Front national: l’arbre qui cache les brindilles

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Des militants de Génération identitaire « occupent » un futur village de Roms

GENERATION IDENTITAIRE

EXTRÊME-DROITE – Une trentaine de militants identitaires ont investi samedi 24 octobre le toit d’un bâtiment qui va prochainement accueillir un centre d’accueil de Roms, près de Lyon. Debout sur le toit, ils ont déployé une très grande banderole autour de la façade sur laquelle on peut lire « Saint-Genis ne sera pas Calais », en référence à la « jungle » où ne vivent pourtant pas de Roms.

Saint-Genis-les-Ollières, commune cossue à l’ouest de la métropole de Lyon, a été retenue pour accueillir prochainement environ 160 Roms dans un « village d’insertion », dans le cadre d’un projet coordonné par le préfet. Selon les gendarmes, ces activistes de Génération identitaire, émanation du Bloc identitaire, ont brûlé sur place deux véhicules. Leur action a commencé à 8h30.

« Le maire s’est opposé au projet, les habitants sont opposés au projet mais la préfecture veut l’imposer. On demande l’abandon du projet; on restera le temps qu’il faudra », a affirmé Damien Rieu, porte-parole de Génération identitaire. Le préfet du Rhône Michel Delpuech souhaite créer deux ou trois villages d’insertion de Roms sur le territoire métropolitain, avec scolarisation sur place des enfants la première année et formation professionnelle et suivi emploi pour les adultes.

Le maire de la commune, Didier Cretenet (sans étiquette), s’est rendu sur place. Selon lui, ce projet résulte d’une « décision imposée par le préfet, sans aucune concertation », sur ce site de 10 hectares qui abrite un ancien fort militaire. « On se doutait qu’il y aurait une action de ce type là. On avait prévenu le préfet et le ministère de l’intérieur. On n’est pas surpris de cette action aujourd’hui et on espère que cela n’ira pas plus loin », a indiqué le maire à l’AFP.

« Sur ce site, on a déjà un centre de jeunes délinquants et un centre d’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile. Avec 15 jeunes délinquants, 85 demandeurs d’asile et 160 roms à venir, il va concentrer 5% de la population du village qui compte 4800 habitants », a relevé l’élu. Selon lui, des bâtiments modulaires de 30 mètres carrés seront installés pour abriter 65 adultes et 95 enfants.

« On a qu’un seul groupe scolaire dans la commune qui est plein. Ce ne sera pas possible de scolariser les enfants », a-t-il ajouté. Les identitaires affirment de leur côté que le maire est venu les « soutenir ». Le 1er octobre, Saint-Genis-les-Ollières a tenu un conseil municipal extraordinaire durant lequel les élus avaient voté une motion contre l’installation des 160 Roms.

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Des identitaires occupent un futur village de Roms près de Lyon, un candidat Front national se rend sur place

Une trentaine de militants identitaires ont investi le toit du bâtiment à Saint-Genis-les-Ollières (métropole de Lyon).

Des membres de Génération identitaires occupent un bâtiment qui doit accueillir un village de Roms, le 24 octobre 2015 à Saint-Genis-les-Ollières (Rhône).
Des membres de Génération identitaires occupent un bâtiment qui doit accueillir un village de Roms, le 24 octobre 2015 à Saint-Genis-les-Ollières (Rhône). ( AFP )

« Saint-Genis ne sera pas Calais ». Une trentaine de militants identitaires ont investi samedi matin le toit d’un bâtiment qui va prochainement accueillir un village de Roms, à Saint-Genis-les-Ollières, près de Lyon. Debout sur le toit, ils ont déployé une très grande banderole autour de la façade.

Ils ont posté sur twitter de nombreuses photos pour médiatiser leur action.

Deux véhicules brûlés

Saint-Genis-les-Ollières, commune cossue à l’ouest de la métropole de Lyon ,a été retenue pour accueillir prochainement environ 160 roms dans un « village d’insertion », dans le cadre d’un projet coordonné par le préfet. Selon les gendarmes, ces activistes de Génération identitaire, émanation du Bloc identitaire, ont brûlé sur place deux véhicules et leur action a commencé à 08h30 samedi.

Selon les gendarmes, les militants identitaires qui occupent un bâtiment de Saint-Genis-les-Ollières (Rhône) ont brûlé deux voitures, le 24 octobre 2015.
Selon les gendarmes, les militants identitaires qui occupent un bâtiment de Saint-Genis-les-Ollières (Rhône) ont brûlé deux voitures, le 24 octobre 2015. (AFP)

En début d’après-midi, la tête de liste du Front national dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, Christophe Boudot, a annoncé qu’il se rendait sur place « pour soutenir les habitants », sans évoquer la présence des militants identitaires.

Le conseil municipal opposé à cette installation

Le préfet du Rhône Michel Delpuech souhaite créer deux ou trois villages d’insertion de roms sur le territoire métropolitain, avec scolarisation sur place des enfants la première année et formation professionnelle et suivi emploi pour les adultes.

L’initiative a provoqué l’indignation de cette commune retenue pour en accueillir un. Début octobre, un conseil municipal extraordinaire s’était tenu à Saint-Genis-les-Ollières, durant lequel les élus avaient voté une motion contre l’installation des 160 Roms.

Action coup de poing contre les Roms à Saint-Genis-les-Ollières

Les militants de Génération Identitaire ont occupé un bâtiment

DR

Une trentaine de militants du mouvement d’extrême-droite Génération Identitaire a pris d’assaut ce matin un bâtiment de Saint-Genis-les-Ollières.

Voiture en flamme, banderole « Saint-Genis ne sera pas Calais« , slogans « Les Roms chez le préfet » : une trentaine de membres du groupe identitaire Rebeyne ! a pris d’assaut ce matin un bâtiment désaffecté de Saint-Genis-les-Ollières. Arrivés dans la nuit, ils ont incendié un véhicule vers 8h30 pour attirer l’attention ; les pompiers et la gendarmerie sont sur place. Les militants d’extrême-droite entendent protester contre l’arrivée dans la commune de 160 Rroms, dont de nombreux enfants, et réclament une entrevue avec le préfet, Michel Delpuech.

Le bâtiment occupé se trouve sur un ancien site de la Protection judiciaire de la jeunesse qui compte 10 hectare et plusieurs autres bâtiment dont l’un abrite déjà 85 réfugiés, a indiqué Serge Vignon, adjoint au maire de Saint-Genis-les-Ollières. Si l’élu prend avec philosophie l’action des Identitaires, il précise que la mairie est inquiète des conditions dans lesquelles pourraient être hébergées les familles Roms, dont l’arrivée pour début novembre a été signifiée par le préfet le 11 septembre.

Un site insalubre et une cohabitation délicate

Le préfet Michel Delpuech souhaite reloger dans des préfabriqués « 80 à 160 personnes » issues du démantèlement des trois principaux bidonvilles de Saint-Priest, la Feyssine et Vaulx-en-Velin. La mairie de Saint-Genis-les-Ollières indique que le maire n’a pas encore signé le permis de construire pour les préfabriqués, et que le site est un ancien fort présentant des conditions de sécurités précaires : présence d’anciennes galeries souterraines, d’amiante, etc.

Par ailleurs, la possible cohabitation de ces familles avec les 85 réfugiés déjà présent à cet endroit inquiète les autorités municipales. D’après Serge Vignon, le préfet a annulé une réunion publique prévue le 13 octobre dernier et à laquelle 500 personnes se seraient présentées.

Mise à jour : L’occupation des lieux a cessé vers 14h. Le candidat FN aux régionales Christophe Boudot s’est rendu sur place et a félicité, via son compte Twitter, le groupe Reybene pour son initiative.

Des identitaires ont occupé un futur village de Roms près de Lyon

« Saint-Genis ne sera pas Calais », peut-on lire sur une banderole déployée sur un bâtiment qui va prochainement accueillir un village de Roms, près de Lyon. – Capture d’écran Twitter – @JdeMtglfr

Tôt ce samedi matin, une trentaine de militants identitaires ont investi un futur village d’insertion de Roms, situé à Saint-Genis-les-Ollières, près de Lyon. L’occupation a cessé en début d’après-midi.

Génération Identitaire : la patrouille d’extrême droite mobilise ses troupes avant la Manif pour tous

Samedi 4 octobre au meeting national de Génération Identitaire (Photo : Mathieu Dejean)

Génération Identitaire a ressoudé ses militants lors d’un meeting à Paris. Le mouvement de jeunesse des identitaires y a distillé un discours très musclé afin de mobiliser ses troupes avant la Manif pour tous prévue ce dimanche.

“J’ai prévu de me passer les menottes à la fin de mon intervention tant le pouvoir socialiste est autoritaire”, plaisante un brin goguenard Pierre Larti, conseiller fédéral de Génération Identitaire à Paris, en brandissant une paire de bracelets métalliques. Le mouvement de jeunesse des identitaires, qui s’était fait remarquer avant l’été par ses “tournées de sécurisation” dans le métro parisien en K-Way jaune, tenait son meeting de rentrée à Paris ce samedi 4 octobre.

Devant 200 personnes rassemblées dans une salle du 9e arrondissement, pour la plupart âgées entre 18 et 25 ans, et qui ont dû s’acquitter de 5 euros pour assister au meeting, quatre porte-paroles se sont succédés pendant deux heures pour marteler qu’ils seraient “en première ligne” sur tous les fronts où ils s’estimaient attaqués : la défense de la famille, la lutte contre le pouvoir socialiste, la “racaille”, l’immigration et l’”islamisation”.

Chaque thème était introduit par une vidéo de propagande montrant les actions par lesquelles les militants se sont déjà illustrés : les défilés de la Manif’ pour tous, l’occupation du siège du PS en mai 2013, les “tournées de sécurisation”, l’occupation d’une mosquée en construction à Poitiers en octobre 2012, pour laquelle Arnaud Delrieux, porte-parole de GI présent ce soir-là, est aujourd’hui mis en examen. De quoi ressouder les troupes, et rameuter du monde pour la manifestation de demain contre la loi Taubira.

“Les fils de Jeanne d’Arc et de Charles Martel”

Philippe Vardon, président de l’antenne niçoise du Bloc identitaire – Nissa Rebela – était présent en signe de soutien – il faut dire que sa femme, Loriane Vardon, prenait la parole ce soir-là sur le thème de la défense de la famille. Pour lui les militants de Génération Identitaire (GI) se distinguent par leur “audace activiste et idéologique”.

Le mouvement qui a fait du lambda spartiate sur fond jaune son symbole a fait de l’engagement physique de ses militants sa marque de fabrique. Mais les discours sont effectivement à la hauteur de ces actions coup de poing. “François Hollande est le président du Grand Remplacement”, affirme ainsi Arnaud Delrieux, reprenant à son compte la thèse de l’essayiste d’extrême droite Renaud Camus, et dénonçant “l’ère de l’ethnopolitique”.

Le porte-parole lyonnais de GI, Damien Rieu, a persisté sur ce thème central dans la geste identitaire : “Nous subissons le statut d’étranger indésirable dans notre propre pays. Nous sommes la génération de la confrontation à l’altérité islamique”. Et de proposer une “solution” : “La remigration, c’est-à-dire le retour volontaire ou non des colons non-européens importés en France”, sous les applaudissement nourris de la salle, dont les spectateurs brandissent à l’occasion une flopée de drapeaux jaunes marqués du lambda spartiate.

Comme sur le terrain des actions physiques, GI n’hésite pas à tenir un discours radical. Le bloc identitaire et son mouvement de jeunesse refusent toute forme de métissage et défendent une idéologie ethno-différencialiste : soit l’idée qu’une cohabitation harmonieuse entre des “populations de souches” trop éloignées est impossible sans des conflits.

Ainsi Damien Rieu affirmera-t-il qu’il est vain de vouloir “assécher le torrent migratoire avec l’éponge républicaine” :

“Nous sommes les fils de Jeanne d’Arc et de Charles Martel, nous allons nous battre pour reconquérir notre terre comme nos ancêtres”.

“Le vote FN est un vote identitaire”

En dépit de sa radicalité qui le situe à la plus extrême droite, le mouvement GI, né en octobre 2012, revendique aujourd’hui 2000 adhérents. Philippe Vardon se dit ainsi “admiratif et même jaloux“, lorsqu’il compare ces effectifs avec ceux des Jeunesses identitaires à son époque. Le degré d’engagement semble toutefois variable, puisqu’ils n’étaient que 140 à participer à l’Université d’été du mouvement d’après ses responsables.

Les portes-paroles de GI estiment en tout cas qu’ils représentent un courant de fond important dans l’opinion du pays, qu’ils assimilent au vote FN. “Le vote FN est un vote identitaire, même si le FN croit que ses électeurs sont souverainistes”, glisse ainsi Damien Rieu, sous les rires et les applaudissement du public. Selon le sondage qu’il évoque, le vote FN est en effet motivé avant tout par le sentiment d’insécurité, l’immigration et l’islam – des thématiques identitaires.

Philippe Vardon en est également convaincu : “Ils transmettent un message qui correspond à une attente dans la jeunesse. Le vote patriote, le vote FN, est le premier vote jeune. Une révolution conservatrice prend forme dans la jeunesse”. Aux élections européennes de 2014, le FN avait en effet obtenu 30% des voix chez les moins de 35 ans selon Ipsos-Steria.

Optant pour une stratégie gramscienne, les Identitaires s’imaginent en laboratoire d’idées pour l’extrême droite mais également pour la droite. Si l’influence idéologique du Bloc identitaire sur le FN s’est déjà vérifiée, le mouvement régionaliste n’a jamais dépassé le stade groupusculaire sur le plan électoral.

L’agit-prop virile, les actions à la limite de l’illégalité et les entraînement de self-défense suffiront-ils cependant à donner de l’importance à ce groupe d’extrémistes propres sur eux ? Leurs rangs dans la manifestation de demain contre la loi Taubira seront sans doute quelque peu gonflés du fait de ce meeting, mais ils n’en demeurent pas moins ultraminoritaires.

Génération identitaire « sécurise » le métro parisien : « Euh… contre qui ? »

Imaginez. Après une harassante journée de boulot, vous vous pelotonnez dans le métro parisien, quand tout à coup, une vingtaine de jeunes gens en veste jaune canari entrent dans la rame. Sans un mot, ils prennent place dans le wagon. Sans…
Des membres de Génération identitaire à la station Concorde à Paris, le 9 mai 2014

Des membres de Génération identitaire à la station Concorde à Paris, le 9 mai 2014 – Arthur de Boutiny/Rue89

Imaginez. Après une harassante journée de boulot, vous vous pelotonnez dans le métro parisien, quand tout à coup, une vingtaine de jeunes gens en veste jaune canari entrent dans la rame. Sans un mot, ils prennent place dans le wagon.

Sans un sourire, sans un geste, ils s’éparpillent : l’œil nerveux, l’air concentré, ils scrutent les recoins d’un compartiment qui n’en demandait pas tant. Les K-Way jaunes s’en iront trois stations plus tard, après avoir communiqué entre eux par sifflets et signes de mains, sans rien dire.

Le dernier happening de Jean-Paul Gaultier  ? Un ’flash mob’ organisé par les Pages jaunes  ? Des Hare Krishna bretons  ?

Perdu  : il s’agit des «  tournées de vigilance citoyenne  » d’un groupuscule d’extrême droite décidé à surfer sur l’air du temps sur « l’insécurité ».

Ces groupes censés sécuriser le métro, prévenir les agressions, et rassurer les usages, ont été crées par Génération identitaire, un mouvement d’extrême droite qui s’était notamment signalé par l’occupation du chantier d’une mosquée à Poitiers en 2012.

Elles étaient à Lille sous le nom fièrement assumé de « Tournées antiracaille », puis à Lyon  : maintenant elles débarquent à Paris.

«  Ne pas se substituer à la police  »

Pierre Larti, 25 ans, conseiller fédéral et porte-parole Ile-de-France au sein de Génération identitaire, salarié d’usine dans le civil, réfute les termes de «  milice  » et de «  substitut à la police » :

«  Vous les voyez où les armes, là  ? Est-ce qu’on provoque  ? Nous avons juste constaté que l’austérité frappait la police, et qu’elle ne pouvait pas être partout. Ce que nous faisons, c’est notre devoir citoyen et moral, de protéger nos frères et sœurs, riches ou pauvres, parisiens ou non, qui ne se sentent plus en sécurité dans un service public. »

Les trois quarts d’entre eux ont suivi une formation d’autodéfense, assure Pierre Larti. Il explique que ce qui a motivé cette opération, lancée à 19h30 sur les quais de la ligne 8 à La Motte-Picquet-Grenelle, c’est l’actualité toute chaude :

«  Une femme se fait violer dans le métro de Lille [la femme n’a pas été violée mais agressée sexuellement, ndlr], un homme est poignardé porte d’Ivry… Nous sommes sur le réseau de métro la plus dangereuse de France  ! Nous nous sommes inspirés de nos camarades de Lille, et nous allons contribuer à sécuriser le métro. La plupart des témoins d’agression se disent qu’ils auraient aimé que quelqu’un ait été là pour corriger un malfrat  ? Nous sommes ce quelqu’un.  »

Des moins de 25 ans, propres sur eux

En rangs d’oignon, environ 25 membres de Génération identitaire s’alignent sur le quai. La moyenne d’âge est en-dessous de 25 ans, il y a un nombre égal d’hommes et de femmes. Ils sont étudiants ou salariés, sont propres sur eux.

La tendance est à la rigolade, on prend sur ses heures de temps libre pour faire la tournée, on attend la soirée qui va suivre.

Seul signe distinctif  : la veste jaune canari, avec le logo de Génération identitaire, un lambda inspiré des Spartiates, discrètement imprimé à l’endroit du cœur.

Ils se font discrets, s’assurent qu’il n’y a ni agent de la RATP, ni policier. « La police est là ? Non ? Bon, on peut commencer », murmure l’un d’eux.

Ni la préfecture de police, ni la RATP n’ont reçu de demande d’autorisation de la part de Génération identitaire, indique Le Parisien.

La veste jaune des

La veste jaune des « tournées » de Génération identitaire à Paris, 9 mai 2014 – A. de B./Rue89

Martin, 20 ans, étudiant, milite à Génération identitaire depuis trois ans. C’est un garçon plutôt maigre, au regard décidé. Comme tous, il a été volontaire pour l’opération :

«  Nous sommes unis par des opinions et des observations communes, à savoir que le sentiment d’insécurité n’a jamais été aussi fort, que personne ne se sent plus à l’abri. »

Pierre Larti vient le soutenir  :

«  Nous avons moins de 25 ans, on nous a bassiné en nous disant que la gauche, c’était la liberté… Maintenant, nous sommes sous une présidence de gauche, et l’insécurité n’a jamais été aussi forte  ! Evidemment, Sarkozy était tout aussi exécrable.

Bien sûr que nous faisons un geste politique  : nous espérons attirer l’attention des politiques, faire effet boule de neige en encourageant la vigilance dans les transports. Mais sans plus. »

Victor, 23 ans dont quatre de militantisme étudiant, un grand baraqué blond et barbu, renchérit  :

«  Aucun parti électoraliste ne nous propose de solution. Nous, on fait pas de campagne : on ne distribue pas de tracts, on n’appelle pas à voter pour nous, on a juste le petit logo de GI sur la veste.  »

Une tournée qui passe inaperçue

Pierre Larti prévient :

«  Nous ferons des tournées plusieurs fois par semaine s’il le faut, et nous étendrons au RER si la situation ne s’arrange pas – et les perspectives ne sont pas reluisantes. Nous sommes des jeunes actifs, nous avons notre vie à côté, mais nous devons accomplir notre devoir. Nous rassurons par notre présence.  »

Des membres de Génération identitaire à la station Concorde, 9 mai 2014

Des membres de Génération identitaire à la station Concorde, 9 mai 2014 – A. de B./Rue89

Dans la rame de la ligne 12, l’ambiance générale est à l’indifférence. Les gens vaquent à leurs occupations. A l’entrée des identitaires dans le wagon, il n’y a que quelques regards interloqués qui retournent très vite à leur smartphone.

Seul un jeune homme, après avoir entendu le mot «  identitaire  » sort, avec un regard inquiet, le programme de Nicolas Dupont-Aignan pour les européennes de son sac, et semble le brandir comme si sa vie en dépendait.

Voyant ces jeunes canaris jeter un regard inquisiteur dans la rame à quai avant d’en redescendre aussitôt, un quidam s’approche de Pierre et de Victor et demande :

« Vous faites quoi, là, en fait  ?

– Nous sommes Génération identitaire, nous avons sécurisé votre rame de métro  !

– Euh… Sécurisé contre qui  ? »

Après une heure de bourlinguage dans le métro, les identitaires enlèvent leurs vestes jaunes. Pierre est ravi  :

« Ce manque de réaction, c’est précisément ce que nous voulions. Les gens ont vu que nous étions là, que nous les protégions. »

La plupart des usagers du métro n’ont en effet pas semblé prêter attention aux identitaires, restant insensibles à cette « tournée de vigilance citoyenne ». Voire, pour certains, agacés par cette présence dans des rames de métro déjà bondées. Comme ce passager à Concorde :

« C’est vrai que c’est pas pratique à l’heure de pointe, ce truc… »

Des membres de Génération identitaire à la station La Motte-Picquet-Grenelle, 9 mai 2014

Des membres de Génération identitaire à la station La Motte-Picquet-Grenelle, 9 mai 2014 – A. de B./Rue89

Génération identitaire déploie une banderole anti-immigration sur un bâtiment européen à Paris

Le groupe d'extrême droite Génération identitaire a déployé une banderole sur le balcon d'un bâtiment de la commission européenne à Paris.

Le groupe d’extrême droite Génération identitaire a déployé une banderole sur le balcon d’un bâtiment de la commission européenne à Paris. – Mathilde Giraud – AFP
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