une nouvelle étude « rassurante »

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Dépistage du virus du sida à domicile : une « bonne nouvelle » et quelques risques

Le Monde.fr Pascale Santi

Marisol Touraine présente un kit de dépistage d'infection au VIH dans une pharmacie de Paris le 14 septembre 2015.

Annoncés depuis des mois, les tests de dépistage de l’infection au VIH sont en vente libre en France dans les pharmacies depuis le mardi 15 septembre. Commercialisés depuis trois ans aux Etats-Unis et depuis mai au Royaume-Uni, ces tests permettent, à partir d’une minuscule goutte de sang collectée sur le bout du doigt, de déterminer en quinze à trente minutes s’il y a ou non contamination.

L’enjeu n’est pas mince. Un grand nombre de personnes échappent au dépistage en France. Sur les 150 000 personnes vivant avec le VIH aujourd’hui, environ 30 000 personnes (20 %) ignorent leur séropositivité, estime le professeur Gilles Pialoux, chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon (AP-HP, Paris). Conséquence : le nombre de nouvelles contaminations atteint 7 000 à 8 000 chaque année. Et 60 % d’entre elles sont dues à des personnes ignorant leur séropositivité. L’enjeu est donc crucial. Pour la ministre de la santé, Marisol Touraine, « il faut trouver de nouvelles manières de favoriser les dépistages ». Cet autotest est un nouvel outil « pour aller vers les populations moins réceptives aux outils classiques de prévention ».

Lire aussi : L’épidémie de sida est enrayée, mais à quand l’éradication ?

Risque de faux négatifs

Afin d’atteindre les personnes les plus à risque et les plus éloignées du dépistage, des autotests seront d’ailleurs mis gracieusement à disposition des usagers dans les associations. C’est une « bonne nouvelle » pour l’association Aides. « Notre message est clair : dépistez-vous, car on peut mettre fin à l’épidémie ». Plus le dépistage est précoce plus la prise en charge est efficace.

Pour autant, cet outil n’est pas sans poser de questions. D’abord la barrière du prix : 25 à 28 euros, jugé trop élevé. Autre question, d’ordre éthique, comment réagira la personne qui apprend seule chez elle sa séropositivité ? Certes, si le résultat du test est positif, il doit d’abord être confirmé par un test classique. Et surtout, il est conseillé d’appeler son médecin, son pharmacien, Sida info service (0 800 840 800, anonyme et gratuit) ou une association. Mais qui le fera réellement, questionne le docteur Thomas Vallotton, du syndicat des jeunes biologistes médicaux. Le conseil national du Sida répond que le contexte a évolué. « Le VIH est devenu une maladie chronique qui n’est plus associée à un diagnostic de mort à moyen terme. »

Lire aussi : Sida : la prévention en première ligne

Autre limite : le test peut être négatif si l’infection date de moins de trois mois, contre six semaines pour les tests en laboratoire. Le risque est donc d’avoir des faux négatifs. De plus, ce test dépiste le sida mais pas les autres infections sexuellement transmissibles comme la syphilis, les infections à chlamydia, les gonocoques ou encore les hépatites virales. La ministre a rappelé lundi que « le meilleur outil de lutte contre le Sida reste le préservatif ».

En outre, pour l’instant, seul le laboratoire français AAZ a obtenu le marquage CE qui permet en France de commercialiser son autotest. Or, des autotests sont en vente sur Internet, sans avoir obtenu ce marquage. Les autorités sanitaires appellent à la prudence.

Autotests sida en pharmacies: « Le dépistage doit être banalisé, pas la maladie »

test-sida_5162003Une goutte de sang et quinze minutes suffiront pour réaliser soi-même un test de dépistage du sida. REUTERS/Athit Perawongmetha

Des tests de dépistage du VIH seront en vente sans ordonnance dans les pharmacies françaises dès mardi. Un nouvel outil de prévention alors que 30 000 personnes en France sont séropositives sans le savoir.

Se tester rapidement et discrètement, où et quand on veut. C’est la promesse de l’autotest sanguin de dépistage du sida disponible sans ordonnance à partir de mardi dans les pharmacies françaises et sur les sites internet des officines. Prix annoncé: entre 25 et 28 euros.

>> Lire aussi:que faire après un rapport sexuel à risque?

Une goutte de sang suffit

Le principe de cet « autotest VIH » commercialisé par la société AAZ est simple. Il suffit de se prélever une goutte de sang au bout d’un doigt et de la placer ensuite sur le support conçu à cet effet, à la manière d’un test de glycémie. Au bout d’un quart d’heure, la présence ou non d’anticorps spécifiques produits en cas d’infection par le virus du sida, le VIH, est identifiée. Une barre apparaît si le test est négatif, deux s’il est positif.

autotest-depistage-sida_5333303

Aussi efficace qu’une prise de sang classique?

Sa fiabilité est de plus de 99% pour les rapports sexuels à risque de plus de trois mois. Les infections très récentes ne peuvent donc pas être dépistées. Il existe en effet un délai avant que la contamination soit détectable dans le sang. « En France, les tests de dépistage du VIH réalisés à partir d’une prise de sang, sont totalement fiables au bout de six semaines », rappelle Sida Infos Services qui explique: « Une personne contaminée qui ferait le test trop tôt risquerait d’avoir un résultat négatif (qui signifie qu’on n’a pas retrouvé la présence du VIH) tout en étant porteuse du virus. » « Dans tous les cas, l’autotest ne dispense pas d’une prise de sang. Il doit être confirmé par un test en laboratoire ou dans une structure spécialisée », rappelle le Professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Tenon à Paris.

Qu’est-ce que ça change?

En France, environ 30 000 personnes sont infectées sans le savoir. Un quart des découvertes de séropositivité en 2013 étaient tardives. Les autotests en accès libre pourraient permettre de s’attaquer à cette réalité. « Nous aimerions pouvoir en distribuer gratuitement pour qu’il n’y ait pas de frein économique au dépistage », avance Christian Andreo, directeur général délégué d’Aides, conscient des limites de ce nouvel outil. « On aura beau mettre des autotests à disposition de la population, s’il n’existe pas de prise de conscience des risques, les gens ne s’en serviront pas », argumente-t-il.

« Il existe toute une partie de la population qui n’est pas touchée par le dépistage actuel. Ceux qui ont une vie masquée et prennent des risques extra-conjugaux par exemple. Mais également les personnes plus âgées qui n’ont pas forcément envie d’aller parler de leur sexualité dans un centre de dépistage », note de son côté le Professeur Pialoux qui est également vice-président de la Société française de lutte contre le sida. « Les tests de dépistage du sida doivent être banalisés, pas la maladie. Les autotests représentent un outil supplémentaire mais ne doivent pas pour autant remplacer ce qui existe déjà. »

Tout seul face aux résultats?

C’est l’un des reproches fréquemment formulé à l’encontre des autotests. Les personnes se retrouvent seules dans leur salle de bain. « Il ne faut pas rester seul face au résultat, quel qu’il soit », rappelle Christian Andreo. Le numéro de Sida Info Service (0 800 840 800), plateforme anonyme et gratuite, sera ainsi indiqué sur chaque boîte. Un enjeu important qui va se poser est de réussir à s’assurer que les gens ne vont pas se contenter de se dépister seuls chez eux mais qu’ils vont entrer ensuite dans le système de soins. « Même si le résultat est négatif, il est important de prendre le temps de revenir sur les conditions de la prise de risque et faire de la prévention », conclut le Professeur Pialoux.

#Sida Une avancée. Des autotests VIH sont en vente à partir d’aujourd’hui dans les pharmacies

(AijazRahi/AP/SIPA)

Les autotests VIH, qui permettent à chacun de savoir s’il est infecté par le virus du sida, arrivent ce mardi dans les pharmacies en France avec pour objectif de toucher les milliers de personnes qui échappent jusqu’à présent aux dépistages.

« Ces tests seront disponibles à partir de demain [mardi] dans les pharmacies », a déclaré lundi la ministre de la Santé, Marisol Touraine, en présentant le test vendu sans ordonnance pour 25 à 30 euros.

« Il y a dans notre pays environ 30.000 personnes qui sont porteuses du VIH sans le savoir. Nous avons besoin de trouver de nouvelles manières de favoriser, de faciliter les dépistages », a expliqué la ministre.

« Il y a des personnes, principalement des hommes, qui ne se retrouvent pas dans un dépistage à l’hôpital ou dans une association et qui veulent pouvoir le faire seul à leur convenance », a-t-elle encore commenté.

On évalue entre 7.000 et 8.000 le nombre de nouvelles contaminations chaque année en France, troisième pays à adopter ces tests après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

L' »autotest VIH », conçu par la société française AAZ, se présente sous la forme d’un kit permettant détecter dans le sang les anticorps produits après une infection par VIH.

Sida: coup d’envoi de la vente en pharmacie des autotests de dépistage

« Ces tests seront disponibles à partir de demain dans les pharmacies », a déclaré lundi la ministre de la Santé Marisol Touraine, en présentant le test vendu sans ordonnance pour 25 à 30 euros.

« Il y a dans notre pays environ 30.000 personnes qui sont porteuses du VIH sans le savoir. Nous avons besoin de trouver de nouvelles manières de favoriser, de faciliter les dépistages », a expliqué la ministre.

« Il y a des personnes, principalement des hommes, qui ne se retrouvent pas dans un dépistage à l’hôpital ou dans une association et qui veulent pouvoir le faire seul à leur convenance », a-t-elle encore commenté.

On évalue entre 7.000 et 8.000 le nombre de nouvelles contaminations chaque année en France, troisième pays à adopter ces tests après les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.

L' »autotest VIH », conçu par la société française AAZ, se présente sous la forme d’un kit permettant détecter dans le sang les anticorps produits après une infection par VIH.

Le test peut être réalisé par tout individu, y compris mineur, à la maison par exemple, à partir d’une goutte de sang. Il fournit une réponse en 15 à 30 minutes. Le kit est seulement valable pour le sida et ne permet pas dépister les autres infections sexuellement transmissibles ou les hépatites virales.

La principale limite de cet autotest VIH est qu’il est considéré comme pleinement fiable si la contamination « date de plus de trois mois », note Sida Info Service, hotline téléphonique et site internet destinés à l’accompagnement des utilisateurs (https://www.sida-info-service.org/ et tél. 0 800 840 800).

Avant cette période, un résultat négatif peut être considéré comme trompeur car le virus n’a peut-être pas eu le temps de stimuler suffisamment la production d’anticorps.

En cas de risque de contamination très récente (moins de 48 heures), il est conseillé de se rendre aux urgences pour consulter et de suivre éventuellement un « traitement post-exposition » pour bloquer rapidement la multiplication du virus et aider à s’en débarrasser.

-« Eteindre l’épidémie »-

L’autotest s’adresse à ceux dont la « prise de risque » est plus ancienne et remonte à au moins cinq jours, a précisé le directeur général de Sida Info Service, Patrice Gaudineau.

Si l’autotest VIH est positif, la personne est invitée à « vérifier » sa séropositivé en réalisant un test classique en laboratoire ou dans un Centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG).

Ces tests fonctionnent de manière similaire aux Trod (Test rapide à orientation diagnostique) qu’utilisent depuis quelques années les associations ou ONG pour donner une première réponse rapide sur la séropositivité, à des publics spécifiques comme des migrants, prostitués ou toxicomanes.

La France est l’un des pays européens où se pratiquent le plus les tests de dépistage. Malgré tout, sur les 150.000 porteurs du VIH, un nombre encore important de personnes – évalué entre 30.000 et 50.000 – continuent d’ignorer leur séropositivité.

« Faciliter le dépistage répété des populations les plus à risque est devenu une priorité de santé publique en France afin de diminuer la taille de l’épidémie cachée », explique l’Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS).

« L’autotest est un outil complémentaire que nous attendions depuis longtemps », a commenté Aurélien Beaucamp, président de l’association AIDES, ajoutant qu’un dépistage et un traitement précoce permettent à une personne infectée de ne plus transmettre le virus.

« Si nous parvenons à dépister et accompagner dans le soin toute personne séropositive, l’épidémie de sida s’éteindra en quelques années », a-t-il souligné.

Sida : les autotests en vente dès mardi en pharmacie

Un dispositif est prêt pour aider les patients à pratiquer cet examen et pour les orienter vers un traitement précoce si le résultat est positif.

  | Le Point.fr

S'il est positif, le résultat de l'autotest devra toujours être confirmé par une prise de sang en laboratoire.
S’il est positif, le résultat de l’autotest devra toujours être confirmé par une prise de sang en laboratoire.©M.Libert/20 MINUTES/SIPA

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Commentaires

C  • 

Touraine en prend pour son grade dans cash investigation. Comme par hasard, elle fait l’annonce aujourd’hui 🙂

CHRISTIAN  • 

Gratuit dans les milieux « GAY » ?

fabrice  • 

pierdole

Claude  • 

Très bonne initiative .

pulho  • 

C’est une bonne idée, on verra bien.

stephane  • 

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Dr  • 

Voilà quelque chose d’extrêmement dangereux ….

Rouge et noir  • 

Je ne peux pas faire çà à ma copine! Elle risque d’éclater ou bien de partir par la fenêtre en se dégonflant! :-))))))

ndiaye  • 

merci

Ca  • 

à double tranchant ce test : d’une part çà va faciliter le dépistage de plus de gens (qui n’osaient pas ou ne prenaient pas le temps d’aller à l’hôpital) donc une meilleure prise de conscience, d’autre part apprendre qu’on est séropositif sans accompagnement et explication de la part d’un médecin (ce que ça signifie, les mesures à prendre, les risques, les traitements possibles etc… ) est sacrément dangereux pour ces gens.

Souplesse                         Cela s’appelle l’épidémiologie! On connait la prévalence de la maladie et son incidence. On connaît le nombre de personnes dépistées par an/jour/mois et on sait aussi combien de personnes va « contaminer » une personne séropositive dans sa vie qui connaît sa séropositivité ou qui ne l’a connaît pas. Il doit y avoir d’autres paramètres aussi mais on doit pouvoir faire une estimation honnête. D’ailleurs on garde des proportions « larges » comme 30000 et non pas 31246 par exemple.

Ali Baba                          Et comment diable sait on qu’il y a 30000 séropositifs qui ignorent l’être? Si ils ne le savent pas eux mêmes comment a t on déterminé qu’ils sont 30000?

JLL                                  Ces tests sont voués à l’échec

Je m’explique : les Français pensent qu’un dépistage précoce par un autotest, confirmé par un examen biologique, leur permettra d’avoir un traitement préventif dont l’efficacité n’est pas une « guérison » assurée à 100 %. Ces dépistages vont faire passer un message négatif : « vous pouvez avoir un comportement à risque mais vous disposez d’un test et vous faire traiter en prévention ». Or on sait que la seule prévention efficace est la protection par les préservatifs. Le dépistage, que ce soit par un C. D. A. G. (Centre de dépistage anonyme et gratuit) ou ces tests ont pour but pour un couple souhaitant avoir des rapports sexuels sans protection de les rassurer si ces tests sont négatifs après trois mois de rapports protégés, et de fidélité. Je crains une dérive de l’usage de ces test comme je l’ai vu dans un CDAG ou j’assurais des vacations ou des consultants ayant des comportements à risque venaient demander des tests réguliers, sans pour autant changer leurs comportements. Je dis donc que ces tests sont voués à l’échec.
Dr JLL

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