Animal on est mal

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L’abattoir municipal d’Alès fermé après la diffusion d’images choquantes

Le Monde.fr

Des chevaux étourdis manifestent des signes de conscience au moment de la saignée, des cochons entassés dans une fosse asphyxiés au CO2, des vaches accrochées tête en bas se débattent pendant de longues minutes avant de se vider de leur sang… Par des images très dures tournées au printemps dernier et sobrement commentées par l’actrice Hélène de Fougerolles, l’association de défense des animaux L214 a voulu mobiliser l’opinion publique sur les conditions d’hygiène et de souffrances animales de l’abattoir municipal d’Alès, dans le Gard.

Après avoir refusé au cours de la journée du mercredi 14 octobre de commenter ces vidéos, la mairie d’Alès s’est contentée d’envoyer un communiqué de presse dans la soirée. Le maire (Les Républicains) de la ville, Max Roustan s’y dit « ému par ces images » et ordonne « la fermeture immédiate à titre conservatoire de l’établissement ainsi que le lancement d’une enquête administrative interne sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux ». La mairie précise que des sanctions seront prises si des fautes sont reconnues à l’issue de l’enquête, « pouvant aller jusqu’à la fermeture définitive de l’abattoir ».

« Un carnage quotidien »

Avec « plus de cinquante heures de prises de vues nettes et précises » tournées clandestinement sur une dizaine de jours entre avril et mai, l’association L214 dit vouloir montrer objectivement ce qui se passe à l’intérieur de cet abattoir, « une véritable boîte noire tenue à l’écart du public »« se produit un carnage quotidien ». Selon Le Point, les militants de la cause animale avaient déjà porté plainte pour cruauté envers les animaux avant même la réaction de la mairie.

Sur son site, L214 met à disposition plusieurs rubriques : « Chevaux », « Moutons », « Bovins (avec étourdissement) », « Bovins (sans étourdissement) », « Cochons ». A chaque fois, une vidéo différente interrogeant sur l’horreur de l’abattage des animaux.

Pour renforcer son propos, l’association a demandé à Gilbert Mouthon, vétérinaire et expert près des tribunaux, de commenter ces vidéos. Au vu des nombreux cas d’animaux saignés avant même d’être complètement inconscients et insensibles, l’expert évoque clairement des « actes de cruauté ».

Le vétérinaire relève également des cas violant les normes d’hygiène :

« Des bovins saignés au sol restent plusieurs minutes avec la tête et la plaie de saignée baignant dans un mélange de sang et d’eau forcément contaminée par les toisons recouvertes de matières fécales. »

La commune d’Alès « porte la responsabilité »

Dans un communiqué publié mercredi, L214 s’est dit « réjouit de la suspension des activités de l’abattoir » mais a rappelé que « la commune d’Alès, en tant qu’exploitant de l’abattoir régional, porte la responsabilité des pratiques qui s’y déroulent quotidiennement ».

Bien que le maire de la ville se dise « ému »  par les images et ordonne la fermeture « à titre conservatoire » de l’abattoir, la mairie d’Alès regrette déjà les conséquences que pourrait avoir la diffusion de celles-ci : la « fermeture définitive [de l’abattoir] condamnerait la filière agroalimentaire locale tant dans son volet agricole (…) qu’au niveau économique, avec cent vingt emplois directs et indirects ».

Contactée par Le Monde, la mairie a refusé de commenter davantage le dossier. Sur son site, l’abattoir municipal d’Alès dit traiter chaque année « 20 000 porcs, 40 000 ovins et 6 000 bovins », et répondre « entièrement aux normes européennes ».

Alès: le maire ordonne la fermeture d’un abattoir après la diffusion d’une video choc

 LEXPRESS.fr avec AFP

abattoir_5445785Un abattoir bio dans la ville de Wachtendonk en Allemagne (photo d’illustration).   REUTERS/Ina Fassbender

Le maire d’Alès a annoncé ce mercredi avoir ordonné la fermeture « immédiate et à titre conservatoire » de l’abattoir municipal après la diffusion par une association d’une vidéo montrant des mauvais traitements infligés à des animaux.

Action réussie pour une organisation de défense des animaux à Alès. Ce mercredi, l’association L214 a frappé les esprits après la diffusion d’une vidéo montrant les traitements infligés au bétail, parfois abattu en état de conscience. Après avoir pris connaissance de ces images, le maire de la ville Max Roustan a demandé la fermeture « immédiate et à titre conservatoire » de l’abattoir municipal.

Acte I. Des images en caméra cachée

L214, une association de défense des animaux, publie ce matin sur son site une vidéo filmée en caméra cachée entre avril et mai 2015 par une « une personne qui a accès à l’abattoir ». Les images montrent des bovins et des moutons être saignés alors qu’ils ont repris connaissance après avoir été étourdis. Des porcs sont entassés dans une cage qui descend dans une fosse où ils seront asphyxiés au Co2. Un cheval apeuré est frappé avec un aiguillon électrique.

Selon l’association, cette vidéo révèle « des mauvais traitements et des actes de cruauté » infligés à des animaux à l’abattoir d’Alès. Contactés par l’AFP, les responsables de l’abattoir n’ont pas souhaité s’exprimer.

>> Attention, ces images peuvent choquer:

Acte II. Une plainte et un expert

Dans la foulée de la publication de la vidéo, l’association a déposé une plainte auprès du procureur d’Alès. Elle assure aussi avoir envoyé un courrier à la préfecture demandant « une fermeture immédiate de l’abattoir ».

L’association a également soumis ces images à un expert vétérinaire auprès des tribunaux, qui a relevé plusieurs infractions au règlement dans les méthodes d’abattage. Gilbert Mouthon, également secrétaire général de l’association de protection Fondation Assistance aux animaux, a noté « des actes de cruauté ». Selon la règlementation européenne, les animaux doivent être maintenus inconscients jusqu’à la mise à mort, seul l’abattage rituel pouvant faire exception à cette règle.

L’expert Gilbert Mouthon note également des manquements aux règles d’hygiène: « Les animaux sont sales, leurs toisons sont maculées de matières fécales. Cela signifie que des bactéries, dont certaines sont très dangereuses pour l’homme, sont présentes […]. Lorsque l’animal est saigné à terre, son coeur bat encore. Les germes présents sur le sol peuvent passer par la plaie de saignée et contaminer la viande », déclare-t-il sur lePoint.fr.

Acte III. Une ordonnance de fermeture

Mercredi en fin d’après-midi, le maire d’Alès a annoncé avoir ordonné la fermeture « immédiatement et à titre conservatoire ». En outre, Max Roustan, qui s’est dit « ému par ces images », a annoncé le lancement d’une enquête administrative interne sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux. « Si des fautes sont reconnues, des sanctions seront prises pouvant aller jusqu’à la fermeture définitive de l’abattoir d’Alès », a-t-il poursuivi dans un communiqué publié sur le site internet de la municipalité.

« Cet abattoir, comme l’ensemble des abattoirs de France, est sous l’exclusive responsabilité sanitaire des services de l’État, à travers la Direction départementale de la protection des populations, qui sont présents quotidiennement au sein de cet abattoir pour en surveiller le bon fonctionnement », a par ailleurs rappelé l’élu.

L’entreprise, qui produit 5000 tonnes de viandes par an selon son site internet, a bénéficié d’un investissement de 2,5 millions d’euros de la ville en 2010 pour sa rénovation. 120 emplois directs et indirects dépendent de cet abattoir à Alès et aux alentours.

Alès : une vidéo choc pousse le maire à fermer l’abattoir municipal

L' Obs

Une vidéo réalisée en caméra cachée par l’association de défense des animaux, L214, a entraîné mercredi la fermeture à titre conservatoire de l’abattoir d’Alès par le maire de la ville.

L'abattoir municipal d'Alès a été fermé après une vidéo montrant des animaux maltraités. (Capture d'écran)L’abattoir municipal d’Alès a été fermé après une vidéo montrant des animaux maltraités. (Capture d’écran)

La mobilisation d’une association de défense des animaux a payé. En diffusant une vidéo montrant des mauvais traitements infligés aux bêtes, L214 a conduit, mercredi 14 octobre, le maire d’Alès (Gard) à fermer à titre conservatoire l’abattoir municipal de la ville, où une enquête va rechercher d’éventuels manquements aux normes.

L’établissement avait déjà été épinglé par les services sanitaires à l’automne, soit après le moment où ces images ont été tournées, mais les « manquements » alors constatés étaient d’un niveau moindre que celui constaté dans la vidéo, a annoncé mercredi soir la préfecture.

# Que montre la vidéo ?

A l’origine de l’affaire, l’association de défense des animaux L214, qui a diffusé mercredi sur son site des images filmées en caméra cachée, pendant dix jours d’avril à mai 2015, par « une personne qui a accès à l’abattoir », explique-t-elle.

Chevaux, vaches, veaux, cochons, agneaux et moutons y sont tués dans un océan de souffrance et d’indifférence », dénonce l’association.

Les images montrent notamment des bovins et des moutons en train d’être saignés alors qu’ils ont repris connaissance après avoir été étourdis, des porcs entassés dans une cage qui descend dans une fosse où ils seront asphyxiés au Co2, un cheval apeuré frappé avec un aiguillon électrique ou un veau qui s’est échappé du tonneau de contention.

Attention, ces images peuvent choquer :

Manifestement les équipements ne sont pas adéquats, le personnel n’est pas formé, les services vétérinaires n’agissent pas » et avec « les risques sanitaires, ça nous semble le minimum de suspendre l’activité de l’abattoir tout de suite », a indiqué une porte-parole de L214, Brigitte Gothière.

Les images de la vidéo ont été soumises par l’association à un expert vétérinaire, Gilbert Mouthon, qui a relevé plusieurs infractions au règlement dans les méthodes d’abattage, « des actes de cruauté » ainsi qu’un danger de contamination des carcasses par des matières fécales.

# L’abattoir fermé à titre conservatoire

L’association L214 a déposé mercredi une plainte auprès du procureur de la République d’Alès – qui a confirmé avoir bien reçu cette plainte – et envoyé un courrier à la préfecture demandant « une fermeture immédiate de l’abattoir ».

En fin d’après-midi, elle a obtenu satisfaction : le maire Les Républicains (LR) d’Alès, Max Roustan, a annoncé la fermeture « immédiate et à titre conservatoire » de l’établissement, qui produit 5.000 tonnes de viande par an selon son site internet, et a bénéficié d’un investissement de 2,5 millions d’euros de la ville en 2010 pour sa rénovation.

L’élu, qui  dit avoir été « ému par ces images », a par ailleurs annoncé dans un communiqué le lancement d’une enquête interne « sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux ».

Si des fautes sont reconnues, des sanctions seront prises pouvant aller jusqu’à la fermeture définitive de l’abattoir d’Alès », a-t-il ajouté.

# 120 emplois directs et indirects menacés

Le maire d’Alès s’inquiète toutefois des conséquences sociales de cette possible fermeture définitive de l’abattoir. D’après lui, elle « condamnerait la filière agro-alimentaire locale, tant dans son volet agricole, de transformation et de commercialisation ainsi qu’au niveau économique avec 120 emplois directs et indirects ».

L’élu LR a d’ailleurs lancé au passage une pique à peine déguisée contre L214, une « association dont l’objectif affiché est la fermeture de tous les abattoirs de France et l’arrêt de la consommation de viande ».

« Cet abattoir, comme l’ensemble des abattoirs de France, est sous l’exclusive responsabilité sanitaire des services de l’Etat, à travers la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), qui sont présents quotidiennement au sein de cet abattoir pour en surveiller le bon fonctionnement », a par ailleurs rappelé Max Roustan.

De son côté, la préfecture a précisé que suite à la visite de la DDPP de septembre 2015, une mise en demeure avait été adressée à l’abattoir. La visite de « re-contrôle » programmée aura lieu dès la réouverture du site, ont conclu les services de l’Etat.

# « Des conditions absolument terribles »

Malgré cette première victoire, les associations de défense des animaux ne comptent pas en rester là. L214 « déplore que seul un scandale médiatique soit de nature à inciter les autorités à agir ».

« On n’a que des messages rassurants [des abattoirs, NDLR] qui disent : ‘il n’y a pas de problème, on maîtrise totalement, tout est fait selon les normes, les services vétérinaires veillent’. Non ! Il faut que les gens sachent que dans les abattoirs, on met à mort des animaux dans des conditions absolument terribles », a souligné la porte-parole de L214.

La Fondation Bardot a estimé pour sa part que la vidéo « ne faisait que révéler le quotidien des abattoirs » et déploré « qu’il n’y ait pas assez de vétérinaires dans les abattoirs pour contrôler en amont la chaîne d’abattage ».

L’abattoir municipal d’Alès fermé après une vidéo montrant des animaux maltraités

La diffusion par une association d’une vidéo montrant des mauvais traitements infligés aux animaux a entraîné mercredi la fermeture à titre conservatoire de l’abattoir municipal d’Alès (Gard) par le maire de la ville, où une enquête va rechercher d’éventuels manquements aux normes.

L’établissement avait déjà été épinglé par les services sanitaires à l’automne, soit après le moment où ces images ont été tournées, mais les « manquements » alors constatés étaient d’un niveau moindre que celui constaté dans la vidéo, a annoncé en début de soirée la préfecture.

A l’origine de l’affaire, l’association de défense des animaux L214, qui a diffusé mercredi sur son site des images filmées en caméra cachée, pendant dix jours d’avril à mai 2015, par « une personne qui a accès à l’abattoir », explique-t-elle.

Les images montrent notamment des bovins et des moutons en train d’être saignés alors qu’ils ont repris connaissance après avoir été étourdis, des porcs entassés dans une cage qui descend dans une fosse où ils seront asphyxiés au Co2, un cheval apeuré frappé avec un aiguillon électrique ou un veau qui s’est échappé du tonneau de contention.

« Manifestement les équipements ne sont pas adéquats, le personnel n’est pas formé, les services vétérinaires n’agissent pas » et avec « les risques sanitaires, ça nous semble le minimum de suspendre l’activité de l’abattoir tout de suite », a indiqué à l’AFP une porte-parole de L214, Brigitte Gothière.

Les images de la vidéo ont été soumises par l’association à un expert vétérinaire, Gilbert Mouthon, qui a relevé plusieurs infractions au règlement dans les méthodes d’abattage, « des actes de cruauté » ainsi qu’un danger de contamination des carcasses par des matières fécales.

Contactés par l’AFP, les responsables de l’abattoir n’ont pas souhaité s’exprimer.

L’association L214 a déposé mercredi une plainte auprès du procureur de la République d’Alès – qui a confirmé à l’AFP avoir bien reçu cette plainte – et envoyé un courrier à la préfecture demandant « une fermeture immédiate de l’abattoir ».

En fin d’après-midi, elle a obtenu satisfaction: le maire LR d’Alès, Max Roustan, annonçait la fermeture « immédiate et à titre conservatoire » de l’établissement, qui produit 5.000 tonnes de viande par an selon son site internet, et a bénéficié d’un investissement de 2,5 millions d’euros de la ville en 2010 pour sa rénovation.

– « Des conditions absolument terribles »-

L’élu a par ailleurs annoncé dans un communiqué le lancement d’une enquête interne « sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux ». « Si des fautes sont reconnues, des sanctions seront prises pouvant aller jusqu?à la fermeture définitive de l’abattoir d?Alès », a-t-il ajouté.

« Cette fermeture définitive condamnerait la filière agro-alimentaire locale, tant dans son volet agricole, de transformation et de commercialisation ainsi qu?au niveau économique avec 120 emplois directs et indirects », déplore Max Roustan, qui a lancé au passage une pique à peine déguisée contre L214, une « association dont l’objectif affiché est la fermeture de tous les abattoirs de France et l’arrêt de la consommation de viande ».

« Cet abattoir, comme l?ensemble des abattoirs de France, est sous l?exclusive responsabilité sanitaire des services de l?État, à travers la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), qui sont présents quotidiennement au sein de cet abattoir pour en surveiller le bon fonctionnement », a par ailleurs rappelé l’élu.

De son côté, la préfecture a précisé que suite à la visite de la DDPP de septembre 2015, une mise en demeure avait été adressée à l’abattoir. La visite de « re-contrôle » programmée aura lieu dès la réouverture du site, ont conclu les services de l’Etat.

« On n’a que des messages rassurants (des abattoirs, ndlr) qui disent: « il n’y a pas de problème, on maîtrise totalement, tout est fait selon les normes, les services vétérinaires veillent ». Non! Il faut que les gens sachent que dans les abattoirs, on met à mort des animaux dans des conditions absolument terribles », a souligné la porte-parole de L214.

La Fondation Bardot a estimé que la vidéo « ne faisait que révéler le quotidien des abattoirs » et déploré « qu’il n’y ait pas assez de vétérinaires dans les abattoirs pour contrôler en amont la chaîne d’abattage ».

L’abattoir d’Alès fermé par la mairie après une vidéo montrant des animaux maltraités

ABATTOIR ALES

ANIMAUX – La diffusion par une association d’une vidéo montrant des mauvais traitements infligés aux animaux a entraîné mercredi 14 octobre la fermeture à titre conservatoire de l’abattoir municipal d’Alès (Gard) par le maire de la ville, où une enquête va rechercher d’éventuels manquements aux normes.

L’établissement avait déjà été épinglé par les services sanitaires à l’automne, soit après le moment où ces images ont été tournées, mais les « manquements » alors constatés étaient d’un niveau moindre que celui constaté dans la vidéo, a annoncé en début de soirée la préfecture. A l’origine de l’affaire, l’association de défense des animaux L214, qui a diffusé mercredi sur son site des images filmées en caméra cachée, pendant dix jours d’avril à mai 2015, par « une personne qui a accès à l’abattoir », explique-t-elle.

Les images montrent notamment des bovins et des moutons en train d’être saignés alors qu’ils ont repris connaissance après avoir été étourdis, des porcs entassés dans une cage qui descend dans une fosse où ils seront asphyxiés au Co2, un cheval apeuré frappé avec un aiguillon électrique ou un veau qui s’est échappé du tonneau de contention.

« Manifestement les équipements ne sont pas adéquats, le personnel n’est pas formé, les services vétérinaires n’agissent pas » et avec « les risques sanitaires, ça nous semble le minimum de suspendre l’activité de l’abattoir tout de suite », a indiqué à l’AFP une porte-parole de L214, Brigitte Gothière.

Les images de la vidéo ont été soumises par l’association à un expert vétérinaire, Gilbert Mouthon, qui a relevé plusieurs infractions au règlement dans les méthodes d’abattage, « des actes de cruauté » ainsi qu’un danger de contamination des carcasses par des matières fécales. Contactés par l’AFP, les responsables de l’abattoir n’ont pas souhaité s’exprimer.

Une plainte déposée

L’association L214 a déposé mercredi une plainte auprès du procureur de la République d’Alès – qui a confirmé à l’AFP avoir bien reçu cette plainte – et envoyé un courrier à la préfecture demandant « une fermeture immédiate de l’abattoir ». En fin d’après-midi, elle a obtenu satisfaction: le maire LR d’Alès, Max Roustan, annonçait la fermeture « immédiate et à titre conservatoire » de l’établissement, qui produit 5000 tonnes de viande par an selon son site internet, et a bénéficié d’un investissement de 2,5 millions d’euros de la ville en 2010 pour sa rénovation. L’élu a par ailleurs annoncé dans un communiqué le lancement d’une enquête interne « sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux ». « Si des fautes sont reconnues, des sanctions seront prises pouvant aller jusqu’à la fermeture définitive de l’abattoir d’Alès », a-t-il ajouté.

« Cette fermeture définitive condamnerait la filière agro-alimentaire locale, tant dans son volet agricole, de transformation et de commercialisation ainsi qu’au niveau économique avec 120 emplois directs et indirects », déplore Max Roustan, qui a lancé au passage une pique à peine déguisée contre L214, une « association dont l’objectif affiché est la fermeture de tous les abattoirs de France et l’arrêt de la consommation de viande ».

Une mise en demeure adressée en septembre

« Cet abattoir, comme l’ensemble des abattoirs de France, est sous l’exclusive responsabilité sanitaire des services de l’État, à travers la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), qui sont présents quotidiennement au sein de cet abattoir pour en surveiller le bon fonctionnement », a par ailleurs rappelé l’élu. De son côté, la préfecture a précisé que suite à la visite de la DDPP de septembre 2015, une mise en demeure avait été adressée à l’abattoir. La visite de « re-contrôle » programmée aura lieu dès la réouverture du site, ont conclu les services de l’Etat.

« On n’a que des messages rassurants (des abattoirs, ndlr) qui disent: ‘Il n’y a pas de problème, on maîtrise totalement, tout est fait selon les normes, les services vétérinaires veillent’. Non! Il faut que les gens sachent que dans les abattoirs, on met à mort des animaux dans des conditions absolument terribles », a souligné la porte-parole de L214.

Lire aussi :

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Abattoir d’Alès : la vidéo de l’horreur

Abattoir d’Alès : la vidéo de l’horreur
Abattoir d’Alès : la vidéo de l’horreur © DR
Anne-Cécile Beaudoin

L’association L214 dévoile ce matin une enquête accablante sur l’abattoir municipal d’Alès (Gard).

Les abattoirs ne sont pas des centres de bien-être, on s’en doutait. Mais ce qui se déroule derrière les murs de l’abattoir municipal d’Alès, dans le Gard, dépasse l’imaginable. Réalisées entre avril et mai 2015 par un témoin qui souhaite conserver l’anonymat, les images, diffusées aujourd’hui par l’association L214, sont insoutenables.

Il y a d’abord ces chevaux, frappés à l’aide d’un bâton pour rentrer dans le « piège ». Les animaux tentent de s’échapper. D’autres reculent, résistent. Un ouvrier donne un violent coup de poing dans la tête d’une bête, une autre semble avoir une patte cassée. Elle tremble de douleur. Les gestes des hommes sont laborieux. Il faut s’y prendre à plusieurs fois. Une main au licol, une autre qui ajuste la position de tir du pistolet à tige performante (matador) entre les yeux. La technique est censée étourdir. Mais dans la salle de saignée, c’est-à-dire de mise à mort, les chevaux montrent des signes de reprise de conscience : tentatives de relever la tête, respiration, mouvement des membres et des oreilles… Quand le découpage commence, certains chevaux bougent encore.

Raté aussi l’étourdissement des bovins. Suspendus dans la salle de saignée, ils secouent leur tête et leurs pattes, puis réagissent aux coups de couteau. La loi est pourtant claire. Comme le rappelle le Professeur Gilbert Mouthon, vétérinaire et expert aux Cours administratives d’appel de Paris et de Versailles, dans son rapport réalisé à la demande de L214 : « le règlement CE 1099/2009 précise que les animaux doivent rester inconscients jusqu’à leur mort ».

Les conditions sanitaires soulèvent des questions

L’horreur se poursuit avec les moutons. Placés dans le barillet rotatif, ils peuvent observer leurs congénères en train de se faire dépecer, « ce qui est en infraction avec la note de service DGAL du 5 décembre 2012 », précise l’expert. Et d’ajouter : « on voit des animaux se recroqueviller dans le barillet après avoir été égorgés montrant que la contention mécanique n’est pas ajustée et ne remplit pas son rôle. C’est en infraction avec le règlement CEE 1099/2009, article 15 ». Les cochons, enfin. Ils sont introduits dans une nacelle à coup d’aiguillon électrique. La nacelle est ensuite descendue dans une fosse : les cochons sont gazés durant 85 secondes au dioxyde de carbone. « Méthode légale, même si elle pose des problèmes de souffrances reconnues par la CE », constate le Professeur Mouthon. Sur la vidéo diffusée par L214, les animaux suffoquent, hurlent à n’en plus finir. Étourdissement par asphyxie en vain : dans la salle de saignée, le calvaire continue. Des porcs reprennent conscience.

Au-delà des irrespects de la réglementation en matière de bien être animale, les conditions sanitaires de l’abattoir d’Alès soulèvent des questions. « Il faut noter une grande quantité de bouses séchées sur la toison de beaucoup de bovins montrant l’absence de surveillance et d’inspection ante mortem par le vétérinaire sanitaire, détaille l’expert dans son rapport. Les matières fécales des bovins sont contaminées de différents germes pouvant être pathogènes et en particulier des colibacilles dits tueurs. Il s’ensuit un risque important de contamination possible de la plaie de saignée ainsi que des carcasses lors du dépeçage ». Plus loin, il note «  l’intervention de personnel sans blouse entraînant un danger de contamination. Des bovins saignés au sol restent plusieurs minutes avec la tête et la plaie de saignée baignant dans un mélange de sang et d’eau forcément contaminée par les toisons recouvertes de matières fécales »

En 2010, la ville d’Alès avait investi 2,5 millions d’euros dans l’abattoir municipal. Chaque année, 3000 chevaux, 20 000 porcs, 40 000 ovins et 6 000 bovins sont abattus ici. « Outil essentiel au développement économique du bassin alésien, l’abattoir d’Alès répond entièrement aux normes européennes, relate la mairie sur son site. Sa modernisation a évité la fermeture d’un outil essentiel pour les éleveurs et bouchers des Cévennes »… Contacté par Paris Match, le directeur de l’abattoir d’Alès n’a pas souhaité faire de commentaires. En fin d’après-midi, Max Roustan, maire d’Alès décidait  » la fermeture immédiate à titre conservatoire de cet établissement ainsi qu’une enquête administrative interne sur d’éventuels manquements aux normes d’abattage des animaux.  »

« Nous espérons que cette vidéo encouragera les consommateurs à ne plus manger de viande, explique Brigitte Gothière, porte-parole de l’association L214. Ces images prouvent une fois de plus qu’il ne faut pas se faire d’illusion : dans les abattoirs, même à taille humaine, les animaux vivent le cauchemar et meurent dans de lentes agonies. Nous déposons plainte pour cruauté contre l’abattoir d’Alès ». Parce que la viande heureuse est un mythe, l’actrice Hélène de Fougerolles est devenue végétarienne il y a 3 ans. Elle a accepté de commenter l’enquête diffusée depuis ce matin par L214.

Actes de cruauté sur des animaux : le maire d’Alès ordonne la fermeture de l’abattoir

SOUFFRANCE ANIMALE – L’association L214 a mis en ligne mercredi matin des vidéos filmées au printemps dernier à l’abattoir d’Alès (Gard). On y voit des bêtes, cochons, vaches ou encore moutons, mourir dans des conditions pénibles. Un vétérinaire dénonce aussi de mauvaises conditions sanitaires. La mairie vient d’ordonner sa fermeture.

VIDÉO - L'abattoir qui pratiquait la mort lente

Capture d’écran d’une vidéo tournée au printemps dernier à l’abattoir d’Alès par l’association L214.  Photo: Capture/YouTube

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Commentaires

Cassis  • 

Cette vidéo est insoutenable. Comment les employés acceptaient/supportaient ces tortures ? C’est écoeurant !

Vinny  • 

il faut simplement faire subir à ces ordures le meme sort …. l’explication sur les 120 emplois
du maire est à vomir … il est le patron donc responsable !

andre  •

c;est honteux de voir ça en France je suis pas fier d’être français quand je vois cette barbarie et que l’état est la justice de font rien, nous sommes dans l’horreur totale; il faut agir rapidement a arrêter cette barbarie a Alés et d’autres abattoirs

Davy  •

Il y a une article ahurissant sur le point dans les vidéos un cheval se fait couper la patte alors qu’il est vivant !!
Arrêtons le massacre, refusons la viande !

Fonzie  • 

que dire de plus quand on est soi-même non végétarien et qu’on a une grande peine pour ces animaux? On culpabilise, certes, mais après on ferme les yeux. J’ai cessé de manger de la viande de boeuf pendant 15 ans et puis je me suis retrouvé anémié. Quid aussi de nos kids si on ne leur donnait pas de viande? Au-moins pourrait-on ne pas infliger de telles horreurs à ces animaux qui nous permettent de vivre en les abattant dignement et surtout de façon indolore comme ces gaz anesthésiants.

jp6962  • 

La barbarie n’existe pas qu’ailleurs.

Littlefox  •  

Vu ce matin sur B F TV le reportage concernant l’ABATTOIR d’ALES…. images insoutenables, cruauté stupide…Merci d’informer. On mange leur viande, mais au moins que les animaux, dans certains abattoirs ne soient pas martyrisés comme ceux qu’on a vus ce matin….

MEMEPASPEUR  • 

mangent plus d’porc les « Français » Faut se réveiller ! Dans ce site, pour se faire du fric, ils pourraient vendre des tapis de prières pour muzz…

Fabrice  • 

Est-ce vraiment trop demander que d’abattre ces animaux par balle, au niveau de la tête pour éviter toute souffrance ? La mort par électrocution n’est ni plus ni moins qu’une forme de torture. Et probablement l’une des méthodes de mise à mort les plus cruelles.

Lolo13  • 

Commençons par arrêter les dérogations à l’obligation de l’endormissement préalable donnée pour le hallal el le kasher une honte pour une société moderne ET LAIQUE.
Quant à cet abattoir, honte aux services vétérinaires qui font semblant de ne rien voir et qui le visite régulièrement.

@BARAQUAS :                         l’anesthésie utilisée pour rendre les animaux inconscient ,ne peut provoquer le cancer ,c’est une absurdité ,aucune étude scientifique ne le démontre ,par contre l’accumulation d’acide lactique dans les tissus due au stress ,outre qu’elle est préjudiciable à la qualité de la viande ,elle aurait des effets négatifs sur la santé,quand à l’emploi ,il ne peut être la justification de conduites et de pratiques de ce type qui doivent être condamnées ,et sévèrement,l’animal est un être vivant                                                                                                                                                                          au sein de toute societe il existe des ilots de barbarie ,cette industrialisation de la mort animale qui supprime toute compassion pour des êtres sensibles ,et en fait des objets de consommation nous dit beaucoup sur notre rapport au monde ,cette prise de conscience est liée à la sortie du religieux qui fait de l’homme un être vivant parmi les autres ,et interroge sur notre place dans le cosmos,ce maire à pris une bonne décision ,mais au delà ,nous devrions réfléchir pour limiter notre consommation animale ,afin de retrouver des échelles de production locales plus respectueuses d’une certaine forme d’écologie ,la viande n’est pas obligatoire tous les jours ,enfin pour terminer ,certaines pratiques devraient être passibles de sanction pénales,il y a du sadisme et de la cruauté dans ce film

ZohraRose

@BARAQUAS :                     Je n’ai pas compris votre position. Voulez-vous dire que le fait d’anesthésier l’animal, engendre le cancer chez les personnes qui mangent cette viande. Cette position est en contradiction totale avec les preuves scientifiques. Quand aux personnes qui travaillent dans cet abattoir, il s’agit de condamner la cruauté de leurs méthodes. Ils peuvent faire le même travail, mais sans cette cruauté inacceptable. Comment peut-on se dire civilisé et agir ainsi ?

BARAQUAS                          association aux pratiques d’invinstigations douteuses, que signifie ‘abattoir’? ne pensez-vous pas que les chasseurs font mieux. vous préférez manger de la viande anesthésiée par des doses létales de produits chimiques qui se retrouveraient dans votre assiette et qui vous provoqueraient un cancer dans les années à venir. la mort, induit forcément la douleur. sauf dans le monde des bisounours. une pensée pour les salariés qui font malheureusement ce travail difficile et ingrat pour satisfaire nos besoins.

@Tinou37 :                          Moi aussi.

BARAQUAS                          Pour info un chirurgien n’a pas d’obligation de résultat suite à une intervention chirurgicale, mais les employés d’un abattoir devraient en avoir ??? ne marchons nous pas sur la tête !!!

sacados                                Merci à Mr le Maire d’ Alès d’ avoir mis fin à ces actes de cruautés et de barbaries d’ un autre temps !

Tinou37                                 Et pour ceux qui se demandent pourquoi végétalien, c’est simple… Le lait dans notre système hyper productif, c’est l’abattoir pour les veaux, les agneaux, et les mères… Sans parler des histoires de frics et subventions avec notre pognon !                                                                                                                                                            C’est décidé, j’adore la viande mais tant pis, je ne peux plus fermer les yeux, je passe végétalien, je ne peux plus cautionner tout ça, on aura beau nous prétendre que ça serait un cas particulier, on sait bien que c’est faux, elle est loin l’époque ou les bêtes étaient bien traitées dans les élevages de nos arrières grands parents, très loin.

Catherine                           J’ai tout de même des doutes sur l’objectivité que ce Gilbert Mouthon…

JP Landr                            « des vaches accrochées tête en bas se débattent pendant de longues minutes avant de se vider de leur sang »…désolé mais on assiste malheureusement à cela dans tous les abattoirs pratiquant les abattages rituels          Impensable à notre époque compte tenu des progrès techniques ,Mais ici il semble qu’un laxisme dans la formation du personnel soit responsable.. Et la surveillance par les agents des services vétérinaires obligatoirement présents dont le rôle est aussi de veiller à l’application du respect des règles interdisant toute brutalité envers les animaux ?

Denis Rougelot                  Je pensais cette époque révolue. Autrefois dans les fermes on saignait les animaux qui mourraient dans d’atroces souffrances. Il est désolant que ces pratiques aient encore lieu ici ou là. Si on enquêtait plus avant dans les abattoirs, on verrait sans doute que ce cas n’est pas isolé, hélas.

Sarah                                  C’est terrifiant de voir à quel point les gens s’émeuvent plus du sort de ces animaux que de celui des migrants qui se noient tous les jours dans la Méditerranée…

Nemo                                 Vous opposez deux raisons de se révolter sans aucun fondement. Le rapport que nous entretenons aux animaux dit beaucoup de notre humanité ou pas…

DUDU                               ??? nous pouvons nous émouvoir à des échelles différentes sur plusieurs sujets, par exemple sur Les comportements barbares et inhumains.

rondelette                        Mais en suisse ces abattages rituels sont depuis longtemps interdits! Sommes nous encore dans des rites moyennageux ?
Bartman                            Hélas, la liste est longue des sévices infligés aux animaux. Le problème n’est pas de tuer des animaux en tant que tel. Les animaux eux-mêmes doivent en manger d’autres pour survivre. C’est ce en quoi je ne suis pas d’accord avec les végétariens et assimilés. En revanche, ce qui pose problème, c’est la course au profit et au rendement de toute l’industrie agro-alimentaire dont les abattoirs ne sont qu’un maillon. Les clients et les consommateurs que nous sommes ont leur part de responsabilité. C’est un fait.

Personnellement, j’apprécie la bonne viande, plus en qualité qu’en quantité, mais je ne peux pas regarder ce genre d’images. J’aime trop les animaux et ça me rend malade. Paradoxe de l’être humain.

Clicoeur 

@ Djill                             « … L’abattage rituel est donc complètement hors la loi « , dites-vous.    Ça devrait l’être, mais malheureusement les abattages rituels bénéficient d’une dérogation européenne déplorable bafouant la législation sur la protection animale.

Paradise Lost                       RépugnantJe suis végétarienne, et contente de l’être. Arrêtons ce massacre !

Djill                                      Ce que prévoit la réglementation européenne : «L’animal est maintenu dans un état d’inconscience et d’insensibilité jusqu’à la mort. » L’abattage rituel est donc complètement hors la loi.
MERCYSTREET                  Révoltant ! Heureusement que le statut juridique de l’animal a évolué et n’est plus considéré comme une chose, qu’il est un être vivant avec une sensibilité. Certains ont plus de respect pour des biens meublés que pour des animaux    Révoltant !                                                                                                                                               Je ne mange plus de viande depuis des années et je continuerais…
chris1059

@jessax                                 Bravo, continuez à porter des oeillères.

n’ayez pas peur                   Il serait nécessaire de fermer l’élysée et matigon qui sont des abattoirs… De la nation Française !

Clicoeur 

@ Gladys G:                        C’est justement parce que j’aime la viande et que je compte bien continuer à en consommer, que je me refuse à visionner ces vidéos. Et croyez bien que je ne suis pas fier de moi. Par contre, je compte fortement sur les autorités françaises, et sur celles de tous les autres pays dits civilisés, pour que cesse ce genre de dégueulasseries dans les abattoirs.

bonnet                                Sanctions pénales : La fermeture de l’abattoir est une mesure minimale.  La responsabilité pénale des dirigeants, employés, administrateurs peut-elle être engagée et quelles peines encourent-ils ? Si oui, on attend une action vigoureuse et immédiate du ministère public.

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