au-dessus des lois. Chacun peut se tromper, même moi », s’était défendu à la barre le chef étoilé, reconnaissant « des erreurs fondamentales » et assurant de sa « bonne foi ». « Dans cette opération, j’ai tout mélangé. C’est le cœur qui a parlé. Il y avait des conditions à respecter et j’ai été trop vite. Je ne savais pas qu’il fallait un permis de construire pour ces constructions rudimentaires », avait-il ajouté, se disant « affecté ».

 

Annecy : le chef écolo Marc Veyrat suspecté d’infractions à l’environnement

Le chef multiétoilé au grand chapeau noir aurait, entre autres, coupé des arbres dans ses zones naturelles, a confirmé son avocat à l’AFP.

Source AFP

Publié le 23/11/2015 à 13:40 | Le Point.fr
Marc Veyrat est suspecté de plusieurs infractions à l'environnement.
Marc Veyrat est suspecté de plusieurs infractions à l’environnement. © AFP/ Gilles LANSARD

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Commentaires

  • Mary  •                     Venez vite voir mon #$%$ de paysan !! Il bousille toute la nature sur 200 hectares

    christophe  •             Faire les travaux dans un délai de 3 mois ????? Est ce que les juges sont au courant qu’on est au début de l’hiver et que la zone en question est à environ 1400m d’altitude, donc sous la neige actuellement ?????
  • Holydays in Vorkuta     »le parcours éducatif » dans son jardin… Lol On croit rêver…
  • Bariton  •                Donc la propriété privée ne l’est plus. Détruire des milliers d’hectares pour faire passer des autoroutes, des TGV, construire des barrages ou des aéroports, construire en zone inondable, empoisonner les nappes phréatiques, j’en passe et des meilleures, cela c’est LEGAL.
  • Christo  •                   Il n’est que victime de l’idéologie des écolos rigolos. Et le prix des amendes a explosé avec l’introduction de l’euro. Bonne affaire pour l’état.
  • Jean-Pierre  •           Le prix du repas dans ses restos va s’en ressentir !!!
  • L2XL Le Haineux  •    C’est bien le seul, à ne pas se rendre compte qu’il a toujours été ridicule !
    Denis  •                       Les « migrants » détruisent des landes protégées sur des centaines d’hectares mais les socialopes trouvent cela bien .
    Par contre un type , chez lui , sur son terrain , fait un aménagement pédagogique mais là c’est un crime !!!!
    Dans ce pays , y’a un gros gros ménage à faire et cela devient de plus en plus urgent .
    Liberté , égalité , fraternité … je me marre .

😡😡😡😡😡😡🇫🇷                   Qu’il continue à engraisser les riches …très cher , dans ses restaurants, mais de quel droit cet huluberlu s’est-il engagé à une telle déforestation, et cela n’a pas du dû se faire en un jour, …que faisaient les services préfectoraux , les maires , les adjoints, et on nous serine avec cette COP21 ….qui n’a abouti à aucune contrainte …il faudrait que ….autant dire rien de concret , et l’autre idiot qui déracine les arbres, mais putain, dans quel monde on vit 😡😡😡😡

Maralpine                      2 poids 2 mesures, à Biot (06) la maire a profité du désordre lié aux inondations pour massacrer le parc naturel de La Brague sans autorisation. Adieu nid de hérons cendrés et autres espèces protégées ! à peine 2 mois après la catastrophe, une voie de 2kmX3m avec enrochement et étanchéification des sols a été ouverte entre l’amont et l’aval du village pour favoriser les projets immobiliers de la mairie, SE très à gauche. Les services de l’Etat ont été prévenus mais se taisent

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/12/18/le-chef-marc-veyrat-condamne-pour-atteintes-a-l-environnement_4834606_1653578.html#kzdGYZBYqsCItPqG.99

daver            Pôvre marc…

Pauvre marc, écolo quand ça l’arrange… Comme tous.

pépé54        Pas vraiment réjouissant

C’est vraiment dommage pour le très grand Chef qu’est Marc Veyrat, mais on ne peut pas s’empêcher de sourire en voyant les ayatollah verts se bouffer entre eux !
Ce n’est pas demain que je confierai une responsabilité, quelle qu’elle soit à un écolo !

Jepirad               Un poids une mesure ? Pas sûr.

C’est consternant de voir ces gens qui ont un nom, se croire tout permis. Alors pris la main dans le sac, ils tombent des nues. Alors ils dégainent les avocats pour l’expliquer.
Maintenant il faut tout remettre en état et repartir à zéro. Mais gageons que la cuisine locale lui permettra de réparer le manquement à moindre frais.

Skiboom    Scandale. Encore des sapins qui ont rejoint clandestinement la scierie

heracles2      Logique. Plus un brin d’herbe sous les fenêtres de ses cuisine, un mitron y jeté les restes des repas…
US-D-F        La Planète des Singes

Euh… Pardon : des humains !
Vraiment ? … Enfin, c’est pareil.

regard                Si seulement…les textes et le zèle juridique avaient été aussi poussés en matière de détection et de lutte contre le terrorisme et les trafics criminels en tous genre qu’en matière environnementale, nous n’en serions peut être pas aussi loin en matière de lutte contre l’EI…

Mais l’intégrisme écologiste est aussi une réalité.

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