La vérité si je mens..où l’effet Bolloré

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Grand Journal : Maïtena Biraben dérape en direct au sujet du Front national

La présentatrice du Grand Journal a répété à deux reprises que le FN tenait un “discours de vérité”. Des propos qui ont immédiatement fait réagir les téléspectateurs sur les réseaux sociaux.

Alors que les audiences du Grand Journal sont qualifiées de “catastrophiques” par la chaine elle-même, l’émission de jeudi soir ne va pas améliorer son image. Au cours de l’émission, la présentatrice Maïtena Biraben a tenu des propos polémiques à l’égard du Front national qui ont été immédiatement critiqués sur les réseaux sociaux.

Face à l’avocat pénaliste Eric Dupont-Moretti dans une émission consacrée au “politiquement correct”, Maïtena Biraben a rapidement franchi la ligne rouge en qualifiant le discours de Marine Le Pen de “discours de vérité” à deux reprises. La séquence est visible à partir de la 18eme minute.

La retranscription de l’échange :

Maïtena Biraben – Les Syriens qui sont venus d’Allemagne en France (…) sont pour la moitié d’entre eux repartis. Vous le comprenez ? Ca vous pose un problème ?

Eric Dupont-Moretti – Oui j’habite une région où il y a des villages abandonnés et je me dis : ‘On ne pourrait pas leur donner ?’. Ils pourraient les reconstruire et participer à l’économie. Il faudrait d’ailleurs un jour que l’on dise ce que les immigrés ont apporté. Ma mère faisait partie de ceux là. Ca me touche infiniment.

Maïtena Biraben – Vous dites que la France n’est plus le pays des droits de l’homme.

Eric Dupont-Moretti – Oui, c’est le pays le plus condamné par Strasbourg. Enfin derrière la Turquie, ce qui n’est tout de même pas un truc fantastique.

Maïtena Biraben – Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour que ça change ?

Eric Dupont-Moretti – Il faudrait que les juges aient le courage d’aller de l’avant. Malheureusement, les avancées en termes de libertés publiques ce sont des coups de pieds au cul que l’on s’est pris de Strasbourg. Par exemple, la présence de l’avocat en garde à vue, c’est un coup de pied au cul venu de Strasbourg.

Maïtena Biraben – Vous savez que ces propos, les propos de la vérité sont souvent tenus et incarnés par le Front national aujourd’hui. Rarement par le Parti socialiste, très rarement par les partis classiques, c’est quelque chose qui vous pose problème ? Ou que vous entendez et qu’à la fin des fins, vous comprenez ?

Eric Dupont-Moretti – Le Front national est pour moi un véritable problème. Je pense que c’est une petite entreprise qui marche bien.

Maïtena Biraben – (elle le coupe) C’est le premier parti de France, Eric Dupont Moretti.

Eric Dupont-Moretti – C’est terrifiant et rien n’y fait. Et quand on voit cette petite mascarade entre le père et la fille… Les électeurs n’ont pas à l’évidence pas pris acte de cela. Le vieux s’est occupé des juifs, elle s’occupe des arabes. Je trouve que ces gens n’ont pas ces fondamentaux qui sont à mes yeux essentiel dans ce qu’est la nation. Je ne me reconnais pas dans ces gens là…

Maïtena Biraben – (elle le coupe à nouveau) Et pourtant les Français se reconnaissent dans ce discours de vérité qui est tenu par le Front national.

Eric Dupont-Moretti – Hélas et c’est pour moi absolument, terrifiant. Terrifiant. C’est un parti fondé sur la haine et je pense qu’en période de crise, la peur de l’autre revient de façon récurrente. C’est leur fond de commerce.

Contrairement aux dires de l’animatrice phare de Canal +, le Front national n’est pas le premier parti de France que ce soit en nombre d’adhérents, en nombre d’élus ou bien encore en nombre de voix. Et ses propos au sujet du “discours de vérité” du FN répétés à deux reprises interrogent sur le revirement éditorial de la chaîne. Tout cela alors que Vincent Bolloré était auditionné aujourd’hui au CSA après avoir liquidé tout l’état major de la chaîne cet été.

Le Grand Journal: selon Maïtena Biraben, le FN « tient un discours de vérité »

La présentatrice de Canal+ Maïtena Biraben célèbre le 30e anniversaire de la chaîne cryptée le 4 novembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris.© AFP/KENZO TRIBOUILLARD La présentatrice de Canal+ Maïtena Biraben célèbre le 30e anniversaire de la chaîne cryptée le 4 novembre 2014 au Palais de Tokyo à Paris. La présentatrice, en interviewant l’avocat Eric Dupont-Moretti, a présenté le FN comme « le premier parti de France » qui tient « les propos de la vérité ». Polémique instantanée. Ce vendredi matin, l’avocat défend Maïtena Biraben.Le Grand Journal n’en finit plus de rater sa première rentrée de l’ère Bolloré. Plombée par des audiences en chute libre, l’émission phare de Canal+ vient de faire une nouvelle sortie de route ce jeudi avec sa présentatrice Maïtena Biraben. Au cours d’une interview de l’avocat Eric Dupont-Moretti, cette dernière a clairement dérapé en tenant des propos qui pouvaient sembler tout à fait favorables au Front national.

« Le discours de vérité »

« C’est le premier parti de France », a-t-elle d’abord assuré. Il s’agit d’une reprise sans pincettes du message martelé par les partisans du FN après le premier tour des départementales de mars dernier. La sortie de la présentatrice fait fi de la dispersion des voix avant un second tour où le FN n’a finalement remporté aucun département. Elle fait également fi du fait que le PS et Les Républicains comptent bien plus d’adhérents que le FN (respectivement 130 000 et 180 000 contre 50 000). Elle ne s’est malheureusement pas arrêté là.

A deux reprises, la présentatrice a fait preuve d’ambiguïté concernant les positions défendues par le FN. « Les propos de la vérité sont souvent tenus et incarnés par le Front national aujourd’hui, rarement par le Pari socialiste, très rarement par les partis classiques », a-t-elle déclaré pour interroger son invité sur l’attrait du FN. Et d’en remettre une couche juste après: « Et pourtant les Français se reconnaissent dans ce discours de vérité qui est tenu par le Front national ».

Le soutien du FN

Dans 20 minutes, l’avocat Eric Dupond-Moretti, invité jeudi soir du Grand Journal, s’énerve contre cette polémique: « C’est du direct. Qui peut penser que Maïtena Biraben pense qu’il s’agisse d’un discours de vérité? » L’avocat précise qu’il fallait interpréter cette phrase comme celle de Fabius en 1984, « Le Front national pose les bonnes questions mais apporte de mauvaises réponses ». Dupond-Moretti ajoute: « C’est débile de faire une polémique comme ça. Le langage est complètement cadenassé. C’est insupportable ces conneries. »

Le Front national, de son côté, ne s’est pas privé pour tirer profit de la polémique. Marion Maréchal-Le Pen a ainsi soutenu sur Twitter Maïtena Biraben, la jugeant « à l’épreuve du conformisme idéologique de sa profession ».

« Discours de vérité du Front national »: Maïtena Biraben répond à la polémique

 LEXPRESS.fr

maitena-biraben-canal_5379193Maïtena Biraben n’a pas dérapé. C’est elle qui le dit. AFP PHOTO / FRANCOIS GUILLOT

Sans rien reconnaître de l’ambiguité de ses propos qui pouvaient passer pour une promotion du parti d’extrême-droite, la présentatrice s’est bornée à dire qu’il n’était question « que de la forme ». Un peu court.

Après 24 heures de silence, Maïtena Biraben est revenu sur ses propos polémiques sur le Front national. « Les Français se reconnaissent dans ce discours de vérité qui est tenu par le Front national », avait-elle dit au cours de son interview de l’avocat Eric Dupont-Moretti dans Le Grand Journal.

L’animatrice ne s’est pas excusée. « Il est question de forme, pas du fond », a-t-elle expliqué, visiblement agacée, en ouverture du Grand Journal de ce vendredi. « J’aurais pu dire un discours cash, un discours anti-langue de bois, c’était sans ambigüité pour mon invité », a-t-elle ajouté, en invitant ceux qui auraient un « doute » à aller voir le « replay » de l’émission.

« Personne ne le regarde, mais tout le monde le critique »

Aucune maladresse donc pour la présentatrice difficilement soupçonnable de vouloir faire le jeu d’un FN malgré tout venu à sa rescousse. A n’en pas douter, la réponse a été longuement travaillée avec la communicante de crise Anne Hommel, qui l’accompagne depuis sa prise de fonction à la tête du Grand Journal.

L’étoile montante de Canal+ a fini par appeler ses « confrères » journalistes à être « un tout petit plus détendus ». Pas sûr cependant que cette polémique permette de relever les audiences catastrophiques du programme. « Le Grand Journal, personne ne le regarde mais tout le monde critique », a, à cet égard, rappelé son chroniqueur-reporter-comédien Cyrille Eldin.

Maïtena Biraben ou le symptôme de la « lepénisation des esprits »

A force d’asséner, de ressasser, de marteler ses mensonges, le Front National finit par réussir à les imposer dans le débat public. Jusque sur le plateau du Grand Journal.

Le brevet de « vérité » accordé au Front National jeudi soir 25 septembre par Maïtena Biraben sur le plateau du Grand Journal est un lourd de sens. Non pas sur les convictions politiques de l’animatrice elle-même, dont on ignore à peu près tout, et qui n’ont pas grande importance. Pas davantage sur sa compétence professionnelle : tout journaliste est susceptible de commettre des erreurs, surtout en direct, et l’on se gardera bien de prétendre donner des leçons. Sans doute la brutale reprise en main de Canal+ par Vincent Bolloré n’est-elle pas étrangère à ce dérapage, tant elle fait peser une lourde ambiance sur l’ensemble de la chaîne, et plus encore sur sa vitrine que fut le Grand Journal.

Mais là n’est pas l’essentiel. Au-delà de ces circonstances, il est une leçon à tirer de ce malheureux épisode. La sortie, sans doute involontaire, de Maïtena Biraben n’est pas un scandale, c’est un symptôme. Le signe qu’à force d’asséner, de ressasser, de marteler ses mensonges, le Front National finit par réussir à les imposer dans le débat public. On appelle ça la « lepénisation des esprits » et celui de Maïtena Biraben a semblé un instant, et sans même s’en rendre compte, atteint par ce mal qui ronge depuis déjà longtemps le débat public.

Quel est le principal symptôme de cette pathologie ? Elle se manifeste lorsqu’une idée fausse portée, et clamée sur tous les tons par l’extrême droite, finit par se grimer en une prétendue évidence de bon sens. Ainsi, la faute commise par Maïtena Biraben n’est-elle en rien une faute morale, mais tout simplement une faute professionnelle. En l’espace de quelques secondes, l’animatrice a commis deux erreurs factuelles. Décryptage.

« Un discours de vérité ». Vraiment ?

La première erreur consiste à expliquer doctement :

Les Français se reconnaissent dans ce discours de vérité qui est le discours du Front National ».

Ah, bon ? Notons bien que Maïtena Biraben ne dit pas « une partie des Français », et pas même une « frange croissante des Français ». Non, elle affirme : « Les Français ». Tous. Sans exception.

Rappelons que si le Front national est estimé à environ un quart des suffrages dans la plupart des sondages, cela signifie que 75 % des électeurs ne votent pas pour lui. Ce qui fait quand même les trois quarts des Français qui ne se reconnaissent pas dans le discours du parti d’extrême droite. Ajoutons au passage que si la patronne du FN a plutôt le vent en poupe, sa dernière cote d’avenir mesurée par l’institut Sofres ne s’élève qu’à… 26 % des personnes interrogées qui souhaitent « lui voir jouer un rôle important dans les semaines et mois à venir « . Elle est très loin du peloton de tête, nettement distancée, par exemple, par Alain Juppé (43%), Manuel Valls (38%), Ségolène Royal (31 %) ou encore Emmanuel Macron (28%).

Le « premier parti de France ». Faux !

La deuxième erreur factuelle est tout aussi grave : Maïtena Biraben affirme, là aussi comme une évidence, que le FN serait « le premier parti de France ».

Marine Le Pen et ses acolytes ont beau le répéter, c’est faux ! Aux dernières élections départementales, en mars 2015, le parti d’extrême droite a été nettement devancé par l’UMP. Même chose lors du dernier scrutin présidentiel, en 2012, où Marine Le Pen n’est arrivée qu’en troisième position derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy. Il n’y a qu’aux européennes de juin 2014 où le FN ait décroché la pole position avec 24,8 % des voix, dans un contexte d’abstention record, 57 % des inscrits n’ayant pas voté !

De même, le FN ne dispose-t-il que de deux députés sur 577, deux sénateurs sur 348, une dizaine de mairies sur 36.000 communes, et il n’a remporté qu’une trentaine de cantons sur plus de 2.000 en mars dernier, ce qui est loin d’en faire le premier parti de France.

Enfin, le parti d’extrême droite n’est pas non plus celui qui a le plus grand nombre de militants. Le FN disposait en effet, selon ses propres chiffres, de 51.000 adhérents lors du référendum interne portant sur la « présidence d’honneur » de Jean-Marie Le Pen en juin dernier. Ils étaient à la même période 130.000 inscrits au PS, pour le vote du congrès de Poitiers, et le parti Les Républicains compte aujourd’hui 178.000 adhérents.

Le poids des mots justes

Le Front National n’est donc en rien « le premier parti de France » dans les faits. Le souci, c’est qu’il semble parfois le devenir dans de nombreuses têtes.

Ainsi Maïtena Biraben a-t-elle commis une troisième erreur, plus lourde encore, et sans doute là aussi involontaire, lorsqu’elle lui a attribué, toujours comme une évidence, l’honneur d' »incarner des propos de vérité » que ne tiendraient plus le PS et la droite. La langue de l’animatrice a sûrement fourché. Car rien ne justifie de proférer un tel jugement de valeur parfaitement subjectif si ce n’est… un certain air du temps.

Il y a longtemps que le FN se déguise en parti du peuple exprimant les « vérités » de celui-ci, et tout un pan du choeur médiatique reprend mécaniquement cette antienne sans prendre conscience que la grande majorité du peuple demeure foncièrement hostile au parti d’extrême droite.

Les ressorts de cette « lepénisation des esprits » sont aisément explicables. Elle tient à la paresse avec laquelle nombre d’observateurs ont gobé le mensonge fondateur du « marinisme ».

Non, sous la férule de Marine Le Pen, le Front national ne s’est ni recentré, ni respectabilisé. Ce n’est pas parce qu’il s’est débarrassé de son fondateur, et de ses saillies antisémites, qu’il se serait en quoi que ce soit ramolli ou qu’il se serait transformé en parti de gouvernement. Au contraire, il suffit de lire et de relire son programme, et d’écouter Marine Le Pen et ses lieutenants vitupérer leur haine contre les étrangers pour constater que le FN demeure, sans l’ombre d’un doute, un parti foncièrement raciste et xénophobe. A ce titre, l’actuelle crise des réfugiés devrait dessiller les yeux des plus naïfs et servir de révélateur quant à la vraie nature du « marinisme ».

Depuis des semaines, sans jamais faire preuve de la moindre compassion pour l’une ou l’autre des 3.500 victimes, hommes, femmes et enfants, noyées depuis le début de l’année dans la Méditerranée, Marine Le Pen répète qu’il faut par tous les moyens repousser ces « envahisseurs » qui prétendraient « détruire la France ». La présidente du FN ne parle jamais de « réfugiés », ni même de « migrants », mais de « clandestins » qu’il faudrait tous, sans exception, et quelle que soit leur situation, renvoyer en bloc dans leur pays d’origine, même si celui-ci est en guerre comme la Syrie ou l’Irak.

L’extrême droite sait que le combat politique est aussi un combat lexical. Il serait temps que les défenseurs des idéaux des Lumières et des valeurs de la République s’en souviennent. Et s’appliquent, à leur tour, à user des mots justes.

« Grand Journal » : Maïtena Biraben sur le FN, « il était question de forme et pas de fond »

Sur Canal+, la présentatrice a mentionné le supposé « discours de vérité » du Front national. Du petit lait pour le parti de Marine Le Pen.

La présentatrice Maïtena Biraben et l'équipe du
La présentatrice Maïtena Biraben et l’équipe du « Grand Journal », le 4 septembre 2015 sur le plateau de l’émission. (MAXPPP)

Après la catastrophe industrielle, la polémique. La présentatrice du « Grand Journal », Maïtena Biraben, est sous le feu des critiques pour avoir évoqué à deux reprises, jeudi 24 septembre, le supposé « discours de vérité » du Front national. Une affirmation qui lui vaut de nombreuses critiques et le soutien des dirigeants frontistes.

Francetv info rembobine le film de cette polémique.

Acte 1 : lors d’une interview d’Eric Dupont-Moretti, Maïtena Biraben parle du « discours de vérité » du FN

Sur le plateau, l’avocat Eric Dupont-Moretti répond aux questions de Maïtena Biraben sur le « politiquement correct ». « Les propos de la vérité sont souvent tenus et incarnés par le Front national aujourd’hui, rarement par le Parti socialiste, très rarement par les partis classiques », avance la présentatrice, ajoutant ensuite que « les Français se reconnaissent dans ce discours de vérité qui est tenu par le Front national ». 

Et quand l’avocat qualifie le parti d’extrême droite de « petite entreprise qui marche bien », elle l’interrompt pour préciser que « c’est le premier parti de France ».

Ces deux expressions – « discours de vérité », « premier parti de France » – occupent une place de choix dans les éléments de language du Front national. Comme l’explique Le Monde, le FN compte pourtant « trois fois moins d’adhérents que le PS et l’UMP ». Si, aux départementales, il a bien obtenu le plus grand nombre de voix aux deux tours, « il arrive à peine huitième » en nombre d’élus (62). Toutes élections confondues, le FN compte 1 624 élus et figure au 7e rang.

Acte 2 : des internautes et des personnalités du PAF s’offusquent

Ces petites phrases ne passent pas inaperçues. Des internautes et des personnalités médiatiques, comme Roger Zabel ou Didier Porte, dénoncent immédiatement ces propos sur Twitter.

Sur BFMTV, Philippe Gildas, ex-présentateur de l’émission « Nulle part ailleurs » sur Canal+, a sobrement commenté : « Je n’ai jamais fait une connerie comme celle-là. »

Acte 3 : Eric Dupont-Moretti puis le FN volent à son secours

Témoin privilégié de cette bourde, le célèbre avocat pénaliste défend la présentatrice. « C’est du direct. Qui peut penser que Maïtena Biraben pense qu’il s’agisse d’un discours de vérité ? confie-t-il à 20 MinutesC’est débile de faire une polémique comme ça. Le langage est complètement cadenassé. C’est insupportable ces conneries. »

Sans surprise, des dirigeants frontistes, sans doute satisfaits de voir leurs éléments de langage repris par la présentatrice, prennent sa défense sur Twitter.

Acte 4 : Maïtena Biraben ne regrette rien et parle d’une « question de forme »

Au lendemain de la polémique, Maïtena Biraben s’est justifié, au début du « Grand journal ». Elle a avancé une question de forme et non de fond dans l’utilisation de l’expression « discours de vérité ». « C’était d’ailleurs très clair pour Maître Dupont-Moretti, qui était présent sur le plateau et que je remercie », a-t-elle rajouté.

Sans regrets, la présentatrice a renvoyé ses détraqueurs au replay de l’émission pour éviter « tout nouveau raccourci » et a ajouté ironique :« Merci à mes collègues de suivre avec autant d’attention notre émission, (…) mais n’hésitez pas à être un tout petit peu plus détendus. »

Grand Journal : le FN soutient Maïtena Biraben, Dupond-Moretti la défend

5126387_biraben_545x460_autocropLa journaliste Maïtena Biraben sur le plateau du Grand Journal, le 4 septembre dernier. (LP/OLIVIER LEJEUNE)

Maïtena Biraben fera-t-elle une mise au point ce vendredi soir à l’ouverture du Grand Journal ? Depuis jeudi soir, la journaliste est tancée pour deux questions posées en direct à son invité, l’avocat Eric Dupond-Moretti, dans lesquelles elle semble affirmer que le Front national est le « premier parti de France », un argument du FN pour démontrer son ascension, et qu’il est seul à tenir « un discours de vérité », phrase qu’elle prononce à deux reprises.

Un soutien encombrant pour l’ancienne animatrice du « Supplément », qui a pris les rênes du « Grand Journal à la rentrée ». Un soutien immérité, selon Eric Dupond-Moretti. Le ténor du barreau, joint par 20 Minutes, estime « débile de faire une polémique comme ça ». « C’est du direct. Qui peut penser que Maïtena Biraben pense qu’il s’agisse d’un discours de vérité ? », défend l’avocat. « Le langage est complètement cadenassé. C’est insupportable, ces conneries».

Le Grand Journal : pour Maïtena Biraben, le Front national tient «un discours de vérité»

LE SCAN TÉLÉ – L’animatrice du talk-show de Canal + a regretté que ni le Parti socialiste ni les autres partis «classiques» ne tiennent les «propos de la vérité» que le Front national, selon elle, incarne.

Maïtena Biraben recevait, ce jeudi soir, l’avocat Éric Dupont-Moretti dans une émission consacrée au «politiquement correct». La journaliste l’a interrogé sur ses déclarations antérieures, selon lesquelles la France ne serait plus «le pays des droits de l’homme». Évoquant ensuite le Front national, l’animatrice a estimé que les «Français se reconnaissent dans ce discours de vérité qui est tenu par le Front national». Elle déplorait que ni le Parti socialiste ni les partis classiques ne se saisissent aussi franchement des enjeux.

Maïtena Biraben. – Vous dites que la France n’est plus le pays des droits de l’homme…

Éric Dupont-Moretti. – Oui, c’est le pays le plus condamné par Strasbourg. Enfin derrière la Turquie, ce qui n’est tout de même pas un truc fantastique.

M.B. – Qu’est-ce qu’il faudrait faire pour que ça change?

É. D.-M. – Il faudrait que les juges aient le courage d’aller de l’avant. Malheureusement, les avancées en termes de libertés publiques, ce sont des coups de pieds au cul que l’on s’est pris de Strasbourg. Par exemple, la présence de l’avocat en garde à vue, c’est un coup de pied au cul venu de Strasbourg.

M.B. – Vous savez que ces propos, les propos de la vérité sont souvent tenus et incarnés par le Front national aujourd’hui. Rarement par le Parti socialiste, très rarement par les partis classiques, c’est quelque chose qui vous pose problème? Ou que vous entendez et qu’à la fin des fins, vous comprenez?

É. D.-M. – Le Front national est pour moi un véritable problème. Je pense que c’est une petite entreprise qui marche bien. (…).C’est terrifiant et rien n’y fait. Et quand on voit cette petite mascarade entre le père et la fille. Les électeurs n’ont pas à l’évidence pas pris acte de cela. Le vieux s’est occupé des Juifs, elle s’occupe des Arabes. Je trouve que ces gens n’ont pas ces fondamentaux qui sont à mes yeux essentiels dans ce qu’est la nation. Je ne me reconnais pas dans ces gens-là…

M.B. – Et pourtant les Français se reconnaissent dans ce discours de vérité qui est tenu par le Front national…

É. D.-M. – Hélas et c’est, pour moi, absolument terrifiant. Terrifiant. C’est un parti fondé sur la haine et je pense qu’en période de crise, la peur de l’autre revient de façon récurrente. C’est leur fonds de commerce.

Maïtena Biraben : des personnalités du FN lui apportent leur soutien !

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Ses propos sur le FN ne passent pas !Jeudi 24 septembre, Maïtena Biraben prononçait ces mots en direct, dans Le Grand Journal de Canal Plus, qu’elle présente à la place d’Antoine de Caunes depuis la rentrée. « Les Français se reconnaissent dans ce discours de vérité qui est tenu par le Front national » lançait l’animatrice face à son invité, l’avocat Eric Dupont-Moretti.

Maïtena Biraben : des personnalités du FN lui apportent leur soutien !©Abaca Maïtena Biraben: des personnalités du FN lui apportent leur soutien ! Vivement critiquée depuis, Maïtena Biraben peut compter sur le soutien des personnalités du Front National qui n’ont pas tardé à s’emparer d sujet. Marion Maréchal Le Pen, Gilbert Collard ou encore Florian Philippot ont tous réagi sur Twitter.

« Maïtena Biraben à l’épreuve du conformisme idéologique de sa profession. Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire… » a twetté la première, « Quand M Biraben dit que le FN tient un discours de vérité, les patineurs du PAF parlent de dérapage: sur la banquise du conformisme ça glisse » le second et « La caste perd la tête : lyncher une journaliste car elle pose des questions qui déplaisent aux chantres de la pensée unique. #MaïtenaBiraben » pour le dernier.

Maïtena Biraben et le FN : derrière le dérapage, un changement de ligne ?

LE MONDE Alexis Delcambre et Alexandre Piquard

L’animatrice du « Grand Journal », Maïtena Biraben, est visée par une polémique pour avoir évoqué deux fois au cours de l’émission, jeudi 24 septembre, le discours « de vérité » du Front national, dans lequel, selon elle, « les Français se reconnaissent ». Simple maladresse d’expression surexploitée médiatiquement ou phrase révélatrice ? Difficile de répondre. Pour Eric Dupond-Moretti, l’avocat que Mme Biraben interrogeait ce jour-là, la polémique est « débile ». De son côté, joint par Le Monde, Canal+ a choisi de ne pas commenter. Mme Biraben, elle, a assuré que son expression désignait « la forme, pas le fond » du discours frontiste.

Lire aussi : Maïtena Biraben assure avoir voulu parler « de la forme, pas du fond » du discours du FN

À un moment où la chaîne est scrutée, car elle a changé de mains depuis l’arrivée de Vincent Bolloré à la tête de Vivendi, plusieurs séquences du « Grand Journal » impliquant des responsables du FN ont récemment été taxées de complaisance. Lors de l’émission du 9 septembre, un sujet, tourné le week-end précédent à l’université d’été du Front national, montrait le journaliste Cyrille Eldin plaisantant avec Marine Le Pen et d’autres cadres. Quelques jours plus tard, le 15 septembre, Maïtena Biraben recevait Robert Ménard, le maire de Béziers, présenté comme « un pro de la com ».

« Une chaîne de bobos de gauche »

L’animatrice du « Grand Journal » est consciente que Canal+ a une image de chaîne de « bobos de gauche ». Et fait le lien avec le traitement du FN, comme elle l’a expliqué à TéléObs en juin, alors qu’elle était en charge du « Supplément » :

« S’il y a bien une personne que j’attends, c’est Marine Le Pen. Elle ne veut pas venir sur Canal+. Elle considère que c’est une chaîne de bobos de gauche et j’en pâtis. Je suis certainement bobo mais personne ne peut dire si je suis de gauche ou de droite. Je le répète : elle est la bienvenue dans Le Supplément quand elle veut. »

Maïtena Biraben a précisé aussi sa vision du traitement journalistique du FN :

« Je ne comprends pas cette polémique qui consiste à se demander s’il faut ou non interviewer les personnalités du FN. Si ce parti est autorisé, je ne vois pas pourquoi je me pincerais le nez pour recevoir ses élus. Ils nous doivent des comptes, pas plus pas moins que ceux d’autres partis. »

Elle rêve aussi d’accueillir « Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron, Matteo Renzi, Yanis Varoufakis, le ministre grec des finances, Hillary Clinton, Bill Gates ou Vladimir Poutine. (…) Je ne m’interdis rien. »

Contre un Canal+ « arrogant » et « parisien »

L’approche personnelle revendiquée par Maïtena Biraben prend un relief particulier dans un contexte de grande attente autour de la ligne du « nouveau Canal », repris en main depuis juillet par l’homme d’affaires Vincent Bolloré. Depuis leur arrivée à la tête de Canal+, M. Bolloré et ses hommes insistent sur le fait que les chaînes du groupe doivent éviter d’être trop « clivantes », notamment avec les sujets politiques ou religieux. À la direction de Vivendi, on souhaite ainsi tourner le dos à un Canal+ décrit comme trop « arrogant » et « parisien ».

Ces qualificatifs ne sont pas sans rappeler ceux-là mêmes qu’employait récemment encore Marine Le Pen ou Eric Zemmour pour parler de la chaîne. Ces dernières années, la présidente du FN a choisi de cibler Canal+, faisant de la chaîne un symbole, à ses yeux, du « conformisme » et du « prêt-à-penser ».

Cela ne l’a pas empêché d’accepter souvent les invitations de la chaîne, bien avant l’arrivée de Maïtena Biraben au « Grand Journal » : elle s’est rendue quatre fois dans le talk-show entre 2004 et 2011 puis, depuis 2011, au moins une fois par an, mais pas jusqu’ici en 2015. Elle a également été invitée au moins trois fois de la matinale d’i-Télé cette année.

Dans ses relations avec Canal+, Mme Le Pen a régulièrement mis en scène son hostilité envers un média qu’elle a décrit peuplé de « bobos horribles ». La tension a été particulièrement vive avec « Le Petit Journal », qu’elle a – sans succès – attaqué en justice en 2011 et dont les journalistes ont été à maintes reprises refoulés d’événements organisés par le FN, avant qu’une équipe de l’émission soit agressée lors du défilé du parti le 1er mai 2015. En février, Mme Le Pen, interrogée lors d’un déplacement, assurait même : « Je ne réponds pas à Canal+. » Plus généralement, Mme Le Pen a multiplié les échanges musclés avec des figures de Canal+ comme Michel Denisot ou Anne-Sophie Lapix, qui l’avait mise en difficulté en janvier 2012 dans Dimanche +.

Le souvenir de l’éviction d’Eric Zemmour

Cette relation houleuse avec le FN – la chaîne n’est pas la seule : Mediapart, Le Monde ou France Inter, entre autres, ont aussi subi ses critiques – a-t-elle vocation à s’apaiser ? Les mots de Maïtena Biraben, lâchés en direct, ne suffisent pas à l’établir.

Depuis juillet, la prise de contrôle de Canal+ par le nouveau patron de Vivendi s’est accompagnée d’un soupçon de motivations politiques. M. Bolloré a été accusé de vouloir supprimer les « Guignols » pour faire plaisir à son ami Nicolas Sarkozy, ce qu’il a démenti.

Lire aussi : Face au CSA, Vincent Bolloré multiplie les gestes d’apaisement

Mais la vision exprimée par Vivendi d’une chaîne qui ne doit pas exclure des catégories de personnes – et de spectateurs et clients – évoque l’argumentation d’une radio comme RTL pour justifier le maintien à l’antenne d’Eric Zemmour, considéré comme incarnant un courant de l’opinion. La direction précédente de la chaîne d’information en continu du groupe Canal+, i-Télé, limogée depuis, s’était illustrée par son éviction de l’essayiste militant, fin 2014. Une décision qui avait déplu à la direction de Vivendi.

À la rentrée, la nomination à la direction de la rédaction d’i-Télé de Guillaume Zeller – fidèle de M. Bolloré passé par la chaîne Direct 8 mais aussi proche du catholicisme traditionaliste – a alimenté en interne les craintes d’une droitisation de la chaîne d’information.

Lors d’une réunion, une journaliste de la chaîne a demandé à M. Zeller si Patrick Buisson, l’ancien conseiller maurrassien de Nicolas Sarkozy, pourrait arriver sur la chaîne. Le directeur de la rédaction a fermement démenti, en haussant le ton. Et depuis, il a assuré au Conseil supérieur de l’audiovisuel, comme M. Bolloré, qu’i-Télé produirait une information « impartiale », « équilibrée » et non partisane. Donc pas marquée à droite mais pas à gauche non plus.

Lire aussi : Les médias selon Vincent Bolloré

Les prochaines semaines du « Grand Journal » et l’évolution des chaînes de Canal+ et de sa production montreront si la reprise en main par Vivendi marque aussi une inflexion d’image et de ligne.

Maïtena Biraben répond pendant « Le Grand Journal » à la polémique sur le « discours de vérité » du FN

MÉDIAS – Maïtena Biraben est revenue vendredi 25 septembre sur la polémique qui entourait ses propos de la veille sur le FN et son « discours de vérité » face à l’avocat pénaliste Eric Dupont-Moretti.

Comme l’avait annoncé Canal+ un peu plus tôt, la journaliste a apporté une brève explication à l’ouverture du « Grand Journal » qu’elle anime depuis maintenant trois semaines. « Alors, on en parle ? », a-t-elle lancée avant d’assurer que son expression ne faire référence « à la forme et pas au fond ».

« Cela a été sans ambiguïté pour Éric Dupond-Moretti qui en a témoigné ce matin et je l’en remercie », a-t-elle continué en précisant qu’elle aurait « pu dire anti-langue de bois ou cash ».

« Alors pour éviter tout raccourci, je vous renvoie au replay […] et je remercie beaucoup mes confrères de suivre avec autant d’attention notre émission, surtout continuez mais n’hésitez à être un tout petit peu détendus », a-t-elle conclu.

La polémique n’a quoi qu’il en soit pas servi l’audience du « Grand Journal », à un plus bas historique vendredi soir, selon jeanmarcmorandini.com, avec seulement 457.000 spectateurs.

Lire aussi :

» Dupond-Moretti défend Biraben

» La leçon de journalisme de Philippe Gildas

Maïtena Biraben et « le discours de vérité » du FN: pourquoi c’est insupportable

Sur Canal Plus, Maïtena Biraben évoque le « discours de vérité » du FN. Sur France 2, Manuel Valls est invité à lire un tweet qui se moque de lui. Quand la télévision va-t-elle cesser de jouer avec le journalisme politique?

Maïtena Biraben Canal+ Capture d'écranMaïtena Biraben Canal+ Capture d’écran

La politique ne peut plus être un objet de divertissement à la télévision. Que ce soit sur Canal Plus, dans Le Grand journal, ou sur France 2, dans Des Paroles et des actes. C’est la leçon qu’il faut retenir de la journée de jeudi, où à deux reprises, avec Maitena Biraben et David Pujadas, la télévision du divertissement a montré sa limite: elle n’est plus en adéquation avec l’époque.

Commençons par Le Grand journal. Interviewant l’avocat Dupont-Moretti, la présentatrice vedette de Canal Plus a d’abord décrété que le « Front national est le premier parti de France », reprenant sans distance ni recul, et surtout sans connaissances visibles de la carte électorale, les éléments de langage martelés par Marine Le Pen et Florian Philippot depuis trois ans. Première faute.

Pire encore, Maitena Biraben en a commis une seconde, amalgamant sans discernement Front national et vérité : « Les propos de la vérité sont souvent tenus et incarnés par le Front national aujourd’hui, rarement par le Pari socialiste, très rarement par les partis classiques ». Circonstance aggravante, elle va même user deux fois de la formule : « Et pourtant les Français se reconnaissent dans ce discours de vérité qui est tenu par le Front national ».

Il est vraisemblable que Maitena Biraben ne s’est pas rendue compte que sa formule légitime le Front national. Sans doute voulait-elle dire que les Français qui votent Marine Le Pen pensent qu’elle tient un discours de vérité. Cette innocence auto-satisfaite n’en est que plus accablante, preuve que l’on ne s’improvise par journaliste politique le temps d’un été quand on a jusque là animé des émissions de divertissement.

Maitena Biraben ne sait pas que l’on ne naît pas Alain Duhamel, mais qu’on le devient.

Ses prédécesseurs au Grand journal, Michel Denisot ou Antoine de Caunes, avaient eu la sagesse de s’entourer de Jean-Michel Aphatie qui (quoi que l’on pense de ses positions) maîtrisait le sujet. La faute des producteurs du Grand journal (on l’a déjà dit, on le répète) c’est de continuer à faire de la politique à la télévision un objet de divertissement comme un autre, et de confier la gestion de l’animation de leur émission à une présentatrice qui est incompétente en la matière. Avec ce dérapage, ils paient le prix fort. L’émission était morte, elle est aujourd’hui enterrée.

Divertir le téléspectateur

Quelques heures après le dérapage Biraben, en est survenu un autre, sur le plateau de l’émission Des Paroles et des actes, sur France 2, qui accueillait Manuel Valls, Premier ministre. Il s’est produit un moment de télévision tout aussi révélateur que celui survenu au Grand journal.

Au terme du long marathon que suit l’invité du jour voici que l’on voit arriver sur le plateau Karim Rissouli, transfuge du Grand journal, pour une séquence bilan consacrée aux commentaires des internautes sur le réseau social Twitter.

Sur le plateau de DPDA, Rissouli fait du Canal des années 90. Il demande à Valls de faire du Obama, de lire lui-même des tweets le concernant. Rissouli se croit encore aux cotés de De Caunes. Il présente un tweet « gentil » et un tweet « méchant » à lire par Manuel Valls, le tout avec un sourire ironique. En cet instant là, Rissouli se sert de Manuel Valls comme il a appris à se servir des politiques sur un plateau de télévision, comme un jouet qui doit divertir le téléspectateur. La vedette, ce n’est pas Valls, c’est Rissouli.

Mais Manuel Valls n’est pas dupe. Il sait que s’il se plie sans se rebeller à l’exercice que veut lui imposer Rissouli, on ne retiendra que cela de l’émission. Le piège est terrible. Sa force est alors de comprendre qu’il doit en sortir. Résultat : le Premier ministre dynamite d’une formule le show Rissouli : « La politique, ce n’est pas un spectacle ». Sonné, Rissouli tente de se défendre, sans se rendre compte qu’il s’enterre encore plus. « C’était un moment d’auto-dérision pour se détendre ».

Auto-dérision, Premier ministre, Manuel Valls, crise, terrorisme, migrants: cherchez l’intrus.

Comme Maitena Biraben, Karim Rissouli a un train de retard sur l’époque. Et sur les politiques. Car ce que dit Manuel Valls, « La politique n’est pas un spectacle » est partagé par de plus en plus d’élus et de responsables politiques, qui supportent de moins en moins d’être traités sur les plateaux de télévision en objet de divertissement.

La révolte des politiques

Le mouvement est invisible, mais il est réel. Il se manifeste sous la forme de partage de ressenti, au détour d’une conversation, sous la forme de confidence, en fin de déjeuner… Les politiques testent les journalistes politiques sur ce que devient la politique à la télévision… « Vous en pensez quoi vous ? ». Et s’ils constatent que le journaliste politique traditionnel partage leur point de vue, leur inquiétude, ils se lâchent. Ils disent qu’ils aimeraient de nouveau être traités en politiques à la télévision, et non plus en objet de dérision. Un jour ils se plaignent du traitement infligé à Cambadélis par Léa Salamé sur le plateau de On n’est pas couché. Un autre ils déplorent le manque de culture politique de Maitena Biraben sur le plateau du Grand journal…

D’où vient cette révolte encore sourde, mais réelle, après des années où, il faut bien le dire, ces mêmes politiques ne se sont pas privés de tirer profit de la télévision du divertissement? Tout simplement du terrain. Ils le disent. La crise, les grands enjeux, le rendez-vous de l’histoire. Dans les permanences de députés ou sur les marchés, les réunions publiques ou les salles d’attente des mairies, ils sont confrontés à des Français exigeants et intransigeants, qui attendent d’eux du sérieux, encore du sérieux et toujours du sérieux, et ne supportent plus de les voir « faire les clowns à la télé ».

Partout, ces responsables publics voient monter le ressentiment et le rejet d’une élite considérée comme déconnectée et éloignée de leurs préoccupations. Ces élus sont pris en tenaille, entre une télévision qui les traite comme des éléments de divertissement, et des électeurs qui ne veulent plus les voir se rendre complices de la télévision qui réduit le politique au rôle de jouet.

Dans ce contexte, ce que dit Manuel Valls à Karim Rissouli est le reflet de ce que pensent aujourd’hui, à droite comme à gauche, une écrasante majorité de politique : « A force de faire tomber du piédestal les responsables politiques, quels qu’ils soient, il ne faut pas s’étonner que la démocratie se fissure ».

Les téléspectateurs de DPDA se sont-ils alors sentis proches de Manuel Valls, à rebours de Pujadas et Rissouli, qui tiennent à ce que le tweet « méchant » soit quand même lu. C’est donc Rissouli qui s’y colle, se couvrant une dernière fois de honte : « Ça aurait été plus drôle dans sa voix ». Donc, il ne s’agissait que de faire rire aux dépens de Manuel Valls.

Il faut re-sacraliser la politique

Pauvre Karim Rissouli, et pauvre Maitena Biraben, journalistes chargés de rendre compte de l’époque et qui ne voient pas que l’époque est en train de changer. Chacun dans leur genre, ils contribuent à tuer le journalisme politique à la télévision, et la politique avec. Et c’est un phénomène inquiétant.

Il est temps que les responsables des grandes chaînes, privées et publiques, prennent enfin conscience de la hauteur de l’enjeu. Il est urgent de remettre l’Eglise au centre du village, de re-sacraliser la politique à la télévision. Il faut remettre la politique dans des émissions politiques et cesser de la représenter comme un « spectacle » destinée à divertir des Français qui ne veulent plus la contempler conçue comme un divertissement.

Oui, il est temps de renouer avec un vrai journalisme politique, incarné par de vrais journalistes politiques, faute de quoi, comme le dit Manuel Valls, « il ne faudra pas s’étonner que la démocratie se fissure ». De ce point de vue, ironie de l’histoire de la représentation politique à la télévision, c’est L’Heure de vérité.

« Le FN tient un discours de vérité » : les propos de Maïtena Biraben font jaser

TELEVISION – Jeudi soir, lors de son émission du grand Journal, la présentatrice a répété par deux fois que le « FN tenait un discours de vérité », et qu’il était « le premier parti de France ». Une sortie qui a fait réagir sur Twitter.

Maïtena Biraben (photo 2013) a-t-elle été trop loin ?

Maïtena Biraben (photo 2013) a-t-elle été trop loin ?           Photo: Capture d’écran/Le Grand Journal

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commentaires

veve4849                                Maïtena a agressé ( l’autre jour ) un partisan du FN, cela était visible qu’elle ne partageait pas du tout ses idées, et voilà que maintenant on l’accuse du contraire, elle a été ODIEUSE avec son interlocuteur, alors SVP arrêtez cette mascarade ;elle est à 300% anti FN à mon grand regret !!!!

vizires                                   Où est le pb ? Si il fait 40° à l’ombre ,et que MLP affirme qu’il fait chaud ,on n’est pas obligé de dire le contraire .

Paillot.francoise4146         Penser comme le FN est-il devenu une tare ? Grave, sommes nous encore dans une république ? Nous avons le droit de penser différemment, nous avons le droit de voter différemment, enfin je l’espère… La pensée unique de la gauche devient lourde à supporter… Allons nous finir dans des geôles socialistes ?

Jimbee                                Le FN fait dire à Mme Biraben quelque chose qu’elle n’a pas dit ! Décidément ce parti est « très fort » quand il s’agit de détourner des propos ! Dommage que M. Moretti ait été un peu « aveugle » et manqué d’à propos pour remettre en perspective ce… « dérapage » (?) Mme Biraben est souvent très naïve et montre le visage polissé et peu intelligent d’une chaine qui a de moins en moins d’attrait… à qui la faute ? aux donneurs de leçons, aux patrons, aux spectateurs qui acceptent le pire en pensant que c’est le meilleur. l’avenir et la prise de distance le diront peut-être un jour !

Mjrlio                                  Elle n’affirme rien, elle fait un constat ou plutôt elle pose une question. Que l’on soit d’accord ou non avec les théories du FN , je rappelle aux moralisateurs et chefs de la pensée obligatoire, que oui nous sommes en France, que nous sommes libres de penser comme bon nous semble, que nous n’avons pas besoin de ces fonctionnaires pour nous dire comment et quoi penser et voter (je précise fonctionnaire car il y a rarement des forces vives et des créateurs d’emplois pour nous soviétiser la pensée).

Sumo                                    Personnellement je n’ai encore rien compris a cette histoire…

Danseur                               Les médias étant à gauche et les élections très proches rien de plus logique d’insulter le FN même quand il est absent des débats.

1871                                      moi, j’aurais honte que ce parti prenne ma défense !

Altofeu66

 @lifou                                  « la bête revient »…c’est pas gentil pour Maitena Biraben…moi je la trouve plutot mignone…la bête. Chacun ses gouts, vous préfèrez sans doute Martine Aubry ou Taubira. « on résistera »… moi pas.

Bardamu777

@Enforce…                        La présumée haine des commentateurs proche du fn n’a rien à envier au mépris que vous affichez. Quant à leur manque d’éducation supposé, relisez donc la lettre diffusée hier par le « surdiplômé  » Cambadélis vous y trouverez une magnifique faute d’accord : « … Les régions que nous avons dirigés ensemble… » au lieu de « dirigées ». Insulter les gens dont vous ne partagez pas les idées n’est ni un signe d’éducation ni une preuve d’intelligence.

Reflechir                            Ces polémiques  » à la noix  » nuisent plus au sacro saint  » vivre ensemble  » qu’ elles améliorent la situation. A force de vouloir bâillonner les gens  » on  » finit par faire prendre corps aux reproches …

Jacquou                              A l’image de son patron qui l’a nommée à droite toute, qu’en pense Sarkozy ? je croyais qu’il voulait combattre l’extrême droite UMP/FN. Même combat

jean lafrancejean lafrance
Comme c est amusant de voir chaque jour , les bobos se contorsionner entre la vérité et leurs dogmes.
Robert SineRobert Sine
A longueur de journée, des éditorialistes (dont Monsieur Dély) disent des énormités au moins aussi grosses que celles de Maitena, sans que cela ne choque nos apôtres de la bienpensance. Je pense aussi que factuellement, ce que dit Maitena est faux, mais je crois que ce n’est pas la fausseté de son propos qui attire sur lui les courroux, mais surtout son caractère politiquement incorrect.
Cela m’amuse de plus en plus de voir cette hystérisation du débat politique français, avec ses différents procès en hérésie et autres excommunications. Je trouve savoureux que cela tombe sur Maitena car elle a elle-même versé dans ce genre de loisirs qui est devenu une spécialité du monde médiatico-politique. Elle avait en effet elle-même demandé à Frederecick Taddei de rendre des comptes sur le fait d’inviter une personnalité aussi « trouble » que Jean Bricmont ( http://www.eteignezvotreordinateur.com/frederic-taddei-injustement-malmene-dans-le-supplement-de-canal/ ). Grosso modo il s’agit d’un rationaliste de gauche à l’ancienne, (ceci est un compliment pour moi : je ne crois en effet pas que le rejet du rationalisme au profit du postmodernisme ait constitué un progrès intellectuel, ni même moral pour la gauche) défenseur de la liberté d’expression dans la lignée des John Stuart Mill et Bertrand Russell, que certains individus de gauche ont décidé de cataloguer dans la catégorie « facho et antisémite ». C’est un peu l’histoire de l’arroseur arrosé, ou plu
Hughes BizotHughes Bizot
la vraie question est de savoir pourquoi on n’assiste pas à la PSisation des esprits! Le FN est haut dans l’opinion. cela est une première dans le pays et arrive après trois années de gauche. Cette gauche qui favorise chaque jour là lepenisation des esprits préfère stigmatiser les intellectuels et tous les autres plutôt que de s’interroger sur sa responsabilité. mais peut être que cette gauche préfère un FN haut pour avoir une dernière chance en 2017
Solent Ingam                       Si il y a bien une expression annonciatrice qu’une grosse c…. va être dite, c’est bien « les français » pensent que… ou sont… les variantes sont infinies.

Ça n’a pas loupé.

Jean-pierre BraxJean-pierre Brax
QUAND « L’EXEMPLE » VIENT « D’EN HAUT » ?« Macron : « Le FN est une forme de Syriza à la française ». Invité dans les locaux du journal La Provence ce lundi, Emmanuel Macron a notamment été interrogé sur la montée du Front National en région Paca. Le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique a notamment fait un parallèle entre les idées de Syriza en Grèce et celles d’extrême droite et d’extrême gauche en France, parlant de « coagulation des contraires ». » (La Provence du 6 juillet 2015)…
« Non, Marine Le Pen n’était pas de nouveau invitée ce mardi matin chez Jean-Jacques Bourdin. C’est Nadine Morano qui intervenait sur BFMTV/RMC. C’est donc bien l’eurodéputée « Les Républicains » (LR) qui a prononcé cette phrase, à propos de la crise migratoire actuelle en Europe : « On n’est pas encore à un niveau de remplacement mais ce sentiment d’être envahis est réel, et c’est une révolte ».
Une référence à la fameuse théorie du « grand remplacement », introduite en France par l’écrivain d’extrême droite Renaud Camus, selon laquelle l’immigration non européenne viserait à se substituer au peuplement d’origine. » (Metro News du 22 septembre 2015)…
« Manuel Valls est alors député de l’Essonne et maire d’Evry. Suivi par les caméras de Direct 8 sur une brocante à Evry en juin 2009, il trouve que la population n’est pas assez diversifiée à son goût. La phrase qu’il murmure à l’oreille Christian Gravel, son conseiller, qui s’o

jean jacques lejuene                 Les commentaires sont des déserts intellectuels, malheureusement !
mamiza 1mamiza 1
« . Il serait temps que les défenseurs des idéaux des Lumières et des valeurs de la République s’en souviennent. Et s’appliquent, à leur tour, à user des mots justes. »Oulala ! « Maïzena » qui nous offre (pour combien de temps encore?) notre brouet quotidien d’infos et de pipolades, est bien loin de ces nobles considérations, elle qui pour le moment, comme tous ses petits camarades, en est à se demander si la semaine prochaine à l’antenne ne sera pas la dernière !

alexdaugeee                              Polémique ridicule. Personne ne peut la soupçonner d’être favorable au Front National. Jalousies de confrères,c’est tout. Elle fait aussi- et très injustement- les frais du comportement scandaleux de son nouveau patron bretonnant. Bolloré.

Pierpoljeff                                 On a tres bien compris ce que vous vouliez dire, Maitena.

Rascal d’Arradon                      Elle ne s’interdit pas de recevoir Obama, Poutine ou le pape. C’est bien ; elle peut toujours rêver.

Karim                                        Aux modérateurs, Bonjour, J’ai laissé un commentaire, dont j’ai gardé une copie, où j’évoquais mon désabonnement de Canal+. Si je constate que mon commentaire a été censuré, je me désabonnerai du Monde cet après midi et ferai une lettre en Recommandé à la direction du Monde. Dans cette attente, Cordialement. Karim

Uchronik451                             Cool Karim. Ce n’est pas si grave, ce n’est qu’un commentaire sur un sujet pas si important. Et le Monde reste qd même le meilleur quotidien français

 Pierre TANGUY            M. Bolloré  » a démenti »….. M. Bolloré dément, ceci expliquerait cela !

aloes                                        Je crois que le Monde pousse un peu .Voir dans des propos un peu maladroits un changement de ligne éditoriale , c’est peut être aller un peu vite ….

Laurent Dulac                          Quelle « maladresse »? Sur un plateau de télévision, vous avez deux douzaines de personnes qui écoutent et scrutent en permanence la performance de l’animateur/trice. Si elle ne s’est pas corrigée avant la fin de l’émission, c’est qu’elle assumait pleinement. Il ne peut en aucun cas s’agit d’une « maladresse » en l’occurence. Alors, oui, Le Monde est en droit d’imaginer un changement de ligne. Même s’il s’agit probablement plus d’une tentative de buzz visant à attirer les gogos chez Maïtena.

Marc GOUMONT                       si je comprends bien, le fait d’être attiré par l’idéologie d’extrême droite comme bien d’autres intellectuels ex de « gauche », est pour une journaliste une simple erreur de débutante qui ne sait pas encore comment articuler correctement les figures de la rhétorique journalistique . Tout ça bien sûr n’a rien à voir avec le fonds.

Laurent Dulac 

@Marc!                                      pensez-vous réellement que si Biraben avait invoqué le « discours de vérité du NPA » cela serait passé comme une lettre à la poste? Vous vivez à une autre époque. Tous les ténors de droite se seraient levés comme un seul homme pour dénoncer les « médias à la botte ». Et Bolloré aurait licencié la « gaffeuse » pour faute grave.

Thierry Chevalier                    
@M. B. Roger-Petit:                  Votre article dit vrai sur certains points, avec notamment le fait que certains hommes politiques ont voulus « jouer » avec les médias. Mais je suis en complet désaccord sur votre conclusion ou vous écrivez « il ne faudra pas s’étonner que la démocratie se fissure », sur ce SEUL argument que les médias désacralisent le ou la politique. C’est une conclusion bien hâtive ou alors incomplète de votre part.

Nos hommes politiques sont seuls en grande partie responsables, bien trop éloignés de la vraie vie (du secteur privé surtout) de part leur profil et parcours. Ils n’ont pas bien compris les évolutions de ces 20 à 30 dernières années du monde qui nous entoure et se réfugient dans leurs dogmes et postures (à droite comme à gauche) pensant se faire réélire avec des recettes qui n’ont plus de saveur.

Sauf qu’ils n’ont pas compris qu’une grande majorité de français en sont conscients.

philippe Laurent                         Pour re-sacraliser la Politique …. Il faudrait changer les Politiques
Michel MerlinMichel Merlin   BRP, Dupont-Moretti, Valls, ne sont que les 3 du jour parmi tous les potentats défendant leurs privilèges en écrasant le peuple et la démocratie de leur mépris. Comme Christine Lagarde se moquant publiquement de Varoufakis qui venait d’être soutenu par 60% des électeurs.
Mathieu MIRICA                           Votre article me rappelle la triste période du communisme triomphant à l’est de l’Europe des années soixante-dix, lorsque toutes les télévisions devaient faire le même commentaire politique bien mis au point au comité central du parti.

Les femmes et les hommes politiques se font eux même grâce aux électeurs encore libres en France.
Quelle tristesse de retrouver en France après l’an 2010 un essai aussi épouvantable !

Alan Des BonnairesAlan Des Bonnaires   Excellent papier.
Et encore n’avez-vous pas évoqué les sketches d’Eldin, desquels se dégage un infini sentiment de malaise, dès lors :
1 – qu’ils rabaissent la politique et ses acteurs au rang de « rigolos sympas »
2 – que par là même tous se retrouvent « dans le même sac », ou l’art et la manière de lisser les différences et de gommer le message politique. Il devient unanimement vulgaire.Et le mérite revient à Valls de dire ce qu’il a dit hier.
Car le problème de beaucoup, c’est qu’ils s’y prêtent…. Et depuis longtemps… Les innombrables exemples vinrent d’en haut…
Giscard et son accordéon…. Ne parlons pas de Sarkozy… Et tous ces ministres, qui aimeraient sans doute être ailleurs mais qui n’osent pas dire non quand leur est demandé de rigoler avec le téléspectateur…
Valls a osé.

Gilbert Duroux                              Encore une fois, BRP est à côté de la plaque. Ce n’est pas la télé qui a inventé la politique spectacle, c’est d’abord le monde politique qui a oublié pourquoi il était fait. Quand on voit de tels dénis de démocratie (référendum sur le TCE passé par pertes et profits, élections verrouillées : pas un ouvrier à l’Assemblée nationale…), quand on voit que les élus, une fois élus, n’ont qu’une obsession, se faire réélire, on se dit que le ver est dans le fruit dès le départ. Si pour se faire réélire, il faut montrer son cul, croyez-moi, il n’y a pas besoin de la télévision et des émissions de divertissements pour que ces chers élus baissent leur bénard.
ETIENNE RAYNAUD                     Non mais on croit rêver !   Les hommes politiques ont usé et abusé des média ‘people’ à coups d’expositions médiatiques de leur vie privée, de rdv confessions chez Drucker, Canal, Fogiel etc… , de tweets privilégiant la réaction à chaud sur la réflexion, du court termisme et des calculs électoraux sur les réflexions à long terme… Alors, un peu facile…

Quant à l’ITW de Cambadelis par Lea Salame, elle a juste fait le boulot d’un intervieweur politique, pas d’une ITW complaisance règle de la télévision française.
Donc si on réclame de la hauteur, du recul… que les hommes politiques commencent par devenir exemplaires dans leur communication et acceptent la contradiction lors d’ITW

Patrick Nantrick                            Qu’a t elle dit à part une vérité, certainement pas de quoi en faire ce fromage, oui il y a dans le discours des partis politiques une part de vérité, malheureusement ces vérités ne sont pas concentrées dans un seul parti.
Guy SGuy S             Tiens parfois un langage de vérité ! Et elle a raison ! Va t’on lui faire un procès pour ça ? Et pourtant, vous savez tous que je suis anti FN
Rod Maquis'art Rod Maquis’art   Le petit journal a au contraire mis en évidence le coté anxiogène du discours d’extrème droite , celle de MLP qui pioche à fond dans les préoccupations sociales de toutes sortes, des gens , à qui on fait tout dire .

La stratégie mise en place .. on va pas la voir venir .. et la gauche qui fait l’autruche après l’œuf à la coque qu’elle nous a pondu ! ( et nous on peut tremper les mouillettes ?!)
ça promet !

Bienvenue chez canal faf !
Je pense à Gildas , il doit ètre effondré , et pourtant il en a vu et il en a fait des conneries sur canal !! Mais là , on est hors tout .

Jean888                                      Entre énoncer des vérités et donner des solutions il y a un monde. Refuser de voir la réalité parce que le FN en parle est pour le mois idiot. Ne pas proposer des solutions aux problèmes soulever par le FN       c’est le faire grandir. Tout cela est surement trop subtil pour nos gaucho-pavloviens.
eric CHEVALIER                          Au revoir Canal plus……, on va laisser Bolloré se croire patron de chaîne tout seul.           Il pourra embaucher Bourdin, Zemmour, Pernault, les animateurs évadés fiscaux également….,

Ce serait bien de tous les concentrer sur une seule chaîne de tv.
Canal chaîne de l’extrême droite, j’y crois pas…
J’imagine que tous ceux qui crachaient sur elle, classe bobo etc…., ne lui trouvent que des qualités.
Ses proches et amis doivent être très très mal, elle va devoir quitter le 9e bobo, pour Neuilly après ça.

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