L'Europe se referme

PHOTOS. Évacuation de deux campements de migrants à Paris, dont celui près d’Austerlitz

MIGRANTS PARIS

MIGRANTS – Deux campements occupés dans des conditions indignes par plus de 500 migrants, dont un installé depuis des mois près de la gare d’Austerlitz, en bord de Seine, étaient en cours d’évacuation dans le calme jeudi matin à Paris.

Les opérations ont commencé à 06H00. Elles sont menées par des travailleurs sociaux, essentiellement de la mairie de Paris et des ONG, sous la surveillance d’un dispositif policier conséquent et devant de nombreux journalistes. Des traducteurs sont également présents.

Ces évacuations surviennent au lendemain d’un débat à l’Assemblée sur l’accueil des réfugiés, convoqué après la décision de François Hollande d’accueillir en urgence un millier de réfugiés pour soulager l’Allemagne.

Hébergement d’un mois minimum

Le site du quai d’Austerlitz, dans le sud-est de Paris, regroupait quelque 400 personnes, l’autre, sur le parvis de la mairie du XVIIIe arrondissement, dans le nord de la capitale, environ 150.

Leurs occupants montent peu à peu dans des bus devant les emmener vers des centres d’hébergement. Seize cars étaient positionnés aux abords de la gare d’Austerlitz, huit dans le XVIIIe. Selon la mairie de Paris, chaque personne se voit proposer un hébergement d’un mois minimum.

« Ce n’est pas une opération de police », insiste Jean-Sébastien Lamontagne, directeur de cabinet du préfet de la région Ile-de-France, présent sur le site d’Austerlitz, évoquant une opération de « mise à l’abri ». « L’objectif c’est d’aller au contact de ces personnes (…) de les réveiller, de leur laisser le temps de prendre leurs affaires », selon Lamontagne. Des documents leur sont distribués en français, en anglais et en arabe.

Au campement de la mairie du XVIIIe, les migrants sont regroupés d’un côté de l’édifice. On leur explique qu’ils vont être hébergés et qu’ils pourront ensuite faire une demande d’asile.

« Des murs et un toit »

« Je suis tellement content. La vie était dure ici. C’est pas humain. Je reprends espoir même si c’est encore un peu flou », commente aussitôt Moussa, Soudanais de 28 ans. Abderrahmane, 24 ans, lui aussi soudanais, sourit à l’idée de se « réveiller avec des murs et un toit et pas sur un trottoir avec plein de gens qui (le) regardent ».

La justice avait donné son feu vert vendredi dernier à l’évacuation du campement d’Austerlitz, qui rassemblait tout récemment près de 200 tentes, autour du pont Charles-de-Gaulle et jusqu’à la Cité de la mode et du design. La maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), avait alors assuré que des places avaient été préparées pour mettre à l’abri ses occupants.

« Ce serait aberrant de dire ‘Ceux qui arrivent on les traite avec rapidité, et les autres on les laisse dehors’. Je veux les rassurer », avait-elle déclaré, alors que l’attention s’est concentrée ces derniers jours sur les Syriens et Irakiens arrivés du sud de l’Allemagne dans le cadre de l’engagement présidentiel d’accueillir en urgence un millier de réfugiés pour soulager l’Allemagne.

Début juin, un autre campement installé sous la station de métro de La Chapelle, dans le nord de Paris, avait été évacué, alors qu’il comptait lui aussi près de 400 personnes installées dans des conditions indignes.

Lire aussi :

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Evacuation de deux camps de migrants à Paris: « La vie était dure ici »

 LEXPRESS.fr avec AFP

migrants-11_5416705Deux camps occupés par des migrants dans des conditions indignes ont été évacués à Paris. AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Deux campements de migrants installés dans la capitale ont été évacués ce jeudi matin. La mairie de Paris précise qu’il s’agit d’une opération de « mise à l’abri » et non de police. Chaque occupant se verra proposer un hébergement digne.

Les migrants ont été réveillés un par un dans le calme, à Paris. Deux campements occupés dans des conditions indignes ont été évacués très tôt ce jeudi matin sur ordre de la mairie de Paris: un proche de la gare d’Austerlitz dans le XIIIe arrondissement et un autre sur le parvis de la mairie du XVIIIe arrondissement. Quelque 550 migrants (400 et 150 sur chaque site) y vivaient au total.

Les opérations sont menées par des travailleurs sociaux, essentiellement de la mairie de Paris et des ONG, sous la surveillance d’un dispositif policier conséquent et devant de nombreux journalistes. Des traducteurs sont également présents.

Une opération de « mise à l’abri »

Un transport en car est mis en place. Leurs occupants montent peu à peu dans des bus devant les emmener vers des centres d’hébergement. Seize cars étaient positionnés aux abords de la gare d’Austerlitz, huit dans le XVIIIe. Selon la mairie de Paris, chaque personne se voit proposer un hébergement d’un mois minimum.

« Ce n’est pas une opération de police », a insisté Jean-Sébastien Lamontagne, directeur de cabinet du préfet de la région Ile-de-France, présent sur le site d’Austerlitz, évoquant une opération de « mise à l’abri ». « L’objectif c’est d’aller au contact de ces personnes […] de les réveiller, de leur laisser le temps de prendre leurs affaires », selon le fonctionnaire. Des documents leur sont distribués en français, en anglais et en arabe.

« La vie était dure ici »

Selon les associations sur place, les personnes qui souhaitent rester ensemble peuvent aller dans les mêmes centres. Une journaliste de Francetvinfo rapporte que la plupart des migrants de ces campements sont des hommes vivant seuls, certains depuis plus d’un an. En partant, certains migrants font un au revoir de la main à travers les vitres du bus.

« Je suis tellement content. La vie était dure ici. C’est pas humain. Je reprends espoir même si c’est encore un peu flou », commente aussitôt Moussa, Soudanais de 28 ans. Abderrahmane, 24 ans, lui aussi Soudanais, sourit à l’idée de se « réveiller avec des murs et un toit et pas sur un trottoir avec plein de gens qui [le] regardent ».

La justice avait donné son feu vert vendredi dernier à l’évacuation du campement d’Austerlitz, qui rassemblait tout récemment près de 200 tentes, autour du pont Charles-de-Gaulle et jusqu’à la Cité de la mode et du design. « Ce serait aberrant de dire ‘ceux qui arrivent on les traite avec rapidité, et les autres on les laisse dehors.’ Je veux les rassurer », avait déclaré la maire de Paris Anne Hidalgo, alors que l’attention s’est concentrée ces derniers jours sur les Syriens et Irakiens arrivés du sud de l’Allemagne dans le cadre de l’engagement, pris par François Hollande, d’accueillir en urgence un millier de réfugiés pour soulager l’Allemagne.

#Migrants L’évacuation de deux campements de migrants à Paris, à Austerlitz et près de la mairie du 18e arrondissement, a commencé

Les services sociaux et de la mairie de Paris ont commencé ce matin à 6 heures à évacuer dans le calme deux campements occupés au total par plus de 500 migrants, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place, où des forces de police ont été déployées.

Le site du quai d’Austerlitz, dans le sud-est de Paris, regroupe quelque 400 personnes, l’autre, sur le parvis de la mairie du 18e arrondissement, dans le nord de la capitale, environ 150.

Les opérations se déroulent dans le calme en tout début de matinée.

Selon la mairie, chaque personne va se voir proposer un hébergement d’un mois minimum et un transport en car est mis en place.

Evacuation de deux campements de migrants à Paris

Le Monde.fr

L’opération était imminente depuis le recensement, le 15 septembre, du demi-­millier de réfugiés installés depuis plusieurs mois près de la gare d’Austerlitz, à Paris. Les quelque deux cents tentes posées le long de la Seine autour du pont Charles-­de-­Gaulle et jusqu’à la Cité de la mode et du design n’existent plus.

Les équipes de l’Office français de la protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) et de la préfecture de Paris et d’Ile-de-France prennent actuellement en charge l’intégralité du campement, qui compte également quelques sans-domicile-fixe. Un dispositif similaire est actuellement déployé pour les 150 réfugiés et migrants installés sur le parvis de la mairie du 18arrondissement depuis le 4 septembre.

Des barrières pour empêcher un nouveau camp

La maire de Paris avait annoncé, mardi, que ces deux interventions se dérouleraient en fin de semaine. A partir de jeudi, les personnes concernées seront logées dans une vingtaine de centres d’hébergements d’urgence à Paris et en Ile-de-France, selon la préfecture de Paris.

L’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) accompagnera les réfugiés dans leur démarche de régularisation. Ceux qui n’entreprendront aucune demande d’asile ne seront hébergés qu’un mois, les autres jusqu’au terme de la procédure. A noter que le suivi social des SDF s’effectuera dans des centres spécifiques.

A Austerlitz, les services de la ville installeront des barrières empêchant l’installation d’un nouveau campement. Mercredi en fin d’après-midi, l’impatience était palpable. L’espoir d’en avoir terminé avec plusieurs semaines, voire plusieurs mois de précarité et d’abandon n’avait jamais été aussi proche. Sous des rafales de vent, certains étendaient leurs linges où ils le pouvaient.

D’autres suivaient une dernière fois les leçons de français données par des bénévoles. A côté, s’improvisait un atelier coiffure. L’objectif : se sentir le mieux possible avant d’ouvrir une nouvelle page de leur vie.

« Paris, je veux y faire ma vie »

Booba, lui, se frottait les mains, un sourire dissimulé sous sa capuche. Comme une impression de reprendre sa vie, en pause depuis l’assassinat de l’intégralité de sa famille à Gao, dans le nord du Mali. « Maintenant, j’ai besoin d’aller à l’école et de vivre sous un toit. C’est ma priorité », dit-il. Ce Malien de 25 ans a débarqué il y a deux mois à Paris. Encore choqué par les comportements « racistes » dont il a été victime en Italie, où il a séjourné quelques semaines avant de passer la frontière de Vintimille.

« Paris, je veux y faire ma vie. Une fois que je saurai écrire et que j’aurai fait mes études, je trouverai un travail. »

Nabil, un bénévole présent au campement depuis son installation « il y a deux ans », espère que les réfugiés « retrouveront enfin la paix et en finiront avec cette sale histoire ». D’origine tunisienne, il est l’un des interlocuteurs privilégiés de la mairie et des services sociaux.

« Depuis deux semaines, la solidarité s’organise réellement avec la mairie. On va tous ensemble vers le plus et pas vers le moins. On nous a dit que des responsables pourraient visiter les centres d’hébergement avant de s’y s’installer. »

Avant l’évacuation, environ 1 450 réfugiés avaient déjà été pris en charge à Paris depuis le démantèlement en juin d’un premier point de regroupement, sous le métro aérien de La Chapelle dans le 18arrondissement.

Lire aussi : Comment la Ville de Paris organise l’hébergement des migrants

MIGRATION – Les migrants ont été transférés dans des centres d’accueil…

« Je suis tellement content. La vie était dure ici. Ce n’est pas humain. Je reprends espoir même si c’est encore un peu flou ». Comme plus de 500 autres migrants, Moussa, Soudanais de 28 ans, a été évacué ce jeudi matin de l’un des deux campements parisiens qu’il occupe depuis des mois dans des conditions indignes.

Deux campements occupés dans des conditions indignes par plus de 500 migrants, dont un installé depuis des mois près de la gare d’Austerlitz, en bord de Seine, étaient en cours d’évacuation dans le calme jeudi matin à Paris.

Les opérations ont commencé à 6h. Elles sont menées par des travailleurs sociaux, essentiellement de la mairie de Paris et des ONG, sous la surveillance d’un dispositif policier conséquent et devant de nombreux journalistes. Des traducteurs sont également présents.

« Ce n’est pas une opération de police »

Ces évacuations surviennent au lendemain d’un débat à l’Assemblée sur l’accueil des réfugiés, convoqué après la décision de François Hollande d’accueillir en urgence un millier de réfugiés pour soulager l’Allemagne.

Le site du quai d’Austerlitz, dans le sud-est de Paris, regroupait quelque 400 personnes, l’autre, sur le parvis de la mairie du XVIIIe arrondissement, dans le nord de la capitale, environ 150.

Leurs occupants montent peu à peu dans des bus devant les emmener vers des centres d’hébergement. Seize cars étaient positionnés aux abords de la gare d’Austerlitz, huit dans le XVIIIe. Selon la mairie de Paris, chaque personne se voit proposer un hébergement d’un mois minimum.

« Ce n’est pas une opération de police », insiste Jean-Sébastien Lamontagne, directeur de cabinet du préfet de la région Ile-de-France, présent sur le site d’Austerlitz, évoquant une opération de « mise à l’abri ».

« L’administration viendra s’occuper de la situation de chacun d’entre vous »

« L’objectif c’est d’aller au contact de ces personnes (…) de les réveiller, de leur laisser le temps de prendre leurs affaires », selon Lamontagne. Des documents leur sont distribués en français, en anglais et en arabe.

Au campement de la mairie du XVIIIe, les migrants sont regroupés d’un côté de l’édifice. On leur explique qu’ils vont être hébergés et qu’ils pourront ensuite faire une demande d’asile.

Pascal Brice, de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), s’adresse à eux, chacune de ses phrases traduite en arabe et applaudie par les migrants. « Des bus vont vous conduire dans des hébergements à Paris et autour de Paris pour vous accueillir dignement (…) Vous aurez de la nourriture et l’administration viendra s’occuper de la situation de chacun d’entre vous », leur dit-il.

Migrants: deux campements évacués dans le calme à Paris

Deux campements occupés dans des conditions indignes par plus de 500 migrants, dont un installé depuis des mois près de la gare d’Austerlitz, en bord de Seine, étaient évacués dans le calme jeudi matin à Paris, les occupants conduits vers des centres d’hébergement.

Les opérations ont commencé à 06H00, avant le lever du jour. Menées par des travailleurs sociaux, essentiellement de la mairie de Paris et des ONG, sous la surveillance d’un dispositif policier conséquent et devant de nombreux journalistes, elles se poursuivaient deux heures plus tard sur le site du Quai d’Austerlitz, qui regroupait environ 400 personnes.

L’évacuation était en revanche terminée sur le parvis de la mairie du XVIIIe arrondissement (nord), d’où sont partis quelque 200 migrants originaires d’Afrique, installés sous des bâches et des tentes, depuis début septembre.

Ces opérations surviennent au lendemain de l’annonce par le gouvernement d’un déblocage de plusieurs centaines de millions d’euros pour l’accueil des réfugiés et des SDF, lors d’un débat à l’Assemblée organisé après la décision de François Hollande de recevoir 24.000 réfugiés en deux ans, dont un millier en urgence pour soulager l’Allemagne.

Les occupants des campements sont montés peu à peu dans des bus, qui les conduisaient vers des lieux d’hébergement de la région parisienne. Seize cars étaient positionnés aux abords de la gare d’Austerlitz, une dizaine dans le XVIIIe. Selon la mairie de Paris, chaque personne s’est vu proposer un hébergement d’un mois minimum.

« Ce n’est pas une opération de police », insistait à Austerlitz Jean-Sébastien Lamontagne, directeur de cabinet du préfet de la région Ile-de-France, en évoquant une opération de « mise à l’abri ».

Peu après 06H30, les migrants commençaient à sortir de leurs tentes, à se débarbouiller avec des bouteilles d’eau et rassembler quelques affaires. « Ils nous ont dit qu’on allait être délogés mais ils ne nous ont pas dit exactement où on allait », s’inquiète Souleymane Diakité, un Malien de 28 ans qui vit depuis « presque un an » sur les quais.

Des documents en français, anglais et arabes leur sont distribués. On leur explique qu’ils vont être hébergés et qu’ils pourront ensuite faire une demande d’asile.

Près de la mairie du XVIIIe, Pascal Brice, de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), s’adresse à eux, chacune de ses phrases traduite en arabe et applaudie. « Des bus vont vous conduire dans des hébergements pour vous accueillir dignement (…) Vous aurez de la nourriture et l’administration viendra s’occuper de la situation de chacun d’entre vous » , leur dit-il.

– « Des murs et un toit » –

« Je suis tellement content. La vie était dure ici. C’est pas humain. Je reprends espoir même si c’est encore un peu flou », commente aussitôt Moussa, Soudanais de 28 ans. Abderrahmane, 24 ans, lui aussi Soudanais, sourit à l’idée de se « réveiller avec des murs et un toit et pas sur un trottoir avec plein de gens qui (le) regardent ».

Les migrants, bonnet ou capuche sur la tête, sacs à la main, attendent patiemment leur tour pour monter dans le bus. En partant, certains font un au revoir de la main à travers les vitres.

Quelques militants sont là. « On est inquiets… Les précédentes évacuations ont été des échecs. Certains centres ne sont pas adaptés et certains migrants en sont partis », affirme Thomas, étudiant de 21 ans et membre d’un collectif d’aide aux migrants.

La justice avait donné son feu vert vendredi dernier à l’évacuation du campement d’Austerlitz, qui rassemblait tout récemment près de 200 tentes, autour du pont Charles-de-Gaulle et jusqu’à la Cité de la mode et du design.

La maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), avait assuré que des places avaient été préparées pour mettre à l’abri ses occupants, qui ne seraient pas « laissés dehors » tandis que les cas des Syriens et Irakiens nouvellement arrivés seraient traités rapidement.

Début juin, un autre campement de plusieurs centaines de personnes installé sous la station de métro de La Chapelle, dans le nord de Paris, avait été évacué.

Demandeurs d’asile et réfugiés: quels sont leurs droits, quels sont leurs devoirs?

DEMANDEURS ASILE

IMMIGRATION – Après avoir débattu mardi d’une intervention militaire française en Syrie, députés et sénateurs ont poursuivi leurs discussions ce mercredi 16 septembre sur « l’accueil des réfugiés en France et en Europe ». Un débat très politique (bien que toujours sans vote) et qui n’a pas manqué de mettre en lumière les divergences d’approche entre les partisans d’un accueil généreux et les adeptes du tri entre migrants économiques et réfugiés politiques.

« Certains nous disent ‘il faut tout fermer’. Dire cela, c’est fermer les yeux sur les réfugiés qui meurent à nos portes. D’autres disent, à l’inverse, ‘il faut tout ouvrir’. Dire cela, c’est fermer les yeux sur les réalités et les difficultés de la société française », a résumé le premier ministre Manuel Valls en introduction du débat. Optant pour une voie médiane, ce dernier a privilégié un discours généreux vis à vis des réfugiés politiques, annonçant notamment 270 millions d’euros supplémentaires pour l’accueil des candidats à l’exil tout en promettant plus de contrôles aux frontières.

Pendant ce temps, l’accueil des 24.000 demandeurs d’asile que la France a promis d’héberger sur deux ans se poursuit sur le territoire, posant de manière aiguë la question des moyens logistiques et financiers qu’il faudra débloquer pour faire face à l’afflux. D’autant que les migrants venus du reste de l’Europe viennent s’ajouter aux quelques 60.000 demandeurs d’asile qui postulent cette année au statut de réfugié.

Une fois arrivés sur le territoire national, que deviennent ces milliers d’individus venus de Syrie, d’Irak ou d’Afghanistan? Quels sont leurs droits sociaux et quelles sont leurs obligations légales? Pour le comprendre, il faut distinguer les demandeurs d’asile, dans l’attente d’une validation de leur statut, des réfugiés politiques qui disposent d’une protection accrue de la part de l’Etat français.

DEMANDEURS D’ASILE

DÉFINITION: Sont considérés comme demandeurs d’asile les candidats ayant déposé une demande auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et dans l’attente d’une décision définitive de l’administration.

LOGEMENT:Un dispositif national d’accueil (DNA) est prévu de manière à éviter que ces populations fragilisées et souvent exsangues ne logent dans la rue. Celles-ci sont théoriquement hébergées pendant toute la durée de leur demande en centres d’accueil des demandeurs d’asile (Cada). Problème: les Cada sont aujourd’hui saturés avec un taux d’occupation frôlant les 95%. Il y avait 25.000 places de Cada en juin 2015 et 4000 autres devaient être créées d’ici à la fin de l’année. Mais cela reste insuffisant, compte tenu du niveau des demandes d’asile (environ 65.000 en 2014). Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé samedi qu’une prime de 1000 euros par place serait versée aux communes créant des hébergements supplémentaires d’ici à 2017. Le coût de l’hébergement des demandeurs d’asile est estimé à près de 350 millions d’euros par an. Des places d’hébergement d’urgence sont également prévues.

Dans son discours à l’Assemblée, Manuel Valls a annoncé une rallonge budgétaire de 279 millions d’euros supplémentaires pour l’accueil des réfugiés et de 250 millions d’euros pour l’hébergement d’urgence.

ALLOCATIONS: Pour les réfugiés qui ne disposent pas encore d’une place en centre d’hébergement, l’Etat prévoit une Allocation temporaire d’attente (ATA) d’un montant de 11,35€ par jour (en 2014), soit 340,50 € par mois. Une fois le demandeur d’asile admis dans un centre d’hébergement, celui-ci peut demander une Allocation mensuelle de subsistance (AMS) d’un montant oscillant entre 91 et 718€ par mois en fonction de sa situation familiale.

TRAVAIL: Les demandeurs d’asile ne peuvent travailler sur le territoire français pendant un délai d’un an. Au terme de ce délai, si la demande d’asile n’a toujours pas été validée par l’administration, les réfugiés peuvent tenter d’obtenir une autorisation de travail auprès du préfet du département où ils résident. Celui-ci peut leur refuser cette autorisation en invoquant la « situation de l’emploi » dans la région.

SCOLARITÉ: Comme pour les autres enfants résidant en France, l’école est obligatoire de 6 à 16 ans pour les enfants de demandeurs d’asile. Certains de ces enfants peuvent être orientés vers des « classes d’accueil » (CLA) destinées aux élèves non-francophones. Les Cada ont également pour mission d’aider les demandeurs d’asile à organiser la scolarisation de leurs enfants (transport, inscription…).

SANTÉ: Tout demandeur d’asile a accès au régime général d’assurance maladie au titre de la couverture maladie universelle (CMU). Ces droits sont ouverts dès la demande effectuée. Le droit à une couverture complémentaire intervient dans un délai d’un mois. Les demandeurs en situation d’urgence ou ne pouvant bénéficier de la CMU peuvent avoir accès à l’aide médicale d’État (AME).

RÉFUGIÉS STATUTAIRES

DÉFINITION: Sont considérés comme réfugiés statutaires les demandeurs d’asile ayant obtenu une réponse positive de l’administration qui leur délivre un récépissé de 3 mois renouvelable portant la mention « reconnu réfugié ».

STATUT CIVIQUE: Ce statut ouvre le droit à la délivrance d’une carte de résident renouvelable tous les 10 ans. Les réfugiés statutaires bénéficient d’un accès facilité à la nationalité française et le recours au regroupement familial leur est ouvert sans conditions de ressources ni de logement. Au titre de leurs devoirs, les réfugiés sont tenus de suivre une formation civique et linguistique avant de passer un bilan de compétences professionnelles.

DROITS SOCIAUX: Dès l’obtention de la mention « reconnu réfugié », un réfugié politique bénéficie des mêmes droits sociaux que ceux des nationaux, à commencer par les prestations familiales. Les Républicains, à l’initiative de Nicolas Sarkozy, préconisent d’interdire l’accès aux allocations familiales et logements aux étrangers en situation irrégulière (réfugiés inclus) pendant cinq ans.

LOGEMENT: Les réfugiés les plus vulnérables peuvent accéder aux centres provisoires d’hébergement (CPH). Les autres peuvent effectuer une demande de logement social, bénéficier des aides au logement (APL), peuvent faire jouer le droit opposable au logement.

TRAVAIL: Une fois leur demande d’asile validée, les réfugiés peuvent librement accéder au marché du travail comme les Français. Les réfugiés de plus de 25 ans peuvent bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) sans condition de résidence de 5 ans en France. Éligibles à la CMU, les réfugiés politiques basculent dans le régime général dès l’obtention d’un emploi.

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2% de soldats de l’EI parmi les migrants : l’étrange affirmation d’un ministre libanais à David Cameron

« Parmi les migrants, nous avons des terroristes de Daech qui s’infiltrent », affirmait Christian Estrosi au mois d’août sur France Info. Si jusqu’à aujourd’hui aucun n’a été identifié, le sujet continue d’alimenter les débats en France comme à l’étranger.

Atlantico : Deux sur 100 migrants syriens introduits clandestinement en Europe seraient des combattants de l’Etat islamique, selon le ministre de l’Education libanais. Peut-on confirmer ces chiffres ? Que pouvons-nous savoir sur cette éventuelle présence ?

Alain Rodier : Cette information est à prendre avec d’infinies précautions dans la mesure où la source ne semble pas être spécialisée dans le domaine du terrorisme. De plus, cela entre dans le cadre d’une politique intérieure libanaise pour le moins chaotique aujourd’hui. Elle ravit également toutes les personnes qui veulent diaboliser la vague de migrants qui déferle sur l’Europe.

Personnellement, je ne pense pas qu’il y ait, dans les rangs des migrants, des terroristes entraînés et mandatés pour venir commettre des attentats en Europe. Un activiste formé est un « investissement » que ses employeurs ne veulent pas gâcher par un accident stupide comme couler avec son embarcation. Ils ont les moyens de le faire parvenir à destination par des voies détournées et beaucoup plus sûres. Toutefois, il est très possible que, parmi les réfugiés il y ait des ex-combattants (syriens, irakiens et afghans) qui ont décidé de quitter le champ de bataille pour se diriger vers des lieux plus tranquilles. Étant donnée la grande majorité d’hommes jeunes qui figure parmi ces migrants, il est logique qu’il y en ait un certain nombre (voire la majorité) qui aient porté les armes dans un camp ou dans un autre. A court terme, le risque pour la sécurité n’est pas très important (il y en a bien d’autres mais ce n’est pas le sujet), par contre, à terme quand les réfugiés seront bien installés,des réseaux pourront se développer dans leurs rangs. Et là, ce sera grave.

Est-ce que nous en savons un peu plus sur cette prétendue stratégie ? Que chercherait l’Etat islamique ?

Daesh a promis d’envoyer 500.000 migrants depuis la Libye si une opération internationale se déclenchait dans la région. Mais la menace est plus compliquée. Si Daesh n’a pas pour le moment pour politique de lancer des attentats en Occident (ce qui ne l’empêchera pas de se réjouir de toute action qui serait menée par quelques fanatiques), ce n’est pas le cas d’Al-Qaida « canal historique ». Il suffit pour cela de lire la dernière publication du mouvement nommée Inspire diffusée le 9 septembre. Elle s’intitule sobrement « opérations assassinat ». Par son intermédiaire, Al-Qaida « canal historique » appelle ce qu’il nomme les « moudjahiddines solitaires » à « hisser la bannière du djihad en conduisant des assassinats ». Comme d’habitude, des procédés de fabrication d’engins explosifs improvisés sont détaillés pour leur venir en aide.

A noter que ce numéro d’Inspire accompagne parfaitement les dernières déclarations bellicistes du docteur Ayman al-Zawahiri qui appelle tous les sympathisants à sa cause à passer à l’action là où ils le peuvent : « Nous devons désormais travailler à porter la guerre au coeur des maisons et des villes de l’Occident croisé, et en particulier de l’Amérique ». Ibrahim Ibn Hassan al Asiri qui est connu depuis des années comme l’artificier d’Al-Qaida dans la Péninsule Arabique (AQPA) écrit pour sa part un article dans lequel il explique comment l’attentat contre le journal Charlie Hebdo a été organisé par AQPA sur ordre de Ben Laden (mort avant d’avoir connu son exécution). Il détaille le processus à suivre pour renouveler l’expérience :

  • sélection des cibles par Al-Qaida central (ce qui doit déjà être fait) ;
  • planification et lancement des opérations par AQPA ;

  • l’exécution des opérations est laissée à l’initiative des cellules désignées qui sont plus à même de juger des opportunités.

Le risque ne provient donc pas que de « loups solitaires » (qui chassent souvent en meutes) mais aussi de cellules organisées et entraînées. Autant dire que comme le dit une publicité qui tourne en boucle pour une grande chaîne de distribution « on est mal, on est très mal« .
L’Etat islamique est-il en train de réussir ce qu’Al Qaïda avait raté, s’implanter aux Etats-Unis ?
Ce que deviennent les combattants de l’Etat islamique qui rentrent en Occident
Ces nouveaux alliés qu’il faudrait peut-être se résoudre à accepter pour vaincre l’Etat islamique

Immigration : un poids ou une chance pour l’économie française ?

© REA

Rétablissement des contrôles aux frontières, clôture anti-migrants… l’Europe a toutes les peines du monde à gérer l’accueil des centaines de milliers de réfugiés qui frappent à ses portes. Ces événements soulèvent aussi une question de fond : quels sont les bienfaits ou les méfaits de l’immigration sur nos économies ? Capital fait le point.

Le bouillonnant sujet de l’immigration est plus que jamais sur la table. A l’heure où des centaines de milliers de migrants, fuyant la guerre et la misère, tentent de rejoindre l’Europe dans l’espoir d’un avenir meilleur, les politiques, économistes et autres experts n’en finissent plus de s’écharper sur l’intérêt ou non d’accueillir ces populations venues d’ailleurs.

Le débat est toujours le même : d’un côté, ceux qui affirment que les immigrés ne coûtent rien aux finances publiques et s’intègrent parfaitement dans la société. De l’autre, ceux qui estiment que les immigrés profitent du système en drainant les aides sociales et ne font aucun effort pour trouver du travail. Loin de cette bipolarisation passionnée, Capital s’était penché en début d’année sur la question, en tentant d’établir le vrai coût de l’immigration. Et ce qu’il en était ressorti pourfendait bien des idées reçues.

Premier constat : la population immigrée participe activement à doper l’activité de notre pays, en consommant des biens, travaillant, se logeant… Par exemple, d’après les estimations de Lionel Ragot et Xavier Chojnicki, deux des rares économistes à avoir travaillé sur le sujet, les seuls immigrés de première génération ont acquitté en 2005 un peu plus de 18 milliards d’euros de taxes sur la consommation, c’est-à-dire proportionnellement presque autant que le reste de la population.

Par ailleurs, les étrangers sont aussi une manne bienvenue pour certaines de nos entreprises. En particulier, celles situées dans des secteurs tels que le bâtiment et le nettoyage sont bien contentes de pouvoir profiter d’une main d’œuvre à bas coût acceptant de réaliser des tâches ingrates. Dans d’autres domaines nécessitant une main d’œuvre plus qualifiée, comme les SSII, la pénurie de jeunes bien formés incite là aussi à recruter des étrangers.

Lire à ce sujet : Grâce aux immigrés, nos entreprises sont plus compétitives 

Pour ce qui est des aides, il est faux de dire que les immigrés abusent de notre système de santé ou plombent le budget de l’éducation. En revanche, il est vrai qu’ils consomment beaucoup plus de prestations sociales que les autres : selon les estimations de Lionel Ragot et Xavier Chojnicki, les résidents originaires du Maghreb et d’Afrique noire étaient 1,6 à 1,7 fois plus nombreux que le reste de la population à percevoir des allocations chômage, et 3,8 fois plus nombreux à bénéficier des minima sociaux. Toutefois, cela n’est que le reflet de leur situation sociale : leur taux de pauvreté est bien plus élevé que la moyenne (37% contre 13,5% pour l’ensemble de la population en 2010 selon l’Insee), les femmes immigrées sont plus souvent mères et ont plus d’enfants que la moyenne.

Lire à ce sujet : Les immigrés abusent-ils de notre système ? 

Autre réalité, le processus d’intégration par l’économie fonctionne beaucoup moins bien avec les familles arabo-musulmanes et subsahéliennes qu’avec les vagues d’immigration précédentes. Un chiffre en témoigne : selon l’Insee, le taux de chômage moyen était en 2010 de 8,8% pour les personnes dont les parents étaient nés en France, de 16% pour les immigrés proprement dit et de 24% pour les enfants d’étrangers d’origine non européenne. Cela s’explique en partie par le fait qu’ils sont confrontés de plein fouet à la crise, au contraire des générations précédentes, sans oublier les discriminations à l’embauche dont ils sont régulièrement victimes. Mais cela est sans doute dû aussi au refus de certaines populations d’accepter les règles de nos sociétés et d’en intégrer les codes, comme l’explique l’anthropologue Philippe d’Iribarne. 

Que faudrait-il faire pour améliorer cette intégration ? Dans un premier temps, refondre notre système éducatif, qui a de plus en plus de mal à remplir sa mission dans les quartiers défavorisés, où est concentrée la majorité des élèves issus de l’immigration. Réduction du nombre d’élèves par classe, création de filières pour les élèves en situation de décrochage, retour à un peu plus d’autorité, meilleure formation des profs à ces problématiques… les pistes sont multiples. On gagnerait aussi à montrer plus souvent en exemple les immigrés qui ont connu une réussite exemplaire dans l’Hexagone, tel Mohed Altrad, qui a grandi dans le désert de Syrie et est désormais l’un des 100 Français les plus riches. La preuve que l’ascenseur social n’est pas encore totalement en panne !

L’Etat islamique s’immisce dans le débat sur les réfugiés

Le Monde.fr Clara Wright

L’organisation Etat islamique cherche à récupérer à son profit le drame de l’accueil des réfugiés en Europe, tout en essayant de retenir les aspirants à l’exil qui fuient les conflits syrien et irakien.

Le 2 septembre, la photo du petit Aylan Kurdi, Syrien d’origine kurde retrouvé mort noyé sur une plage turque, choquait le monde entier. Une semaine plus tard, l’EI réagissait et condamnait les parents « syriens et libanais prêts à risquer la vie et l’âme (…) de leurs enfants lors d’un voyage dangereux vers les terres des (…) croisés ». Une sentence qui transforme le père d’Aylan Kurdi en premier coupable du décès de son fils, à en croire un article au titre évocateur – « Les dangers d’abandonner les terres d’islam » – paru dans le 11numéro de Dabiq, le magazine anglophone de propagande de l’organisation.

Lire aussi : Mort d’Aylan : mensonges, manipulation et vérité

La photo d'Aylan Kurdi utilisée par l'Etat islamique pour illustrer un chapitre de son magazine de propagande, « Dabiq ».

« Péché majeur »

Même quand le périple des migrants n’est pas mortel, choisir de vivre « en Europe ou en Amérique » constituerait un « péché majeur ». Car là-bas les fidèles, qui pourraient « abandonner l’islam pour le christianisme, l’athéisme ou le libéralisme », seraient sous « la constante menace de la fornication, de la sodomie, des drogues et de l’alcool », ou encore « [oublieraient] la langue du Coran »… Cette propagande s’appuie sur une notion de territoire propre à la foi musulmane, puisqu’elle distingue le « Dar Al-Islam », où le souverain gouvernerait en se référant aux injonctions du Coran – comme dans le « califat » autoproclamé de l’Etat islamique –, et le « Dar Al-Kufr », où régnerait l’impiété.

Autre argument plus personnel. Des sympathisants de l’Etat islamique demandent aux candidats à l’exil de choisir entre « une vie d’humiliation » ou « une vie de dignité ». La semaine dernière, des comptes Twitter francophones de sympathisants – ne dépendant pas de l’EI mais soutenant l’organisation – ont diffusé des montages photos, repérés par le journaliste de RFI David Thomson. Sur un premier, on peut voir l’image d’un djihadiste légendée : « Il a fuit [sic] les terres de kufr pour les terres d’islam. Une vie de dignité, d’honneur et d’abondance, loin du diktat des tawaghit » – les tawaghit désignent toutes les divinités idolâtrées en dehors d’Allah. Ce combattant parle, l’index levé, l’air déterminé. Juste en dessous, la photo d’un migrant avec, en arrière-plan, une ville aux allures occidentales. Le migrant fait le signe « V » de la victoire avec ses doigts, mais celle-ci serait amère, selon les djihadistes : « Il a fuit [sic] les terres d’islam pour les terres de kufr. Une vie d’humiliation, de paria soumis au diktat des tawaghit », peut-on lire.

Là encore, le concept de territoire prévaut, tout comme l’idée du départ, cherchant à présenter l’émigration comme l’exact opposé du djihad. Dans la même veine, un autre montage présente deux gilets. A gauche, un gilet de sauvetage sous-titré : « Fuir vers le paradis européen ». A droite, un gilet pare-balles : « Fuir vers le paradis d’Allah ». Une alternative qui ne semble pas vraiment convaincre les aspirants à l’exode, toujours plus nombreux à souhaiter rejoindre l’Europe.

Lire aussi : Syrie, Erythrée, Afghanistan… ce que fuient migrants et réfugiés

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commentaires

Mountbatten                          La mise à l’abri va prendre une acuité particulière dès les premiers froids et dans un souci d’équité il y aurait lieu d’anticiper cette protection et de l’élargir à tous ceux qui vivent dans la rue qu »ils soient migrants ou SDF.

Lafariniere                              Alors ceux là ils font partie des 24000 sur 2 ans?

susciteuse                              On assiste depuis plusieurs , à une grande opération de nettoyage à Paris et Seine st Denis , les amas d’ordures , les camps illicites , tout cela pour accueillir la Cop 21 , la dernière carte à Hollande , rien ne doit la ternir , enfin presque … il comptait sur l’appui d’Obama , mais celui ci vient de donner son accord pour les recherches et exploitation de pétrole en Alaska , bon! les chinois peut être? ils ont besoin de reconnaissance.

françois  •                                        « La vie est dure ici », ben retourne dans ton bled, toi et les parasites!

  • fox  •                                        il faut les expédier au Pakistan
    Alain  •                                    retours au bled pour ces ingrats qui se plaignent !

    olivia  •                                    On va les loger correctement, alors qu’il fallait les conduire dès leur arrivée à la frontière. Le gouvernement montre de plus en plus son incompétence. La France devient la poubelle de l’Europe.

    • Chat Méchant  •             Il n’y a plus une chambre d’hôtel libre dans Paris, la mairie a tout réquisitionné ! Bien sur, le contribuable paiera la note..
    • Popeye  •                        Les socialistes voudraient achever le pays, ils ne feraient pas mieux. Sanction dans les urnes pour les régionales.
    • Radagast  •                     je suis un descendant des illustres Celtes! et je vois des Français par millier de mon ethnie qui sont SDF qui fouillent dans des poubelles DANS MON PROPRE PAYS! et vous voulez loger gratis des migrants avant garde de l’invasion de fanatiques PROMIS PAR ces bandits du « daech » commandité par des… fourbes! HONTE A NOUS QUI SOMMES INCAPABLES DE RENVERSER CES GOUVERNEMENTS FANTOCHES QUI SE SONT SUCCÉDER. des « chefs » roublards et peureux n’auraient jamais tenus 1 an, fût un temps!
    • phil  •                              hébergement d’un mois minimum et un transport en car est mis en place. pour aller où le car au bout de la rue
    • MPG  •                             Mme Hidalgo n’est pas là ? nos politiques ( poils dans la main ) ne sont pas là ? vous allez les déplacer ? c’est très gênant pour le tourisme ! dans les jardins du Sénat ou  à l’Elysée ce sera parfait !
    • poerava  •                       Une belle tête de clandestin Syrien sur la photo …de qui on se moque !!!
      Au fait, as t on demandé à ceux qui arrivent la couleur du papier peint qu’ils aimeraient avoir sur les murs
      Avez vous lu la légende sous la photo…???  » AFP/AFP – Un migrant dans un campement de fortune installé devant la mairie du 18e arrondissement le 16 septembre 2015 à Paris  » et l’autre kon ce matin qui me dit  » Gendarmerie Nationale, veuillez présenter vos papiers « …
    • ntb23  •                            eh ben!!!on n’a pas fini d’être rackettés,plumés,imposés,taxés!!!de la folie!! nos gouvernants sont complètement fous!! se rendent-ils compte de ce qu’ils font,???et nos vieux alors??
    • popeye  •                         accueillir des migrants c’est bien joli mais avec quel argent il n’y en a déjà pas pour les français sans ressources ..mais oui les communes vont en trouver dans nos poches comme d’habitude ((les impôts fonciers et taxes d’habitation vont doubler voir tripler
    • ~ Auld Lang Syne ~~  •   Paris défiguré , Paris outragé~

      United We Stand  •

      Parce que vous croyez vraiment que ISIS n’avait pas pensé à envoyer des soldats parmi les migrants ? Ces types coupent une tête comme on épluche une orange et vont se retrouver au milieu des populations européennes. C’est totalement irresponsable aux gouvernements d’avoir laisser rentrer ces migrants !

      Stefan  • 

      CQFD !
      On sait maintenant officiellement que parmi les pseudo migrants il y a des terroristes, des gens de Dans la dech, d’ALqacaca, De letal issl et que font nos gouvernements pour nous protéger ?

      Paul  • 

      Jérusalem: Netanyahu annonce un durcissement des peines contre les lanceurs de pierres

      16/09/2015:  Faut il juger Benjamin Netanyahu par équité de justice pour ses crimes sur la population Palestinienne comme on s’apprête a juger Bachar El Assad pour ce qu’il fait subir à son peuple ?

      La disproportion des pierres d’enfants palestiniens contre les chars blindés,fusils,missiles,avions de chasse israéliens…

      Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé mercredi un durcissement des peines contre les lanceurs de pierres face à la multiplication des « attaques contre les citoyens et les policiers », à l’issue d’un troisième jour de heurts sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem.

      « Il a été décidé d’un durcissement des mesures dans plusieurs domaines: une modification des règles d’engagement sera examinée ainsi que l’établissement d’une peine minimale pour les lanceurs de pierres et des amendes importantes pour les mineurs – et leurs parents – qui commettent ces délits », a déclaré le chef du gouvernement israélien en ouverture d’une réunion d’urgence rassemblant plusieurs de ses ministres et des responsables de sécurité.

      « A la veille du Nouvel an (juif), il a été prouvé une nouvelle fois que les pierres peuvent tuer », a déclaré M. Netanyahu, faisant allusion à la mort d’un automobiliste israélien ayant perdu le contrôle de son véhicule après avoir apparemment essuyé des jets de pierres dimanche soir à Jérusalem.

      Au cours de la réunion à laquelle ont assisté, entre autres, le ministre de la Défense Moshé Yaalon et la ministre de la Justice Ayelet Shaked, Benjamin Netanyahu a aussi réaffirmé son attachement au statu quo sur l’esplanade des Mosquées tout en affirmant qu’il ne laisserait pas des fauteurs de trouble perturber les visites des juifs sur le site.

      « Israël est attaché au maintien du statu quo sur le Mont du temple (esplanade des Mosquées pour les musulmans) et Israël ne laissera pas des émeutiers empêcher les visites de juifs sur le site », a-t-il dit.

      Selon le « statu quo », les règles tacites en vigueur depuis 1967, les musulmans peuvent monter sur l’esplanade des Mosquées quand ils le veulent et les juifs à certaines heures, mais pas pour prier.

      La visite de plus d’un millier de touristes et de juifs à l’occasion du Nouvel an juif a renforcé les craintes des Palestiniens et des autorités musulmanes qu’Israël ne tente de bouleverser cet arrangement et n’impose un partage de l’esplanade: le matin pour les juifs, le reste pour les musulmans.

      Benoit  • 

      « A court terme, le risque pour la sécurité n’est pas très important…, par contre, à terme quand les réfugiés seront bien installés, des réseaux pourront se… ». Eh oui, hélas nos politiques nous montré à quel point ils compétents et motivés par le long terme!

      Pragm  • 

      Ce type se contredit. Si la peut-être la moitié a porté les armes comme il dit, parmi cette moitié il doit bien y avoir des membres de l’EI plus entraîné que les autres. Quand au voyage, ils ont les moyens de prendre des embarcations moins précaires. Sur Sky News j’ai vu un mini bateau offshore blanc et rouge avec une petite dizaine de personnes et j’ai tout de suite pensé qu’ils avaient l’air suspect. Ça détonnait trop avec les zodiaques chargé à bloc…

      A Gerber  •

      musulman et suce pet …

      CM  • 

      Disons qu’il y a déjà 500 000 migrants en UE actuellement et les 2% constituent donc 10 000 combattants de daech qui attendent les ordres et le moment de passer en action.!!!
      Ces 2% estime’ sommairement est complètement stupides…Daech ne va pas se vider de ses combattants pour les faire venir combattre en UE a’ poil, même s’ils pourront trouver qq. armes sur place…

      Courriel  • 

      Et dire que certains les accueillent chez eux avec leurs enfants…Y’a des gauchos qui vont perdre la tête !

      Je Parle Pas , Je Tape  • 

      euh dis donc , meme les sans-dents que nous sommes n y avaient meme pas pensés !!

      Jean-Dominique  •

      Et encore, 2% c’est sans doute un minimum. En tout état de cause, cet afflux massif et incontrôlable de migrants constitue bien une véritable « arme de guerre » délibérément utilisée par l’ennemi islamiste pour submerger et déstabiliser gravement notre Continent…

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