«l’exaspérant Mozart de Bercy»

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Emmanuel Macron s’attaque au statut des fonctionnaires (et cela n’aurait pas dû sortir dans la presse)

EMMANUEL MACRON

POLITIQUE – Des propos qui n’étaient visiblement pas destinés à sortir. Trois semaines après ses propos polémiques sur le temps de travail, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a déclaré ce vendredi 18 septembre à propos du statut de fonctionnaire qu’il n’était « plus adéquat » et « plus justifiable compte tenu des missions », lors d’un débat public au think tank En temps réel, selon des propos rapportés par des médias.

« On va progressivement entrer dans une zone – on y est déjà d’ailleurs – où la justification d’avoir un emploi à vie garanti sur des missions qui ne le justifient plus sera de moins en moins défendable », a déclaré le jeune ministre, lui-même haut fonctionnaire, rapportent Les Échos sur leur site internet. Le statut des fonctionnaires n’est « plus adapté au monde tel qu’il va » et, « surtout, n’est plus justifiable compte tenu des missions », écrit le quotidien en citant Emmanuel Macron.

Interrogé sur ces déclarations, le président François Hollande a quelque peu désavoué le ministre en affirmant vendredi soir qu’il était « attaché » au « statut » des fonctionnaires. Décorant un fonctionnaire à la préfecture de Corrèze, le chef de l’Etat a loué en lui « un fonctionnaire d’Etat, un fonctionnaire attaché à son département de la Corrèze et, comme je le suis, attaché à son statut ».

« Etre fonctionnaire, ce n’est pas être dans une position figée, ce n’est pas refuser la modernité être fonctionnaire, c’est, au contraire, être toujours capable d’anticiper de prévoir et de servir », a-t-il insisté, poursuivant son éloge de la fonction publique. « Et c’est la raison pour laquelle le fonctionnaire a des droits, le statut, et a des devoirs et qu’il doit en permanence s’adapter, évoluer et être capable d’être au meilleur pour être au service du public », a enchaîné François Hollande.

Si l’on « demande plus aux fonctionnaires », c’est, selon lui, « parce qu’ils ont un statut et qu’ils doivent être, dans une période où les contraintes budgétaires sont connues, capables d’une permanente évolution, d’une continuité » pour « assurer la continuité de l’Etat ». Mais Emmanuel Macron a ensuite lui-même nié avoir remis en cause le statut des fonctionnaires.

« A aucun moment je n’ai parlé d’une réforme du statut de la fonction publique que le gouvernement envisagerait », a assuré vendredi soir le ministre de l’Economie. Ce « statut n’est pas remis en cause », a souligné le ministre, dans une déclaration à l’AFP, en ajoutant: « Les propos partiels rapportés donnent une vision déformée de ma pensée ».

Un « off » qui ne l’est pas resté longtemps

L’information de déclarations d’Emmanuel Macron contre le statut de fonctionnaire avait d’abord été diffusée par Challenges. L’hebdomadaire indiquait sur son site internet que le ministre avait considéré que ce statut n’était « plus adéquat ». Interrogé par l’AFP, l’entourage d’Emmanuel Macron n’a fait aucun commentaire. L’expression « statut des fonctionnaires » n’est mis dans sa bouche par aucun de ces deux médias.

Selon Le Monde, Challenges a décidé de ne pas respecter la règle de confidentialité voulant que les propos tenus lors des rencontres d’En temps réel restent « off the record », c’est à dire « hors micro ». Le quotidien du soir a contacté le cabinet d’Emmanuel Macron après avoir pris connaissance de l’article publié par Challenges, qui a ensuite retiré son article sur demande du think tank En temps réel, après intervention du cabinet d’Emmanuel Macron.

L’article de Challenges a finalement été remis en ligne car, selon son auteure « cela n’aurait eu aucun sens, explique-t-elle en substance, d’escamoter ce papier qui avait commencé à tourner sur la Toile et à être reproduit sur les réseaux sociaux ». Bercy a reconnu être intervenu au sujet des « règles encadrant les prises de parole dans ce type de débat, »

« Nous devons mener cette réflexion »

Défendant son idée d’une société divisée entre « insiders et outsiders », des gens très protégés et d’autres sans aucune protection, Emmanuel Macron a aussi affirmé lors de cette rencontre: « Je ne sais pas justifier que quelqu’un qui travaille dans la cybersécurité dans une PME soit un contractuel en CDD et que quelqu’un qui travaille, par exemple, dans mon ministère dans le développement économique doit être un fonctionnaire. »

« Il n’y a plus de justification fonctionnelle à ça », a-t-il ajouté. Interrogé pendant le débat sur la réforme de l’État, le ministre a, selon Les Échos, estimé que la gauche devait ouvrir le débat sur la fonction publique. « Nous devons mener cette réflexion car elle est un levier de changement », a-t-il dit.

Selon Les Échos, le ministre a aussi jugé qu’il fallait mener ce débat non « pas en stigmatisant celles et ceux qui travaillent dans le service public, mais en mettant les choses de manière moderne et en construisant notre propre pensée ». « Sinon, la première chose qu’on nous dira, c’est que ce sont des idées de la droite. Je ne crois pas, non », a-t-il ajouté.

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Emmanuel Macron, le « off » brisé et le statut des fonctionnaires

LE MONDE Bertrand Bissuel et Bastien Bonnefous

Le ministre de l'économie Emmanuel Macron, le 15 septembre à Paris.

Il y a un exercice dans lequel Emmanuel Macron excelle ces derniers temps : celui qui consiste à allumer des polémiques, quitte à se faire recadrer ensuite par les plus hautes autorités de l’Etat. Après ses critiques sur les 35 heures, à la fin août, c’est sur le statut des fonctionnaires que le ministre de l’économie a provoqué un joli pataquès, vendredi 18 septembre, contraignant François Hollande à remettre les points sur les i.

Lire aussi : Macron, star au Medef, épouvantail au PS

A l’origine de la controverse, un petit-déjeuner/débat organisé, vendredi 18 septembre matin, par le think tank En Temps réel. M. Macron est invité à s’exprimer devant plusieurs dizaines de personnes, parmi lesquelles des hauts fonctionnaires, des dirigeants d’entreprises et quelques journalistes. Répondant à une question sur la réforme de l’Etat, le ministre se lance dans des considérations sur les règles encadrant le déroulement de carrière des agents publics. Ses déclarations sont relatées, quelques heures plus tard, par Ghislaine Ottenheimer, une journaliste de Challenges présente dans l’assistance. D’après le site Internet de l’hebdomadaire, M. Macron a dit que le statut des fonctionnaires n’est plus « adéquat » pour certaines missions.

Alors qu’il se trouve à Tulle, le président de la République est interpellé par les médias, sur place. Il profite d’une petite cérémonie pour faire une mise au point. Au moment de décerner l’Ordre national du mérite au directeur départemental de la cohésion sociale, M. Hollande loue en lui le « fonctionnaire d’Etat, un fonctionnaire attaché à son département de la Corrèze et, comme je le suis, attaché à son statut ».

« Il n’y a pas de problème »

« Le président a préféré ne pas tarder à réagir car il ne voulait pas qu’un doute s’installe concernant le statut de la fonction publique », explique son entourage, sollicité par Le Monde. D’après l’Elysée, il n’y a pas eu d’échange entre MM. Hollande et Macron, ni d’agacement chez le chef de l’Etat après la nouvelle sortie du ministre de l’économie. « Ils en parleront sans doute dans les prochains jours, ils se voient souvent, mais il n’y a pas de problème car ce qui compte, c’est ce qu’a dit le président, et il a été très clair sur le fond », explique l’entourage de M. Hollande.

« Les propos partiels rapportés donnent une vision déformée de ma pensée »

Parallèlement, M. Macron envoie, dans la soirée de vendredi, une déclaration à l’AFP. « A aucun moment, je n’ai parlé d’une réforme du statut de la fonction publique que le gouvernement envisagerait (…), affirme-t-il. Les propos partiels rapportés donnent une vision déformée de ma pensée. Il ne peut y avoir aucune polémique à ce sujet. »

L’épisode a en tous cas provoqué vendredi après midi de vives tensions entre le cabinet du ministre et la presse. Dans les rencontres organisées par En Temps réel, la règle est de respecter la confidentialité des prises de parole. Ce qui se dit est, pour reprendre une formule journalistique, « off the record » (hors micro). Nos confrères de Challenges ont décidé de s’affranchir de cette obligation, estimant que les affirmations de M. Macron, sur un sujet aussi important, méritaient d’être dévoilées, d’autant qu’elles sont aux antipodes des discours habituellement portés par le PS. Ghislaine Ottenheimer a donc rédigé un article mis en ligne sur le site Internet de Challenges, vendredi, peu après 13 heures.

SMS comminatoires

Découvrant ces informations, Le Monde a contacté le cabinet de M. Macron, vers 14 h 40, pour en savoir plus. Première réponse, par SMS, de l’entourage du ministre : « Je ne vois pas de quoi vous parlez. » Nous avons insisté en envoyant à notre interlocutrice un lien vers l’article. Deuxième réponse : « L’article a été retiré. Il s’agissait d’une rencontre triple off. Je vous demande de ne pas le reprendre en conséquence. » Deux autres SMS comminatoires ont suivi.

Le Monde n’a pas tenu compte des remarques de Bercy mais a constaté qu’il n’était effectivement plus possible d’accéder à l’article incriminé. Contactée, Ghislaine Ottenheimer nous a confié avoir eu conscience dès le départ « de tordre les règles de confiance » censées prévaloir à l’occasion de ces conférences-débats. Selon elle, En Temps réel a contacté un responsable de la rédaction – mais pas elle – pour que l’article cesse d’être en ligne sur le site de Challenges. L’hebdomadaire a accepté, puis est revenu sur sa décision, en le republiant. Un peu plus tard dans l’après-midi, Les Echos ont à leur tour levé le voile sur l’intervention du ministre. Les propos relatés sont légèrement différents mais le sens est le même : selon le quotidien économique, M. Macron a déclaré que le statut des fonctionnaires n’était « plus adapté au monde tel qu’il va » et « surtout plus justifiable ».

Polémique sur le statut des fonctionnaires: Macron, le coup de com’ permanent

 LEXPRESS.fr

emmanuel-macron-au-pole-des-reformateurs-le-27-aout-2015-a-leognan-pres-de-bordeaux_5404039Emmanuel Macron adore s’en prendre aux symboles de la gauche, des 35 heures au statut des fonctionnaires. afp.com/NICOLAS TUCAT

Le ministre de l’Economie s’en est pris au statut des fonctionnaires avant de se faire recadrer par le chef de l’Etat puis de nuancer ses propos polémiques. Une valse à trois temps qui en rappelle d’autres.

La bombe, le recadrage, le démenti. Emmanuel Macron a trouvé sa façon de faire de la politique et ne s’en lasse pas. Vendredi, il a appliqué sa recette à un sujet sensible: le statut des fonctionnaires.

Acte I. Invité du think tank « En temps réel », le jeune ministre déclare: « On va progressivement entrer dans une zone – on y est déjà d’ailleurs – où la justification d’avoir un emploi à vie garanti sur des missions qui ne le justifient plus sera de moins en moins défendable. »

Acte II. François Hollande se démarque immédiatement. Décorant un fonctionnaire à la préfecture de Corrèze, le chef de l’Etat loue en lui « un fonctionnaire d’Etat, un fonctionnaire attaché à son département de la Corrèze et, comme je le suis, attaché à son statut ».

Acte III. Dans la soirée, le ministre revient sur ses propos: « A aucun moment je n’ai parlé d’une réforme du statut de la fonction publique que le gouvernement envisagerait. Les propos partiels rapportés donnent une vision déformée de ma pensée. Il ne peut y avoir aucune polémique à ce sujet. »

Le précédent des 35 heures

Il y a un moins d’un mois, Emmanuel Macron avait usé de la même stratégie pour consolider son image de ministre « réformateur-briseur-de-totems ». A l’université d’été du Medef, il avait critiqué les 35 heures mises en place par le gouvernement Jospin avant d’essuyer un recadrage de Manuel Valls, qui avait mené le ministre de l’Economie a nuancé ses propos. Il faut noter que le cadre de la sortie polémique importe également: le Medef pour les 35 heures, un think tank qui entend « préparer les nouvelles régulations et exigences de la mondialisation ».

Au fil des mois, Emmanuel Macron a affiné son plan de communication. Ainsi, en janvier, pour faire l’éloge du libéralisme et de l’entrepreneuriat, il rêvait d’une France où « les jeunes auraient envie de devenir milliardaires ». La petite phrase avait fait l’objet de vives critiques à la gauche de la gauche, mais pas au-delà. Les 35 heures et le statut des fonctionnaires sont des sujets beaucoup plus consensuels à gauche, des totems bien plus grands. S’y attaquer permet de recueillir un écho plus puissant, y compris à droite.

Macron, star des sondages

Preuve qu’Emmanuel Macron cherche à brouiller les lignes entre droite et gauche, à se placer au-dessus des clivages politiques, il reprend justement une proposition très populaire à droite. Plusieurs cadres du parti Les Républicains militent pour une adaptation du statut des fonctionnaires. C’est le cas de Xavier Bertrand ou Nicolas Sarkozy. Christian Jacob, président du groupe Les Républicains à l’Assemblée, prône lui la création de « contrats d’objectifs sur cinq ou dix ans ».

La recette Macron fonctionne auprès de l’opinion publique. Les sondages en font l’un des ministres les plus populaires auprès de l’ensemble des Français.

Le fonctionnaire, au coeur du recadrage de Macron par Hollande

Le ministre de l’Economie a évoqué la difficulté de justifier « un emploi à vie garanti » pour certains fonctionnaires.

François Hollande en visite à Tulle, en Corrèze, vendredi 18 septembre. (Sipa)François Hollande en visite à Tulle, en Corrèze, vendredi 18 septembre. (Sipa)

Il n’était qu’un serviteur anonyme de l’Etat. Mais en quelques minutes, Pierre Delmas est devenu, vendredi 18 septembre à Tulle, un symbole de la défense du statut des fonctionnaires par François Hollande lui-même, lors d’un recadrage en règle du ministre de l’Economie Emmanuel Macron. L’épisode est survenu à l’occasion d’une remise de décorations à des Corréziens méritants par le chef de l’Etat, dans la salle des fêtes de la préfecture de Corrèze.

Le président ne se contente pas de saluer sa carrière. Il se lance dans un éloge appuyé de la fonction publique :

Etre fonctionnaire, ce n’est pas être dans une position figée, ce n’est pas refuser la modernité, être fonctionnaire, c’est, au contraire, être toujours capable d’anticiper, de prévoir et de servir. Et c’est la raison pour laquelle le fonctionnaire a des droits, le statut, et a des devoirs et qu’il doit en permanence s’adapter, évoluer et être capable d’être au meilleur pour être au service du public. »

Le directeur départemental de la « cohésion sociale et de la protection des populations », qui ignore alors tout des propos prêtés à Emmanuel Macron sur le statut « plus justifiable » des fonctionnaires, est « un peu surpris » par les propos du président.

Je crois avoir compris tout l’attachement que le président de la République portait au rôle du fonctionnaire et à son statut », explique Pierre Delmas.

« A travers moi », poursuit-il, François Hollande a voulu dire « à la fonction publique d’Etat qu’elle est là, qu’elle sert l’Etat et qu’elle est indispensable pour la Nation ». Ce n’est qu’à l’issue de la cérémonie, interrogé par la presse qui l’informe de la polémique, qu’il perçoit à travers les propos présidentiels que François Hollande « n’était pas tout à fait d’accord avec son ministre »…

La bombe de Macron

Car après sa critique des 35 heures fin août, Emmanuel Macron a récidivé vendredi en jugeant le statut des fonctionnaires « plus justifiable ». Le statut des fonctionnaires n’est « plus adapté au monde tel qu’il va » et, « surtout, n’est plus justifiable compte tenu des missions », a-t-il déclaré lors d’un débat public organisé par le groupe de réflexion « En temps réel », selon des propos rapportés par « Challenges » et « Les Echos ».

On va progressivement entrer dans une zone – on y est déjà d’ailleurs – où la justification d’avoir un emploi à vie garanti sur des missions qui ne le justifient plus, sera de moins en moins défendable », a affirmé le ministre, lui-même haut fonctionnaire.
Je ne sais pas justifier que quelqu’un qui travaille dans la cybersécurité dans une PME soit un contractuel en CDD et que quelqu’un qui travaille, par exemple, dans mon ministère dans le développement économique doit être un fonctionnaire. »

Le ministre a toutefois tenu à minimiser la portée de ses propos, comme il l’avait fait après la polémique qu’il avait déclenchée sur les 35 heures.

A aucun moment je n’ai parlé d’une réforme du statut de la fonction publique que le gouvernement envisagerait », a-t-il assuré à l’AFP.

Ce « statut n’est pas remis en cause », a-t-il déclaré en ajoutant: « les propos partiels rapportés donnent une vision déformée de ma pensée ».

Des réactions immédiates

La mise au point d’Emmanuel Macron n’a pas suffi à éteindre la polémique. Les réactions se sont multipliées parmi les syndicats et les politiques :

  • Des syndicats : Ces propos sont « indignes d’un ministre », c’est « de la provocation gratuite », ont réagi auprès de l’AFP les fédérations publiques CFE-CGC. « Y a-t-il deux discours au gouvernement? » s’est indigné Guy Barbier (Unsa), « On ne s’y prendrait pas autrement pour torpiller » les négociations en cours sur les carrières des fonctionnaires.
  • A droite : « Excellentes remarques de #Macron sur le statut des #fonctionnaires comme je l’écrivais dans mon livre », a ironisé l’ancien ministre Eric Woerth, délégué général au projet des Républicains.

    Excellentes remarques de #Macron sur le statut des #fonctionnaires comme je l’écrivais dans mon livre..

    Eric Woerth (@ericwoerth) September 18, 2015

  • A gauche : « Ca commence à faire beaucoup, il faut vraiment qu’il se la boucle ! Il se croit tout permis avec sa cote de popularité mais il nous fait du tort », a déploré, selon l’AFP, un ministre inquiet de telles déclarations à quelques mois de régionales déjà bien périlleuses pour la gauche. « Cet Ovni fou veut aussi détruire le statut de la fonction publique« , a dénoncé Gérard Filoche, membre de l’aile gauche du PS. Tandis que le communiste parisien Ian Brossat tacle :

    #Macron, les gars qui vient de la Banque Rothschild et qui voudrait faire passer l’infirmière ou le policier pour un privilégié…— Ian Brossat (@IanBrossat) September 18, 2015

    Après les 35 heures, Macron récidive sur les fonctionnaires

    Après sa critique des 35 heures fin août, le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a récidivé vendredi en jugeant le statut des fonctionnaires « plus justifiable », s’attirant un recadrage immédiat de François Hollande qui s’est dit « attaché » à ce statut.

    Le statut des fonctionnaires n’est « plus adapté au monde tel qu’il va » et, « surtout, n’est plus justifiable compte tenu des missions », a déclaré M. Macron lors d’un débat public organisé par le groupe de réflexion « En temps réel », selon des propos rapportés par Les Echos.

    En déplacement dans son fief corrézien de Tulle, le président de la République, conscient du caractère explosif de telles déclarations, a profité d’une remise de décorations pour aussitôt s’employer à éteindre l’incendie.

    Honorant un fonctionnaire, il a loué en lui « un fonctionnaire d’Etat, un fonctionnaire attaché à son département de la Corrèze et, comme je le suis, attaché à son statut ».

    Le chef de l’Etat a désavoué son jeune ministre en se livrant à un véritable éloge de la fonction publique: « Etre fonctionnaire, ce n’est pas être dans une position figée, ce n’est pas refuser la modernité, être fonctionnaire, c’est, au contraire, être toujours capable d’anticiper, de prévoir et de servir ».

    « Et c’est la raison pour laquelle le fonctionnaire a des droits, le statut, et a des devoirs et qu’il doit en permanence s’adapter, évoluer et être capable d’être au meilleur pour être au service du public », a souligné François Hollande

    De son côté, M. Macron a lui aussi voulu minimiser la portée de ses propos, comme il l’avait fait après la polémique qu’il avait déclenchée sur les 35 heures.

    « A aucun moment je n’ai parlé d’une réforme du statut de la fonction publique que le gouvernement envisagerait », a assuré le ministre de l’Economie auprès de l’AFP.

    Ce « statut n’est pas remis en cause », a déclaré en ajoutant: « Les propos partiels rapportés donnent une vision déformée de ma pensée ».

    La droite ironise

    Quoi qu’il en soit, Emmanuel Macron avait tenu des propos décapants et toujours aussi iconoclastes pour un membre d’un gouvernement de gauche.

    « On va progressivement entrer dans une zone – on y est déjà d’ailleurs – où la justification d’avoir un emploi à vie garanti sur des missions qui ne le justifient plus, sera de moins en moins défendable », avait affirmé le ministre, lui-même haut fonctionnaire.

    « Je ne sais pas justifier que quelqu’un qui travaille dans la cybersécurité dans une PME soit un contractuel en CDD et que quelqu’un qui travaille, par exemple, dans mon ministère dans le développement économique doit être un fonctionnaire », a-t-il illustré.

    La droite s’est aussitôt engouffrée dans la brèche : « Excellentes remarques sur le statut des fonctionnaires comme je l’écrivais dans mon livre », a ironisé l’ancien ministre Eric Woerth, délégué général au projet des Républicains.

    « Ca commence à faire beaucoup, il faut vraiment qu’il se la boucle ! Il se croit tout permis avec sa cote de popularité mais il nous fait du tort », a déploré un ministre, inquiet de telles déclarations à quelques mois de régionales déjà bien périlleuses pour la gauche.

    « Cet Ovni fou veut aussi détruire le statut de la fonction publique », a dénoncé Gérard Filoche, membre de l’aile gauche du PS.

    « #Macron, le gars qui vient de la Banque Rothschild et qui voudrait faire passer l’infirmière ou le policier pour un privilégié… », a également dénoncé sur Twitter Ian Brossat, adjoint PCF à la maire de Paris Anne Hidalgo.

    Fin août, juste avant l’ouverture de l’université d’été du PS à La Rochelle, Emmanuel Macron avait heurté la gauche par sa dénonciation des 35 heures. Le Premier ministre Manuel Valls l’avait aussitôt recadré et dénoncé des « petites phrases » qui font « mal à la politique ».

    Emmanuel Macron recadré après ses propos sur les fonctionnaires

    Après ses déclarations fracassantes sur les 35 heures qui ont agité la rentrée socialiste, Emmanuel Macron est à nouveau dans l’œil du cyclone pour des propos sur le statut de fonctionnaire. Le ministre de l’Economie a été recadré vendredi par François Hollande de Corrèze où le président de la République était en déplacement.

    REUTERS/Philippe Wojazer© Fournis par RFI FR REUTERS/Philippe Wojazer Elles sont quatre familles corréziennes à se serrer, gonflées de fierté, sur le parquet ciré de la préfecture de Corrèze. Tous attendent le président de retour parmi les siens pour une remise décorations à des Corréziens méritants.

    A l’un d’eux, François Hollande fait un long hommage appuyé à son parcours de fonctionnaire. « Vous, vous êtes un fonctionnaire. Un fonctionnaire attaché, comme je le suis, à son statut, insiste le président français. Car être fonctionnaire, ce n’est pas refuser la modernité. Etre fonctionnaire, c’est au contraire être capable de toujours anticiper dans la fonction publique. Avec la fonction publique, il est possible de connaître une promotion par le concours, par le travail, par le mérite. Et là aussi, cela a permis à des hommes et des femmes issus de milieux modestes de pouvoir connaître une élévation de leur situation et d’arriver au plus haut de l’administration. »

    Une leçon de politique sur la gauche et le mérite, tout autant qu’un recadrage tranché. Et pour la première fois très rapide. Un peu avant, vendredi, le ministre de l’Economie avait jugé le statut des fonctionnaires « peu justifiable », estimant qu’il n’était « plus adapté au monde tel qu’il va ».

    Populaire « chouchou » du président, Emmanuel Macron est peut-être aussi devenu gênant pour François Hollande. Le président, pas encore candidat, a aujourd’hui bien besoin de l’unité de son camp.

    Fonctionnaires : Emmanuel Macron crée une nouvelle polémique

    Emmanuel Macron a déclenché la colère des six millions de fonctionnaires français. La raison ?

    Une déclaration à la presse vendredi 18 septembre : « le statut des fonctionnaires n’est plus adéquat (…), rien ne garantit un emploi garanti à vie », a lancé le ministre de l’Economie. A Tulle (Corrèze), François Hollande a immédiatement réagi et a recadré son ministre. « Un fonctionnaire attaché à son département de la Corrèze et, comme je le suis, attaché à son statut », a-t-il prononcé alors qu’il décorait un fonctionnaire.

    Des fonctionnaires « boucs-émissaires »

    Emmanuel Macron a depuis démenti, assurant qu’il s’agissait de propos off, mais les syndicats y ont vu une nouvelle provocation. « Comme d’habitude les fonctionnaires sont les boucs-émissaires », explique Baptiste Talbot, secrétaire général de la CGT, au micro de France 3.
    A la fin du mois d’août, lors de l’université d’été du Médef, le ministre avait déjà agacé en remettant en cause les 35 heures. Le gouvernement, largement remis en question même par son propre camp, se serait bien passé d’une nouvelle polémique à l’approche des élections régionales.

    On le retrouve partout en photo dans les journaux, notamment dans Le Parisien-Aujourd’hui en France, en costume cravate impeccable. Avec son style très classique, toujours tiré à quatre épingles, il a une allure d’aristocrate versaillais, de gendre parfait. Libération assure « qu’il n’est pas de gauche ». Denis Chaumin dans La République du Centre lui a trouvé un surnom, il l’appelle : « l’exaspérant Mozart de Bercy ». « Emmanuel Macron est le héros de la fête », selon Le Figaro. « Un an après sa nomination surprise à Bercy, qui avait fait grand bruit à La Rochelle, il s’est de nouveau invité au cœur de l’université d’été du PS, avec fracas », selon le quotidien de droite. « Lorsque les socialistes ont pris connaissance jeudi soir de ses déclarations formulées, horreur, sur l’estrade de l’université de rentrée du Medef, certains n’en sont pas revenus », ironise Le Figaro.

    « La gauche a pu croire à un moment, il y a longtemps, que la politique se faisait contre les entreprises, ou au moins sans elles. […] Que la France pourrait aller mieux, en travaillant moins. C’était des fausses idées » a t-il dit. Des propos immédiatement perçus comme une nouvelle attaque contre les 35 heures. « Je croyais que Nicolas Sarkozy était de retour mais je n’avais pas compris qu’il était de retour au gouvernement », a ironisé Christian Paul, le chef de file de l’aile gauche du PS. Toute la journée d’hier, le ministre de l’Economie a été victime de petites phrases assassines depuis son camp. Le Premier ministre, Manuel Valls, est même intervenu pour le recadrer. Selon Le Figaro, les socialistes bâillonnent Macron sur les 35 heures. Un proche d’Hollande rester anonyme a peut-être la réponse : « Le garçon commence à prendre un peu de place sur la photo, beaucoup commencent à avoir intérêt à l’affaiblir ».

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Commentaires

daniel  • 

Vous n’avez pas encore compris qu’il est le ballon sonde de benêt 1er?

T’homme  • 

fonctionnaire cela veut dire être serviteur du pays et du peuple ce qu’ignore même la clique au pouvoir !
comme dans toute boite, ta place est acquise à vie si tu bosses bien, à vie sinon la porte est acquise au même titre POINT BARRE ! … être fonctionnaire c’est devenir serviteur , je ne connais aucun serviteur mieux payé que son maitre , là on a tout inversé ils ont plus de droits que n’importe qui et on doit la fermer pas de contrôle du peuple aucun pouvoir pour arréter la gabegie car ils sont les complices des rois de l’état !
et comme les syndicats squattent cela a temps complet en bon parasites qu’ils sont ils prennent en otage la direction tour a tour et les travailleurs comme ils veulent au nom  de leurs intérêts corporatistes !
un fonctionnaire a autant de salaire et temps de travail RÉEL que n’importe quel autre employé(e) dans une usine, autant de droit et autant de retraite; si cela ne lui va pas il ne vient pas !
avoir accepté de signer des contrat d’emplois qui sont pire qu’un contrat de mariage démontre bien la clique de crétins qui ont dirigé ce pays en le trahissant en tout !!

il ne manque que le droit cuissage dans certaines branches de fonctionnaires et encore ils le pratiquent sans le dire !!
tu viens pour servir le peuple pas, pour le niquer et avoir une planque a vie ! c’est cela l’égalité et on en est très très loin; ils pillent même nos caisses de retraite pour payer leurs avantages indus !!

Raoul Volfoni  •

Ce que j’aime chez lui c’est ses froncements de sourcils de tafiole nazie endimanchée.

didou  •

que l’on aime ou pas cet homme , force de constater qu’il a un peu raison il serait temps de reformer les statuts des hauts et petits fonctionnaires ,
qu’ils ne soient plus fonctionnaires a vie
qu’ils cotisent 42 ans comme dans le privé
et que leur retraite soit basée sur les 20 meilleurs années et non sur les 6 derniers mois de leur carrière
déjà ça cela serait une avancée

Patrick  • 

il a dis vrai, quoi qu’ il en déplaise

Laurent  •

Ce garçon est peut être maladroit mais il dit tout haut ce que les gens pensent tout bas et il a un vrai regard sur la société actuelle

rajo  • 

un arriviste qui fait de la politique pour avoir mieux rebondir dans le privé….un vrai sac à #$%$ !!!

giulia  • 

Il joue au bad cop/good cop ( méchant et gentil flic) avec F. Hollande?

christine  •  

Alors pourquoi l’avoir choisi comme ministre de l’économie?….. On nous prend vraiment pour des imbéciles! La gauche grillée en 2017!…..

frank  •

il a bien raison …ça fait des années que beaucoup passent leur temps devant la machine à café ..

Stabiloboss  • 

Une sortie de cette envergure c’est juste pour voir si les citoyens sont murs comme à l’époque de naboléon quand le lecteur de zadig et voltaire d’VH, le très fin frédéric a lancé, juste comme ça avec l’air innocent d’un gamin pris la main dans le pot de confiture, faire travailler ceux qui ont l’insolence d’être en arrêt maladie.

Hydra  • 

il a trouvé un bon créneau .Missi dominici entre Bruxelles et Berlin.

Evelyne  • 

Ce Mec est vraiment un crapule jeune bourgeois qu’on a mis au pourvoir qu’il continue ,il ne sera pas là en 2017

bob l’africain  • 

Bingo , avec 6 millions de chômeurs le Nb de retraités en augmentation et la restruturation des régions ,départements et regroupements des divers services DDE éducation nationale etc etc…Nous ne pouvons plus payer les salaires , laisser l ‘ETAT ponctionner dans les caisses retraites du privé pour payer leurs retraites qui n’ont pas été provisionnées en temps et lieu voulu .Pour éviter la faillite il faudrait économiser 500 Milliard D’€ par An Donc avis le choix c’est maintenant économiser , imposer + ou attendre et jouer à la patate chaude

Sam  • 

Pourquoi le PS persiste t-il à garder à garder sa dénomination ?

claude  • 

Il ne fait que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas !
Enfin un ministre compétent qui mériterait d’être président de la république .

pascal  • 

voila pour coït la France coule

stighem                                 C’est pas trop tôt! Fin de l’emploi à vie, Audit sur la gestion du temps de travail et sa rémunération Audit sur la productivité des salariés et la qualité des services publics Audit sur les comités d’entreprises Fin de la mainmise des syndicats sur les recrutements et les carrières Bref, bienvenue au XXIe siècle!

patlemanouch                     Ce sont juste des petits tests. Actions ou pas en fonction des réactions. Ce type de messages est plus pour le marché que pour les pauvres pions que nous sommes

Dubitatif                                   Eh oui ! On peut être, comme le dit l’article, une « star des sondages » en se limitant à lancer des idées qui, dans la configuration actuelle, n’ont aucune chance d’être mises en oeuvre.

nina                                        La suppression du statut de fonctionnaire ne créera pas d’économies dans les services dits  » publics ». Les agents recrutés sous contrat, sans concours, ( telle est la règle actuellement) perçoivent une rémunération largement supérieure à celle des agents sous statut public.

andre adam                            Pour ma part,je donne raison à Mr.MACRON,car cela fait + de 65 ans que je m’insurge contre ce système-et le pire c’est le système de recrutement – quand j’avais 5/16 ans j’ai essayé de passer des concours d’entrée ; mais impossible – car à la SNCF par exemple les enfants de cheminots avaient 30 pts avant de concourir donc course à handicap !!!! Idem à EDF on m’a demandé si je connaissais Marcel PAUL et bien non Alors inutile de vous donner le résultat et j’en passe…..Est-ce que cela a changé

fr                                               Avant de critiquer le statut des fonctionnaires, les libéraux devraient savoir que ce sont les théoriciens de leur mouvement de pensée qui ont, les premiers, imaginé de garantir l’indépendance et la neutralité des fonctionnaires par un statut protecteur. Je comprends bien que l’on veuille fragiliser l’ensemble de la population active avec des statuts toujours plus , mais il serait préférable de renforcer la sécurité de l’emploi pour tout le monde, et pas l’inverse.

 thierry moreau            Un exemple récemment mis à jour par la cour de comptes de l’inefficacité organisée que la statut des fonctionnaires génère. La préparation des repas pour l’armée, dont le prix de revient est 3 fois plus élevé que lorsque des entreprises privées sont sollicitées. Mais Hollande et ceux qui en profitent ( la soi-disant gauche…) ne laisseront pas le peuple l’abolir ou même le réformer, d’autant que ses « représentants » députés et sénateurs, jouissent sans retenue de leurs propres statuts.

jerome francois                       Il serait moins démagogique de supprimer le principe d’emploi à vie plutôt que d’instaurer une stupide règle d’un remplacement sur 2… L’emploi à vie n’est pas justifiable et il rigidifie la plasticité de la structure de l’administration publique (et des entreprises publiques). Supprimer l’emploi à vie serait une bonne chose et mettrait fin à des polémiques stupides entre ceux qui travaillent dans le public et ceux du privé. Par ailleurs, un Etat moderne se doit d’avoir une structure souple

Hughes BizotHughes Bizot     la spécificité française unique sur la planète est que le président les ministres 70% des élus sont issus ou détachés de la fonction publique et que leur premier rôle est de maintenir notre record mondial du nombre de fonctionnaires par habitant et de maintenir un état d’esprit et une culture publique dans le pays avec les résultats que l’on voit en ce qui concerne le chômage ou nous sommes champions d’Europe. ..bref la fonction publique partout c’est l’assurance de records dont personne ne veut
xavier duval                                    De quoi , de quoi, on supprimerait mes ré-électeurs, on ferait de la peine aux syndicats qui y recrutent leurs meilleurs encartés, ces super-protégés qui ont si besoin d’être défendus, oui, on sait il y a des chômeurs, mais les syndicats ne peuvent pas compter sur eux, même si la leur défense, verbale, est puissante et assidue.
juan nestor                                     Hollande fait semblant de découvrir qu’il a nommé une sorte de banquier opportuniste et prêt à tout, de droite ultra libérale au ministère des finances, ce qui fait désordre pour quelqu’un qui a dit « mon ennemi c’est la finance » en campagne en 2012.

Ce sont les mêmes qui viendront pleurer aux prochaines élections régionales pour avoir une « union de la gauche » -et pourquoi pas sous le ridicule chantage de lutter contre le FN, alors qu’ils en sont les premiers promoteurs-, alors que cette union de la gauche ce sont eux qui l’ont rompue.
Qu’ils fassent plutôt l’alliance avec la droite, un peu comme en Allemagne, puisqu’ils en meurent d’envie, ils auront l’occasion de comprendre avec les dizaines de milliers de « socialistes » de ce pays qui ont déjà perdu leurs places dans les mairies et les collectivités locales que la France n’est pas l’Allemagne.

Hubert REHubert RE        Quand la gauche était collectiviste, elle a fait exploser le nombre de fonctionnaires, tout en rendant floue leur mission, et l’Etat stratège et arbitre n’a fait que décliner. Maintenant que le gauche est incarnée par un ex-banquier de chez Rothchild, et qu’elle a épousé le libéralisme anglo-saxon, elle dénonce… J’en reste en ce qui me concerne à cette formule extraordinaire de Napoléon Bonaparte:  » les représentants de l’Etat doivent faire envie toujours, pitié jamais. » Tout est question de l’idée que l’on se fait de l’utilité et du rôle de l’Etat. Pour cela, il faut croire en la Nation, ce qui n’est pas à la mode chez ces gens là. Les fonctionnaires Français, bien employés, sont les garants de l’égalité et du lien entre tous les français.
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