ribbon-black_68Accident de la rame d’essai de TGV : 10 morts, douze blessés graves, cinq personnes recherchées, numéro vert mis en place

Dix personnes, selon le bilan le plus récent, sont mortes samedi dans le déraillement d’une rame d’essai d’un TGV à Eckwersheim, près de Strasbourg.

19h 12 : une rame d’essai qui faisait la navette entre Baudrecourt et Strasbourg, 10 morts, 12 blessés grave

Les derniers éléments sur l’accident d’Eckwersheim ont été communiqués ce samedi soir à l’occasion d’une conférence de presse.

Le bilan humain est de 10 morts, 22 blessés légers, 12 blessés dans un état grave, cinq personnes toujours recherchées.

49 personnes personnes se trouvaient à bord de la rame d’essai, mais ce chiffre n’est pas certain. La rame transportait des personnels de la SNCF et des invités, de leurs familles. Il y avait parmi les passagers des enfants.

L’accident est survenu à 15h15 environ alors que cette rame d’essai faisait la navette entre Baudrecourt (Moselle) et Strasbourg, sur la nouvelle LGV. La rame circulait en vitesse de pointe à 350 km/h. L’accident est survenu sur un ouvrage d’art qui franchit le canal de la Marne-au-Rhin.

Le bruit d’explosion qui a été entendu a pu être provoqué lorsque la rame, composée de six wagons, a heurté l’ouvrage d’art. Les deux motrices situées à l’avant et à l’arrière ont été projetées dan sle canal.

Des recherches doivent se poursuivre demain.

L’hypothèse d’un accident est privilégiée ce samedi soir.

La sous-préfecture de Strasbourg a mis en place un numéro vert à l’intention des personnes en recherche d’informations sur l’identité des victimes. Il s’agit du 08 11 00 06 67.

Ségolène Royal à Eckwersheim (reportage de StrasTV)

17h30 : nouveau bilan, sept morts

Au moins 7 personnes sont mortes samedi dans le déraillement d’une rame d’essai d’un TGV à Eckwersheim, près de Strasbourg, selon un nouveau bilan communiqué par la préfecture d’Alsace.

Au total, 49 techniciens se trouvaient dans cette rame qui effectuait des essais sur la nouvelle voie à grande vitesse devant être mise en service au printemps 2016, a précisé cette source. Le nombre de blessés n’était pas précisé.

17h : l’évacuation des blessés est terminée

Vers 17h, l’évacuation des blessés était terminé, selon le journaliste des DNA présent sur place.

Une enquête est confiée à la section de recherche de la gendarmerie de Strasbourg.

46 passagers se trouvaient à bord de cette rame d’essai, indique une source proche de l’enquête.

Le dernier bilan fait état de cinq morts.

Rien ne permet d’accréditer une piste criminelle.

Selon une dépêche AFP de 16h50, c’est une rame non-commerciale d’un TGV, qui effectuait des essais sur la nouvelle ligne à grande vitesse au nord de Strasbourg, qui a déraillé. Cette rame d’essai qui, selon la SNCF, circulait avec des techniciens à bord, aurait «déraillé en raison d’une vitesse excessive», a précisé Dominique-Nicolas Jane, directeur de cabinet du préfet d’Alsace.

Le secrétaire d’État chargé des Transports Alain Vidalies, ainsi que sa ministre de tutelle Ségolène Royal ont annoncé qu’ils allaient se rendre sur place

16h30 : des évacuations par hélicoptère.

Des blessés sont évacués par hélicoptère.

16h24 : au moins sept blessés et au moins cinq morts

Selon le journaliste des DNA présent sur place, sept blessés étaient évacués à 16h15 environ.

L’accident est survenu sur un tronçon de la LGV qui n’est pas encore exploité, il s’agirait d’un tronçon de la nouvelle LGV.

Nous n’avons pour l’heure aucune indication sur les personnes présentes à bord de cette rame d’essai.

16h10 : les premières informations officielles

Selon des éléments communiqués par la préfecture du Bas-Rhin, c’est une rame d’essai du TGV qui circulait en direction de Strasbourg qui a quitté la voie à la hauteur du futur pont de la LGV. Une partie de la rame a atterri dans le canal tout proche. Le reste de la rame s’est disloqué.

Selon un premier bilan, on compte cinq morts et des blessés. Ce n’est pas un bilan définitif.

Rien ne permet pour l’instant de faire un lien avec une piste terroriste.

15h50 : Des victimes selon un journaliste présent sur place

Selon un journaliste des DNA présent sur place, il y a des victimes décédées.

Une photo de l’accident publiée sur Twitter

Le témoignage d’un journaliste des DNA sur place

Il s’agit d’un TGV complètement disloqué.

A la hauteur d’un pont de la LGV, le train s’est renversé et serait tombé d’un talus.

Il y a un dégagement de fumée.De très importants secours sont sur place, de même que des enquêteurs

.Il y a de nombreux blessés.Un morceau du train est tombé dans le canal.Il s’agit d’une rame d’essai a pu constater le journaliste sur place.

Cette rame d’essai circulait en direction de Strasbourg.

Les sapeurs-pompiers procèdent à des exploration du train accident pour porter secours aux victimes.

L’alerte vers 15h30

Selon une dame qui vient de contacter le journal, un train se serait renversé à Eckwersheim, près de Strasbourg. La fille de notre témoin a assisté à la scène.

La fille de la dame qui a alerté la rédaction de Strasbourg a vu un train se renverser et  prendre feu à Eckwersheim, sur la voie qui longe le centre équestre.

Cette jeune fille suivait un cours au centre équestre, lorsqu’elle a vu le train se renverser. Des photos et une courte vidéo confirment ce témoignage.

Toujours selon l’adolescente, dont le témoignage nous est rapporté, d’importants moyens de secours sont mobilisés.

Des personnes se trouveraient à bord du trrain.

Selon le témoignage de riverains recueilli par les DNA, la locomotive du train a terminé sa course dans le canal de la Marne au Rhin.

Le train serait en partie en feu. Des flammes ont été aperçues.

Un TGV d’essai déraille près de Strasbourg, au moins 10 morts

Le Monde.fr Philippe Jacqué

Les équipes de secours, sur les lieux du drame, samedi 14 novembre

Une rame d’essai de TGV, circulant avec de nombreux techniciens à bord, a déraillé samedi 14 novembre à Eckwersheim, près de Strasbourg. L’accident a fait au moins 10 morts et 32 blessés, dont 12 gravement, selon les gendarmes. Il n’y a aucun lien avec les attentats qui ont eu lieu la veille à Paris.

Quarante-neuf passagers, principalement des techniciens, étaient à bord, selon une source proche de l’enquête. Au moins sept blessés ont été dénombrés par les Dernières Nouvelles d’Alsace. Leur évacuation par hélicoptère est en cours, indique le journal.

A l’AFP, la SNCF précise que la rame a vraisemblablement déraillé « en raison d’une vitesse excessive ». Interrogé par Le Monde, le groupe indique ne pas pouvoir donner de plus amples détails sur les raisons de l’accident. Le nombre exact de personnes présentes dans le train n’était pas confirmé à 17 heures samedi.

De nombreux secours

Une équipe de plongeurs de la gendarmerie, des hélicoptères de la sécurité civile, ainsi que plusieurs dizaines de véhicules de secours ont été dépêchés sur les lieux de l’accident.
Le secrétaire d’Etat chargé des transports, Alain Vidalies, ainsi que sa ministre de tutelle, Ségolène Royal, ont annoncé qu’ils allaient se rendre sur place.

L’accident est survenu sur une portion de voie pas encore ouverte au trafic commercial. Il s’agit de l’extension de 106 kilomètres de la ligne à grande vitesse (LGV) Est, qui devait initialement ouvrir commercialement en avril 2016. Ce parcours mène de Baudrecourt, en Lorraine, à Vendenheim, au nord de Strasbourg.

Depuis septembre, la SNCF a commencé ses essais dynamiques sur la ligne. Vendredi 13 novembre, le site de la LGV Est, géré par SNCF Réseau, le gestionnaire d’infrastructure ferroviaire, avait même posté une vidéo pour présenter ces essais dynamiques.

Avant toute ouverture de nouvelle ligne, une rame d’essai, qui ressemble visuellement à une rame commerciale, teste la LGV. Il s’agit en fait d’un véritable laboratoire sur rail. Cette rame « contient les outils de mesures capables de mesurer toutes les caractéristiques de la ligne. Durant les marches d’essais, les ingénieurs et techniciens vérifient les résultats et la conformité des données par rapport aux critères de référence », indique le site de la LGV Est.

« Evaluer les accélérations »

Dans le cas précis de cette nouvelle portion, la rame d’essai devait réaliser 200 allers-retours pour atteindre la vitesse de 352 km/h, « soit 10 % de plus que la vitesse d’exploitation » (320 km/h) entre septembre 2015 et la fin du premier trimestre 2016, indique le gestionnaire de l’infrastructure. Selon SNCF Réseau, l’objectif est d’être attentif « à la qualité de l’infrastructure et au confort futur des voyageurs ».

Selon le site de la LGV Est, ces tests permettent d’« évaluer les accélérations verticales, longitudinales, transversales auxquelles les passagers peuvent être exposés, grâce à des appareils appelés accéléromètres, [de] s’assurer de la constance de la tension du courant et de la bonne qualité du captage du courant par le train, [de] contrôler la qualité et la fiabilité des systèmes de communication radio GSMR (et) le bon fonctionnement des systèmes de contrôle commande ».

Selon SNCF Réseau, « cette phase est indispensable à l’obtention de l’autorisation de mise en exploitation commerciale, qui sera délivrée par l’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) à la fin du 1er trimestre 2016 ».

Un TGV déraille près de Strasbourg, au moins dix morts

LEXPRESS.fr

un-tgv-durant-un-essai-sur-une-portion-de-la-lgv-paris-strasbourg-pres-de-gougenheim-dans-le-bas-rhin-le-28-septembre-2015_5463442Au moins cinq personnes sont mortes ce samedi après le déraillement d’un TGV d’essai à Eckwersheim (illustration).   afp.com/PATRICK HERTZOG

Une rame non commerciale d’un TGV a déraillé ce samedi à Eckwersheim (Bas-Rhin), faisant au moins dix morts. Aucun lien n’est établi avec les attentats de Paris.

Au moins dix personnes sont mortes ce samedi après le déraillement d’un TGV d’essai à Eckwersheim (Bas-Rhin), près de Strasbourg. Le bilan, provisoire, a été communiquée à France Bleu Alsace par le directeur du cabinet du préfet du Bas-Rhin, Dominique Jane.

Cette rame non commerciale faisait des essais sur la nouvelle ligne à grande vitesse au nord de la capitale alsacienne. Le train, qui empruntait ce nouveau tronçon, aurait quitté « la voie à la hauteur du futur pont de la LGV ». Une partie de la rame « a atterri dans le canal tout proche », tandis que le reste « s’est disloqué », selon Les DNA.

« Une vitesse excessive », selon la SNCF

Cette rame d’essai, qui circulait avec des techniciens à bord, aurait « déraillé en raison d’une vitesse excessive », assure la SNCF.

Selon un journaliste présent sur place, la piste terroriste n’est pas explorée et aucun lien n’est pour l’instant établi avec les attentats de Paris.

Au moins 10 morts dans le déraillement d’un TGV près de Strasbourg : ce que l’on sait

L' Obs

Une rame d’essai a déraillé et pris feu en Alsace, faisant au moins 10 morts et de nombreux blessés parmi les techniciens de la SNCF à bord. La piste terroriste n’est pas envisagée.

La locomotive du train a terminé sa course dans le canal de la Marne au Rhin. (Images aériennes France 3)La locomotive du train a terminé sa course dans le canal de la Marne au Rhin. (Images aériennes France 3)

Comme le révèle le journal local « Les Dernières Nouvelles d’Alsace », une rame d’essai d’un TGV s’est renversée ce samedi 14 novembre à Eckwersheim dans le Bas-Rhin. Le dernier bilan de la catastrophe donné par la préfecture fait état d’au moins « 10 morts ».

C’est d’ores et déjà le plus grave accident de l’histoire du TGV français, depuis sa mise en service en 1981. Une douzaine de déraillements de TGV ont été recensés en 34 ans d’existence mais jusqu’à aujourd’hui, aucun n’avait eu de conséquences aussi graves – et aucun ne concernait une rame d’essai.

Cette rame non commerciale effectuait des essais sur la nouvelle ligne à grande vitesse au nord de Strasbourg, qui doit être mise en service au printemps 2016. Selon le témoignage de riverains recueilli par les « DNA », la locomotive du train a terminé sa course dans le canal de la Marne au Rhin, faisant de nombreux blessés. Les premières photos de la catastrophe montrent une rame complètement disloquée et des dégagements de fumée.

« Une vitesse excessive »

Rien ne permet pour l’instant de faire un lien avec une piste terroriste ou les événements de vendredi soir à Paris. Selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP, cette rame d’essai circulait avec 49 techniciens à bord.

Elle aurait « déraillé en raison d’une vitesse excessive », a précisé Dominique-Nicolas Jane, le directeur de cabinet du préfet d’Alsace.

Une équipe de plongeurs de la gendarmerie, des hélicoptères de la sécurité civile ainsi que plusieurs dizaines de véhicules de secours ont été dépêchés sur les lieux de l’accident.

La police du Bas-Rhin a demandé à la population de ne pas s’approcher du site afin de ne pas entraver le travail des secours et des enquêteurs. Le secrétaire d’Etat chargé des Transports Alain Vidalies, ainsi que sa ministre de tutelle Ségolène Royale, ont annoncé qu’ils allaient se rendre sur place.

Les dix tués faisaient partie d’une équipe de 49 techniciens et cheminots, seuls à bord de la rame. Le train circulait à quelque 350 km/h au moment de l’accident survenu vers 15H00 à Eckwersheim, à une vingtaine de km au nord de Strasbourg, sur la ligne à grande vitesse devant être mise en service au printemps prochain, a-t-on appris d’une source proche de l’enquête.

Outre les dix personnes tuées, 25 blessés étaient en « urgence relative » et 12 autres en « urgence absolue », a précisé la préfecture du Bas-Rhin.

Arrivés en fin de journée sur les lieux de l’accident, le secrétaire d’État chargé des Transports Alain Vidalies et sa ministre de tutelle Ségolène Royal ont également fait état de cinq disparus, « des personnes encore coincées sous les wagons ».

Alors que des hélicoptères évacuaient les blessés, les secouristes s’affairaient à dégager le corps a priori d’un enfant coincé sous la rame, selon le chef des opérations de gendarmerie Jérôme Sotty.

Les recherches devaient se poursuivre toute la nuit avec des chiens spécialement mobilisés.

Le train aurait « déraillé en raison d’une vitesse excessive », a indiqué Dominique-Nicolas Jane, directeur de cabinet du préfet d’Alsace.

Interrogée par l’AFP, la direction de la SNCF a souligné que « rien ne permet de faire un lien » avec les attentats de vendredi soir à Paris, rappelant qu’aucun voyageur ne se trouvait à bord de ce train en phase d’essai. « Une enquête interne a été ouverte », a précisé la SNCF.

Accompagnée du préfet Stéphane Fratacci et du président de la région Philippe Richert (LR), Mme Royal a passé en revue dans la nuit noire les pompiers et secouristes du Samu, ainsi que les plongeurs de la gendarmerie. « C’est un drame apocalyptique », a-t-elle dit, en manifestant sa « solidarité avec les familles des victimes et des cheminots ».

La ministre a exclu « a priori » un sabotage de la rame. « A l?heure où je vous parle, les enquêtes ne sont pas terminées, elles sont même à peine commencées ».

Le train comportait du matériel technique d’enregistrement de bord. Les recherches se poursuivaient pour retrouver les « boîtes noires », a dit Stéphane Ottavi, commandant de la gendarmerie de la région Alsace.

Une douzaine de déraillements de TGV, parfois dus à des objets sur les voies, ont été recensés depuis 1981. Mais aucun n’a eu de conséquences aussi graves, et aucun ne concernait une rame d’essai.

– La rame couchée au pied du pont –

La rame argentée du train, composée de cinq voitures, était visible à plusieurs centaines de mètres, au pied d’un pont métallique rouge enjambant le canal de la Marne au Rhin, large d’une quarantaine de mètres, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Le centre de la rame et sa locomotive était couchés sur les berges, l’arrière dans l’eau. Plus d’une centaine de secouristes, une équipe de plongeurs de la gendarmerie, des hélicoptères de la sécurité civile, et plusieurs dizaines de véhicules de secours ont été dépêchés sur les lieux.

Au moment de l’accident, un grand panache de fumée noire a été vu à plusieurs kilomètres à la ronde par des témoins, notamment à Vendenheim, commune proche de Bischheim où se trouve un technicentre de la SNCF.

Dans l’impact, le train s’est disloqué en faisant un « bruit métallique extrêmement fort », qui a pu être assimilé dans un premier temps à une explosion, a précisé Mme Royal.

Aurelia, 21 ans, assistante commerciale, a vu une fumée s’élever et s’est rendu près du lieu de l’accident: « Je faisais les boutiques, et en sortant j’ai vu une grande fumée noire. C’est là que je me suis dit que quelque chose de grave s’était passé ».

Des adolescents qui se trouvaient dans un skate-park ont raconté avoir senti une odeur âcre de brûlé quand ils ont aperçu le panache qui formait une sorte de « boule ».

L’accident s’est produit près d’un pré dans une zone agricole dépourvue d’habitations, où seuls vivent des plaisanciers occupant à l’année des péniches installées le long du canal.

Des essais sur la ligne LGV sont actuellement en cours afin de permettre de relier Paris à Strasbourg en 1H48 à partir d’avril 2016.

La mise en service commercial de la LGV Est, d’une longueur totale de 406 km, est prévue le 3 avril 2016. Outre le gain de temps entre Paris et l’Est de la France, la seconde phase de la LGV permettra aussi d’assurer une liaison plus rapide entre Luxembourg et Strasbourg (1H36 contre 2H10 actuellement).

Un TGV d’essai déraille en Alsace

TGV

Ce samedi 14 novembre en milieu d’après midi, Les Dernières Nouvelles d’Alsace ont révélé qu’un TGV d’essai s’était renversé à Eckwersheim, près de Strasbourg.

Le Parisien ajoute qu’il a pris feu.

Cette rame non commerciale qui effectuait des essais sur la nouvelle ligne à grande vitesse au nord de Strasbourg a déraillé samedi après-midi faisant dix morts a indiqué à l’AFP la préfecture. Cette rame d’essai qui, selon la SNCF, circulait avec des techniciens à bord, aurait « déraillé en raison d’une vitesse excessive », selon la même source.

C’est le plus grave accident jamais recensé depuis la mise en service en 1981 du train à grande vitesse. Une douzaine de déraillements de TGV, parfois dus à des objets sur les voies, ont été recensés depuis 1981. Mais aucun n’a eu de conséquences aussi graves, et aucun ne concernait une rame d’essai.

ECKWERSHEIM, Bas-Rhin (Reuters) – Une rame d’essai du TGV Est a déraillé samedi en début d’après-midi à Eckwersheim, une commune située au nord de Strasbourg, faisant 10 morts et 32 blessés, dont 12 en « urgence vitale », a annoncé la gendarmerie.

Sur les 49 personnes qui devaient se trouver à bord, selon la SNCF, cinq étaient encore portées manquantes en fin de journée.

« Je ne suis pas capable de vous dire s’il s’agit de cinq disparus ou de cinq personnes qui ne sont pas montées dans le train », a précisé à la presse le général Stéphane Ottavi, commandant de la légion de gendarmerie d’Alsace.

La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, et son secrétaire d’Etat aux transports, Alain Vidalies, se sont rendus sur les lieux, dans la soirée.

« C’est un drame pour la SNCF, c’est un drame pour les cheminots », a dit Ségolène Royal, lors d’un point de presse. Elle a qualifié la scène « d’apocalyptique ».

La ministre a précisé qu’outre les cheminots, il y avait également à bord du train, en ce samedi, « un certain nombre d’invités » et des membres de leurs familles.

L’accident serait dû à un excès de vitesse, sans qu’on en connaisse la cause, a indiqué la préfecture. Un sabotage est a priori exclu, a indiqué Ségolène Royal.

La rame effectuait un test de vitesse entre Saverne et Strasbourg sur la ligne à grande vitesse de la deuxième phase du TGV Est, qui doit être mise en service en avril 2016.

L’accident s’est produit peu avant la jonction de la LGV avec le réseau général, à l’approche de la gare de Strasbourg.

Les six wagons ont totalement déraillé à la sortie d’une courbe, au passage d’un pont, l’avant de la rame se couchant dans un champ tandis que la motrice arrière tombait dans le canal de la Marne au Rhin, a constaté un photographe de Reuters.

Des plongeurs devaient continuer, dimanche, à fouiller l’épave et les eaux du canal.

Accident d’un TGV d’essai près de Strasbourg: au moins 10 morts

Après avoir heurté la pile du mont, le TGV a pris feu avant de se disloquer sur 700, une partie de la rame basculant dans le canal de la Marne au Rhin
Après avoir heurté la pile du mont, le TGV a pris feu avant de se disloquer sur 700, une partie de la rame basculant dans le canal de la Marne au Rhin          Elodie Weibel

Un TGV d’essai a déraillé à Eckwersheim (Bas-Rhin), à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg, ce samedi en milieu d’après-midi. Le train a pris feu, après s’être disloqué. Il y a dix morts et 37 blessés dont 12 grièvement, selon la préfecture. Il y avait à bord 49 personnes, ingénieurs et techniciens de la SNCF mais aussi quelques invités.

La ministre en charge des Transports, Ségolène Royal, et Alain Vidalies, son secrétaire d’Etat, se sont rendus sur place en fin d’après-midi ainsi que le président de la SNCF Guillaume Pepy.

«La motrice avant du TGV serait sortie de ses rails pour heurter la pile d’un pont avant de prendre feu et de basculer dans le vide», indique Pascal Descamps, secrétaire général de la FGAAC-CFDT, joint par le Parisien. Sur une portion qui n’est pas encore en service, la rame d’essai chargée d’effectuer des mesures sur la vitesse, la caténaires ou les voies de cette ligne à grande vitesse prévue pour entrer en service au printemps 2016

«J’étais dans la village voisin de Vendenheim quand mon ami qui travaille à proximité de l’accident m’a averti peu après 15 heures qu’il venait de se passer quelque chose de grave», raconte Elodie Weibel. La jeune femme de 33 ans s’est alors rendue sur place avec des amis. «Nous voulions aider ou porter secours. Lorsque nous sommes arrivés, nous avons vu des morceaux de train carbonisés et de la fumée s’échapper de la partie avant du TGV. Les pompiers étaient déjà là et des gens étaient recouverts de couvertures de survie.»

La SNCF a envoyé une équipe sur place pour étudier les circonstances exactes de l’accident. Une autre équipe constituée de médecins légistes et de spécialistes de l’identification a également été dépêchée sur place par l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale.

D’après les premiers éléments recueillis par la SNCF, et que nous avons pu consulter, les pompiers auraient donné l’alerte à 15h10 signalant le déraillement puis l’incendie de la rame  d’essai au niveau d’Eckwersheim au km 40. L’arrêt des circulations a aussitôt été ordonné au niveau de la localité voisine de Vendenheim. La SNCF confirme que la motrice avant a heurté le pont et a pris feu. La rame s’est disloquée sur 700 mètres et la seconde motrice a basculé dans le canal. L’entreprise ferroviaire se refusait ce samedi en début de soirée à confirmer l’hypothèse d’un déraillement du à «une vitesse excessive», avancée par Dominique-Nicolas Jane, directeur de cabinet du préfet d’Alsace.

Aucun lien n’est pour l’instant établi avec les attentats de Paris. D’importants moyens de secours ont été déployés. L’ensemble des blessés a été évacué vers 17 heures.

Le plus grave accident de TGV depuis sa mise en service en 1981
14 déc 1992. Un bogie – ce qui maintient les roues ensemble – placé entre la troisième et la quatrième voiture du TGV Annecy-Paris déraille à 250 km/h à l’entrée en gare de Macon-Loche (Saône-et-Loire). Vingt-cinq personnes sont légèrement blessées sur les quais par des projections de ballast.
25 sept 1997. Un TGV Paris-Dunkerque déraille près de Dunkerque (Nord), faisant douze blessés légers, après avoir heurté une goudronneuse d’une société de BTP à un passage à niveau, à la sortie de Bergues.
5 juin 2000. Un Eurostar Paris-Londres déraille près d’Arras à 300 km/h, à la suite de la rupture d’une pièce de bogie de la motrice de tête, faisant 13 blessés légers.
31 oct 2001. Le déraillement d’un TGV Paris-Hendaye fait cinq blessés légers sur la commune de Saubusse (Landes), à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Dax.
16 nov 2002. Une motrice de TGV déraille sur la ligne Paris-Annecy entre Saint-André-le-Gaz et Pressins (Isère), à cause d’une coulée de boue. Frayeur parmi les 200 voyageurs.
14 nov 2015. Une rame d’essai de TGV, avec une cinquantaine de techniciens à bord, déraille à Eckwersheim (Bas-Rhin), causant la mort de 7 personnes.

Strasbourg : Déraillement d’un TGV en Alsace: Des «scènes de chaos», dix morts, 34 blessés et cinq disparus

REPORTAGE – Des familles de cheminots se trouvaient à bord du train, une enquête est ouverte…

Arrivée sur le lieu de l’accident à Eckwersheim, Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, accompagnée du secrétaire d’État chargé des transports Alain Vidalies, a qualifié l’accident « d’apocalyptique ». Elle a tout d’abord tenu à féliciter et remercier les pompiers et tous les services de secours, qui lui ont décrit des « scènes de chaos » et « d’horreur ». La ministre a également tenu à exprimer sa « solidarité avec la grande détresse des cheminots. »

Strasbourg le 14 novembre 2015. Accident d’une rame de TGV à hauteur du village d’Eckwersheim. près de Strasbourg. – G. Varela/20 Minutes

Un lourd bilan

C’est une rame de test, composée de six wagons dont deux motrices venant de Saverne en direction de Strasbourg, lancée à 350 Km/h, qui a été accidentée. La présence de familles de cheminots dans la rame explique le lourd bilan encore provisoire dressé par les services de secours samedi soir : 10 morts, 5 disparus, 12 blessés graves, 22 blessés légers. Il y a des adolescents parmi les victimes.

Une rame de TGV gît au fond d’un canal à Eckwersheim, près de Strasbourg, après avoir déraillé le 14 novembre 2015 – FREDERICK FLORIN AFP

Effectuant des tests de vitesse avant la commercialisation de la deuxième tranche de la ligne à grande vitesse Est, le train s’est « envolé » selon un témoin après avoir percuté vers à 15h07 un muret à l’entrée du nouveau pont qui passe au-dessus du canal de la Marne au Rhin, avant de s’écraser au sol et de s’enflammer.

Déraillement d’un TGV en Alsace : « En principe, l’erreur humaine est rattrapée par la technique »

Les recherches se sont néanmoins arrêtées en fin de journée ce samedi, car deux wagons se trouvent dans le canal et la situation est jugée trop dangereuse par les équipes de secours

=============

Commentaires

  • BLUTZ  • 

     

    un TGV qui s’envole, ça arrive souvent…

    Clark  • 

    Halal ?

    Philippe  • 

    encore un sabotage de l’état islamique? dommage il manquait tout le gouvernement dedans

    Gerard  • 

    c’est la série noire

    Yanick  • 

    Une rame d’essai n’est obligatoirement « en essai  » surtout un vendredi après midi.
    C’est les 35 heures chez les cheminots !!
    On rentre donc a la maison en famille !
    Maintenant aborder à 350 km/h une courbe située à 1 km d’un nœud ferroviaire, à 2 km de la gare de triage de Vendenheim et à 12 km de la gare de Strasbourg ??
    On peut se poser des questions sur l’état physique du conducteur !!!

    Reporter  • 

    donc une rame de test mais donc pleine de famille de cheminots dedans….

    Qkfh Jfht  • 

    c’est presque du travail le dimanche ! non ?……………………………………

    ginette  • 

    accident? vraiment?

    Philippe  • 

    C’est l’éclisse qui a lâché, chef.

    david  •

    hé ben ! c’est la fête en ce moment pour les pompes funèbres

James75012  • 

  •  

    C’est pour ça qu’ils font des essais. 5 morts quand même, il faudra expliquer les circonstances de ce drame.

    Karel  • 

    Le mot « essai » ne me semble pas approprié quand il y a 50 personnes dans le train, dont des invités et leurs enfants !!!! Et dans ce cas que faisait la rame à 350 km/h à quelques km de Strasbourg ?

REMI  • 

Une radio parlait d’enfants à bord … ???

moi  • 

quelle journée !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

nihilux  • 

ca aurait fait la une pendant une semaine sans les attentats…. la c tout juste un article paumé.

Joel Vichery  •

condoléances aux familles et proches des victimes de cet accident

Agn  •

Ce que l’on peut dire aujourd’hui c’est que tout est flou dans notre pauvre pays.
Un autre exemple :  » les secouristes s’affairaient à dégager le corps a priori d’un enfant coincé sous la rame ». On nous dit qu’il n’y avait que des techniciens… donc, là encore, c’est le grand flou…

Mistralgagnant ♫♫♫♪♫  •

On ne va pas en entendre beaucoup parler de ces employés …….

Marla  •

sinon , qui aurait une bonne nouvelle aujourdh’ui ?

Michel  •

Contradiction « les secouristes s’affairaient à dégager le corps a priori d’un enfant coincé sous la rame, » « Les dix tués faisaient partie d’une équipe de 49 techniciens et cheminots, seuls à bord de la rame.  » d’ou il sort cet enfant ?

Motus  • 

Ca sert à quoi d’aller toujours plus vite, plus vite, plus vite ? Gagner une heure sur un voyage pour faire quoi ? L’humain a perdu la raison, ne prend plus le temps de regarder les nuages.

Araucarias                         Un déraillement de cette ampleur, avec une LGV nouvelle et pour un « excès de vitesse » de 32 km/h, on aimerait comprendre.

Glab                                    Encore un coup des islamistes !

jerome gaspard                Trop c’est trop j’ai besoin de vacances là ma tête va exploser…. paix à toutes les victimes de ce week-end cauchemardesque et courage à toutes les familles des victimes et aux services publics charger d’assurer la sécurité et la santé de tous…

Alexandre Faulx-Briole    Eh bien, c’est vraiment un triste week-end ! Pauvres gens

palacky                              Nos pensées vont aux familles de ces techniciens de la SNCF tués dans l’exercice de leur métier et pour le service du public (nous). Un tel accident sur un LGV est-il une première en France depuis 1980 ?

jak mon                             Moi qui connaît le système TGV, je ne comprends pas cet accident. Il existe nombre de procédures à respecter lors des essais en particulier les phases de montée en vitesse. La signalisation spécifique (transmission voie/machine) était-elle en service sur cette portion ?

Il semble que nous soyons sur un raccordement (sans TVM, avec KVB ?). Le contrôle de vitesse embarqué était-il actif, comme il l’est toujours ? L’état de la voie est-elle à mettre en cause ? Elle est neuve. De nombreuses questions qu’il conviendra d’éclaicir.

Pivot                        Madame Monsieur merci de relire vos articles avant de les publier. respectons la langue française. merci.

Reve                       Doit on encore laisser le PDG de la SNCF en place carnet cet énarque de la promo Voltaire commence à avoir un lourd passe d’accidents et incidents ?

Raticide                   Peut être un terroriste au commande ?

Yanis73                    l’Alsace c’est en France ?

Caulala

@ hubert56.              commentaire stupide.

Ades                          Courage aux familles des collègues , fermer un peu votre bouche les rageux, place au deuil respecter ça

Hubert56                   La SNCF travaillant un samedi ?? Où sont les syndicats ????? Sur un quotidien ?? Il est fait état de la présence d’enfants ???? Étonnant si exact Peut être un WE TGV pour le personnel ??? Quelqu’un a t il une Info ???

Mohammed               Même entre vous vous ne savez pas ce qui c’est passé ? Effectivement… C’est vraiment terrible. Quelle tristesse… Ne serait-ce lié aux quais trop petits ? Le conducteur s’est endormi ? Toutes mes condoléances aux familles. Bien que nous n’en parlions pas ce soir, nous pensons que cela est très triste. Surtout pour une entreprise qui emploie plus de personnes que notre propre armée.

Vincent.p                  en réaction à Alexis je suis cheminot ce n’est pas un ICE mais bien un TGV.

Publicités