Mars et çà repart!

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 Dans l’Univers
L’eau sur Mars

Canyon de la vallée Nanedi photographié par la sonde MGS en janvier 1998.
© Cliché NASA/JPL/MSSS

Vue du site d’atterrissage de la sonde Mars Pathfinder dans la vallée Ares.
© Cliché NASA/JPL

Mars vue par la sonde Viking.
© NASA’s planetary photojournal

Vue d’Olympus Mons enregistrée par la sonde MGS, un matin d’hiver en avril 1998.
© Cliché NASA/JPL/MSSS

Un exemple de cratère à « éjectats lobés », situé vers 40° de latitude sud.
© Cliché NASA/JPL/MSSS

Traces de ruissellements, vues sur le mur d’une alvéole située dans les plaines australes.
© Cliché NASA/JPL/MSSS


Mars est aujourd’hui un monde désolé, balayé par les tempêtes de poussières, et plus aride que les déserts terrestres. Les températures moyennes, bien inférieures à 0°Celsius, et la faible pression atmosphérique, 6 hectopascals en moyenne, interdisent la présence d’eau liquide à sa surface. Mais Mars n’a pas toujours été une planète aussi désertique. Dans les années 1970, les photographies des sondes Mariner et Viking ont révélé d’énormes chenaux d’écoulement et des vallées sinueuses formant de vastes réseaux. La grande majorité des scientifiques s’accordent à penser que ces canyons martiens ont été creusés par de l’eau liquide, il y a des milliards d’années. Certaines vallées semblent résulter d’un écoulement d’eau souterrain ayant produit l’effondrement du sol et permis le transport de sédiments. Les chenaux d’écoulement semblent quant à eux résulter de crues catastrophiques provoquées par une résurgence brutale d’eau souterraine. Les missions plus récentes, Mars Pathfinder et Mars Global Surveyor (MGS), ont conforté cette vision. Pathfinder, qui s’est posé dans un chenal d’écoulement, a photographié de gros blocs de pierre, très vraisemblablement charriés par des flots torrentiels. Les images à haute résolution de MGS ont montré des vallées découpées rappellant les rivières terrestres, des dépôts de sédiments en terrasse et peut-être même des lacs asséchés.

Si de l’eau a coulé sur Mars dans un passé lointain, c’est que son climat était plus chaud et son atmosphère plus dense qu’aujourd’hui. Peu après sa formation, il y a 4,5 milliards d’années, Mars s’est probablement, comme la Terre, enveloppée d’une atmosphère épaisse en raison de l’activité volcanique ou d’autres formes de dégazage. Des calculs montrent qu’une pression de 1 à 5 atmosphères de gaz carbonique (CO2) est suffisante pour maintenir, par effet de serre, la température superficielle de Mars au-dessus de 0°Celsius et permettre ainsi la présence d’eau liquide. Mais des questions fondamentales restent sans réponse. Pourquoi le climat martien a-t-il changé si dramatiquement ? Comment Mars a-t-elle perdu son atmosphère ? Qu’est devenue l’énorme quantité d’eau qui a un jour coulé sur la planète ? On pense généralement, qu’en réagissant chimiquement avec les roches de la surface, le gaz carbonique s’est trouvé fixé sous forme de carbonates (calcite, dolomite, sidérite…) dans le sol. Une forte activité géochimique a pu tout d’abord permettre de recycler les carbonates et de relâcher le gaz carbonique dans l’atmosphère par volcanisme. Mais Mars, moins massive que la Terre, n’a pas pu entretenir longtemps un cycle géochimique et un volcanisme suffisamment actifs. La pression du gaz carbonique a peu à peu décliné et l’effet de serre est devenu insuffisant pour maintenir la température atmosphérique au-dessus du point de congélation de l’eau.

Qu’est alors devenue l’eau?
La mince atmosphère actuelle, composée à 95 % de gaz carbonique, n’en contient que des quantités infimes. Cette vapeur d’eau peut se condenser sous forme de givre à la surface, particulièrement vers le pôle Nord où elle forme une calotte de glace permanente (en revanche, la calotte polaire sud, plus froide, semble majoritairement constituée de gaz carbonique gelé). De fins nuages de glace sont également visibles dans l’atmosphère, surtout les matins d’hiver dans l’hémisphère nord. Mais cette eau, sous forme de vapeur ou de glace, ne représente qu’une très faible fraction de l’eau martienne « primordiale ». On pense que des quantités considérables d’eau se sont échappées dans l’espace au cours du temps. En effet, la vapeur d’eau (H2O) est décomposée par le rayonnement ultraviolet du Soleil dans la haute atmosphère, et les atomes d’hydrogène (H) formés, très légers, peuvent échapper à l’attraction gravitationnelle de Mars. Des mesures de l’abondance relative des isotopes de l’hydrogène dans la vapeur d’eau indiquent que plus de 90 % de l’eau évaporée dans l’atmosphère a été perdue par ce mécanisme. Mais de nombreux scientifiques pensent qu’une grande partie de l’eau originelle se trouve aujourd’hui figée dans la croûte martienne sous forme de pergélisol. Une preuve indirecte en est fournie par la présence de cratères météoritiques dits à « éjectats lobés », principalement entre 30° et 70° de latitude sud. Le matériau éjecté par les collisions semble avoir formé une coulée de boue aux abords de ces cratères, ce qui s’explique si l’énergie des impacts a liquéfié la glace située en profondeur dans le sol.

L’idée que Mars est froide, aride, et inactive depuis des milliards d’années vient d’être remise en cause par des clichés pris par la sonde MGS, en orbite autour de la planète depuis 1997. Les scientifiques ont observé des ravines sur les murs de quelques cratères d’impact, les parois d’alvéoles situées à haute latitude australe, et les flancs de deux grandes vallées. Ces marques, semblables à des torrents asséchés, ont probablement été créées par des résurgences d’eau. Elles se concentrent sur les pentes non exposées au soleil, entre 30° et 70° de latitude sud. Les ruissellements sont géologiquement récents – moins de quelques millions d’années – car les structures formées ne sont pas cratérisées. De plus, dans la vallée Nirgal, les dépôts produits recouvrent partiellement des champs de dunes plus anciens. Il reste à comprendre comment la glace du sous-sol a pu fondre dans un passé récent et jaillir en source par endroits, alors que les conditions atmosphériques actuelles l’interdisent. Une possibilité est l’existence d’épisodes de réchauffement induits par la forte inclinaison de l’axe des pôles qui a pu atteindre 45° dans le passé. Une telle configuration aurait permis la fonte partielle du pergélisol, principalement à haute latitude, ainsi que la vaporisation d’une partie de la glace polaire, augmentant ainsi la pression atmosphérique et l’effet de serre. Les conditions auraient alors été réunies pour qu’apparaissent des résurgences d’eau liquide à la surface. Les scientifiques espèrent en apprendre plus avec de nouvelles observations de la sonde MGS et, dans le futur, grâce à la mission Mars Express de l’Agence Spatiale Européenne et au réseau franco-américain de stations de surface Net Lander.

Bruno Bézard
Département de Recherche Spatiale, Observatoire de Paris-Meudon
Bruno.Bezard@obspm.fr

De l’eau salée s’écoulerait sur la planète Mars

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO Hervé Morin

La NASA avait fait miroiter il y a quelques jours une « découverte scientifique majeure » concernant Mars. Depuis, les spéculations allaient bon train sur la webosphère, toujours prête à s’enflammer lorsqu’il est question de la Planète rouge : détection d’une forme de vie, de sources d’eau liquide ? Le suspense a pris fin avec la mise en ligne d’un article présenté lors du Congrès européen de science planétaire, qui se tient à Nantes jusqu’au 2 octobre. Parallèlement, la revue Nature Geoscience a publié, lundi 28 septembre, des travaux de la même équipe détaillant les observations conduites par la sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter (MRO).

Quel était donc ce « mystère martien » enfin résolu, évoqué par l’agence américaine – à qui il a pu arriver de « survendre » certaines découvertes ? Il concerne la nature de coulées saisonnières sombres observées sur des pentes de Mars, lorsque la température y devient plus clémente. Selon Lujendra Ojha (Georgia Tech, Atlanta) et ses collègues, ces écoulements sont constitués de saumures de différentes compositions, faites de chlorate et perchlorate de magnésium et de perchlorate de sodium, mêlés à un peu d’eau.

Les traces sombres visibles sur ce paysage martien seraient dues à des coulées intermittentes de saumure.

Un mélange salé pour rester à l’état liquide

La découverte de telles saumures n’étonnera guère les spécialistes : MRO et son prédécesseur Mars Global Surveyor ont observé depuis longtemps des coulées qui ravinent Mars, en été, sur les versants exposés au soleil. Or on sait que les conditions de température et de pression à la surface de Mars ne permettent pas la stagnation ou l’écoulement en surface d’eau liquide, qui soit gèle, soit s’évapore immédiatement. Il a donc fallu imaginer des combinaisons de sels qui maintiennent le mélange à l’état liquide : sulfate de fer, sels de sodium et d’ammonium, etc. Plusieurs modélisations avaient été avancées ces dernières années.

Parallèlement, l’atterrisseur de la NASA Phoenix – actif près de la calotte polaire Nord de Mars en 2008 – y avait confirmé la présence de perchlorates, également subodorée sur les sites d’atterrissage des missions Viking, lors de nouvelles analyses des données datant de la fin des années 1970. Enfin, en mai 2015, la revue Nature Geoscience annonçait déjà la présence de telles saumures dans l’environnement du rover Curiosity.

Les traînées sombres sur les pentes du cratère martien Garni, longues de quelques centaines de mètres, seraient des coulées de saumure.

Pourraient-elle être sources de vie ? « Si nous combinons ces observations avec la thermodynamique de la formation de ces saumures et à nos connaissances actuelles sur les organismes terrestres, est-il possible pour des organismes de survivre sur ces saumures martiennes ?, s’interrogeait Vincent Chevrier (université de l’Arkansas), qui avait cosigné cette étude. Ma réponse est non. »

« L’activité de l’eau dans les solutions de perchlorate pourrait être trop faible pour servir de support à la vie telle que nous la connaissons sur Terre »

La nouvelle étude de Nature Geoscience ne dit pas autre chose : « L’activité de l’eau dans les solutions de perchlorate pourrait être trop faible pour servir de support à la vie telle que nous la connaissons sur Terre », rappelle-t-elle, même si elle mentionne une sorte d’analogue sur Terre, dans le désert de l’Atacama, où des bactéries extrêmophiles parviennent à survivre.

L’étude détaille la façon dont une nouvelle méthode d’analyse des données recueillies par le spectromètre de MRO a permis de déterminer la composition des coulées intermittentes. « Ce que le spectromètre a analysé, ce ne sont pas les coulées liquides elles-mêmes, précise Marion Massé, du laboratoire Planétologie et géodynamique (université de Nantes-CNRS), cosignataire de l’article, mais la signature des sels une fois l’eau évaporée. »

Ces coulées intermittentes sont situées sur une des pentes du cratère Horowitz.

Le mécanisme imaginé est le suivant : les chlorates et perchlorates présents dans le sol agiraient comme les sels utilisés sur les routes pour prévenir le verglas, ou ceux employés pour lutter contre la condensation dans certaines pièces humides : ils absorberaient la rosée du soir et du matin, en quantité suffisante pour alourdir le sol et entraîner son écoulement lent sur des pentes dépassant 30°. « Nous allons tenter de reproduire ce phénomène en laboratoire », précise Marion Massé, qui insiste sur la nécessité de vérifier que la faible teneur en eau de l’atmosphère martienne ne contredit pas cette théorie. Et de procéder avec prudence, les perchlorates ayant une fâcheuse tendance à exploser

Contrairement à ce que laissait supposer la NASA, le mystère n’est donc pas entièrement résolu. Ces résultats portent sur quatre sites, dont les signataires de l’étude estiment qu’il serait « justifié » de les explorer pour valider cette hypothèse. Nul doute que l’agence américaine, toujours en quête de crédits pour ses missions d’exploration, veillera à relayer cette demande.

Eau sur Mars: les réponses aux 7 questions que vous vous posez

ESPACE – C’est un des mystères de Mars qui vient d’être résolu. Il y a bien de l’eau à l’état liquide sur la planète rouge, a annoncé la Nasa.

C’est une petite révolution scientifique, mais qu’est-ce que cela implique? Le HuffPost répond aux questions que vous vous posez, avec l’aide de François Raulin, professeur à l’université Paris Est Créteil et exobiologiste.

Attendez, on ne savait pas déjà qu’il y avait de l’eau ?

Les titres de presse peuvent parfois être trompeurs (mea culpa). Jusqu’à aujourd’hui, on savait qu’il y avait 2% d’eau sur Mars… gelée. La présence de glace est connue depuis 2003, grâce à la sonde européenne Mars Express. « En 2008, le robot Phoenix avait trouvé de la glace en creusant de quelques centimètres dans le sol martien », précise François Raulin.

eau sur mars

Non, non, je me souviens parfaitement d’eau liquide…

Vous faites peut-être référence à des travaux de la Nasa, publiés en mars dernier, évoquant un océan aussi grand que l’Antarctique. Mais il y a des milliards d’années. Selon ces chercheurs, Mars a perdu 87% de son eau depuis et le reste est majoritairement glacé.

eau sur mars

Et donc il y a de l’eau partout ?

Non, on parle de zones bien spécifiques, où se trouvent des « RSL », des sortes de coulées noires qui apparaissent, en général à flanc de montagne. Elles sont situées dans des régions bien spécifiques, mais plus d’une douzaine ont été observées grâce à la sonde spatiale américaine MRO, lancée en 2005. Depuis 2010, des chercheurs ont commencé à analyser ces données.

eau sur mars

D’accord, mais comment se forment ces coulées ?

Jusqu’alors, c’était un « des mystères de Mars », explique François Raulin. « Elles apparaissent et disparaissent et nous n’avions pas d’explication sur leur origine », précise-t-il. Ce que les scientifiques ont découvert, c’est la présence de plusieurs types de sels hydratés appelés « perchlorates ». « Quand on mélange ces sels et de l’eau, celle-ci devient sombre. Quand l’eau s’évapore, ces lignes deviennent plus claires », schématise l’exobiologiste.

eau sur mars

Je croyais qu’il faisait froid sur Mars. L’eau ne gèle pas ?

Effectivement, il fait en moyenne moins de 60 degrés sur Mars. Mais ces fameux perchlorates fonctionnent un peu comme le sel classique. « Une eau pure, à une température négative, va geler, surtout si l’atmosphère est ténue, comme sur Mars. Mais si l’eau est très salée, le point de fusion est abaissé », précise François Raulin. Faites le test: mettez une bouteille d’eau très très salée dans votre congélateur.

L’étude présentée par la Nasa précise que ces coulées noires sont localisées à des endroits où la température est supérieure à -23°C. A l’inverse, les coulées disparaissent dès que la température descend sous ce seuil. « De plus, ces lignes apparaissent en général sur des pentes exposées au soleil », précise l’exobiologiste.

eau sur mars

Et on pourrait la boire?

« Il vaudrait mieux ne pas la boire, car elle est très chargée en perchlorates, mais ce n’est pas pire qu’à certains endroits de la Terre », selon François Raulin. Et si on imagine que cette eau pourra être utilisée lors d’une exploration humaine de Mars, les choses ne sont pas si simples. En effet, ces zones, de même que d’autres bien spécifiques, sont appelées des « régions spéciales ». Ce sont des lieux où la température et l’hygrométrie permettraient à des bactéries humaines de se développer.

Or, si l’on veut explorer ce genre de régions, il est nécessaire de stériliser drastiquement les outils d’exploration. Inenvisageable donc d’y poser une mission humaine. Pourquoi? La réponse est logique et ancienne, rappelle François Raulin: « L’objectif de ces règles édictées il y a 60 ans par l’ONU est de préserver Mars et d’éviter une contamination terrestre. Car sinon, comment savoir s’il y a de la vie sur Mars? »

eau sur mars

Mais au final, il y a de la vie sur Mars ?

La présence d’eau liquide et de carbone est considérée par la communauté scientifique comme une condition sine qua non à la vie. L’annonce du jour est donc plutôt une bonne nouvelle, mais nous sommes encore loin de savoir si la vie existe ailleurs que sur la Terre.

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Il y a de l’eau liquide sur Mars : voilà pourquoi c’est important

La présence de certains sels hydratés dans des lignes sombres qui apparaissent de manière saisonnière serait la preuve que l’on attendait.

Ces traînées sombres auraient été formée par l'eau qui coule actuellement sur Mars. (NASA/JPL/University of Arizona)Ces traînées sombres auraient été formée par l’eau qui coule actuellement sur Mars. (NASA/JPL/University of Arizona)

A-t-on enfin trouvé de l’eau coulant à la surface de la planète rouge ? C’est la question que les amateurs d’espace se posent depuis jeudi dernier, lorsque la Nasa les a appâtés avec l’annonce… d’une annonce sur un « mystère résolu », qui a tout de suite mis les chroniqueurs scientifiques sur la piste de l’eau.

De l’eau sur Mars, on l’attend depuis longtemps. De l’eau liquide, en tout cas, car nous savons déjà qu’il y a de la glace aux pôles, et peut-être même des ceintures de glaciers sous la poussière martienne. De nombreux chercheurs s’accordent aujourd’hui pour dire que Mars a eu au moins un océan dans son hémisphère nord, dans un lointain passé, même s’il y a des théories alternatives : un scénario évoquait récemment l’hypothèse d’un passé glacé, donc sans océans.

Jusqu’ici, donc, nous avons eu des indices de la possible présence d’eau liquide, mais pas de preuve absolue. L’un des phénomènes les plus prometteurs en ce domaine est ce que l’on a baptisé les « Recurring Slope Lineae » (RSL), ou « lignes de pente récurrentes ». Ce sont des éléments du paysage martien à caractère saisonnier, détectés en 2011 par l’un des instruments de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. Ces lignes sombres, de 50 cm à 5 m de large, s’étendent vers le bas des pentes des montagnes, et apparaissent et disparaissent au rythme des réchauffements et refroidissements de l’atmosphère martienne.

Crédit image : animation montrant les « lignes de pente récurrentes » prises par la caméra HiRise de Mars Reconnaissance Orbiter (Nasa/JPL-Caltech/Univ. of Arizona)

Les sels révélateurs

Restait à démontrer qu’il s’agissait bien d’eau, et c’est ce qui a été fait aujourd’hui : selon une étude qui vient d’être publiée dans « Nature Geosciences« , la sonde Mars Reconnaissance Orbiter a détecté la signature spectrale de sels hydratés en différents lieux de Mars. Ce serait donc le signe que les fameuses RSL seraient bien liées à de l’eau liquide.

Les auteurs ont analysé les données recueillies par le spectromètre de Mars Reconnaissance Orbiter, et ont pu voir que la lumière infrarouge reflétée par certaines des zones sombres, au début de leur apparition, signalait la présence de sels hydratés, « pièce à conviction de la présence d’eau sur les sites inspectés », selon les scientifiques. Ils expliquent :

Ces sels abaisseraient le point de congélation d’une saumure liquide, juste comme le sel sur les routes fait fondre plus rapidement la glace et la neige. »

Lujendra Ojha, auteur principal de cette étude, précise : « Nous avons découvert les sels hydratés seulement lorsque les marques saisonnières étaient les plus larges, ce qui suggère que soit les bandes sombres elles-mêmes, soit un processus qui les forme est la source de l’hydratation. Dans tous les cas, la détection de sels hydratés sur ces pentes signifie que l’eau joue un rôle essentiel dans la formation de ces bandes ». Ces sels seraient donc LA preuve de l’existence actuelle d’eau liquide sur Mars.

Mais d’où vient donc cette eau ?

L’eau pourrait provenir de l’absorption de vapeur d’eau de l’atmosphère, un phénomène connu sous le nom de déliquescence. C’est en tout cas la thèse qu’a soutenue un groupe de scientifiques lors de l’European Planetary Space Congress, qui a lieu à Nantes jusqu’à vendredi. Parmi ces chercheurs, on retrouve Lujendra Ojha et Mary Beth Wilhelm, deux intervenants de la conférence de presse de la Nasa.

Selon eux, si la source des RSL était des réserves de glace souterraine qui fonde lors des printemps et étés martiens, celle-ci serait difficile à reconstituer chaque année, et les réserves se seraient épuisées au fil du temps. Quant à la possibilité de sources d’eau souterraine, qui jailliraient au printemps, elles ne pourraient expliquer la présence de RSL en certains lieux, comme les dunes de sable perméable à l’équateur qui « auraient peu de chances » d’héberger des sources souterraines. Reste donc l’origine atmosphérique, malgré la faible concentration en vapeur d’eau de l’air martien.

Pourquoi il est important de trouver de l’eau

L’eau, c’est avant tout un milieu dans lequel on peut trouver des traces éventuelles de vie. Traces de vie passée, ou de vie microbienne présente, c’est là où il faudrait envoyer des sondes afin de les détecter, si elles existent. « Une question à laquelle nous avons les moyens technologiques de répondre », assure John Grunsfeld, adminstrateur associé de la NASA.

Mais la présence d’eau liquide est aussi un facteur important pour les futures missions martiennes. Si l’on veut implanter des installations permanentes ou même temporaires, avoir un possible approvisionnement en eau ne serait pas à négliger, même si l’eau en question est saturée de sels.

Reste tout de même un bémol : depuis le temps qu’on nous annonce la présence d’eau liquide sur Mars, on pourrait croire que l’on en a une preuve irréfutable. Or, annonce d’aujourd’hui comprise, ce ne sont encore qu’un faisceau d’indices concordants. Comme l’écrit la journaliste scientifique Alexandra Witze sur Twitter : « Si j’avais un dollar pour chaque article que j’ai écrit sur la découverte d’eau sur Mars… »  Pour faire mieux qu’aujourd’hui, la Nasa devra nous fournir un seau d’eau martienne !

Sciences

Pour comprendre d’où vient l’or, il faut regarder vers l’espaceIl y a de l’eau liquide sur Mars : voilà

La Nasa a la preuve que de l’eau coule sur Mars, une découverte révolutionnaire

« C’est une avancée significative qui paraît confirmer que l’eau sous forme de ruisseaux de saumure, coule aujourd’hui à la surface de Mars », a déclaré John Grunsfeld, administrateur adjoint de la Nasa, lors d’une conférence de presse à la suite de la publication de cette découverte dans la revue britannique Nature Geoscience.

Selon l’ancien astronaute, cette découverte « rend possible que la vie pourrait exister sur Mars ».

Cette dernière avancée, obtenue grâce aux images fournies par des observations d’une sonde de la Nasa, le « Mars Reconnaissance Orbiter », à l’aide d’un spectromètre, « appuient fortement l’hypothèse » de la présence d’eau liquide sur Mars de nos jours, ajoutent ces scientifiques français et américains.

« Mars n’est pas la planète sèche et aride que nous pensions qu’elle était », a quant à lui souligné Jim Green, le responsable des sciences planétaires à l’Agence spatiale américaine.

Dans un lointain passé Mars était similaire à la Terre avec des lacs, des rivières qui ont creusé des vallées et aussi probablement un vaste océan, a-t-il rappelé. « Aujourd’hui nous révolutionnons notre compréhension de cette planète ».

« Nos orbiteurs (autour de Mars) découvrent beaucoup d’humidité dans l’atmosphère » et ont déterminé que le sol martien est nettement plus humide qu’anticipé, précise-t-il.

Les scientifiques avaient émis depuis longtemps l’hypothèse que ces traces saisonnières d’écoulement sur des terrains fortement en pente à différents endroits de Mars pouvaient être formées par des coulées de saumure, une solution aqueuse saturée en sel qui ne peut se former sans la présence d’eau.

– ‘Possibilité de vie’ –

Ces traces observées pour la première fois il y a environ quatre ans, qui peuvent faire jusqu’à quelques centaines de mètres de long sur cinq mètres de large, apparaissent seulement pendant les saisons moins froides, s’allongent puis disparaissent quand les températures chutent. Elle apparaissent quand le thermomètre est à moins 23 degrés Celsius, une température à laquelle l’eau peut encore être liquide si elle est fortement chargée de ces sels minéraux.

Les scientifiques n’avaient pas pu étayer jusqu’à présent l’hypothèse que ces traînées saisonnières résultent de l’écoulement d’eau sous forme de saumure.

En avril, d’autres scientifiques avaient rapporté dans le même Nature Geoscience que des perchlorates de calcium étaient présents sur le sol de Mars. Le perchlorate, un type de sel similaire à celui découvert sur ces coulées, est très absorbant et abaisse le point de gel de l’eau de sorte qu’elle reste liquide à des températures nettement plus basses.

Pour Tim O’Brien, professeur d’astrophysique à l’Université de Manchester au Royaume-Uni, qui n’a pas participé à cette recherche, « cette découverte est vraiment exaltante ».

« La Nasa a pu analyser la signature de ce matériau (ces sels hydratés ndlr) et peut voir qu’il s’agit de saumure, ce qui montre clairement que l’eau liquide joue un rôle », a-t-il ajouté.

Mais « les scientifiques ne savent pas d’où vient cette eau, si elle suinte du sous-sol mélangée à des sels minéraux pour former de la saumure où si elle vient de l’atmosphère, comme c’est le cas sur la Terre », a noté le professeur O’Brien.

Il souligne que « la présence d’eau liquide accroît la possibilité de formes de vie microbienne sur Mars aujourd’hui mais ne prouve pas pour autant l’existence de la vie ».

« Toute vie telle que nous la connaissons a besoin d’eau et maintenant que nous avons trouvé de l’eau sur Mars il pourrait y avoir de la vie », souligne l’astrophysicien.

« Notre exploration de Mars a toujours été guidée par la recherche de l’eau dans notre quête pour la vie dans l’univers et désormais nous avons des indications scientifiques convaincantes qui valident ce que nous suspections », a souligné John Grunsfeld.

De l’eau sur Mars : pourquoi le scoop de la Nasa ne mérite pas le bruit qu’il a fait

L’attente aura été longue : dès jeudi 28 septembre, la NASA a commencé son effet d’annonce. Et si, de fait, il s’agit d’une découverte importante, la nouvelle n’a rien d’aussi spectaculaire qu’on aurait pu le croire, comme en témoigne la présence surprise de John Grunsfeld, l’un des astronautes les plus titrés de la NASA.

Atlantico : Après un effet d’annonce qui a démarré ce jeudi 24 septembre, la NASA a enfin annoncé sa découverte ce lundi 28 septembre. La présence d’eau à l’état liquide sur la planète rouge est désormais avérée. Comment peut-on expliquer un tel phénomène ?

Olivier Sanguy : Un contexte rapide : on sait qu’il y a de l’eau sur Mars et depuis maintenant longtemps. Mais cette eau existe soit sous forme solide, de la glace donc, soit sous forme de vapeur. En effet, normalement, l’eau liquide n’est pas possible sur Mars en raison des conditions de température et de pression atmosphérique qui règnent à la surface de la planète rouge. Pour faire simple, lorsque de la glace d’eau «fond» sur Mars, elle se sublime et passe donc directement de sa forme solide à celle de gaz donc de vapeur d’eau. Mais depuis des années, des images des sondes qui tournent autour de Mars, notamment Mars Global Surveyor et Mars Reconnaissance Orbiter (cette dernière fonctionne toujours) montrent des traces sombres sur des pentes. Des traces qui font penser à l’action de l’eau liquide s’écoulant le long de ces pentes. On les appelles RSL pour Recurring Slope Lineae soit traits ou lignes récurrentes sur des pentes. De 50 cm à 5 m de large pour des longueurs de centaines de mètres, elles apparaissent en été à l’équateur et jusqu’à des latitudes moyennes pour ensuite disparaître puis revenir à l’été suivant. Mais l’eau liquide ne pouvant exister à la surface de Mars, comment expliquer ces RSL ? La réponse apportée par la conférence de presse de la NASA du 28 septembre est qu’il s’agit bien d’eau liquide, mais extrêmement salée par des perchlorates. Ceux-ci agissent comme le sel qu’on répand sur les routes en hiver pour éviter que ne se forme du verglas. Sur Mars, cette eau chargée de perchlorates reste liquide jusqu’à -70 °C ! C’est ainsi qu’elle peut s’écouler le long de pentes sur certains reliefs malgré les basses températures et la faible pression.

Quelles ont été les recherches qui ont permis cette découverte ? Comment ont-elles été menées ?

Il s’agit d’un travail qui s’étale sur plusieurs années. C’est un chercheur d’origine népalaise, Lujendra Ojha du Georgia Institute of Technology aux USA, qui s’est penché sur l’hypothèse des saumures, ces eaux chargées de perchlorates. Il travaille avec Alfred McEwen, responsable scientifique de la caméra haute résolution HiRISE de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter qui a acquis plusieurs images montrant l’apparition des RSL l’été, leur disparition à l’automne puis leur réapparition à l’été suivant. C’est grâce à un autre instrument de Mars Reconnaissance Orbiter qu’ils, avec d’autres scientifiques, en sont arrivés à la conclusion exposée ce 28 septembre. L’instrument en question est le spectromètre CRISM qui a détecté la signature spectrale des perchlorates là où il y a des RSL. Cela montre que ces écoulements sont bien de l’eau très salée. Certes, CRISM n’a pa observé les écoulements eux-mêmes, mais les traces laissés par ceux-ci. Les indices sont suffisants pour qu’on puisse affirmer que de l’eau liquide s’écoule sur Mars, selon certaines conditions bien précises toutefois.

Fondamentalement, qu’est-ce que cette découverte a de profondément révolutionnaire ? Est-elle susceptible de modifier la perception dont nous imaginions Mars ou la façon dont nous menons nos recherches spatiales ?

La découverte n’est peut être pas si révolutionnaire en tant que telle. Ces écoulements et le rôle éventuel de l’eau liquide sont étudiés depuis plusieurs années. La nouveauté, est que l’on dispose de mesures associées à un travail sérieux qui démontrent que ces écoulements sont constitués de saumures : on répond donc au pourquoi, à savoir comment de l’eau liquide peut subsister à la surface suffisamment longtemps pour faire les fameuses traces sombres. Certes, on peut dire que l’annonce de la NASA prend l’eau en ce sens qu’elle est moins spectaculaire que spéculée par certains, mais elle prend aussi l’eau en ce sens qu’elle adresse bien la problématique de l’eau liquide sur Mars ! En fait, l’intéressant réside ailleurs. On a donc des perchlorates hydratés qui coulent sur Mars. Mais d’où vient cette eau ? S’agit-il d’eau mélangée au sous-sol sous forme de glace comme on l’envisage depuis longtemps ? Ou bien les perchlorates piègent-ils l’humidité contenue dans l’air martien comme cela a été évoqué lors de la conférence de presse ? Ce serait très intéressant car Mars serait alors une planète moins aride que ce qu’on pensait jusqu’à maintenant !

Enfin, la présence d’eau sur la planète rouge est-elle susceptible de favoriser la présence d’une vie comparable à celle sur Terre ?

Cette eau là pas vraiment. Chargée de perchlorates comme elle doit l’être, on ne peut pas dire que ce soit un environnement favorable au vivant, même si des organismes extrémophiles pourraient, conditionnel fortement de rigueur, s’en accommoder. Les perchlorates sont toxiques et certains font même d’excellents carburants pour fusées ! Pas vraiment la recette idéale pour la vie… Surtout, ces écoulements sont trop épisodiques pour laisser le temps aux mécanismes du vivant d’agir. En revanche, en étant plus général, on peut constater que l’eau est peut-être plus présente sur Mars que ce que l’on pouvait théoriser de façon prudente. Or, la vie telle que nous la connaissons a besoin d’eau liquide. Le rover Curiosity a de plus déjà démontré que de l’eau liquide, sans perchlorates, avait coulé sur la planète rouge il y a fort longtemps, voici environ 3 milliards d’années lorsque les conditions de température et pression étaient différentes. Mars a donc été habitable, mais pas forcément habitée, nuance importante. Malgré tout, on voit très bien que les missions successives apportent chacune des pièces du puzzle martien. Rien que la preuve que des microbes ont pu par le passé se développer sur Mars serait d’une importance capitale : on démontrerait alors que la vie a éclos ailleurs que sur Terre.

De l’eau sur Mars : la planète rouge en Doodle sur Google

La Nasa envisage la première mission habitée vers la planète rouge au plus tôt en 2030. La découverte d’eau sur Mars dope l’espoir d’y trouver la vie.

Source AFP | Le Point.fr

La Nasa ignore encore d'où vient cette  eau responsable de ces traînées qui apparaissent sur des pentes abruptes  à certains endroits de la Planète rouge.
La Nasa ignore encore d’où vient cette eau responsable de ces traînées qui apparaissent sur des pentes abruptes à certains endroits de la Planète rouge.AFP PHOTO /NASA/JPL/UNIVERSITY OF ARIZON

La découverte d’eau sur Mars ouvre la voie à un voyage habité « autour de 2030 »

V.G. avec AFP

une-image-fournie-par-la-nasa-le-27-septembre-2015-montre-la-surface-de-mars_5427491Une image fournie par la NASA le 27 septembre 2015, montre la surface de Mars. Les traces sombres seraient dues à des coulées d’eau salée.    afp.com/-

L’annonce de la découverte d’eau liquide sur Mars par la Nasa n’augure pas seulement la possibilité de trouver de la vie, elle relance aussi l’idée de futurs voyages habités sur la planète rouge.

De source sûre: il y a de l’eau sur Mars. La Nasa avait promis une annonce fracassante pour ce lundi 28 septembre, elle n’a pas menti. L’agence spatiale américaine a affirmé détenir des preuves révélant la présence d’eau liquide salée sur la planète Rouge.

Dans la revue Nature Geoscience, des scientifiques américains et français ont détaillé cette découverte. Ils ont trouvé des signes de sels minéraux « hydratés » -nécessitant la présence d’eau- dans d’impressionnantes traces sombres à la surface de Mars. Voir l’animation qui montre l’évolution de ces « traces sombres » sur plusieurs saisons martiennes:

Au-delà de la confirmation de quasi-certaine présence d’eau sur Mars, une hypothèse soutenue depuis longtemps par de nombreux scientifiques, cette découverte révolutionne la compréhension de la planète rouge. Elle relance aussi l’ambition d’envoyer des hommes sur Mars et la quête d’une forme de vie extra-terrestre.

Comment cette preuve a-t-elle été découverte?

Les informations nécessaires à cette découverte ont été obtenues grâce aux images fournies par les observations de Mars Reconnaissance Orbiter. Cet appareil de la Nasa, équipé d’un spectromètre, a permis aux scientifiques de conclure que « Mars n’est pas la planète sèche et aride que nous pensions qu’elle était ».

Y a-t-il de la vie?

Pas si sûr, car l’eau liquide ne suffit en elle-même. Pour se développer convenablement, la vie a également besoin d’une température équilibrée, d’une gravité suffisamment importante, de la présence d’une atmosphère etc. Mais comme le rappelle FTVI, il existe sur Terre, notamment en Antarctique, des bactéries capables de se développer et se reproduire dans des humidifications semblables à celles observées sur Mars.

Bientôt un voyage sur Mars?

« Notre exploration de Mars a toujours été guidée par la recherche de l’eau dans notre quête pour la vie dans l’univers. Désormais nous avons des indications scientifiques convaincantes qui valident ce que nous suspections », a déclaré John Grunsfeld, un ancien astronaute et administrateur associé à la Nasa.

Va-t-on envoyer des hommes sur Mars? Les observations recueillies laissent penser que « Mars a les ressources nécessaires pour de futurs voyageurs », explique John Grunsfeld. Il est donc « possible », d’organiser une mission humaine « dans un futur proche », a lancé la Nasa. Sur le site communautaire Reddit -où la Nasa organise un chat-, les scientifiques de l’agence spatiales américaines vont même plus loin en donnant une date: « autour des années 2030 ».

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Commentaires

Huangshang  • 

« si j’étais un microbe sur Mars »…mdr j’adore cette phrase. La science ça fait rêver.

Anis Bal  • 

SI GUY BEART ..n’etait pas mort…ma planète est comme l’eau elle est comme l’eau claire…

Mata_Los_EstadosUnidos  • 

La NASA n a plus de fric ! Alors ils divaguent, ils dissertent pour se faire
remarquer…

Cruella  • 

MARS ????? C’est une image de la guerre qui est là ….. AU REVOIR ET DORMEZ BIEN !!!!

Bruno  • 

Pendant ce temps, les Martiens observent tranquillement les Terriens en train de tâtonner…

DENIS  •

Mais oui il y a eu ou il y a de la vie sur Mars. Cette annonce de l’eau qui coule n’est qu’un début. Même les photos livrées au grand public révèlent des fossiles…Alors…La Nasa le sait déjà. Chaque annonce en son temps.

le pacha  • 

Foutaise…on n’est même pas sur de l’existence des ces planétes et même notre propre planète reste encore méconnue !

Lou  • 

L’eau sur Mars, je m’en fiche, par contre l’eau de chez moi qui marron, abîme tout , de mauvaise qualité personne ne fait le nécessaire ,

Ferdi  • 

nous sommes sauvés il y a de l’eau sur mars

killgrouik  • 

Donc on a de l’oxygène et de l’hydrogène ainsi que des sels sans doutes utilisables à des fins chimiques, ce qui rend une mission sur mars plus que possible.

Paul  •

Oh les terriens sont subjugués!; il y eu peut être une goutte sur Mars, pourtant ils ont 70% d’eau à proximité d’eux et pourtant ils ne font pas attention à ce miracle qui étanche leurs soif tous les jours, ils font pire ignorer cette manne d’eau sur la terre ! ils détruisent les océans et l’eau des nappes phréatiques…Alors SVP les scientifiques et les médias, arrêtez votre hypocrisie et vos faux semblants d’émerveillement au dessus de votre tête, vous avez mieux juste à vos pieds…

Alain  • 

Bien sur qu’il y a de l’eau sur Mars, sinon je prendrais mon bain comment ? Bande de gros nazes !

Maurice  • 

Ils ne savent rien mais ils nous disent tout !

Omega Man  •

« ruisseaux de saumure », les martiens vont pouvoir faire des conserves…

HamHam  • 

Sacré Dédé

textostérhum  • 

L eau coule à flot sur Mars et sur Terre c est la bière …héhé

TORPILLE  • 

Ho Ho Ho HO de l’ho, non d’un chien de l’Eau sur Mars, ils nous disent PAS tout, et quand j’écrit que nous venons de Mars on ne me publie PAS , à ces journaleux … Mais la vérité que la planète rouge, n’et pas rouge pour rien ….. bombe hydrogène ?????.

Patrick  • 

Super ! Allons vite nous installer l�-bas et y f… le #$%$ comme sur Terre.

Elodie  • 

Après l’eau sur Mars, l’encre sur Terre….;-)).

CATHELYNE  • 

lol info comme d’hab STERILE

Sergiodarbin  •

de l’eau sur mars !!! super,!je vous invite tous a boire un petit pastis sur mars c’est ma tournée.

Etienne33  • 

Parfait, que tous les américains déménagent là-bas cela supprimera trente cinq pour cent de la pollution sur Terre d’un seul coup.

Hans                                            Si il y a de la saumure, c’est que probablement il y a de la choucroute pas loin. Elle doit être enterrée. Ils sont pas rapides à la NASA, il faut tout leur dire.

TrancheChair                             Dans le restaurant martien ou travaille Elvis Presley?

André-Sz                                      Simplement, je propose que la Nasa expédie sur Mars une bonne poignée de bactéries qui survivent dans le désert de l’Atacama … Nos arrière-petits-enfants recevront en retour une visite amicale de petits hommes verts …

Marcel Godefroy                          Après l’eau chaude les savants découvrent l’eau salée , sidérant !

Jean-Baptiste Clamence            Pour résumer: pas de publication peer-reviewed, ce qui signifie que la NASA se raconte à elle même sa vie et qu’elle est bon public. Le phénomène est totalement spéculatif – on ne sait même pas s’il est possible puisqu’on doit essayer de le reproduire en labo, alors même que les conditions exactes ne sont pas connues. Bref du beau fouttage de gueule à l’américaine.

TrancheChair                               Lisez encore ….. ceci veut dire « peer-reviewed »: « Parallèlement, la revue Nature Geoscience a publié, lundi 28 septembre, des travaux de la même équipe détaillant les observations conduites par la sonde américaine Mars Reconnaissance Orbiter (MRO). »

Cedre2002                                   Annonce scientifique majeure ! C’est tellement excitant . Nos enfants et petits enfants trouverons des traces de vies qui nous paraissent aujourd’hui totalement fantasques . L’univers et l’Evolution ont bien plus d’imagination que nos petits cerveaux; il suffit de regarder la nature qui nous entoure pour en prendre conscience .

Pierre Darun                                reste plus qu’à trouver du ricard, des cahuètes , et on pourra coloniser cette planète ^^
ERWITT GEORGESERWITT GEORGES    C’est très bien d’avoir trouvé de l’eau sur MARS mais ne serait il pas plus urgent de faire en sorte que celle qui se trouve sur notre TERRE indispensable à notre existence cesse d’être polluée par les industries chimiques …cette eau est vitale pour notre civilisation et pour tous les animaux vivants sur notre planète, alors ne serait il pas temps de stopper ce suicide collectif en interdisant tout rejets nocifs et toute forme de pollution dans cette eau …. les sources disparaissent et les océans sont devenus des poubelles ou l’on jette tout ce qui nous encombre .. le nucléaire , les produits chimiques dangereux , les explosifs périmés , des armes des bateaux entiers de produits nocifs et des millions de tonnes de plastiques ……
Flying BlueFlying Blue       Merci pour cet article instructif.
julienas                                            Avant d’aller cultiver des plantes sur mars… Aidons la planète à se nourrir convenablement certaines populations auraient besoin d aide, de matériel. Et de tas d’autres choses pour cultiver leur sol… Donner des millions voir des milliards à leurs gouvernants ne donne que bonne conscience. …

JOJOZz

@Triicia :                                         Heureusement que les scientifiques ne pensent pas comme vous nous n’irions pas bien loin, et heureusement que ces scientifiques et les divers organismes tels que la NASA et l’ESA se moque éperdument de votre avis. Si tout le monde pensait comme vous, nous serions encore cantonnés à l’Afrique et n’aurions jamais pu dominer et étendre notre espèce sur la planète. La découverte de l’univers et de la possible vie (forte probable) ailleurs dans cet univers est la cause la plus louable jamais entreprise par l’homme, vous êtes dans l’erreur la plus totale.

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