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Meurtre de Bastien : le père condamné à trente ans de réclusion, la mère à douze ans

Le Monde.fr avec AFP

Bastien, âgé de trois ans, est mort enfermé dans le lave-linge familial par son père.

La cour d’assises de Seine-et-Marne a condamné à trente ans de réclusion criminelle le père de Bastien pour le meurtre de son fils qu’il a enfermé dans le lave-linge familial en marche, et à douze ans de prison son ex-femme, reconnue coupable de « complicité », vendredi 11 septembre.

Le parquet avait requis la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de trente ans à l’encontre du père du garçon de 3 ans. Il avait demandé l’acquittement de la mère du chef de complicité de meurtre, mais une condamnation de cinq ans de prison pour violences.

Christophe Champenois, père de famille au chômage était jugé pour avoir tué son fils le 25 novembre 2011 à Germigny-l’Evêque (Seine-et-Marne), selon un mode opératoire décrit comme « particulièrement ignoble » et cela, au prétexte que le garçonnet, que son père ne supportait pas et qu’il enfermait régulièrement dans le placard, n’avait pas été sage à l’école ce jour-là.

« Je l’ai vraiment aimé »

A l’énoncé du verdict, les parents du petit garçon, assis côte à côte dans le box, n’ont pas eu de réaction particulière. Avant que la cour ne se retire pour délibérer, la parole leur avait été donnée une dernière fois. « Mon fils, je l’ai aimé, je n’ai pas voulu sa mort », a déclaré sa mère, Charlène Cotte. « J’ai fait ce que je pouvais. D’habitude, j’arrivais à calmer Monsieur mais ce jour-là, sa haine a été plus forte ».

Quant à Christophe Champenois, il a assuré d’une voix chevrotante qu’il avait « vraiment » aimé son fils.

Meurtre de Bastien : le père condamné à 30 ans de prison, la mère à 12 ans

Éric de Valroger avait requis la perpétuité contre Christophe Champenois, mais seulement 5 ans de prison contre son ex-femme Charlène Cotte.

Source AFP | Le Point.fr

Charlène Cotte, qui n'a manifesté aucune émotion au moment du décès de son fils, est  restée impavide d'un bout à l'autre du procès.
Charlène Cotte, qui n’a manifesté aucune émotion au moment du décès de son fils, est restée impavide d’un bout à l’autre du procès.AFP PHOTO / LIONEL BONAVENTURE
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