La circulation alternée sera désormais facilitée en France

Laisser un commentaire


Poutine à l'ONU

Nadine Morano persiste et signe, son investiture aux régionales bientôt retirée

L’eurodéputée Nadine Morano devrait se voir retirer son investiture Les Républicains en Meurthe-et-Moselle aux élections régionales après qu’elle a réitéré mercredi ses propos polémiques sur la « race blanche ».

Nicolas Sarkozy, silencieux depuis samedi sur ce sujet, a finalement saisi la Commission nationale d’investiture, comme le demandait la tête de liste du parti pour les élections régionales dans le Grand Est, Philippe Richert. L’objet de cette saisine est clair, selon un communiqué du parti: « retirer l’investiture en Meurthe-et-Moselle à Nadine Morano ». La commission se penchera sur ce cas mercredi prochain.

Sarkozyste fervente pendant de nombreuses années, Mme Morano, plusieurs fois ministre durant le dernier quinquennat, avait vu son étoile pâlir depuis sa défaite aux législatives en 2012. Elle affiche depuis son intention de se présenter à la primaire de 2016, à laquelle Nicolas Sarkozy devrait aussi être candidat.

« J?aime la liberté, j?adore le débat. Je préside une formation politique avec des sensibilités multiples, mais je n?accepterai aucun dérapage, parce que je ne veux pas la caricature de ce que nous sommes », a déclaré Nicolas Sarkozy dans un discours lors de la matinée de travail du parti sur la réforme du Code du travail.

M. Richert a lui dénoncé l' »effet ravageur » de ses propos, estimant qu’elle « nous met en difficulté pour cette campagne ».

En réponse, Nadine Morano a déclaré sur le site internet du Point que M. Richert était « un nul qui ne sait pas conduire sa campagne régionale ». Quant à Nicolas Sarkozy, « ce n’est même pas la peine qu’il songe à se présenter à la présidentielle, je le dézinguerai! ». Le matin, elle avait indiqué sur Europe 1 qu' »évidemment (elle) maintient (ses) propos ».

Elle avait déclaré, samedi sur le plateau de l’émission « On n’est pas couché » de France 2: « Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères ». A l’appui de ses propos, elle a de nouveau cité mercredi le général de Gaulle, lisant un extrait des « Mémoires d?espoir ».

Elle a reçu le soutien encombrant du président d’honneur exclu du Front national, Jean-Marie Le Pen, pour qui l’ancienne ministre a « énoncé une évidence historique multiséculaire » en qualifiant la France comme pays de « race blanche ».

– ‘Marianne n’a pas de race’ –

Elle a par contre essuyé une attaque sévère de Manuel Valls à l’Assemblée. Le Premier ministre a mêlé les propos de Mme Morano à d’autres déclarations controversées de responsables ou d’élus de droite dont la « fuite d’eau » évoquée par Nicolas Sarkozy à propos des migrants, lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

« Marianne n’a pas de race, pas de couleur », a aussi lancé le chef du gouvernement.

« Il ne faut plus accepter, les dérapages que nous connaissons dans les débats publics », qui « nous tirent vers le bas et fracturent la société » a-t-il déclaré en réponse à la députée de la Réunion Ericka Bareigts, dont l’intervention a déclenché une ovation debout des bancs de la gauche, et les applaudissements d’une partie de la droite : « pour moi, députée noire de la République, la France décrite par Mme Morano, n’est pas la mienne », a notamment lancé la députée.

Nadine Morano a fait valoir pour sa défense qu’on avait « instrumentalisé » ses propos, assurant avoir reçu « des milliers de mails » de soutien, y compris de « gens de couleur ».

« Je n?ai rien dit de répréhensible. D’ailleurs je n?ai pas de plainte contre moi, je n?ai jamais été condamnée sur rien, je suis d?une probité et d?une honnêteté que personne ne remet en cause et donc je ne vois pas comment j?arriverais devant un tribunal dans ma famille politique », s’est-elle justifiée.

SOS Racisme s’est félicité de « la décision du parti Les Républicains » mais estimé qu’elle ne « saurait être suffisante ».

Polémique sur « la race blanche »: Nadine Morano sanctionnée par Nicolas Sarkozy

 LEXPRESS.fr

nadine-morano-14_5428481Nadine Morano était candidate aux élections régionales dans le Grand Est sous la bannière « Les Républicains ».             AFP PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Le parti Les Républicains a annoncé ce mercredi qu’une procédure a été engagée en vue de retirer l’investiture de Nadine Morano aux régionales dans le Grand Est. Elle est sanctionnée pour ses propos polémiques sur la France, qui serait « un pays de race blanche ».

Après l’avoir publiquement désapprouvée, le parti Les Républicains a décidé de la sanctionner. Dans un communiqué publié ce mercredi, la formation annonce que son président, Nicolas Sarkozy, a saisi les instances internes en vue de retirer l’investiture de Nadine Morano aux régionales dans le Grand Est. La députée européenne serait ainsi punie pour avoir tenu des propos polémiques sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, affirmant que la France est « un pays à majorité de race blanche ».

« Que tous ceux qui cherchent par leur déclaration à s’assurer une publicité qui nuit à la crédibilité des Républicains comprennent que cela ne peut pas rester sans conséquence », précise le parti dans son communiqué. Selon Le Monde et France Info, la décision d’exclure Nadine Morano de la liste des régionales est déjà actée mais l’annonce officielle n’interviendra qu’après la prochain bureau politique, le 6 octobre. La Commission nationale d’investiture (CNI) des Républicains doit se réunir entre temps.

Selon les informations de L’Express, l’ex-président de la République est furieux que l’eurodéputée se soit présentée ce mercredi matin sur Europe 1 pour réitérer ses propos. Car son interview très préparée dans Les Echos, consacrée à ses propositions sur l’économie, est publiée le même jour. Or, tout le monde ne parle plus que de Nadine Morano. Au micro de la radio, elle a maintenu ses propos sur la « race blanche », a affirmé qu’elle ne les retirerait pas et a dénoncé une « instrumentalisation ».

>> Lire aussi: Nadine Morano persiste, Nicolas Sarkozy enrage

L’étau se resserre

Quelques minutes après l’annonce de sa sanction, Nadine Morano s’est dite étonnée, critiquant la vision de la « démocratie » de son parti.

Parallèlement, la tête de liste sous la bannière Les Républicains dans le Grand Est, Philippe Richert a publié un communiqué dans lequel il déplore les propos de sa colistière. « Je me suis engagé dans la campagne des régionales en souhaitant faire l’union de la droite et du centre. Cette union s’établit autour d’un projet commun, de propositions pour le territoire, mais surtout d’une conception républicaine et digne de l’engagement public. Les positions de Nadine Morano ne sont, aujourd’hui, pas compatibles avec cette approche partagée par les membres de notre équipe », a-t-il souligné, réclamant aussi l’éviction de Nadine Morano.

Morano et le FN : « Pour un flirt avec toi. Je ferais n’importe quoi »

Nicolas Sarkozy demande l’éviction de la députée européenne de la campagne pour les élections régionales de décembre, après sa sortie sur la France pays de « race blanche ».

Nadine Morano, le 24 avril 2014. (NICOLAS MESSYASZ/SIPA)Nadine Morano, le 24 avril 2014. (NICOLAS MESSYASZ/SIPA)

Le dérapage de trop. En refusant de revenir sur ses propos controversés sur la France pays de « race blanche », Nadine Morano a conduit Nicolas Sarkozy à sévir. Le président des Républicains a annoncé, mercredi 30 septembre, avoir saisi les instances du parti pour leur « proposer de retirer l’investiture en Meurthe-et-Moselle » à l’ancienne ministre pour les élections régionales de décembre.

Réclamée par la tête de liste du parti dans le Grand Est, Philippe Richert, et plusieurs ténors de la droite, la décision de sanctionner la députée européenne s’est imposée à Nicolas Sarkozy, qui, selon son entourage cité par « Le Figaro » serait « consterné par l’énorme maladresse » de son ex-ministre samedi soir sur le plateau d’ »On n’est pas couché » (France 2).

Trop, c’est trop, juge en résumé l’ancien chef de l’Etat, agacé de voir Nadine Morano cumuler les dérapages et les clins d’œil répétés à l’électorat du Front national.

La danse du ventre de Morano pour séduire le FN

De fait, c’est peu dire que Nadine Morano ne ménage pas ces dernières années ses efforts pour draguer allègrement l’électorat frontiste, sa dernière sortie chez Laurent Ruquier n’étant en réalité que la goutte d’eau qui fait déborder le vase. La plus grosse opération de séduction remonte aux élections législatives de 2012. Pour tenter coûte que coûte de conserver sa circonscription de Meurthe-et-Moselle, l’ex-fidèle de Nicolas Sarkozy a usé de tous les subterfuges possibles pour tenter de rallier à elle les électeurs de Marine Le Pen durant l’entre-deux-tours.

Le premier appel du pied sans ambiguïté est lâché le 10 juin 2012 sur le plateau de France 2 :

Je voudrais appeler les électeurs du Front national qui partagent nos valeurs, mes valeurs, à se retrouver sur ma candidature au second tour. »

Bravache, Nadine Morano va plus loin trois jours plus tard en donnant une interview à… « Minute », hebdomadaire d’extrême droite dont le doux rêve est de faire la grande union entre la droite de Sarkozy et le FN de Marine Le Pen. Un entretien dans lequel l’ancienne ministre prône « le rassemblement le plus large possible » pour éviter la victoire de la gauche.

« Nous ne parlons pas d’alliance, mais de respect des électeurs du Front national, méprisés, rejetés par la gauche dans le camp des antirépublicains », estime-t-elle, prenant soin de cajoler de si précieux électeurs.

Et d’ajouter :

J’entends ce que me disent les électeurs du FN, notamment en milieu rural où ils sont attachés au respect de nos traditions, à notre culture, à notre identité nationale. »

Très offensive dans les médias, Nadine Morano ne tarde pas à franchir la ligne rouge. En privé cette-fois, du moins le pense-t-elle. Piégée par l’humoriste Gérald Dahan, dans un canular téléphonique sur Sud Radio, deux jours avant le second tour du scrutin, la députée sortante déploie des trésors de politesse lors d’une conversation surréaliste avec un faux Louis Aliot, vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen.

Marine Le Pen a beaucoup de talents. Il y a des tas de choses, des projets de société, sur lesquels je suis d’accord avec vous. Les électeurs FN avec qui je discute, je n’entends pas des gens qui ne sont pas républicains. Monsieur Aliot, vous êtes très sympathique mais il faudrait qu’on parle de ça à un autre moment », peut-on entendre dans un échange qui, à l’époque, a beaucoup fait jaser jusque dans les rangs de l’UMP.

« Ils [les socialistes] vont nous foutre la France dans une merde comme jamais, ils vont nous mettre le droit de vote des étrangers. Je n’ai pas envie que ça devienne le Liban chez moi », s’enflamme-t-elle, avant de demander, curieuse, au faux Louis Aliot de lui confier son numéro de portable.

Le doute n’est plus permis : pour Nadine Morano, le « cordon sanitaire » entre la FN et la droite, théorisé dans les années 80 par Jacques Chirac, n’a plus lieu d’être.

Las, la danse du ventre de Morano pour séduire les électeurs frontistes ne porte pas ses fruits : elle est largement battue au second tour des législatives de 2012 par le PS (55,67% contre 44,33%).

Le FN n’en veut pas

Désormais marginalisée par son propre parti après ses appels du pied répétés au FN, Nadine Morano se retrouve aujourd’hui bien seul chez Les Républicains.

Prête à « dézinguer » son ancien champion Sarkozy, elle peut toutefois toujours se consoler auprès de Jean-Marie Le Pen, toujours prompte à soutenir les parias comme lui. Dans un communiqué diffusé mardi, l’ancien président du Front national a pris la défense de la « pauvre Madame Morano » :

Pour avoir énoncé une évidence historique multiséculaire, Mme Nadine Morano subit un feu nourri de critiques, d’autant plus véhémentes qu’elles viennent de son propre camp. Elle peut ainsi mesurer à ses dépens ce que pèse la ‘gauchisation des esprits’ dans les rangs de l’ex-UMP. »

De quoi proposer l’asile à Nadine Morano au FN ? « Non, non, on ne veut pas la récupérer. Non merci », a répondu clairement Florian Philippot sur France Info.

Le numéro deux du parti frontiste a beau, comme l’intéressée, n’avoir que le général de Gaulle à la bouche, il assure n’avoir « rien en commun » avec sa collègue du Parlement européen, qui, d’après lui, « se prend en boomerang la recherche effrénée de la médiatisation et du buzz ».

Un tacle prolongé sur RFI par Marine Le Pen, pour qui Morano a commis une « énorme provocation grossière ».

A force de tirer toujours plus à droite, voilà Nadine Morano lâchée par les siens, moquée par le FN, plus que jamais seule dans le désert politique.

Menacée de perdre son investiture aux régionales, Morano attaque frontalement Sarkozy

Le Monde.fr

L'eurodéputée Nadine Morano en septembre 2014.

Nadine Morano ne semble pas décidée à baisser les bras, ni à courber l’échine. La députée européenne qui, selon toute vraisemblance, va perdre l’investiture des Républicains (LR) pour les élections régionales en Meurthe-et-Moselle après ses propos sur la France pays « de race blanche », passe même à l’offensive.

Après que le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, a saisi mercredi 30 septembre la commission nationale d’investiture du parti pour évincer Mme Morano de la tête de liste, cette dernière assure faire l’objet d’un « procès en sorcellerie ».

« Ils ont peur »

Interrogée par Le Point, l’ancienne ministre dégaine.  « J’ai été très bonne chez Ruquier, samedi soir », en référence à l’émission télévisée « On n’est pas couché », où elle a tenu les propos qui lui valent aujourd’hui une mise à l’écart. « Ils ont peur », ajoute-t-elle, évoquant ses concurrents de la primaire à droite pour la présidentielle de 2017 — élection à laquelle elle s’est elle-même portée candidate. Quant à Nicolas Sarkozy, « ce n’est même pas la peine qu’il songe à se présenter à la présidentielle, je le dézinguerai ! », menace-t-elle.

Des propos qu’elle a réitérés sur le site du journal Le Figaro. « C’est ma famille politique qui me tue parce que nous sommes entrés dans le carnage de la primaire », affirme-t-elle. « Je ne mérite pas ça ! », ajoute-t-elle en rappelant qu’elle a « soutenu le discours de Grenoble et le discours sur l’homme africain qui n’est pas assez rentré dans l’Histoire ».

Mme Morano n’a pas non plus manqué de s’interroger dans un tweet sur la « démocratie » au sein des Républicains, après son éviction programmée « sans que la Commission nationale d’investiture ne se soit réunie » :

« Souci de publicité personnelle »

L’ex-chef de l’Etat, dont Mme Morano a longtemps été un fidèle soutien, a pris ses distances avec l’ancienne ministre depuis son retour à la tête du parti, il y a un an. Leur brouille avait explosé au grand jour en décembre 2014, lors d’une dispute au siège du parti, et l’eurodéputée s’était indignée de ne pas avoir été suffisamment récompensée pour son soutien.

A l’issue d’une réunion de travail du parti, mercredi, Nicolas Sarkozy s’en est pris, sans jamais nommer l’élue, aux auteurs de « dérapages plus liés à un souci de publicité personnelle qu’à une réflexion approfondie ».

« Tout ce qui vient nourrir et enrichir le débat est bienvenu. Il n’y a pas de pensée unique ici. Mais que l’originalité de chacun dans la famille soit mis au service d’un projet collectif et non pas au service de soi-même. (…) Chacun doit avoir conscience de ses responsabilités, spécialement à deux mois des régionales. Je dois dire à tous ceux qui cherchent la provocation : provoquez-vous tout seul, mais laissez-nous conduire et préparer les élections régionales. »

Nadine Morano menace Nicolas Sarkozy

Nadine Morano menace Nicolas Sarkozy

Evincée de la tête de liste départementale LR en Meurthe-et-Moselle à cause de ses récents propos sur la « race blanche », Nadine Morano s’en est pris à Nicolas Sarkozy ce mercredi.

Nadine Morano a été écartée de la tête de liste des élections départementales en Meurthe-et-Moselle par la direction des Républicains à cause de ses récents propos sur la « race blanche » dans l’émission On n’est pas couché sur France 2. Interrogée ce mercredi par le Point, l’eurodéputée en a profité pour régler ses comptes avec le président du parti, Nicolas Sarkozy : « Ce n’est même pas la peine qu’il songe à se présenter à la présidentielle, je le dézinguerai ! », a-t-elle affirmé, visiblement en colère après son éviction.

A lire aussi « Pays de race blanche » : Nadine Morano s’offre une nouvelle polémique

« J’ai été très bonne chez Ruquier, samedi soir »

« C’est un procès en sorcellerie. Sur quel fondement veut-on m’évincer ? Aucune plainte n’a été déposée contre moi. On veut me dézinguer parce que je suis candidate à la primaire », a-t-elle assuré, ajoutant qu’elle avait été « très bonne chez Ruquier, samedi soir ». « Ils ont peur. Chacun envoie ses sbires pour me dégommer », a-t-elle ensuite déclaré en référence aux critiques formulées par certains proches de Bruno Le Maire et Xavier Bertrand.

Seul François Fillon échappe à sa colère. En effet, d’après elle, l’ancien Premier ministre est le seul à avoir été « parfaitement correct » après le déclenchement de la poémique.

QUIZ – Marine Le Pen ou Nadine Morano, qui a dit quoi ?

(EXTREME) DROITE – Candidate déclarée à la primaire à droite en 2016, ainsi qu’aux élections régionales dans le Grand Est, Nadine Morano multiplie des déclarations FN-compatibles. Alors, de l’eurodéputée « Les Républicains » ou de la présidente du Front national, saurez-vous encore reconnaître qui a dit quoi ?

Quiz Morano ou Le Pen

Sur plusieurs sujets, Marine Le Pen et Nadine Morano défendent des positions similaires.  Photo: AFP/montage metronews

Le dérapage de Nadine Morano révèle nos crispations identitaires et racistes

A l’image de la sortie déplorable de Nadine Morano, nous vivons ce que trois historiens critiques appellent l’âge du “Grand Repli”. Il y a bien quelque chose de détraqué dans l’ordre du vivre-ensemble, que tente de comprendre ce livre éclairant et inquiétant.

S’il n’y avait que la misérable intervention de Nadine Morano sur le peuple “de race blanche” chez Laurent Ruquier samedi dernier pour signifier quelque chose de détraqué dans la société française, on pourrait ne pas s’inquiéter outre mesure de la tenue du débat public actuel. Le problème reste que Morano, aussi démesurée soit-elle, reflète un état inquiétant qui dépasse le cadre de sa subjectivité désolante.

Symptôme du “Grand Repli” analysé par trois historiens – Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, Ahmed Boubeker -, Nadine Morano n’est qu’un visage réactionnaire parmi tant d’autres, dont l’actualité ne cesse de nous rappeler l’intensité névrotique. Le livre de ces trois auteurs, notamment connus pour leurs travaux sur le postcolonialisme, dresse de manière précise et documentée ce tableau transversal de la société française pour “essayer de comprendre comment les thèses les plus opposées à l’héritage démocratique républicain peuvent désormais être partagées par nombre d’intellectuels, de journalistes, d’hommes politiques et publics, et plus largement par nombre de citoyens anonymes, créant une dynamique de régression inédite depuis les années 30, temps de l’apogée impérial”.

De la déferlante du néo-racisme à la haine de l’islam

Il y a bien “quelque chose de détraqué dans l’ordre du vivre-ensemble”, soulignent les auteurs, lucides sur le fait qu’un slogan comme “je suis Charlie”, aussi rassembleur soit-il, “ne suffit pas à fonder un récit partagé dans la durée”.

A partir d’un diagnostic critique des basculements politiques des trente dernières années, Bancel, Blanchard et Boubeker éclairent admirablement de quoi le “grand repli” est le signe. Des débats pipés sur la laïcité aux crispations sur le modèle intégrationniste qui échoue à faire société commune, de la déferlante du néo-racisme à la haine de l’islam, de la fuite en avant identitaire au passage de la théorie du déclin à celle du grand remplacement…, les auteurs mettent à jour tous les impensés et les dérives d’une société française crispée sur l’idée fantasmée qu’elle se fait de son passé. Le Grand Repli, c’est ainsi “cultiver l’aigreur et l’agressivité contre les minorités, tourner le dos au monde, en étant gouverné par la peur”. Plus personne ne sait affronter “les ayatollahs médiatiques de l’identité” qui occupent le terrain face à l’évidence des transformations au sein d’une société chaque jour plus multiculturelle.

Une parole politique incapable de reconnaître les nouveaux visages de la société française

“La férocité avec laquelle opèrent, sur le plan politique, les prédictions eschatologiques des fanatiques de l’identité française, de la laïcité d’exclusion et de la guerre contre les communautarismes est stupéfiante, aussi bien dans la libération d’une parole raciste que dans les mesures sécuritaires ou les politiques migratoires et d’asile “, déplorent les auteurs.

Le Grand Repli, c’est ainsi celui d’une parole politique incapable de reconnaître les nouveaux visages de la société française, incapable de contrer la montée en puissance d’une lecture raciale de la société, inapte à déconstruire la nouvelle doxa d’une islamisation de la France, véhiculée par une droite décomplexée et de plus en plus proche des thèses frontistes… Les historiens observent avec raison que “l’insécurité culturelle” est devenue un sujet obsessionnel chez les politiques, s’appuyant sur des chercheurs en quête de nouvelles clés d’explication pour sortir du malaise identitaire français (Laurent Bouvet). Les effets de cette parole politique sont redoutables. “L’opinion, hébétée, est la cible privilégiée des penseurs réactionnaires qui ont réussi le tour de force de faire croire à une bonne partie des perdants de la mondialisation néolibérale que les immigrés et leurs descendants seraient à l’origine de leur fragilisation !”.

Le retour décomplexé du racisme et de l’ordre sécuritaire

Le parti des “on est chez nous “ est devenu le premier de France : “c’est désormais un mélange particulièrement explosif de rejet de l’autre ouvertement affirmé et de déclinisme qui alimente le retour décomplexé du racisme et de l’ordre sécuritaire”. 

Le Grand Repli, c’est aussi “le naufrage de la pensée d’une génération passée du col Mao à la cocarde républicaine”, peuplée de “nouveaux réactionnaires qui semblent incapables de dissocier l’Etat de la société et d’imaginer que le vivre-ensemble est une dimension constitutive du politique”.

Face à toutes les paniques morales qui ne cessent ainsi d’envenimer le débat public, les trois auteurs font œuvre d’historien, sur le modèle de Walter Benjamin qui définissait ainsi son geste : “s’emparer d’un souvenir tel qu’il surgit à l’instant du danger”.

Redéfinir et transformer la scène intellectuelle et politique

Cette réflexion importante fait écho au Manifeste pour une contre-offensive intellectuelle et politique publié récemment dans Le Monde par deux intellectuels inquiétés par le climat de haine actuel et le silence affligeant de la gauche, Geoffroy de Lagasnerie et Edouard Louis. Face aux idéologues qui mènent une offensive pour imposer les pulsions les plus mauvaises dans l’espace public, populisme, islamophobie, misogynie, xénophobie, homophobie, antisémitisme ou racisme, criant à la censure dès qu’ils sont critiqués et nommés comme ils doivent l’être (“on n’a plus le droit de rien dire !”), il s’agit de “redéfinir et transformer la scène intellectuelle et politique”. Pour ce faire, il s’agit d’intervenir le plus possible, occuper l’espace. La fin du Grand Repli ne pourra s’opérer qu’à partir de ce principe d’intervention, plus que jamais nécessaire.

Nadine Morano membre de la commission qui tranchera l’invalidation de son investiture aux régionales

NADINE MORANO

POLITIQUE – Ça sent le roussi pour Nadine Morano. Après ses propos polémiques sur la « race blanche », l’eurodéputée devrait se voir retirer son investiture Les Républicains en Meurthe-et-Moselle aux élections régionales, a-t-on appris ce mercredi 30 septembre. A l’origine de cette possible sanction, le chef du parti conservateur, Nicolas Sarkozy, qui a saisi la Commission nationale d’investiture. Cette institution tranchera le 7 octobre.

Mais la possible éviction de Nadine Morano devrait se dérouler dans des circonstances bien particulières. Dans cette Commission nationale d’investiture (CNI) siègent 26 membres, dont plusieurs anciens ministres, comme Michèle Alliot-Marie ou Jean-François Lamour, mais également trois vice-présidents parmi lesquels… Nadine Morano elle-même.

Estrosi défend une « combattante de toute forme de racisme »

Morano juge et partie? La direction du parti Les Républicains a d’ores et déjà fait savoir que l’ancienne ministre ne serait pas appelée à statuer sur son propre sort.

Mais la mission de la CNI s’annonce d’autant plus délicate que cet organe stratégique du parti conservateur est présidé par Christian Estrosi, lui-même peu avare de provocations verbales et l’un des (rares) soutiens de Nadine Morano chez Les Républicains.

Invité de LCI-Radio Classique ce mercredi 30 septembre, le maire de Nice et chef de file de la droite aux régionales en Paca a effectivement affirmé ne vouloir « accabler personne ». « Je ne sais pas de quelle manière ces propos ont été prononcés, dans une émission dans laquelle je refuse moi-même de me rendre depuis deux ou trois ans », a-t-il estimé.

Dénonçant un « système où on vous coupe, où on monte, et où on introduit des propos prononcés au milieu d’autres », Christian Estrosi a en outre ajouté que Nadine Morano avait « toujours été une farouche combattante de toute forme […] de racisme ». « Je souhaite que sa personnalité qui a beaucoup apporté à notre mouvement depuis des années, qui est quelqu’un de modéré, puisse contribuer à porter », a-t-il encore dit.

http://www.wat.tv/embedframe/200895chuPP3r12803273La sanction déjà actée par Sarkozy

Pour autant, la perte par Nadine Morano de sa tête de liste ne fait plus beaucoup de doute. Très critiquée dans son propre camp, que ce soit par la tête de liste de son parti pour le Grand Est, Philippe Richert mais aussi par Alain Juppé ou encore Nathalie Kosciusko-Morizet, elle se retrouve désormais isolée, si l’on exclut Christian Estrosi. Sans compter qu’elle a reçu le soutien encombrant du président d’honneur exclu du Front national, Jean-Marie Le Pen.

Nicolas Sarkozy, qui était resté silencieux dans un premier temps, s’est finalement décidé à saisir la Commission nationale d’investiture après que Nadine Morano a réitéré ses propos mercredi. Sans la nommer, le président des Républicains a déclaré à l’issue d’une réunion de travail du parti: « Chacun doit avoir conscience de ses responsabilités, spécialement à deux mois des régionales. Je dois dire à tous ceux qui cherchent la provocation: provoquez-vous tout seul ».

Le communiqué annonçant la saisine de la CNI est aussi très clair, puisqu’il affirme que les propos de Nadine Morano sur la « race blanche » « ne correspondent ni à la réalité de ce qu’est la France ni aux valeurs défendues par les Républicains », estimant qu’elle « nuit à la crédibilité des Républicains ». Selon plusieurs médias, la décision de la CNI est d’ailleurs déjà actée, Nicolas Sarkozy ayant tranché pour lui retirer sa tête de liste. Le nom de sa remplaçante, Valérie Debord, serait même déjà connu.

LIRE AUSSI :

» Jean-Marie Le Pen soutient Nadine Morano contre la « gauchisation des esprits »

» Pour sa défense, Morano enrôle Taubira

» BLOG. Lettre ouverte à Nadine Morano, par Nicolas Huguenin

Le Front national ne «veut pas récupérer» Nadine Morano

LE SCAN POLITIQUE – Plusieurs cadres des Républicains déçus par leur parti ont récemment rejoint le Front national qui cherche justement à mettre en scène ces transfuges. Mais le parti ferme par avance la porte à Nadine Morano.

Nadine Morano ne sera pas la prochaine transfuge des Républicains vers le Front national. Le retrait de son investiture pour les élections régionales de décembre suite à ses propos sur la «race blanche» aurait pu la précipiter dans les bras du parti de Marine Le Pen. N’est-ce pas elle qui, piegée en juin 2012 par Gérald Dahan, louait le «talent» de Marine Le Pen ? D’ailleurs, face à la polémique sur ses propos tenus samedi dans On n’est pas couché, c’est Jean-Marie Le Pen qui a été le premier à la soutenir. «Pour avoir énoncé une évidence historique multiséculaire, Madame Nadine Morano subit un feu nourri de critiques, d’autant plus véhémentes qu’elles viennent de son propre camp. Elle peut ainsi mesurer à ses dépens ce que pèse la “gauchisation des esprits” dans les rangs de l’ex-UMP», a écrit mardi le fondateur du Front national dans un communiqué.

Empêchée de représenter les Républicains à une élection, l’option Front national aurait donc pu être une planche de salut pour l’eurodéputée. Mais mercredi, le vice-président du parti, Florian Philippot a exclu un tel scénario: «Non, on ne veut pas la récupérer», a-t-il lâché sur France info.

«Nous n’avons rien en commun avec Madame Morano»

«Je constate que Nadine Morano se prend en boomerang la recherche effrénée de la médiatisation et du buzz. Je me souviens qu’elle était déjà ma concurrente aux élections européennes (en juin 2014, ndlr). Elle m’expliquait que l’immigration c’était formidable et que c’était une chance pour la France. A partir de là, on voit qu’elle est dans l’insincérité, qu’elle cherche à faire parler d’elle par des slogans. C’est cette insincérité qui empêche tout rapprochement», a précisé ce proche de Marine Le Pen. L’eurodéputé présente d’ailleurs Nadine Morano comme une «immigrationniste». Leur référence commune au général de Gaulle n’aura pas été suffisante à les rapprocher. «Nous n’avons rien en commun avec Madame Morano», a préférer trancher Florian Philippot.

Mardi, Marine Le Pen avait déjà ironisé sur RFI et France 24: «Je pense que Nadine Morano a un rôle à jouer, qui lui a été donné par Sarkozy, qui est celui de “faire du gros rouge qui tâche”». «Énorme provocation grossière de Madame Morano», avait-elle ajouté pour qualifier ses propos sur «la race blanche». Dimanche, au lendemain de l’émission de France 2, la présidente du FN était toutefois plus clémente lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro: «Elle citait des propos du général de Gaulle, n’allons pas chercher des polémiques là où il n’y en a pas». Mais l’ampleur de la polémique a visiblement durci le ton de la patronne du FN.


Le Siel prêt à accueillir Morano

Karim Ouchikh, président du Siel

Le Siel, petit parti satellite du Front national est prêt à accueillir Nadine Morano: «Je salue le courage de Nadine Morano», explique Karim Ouchikh, son président contacté par Le Scan. «Oui, le Siel serait heureux d’accueillir Madame Morano» car il dit observer «une proximité idéologique» entre l’ex-ministre et ce mouvement souverainiste sur les institutions, conservateur sur les questions sociétales et libéral sur l’économie. «Elle pourrait venir chez nous en reconnaissant avoir fait des erreurs en soutenant le Traité de Lisbonne, l’espace Schengen et la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’Otan», poursuit ce proche de Marine Le Pen. Karim Ouchikh assure échanger parfois avec l’ancienne ministre via Twitter mais ils ne se sont encore jamais rencontrés.


Arrêt sur images

« On n’est pas couché » : derrière Morano, la marionnettiste Barma

Arretsurimages.net"
Daniel Schneidermann | Fondateur d’@rrêt sur images

Quatre jours durant, on résiste. On se dit, non, pas elle, pas encore. Quatre jours on résiste à foncer dans le piège de l’indignation promotionnelle, sur la dernière sortie de Nadine Morano, chez Ruquier, à propos de la France, pays de « race blanche ». Consacrer du temps, de l’énergie, de l’espace, à s’indigner de la sortie raciste de Morano, à recenser les réactions, à déplorer l’absence de réactions, c’est nourrir les débats low cost qui polluent la scène médiatique.

Cernés par Morano

Et puis le scandale se traine, s’étire, sera-t-elle ou non sanctionnée par Sarkozy, le scandale s’installe, squatte les chaînes d’info continue, impossible d’y échapper. Et s’il n’y avait que les médias mainstream ! Mais le matin où Morano vient s’expliquer sur Europe 1, c’est sur elle que piaille Twitter plutôt que sur Valls, qui parle au même moment sur France Inter. La « trash télé » veut du Morano. Twitter veut du Morano. On est cernés par Morano.

A quoi ressemble-t-elle, la machine à produire du Morano à flux continu ? Derrière Morano, il y a Ruquier, et derrière Ruquier, il y a Catherine Barma, la productrice d’« On n’est pas couché ». Celle qui décide d’inviter Morano. Et si Barma invite Morano, c’est exactement pour ça, pour que Morano dérape, sur un point ou un autre, peu importe, qu’elle renverse son verre de gros rouge sur la nappe, et que ce dérapage squatte ensuite le débat au début de la semaine, nourrissant l’attente pour l’émission du week-end suivant.

Le pacte faustien de la télé à clashs

Par définition, Barma est invisible, devrait rester invisible, comme le marionnettiste. Que serait Guignol, si on voyait le marionnettiste ? Mais un reportage du « Supplément » de Canal+ nous la montrait pourtant, ce même week-end, redessinant les plans de table de son émission, traquant dans la nuit parisienne l’humoriste-buzz de demain, expliquant à son chroniqueur Yann Moix qu’il ne fallait pas (trop) faire « chiant », et claquant la bise à Morano, justement, en l’accueillant à l’émission.

Reportage du « Supplément » le 27/09/2015

Le reportage terminé, Barma s’indignait sur le plateau que l’on ne retienne que cet aspect de ses émissions, les engueulades, les clashs, les verres d’eau rageusement balancés. Elle avait raison, d’ailleurs. Ardisson hier, et aujourd’hui Ruquier, ce n’est pas seulement une compile de clashs. Ce sont aussi des espaces où peut se déployer de la parole libre, de la parole artistique, littéraire. La pollution Morano, cet attrape-grand public, est le prix à payer pour entendre, dans la longue durée, Angot, Houellebecq ou Moix. C’est l’éternel pacte faustien de la télé à clashs.

Consigny – Contre Éric Zemmour !

Charles Consigny s’élève contre l’alignement de certains intellectuels sur les élucubrations du Front national. Un appauvrissement de la France.

| Le Point.fr

"La victoire idéologique de Zemmour & Associés n'est pas forcément celle de la vérité et en tout cas pas celle de la bonne foi", assure le chroniqueur du Point.fr.
« La victoire idéologique de Zemmour & Associés n’est pas forcément celle de la vérité et en tout cas pas celle de la bonne foi », assure le chroniqueur du Point.fr.AFP©ALAIN JOCARD

============

commentaires

commentaires

dondiego                                     Je l’ai vu se flinguer en direct chez Ruquier ce n’est pas une femme politique mais tout simplement une écervelée sans envergure .

coomique

@ lagon bleu :                                On aimerait que votre réflexion , vous la fassiez aussi , envers les autres religions , vous les pourfendeurs de notre adn , de la société aseptisée , sans âme, d’une construction politique , qui n’a ni odeur , ni relief , aucune référence , ni tradition , vous êtes les fossoyeurs de tous vos ancêtres , de tous ceux. qui ont construit , par le sang , la misére , la souffrance , ce que vous êtes , inconscients de ce monde , ou que vous alliez, si vous sortez un peu de votre peri boboland, dans les autres pays , les traditions vous sautent aux yeux. les musiques , les fêtes ancestrales , aucun reniement de ce qu’ils sont , une fierté, alors qu’ici , vous voulez gommer jusqu’à votre identité, vous êtes les fomentateurs des troubles de demain , vous en porterez la lourde responsabilité.

Tout mon soutien à Nadine Morano , une fidèle , d’entre les fidéles, ce n ‘est pas ce qu’elle a dit qui est outrancier , mais l’exploitation qui en est faite , une bouée de sauvetage pour la gauche délirante, et l’hésitation pour le ventre mou du centre, procés en sorcellerie qui couvait sous cendres, le bûcher érigé , par les procureurs de la bien pensance, le sale jeu mené par NKM et Juppé , le centre , faute de Sarkozy , de ne pas avoir su mettre fin à la récrée, stoppé cette polémique des mots stériles , les électeurs apprécient , ils sauront trancher

hlibre                           On va donc pouvoir être condamné simplement pour avoir prononcé le mot « race »… alors que « viol » ou « décapitation » sont autorisés ! Certes, il y a des termes plus politiquement corrects comme « population », « ethnie » ou « groupe biologique »… mais quand même ! La liberté d’expression disparait dans notre pays.

whess888                      Ton grand-père est africain. Morte de rire

onsecalme                    Les Républicains doivent comprendre une bonne fois pour toute que c’est ce genre de discours et de posture qui les ont fait perdre en 2012. Heureusement certains d’entre eux travaillent sur ce que les gens attendent : un programme économique efficace et des vues géopolitiques réfléchies en faisant fi des effets d’annonce et autres petites phrases faciles

elomag                              Non, Morano n’a rien inventé. Elle poursuit l’oeuvre de la fameuse « PAROLE DECOMPLEXEE », chère à Eric Zemour, Buisson et d’autres. Son tort est d’être une femme de droite car au fond, ce qu’elle a dit, certains messieurs de l’UMP, pardon des Républicains l’on déjà dit, ou sous-entendu, les Sarkozy, Waulquier, Estrosi, et Hortefeux, n’en pensent pas moins ou le disent de façon feutrée. Alors ma pauvre Nadine, fallait pas t’attendre à leurs câlins, car, tu es venue empiéter sur leur « pré-carré »…

cestmonavis je le donne     Lui par contre ne craint rien. Il est Chef. Pourtant ne dit on pas c est l hopital qui se fiche de la charite.

delirium77delirium7            Ne dit-on pas ‘l’hôpital qui se fout de la charité’ !!! Avec 4 ans de politique Buisson sur son quinquennat ….etc….

dmdo72                                Qu’on se débarrasse d’elle parce que c’est une femme dans un milieu très machiste ou pour d’autres raisons débiles, soit. Mais ses propos sur la race française, si choquants soient ils, n’ont rien d’exceptionnels à droite. Il faudrait alors également retirer l’investiture à Estrosi, tête de liste LR en PACA. Ses déclarations fréquentes sur ce thème n’ont rien à envier à ce qu’on entend du côté du FN.

ouanista                                Mon écoeurement de la classe politique dans son ensemble grandit de jour en jour. Même la droite chloroforme, s’éloigne du Français qui souffre, a peur, est désorientée, pour engranger d’hypothétiques voix. Pour échanger autour de moi, Morano ne fait qu’exprimer la pensée majoritaire. Les Français veulent se retrouver autour d’une même identité, si les races n’existaient pas, le racisme n’existerait pas et ne figurerait pas dans les textes des plus hautes autorités juridiques. Les Français veulent se rassembler, autour des clochers de leur village, pas autour des minarets de DAECH…

pedro  •

  • De ce que j’en ai retenu , je ne me souviens pas de roi Français étant noirs , jaunes ou gris .

    phil  •  

    barma la bobo/socialio manipulatrice d’opinions

    M  •

    La France est ce qu’elle est à l’instant t./

    Pierre  • 

    et oui la France à l origine est un pays de race blanche comme l’Europe, et l’Afrique – sauf l’Afrique du nord, est un continent de race noire, l’Asie de race jaune…. même si ensuite des gens de couleurs différentes sont allés un peu partout dans le monde. En l’espèce il n’y a pas de caractère raciste à direune vérité, mais Ruquier et tous les bons bobo se dépêchent de cracher leur venin, je pensais que ces personnes avaient un minimum de connaissance, et bien non.

  •  Goupil  •  

    Sarkozy est tombé en plein dans le panneau de la Police de la Pensée !
    Maintenant, c’est au PS que revient l’exorbitant pouvoir de dire ce qui est bien et ce qui est mal, ce qu’on a le droit de dire et ce qu’on n’a pas le droit de dire.
    La liberté d’expression ne se négocie pas !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Bohémond  • 

    Je pense que si la candidature de Nadine est retirée, tous les français dignes de ce nom (il en reste si peu) devront mettre dans l’urne un bulletin mentionnant explicitement « Mhairde à Sarko, Hollande et leurs complices ». Un bulletin FN ou NPA ne serait pas mal non plus.

    Stuba  • 

    Marianne n’a pas de race? Il y a donc bien des races alors?

    Jacques  • 

    Je suis désolé d’être blanc mais je vous promet de faire tout mon possible pour corriger cette anomalie….Veuillez me pardonner!

    Jacques  • 

    La France a biffé le mot race de sa constitution. Le plus drôle est qu’on trouve dans ce pays une profusion d’organismes anti-racistes. La logique en est ébranlée!
    La gauche excelle à vivifier le néant…..

    Al  • 

    Comme le disait une internaute, c‘est comme sous l‘occupation allemande, la censure rode partout et baillonne la liberté d‘expression.

    Philippe  •

    Enfreindre les tabous de la bien-pensance est le crime suprême de nos jours.

    mimi  •

    Bravo Nadine, tu parles comme le Peuple, tu parles vrai, tu es sincère, et les Ripoublicains à la sauce NKM, recevront une belle claque en décembre !!!

    pierrety  •

    De toutes façon « les blancs » n’existent que lorsqu’il s’agit de les stigmatiser

    pops  •

    Morano à raison à 400%.
    C’est bien la première fois que les gaullistes crachent dans leurs soupes en reniant leur chef de général. C’est la chianli pour Sarkozyzy.

A.W.                                      Ne pas parler de race, c’est ne parler de rien. Hypocrisie totale en France ou ailleurs, car on est attaque juridiquement. Alors, il ne faut rien dire,  »faire du vent », parler pour ne rien dire, faire des promesses jamais tenues. On est responsable de rien, on peut mentir ( les politiciens savent tres bien le faire) mais cela n’est jamais penalisable. Mme Morano dit de toute maniere ce que beaucoup de gens pensent. La pensée n’est pas encore pénalisable juridiquement…..Ouf, heureusement.

Ouvrez les yeux                      Admirez le langage et la manière de cette dame, accolyte de Sarkosy dont tout l’entourage est mis en examen ou sur le point de l’être ! Cet individu, successivement secrétaire d’État chargée de la Famille (2008-2009), puis de la Famille et de la Solidarité (2009-2010) et ministre délégué auprès du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle (2010-2012) reviendra-t-elle aux affaires ?

bruno lefebvre                        Quelles réactions du CRAN ? Parce que si je suis entièrement d’accord pour déplorer la confusion entre ethnies et race que N. Morano entretient, j’aimerais savoir comment expliquer aux enfants des écoles qu’une association a été reconnue par L’Etat comme légitime pour défendre les intérêts des « Noirs de France ». Ce Conseil Représentatif des Associations Noires fait du phénotype une lecture politique aussi sûrement que N Morano en fait une des Blancs.

Véronique G                           J’ai été faire un tour du côté du Figaro, histoire de voir comment le journal traite de l’affaire Morano. Et bien, c’est pas beau http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/09/30/31001-20150930ARTFIG00306-christine-clerc-nadine-morano-une-chanson-populaire-qui-finit-mal.php Elle est lâchée d’une manière ignoble parce qu’elle vient d’une cité HLM…par contre les internautes ont des commentaires de soutien qui me font froid dans le dos.

 Christian Waterkeyn    On pourrait sans doute utiliser le mot race pour distinguer les blancs des noirs s’il ne servait à exclure des personnes sur des critères totalement non pertinents. Le fait d’être blanc n’a rien à voir avec la culture européenne et vouloir lier l’un à l’autre est une injure à l’humanité et à notre société. L’exclusion sans raison valable est mortifère et c’est cela que combat l’anti-racisme.

Evelyne75                              Pour et comment ! ! M. Consigny sauf le respect que je vous porte, votre talent plumitif excelle dans le domaine politique, vous êtes un tendre, nous présenter M. Zemmour comme un suppôt, du parti de Mme Le Pen c’est réduire son intelligence, qu’il dispense, brillamment par sa culture immense, de nombreux lecteurs, auditeurs et passionnés de son émission sur Paris Première ZEN. Pourquoi vouloir nous offrir un débat décadent. Ce matin la LICRA prend conscience sur RTL que les humoristes qu’elle traine devant les tribunaux brime leur humour par la voix de son président M. Leibowitz qui recommande aux humoristes de revenir à leur métier, quel humour tout comme votre article !
 ablette17                               Belle envolée lyrique de C. Consigny sur la grandeur de la France, phare du monde civilisé.

Mais la situation actuelle n’est-t-elle pas le résultat de toutes ces années de discours bobo-gauchisant que les français semblent ne plus supporter ?
Un ancien qui avait vu beaucoup de choses me disait un jour : « l’histoire est un balancier qui après avoir atteint son point le plus haut reviens inexorablement dans l’autre sens ».
Je ne sais pas si les idées exprimées par les intellectuels tirent la France vers le bas mais ce qui est sur c’est quelles sont en phase avec le ressenti de la majorité des français.
Dont acte.

y                                               E Zemmour écrit depuis longtemps de même que M Onfray et les autres et ils n’ont pas changé d’opinion. Leur combat est le même : contre la bêtise où elle se trouve.

On peut ne pas être d’accord avec eux, Mais M Consigny leur fait un mauvais procès.
C’est seulement aujourd’hui qu’il se rend compte qu’ils existent dans le paysage français !
Quels sont les vrais penseurs de gauche, au fait ?

victoire1                               Hélas, hélas. Ce qui était prévisible, Monsieur Consigny, est rattrapé par le politiquement correct de gauche et le système. Depuis quelques mois, on entendait son discours doucement changé sur RMC et puis quelques papiers décalés sur NS il y a quelques mois.

Voilà c’est fait ! Adieu Mr Consigny

Marc
  • On nous dit que la diversité est une richesse… LOL

    Puls  • 

    Consigny est l’un des pires scribouilleurs qui soit: sous une façade de tolérance et d’humanisme, il crache régulièrement sa haine sur tout ce qui est nationalisme, conservatisme, patriotisme. Tout ce qui va dans le sens de la mondialisation (à la solde des USA) et du renoncement (à la nation) trouve grâce à ses yeux. Le Point ressemble de plus en plus à Libé … Un torchon de plus.

    Rodolphe Hittier  • 

    Sur la photo : Eric au camping.

    fox  • 

    Les mouches amerde détestent entendre la vérité

    Verbatim  • 

    Lu sur causeur.fr
    « En Bavière, en Saxe ou dans le Brandebourg, les témoignages s’accumulent. De nombreux réfugiés chrétiens en provenance de Syrie, d’Irak ou du Kurdistan subissent intimidations et agressions de la part de réfugiés musulmans. Dans plusieurs centres d’accueil mis en place par les autorités locales, la charia s’applique et les chrétiens – minoritaires – sont victimes de brimades. »
    Comme on dit « L’enfer est pavé de bonnes intentions »…

    Sambucucciu  •

    On parle de Zemmour et les mouches arrivent !

  • Icha  • 

    Incroyable… Consigny contre Zemour, mais jamais contre les propos de certains de la gauche extrême..

    Paul  • 

    Pourtant Ruquier avait juré sur la tête de son mignon qu’il ne ferait plus intervenir sur son plateaux le genre haineux Zemmour le juif kabyle…Mais un ordre du prêtre de la culture BHL il le remplace par pire,il fait trôner Moix a sa place par qui la haine de l’autre revient par la bouche ou le kon de la dinde Morano…Faut il supprimé l’émission on n’est pas coucher ?

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :