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Air France : « Tout est devenu irrationnel. Il n’y a plus aucun dialogue possible »

Le conseil d’administration du groupe Air France KLM pourrait décider ce jeudi d’un plan visant à fermer des lignes et licencier plus de 3.000 personnes. Les salariés seront informés le 5 octobre.

Air France (JOEL SAGET / AFP)Air France (JOEL SAGET / AFP)

Est-ce que le suicide d’une entreprise ressemble à ça ? Pilotes et direction d’Air France sont en train de jouer le pire des scénarios possibles : après sept mois de négociations, ils ont abouti à un désaccord qui va conduire au « rétrécissement » de la société. Les pilotes ont refusé de voler plus sans augmentation de salaire, comme le demandait leur PDG Frédéric Gagey. Sans cet effort de productivité, la direction n’a aucun moyen de retrouver l’équilibre financier sur ses vols déficitaires : un vol long-courrier sur deux perd de l’argent.

De son côté, la direction n’a fait aucun effort pour arriver à un accord avec ses pilotes, et pourtant, elle va punir tous les salariés : 3.300 licenciements au moins sont prévus, dont 300 pilotes ! Ils pourraient être annoncés dès lundi prochain.

Ces décisions et cette stratégie sont mystérieuses, incompréhensibles », s’étonne un ancien dirigeant du groupe, choqué par ces décisions.

Comme si  la direction avait voulu volontairement en arriver à ce point explosif.

Le compte à rebours est lancé

Ce jeudi 1er octobre, un conseil d’administration du groupe Air France KLM est donc en train de décider des mesures à prendre – et elles sont déjà connues :

  • Fermer 10% des lignes long-courrier
  • Licencier le personnel devenu excédentaire à cause de ces fermetures.

Ces mesures seront transmises au conseil d’administration de sa filiale Air France, qui se réunira le vendredi 2 octobre, et devrait logiquement les avaliser, avant qu’un grand comité central d’entreprise n’annonce les mesures au personnel le 5 octobre… Ce sera la fin d’un grand Air France aux ambitions mondiales… sauf si l’Etat actionnaire s’en mêle d’ici là et fasse entendre sa voix : Alain Vidalies, secrétaire d’Etat aux transports, appelle la direction et le personnel à négocier à nouveau. L’Elysée laisserait-il vraiment le pavillon national licencier plus de 3.000 salariés sans réagir ? Peu probable.

Le drôle de jeu de la direction

La situation est pourtant surréaliste. D’un côté, des pilotes arc boutés sur leurs positions, qui ont refusé au départ toute négociation, et qui ont longtemps cru pouvoir arracher des concessions à leur direction et ont concédé un accord minimal : ils étaient prêts à travailler plus (4%) pendant un an.

Mais de l’autre côté, la direction s’était mise dans l’impossibilité de reculer en annonçant ses intentions dès cet été… comme si elle y trouvait aussi son intérêt. En fait, jamais la direction ne s’est mise en position de négocier : seuls des cadres de haut niveau ont discuté avec les pilotes, et ils n’avaient pas le pouvoir de concéder quoi que ce soit. Le PDG du groupe Alexandre de Juniac s’est refusé à apparaitre et à prendre part aux discussions, ce qui est étonnant vu l’enjeu. Il a délégué la négociation au seul PDG d’Air France Frédéric Gagey, qui n’a pas pris la peine d’aller parler lui-même aux pilotes. Son DRH non plus n’est pas allé dialoguer. Surréaliste.

Autrement dit, jamais la direction n’a voulu céder d’un pouce :

Ils n’ont répété qu’une seule chose pendant toutes les discussions : 17%. Ils exigent une hausse de 17% de notre productivité, soit 6 allers retours Paris-Washington par an, l’équivalent de deux mois de travail en plus, sans augmentation de salaire. Ils n’ont jamais pris en compte nos propositions », explique un porte-parole des pilotes.

La revanche de la direction

Les dirigeants avaient déjà décidé depuis le départ qu’ils ne céderaient sur rien. Car, au niveau du groupe Air France KLM, la situation est bien moins grave qu’au seul niveau d’Air France. Les moyens qui seront retirés à Air France seront donnés aux deux autres filiales, Transavia et KLM qui vont donc se développer à son détriment.

Tout est devenu irrationnel dans notre entreprise depuis la grève de l’an dernier. Il n’y a plus aucun dialogue possible », constate un pilote.

Comme si cette négociation menée sans dialogue était la punition à retardement de la grande grève de 2014.

Ce que disent les pilotes

Les pilotes sont sonnés par la brutalité de la méthode. Ils avaient pourtant des idées bien à eux. D’abord, ils estiment  que l’Etat aurait pu aider Air France, en freinant le développement de ses concurrents, ou en baissant les taxes aéroportuaires. Ils reprochent surtout à leur direction un manque d’ambition industrielle : ils auraient préféré qu’Air France crée d’abord de nouvelles lignes, puis qu’ils étudient avec elle les conditions de leur rentabilité. Dans le passé, ils n’ont pourtant pas fait beaucoup d’efforts sur ce plan-là et ils ont freiné le développement de Transavia. La direction considère qu’ils sont donc incapables de comprendre la situation économique du groupe, comme s’ils étaient des enfants gâtés. Et désormais, Juniac et Gagey ne font même plus semblant de négocier avec eux : puisque ces pilotes-là ne plient pas, le groupe se débrouillera avec ceux qui sont prêts à travailler plus.

Verdict : tout le monde est perdant

Dommage pour les passagers français qui vont perdre au passage des lignes directes pour se  déplacer et qui devront aller changer à Amsterdam ou dans les pays du Golfe pour arriver à leur destination finale… Dommage aussi pour Air France qui perdra ainsi des clients, et pour les salariés qui vont subir une hémorragie massive. Et tout le monde devrait logiquement, en prime, subir un conflit social dès que les licenciements seront annoncés.

Air France, un remède de cheval en deux fois

Ce plan vise à réduire la taille de l’entreprise. Les capacités en sièges de la compagnie doivent baisser de 10% sur le réseau long-courrier d’ici à deux ans. Cette baisse de voilure, si elle est bien mise en oeuvre, entraînera le retrait de la flotte d’une quinzaine de gros-porteurs sur deux ans et des suppressions de postes massives sous la forme de départs volontaires et de licenciements secs, une première dans l’histoire d’Air France. Les syndicats craignent jusqu’à 8.000 suppressions de postes.

Ce plan B comporte en fait deux phases de réduction d’activité.

Retrait de 14 avions en deux ans

Une première à partir du programme été 2016 (qui débute fin mars) avec le retrait de 5 appareils, une seconde qui prévoit la sortie de la flotte de 9 avions supplémentaires à partir du programme hiver 2016-2017, qui commencera fin octobre 2016 (jusqu’à mars 2017). Ce niveau de capacités sera maintenu l’été 2017.

Cette réduction de voilure devrait faire des des dégâts collatéraux sur l’activité moyen-courrier qui alimente les vols long-courriers. Selon certaines sources, des  appareils moyen-courriers pourraient être retirés au cours des deux prochaines années, après la quarantaine déjà sortie de la flotte depuis 2012.

Annoncée lundi 5 octobre au Comité central d’entreprise (CCE) d’Air France, la première phase pourrait entraîner la suppression de 3.000 personnes selon des sources internes. «La seconde au moins le double », avec des licenciements secs estime un connaisseur du dossier.

Une chance pour les négociations

Ce plan en deux temps comporte un avantage. Si la première phase a atteint le point de non-retour (certains indiquent même qu’elle était prévue dans le plan A), la deuxième peut être évitée, ou du moins atténuée. Car elle laisse encore une place à la négociation avec les syndicats pour trouver un accord sur des mesures de gain de productivité du personnel. Selon une source syndicale, le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a demandé à voir la direction le 6 octobre au lendemain des annonces du CCE.

« Les négociations doivent reprendre. Chacun doit participer à l’effort, notamment les pilotes, et j’invite chacun a faire preuve d’une très grande responsabilité et à trouver les bonnes solutions pour l’avenir d’Air France », a déclaré ce jeudi Manuel Valls.

Le secrétaire d’Etat aux transports, Alain Vidalies, a lui aussi appelé à une reprise des négociations.

« Une négociation n’est jamais terminée, il n’est jamais trop tard pour négocier. Si la direction et les pilotes peuvent reprendre la négociation, il est souhaitable qu’ils le fassent, sachant qu’il y a une certaine urgence (…). Chacun a compris que, plutôt qu’un plan qui va entraîner des licenciements, un effort que personne n’a choisi mais qui est une contrainte, un passage obligé, doit être au rendez-vous. J’espère que ce message sera entendu », a-t-il plaidé. Selon lui, « le gouvernement préfère qu’on sauvegarde l’emploi plutôt que rester spectateur et enregistrer les licenciements ».

Un proche de Valls à la direction d’Air France

Pour autant, la défiance entre la direction et le SNPL est telle que certains observateurs estiment qu’il faudra attendre l’arrivée du nouveau directeur des ressources humaines d’Air France, Gilles Gateau, l’ancien directeur de cabinet adjoint de Manuel Valls, pour, éventuellement, débloquer la situation. Même si sa prise de fonction est prévue en janvier 2016, il pourrait néanmoins arriver dans les murs d’Air France dès novembre.

En interne, on évoque une nouvelle date-limite fixée à fin décembre ou fin janvier pour trouver un accord. Un temps qui coïncide avec le processus de consultation en cas de plan de sauvegarde pour l’emploi (PSE).

Accord de périmètre

Après l’échec des négociations avec les syndicats de pilotes, la direction dispose d’un atout dans sa manche. Le 31 mars prochain, l’accord de périmètre qui définit l’activité en propre de la compagnie Air France et celle des filiales du groupe Air France (HOP, Transavia) prend fin. Son importance est cruciale pour les pilotes d’Air France.  « Le SNPL peut toujours rêver, il ne renégociera jamais des conditions aussi favorables pour Air France », explique un pilote.

Et de citer un exemple.

« Aujourd’hui les trois compagnies régionales de HOP (Britair, Regional, Airlinair) ne peuvent pas exploiter des avions de plus de 110 sièges en raison d’une scope clause, mais demain, si cette scope clause allait au-delà, elles pourraient avoir des Airbus A320 et les pilotes de HOP pourraient entrer dans la liste de séniorité des pilotes d’Air France et passer devant eux pour accéder à des postes long-courriers s’ils ont plus d’ancienneté », fait remarquer un pilote.

« Equilibre avec KLM »

A cela s’ajoute le risque d’une dénonciation des accords de « production balance » entre Air France et KLM qui détermine le niveau de production des deux compagnies au sein du groupe (grosso modo 2/3 pour Air France et 1/3 pour KLM).

« Si l’accord est dénoncé, la direction pourrait transférer de l’activité de Roissy vers Amsterdam où les redevances aéroportuaires sont moins élevées », fait remarquer un observateur.

S’il est clair que les coûts des pilotes ne sont pas la cause unique de la situation d’Air France (les écarts de compétitivité des hôtesses et stewards et des personnels au sol par rapport à la concurrence sont plus élevés), la pression ne va cesser de monter sur le bureau du SNPL dès lors que la menace de licenciements approchera (340 pilotes seraient concernés). Le conseil syndical du 8 octobre s’annonce chaud.

Les prochains mois vont peut être permettre à la direction de renouer le contact avec les deux des trois syndicats d’hôtesses et de stewards représentatifs (UNSA PNC et SNPNC) qui ont refusé jusqu’ici de s’asseoir à la table des négociations pour réviser l’accord collectif qui régit cette catégorie de personnel, lequel court jusqu’à fin octobre 2016. Aussi prononcé que celui des pilotes, ce blocage est un autre casse-tête pour la direction.

Enfin, le sort des personnels au sol manque de clarté. Pour apaiser les esprits, la direction a prévenu qu’il n’y aurait pas de licenciements secs (mais un plan de départs volontaires) pour cette catégorie de personnels à l’exception des escales les moins compétitives, comme Marseille. De fait, il n’y aura pas de départs contraints à l’escale de Roissy et la maintenance en 2016 mais, s’interrogent certains en interne, ce discours est-il tenable avec une forte baisse d’offre de 10%.

En attendant, les syndicats appellent à des arrêts de travail lundi 5 octobre.

Air France: les détails du projet de plan social « suicidaire »

LEXPRESS.fr avec AFP

des-avions-de-la-flotte-air-france-le-15-septembre-2014-a-l-aeroport-d-orly_542969510% de l’offre long-courrier d’Air France pourrait disparaître avec le projet de plan social. afp.com/KENZO TRIBOUILLARD

Comme l’a révélé jeudi L’Express, le conseil d’administration d’Air France-KLM s’est prononcé en faveur d’un plan de restructuration après l’échec des négociations. Il prévoit des départs contraints et une réduction de l’offre long courrier. Les syndicats s’étranglent.

Air France pourrait connaître ses premiers licenciements, une première en 82 ans. Comme l’a révélé L’Express jeudi, le conseil d’administration d’Air France-KLM a tranché jeudi en faveur d’un plan de restructuration de la compagnie qui pourrait s’avérer douloureux sur le plan social. Celle-ci est en proie à une perte de compétitivité face à ses concurrents.

>> Lire aussi: [EXCLUSIF] Vers une suppression de 2000 postes chez Air France

Cette décision sonne le glas du plan de productivité et de croissance « Perform 2020 » dont l’un des leviers consistait à augmenter le temps de vol annuel des personnels navigants à rémunération constante. Une mesure qui a rencontré une vive opposition des syndicats de pilotes. « Face à l’impossibilité de signer des accords permettant au sein d’Air France la mise en oeuvre de mesures de productivité conduisant à un retour à la profitabilité pérenne, les administrateurs considèrent indispensable de mettre en place un plan alternatif », a indiqué la direction dans un communiqué. Celle-ci avait toujours prévenu que l’échec des négociations aboutirait à un plan « B », estimant nécessaire de réduire ses coûts de personnel. Les administrateurs l’ont voté à « l’unanimité ».

3000 à 8000 emplois supprimés?

Ce plan alternatif, dont la direction agitait la menace depuis plusieurs semaines, prévoit une réduction de 10% de l’offre long courrier, de nombreux départs contraints et le report des commandes de Boeing 787, un avion de dernière génération très prisé par les pilotes. Ces gains doivent permettre de réinvestir dans la croissance et réduire l’écart accumulé face à la concurrence.

Selon les syndicats, entre 3000 et 8000 emplois sont menacés, avec des départs contraints pour la première fois dans l’histoire l’ex-compagnie nationale dont l’Etat détient toujours 17,6%. 1000 personnes pourraient notamment être licenciées en raison de la suppression de 5 vols long courrier, le segment le moins rentable de la compagnie, selon les informations de L’Express. Des chiffres que ne veulent pas commenter la direction.

Pour Julien Duboz, porte-parole du SPAF (21% voix pilotes), la décision du conseil d’administration est « sans surprise ». Réduire l’activité au sein d’Air France « serait une grave erreur de management dans un secteur en croissance. Ce serait catastrophique, suicidaire », a-t-il ajouté. Les syndicats sont dans l’attente de précisions sur le contenu du « plan B » dont les contours devraient être précisés en comité central d’entreprise lundi.

« Un gâchis »

En attendant, les employés d’Air France oscillent entre dépit et frustration. Ronald Noirot pour la CFE-CGC a évoqué un « gâchis », alors que la compagnie avait « toutes les chances de s’en sortir » avec « Perform 2020 ». « Dépité », le délégué syndical a dénoncé le corps des pilotes, « une coterie qui protège ses privilèges » et qui est « en train de faire disparaître une entreprise ». Pour Christophe Malloggi de Force ouvrière, « on va devoir attendre de voir comment la direction va gérer la baisse d’activité », notamment en matière d’emplois.

Face à une concurrence de plus en plus vive des low-cost, de Lufthansa et de British Airways-Iberia (IAG) en Europe, et du Golfe sur le long courrier, le groupe Air France (la compagnie et ses filiales) s’est fixé pour objectif une économie d’1,13 milliard d’euros d’ici 2017. Selon une étude d’APDC -une association regroupant 34 compagnies aériennes- en long-courrier, il y a « 25% d’écart de coût de l’heure de vol entre Air France et la concurrence ».

Plusieurs milliers de licenciements à venir chez Air France

Le Monde.fr avec AFP

L’annonce d’un plan de restructuration, jeudi 1er octobre, intervient au lendemain de l’échec des négociations entre la direction d’Air France et des syndicats de ses pilotes.

La situation se durcit chez Air France. Le conseil d’administration d’Air France-KLM a mandaté, jeudi 1er octobre, la direction pour mettre en œuvre un plan de restructuration. Le groupe indique que les membres du conseil, qui comprend des représentants du gouvernement français et du personnel, ont voté à l’unanimité.

La direction, pour qui le plan doit permettre de dégager 740 millions d’euros de résultat d’exploitation d’ici à 2017, précise que :

« Ce plan, comportant une réduction de l’activité d’Air France en 2016 puis 2017, afin de garantir les objectifs économiques et l’avenir de la compagnie, sera présenté lundi au Comité central d’entreprise d’Air France ».

  • Les syndicats oscillent entre dépit et frustration. Force ouvrière fustige un plan de restructuration « qui ne résout rien par rapport aux problématiques d’Air France ». Réduire l’activité « serait une grave erreur de management dans un secteur en croissance, ce serait catastrophique, suicidaire », a réagi Julien Duboz, porte-parole du deuxième syndicat de pilotes à Air France, le SPAF. Pour le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), la négociation n’est, en revanche, «  pas finie ».
  • Cette annonce arrive au lendemain de l’échec des négociations entre la direction d’Air France et les syndicats représentatifs de ses pilotes sur un plan de productivité et de croissance. La compagnie française, filiale du groupe Air France-KLM, négociait avec les pilotes une augmentation de leurs heures de vol sans hausse de salaire.
  • Air France avait déjà annoncé le 4 septembre qu’elle risquait de devoir réduire de 10 % son réseau long-courrier d’ici à 2017, entraînant des suppressions de postes, dont des licenciements secs (plus de 3 300 dont 300 parmi les pilotes), si elle ne parvenait pas à mettre en œuvre le plan Perform 2020, qui vise à améliorer sa compétitivité. Air France retarderait également l’arrivée des nouveaux appareils prévus pour différer d’autant ses paiements.

Air France: la direction lance un plan de restructuration qui pourrait déboucher sur la suppression de 3000 emplois

GREVE AIR FRANCE

TRANSPORTS – Ce sera donc le plan B. Le conseil d’administration d’Air France-KLM a tranché jeudi en faveur d’un plan de restructuration d’Air France qui pourrait s’avérer douloureux sur le plan social pour la compagnie en perte de compétitivité face à ses concurrents.

Cette décision sonne le glas du plan de productivité et de croissance « Perform 2020 » dont l’un des leviers consistait à augmenter le temps de vol annuel des personnels navigants à rémunération constante. Une mesure qui a rencontré une vive opposition des syndicats de pilotes.

« Face à l’impossibilité de signer des accords permettant au sein d’Air France la mise en oeuvre de mesures de productivité conduisant à un retour à la profitabilité pérenne, les administrateurs considèrent indispensable de mettre en place un plan alternatif », a indiqué la direction dans un communiqué.

« Grave erreur »

Les administrateurs ont voté « à l’unanimité », y compris les représentants du principal syndicat de pilotes SNPL et de l’Etat, en faveur de ce plan, selon la direction.

La direction d’Air France avait annoncé mercredi « l’échec des négociations » avec les syndicats représentatifs de ses pilotes sur son plan de développement Perform ouvrant la voie à la mise en oeuvre d’un « plan B ».

Ce plan alternatif dont la direction agitait la menace depuis plusieurs semaines prévoit une réduction de 10% de l’offre long courrier, de nombreux départs contraints et le report des commandes de Boeing 787, un avion de dernière génération très prisé par les pilotes.

Pour Julien Duboz, porte-parole du SPAF (21% voix pilotes), la décision du conseil d’administration est « sans surprise ». Réduire l’activité au sein d’Air France « serait une grave erreur de management dans un secteur en croissance. Ce serait catastrophique, suicidaire », a-t-il ajouté.

Les syndicats sont dans l’attente de précisions sur le contenu du « plan B » dont les contours devraient être précisés en comité central d’entreprise lundi.

Air France a entamé sans succès de difficiles négociations avec les syndicats afin de les convaincre de la nécessité de réduire une nouvelle fois les coûts du personnel.

« Perform 2020 » devait prendre le relais du plan de restructuration « Transform 2015 » qui a conduit à supprimer 5.500 emplois sans départs contraints. Il s’est traduit également par des gels de salaires et des pertes de jours de repos.

Face à une concurrence de plus en plus vive des low-cost, de Lufthansa et de British Airways-Iberia (IAG) en Europe, et du Golfe sur le long courrier, le groupe Air France (la compagnie et ses filiales) s’est fixé pour objectif une économie d’1,13 milliard d’euros d’ici 2017.

Entre 3000 et 8000 emplois menacés, selon les syndicats

Ces gains doivent permettre de réinvestir dans la croissance et réduire l’écart accumulé. Selon une étude d’APDC -une association regroupant 34 compagnies aériennes- en long-courrier, il y a « 25% d’écart de coût de l’heure de vol entre Air France et la concurrence ».

Le principal chantier de la direction porte sur les lignes long courrier actuellement déficitaires pour moitié. L’entreprise vise 80% de lignes rentables en 2017.

Sur le volet social, la mise en oeuvre du « plan B » pourrait représenter, selon les syndicats, entre 3.000 et 8.000 emplois, avec des départs contraints pour la première fois dans l’histoire l’ex-compagnie nationale dont l’Etat détient toujours 17,6%.

Les pilotes montrés du doigt

« Il faut des réformes, il faut aussi que chacun participe de l’effort. C’est ainsi qu’on fait avancer un pays, par la réforme, par le dialogue, mais le statut quo c’est impossible, c’est le retour en arrière, et la difficulté pour une compagnie comme Air France à faire face à la concurrence », avait estimé le Premier ministre Manuel Valls mercredi après-midi en appelant à la reprise des négociations.

Les syndicats d’Air France interrogés par l’AFP oscillaient entre dépit et frustration. Ronald Noirot pour la CFE-CGC a évoqué un « gâchis », alors que la compagnie avait « toutes les chances de s’en sortir » avec « Perform 2020 ». « Dépité », le délégué syndical a dénoncé le corps des pilotes, « une coterie qui protège ses privilèges » et qui est « en train de faire disparaître une entreprise ». Pour Christophe Malloggi de Force ouvrière, « on va devoir attendre de voir comment la direction va gérer la baisse d’activité », notamment en matière d’emplois.

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Feu vert au plan de réduction des effectifs chez Air France

Bruno Trevidic / Journaliste
  • Air France subir fermetures lignes suppressions postes.

    Air France va subir des fermetures de lignes et des suppressions de postes. – Jacques Brinon/AP/SIPA

Faute d’un accord avec les pilotes, Air France va lancer son plan d’attrition. Cependant, le plan B ne ferme pas la porte à la négociation.

Et maintenant, que va-t-il se passer ? C’est la question qui doit tarauder les 64.000 salariés d’Air France. Sans surprise, le conseil d’administration d’Air France-KLM a annoncé ce jeudi sa décision de lancer le plan B dit « d’attrition », qui prévoit des fermetures de lignes, des reports d’investissements et surtout de nouvelles suppressions de postes. Une décision prise à l’unanimité des administrateurs, ce qui inclut les représentants de l’Etat et ceux des salariés. Ce plan sera ensuite soumis vendredi, pour la forme, au conseil d’administration d’Air France, avant d’être présenté, avec plus ou moins de détails, au comité central d’entreprise lundi prochain.

En cours de journée, le Premier ministre Manuel Valls avait pourtant prôné une reprise des négociations, tout en apportant son soutien à la direction d’Air France. « Comme l’a indiqué le Conseil d’administration qui a exprimé son soutien unanime, nous devons avancer dès aujourd’hui pour garantir un avenir durable aux activités du groupe lui permettant de participer à la croissance du secteur en s’appuyant sur ses activités les plus compétitives. Nous tenons à réaffirmer notre détermination à faire d’Air France-KLM un des leaders dans la consolidation du secteur au niveau mondial », a déclaré Alexandre de Juniac, président-directeur général d’Air France-KLM.

14 avions long-courriers devraient quitter la flotte

Les grandes lignes de ce plan B sont déjà connues. Faute de gains de productivité, la direction d’Air France va supprimer un certain nombre de lignes et de fréquences déficitaires, à hauteur de 10 % de l’offre long-courriers, afin de ramener la proportion des lignes long-courriers déficitaires de 50 % actuellement à 20 % à l’horizon 2018. Selon nos informations, 37 fréquences et 5 lignes seraient supprimées d’ici à 2018.

En parallèle, 14 avions long-courriers devraient quitter la flotte (en incluant les A340 dont le départ était déjà prévu). Par mesure d’économie, Air France devrait également reporter les premières livraisons de Boeing 787, attendus à partir de novembre 2016.

Mais le chiffre le plus attendu est celui des suppressions de postes prévues, et plus précisément, le nombre des licenciements secs qui pourraient en découler, la direction ayant clairement annoncé que ceux-ci ne pourraient être évités.

Un plan de licenciement à chiffrer

Pour l’heure, aucune estimation des sureffectifs n’a été avancée par la direction. Encore moins un chiffre de départs contraints. Avant de chiffrer un plan de licenciement, Air France devra produire un plan de gestion prévisionnel des emplois et des compétences.(GPEC). Toutefois, on estime généralement qu’un seul avion long-courrier représente 20 emplois de pilotes, 80 postes d’hôtesses et stewards et 250 emplois au sol. Le retrait de 14 appareils représenterait donc 4.900 emplois. Mais il ne s’agit que d’une estimation.

La direction d’Air France a déjà indiqué, lors du précédent CCE, qu’il n’y aurait pas de plan licenciements secs massifs chez les personnels au sol, hormis dans certains services ou escales de province où les sureffectifs sont trop importants (on cite Marseille et la Corse). Ces sureffectifs seraient donc résorbés par un nouveau plan de départs volontaires, sans départ contraint. Pour les personnels navigants commerciaux (PNC), c’est plus incertain. Eux-aussi pourraient se voir proposer un plan de départ volontaires, mais à condition que les négociations sur les gains de productivité évoluent positivement. Or pour l’heure, un seul syndicat, l’UNAC, a accepté d’y participer. En revanche, les pilotes ne devraient pas être épargnés par les licenciements secs. Un plan de départs volontaires serait en effet jugé trop coûteux et contre-productif.

Peu de conséquences à court terme

Cependant, comme toujours chez Air France, le pire n’est jamais sûr. Si la première phase du plan d’attrition devrait être lancée très rapidement, les deux-tiers des mesures n’entreront en vigueur qu’en 2017, indique-t-on de source proche du dossier. La réduction de capacité se limiterait à 4 ou 5 appareils en 2016. Et si l’objectif est de lancer rapidement les différents plans de réduction d’effectifs, les premiers départs n’interviendront pas avant le second semestre de 2016.

De même, le report de livraison de 787 ne devrait concerner que les 4 premiers appareils, sur un total de 13. Par ailleurs, les lignes et les fréquences supprimées, principalement sur l’Asie et le Moyen-Orient, seront confiées, autant que possible, à des compagnies partenaires comme Delta, Etihad, les compagnies chinoises, Jet Airways… Elles continueront donc à être commercialisées par Air France sous sa marque, en partage de codes. L’accord de « périmètre », signé avec les pilotes et qui limitait les transferts d’activités à des partenaires, arrive en effet à échéance début 2016. La direction d’Air France ne va naturellement pas se priver d’en profiter. Air France restera ainsi présente commercialement sur ces lignes et pourra plus facilement y revenir.

Laisser la porte ouverte à la négociation

Le lancement du plan B aura donc peu de conséquences irrémédiables à court terme. De quoi laisser le temps nécessaire à une reprise des négociations et à la conclusion d’un accord avec les pilotes, qui permettrait d’éviter son application intégrale. Ce scénario paraît même inévitable. En effet, selon nos informations, la direction n’aurait pas l’intention de dénoncer les accords actuels d’utilisation et de rémunération des pilotes, par crainte des complications sociales et juridiques, ainsi que des dix-huit mois de délai nécessaires, mais aussi, pour laisser la porte ouverte à la négociation. Quitte à devoir attendre l’arrivée d’une nouvelle équipe au SNPL d’Air France.

 – Air France : le gâchis des nantis

Les pilotes se comportent comme de grands féodaux accrochés à leurs privilèges et mettent la compagnie en danger, assure la chroniqueuse du « Point ».

  | Le Point.fr

Sophie Coignard pointe du doigt les avantages dont les pilotes d'Air France bénéficient.
Sophie Coignard pointe du doigt les avantages dont les pilotes d’Air France bénéficient.AFP©JACQUES DEMARTHON

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commentaires

Marsa                                                 Alexandre de Juniac et F Gagey mentent.
Les 4 Boeing 747 sont prévus sortir de la flotte début 2016 et ce depuis plus d’un an. Il en est de m^rme pour les 14 Airbus 340.
Niveau remplacement, 1 B787 en 2016 et 4 en 2017.
Or, un B747 c’est 450 sièges, un A340 c’est 300 sièges soit : – 1800 pour le 747, 4200 pour les 340 soit 5100 sièges supprimés.
Un 787 c’est 250 sièges…. 1250 donc qui arrivent soit un déficit de 3850.
Les suppressions de postes sont donc prévues depuis longtemps

paddy                                                   Oui, comme vous dites.. La direction de la compagnie fait le pari que celle du SNPL sera désavouée par sa base tandis que ces caciques syndicaux pensent eux que leur message (les pilotes ne risquent rien mais ces fainéants du sol et de la cabine vont trinquer) sera bien reçu. On verra…
Flying Blue Flying Blue
@Stourgiotis Dimitri :                              vous êtes même en deçà pour le bac+5… bcp d’entre eux ont fait sup+spé (bac+2), puis près de 4 années de formation : PL theo, PPIFR mono puis bi, QT JAR25, et nbses Klifs reacteur/ certif TOP et DA….. et le tout avec un écrémage en sélection à en decoiffer plus d’un. . Bonne soirée

STOURGIOTIS Dimitri                           Même manière de faire que l’Eurogroupe pour la Grèce !

Et de plus, nivellement par le bas.
Bien sûr qu’ils gagnent beaucoup d’argent : la plupart des pilotes ont, au moins, un bac+5 et ils font ce métier car ils l’aiment.
A ceux qui râlent pour tout et n’importe quoi, râlent-ils pour augmenter le SMIG, râlent-ils contre la précarisation de notre société, etc ?
Non ! Ils râlent pour qu’on coupe le salaire du voisin parce qu’il gagne plus qu’eux !
Ils râlent sur les « nantis » à leurs yeux (les fonctionnaires, etc) !
Râlez pour de meilleurs conditions de vie pour tous, pas pour couper la tête du voisin !

teddy arcelteddy arcel                   C’est le PS qui a encouragé les gens à aller dans la rue, qui a soutenu les défilés lors des grèves et aujourd’hui Valls demande aux pilotes de se calmer….
Quand les socialistes sont au pouvoir la grève les em……..

Flying BlueFlying Blue

SUITE :…… (*) en 1998, la protestation portait sur un « gel des salaires ». . et une large frange de la population était solidaire malgré la gêne occasionnée … alors qu’elle n’avait pas compris que par « gel » il fallait comprendre « non translation vers le haut de la courbe de progression salariale=f (ancienneté) pour prise en compte inflation », sachant que cette courbe est de base construite sur une pente assez généreuse de type +6000 euros/an, laquelle amène aux salaires ci dessus.

pour bien comprendre la nature exacte du conflit d’octobre dernier, AF voulait développer sa filiale Transavia, ce qui revenait notamment à embaucher 250 nouveaux pilotes sous le status propre à Transavia, i.e. en moyenne 700h de vol/an contre 480h de vol/an (limite max EU=900h/an), pour un salaire « de base » équivalent chez son homologue moyen-courrier AF,… ce qui entraîne en fait le plus souvent un salaire « final » plus élevé chez Transavia car il intègre le nb d’heures de vol accru). Ce qui gênait donc principalement les syndicats de pilotes AF (snpl et spaf en tête), c’était de ne plus représenter, à terme, une population ultra majoritaire au sein de la compagnie puisqu’au travers de la filiale qui se développe, 2 catégories distinctes de contrats cohabiteront…. car il n’était pas question de toucher à leur status.. Il n’était question que d’équilibres entre 2 types de contrats (et où les pilotes AF aimeraient rester ultra majoritaires pour qu’à terme, ils ne finissent pas par être minoritaires et donc inaptes à négocier). . . . Quelques rappels utiles : …. – cdb 737 Transavia : 168000 euros de « base » pour 700h de vol/an ….- cdb A320 AF : 170000 euros de « base » pour 480h de vol/an…. -cdb-instructeur 747 AF: env. 240000 euros…. – cdb A380 AF : 325000 euros. … – progression exclusivement à l’ancienneté (liste de sénorité) et retraite complète dès 25 années d’activité. . . . . . (*) en 1998, la protestation portait sur un « gel d

@fred Salmon : mes chiffres sont exacts et je ne suis pas habilité à vous donner ma source, .. mais comprenez que le nom de mon pseudo n’a pas être choisi au hasard.

Abdul Archiduc                                          Là encore vous défendez toujours les mêmes.

Vous devriez cesser ce cinéma.
Vous en faites beaucoup moins quand chaque mois 20 à 30 000 personnes sont promus chômeurs.
Seulement c’est diffus…
C’est un par ci, trois par là.
De plus c’est des pauvres misères.
Pas de beau costume pas de casquette pas de barrette aux épaules…
Je ne vais pas encore revenir sur le qualificatif donné mais il y a de quoi être écœuré.
Pas donc de quoi en parler tandis que des personnels d’air France, ça c’est important !
Drôle de gauche boboïde…
Qui fait le lit du FN de cette manière.

yenamarre                                                      Comme si la grève des pilotes de l’année dernière n’avait pas été déjà desatreuse pour la compagnie, non les pilotes en rajoutent une couche. Bien français çà, perdre tout plutôt de perdre un peu

Georges Galopin                                             Nous comprenons que les pilotes représentent donc un peu moins de 10% du personnel total… Alors pourrions-nous savoir si les 90% qui ne sont pas pilotes ont également leur mot à dire sur la marche de l’entreprise, ou bien si ce sont les pilotes qui font la pluie et le beau temps dans une cogestion mortifère avec la Direction? AF se pose les mêmes questions économiques que Lufthansa il y 10 ans… Un peu trop tard et à la française, hélas. Quel gâchis que cette incapacité dans le dialogue…

Santander                                                       Quand on parle de gâchis, il faut être juste et averti. La situation de la société Air France n’est pas la résultante des partis pris des pilotes, ils ne dirigent pas Air France….mais bien celle de la direction qui accumule les erreurs depuis maintenant plus de huit années. Huit ans de déficits, de refus de la réalité quotidienne de la vie économique de l’entreprise, de déni d’écoute des personnels sur la qualité, la sécurité..Les énarques, les politiques tuent cette entreprise à petits feux.

 Jean-Yves Le Roy                            En fait, tout dépend du type de contrat d’embauche qui vous lie à la compagnie. Par exemple, pour quelques anciens « PTT » ou « Aéropostale »encore aptes au pilotage, si Air France était mis en liquidation, se serait le jackpot…

Jepirad                                                            Aucune illusion. Dans sa forme économique actuelle la compagnie Air France est condamnée. Toute mesure nouvelle ne fait que retarder l’échéance.

Syndicats archaïques et incompétence des dirigeants à anticiper les changements en sont la cause.
Mais peut-on résister à des sociétés nouvelles capables d’acheter des avions par centaines. Pas en France.

Michel de l’hospital                                     Lufthansa ! !  Oh pour moi c’est simple, j’ai eu tellement de déconvenues avec Air France lors de plusieurs voyages, que je pars maintenant avec… La lufthansa ! Tout est dit.                                           Je me demande s’il ne faudrait pas repartir de zéro avec une nouvelle compagnie.

Voilà avec ces messieurs les pilotes la quintessence des corporatismes. Que va faire et dire le ministre des transports actionnaire de la compagnie ? Pour le moment il a voté avec la direction, mais ensuite… ?

hurlevon 

@ Julienas :                                                  ne pas voler low cost, et le Rio-Paris ?  Soyons sérieux, il n’y a pas de lien entre la rémunération et la sécurité. Preuve le Rio Paris. Une honte, une tâche indélébile dans l’océan des certitudes. C’est au contraire être trop payé, pratiquer moins, se percevoir comme des vedettes qui est à l’origine des crash. Crash aérien, maritime (titanic), industriels (vivendi), financiers (le CL) et le pays (la France).Signaler un contenu abusif

 ramboman                                                    Il n’y a pas que les pilotes d’Air France… Ce n’est qu’une goutte d’eau dans un verre… Il faudrait ajouter des politiciens, des journalistes, des footeux, des assoc… Bref l’élite de la nation…
jean fran                                                       Oui mais la réalité économique est là ! Ils ont un métier à responsabilités oui et alors !? Ils pensent être les seuls ! ? Non ! Leurs collègues de la lufthansa ou autres compagnies mondiales gagnent 20% de moins et font le même travail ! Voire plus avec des cadences bien plus élevées ! Les compagnies du moyen orient sont également la avec une qualité de service bien supérieure à celle d air france et des conditions de travail beaucoup plus contraignantes ! Alors stop ! Les pilotes d AF sont restés dans un business modele des années 70 ! Le monde change ! Ou ils changent ou ils disparaitront avec tous leurs états d’âme !
 julienas 3                                                     Sans rentrer dans ce débat  »’trop bien payés »pour ce qu ils font ? Ils ont entre les mains la vie de centaines de passagers chaque jour et ne sont pas assis derrière un pc à risquer une tendinite du poignet, apres leurs revendications je commente pas mais dire  »pour ce qu ils font » je trouve que c’est aller tres loin… Chaque métier a un minimun de risque mais eux ont une sacrée responsabilité quand même… Un chauffeur de bus de train aussi mais ils sont pas dans les airs eux… Un avion tombe, mort assurée pour tous y compris les  »trop bien payés »’
jean fran                                                       Alexandre de Juniac a parfaitement raison. Ca fait 50 ans que les pilotes d Air France se comportent comme des enfants gâtés; il est grand temps de leur administrer une bonne fessée !
jeromesavona                                             Comportement identique à la CGT    Comme quoi, le niveau d’étude n’est pas corrélé à l’absence de bêtIse.
La bêtIse est la chose la mieux partagée dans ce monde égalitariste.
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besouva                                                       Une solution: Dissolution d’´air France et on repart avec une nouvelle societe avec des salariés travailleurs et raisonnables. Il doit en exister encore.

jackknight                                                     « Ô temps suspends ton vol »...… Plané !                                                        Les syndicats sont déjà responsables de la mort « du France », donnons leur un marteau afin qu’ils enfoncent le dernier clou dans le cercueil d’Air France !


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