sans-titre

En Suisse, la poussée de la droite populiste se confirme

Le Monde.fr avec AFP Marie Maurisse (Genève, correspondance, avec AFP)

Un débat télévisé entre les chefs des principaux partis suisses, depuis le Parlement le 18 octobre.

Comme les sondages le prévoyaient, la droite fait une poussée au Parlement suisse dimanche 18 octobre, à l’occasion des élections fédérales. Au Conseil national, l’équivalent de l’Assemblée nationale en France, le parti d’extrême-droite Union démocratique du centre (UDC), déjà la première formation politique du pays, gagne 11 sièges par rapport à 2007, sur les 200 que compte au total cet organe législatif. A ce stade l’UDC représente 29,5 % du Parlement, selon les projections de la chaîne de télévision RTS. « Le vote a été clair », a déclaré le président de l’UDC Toni Brunner à la télévision. « Les gens s’inquiètent de l’immigration de masse en Europe. »

Lire aussi : En Suisse, la victoire attendue des populistes aux élections fédérales

L’autre grand gagnant des élections est le parti libéral-radical (PLR), qui gagne trois sièges, autour de 16 % des voix. Par ailleurs, même si le Parti socialiste suisse reste la deuxième force politique au Conseil national (18,9 % des voix), l’institution penche désormais un peu plus à droite. Pour le président du PS suisse, Christian Levrat, la législature sera sans aucun doute « un peu plus serrée ».

Les Verts et les Verts libéraux subissent de leur côté une défaite cuisante en perdant respectivement 5 et 6 sièges au Conseil national. La coprésidente des Verts suisses, Adèle Thorens Goumaz, se dit « inquiète car c’est le prochain Parlement qui devra voter la stratégie énergétique du pays… ».

Questions sur la formation du gouvernement

Le système de démocratie directe, qui permet aux Suisses de se prononcer lors de « votations » (référendums populaires) sur les grandes questions politiques, quelle que soit la composition de l’Assemblée fédérale, tend cependant à réduire l’importance du scrutin. Il y a vingt mois, en février 2014, les électeurs suisses ont voté à une courte majorité une « initiative » soutenue par l’UDC en faveur de la réintroduction de quotas d’immigration avec l’Union européenne. Ce résultat oblige le gouvernement à transformer cette initiative en loi dans un délai de trois ans.

Le parti de droite ne compte qu’un ministre au sein du Conseil fédéral, le gouvernement helvétique, celui de la défense, de la protection de la population et des sports, Ueli Maurer. L’UDC aimerait y avoir un deuxième représentant. Au Conseil des Etats (chambre haute), qui compte 46 membres, l’UDC n’arrive qu’en quatrième position. L’Assemblée fédérale choisira en décembre les sept membres du Conseil fédéral.

Lire aussi : Christoph Blocher, bulldozer populiste de la Suisse

=============

Commentaires

jean marc  • 

bravo les suisses,,,,,exigeons un référendum en france sur l’immigration
démocratie participative qu’ils disaient ces ordures de socialistes plus fachistes que tout autre parti politique

sfdsdf s  • 

bientôt les régionales en France………………

wiccans  • 

AUCUN PAYS ne veut d’immigrés en masse, c’est dans n’importe quel manuel de sociologie, ça!

Jean  • 

tiens donc, et pourtant il ne sont pas dans l’Europe et ils ont des frontières

Alain  •  

Bien les Suisses se réveillent !

LAURENT  • 

La démocratie s’exerce en Suisse. Bravo les Helvètes.

Jean Claude  • 

Bravo !!!!

firewall  • 

ils sont sur la bonne voie

52% d’abstentions.
Peut-on encore parler de la « démocratie » suisse ?

Michel “H”  • 

..par contre, ceux qui viennent chargés de valises de billets, même s’ils ont été volés au miséreux ou provenant de la corruption, sont les bienvenus.

  • alaric  • 

    Le réduit suisse , dernier recours face aux envahisseurs parasites ?

    sfdsdf s  • 

    bravo les Suisses !

Yves Mottet                        la suisse : chacun pour soi et personne au commande, enfin oui des girouettes

PATRICK MICHAUD          devant des informations déformées , je précise un point L’immigration a augmenté de 2,2% au cours du premier semestre de 2015. Entre janvier et juin, la Suisse a accueilli 72’308 étrangers. Au total, 1,97 million de personnes sans passeport à croix blanche vivent sur sol helvétique pour un peu plus de 8 millions d’habitants.

aloes                                 Il y a un divorce entre une partie de la population et les décideurs économiques.La Suisse s’est enrichi grâce à son immigration qui lui a permis de disposer de la main d’œuvre indispensable a son développement et aujourd’hui une partie de la population renâcle et remet en cause ce choix politique et économique .

Parisette                         Que fera Blocher en février 2017 s’il estime que la loi traduisant le vote de février 2014 ,demandant une immigration plus stricte (quota), est trop molle ? La France devrait créer des zones franches frontalières où s’appliquerait le droit du travail suisse et le système fiscal suisse.

 – GERONIMO       Ceux qui souhaitent une poursuite de l’immigration s’étonnent naïvement de la poussée des mouvements d’extrême droite partout en Europe. Moi, c’est leur étonnement qui m’étonne.

Yann Pennec                   La Suisse n’est qu’un pays de Cocagne pour nantis -)

observateur                     La Suisse , aussi sympa soit-elle pour les touristes, n’a jamais été à gauche . Elle n’a jamais accueilli beaucoup d’immigrés. Pourtant elle vote encore plus à droite. Pourquoi ?

Immigration                      1/4 de la population suisse est étrangère contre 10% en France. Ces dernières années son solde migratoire était à peine moins élevé que la France pour 8 fois moins d’habitants. Ceci sans compter sa politique d’asile très largement plus généreuse que la France et plusieurs centaines de milliers de frontaliers. Si la france acceuillait proportionnellement autant de personnes que la Suisse sont solde migratoire tournerait autour des 650 000-700 000 personnes. Anti-immigration vous dites ?

mp.mac                         Des immigrés qui le resteront toute leur vie à cause du « droit du sang » qui s’applique en Suisse…

.ch                                « Ultra conservateur » est le mot juste pour désigner l’UDC, et non extrême-droite comme le fait l’article. Ceci est d’ailleurs le terme utilisé par le FT. L’UDC ne peut guère être comparée au FN en France idéologiquement et historiquement, mais cela ne restreint pas son immense pouvoir de nuisance.

Publicités