Accident de chasse: un promeneur de 20 ans tué

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Turquie: 95 morts à Ankara dans l’attentat le plus meurtrier de l’histoire du pays

A 10h04 locales (07h04 GMT), deux fortes explosions ont secoué les alentours de la gare centrale d’Ankara, où des milliers de militants venus de toute la Turquie à l’appel de plusieurs syndicats, d’ONG et partis de gauche se rassemblaient pour dénoncer la reprise du conflit entre Ankara et les rebelles kurdes.

Les déflagrations ont transformé l’esplanade, jonchée de corps sans vie, en scène de guerre et provoqué une panique dans la foule.

Selon le dernier bilan publié samedi soir par les services du Premier ministre Ahmet Davutoglu, 246 personnes ont été blessées, dont 48 toujours en soins intensifs.

Le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a dénoncé une « attaque haineuse contre notre unité et la paix de notre pays » et promis « la réponse la plus forte » contre ses auteurs.

M. Davutoglu a lui affirmé détenir de « fortes preuves » que l’attentat avait été commis par deux kamikazes.

Il a annoncé trois jours de deuil national.

L’attentat n’a pas été immédiatement revendiqué, mais le chef du gouvernement a pointé du doigt trois mouvements susceptibles, selon lui, d’en être l’auteur: le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le groupe Etat islamique (EI) et le Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) d’extrême gauche.

Cet attentat intervient à trois semaines des élections législatives anticipées du 1er novembre, dans un climat de forte tension nourri par les affrontements meurtriers entre les forces de sécurité turques et le PKK dans le sud-est à majorité kurde du pays.

– « Massacre » –

« J’ai vu un homme, au sol, qui avait la jambe arrachée. J’ai vu aussi une main arrachée sur le bitume », rapporte Sahin Bulut, 18 ans. « Une manifestation destinée à promouvoir la paix a été transformée en massacre, je ne comprends pas », regrette Ahmet Onen, un retraité qui quittait les lieux avec sa femme.

Après l’attentat, la police a tiré des coups de feu en l’air pour disperser des manifestants en colère qui dénonçaient l’absence de mesures de sécurité autour de leur rassemblement, aux cris de « policiers assassins ».

La Maison Blanche a dénoncé un attentat « horrible », le président français François Hollande un acte « odieux » et la chancelière allemande Angela Merkel une attaque contre « les droits civiques, la démocratie et la paix ».

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a souhaité que « les auteurs de ces actes terroristes » soient « rapidement présentés à la justice ».

Le principal parti prokurde de Turquie, qui appelait à la manifestation, a mis en cause le gouvernement. « Nous sommes confrontés à un Etat meurtrier qui s’est transformé en mafia », a réagi le chef de file du Parti démocratique des peuples (HDP), Selahattin Demirtas.

A Istanbul et dans plusieurs villes du sud-est du pays, des milliers de personnes ont conspué le gouvernement aux cris de « Erdogan meurtrier » et « la paix l’emportera ».

Des manifestations prokurdes similaires se sont déroulées en Europe, notamment en France, en Allemagne ou en Suisse.

– Trêve du PKK –

Le HDP, dont une réunion de campagne avait déjà été visé par un attentat à la bombe deux jours avant les législatives de juin, a pointé du doigt la similitude entre l’attentat d’Ankara et celui du 20 juillet à Suruç, près de la frontière syrienne, attribué à l’EI et où 33 militants de la cause prokurde ont été tués.

Dans la foulée de cette attaque, les affrontements ont repris entre l’armée et la police turques et les rebelles du PKK, qui ont fait voler en éclat un fragile cessez-le-feu qui tenait depuis mars 2013.

Plus de 150 policiers ou soldats ont été tués depuis dans des attentats attribués aux rebelles kurdes, alors que les autorités turques affirment avoir « éliminé » plus de 2.000 membres du PKK lors de leurs opérations de représailles.

Les rebelles kurdes ont annoncé samedi quelques heures après l’attentat la suspension de leurs activités avant les élections.

« Notre mouvement a décrété une période d’inactivité pour nos forces de guérilla, sauf si nos militants et nos forces de guérilla étaient attaqués », a déclaré l’Union des communautés du Kurdistan (KCK), qui chapeaute la rébellion. « Nous ne ferons rien qui puisse empêcher une élection équitable ».

Le quotidien progouvernemental Sabah a suggéré que le PKK pourrait être à l’origine de l’attentat d’Ankara. Mais les rebelles ont riposté en affirmant, dans une déclaration reçue par l’AFP, que « ce massacre doit être compris comme une conspiration du gouvernement AKP pour rester au pouvoir ».

Lors du scrutin législatif du 7 juin, l’AKP a perdu la majorité absolue qu’il détenait depuis treize ans au Parlement, notamment en raison du bon score réalisé par le HDP.

Après l’échec des négociations pour la formation d’un gouvernement de coalition, M. Erdogan a convoqué des élections anticipées pour le 1er novembre.

Un double attentat dans le centre d’Ankara fait 86 morts

ANKARA (Reuters) – Un double attentat à la bombe a fait 86 morts et 186 blessés samedi lors d’une manifestation rassemblant des militants de gauche et des sympathisants pro-kurde devant la principale gare ferroviaire d’Ankara.

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a annoncé samedi trois jours de deuil national. Des preuves solides suggèrent que la double explosion est le fait de deux kamikazes, a-t-il ajouté.

Il a évoqué comme suspects potentiels l’Etat islamique, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le groupuscule révolutionnaire d’extrême gauche, le Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C).

L’attentat intervient à trois semaines des élections législatives anticipées du 1er novembre. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier jamais commis sur le sol turc.

Des corps recouverts de drapeaux et de bannières, dont ceux de la formation pro-kurde Parti démocratique des peuples (HDP) gisaient éparpillés sur le sol parmi des taches de sang et des morceaux de corps.

« Comme les autres attaques terroristes, celle de la gare ferroviaire d’Ankara vise notre unité, notre solidarité, notre fraternité et notre avenir », a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan. Il a appelé à la « solidarité et à la détermination ».

Selon un bilan du ministre de la Santé, Mehmet Muezzinoglu, donné lors d’une conférence de presse, le double attentat a fait 86 morts et 186 blessés dont 28 sont en soins intensifs.

D’après des témoins, les deux explosions se sont produites à quelques secondes d’intervalle peu après 10h00 (07h00 GMT) alors que les participants à une « marche pour la paix » commençaient à se rassembler pour dénoncer la reprise des violences dans le sud-est du pays à l’appel de syndicats et d’associations de la société civile.

La double explosion n’a pas été revendiquée.

Mais la Turquie, Etat membre de l’Otan, vit en alerte renforcée depuis que Recep Tayyip Erdogan, a déclenché en juillet une « guerre synchronisée contre le terrorisme », à la fois contre l’Etat islamique (EI) à en Syrie et contre des bases arrière des séparatistes du Parti des travailleurs des Kurdistan (PKK) dans le nord de l’Irak.

Le double attentat de samedi, en nombre de victimes, est encore plus meurtrier que ceux qui avaient touché en 2003 deux synagogues, le siège de la banque HSBC à Istanbul et le consulat britannique, qui avaient fait 62 morts. Les autorités avaient attribué ces attentats à Al Qaïda.

Les attentats de samedi ont eu lieu alors qu’on s’attendait à ce que le PKK annonce un cessez-le-feu unilatéral et rétablisse ainsi de fait la trêve qu’il observait depuis 2013 et qui a pris fin en juillet. C’est ce qui a été fait par le PKK quelques heures après l’attentat.

« COMME À DIYARBAKIR ET SURUÇ »

Le gouvernement avait par avance rejeté cette trêve qui s’annonçait, la qualifiant de « tactique » préélectorale visant à soutenir le HDP après son succès électoral de juin. Le parti AKP, la formation du président Recep Tayyip Erdogan, espère retrouver aux élections de novembre sa majorité absolue perdue en juin.

Le dirigeant du HDP, Selahattin Demirtas, a déclaré que l’attaque d’Ankara s’inscrivait dans la continuité des attaques commises contre un rassemblement électoral de son parti à Diyarbakir, où deux personnes avaient été tuées et une centaine d’autres blessées à l’avant-veille des élections du 7 juin, et à Suruç, dans le sud de la Turquie, près de la frontière syrienne, où un attentat suicide imputé à l’organisation djihadiste Etat islamique (EI) a fait 32 morts le 20 juillet dernier.

« Nous sommes face à un massacre très lourd. Une attaque féroce et barbare a été menée. C’est un prolongement ressemblant exactement à ce qui s’est passé à Diyarbakir et à Suruç », a dit Selahattin Demirtas à la télévision.

Certains voient la main de l’Etat dans ces trois attentats contre des intérêts kurdes et accusent Erdogan et l’AKP de chercher à attiser le sentiment nationaliste, accusation que les dirigeants turcs rejettent avec véhémence.

« Suruç, Diyarbakir et maintenant Ankara, tous l’oeuvre du meurtrier Erdogan. Nous allons faire tomber le palais », a déclaré Tarik, un étudiant de 21 ans, qui se trouvait à moins de 50 mètres des explosions de samedi.

Les autorités enquêtent sur les informations selon lesquelles les deux explosions seraient le fait de kamikazes, ont dit deux responsables du gouvernement. Le Premier ministre Ahmet Davutoglu a annulé ses engagements de campagne électorale pour les trois prochains jours et a tenu une réunion d’urgence avec les chefs de la police et des agences de renseignement.

Le président français François Hollande a condamné un « odieux attentat terroriste ». Le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjorn Jagland, a dénoncé « une attaque implacable et barbare contre des manifestants pacifiques ».

« La liberté de rassemblement et la liberté d’expression sont des piliers fondamentaux de la démocratie », ajoute-t-il.

Attentat d’Ankara : « Le responsable, c’est le pouvoir »

Céline LussatoCéline Lussato

Sous le choc de la mort de leurs camarades dans le double attentat suicide perpétré à Ankara, les militants du parti pro-kurdes HDP ne cachaient ni leur tristesse ni leur colère à Istanbul samedi. Reportage.

Des proches de personnes blessées dans l'attentat d'Ankara dans l'attente de leurs nouvelles, à l'extérieur d'un hôpital, le 10 octobre 2015. (STR/AP/SIPA)Des proches de personnes blessées dans l’attentat d’Ankara dans l’attente de leurs nouvelles, à l’extérieur d’un hôpital, le 10 octobre 2015. (STR/AP/SIPA)

Alors que la nuit tombe sur Istanbul samedi 10 octobre, les sympathisants de gauche ou pro-Kurdes, les militants syndicaux et tous les pacifistes gardent le goût amer du sang versé lors de cette journée. Le dernier bilan de l’attentat d’Ankara, où leurs camarades étaient partis manifester ce samedi matin, établit le nombre de morts à 86, celui des blessés à 190. Des chiffres qui pourraient encore monter, tant le nombre de disparus est grand lui-aussi.

Le climat de peur s’était très largement accru depuis la précédente campagne électorale de juin et les attaques mortelles contre le parti pro-kurde HDP. Rentré au Parlement à l’occasion de ce scrutin au détriment du parti du président Erdogan, celui-ci venait de lui faire perdre la majorité au Parlement. Pourtant, malgré les précédents attentats et les attaques contre les bureaux du parti dans tout le pays, les opposants refusaient de penser à la possibilité d’un si grand massacre à la veille du nouveau scrutin du 1er novembre.

Au siège du HDP samedi matin, on se préparait à annoncer les prochaines étapes de la campagne. Le co-président du parti Selahattin Demirtas était d’ailleurs sur le point d’arriver au local de campagne lorsque la nouvelle est arrivée. Les journalistes présents ont reçu des alertes des rédactions. Les militants, des messages de leurs camarades depuis Ankara. Et puis les chaînes de télévision se sont très vite diffusé la nouvelle : deux explosions venaient de retentir dans la manifestation pour la paix, organisée à l’appel de quatre syndicats et à laquelle s’étaient joint plusieurs partis de gauche dont le HDP et le EMET.

Une vidéo de l’attaque circulera d’ailleurs rapidement sur les réseaux sociaux. De jeunes gens chantant des slogans et puis une énorme déflagration…

« Je les connais tous »

Le choc est grand au HDP. Très vite on comprend que les explosions se sont produites près du cortège du parti et qu’il y a des morts. Au siège local du parti, les militants viennent prendre des informations. La mine défaite, les yeux rivés sur leur téléphone portable, saluant les nouveaux venus avec chaleur, ils viennent autant pour prendre des nouvelles qu’un peu de réconfort. « Tous les noms des blessés qui nous arrivent, je les connais », soupire Ayse Erdem la coprésidente de la section stambouliote du parti kurde.

Une vingtaine de bus étaient partis d’Istanbul. Elle même a annulé son départ quelques heures avant pour se concentrer sur la campagne. « Chaque jour la situation est bouleversée », souligne de son côté Bircan Yorulmaz, membre du bureau exécutif central du HDP.

Hier, à l’annonce de l’intention du PKK d’établir un cessez-le-feu à partir de demain, on s’est dit ‘ça y est, il y a l’espoir d’une campagne plus sereine’. Mais voilà, cette attaque est intervenue et montre combien l’AKP, qui se nourrit de l’ambiance de violence, la fait monter », assène-t-elle.

Pour les militants du HDP, il ne fait aucun doute que le régime de Erdogan n’est pas étranger à cette attaque, a minima parce qu’il n’a rien fait, expliquent-ils, pour arrêter les commanditaires des précédentes attaques. « Savez-vous que la Turquie considère le PKK, la branche kurde indépendantiste armée, comme un mouvement terroriste mais pas l’Etat islamique ? », rappelle le vice-président du HDP stambouliote. Ancien journaliste, il explique :

Nous n’affirmons pas que les attentats perpétrés contre nous sont étrangers à Daech comme il a été affirmé par le pouvoir. Mais nous savons que l’AKP leur fournit la logistique et leur prépare le terrain : non seulement les militants de l’EI peuvent entrer et sortir du territoire comme ils veulent mais ils ont des camps d’entraînement ici. »

« Le responsable c’est le pouvoir »

Les noms des victimes continuent d’arriver. Des personnes avec lesquels les hommes et les femmes du parti militent tous les jours. Kübra Meltem Mollaoglu en fait partie. Elle était la candidate du HDP au scrutin du 1er novembre dans la première circonscription d’Istanbul. « Morte en martyr ».

En début d’après-midi, de nouvelles informations troublantes parviennent au parti : des militants ont été placés en garde à vue à Ankara parce qu’ils essayaient d’accéder au lieu du drame pour porter secours au blessés. Et à 16 heures, le terrible bilan tombe. Le bâtiment s’enfonce dans le silence. On ne parle pas, on chuchote. Et beaucoup partent au sit-in qui s’est organisé spontanément devant le lycée Galatasaray à quelques minutes de là. Là-bas aussi, un silence de plomb entrecoupé de slogans :

Salut à ceux qui sont tombés à Ankara », « Vos massacres n’entraveront pas nos demandes de paix » mais aussi « Erdogan, voleur, criminel » ou encore « Le responsable c’est le pouvoir ».

Sous la surveillance de deux canons à eau et d’une trentaine de policiers anti-émeutes équipés de masques à gaz, environ 400 personnes sont venues exprimer leur refus de la violence, leur hostilité au pouvoir mais surtout leur tristesse et leur consternation après les attaques meurtrières du matin. Une femme prend la parole avec émotion. A genou, le poing levé, un joli foulard orange noué sur ses cheveux noirs elle crie :

L’AKP a écrit une page noire de l’histoire, le palais du président est plein de sang. Je m’adresse aux policiers et aux militaires: venez, construisons ensemble la paix. »

Au sud-est où les affrontements ont repris avec les combattants du PKK, les forces armées et de police ne reculent devant aucun acte de violence. 17 enfants font partie des victimes de ces derniers mois. Et la vidéo du corps d’un militant kurde traînée par une voiture de police a scandalisé le pays. Mais les forces de l’ordre connaissent également beaucoup de pertes et pour cette femme à la voix tremblante d’émotion ces effusions de sang doivent cesser.

10.000 personnes dans la rue

Tout autour de la petite place, la foule se presse. Il va être temps de rejoindre la grande manifestation au bout de l’Istiklal. Quelques centaines de mètres à parcourir dans un sens puis dans l’autre, qu’environ 10.000 personnes rejoindront : membres des syndicats, des partis de gauche, d’extrême gauche ou pro-kurdes.

Dans la foule, une pancarte : « 86 vies aujourd’hui. Combien de vie pour chaque siège de député que vous n’êtes pas arrivé à gagner ? »

Sur Twitter, de beaux portraits passent de compte en compte. Hommes ou femmes tout sourire, le jour de leur noce ou bien en vacances. Ceux des 86 victimes de l’attentat d’Ankara.

Turquie: Des explosions près de la gare d’Ankara font 95 morts, les autorités évoquent un « attentat terroriste »

INTERNATIONAL – Plusieurs personnes ont été tuées samedi 10 octobre dans la matinée dans de fortes explosions, près de la principale gare d’Ankara, avant un rassemblement de l’opposition turque en faveur de la paix, ont annoncé des médias.

Des témoins interrogés par l’AFP ont dit avoir vu plusieurs corps allongés sur le sol. Un rassemblement en faveur de la paix avait été convoqué sur le site des explosions (voir la vidéo en tête d’article), plus tard dans la journée, par plusieurs mouvements de gauche, alors que les combats ont repris depuis juillet entre l’armée turque et la rébellion kurde du PKK après une trêve de deux ans.

turquie explosion

La télévision NTV faisait état d’au moins dix personnes tuées dans un premier temps mais d’autres médias turcs ont ensuite parlé d’au moins 30 morts et 126 blessés. Selon le ministère de la santé turc à 15h, le bilan des attentats monte en fait à 86 morts et 186 blessés dans un état grave. Peu avant 23h, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a finalement annoncé un nouveau bilan, portant le nombre de morts à 95. Cet attentat, le plus meurtrier jamais survenu sur le sol turc, a également fait 246 blessés, dont 48 se trouvaient toujours en soins intensifs dans un hôpital d’Ankara.

Le gouvernement turc a décidé de décréter trois jours de deuil national après le double attentat. L’origine des explosions n’a pas été déterminée mais, selon des sources gouvernementales citées par les médias locaux, elle aurait pour origine un attentat suicide. « Nous tentons de déterminer les causes de l’explosion et nous rendrons publics les résultats de notre enquête le plus vite possible », a déclaré à l’AFP une source gouvernementale qui s’exprimait sous couvert de l’anonymat. Et, selon le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, l’attentat d’Ankara a été commis très probablement par deux kamikazes. « Il existe de fortes preuves montrant que cette attaque a été perpétrée par deux kamikazes », a précisé le chef du gouvernement.

« On a entendu une grosse et une petite explosion et il y a eu un gros mouvement de panique, ensuite nous avons vu des corps qui jonchaient l’esplanade de la gare », a déclaré à l’AFP Ahmet Onen, un retraité de 52 ans qui quittait les lieux avec sa femme. « Une manifestation destinée à promouvoir la paix a été transformée en massacre, je ne comprends pas », a-t-il ajouté.

turquie gare

Hollande condamne « l’odieux attentat terroriste »

Cette double explosion intervient près de trois mois après un attentat suicide, attribué au groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui avait fait 32 morts parmi des militants de la cause prokurde. La police turque a par la suite tiré des coups de feu en l’air pour disperser des manifestants en colère qui tentaient de s’approcher des abords de la gare d’Ankara. Ces manifestants, qui devaient participer dans l’après-midi à un appel pour la paix, criaient « policiers assassins » lorsqu’ils ont été repoussés par les forces de l’ordre.

Dans la foulée de cette explosion, de violents affrontements ont repris entre l’armée turque et les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), faisant voler en éclat un fragile cessez-le-feu qui tenait depuis mars 2013.

François Hollande a condamné pour sa part « l’odieux attentat terroriste » commis à Ankara, dans un communiqué. « Le président de la République adresse toutes ses condoléances au peuple turc », ajoute l’Élysée, relevant que l’attentat a coûté la vie à « plusieurs dizaines de manifestants pour la paix ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui aussi condamné cette « attaque haineuse contre notre unité et la paix de notre pays » et estimé que « la détermination et la solidarité que nous allons montrer après sera la réponse la plus forte et la plus significative au terrorisme », a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis ont eux condamné dans les termes les plus fermes cette attaque « terroriste horrible ». « Le fait que cette attaque ait eu lieu avant un rassemblement pour la paix souligne la perversion de ceux qui en sont responsables, et rappelle le besoin de relever les défis de sécurité communs dans la région », a déclaré Ned Price, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) de la Maison Blanche dans un communiqué.

Dans la soirée de samedi, quelque 10.000 personnes ont dénoncé à Istanbul la responsabilité du gouvernement dans ce double attentat meurtrier. Derrière une large bannière proclamant « nous connaissons les meurtriers », les manifestants ont conspué le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan et son Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002.

« Erdogan meurtrier » ou « la paix l’emportera », ont-ils scandé sur l’avenue Istiklal, la grande artère piétonne située au cœur de la partie européenne de la plus grande ville de Turquie. D’importants effectifs de police ont encadré le défilé, qui s’est déroulé sans incident

Lire aussi :

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d’Ankara : la Turquie décrète trois jours de deuil national

France 24

Trois jours de deuil national ont été décrétés en Turquie après la double attaque qui a fait au moins 95 morts samedi dans la capitale. L’attentat, qui n’a pas été revendiqué, pourrait avoir été perpétré par deux kamikazes, selon le Premier ministre.

Le gouvernement islamo-conservateur turc a décidé de décréter trois jours de deuil national après le double attentat commis, samedi 10 octobre, devant la principale gare de la capitale Ankara. Les deux explosions ont fait au moins 95 morts et près de 200 blessés dans le centre de la capitale turque, a annoncé le Premier ministre, Ahmet Davutoglu,, qui avait d’abord donné le chiffre de 86 morts. Le parti prokurde HDP parle lui de 97 morts.

« Il a été décidé de décréter […] trois jours de deuil national », a déclaré Ahmet Davutoglu lors d’une conférence de presse dans la capitale turque. Le chef de gouvernement a par ailleurs estimé que l’attentat d’Ankara avait très probablement été commis par deux kamikazes. L’organisation de l’État islamique, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et un parti d’extrême gauche firgurent parmi les suspects potentiels, a-t-il encore affirmé.

D’après des témoins, les deux déflagrations se sont produites à quelques secondes d’intervalle peu après 10h00 (07h00 GMT) alors que les participants à une « marche pour la paix » commençaient à se rassembler pour dénoncer la reprise des violences dans le sud-est du pays à l’appel de syndicats et d’associations de la société civile. La double explosion n’a pas été revendiquée.

Cet attentat intervient à trois semaines des élections législatives anticipées du 1er novembre. Il s’agit de l’attentat le plus grave de ce genre jamais commis sur le sol turc.

Manifestation à Istanbul

En réaction à l’attentat, quelque 10 000 personnes se sont rassemblées à Istanbul samedi soir, pour dénoncer la responsabilité du gouvernement. Derrière une large bannière proclamant « nous connaissons les meurtriers », les manifestants ont conspué le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan et son Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002.

Des rassemblements similaires ont été signalés dans l’après-midi, notamment à Diyarbakir, la grande ville du sud-est à majorité kurde de la Turquie, où des incidents ont éclaté entre les manifestants et la police, qui a fait usage de grenades lacrymogènes.

La Turquie vit en alerte renforcée depuis que Recep Tayyip Erdogan a déclenché en juillet une « guerre synchronisée contre le terrorisme », à la fois contre l’État islamique (EI) en Syrie et contre des bases arrière des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l’Irak.

Jour de deuil en Turquie, après l’attentat d’Ankara

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

La Turquie commence dimanche 11 octobre à enterrer les victimes des explosions qui ont fait au moins 95 morts dans une manifestation pour la paix organisée la veille par l’opposition prokurde. (Photo de proches de victimes qui attendent à l'extérieur d'un hôpital à Ankara.)

La Turquie, frappée par l’attentat le plus meurtrier de son histoire, commence dimanche 11 octobre à enterrer les victimes des explosions qui ont fait au moins 95 morts dans une manifestation pour la paix organisée par l’opposition prokurde à trois semaines des élections législatives anticipées. Alors que débutaient les trois jours de deuil national décrétés par le gouvernement, les premières obsèques des militants de l’opposition qui ont péri dans cet attentat non revendiqué doivent se dérouler dans la journée.

  • Au moins 95 morts et 246 blessés

Selon un communiqué des services du Premier ministre Ahmet Davutoglu, le bilan s’élevait samedi en fin de soirée à 95 morts et 246 blessés, dont 48 se trouvaient toujours en soins intensifs dans les hôpitaux d’Ankara.

Le Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde, gauche), formation qui avait appelé à la manifestation, a assuré quant à lui dans la nuit sur son compte Twitter avoir établi un bilan de 128 morts.

Deux violentes explosions ont secoué samedi matin les alentours de la gare centrale d’Ankara, où des milliers de militants venus de toute la Turquie à l’appel de plusieurs syndicats, d’ONG et partis de gauche se rassemblaient pour dénoncer la reprise du conflit entre Ankara et les rebelles kurdes. Les déflagrations ont transformé l’esplanade, jonchée de corps sans vie, en scène de guerre et provoqué la panique dans la foule.

Carte de situation d'Ankara

Selon le gouvernement islamo-conservateur turc, cet attentat a été « perpétré par deux kamikazes ». En l’absence de revendication, le chef du gouvernement a pointé du doigt trois mouvements susceptibles, selon lui, d’en être l’auteur : le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le groupe Etat islamique (EI) et le Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) d’extrême gauche.

Lire aussi : L’attentat d’Ankara commis très probablement par deux kamikazes

  • Le HDP met en cause le gouvernement

Après l’attentat, la police a tiré des coups de feu en l’air pour disperser des manifestants en colère qui dénonçaient l’absence de mesures de sécurité autour de leur rassemblement, aux cris de « policiers assassins ».

De son côté, le HDP a explicitement mis en cause le pouvoir. « Nous sommes confrontés à un Etat meurtrier qui s’est transformé en mafia », a déclaré le chef de file du parti, Selahattin Demirtas. A Istanbul et dans plusieurs villes du sud-est du pays, des milliers de personnes ont manifesté contre le gouvernement. « Erdogan meurtrier », « la paix l’emportera » et « AKP assassin ! », scandaient les protestataires, accusant le président et son mouvement AKP (Parti de la justice et du développement) d’être responsables de la violence. Des manifestations prokurdes similaires se sont déroulées en Europe, notamment en France, en Allemagne ou en Suisse.

Lire l’éclairage : L’attentat d’Ankara jette une ombre sur les prochaines législatives en Turquie

  • Un homme porte une pancarte sur laquelle est inscrite l’inscription « Pas de condoléances pour Erdogan, c’est lui le coupable » lors d’un rassembleement à Hambourg, en Allemagne. Crédits : DANIEL BOCKWOLDT / AFP
  • Une bannière est brandie par des manifestants à Mannheim, en Allemagne. « Le gouvernement de l’AKP et l’Etat islamique massacrent le Kurdistan main dans la main » peut-on y lire. Crédits : RENÉ PRIEBE / AFP
  • Quelque 10 000 personnes ont dénoncé samedi soir à Istanbul la responsabilité du gouvernement dans le double attentat meurtrier d’Ankara. Ici, l’inscription « Etat tueur » est brandie par la foule. Crédits : OZAN KOSE / AFP
  • Trêve du PKK avant les législatives

Durant l’été, deux meetings du HDP avaient fait l’objet d’attaques meurtrières : à Diyarbakir, le 5 juin, puis et à Suruç, près de la frontière syrienne, le 20 juillet. Cette dernière attaque, qui avait fait 32 morts, avait été imputée par le gouvernement à l’Etat islamique, mais celui-ci ne l’a jamais revendiqué.

La Turquie, Etat membre de l’OTAN, vit en alerte renforcée depuis que le président Recep Tayyip Erdogan, après l’attentat de Suruç, a déclenché un « combat synchronisé contre le terrorisme » contre l’organisation Etat islamique en Syrie et contre des bases arrière du PKK dans le nord de l’Irak, s’exposant à un double front.

Cependant, ce samedi, les rebelles du PKK, qui ont multiplié depuis près de trois mois les attaques contre les forces de sécurité turques, ont annoncé la suspension de leurs activités à trois semaines des élections législatives. « Tenant compte des appels venus de Turquie et de l’étranger, notre mouvement a décrété une période d’inactivité pour nos forces de guérilla, sauf si nos militants et nos forces de guérilla étaient attaqués », a fait savoir l’Union des communautés du Kurdistan (KCK), l’organisation qui chapeaute les mouvements rebelles kurdes.

« Nous ne ferons rien qui puisse empêcher une élection équitable. »

La presse progouvernementale a vite accusé l’opposition kurde. Le quotidien Sabah, notamment, a suggéré que le PKK pourrait être à l’origine de l’attentat de samedi. Mais selon les rebelles, « ce massacre doit être compris comme une conspiration du gouvernement AKP pour rester au pouvoir ». Lors du scrutin législatif du 7 juin, l’AKP a perdu la majorité absolue qu’il détenait depuis treize ans au Parlement, notamment en raison du bon score réalisé par le HDP. Après l’échec des négociations pour la formation d’un gouvernement de coalition, M. Erdogan a convoqué des élections législatives anticipées pour le 1er novembre.

Ankara: au lendemain de l’attentat, le deuil et la colère

 LEXPRESS.fr avec AFP

des-policiers-autour-des-corps-de-victimes-recouverts-de-drapeaux-du-double-attentat-qui-a-fait-au-moins-86-morts-a-ankara-en-turquie-le-10-octobre-2015_5443375Des policiers autour des corps de victimes, recouverts de drapeaux, du double attentat qui a fait au moins 86 morts à Ankara en Turquie, le 10 octobre 2015            afp.com/Adem Altan

Un jour après l’attentat à Ankara, qui aurait coûté la vie à 95 personnes et blessé 246 autres, selon un dernier bilan, la Turquie commence à enterrer ses morts.

C’est un réveil dans la douleur. Au lendemain de l’attentat le plus meurtrier de son histoire, la Turquie devrait commencer à enterrer ce dimanche les victimes des deux explosions, qui ont fait au moins 95 morts samedi matin dans le cadre d’une manifestation pour la paix. Trois jours de deuil ont été décrétés par le gouvernement à la suite de cet attentat pour l’heure non-revendiqué.

Dans un dernier bilan, les services du Premier ministre Ahmet Davutoglu ont estimé à 95, le nombre de morts, et 246 blessés dont 48 toujours en soins intensifs dans les hôpitaux d’Ankara. Des chiffres contestés par le Parti démocratiques des peuples (HDP), la formation pro-kurde à l’origine de la manifestation pour la paix qui devait avoir lieu à trois semaines des élections législatives anticipées. D’après le parti politique turc, le bilan serait de près de 128 morts.

Un attentat commis par des kamikazes

Samedi, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogana dénoncé une « attaque haineuse contre notre unité et la paix de notre pays » et promis « la réponse la plus forte ». Son Premier ministre a estimé pour sa part détenir de « fortes preuves » que l’attentat avait été commis par deux kamikazes. En l’absence de revendication, le chef du gouvernement a pointé du doigt trois mouvements susceptibles, selon lui, d’en être l’auteur: le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le groupe Etat islamique (EI) et le Parti/Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C) d’extrême gauche.

A l’inverse, le parti d’opposition HDP a explicitement mis en cause le gouvernement turc. « Nous sommes confrontés à un Etat meurtrier qui s’est transformé en mafia », a déclaré le chef de file du parti, Selahattin Demirtas. « Cette attaque ne vise pas notre Etat et notre unité nationale, elle est perpétrée par l’Etat contre sa population » a indiqué le leader du HDP dans un commentaire publié sur le réseau social Twitter. Les interrogations demeurent notamment autour de la sécurisation de la manifestation. Il n’y aurait notamment pas eu de fouilles, alors que la Turquie est sous menace terroriste depuis l’attentat suicide du 20 juillet dernier, attribué à l’Etat islamique.

Quelques heures après l’attentat, les rebelles kurdes du PKK ont pour leur part annoncé la suspension de leurs activités avant les élections législatives de novembre. « Notre mouvement a décrété une période d’inactivité pour nos forces de guérilla, sauf si nos militants et nos forces de guérilla étaient attaqués », a déclaré l’Union des communautés du Kurdistan (KCK), qui chapeaute la rébellion. « Nous ne ferons rien qui puisse empêcher une élection équitable ». Accusé d’être à l’origine de l’attentat d’Ankara, le PKK a riposté en estimant que « ce massacre doit être compris comme une conspiration du gouvernement AKP pour rester au pouvoir ».

Attaque contre « les droits civiques, la démocratie et la paix »

A travers le monde, les hommages des chefs d’Etats à l’égard de la Turquie se sont multipliés. Le président américain Barack Obama a ainsi appelé son homologue turc pour lui exprimer la « solidarité » des Etats-Unis avec la Turquie contre le « terrorisme ». De son côté, François Hollande a condamné un acte « odieux » et Manuel Valls, exprimé « soutien et solidarité aux familles des victimes de l’attentat d’Ankara ». La chancelière allemande Angela Merkel a pour sa part dénoncé une attaque contre « les droits civiques, la démocratie et la paix ». Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a souhaité que « les auteurs de ces actes terroristes » soient « rapidement présentés à la justice ».

Des manifestations ont eu lieu samedi à Istanbul et dans plusieurs villes du sud-est du pays, ainsi qu’en Europe. En France, plus d’un millier de manifestants se sont rassemblés samedi après-midi à Paris, à Strasbourg, à Marseille ou à Bordeaux, aux cris de « Erdogan assassin » et « la Turquie massacre nos civils ». Même situation dans d’autres villes des Etats européens, à l’image de Berlin, en Allemagne, et Zurich, en Suisse, où des rassemblements pro-kurdes ont eu lieu.

Attentat à Ankara : Merkel dénonce «un acte particulièrement lâche»

Le Parisien

Le Parisien: Ankara (Turquie). Une femme blessée dans la double explosion meurtrière qui a touché la capitale turque.© Le Parisien Ankara (Turquie). Une femme blessée dans la double explosion meurtrière qui a touché la capitale turque. «Si les indices d’attaques terroristes se confirment, il s’agit alors d’un acte particulièrement lâche, dirigé directement contre les droits civiques, la démocratie et la paix». C’est ainsi qu’Angela Merkel a réagi à la double explosion qui a fait au moins 86 morts et 186 blessés ce samedi à Ankara. En réponse à cet attentat, le plus grave jamais commis dans la capitale turque, le pays a décrété trois jours de deuil national, a indiqué le Premier ministre Ahmet Davutoglu. Celui-ci a également affirmé qu’«il existe de fortes preuves montrant que cette attaque a été perpétrée par deux kamikazes».

Angela Merkel se dit aussi convaincue que «le gouvernement turc et l’ensemble de la société turque» vont «opposer une réponse de détermination et de démocratie à la terreur».

«Il s’agit manifestement pour les auteurs de créer un climat de peur et d’intimidation avant les élections (Ndlr : les législatives auront lieu dans trois semaines) ainsi que d’attiser la haine et la discorde», a aussi estimé le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier.

François Hollande a de son côté publié un communiqué dans lequel il condamne «l’odieux attentat terroriste qui a coûté la vie à plusieurs dizaines de manifestants pour la paix», quand son Premier ministre Manuel Valls a appelé sur Twitter à s’unir contre le terrorisme.

Autre chef d’Etat à avoir réagi, Vladimir Poutine a adressé ses condoléances à Recep Tayyip Erdogan, son homologue turc.

La Maison blanche condamne quant à elle «dans les termes les plus fermes l’attaque terroriste horrible d’aujourd’hui à Ankara, en Turquie». «Le fait que cette attaque ait eu lieu avant un rassemblement pour la paix souligne la perversion de ceux qui sont responsables», indique le communiqué de la présidence américaine. Sur Twitter, l’ambassadeur des Etats-Unis à Ankara John Bass s’est dit «horrifié». «Je suis de tout coeur avec les victimes et leur famille», a-t-il ajouté.

La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a appelé la Turquie à «rester unie» contre les «terroristes».

Deux fortes explosions ont tué au moins 86 personnes et blessé 186 autres samedi à Ankara, selon un bilan provisoire. Ces attaques ont visé une manifestation pour la paix organisée par l’opposition prokurde à trois semaines des élections législatives anticipées.

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