-9992Trois questions pour comprendre l’effondrement de la Bourse chinoise et des marchés mondiaux

Le Monde.fr Mathilde Damgé

A la Bourse de Shanghaï, le 13 août.

Les marchés asiatiques ont plongé, lundi 24 août, entraînés par une nouvelle débâcle de la Bourse de Shanghaï, qui a perdu 8,5 % en clôture, son plus net recul en séance depuis 2007.

Concrètement, que se passe-t-il ?

La baisse de ce lundi a été déclenchée par la conviction de plus en plus forte des investisseurs qu’un atterrissage brutal de l’économie chinoise, locomotive de l’économie mondiale pendant les dernières années, est désormais inévitable.

Lire aussi : « Les marchés ont peur d’une nouvelle faiblesse de l’économie chinoise »

Que la Bourse dévisse de la sorte signifie que les investisseurs ont décidé que les valeurs cotées sur la place chinoise valaient moins qu’avant. Ou, plus précisément, celles regroupées dans son indice « phare », comme l’explique Euronext :

« Quand vous entendez aux informations que le cours des valeurs ou que la Bourse monte, les journalistes font référence à un indice. Un indice boursier est un regroupement spécifique de valeurs : la hausse ou la baisse de sa valeur reflète les mouvements de l’ensemble des actions qui composent l’indice. »

La conséquence, dans un premier temps, est que de grandes entreprises chinoises voient leur valeur boursière baisser. Cette chute de la valeur de leurs actions ne signifie pas qu’elles perdent de l’argent, mais c’est une preuve de l’inquiétude des investisseurs qui peut limiter leurs possibilités de se financer sur les marchés.

L’autre problème de ce recul des marchés chinois est son amplitude. Au total, l’indice composite de la Bourse de Shanghaï a baissé de 38 % depuis son pic de juin. Avant de s’effondrer mi-juin, la Bourse de Shanghaï s’était envolée de 150 % en l’espace d’un an, dopée par l’endettement et de façon totalement déconnectée de l’économie réelle.

C’est ce qu’on appelle une « bulle » : les investissements des Chinois sur leur marché relativement récent ne reflètent pas la valeur des entreprises qui y sont cotées. Plus de 40 millions de comptes boursiers ont été ouverts entre juin 2014 et mai 2015.

Autre inquiétude, le risque de manipulation des chiffres officiels : le gouvernement a ainsi annoncé une croissance au 2e trimestre correspondant exactement aux prévisions du gouvernement alors que les indicateurs envoient de plus en plus de signaux d’alerte. Selon Patrick Artus de Natixis, la Chine serait plus proche d’une croissance de 2 ou 3 % pour cette année, que des 7 % fixés par Pékin.

Lire aussi : Chine : derrière le plongeon des marchés, la crise de l’économie réelle

C’est grave ?

Assez, oui. Selon les observateurs aguerris des marchés, on peut parler d’un début de panique : « Les choses commencent à ressembler à la crise financière asiatique de la fin des années 1990. Des spéculateurs se débarrassent des actifs qui semblent les plus vulnérables », avance Takako Masai, directeur de recherches à la Shinsei Bank de Tokyo.

Par ricochet, la déprime touche aussi les matières premières : le cuivre, considéré comme un baromètre de la demande mondiale, a atteint lundi son cours le plus bas depuis six ans et demi. Cette débâcle du marché chinois se double d’une chute du prix du pétrole, le brut américain repassant sous la barre des 40 dollars.

Même si les consommateurs (les industries principalement) peuvent se féliciter d’une réduction de leur facture d’approvisionnement, ces baisses de prix ne sont pas une bonne nouvelle pour l’économie mondiale : la désinflation signifie généralement un ralentissement de la croissance et donc à la clé moins de création de valeur, moins de consommation, moins d’emploi, moins d’investissement, etc.

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En quoi la baisse des Bourses asiatiques nous concerne ?

Qui dit mondialisation des échanges, dit aussi interdépendance entre les marchés financiers. L’argent circule d’une économie à l’autre par le biais des devises, des crédits, etc. Et les investisseurs sont des multinationales qui réfléchissent dans un monde interconnecté.

Ainsi, les principales Bourses européennes ont essuyé de lourdes pertes lundi. La Bourse de Paris a terminé sur une chute de 5,35 % à 4 383,46 points. A Francfort, le DAX a subi une baisse à la clôture de 4,70 % à 9 648,43 points, son plus fort recul en pourcentage sur une séance depuis novembre 2011. La Bourse de Londres, qui avait perdu plus de 6 % en séance lors de l’ouverture de Wall Street, a fini en baisse de 4,67 %. A Madrid, l’indice Ibex-35 est largement passé sous la barre symbolique des 10 000 points, plongeant de 5,01 % à la clôture.La Bourse de Bruxelles a pour sa part enregistré une forte baisse de 4,99 %.

Pour les spécialistes, l’analyse est claire : les investisseurs s’inquiètent des conséquences du ralentissement chinois sur la croissance mondiale. « L’absence d’annonces de mesures par les autorités chinoises afin de stabiliser l’économie a mis le feu aux poudres, avec à la clé un effondrement des indices boursiers partout en Asie, qui contamine l’Europe ce [lundi] matin », résument les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.

Jacques Attali a même prédit une « dépression planétaire » sur son blog. Expliquant que les 200 millions de membres de la classe moyenne chinoise ont investi la moitié de leur épargne en Bourse, et que l’autre moitié est investie dans l’immobilier (qui risque de souffrir considérablement d’un ralentissement de la croissance dans l’empire du Milieu), l’économiste avance :

« La récession chinoise, si elle se confirme, entraînera celle du Brésil, qui provoquera celle des Etats-Unis, puis la nôtre. »

En clair, la Chine va exporter son ralentissement dans d’autres économies émergentes : ces dernières, qui ont joué le rôle de relais de croissance quand la crise financière a frappé en 2007, ne pourront malheureusement pas rééditer l’exploit en cas de nouveau coup de froid sur l’économie mondiale.

Lire aussi : Quand la Chine vacille, le monde tremble

Les Bourses asiatiques plongent, minées par les inquiétudes sur la Chine

Les Echos
  • Depuis dévaluation surprise yuan 11 août, Bourses mondiales s’envoler l’équivalent 5.000 milliards dollars valeur

    Depuis la dévaluation surprise du yuan le 11 août, les Bourses mondiales ont vu s’envoler au moins l’équivalent de 5.000 milliards de dollars en valeur – Shutterstock

Alors que les Bourses mondiales ont dévissé la semaine dernière dans un climat d’inquiétude croissante, les places asiatiques ont sévèrement piqué du nez lundi dès l’ouverture.

Alors que les Bourses mondiales ont dévissé la semaine dernière dans un climat d’angoisse générale , les places asiatiques ont de nouveau piqué du nez lundi dès l’ouverture. L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo chutait de 3,21% à la mi-journée. De son côté, l’indice composite shanghaïen dégringolait de 8,45%, à 3.211,20 points, à la mi-séance. Il a désormais effacé tous les gains enregistrés depuis le début de l’année, tombant sous son niveau du 31 décembre 2014. Au même moment, Shenzhen (la deuxième place chinoise) perdait 7,61%.

Dans leur sillage, Hong Kong plongeait de 4,64% en fin de matinée. La contagion a atteint la Bourse de Taïwan qui est allée jusqu’à dévisser de 7,46%, la pire chute en séance qu’elle ait jamais enregistrée. Vers la mi-séance, Sydney trébuchait de 2,89% et Séoul de 1,88%.

Les matières premières n’étaient pas épargnées: les cours du brut se repliaient, évoluant sous 40 dollars le baril à des niveaux plus vus depuis six ans.

La Chine au cœur des préoccupations

Les investisseurs s’inquiètent de la conjoncture mondiale dans son ensemble, à l’orée d’une semaine riche en publications de statistiques aux Etats-Unis et en Europe. Mais la Chine dominait toujours les préoccupations, alors que s’enchaînent les indicateurs décevants attestant de l’essoufflement de la deuxième économie mondiale. « Aujourd’hui, nous avons tous les ingrédients pour assister sur les marchés mondiaux à la pire journée depuis cinq ans », commentait Evan Lucas, du courtier IG Markets.

«  Les réactions des marchés asiatiques reflètent le sentiment des investisseurs et leur conviction qu’un atterrissage brutal (de l’économie chinoise) est inévitable », a-t-il ajouté. En l’absence de décisions convaincantes des autorités chinoises durant le week-end, « l’Asie (était) largement laissée à elle-même » lundi matin, relevait Evan Lucas. Un indicateur manufacturier de référence publié vendredi en Chine est tombé à son plus bas niveau depuis plus de six ans, signalant une violente contraction de l’activité manufacturière dans le pays en août.

Pékin ne parvient pas à rassurer

La dévaluation surprise du yuan le 11 août –perçue comme un effort désespéré des autorités chinoises pour relancer ses exportations et l’activité économique– n’ont fait qu’aviver l’inquiétude générale, provoquant une onde de choc sur les marchés.

Depuis, les Bourses mondiales ont vu s’envoler au moins l’équivalent de 5.000 milliards de dollars en valeur.

Chine : pourquoi la panique s’empare des marchés

CHINA-STOCKS

Crédit Photo : JOHANNES EISELE/AFP

LE SCAN ÉCO – La purge sur les Bourses mondiales s’accélère. Shanghaï, qui avait doublé de valeur en 2015, a désormais effacé l’ensemble de ses gains de l’année. La bourrasque se propage à l’ensemble des grandes places boursières mondiales. Explications.

Le vent mauvais venu de Chine se propage à l’ensemble des Bourses mondiales. En une semaine le «Vix», appelé aussi l’indice de la peur, qui mesure la volatilité sur les marchés américains a fait un bond de 45%! Aujourd’hui, la Bourse de Shanghaï a terminé sur un plongeon de presque 8,5%, sa plus forte baisse journalière depuis huit ans. La principale place boursière chinoise s’était déjà effondrée de 11,5% la semaine dernière, emportant dans son sillage les grands marchés d’actions de la planète. Shanghaï a désormais effacé l’ensemble des gains qu’elle avait engrangés depuis le début de l’année.

Depuis quelques mois déjà, les tempêtes boursières en provenance d’Asie se multiplient et chaque nouveau signe de ralentissement de la croissance chinoise provoque une véritable bourrasque sur les marchés. L’annonce vendredi d’un brutal coup de frein de l’activité manufacturière dans le pays, tombée à son plus bas niveau depuis six ans, est ainsi très largement responsable de la panique qui s’empare des investisseurs en ce début de semaine.

Marge de manœuvre réduite des Banques centrales

Le mouvement est d’autant plus violent qu’en dépit de leurs efforts, les autorités locales ne parviennent pas à enrayer la panique. La peur se propage aux autres grandes places mondiales. Les économies développées qui sont empétrées dans une profonde crise depuis des années redoutent tout particulièrement ce nouveau coup de tonnerre. «Les marges de manœuvre des grandes Banques centrales de la planète sont extrêmement réduites et les économies, notamment en zone euro, sont toujours convalescentes», explique un spécialiste. Aux États-Unis, les taux sont en effet toujours proches de zéro et en zone euro, la Banque centrale fait tourner la planche à billets à plein régime.

Les Bourses chinoises corrigent leurs excès

Les Bourses chinoises qui s’étaient littéralement envolées à partir de la fin de l’année 2014 corrigent aujourd’hui leurs excès. Les investisseurs se sont massivement tournés vers les marchés à partir de la fin de l’année dernière, au moment même où la croissance dans le pays commençait à montrer des signes de faiblesse. Les particuliers ont en effet alors déserté l’immobilier, dont les prix ont commencé à dégringoler. Dès la fin du mois de novembre 2014, à la surprise générale, la Banque centrale de Chine a décidé de baisser ses taux directeurs afin de relancer la machine économique. Par ricochet, cette baisse des taux a favorisé l’essor des marchés d’actions qui devenaient relativement plus attractifs. De nombreux ménages chinois se sont alors tournés vers la Bourse pour placer leurs économie. Le mouvement a été largement encouragé par les autorités, qui souhaitaient renforcer la surface des marchés financiers pour accompagner leurs réformes.

Une envolée spéculative

Pour profiter de l’euphorie boursière, les particuliers, qui représentent l’immense majorité des investisseurs sur les valeurs cotées en yuans, ont gonflé artificiellement leurs mises en empruntant massivement pour jouer en Bourse. «Près de 25% des titres qui s’échangent sur les marchés chinois sont ainsi détenus par le biais de crédits contractés par des particuliers, c’est du jamais-vu sur aucune Bourse réglementée depuis au moins 20 ou 30 ans», expliquait récemment au Figaro Haiyan Li-Labbé, analyste spécialiste de la Chine chez Carmignac. L’indice composite de la Bourse de Shanghaï a atteint son apogée, le 13 juin dernier à plus de 5000 points. Pour tenter de limiter la spéculation, le gendarme des marchés financiers chinois a alors décidé de limiter le recours au crédit pour les particuliers qui investissent en Bourse.

Sévère retour de bâton

Aujourd’hui, le retour de bâton est particulièrement sévère. Le marché semble avoir perdu pied et les indices chinois chutent dans le vide. L’indice composite de la Bourse de Shanghaï est retombé ce lundi à pratiquement 3000 points et ainsi perdu l’ensemble des gains qu’il avait accumulés depuis le début de l’année. Dans la baisse, les petits porteurs vendent dans l’urgence et à n’importe quel prix, encouragés par les brokers. Il alimentent ainsi le mouvement de panique, et accélèrent la chute des marchés. Les autorités chinoises multiplient les mesures pour tenter de stopper l’hémorragie. Le gouvernement a ainsi annoncé dimanche que le gigantesque fonds de pension chinois allait pouvoir investir en Bourse. En vain. «Face à la multiplication des interventions, les opérateurs redoutent que la crise soit plus profonde que ce que les autorités veulent bien avouer», explique un spécialiste.

Chine: la Bourse de Shanghai dégringole de 6,41% à l’ouverture

CHINE BOURSE

ÉCONOMIE – La Bourse de Shanghai dégringolait de plus de 6% mardi à l’ouverture, après s’être déjà effondrée la veille de façon spectaculaire, dans un marché affolé par l’affaiblissement persistant de l’économie chinoise et suspendu à d’éventuelles interventions des autorités.

Dans les premiers échanges, l’indice composite chutait de 6,41% soit 205,78 points, à 3.004,13 points. Au même moment, la Bourse de Shenzhen perdait 6,97% à 1.751,28 points. À la clôture, la Bourse de Shangai accusait un plongeon de 7,63%, sous les 3.000 points.

La place shanghaïenne avait terminé lundi sur une chute de 8,49%, sa plus forte baisse journalière en plus de huit ans. Et elle avait déjà abandonné plus de 11% la semaine dernière. La Bourse de Shanghai a désormais effacé tous ses gains de l’année, s’enfonçant sous son niveau du 31 décembre 2014.

Lire aussi: Une crise chinoise serait (au moins) aussi grave qu’une crise américaine 

Après s’être envolés de 150% en l’espace d’un an, les marchés chinois avaient lourdement trébuché à partir de mi-juin, et ils continuent de creuser leurs pertes. Et ce en dépit d’interventions répétées par le gouvernement -notamment via des achats massifs de titres par des organismes publics.

S’efforçant de rassurer les marchés, Pékin a encore annoncé dimanche que le gigantesque fonds de pension national allait investir une partie de ses actifs colossaux dans les Bourses locales. Mais le gouvernement n’a pas convaincu, ne parvenant pas à stopper le reflux des marchés, qui ont dégringolé de plus belle.

De fait, les inquiétudes sur l’essoufflement de l’économie chinoise restent vives, alors que les indicateurs décevants se succèdent (chute des exportations, violente contraction de l’activité manufacturière en août…).

Et la débâcle des places boursières en Asie, en Europe et aux Etats-Unis, qui chutaient de concert lundi, ne font qu’attiser le pessimisme des investisseurs en Chine.

« Les marchés financiers tout autour du monde sont entrés dans une sorte de cercle vicieux », indique à l’AFP Gui Haomin, un analyste du courtier Shenwan Hongyuan.

« Ce n’est pas possible d’interrompre à court terme la déroute des marchés chinois », a-t-il estimé.

Les investisseurs chinois -pour l’écrasante majorité des particuliers et des petits porteurs- semblent désormais suspendus à d’éventuelles interventions supplémentaires de « l’équipe nationale » (gouvernement et structures étatiques) pour stabiliser et redresser les marchés… mais ils surveillent surtout la banque centrale, attendant de nouvelles décisions d’assouplissement monétaire.

En l’absence de telles mesures de grande ampleur, les Bourses chinoises devraient encore s’enfoncer, estimaient les analystes.

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Chine: Pourquoi la bourse plonge et pourquoi c’est (potentiellement) grave

Les investisseurs chinois sont inquiets, comme ici à Hanghzou, dans l'est du pays, le 24 août.
Les investisseurs chinois sont inquiets, comme ici à Hanghzou, dans l’est du pays, le 24 août. – STR / AFP
Victor Point

Début de panique sur les places boursières du monde entier ce lundi. Shanghai a ouvert le bal en dévissant de 8,5 % à la fermeture, entraînant dans son sillage les autres bourses asiatiques, puis les places européennes et américaines. Le CAC 40 a clôturé en chute de plus de 5,35 %, Londres finit à – 4,67 %, Francfort à – 4,7 % tandis que la bourse d’Athènes s’écroule à – 10,51 %. A New York, le Dow Jones avait perdu plus de 1.000 points après son ouverture, entraînant le cours du pétrole dans son sillage.

L’épicentre de ce séisme ? La Chine. Il a suffi d’un mauvais indice de production manufacturière vendredi pour que la confiance des investisseurs finisse de s’effondrer. Car les bourses du pays sont en fait sur la pente descendante depuis mi-juin ; elles ont perdu près de 40 % de leur valeur en deux mois. Et globalement, les indicateurs du pays ne sont pas bons : une croissance bien moindre que prévue (estimée à 6 % au lieu des 8 attendue), une production manufacturière en berne, une consommation intérieure qui ne décolle pas. Et quand la deuxième économie mondiale s’enrhume… Décryptage d’une crise financière potentiellement ravageuse en quatre points.

Comment est née cette tempête boursière ?

Cet effondrement chinois est « d’abord une correction un peu brutale, détaille Claude Meyer, conseiller au centre Asie de l’Ifri et professeur à Sciences Po. De fin 2014 à juin 2015, une bulle boursière s’est créée à cause de la surévaluation de la bonne santé de l’économie du pays, faisant bondir l’indice des places boursières de 150 %. » Une croissance factice qui a fini par se cogner à l’économie réelle. Les indicateurs tombés depuis quelques semaines ont dessiné une Chine moins compétitive que prévue. Les investisseurs ont commencé à revendre leurs actifs les plus volatils et le cercle vicieux s’est enclenché. Et ces doutes font effet boule de neige, intervenant au moment où la croissance reste poussive en zone euro, tandis que les investisseurs sont également dans le flou concernant la politique monétaire de la banque centrale américaine, qui a jusqu’à présent été un facteur de soutien très important au marché

Quel est l’état de l’économie chinoise ?

Depuis l’ouverture de la Chine à la mondialisation à la fin des années 1970, le pays a affiché des taux de croissance insolents, très souvent à deux chiffres. « On ne peut pas espérer maintenir de tels niveaux de développement indéfiniment, explique Claude Meyer. La décélération de la croissance est logique. Je table sur 6 % au maximum cette année. » Les autorités chinoises en sont tout à fait conscientes et cherchent à changer de modèle économique, en devenant une puissance « normale », à la croissance plus faible et plus équilibrée.

Dernier exemple en date : les trois dévaluations successives du yuan début août. « Ce n’était pas pour rendre le pays plus compétitif, assure le professeur, mais pour permettre à cette monnaie de commencer à trouver son équilibre. Le but est d’en faire une devise mondiale, comme le dollar ou l’euro. » En tout état de cause, la Chine reste très loin de l’effondrement. Elle possède des réserves monétaires considérables qui se chiffrent en milliers de milliards de dollars (les plus importantes au monde). De quoi financer un programme de relance.

Le problème, au fond, est que la transition s’avère plus compliquée que prévue, parce que la consommation des ménages ou le développement des services ne décollent pas. Dans un contexte de pessimisme généralisé, c’est le reste du monde qui risque d’en pâtir.

A quel point l’économie mondiale est-elle dépendante de la bonne santé chinoise ?

L’essoufflement de l’économie chinoise – souvent présentée comme la locomotive de la croissance mondiale – emporte avec elle un grand nombre de pays. « Il y a tout d’abord ses voisins, du Japon à l’Indonésie, qui dépendent énormément, pour leurs exportations, de la Chine, précise Claude Meyer. Ensuite, les pays producteurs de matières premières : les Chinois en importent près d’un tiers dans le monde. » L’Amérique latine comme la Russie, le Moyen-Orient et l’Afrique peuvent s’inquiéter…

Puis c’est l’effet domino sur les places boursières des pays développées, qui sont fébriles. « L’Europe comme les Etats-Unis exportent beaucoup en Chine, appuie le professeur. Et puis il y a des effets indirects loin d’être négligeables : si la croissance des pays émergents baisse, cela fait autant de marchés moribonds. »

Et maintenant ?

« L’absence d’annonces de mesures par les autorités chinoises afin de stabiliser l’économie a mis le feu aux poudres, avec à la clé un effondrement des indices boursiers partout en Asie, qui contamine l’Europe ce lundi », résument auprès de l’AFP les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC. « La semaine va être cruciale », prévient Claude Meyer. Les banques centrales vont entrer dans la danse, probablement en injectant des liquidités pour répondre à l’urgence – autrement dit faire tourner la planche à billets pour être plus compétitifs… ce que ne peut pas faire aussi facilement la zone euro, qui risque donc d’être « le dindon de la farce », a lancé Marc Touati, économiste, au micro de France Culture. « La véritable inconnue, c’est le facteur panique », tempère Claude Meyer. La réaction des bourses mondiales de ce lundi n’incite pas vraiment à l’optimisme.

Bourse: Paris rebondit, Shanghai et Tokyo toujours en baisse

 LEXPRESS.fr

tableau-des-changes-le-25-aout-2015-a-tokyo_5402369Tableau des changes le 25 août 2015 à Tokyo afp.com/YOSHIKAZU TSUNO

Les bourses européennes connaissent des tendances bien meilleures mardi, avec plus de 3% pour la Bourse de Paris, et plus de 5% pour celle d’Athènes. A l’inverse, la Bourse de Shanghai dégringolait de 4%, au lendemain de sa plus forte chute en huit ans, toujours minée par les inquiétudes persistantes sur l’économie chinoise.

Les bourses européennes ont repris des couleurs. Après un lundi noir, la Bourse de Paris regagnait plus de 3% mardi matin, comme celles de Madrid et de Lisbonne. En Grèce, la Bourse d’Athènes rebondissait de 5,31% une demi-heure après son ouverture, après un plongeon de 10,54% lundi.

A l’inverse, la Bourse de Shanghai a désormais effacé tous ses gains de l’année. La place shanghaïenne a prolongé la débâcle des dernières séances et clôturé en baisse mardi de 7,63%. Elle s’était déjà effondrée lundi de 8,49%, sa plus forte baisse journalière en huit ans, après avoir abandonné quelque 11% la semaine dernière. Idem pour la Bourse de Tokyo, qui a connu une baisse de 3,96%.

La déroute des places chinoises, avivant les doutes sur la santé de la deuxième économie mondiale, a largement alimenté lundi une journée noire pour les marchés financiers mondiaux, qui se sont écroulés de concert dans un climat de panique générale.

>> Lire aussi: « Trois choses à savoir sur une panique boursière venue de Chine »

Des rebonds sur les cours des matières premières

De leur côté, les cours des matières premières se sont ressaisis après leur accès de faiblesse de la veille, le prix du pétrole progressant notablement. Les différents marchés semblaient relativiser les inquiétudes liées à la déroute des Bourses chinoises. « Il y a eu une réaction excessive des investisseurs aux risques économiques en Chine », soulignaient les experts du cabinet Capital Economics. Alors que les Bourses ne captent qu’une toute petite partie de l’épargne des ménages chinois, « l’éclatement de la bulle boursière ne nous dit quasiment rien sur l’état de l’économie chinoise », ont-ils averti.

>> Lire aussi: « La crise, acte 2 », par Jacques Attali

Perte de confiance en Chine

A Shanghai, « les investisseurs (chinois) paniquent et vendent tous azimuts. Ils ont perdu toute confiance, et il y a de la marge pour que le marché dégringole encore », commente Wei Wei, analyste du courtier Huaxi Securities.

D’autant que le tableau économique ne cesse de s’assombrir, au fil d’indicateurs décevants. « Les marchés financiers sont entrés dans une sorte de cercle vicieux », a indiqué Gui Haomin, un analyste du courtier Shenwan Hongyuan. « Ce n’est pas possible d’interrompre à court terme la déroute des marchés chinois », à moins d’interventions de très grande ampleur des autorités, a-t-il assuré.

>> Lire aussi: « La panique boursière part d’une très mauvaise connaissance de la Chine »

Les investisseurs chinois -pour l’écrasante majorité des particuliers et des petits porteurs- semblent en effet suspendus à d’éventuelles mesures supplémentaires de « l’équipe nationale » (gouvernement et structures étatiques)… mais surtout à de nouvelles décisions d’assouplissement monétaire pour soutenir l’économie dans son ensemble.

La banque centrale (PBOC) a indiqué mardi avoir injecté 150 milliards de yuans (20,3 milliards d’euros) dans le système financier via des opérations de marchés régulières, pour apaiser des tensions sur les liquidités disponibles.

>> Lire aussi: « Chine: comment atterrir en douceur? »

Les Bourses chinoises s’étaient envolées de 150% en l’espace d’un an, dopées par un endettement massif et déconnectées de l’économie réelle, avant de finalement s’effondrer à partir de mi-juin, en dépit des efforts répétés de Pékin.

#Bourse L’homme le plus riche de Chine a perdu 3,6 milliards de dollars en une seule journée lundi, après l’écroulement des bourses mondiales.

La première fortune de Chine, le chef d’entreprise Wang Jianlin, a perdu 3,6 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) en une seule journée lundi, après l’écroulement des bourses mondiales.

Wang Jianlin, président et fondateur du groupe Dalian Wanda, spécialisé dans l’immobilier et le divertissement, a perdu plus de 10% de sa fortune, selon l’indice des milliardaires établi par Bloomberg, qui suit la fortune des personnes les plus riches de la planète.

La bourse de Shanghai a chuté lundi de 8,49%, la plus grande baisse en une seule journée depuis 2007, alors que les craintes sont croissantes qu’un ralentissement dans la deuxième économie mondiale pénalise la croissance mondiale.

Mardi, la place boursière de Shanghai a encore chuté, de 7,63%.

Wang Jianlin aura été le plus gros perdant lundi, selon l’indice de Bloomberg, actualisé à la fin de chaque journée. Les chiffres pour mardi ne sont pas encore connus.

Malgré la grosse perte de lundi, la fortune de Wang Jianlin a augmenté cette année de 6 milliards de dollars (5,3 milliards d’euros). Jack Ma, la deuxième fortune de Chine, fondateur du géant du commerce électronique Alibaba, a perdu lundi « seulement » 545 millions de dollars (soit 479 millions d’euros), selon l’indice.

Des mesures de relance en Chine font décoller les Bourses européennes

https://fr.news.yahoo.com/video/bourses-quelles-suites-au-lundi-130658054.html?format=embed&player_autoplay=false

La Banque populaire de Chine a décidé d’abaisser de 0,25%, à 4,60%, le taux d’emprunt à un an qui sert de référence, tout en abaissant les réserves obligatoires des banques, autorisées à prêter davantage.

Cette dernière mesure équivaut à une injection massive de liquidités dans l’économie.

Suite à cette décision, les Bourses de Paris et de Milan prenaient plus de 4%, Francfort, Londres et Madrid plus de 3%.

Observateurs et hommes politiques s?interrogeaient sur les répercussions de la grande instabilité boursière des marchés sur l’activité économique, alors que les banques centrales ont utilisé tous les moyens à leur disposition pour la soutenir.

Tous les regards vont désormais se tourner vers l’ouverture de Wall Street, qui a lourdement chuté lundi.

Avant la décision de l’institut d’émission chinois, la Bourse de Shanghai chutait encore de 7,63% en clôture, tandis que Tokyo terminait la journée sur une baisse de près de 4%.

« Le vent de panique qui secoue les marchés, probablement amplifié par les faibles volumes échangés l?été, parait tout à fait surfait », estime Eric Cheney, chef économiste du groupe d’assurances Axa.

– La Chine, un risque –

Les analystes prennent au sérieux le ralentissement économique en Chine mais relativisent son impact sur la reprise aux Etats-Unis et en Europe.

« Un ralentissement marqué de la Chine n’est pas du tout anodin ni potentiellement catastrophique », puisque cela n’amputerait, via les échanges commerciaux, que de 0,4 point de pourcentage la croissance des PIB américain et européen, souligne Gilles Moec, chef économiste chez Bank of America-Merrill Lynch.

Le président français, François Hollande, a d’ailleurs estimé lundi à Berlin que l’économie mondiale était « suffisamment solide » pour que sa croissance ne soit « pas seulement liée à la situation en Chine ». Le ministre français de l’Economie Emmanuel Macron, lui, a considéré que la Chine représentait actuellement un facteur de risque pour la reprise économique mondiale.

De son côté, le ministre allemand de l’Economie Sigmar Gabriel a mis en avant mardi l’impact limité de la crise chinoise sur l’Allemagne, première économie du Vieux continent et moteur de la croissance européenne. « La part de la Chine dans les exportations de l’Allemagne est de 8%, la part de l’Europe dépasse les 40% ». (…) Une grande part des exportations allemandes est à destination de la zone euro », a-t-il souligné.

Pour le courtier Aurel BGC, « si le ralentissement de l’économie chinoise n’est pas discutable, le scénario de « hard landing » (atterrissage brutal, ndlr) est en revanche beaucoup plus hypothétique ».

Le tableau économique ne cesse toutefois de s’assombrir en Chine, au fil d’indicateurs décevants.

La dévaluation soudaine du yuan il y a deux semaines –largement perçue comme un effort de Pékin pour doper la compétitivité de ses exportations– a renforcé la nervosité.

Un indice manufacturier de référence publié vendredi, tombé à son plus bas niveau en six ans et signalant une violente contraction de l’activité manufacturière chinoise en août, n’a rien fait pour calmer les esprits.

S’efforçant de rassurer, Pékin avait annoncé dimanche que le gigantesque fonds de pension chinois allait investir une partie de ses actifs colossaux dans les Bourses locales, mais sans parvenir à convaincre.

La grande question est désormais de savoir si les mesures prises par Pékin parviendront à restaurer la confiance.

Les investisseurs chinois –pour l’écrasante majorité des particuliers et des petits porteurs– semblaient en effet suspendus à d’éventuelles mesures supplémentaires de « l’équipe nationale » (gouvernement et structures étatiques) mais surtout à de nouvelles décisions d’assouplissement monétaire pour soutenir l’économie dans son ensemble.

Avant d’abaisser ses taux, la banque centrale (PBOC) avait déjà indiqué mardi avoir injecté 150 milliards de yuans (20,3 milliards d’euros) dans le système financier via des opérations de marchés régulières, pour apaiser des tensions sur les liquidités disponibles.

Pékin est désormais condamné à agir pour « au moins encourager les marchés » et enrayer « des mouvements de ventes irrationnels », jugeait Zhang Qi, analyste du courtier Haitong.

Les Bourses chinoises s’étaient envolées de 150% en l’espace d’un an, dopées par un endettement massif et déconnectées de l’économie réelle, avant de finalement s’effondrer à partir de mi-juin, en dépit des efforts répétés de Pékin.

Les Bourses en Asie encore sous pression après une journée noire, l’Europe rebondit

Les grandes places boursières asiatiques, en particulier Shanghai, ont continué de dégringoler mardi, au lendemain d’une journée noire, tandis que l’Europe rebondissait, dans un contexte de vives inquiétudes sur l’état de santé de l’économie chinoise.

L’indice composite shanghaïen a terminé en baisse de 7,63% à 2.964,97 points. De son côté, la Bourse de Shenzhen a perdu 7,09%, à 1.749,07 points.

La place shanghaïenne prolongeait la débâcle des dernières séances: elle s’était déjà effondrée lundi de 8,49%, sa plus forte baisse journalière en huit ans, après avoir abandonné quelque 11% la semaine dernière.

La Bourse de Shanghai a désormais effacé tous ses gains de l’année, s’enfonçant sous son niveau du 31 décembre 2014.

La déroute des places chinoises, avivant les doutes sur la santé de la deuxième économie mondiale, a largement alimenté lundi une journée noire pour les marchés financiers mondiaux, qui se sont écroulés de concert dans un climat de panique générale.

Les autres grands marchés asiatiques se sont repris quelque peu mardi avant de replonger. Tokyo a clôturé en baisse de près de 4%, au plus bas en six mois et Hong Kong perdait 0,37% en séance.

En revanche, Séoul finissait la journée sur un gain de 0,92% et Sydney de 2,72%.

De même, les Bourses européennes retrouvaient des forces et rebondissaient à l’ouverture. Francfort prenait 1,31%, Paris 1,89%, Londres 1,30%, Madrid 0,96% et Milan 1,39%.

Pour le courtier Aurel BGC, « les indices européens et américains devraient rebondir à court terme ».

Selon lui, « si le ralentissement de l’économie chinoise n’est pas discutable, le scénario de « hard landing » (atterrissage brutal, ndlr) est en revanche beaucoup plus hypothétique ».

De leur côté, les cours des matières premières se ressaisissaient après leur accès de faiblesse de la veille, le prix du pétrole progressant notablement.

Les différents marchés tentaient de relativiser les inquiétudes liées à la déroute des Bourses chinoises.

« Il y a eu une réaction excessive des investisseurs aux risques économiques en Chine », soulignaient les experts du cabinet Capital Economics.

Alors que les Bourses ne captent qu’une toute petite partie de l’épargne des ménages chinois, « l’éclatement de la bulle boursière ne nous dit quasiment rien sur l’état de l’économie chinoise », ont-ils averti.

– « Ils ont perdu toute confiance » –

A Shanghai et Shenzhen, les cours continuaient de chuter.

« Les investisseurs (chinois) paniquent et vendent tous azimuts. Ils ont perdu toute confiance, et il y a de la marge pour que le marché dégringole encore », commentait Wei Wei, analyste du courtier Huaxi Securities.

D’autant que le tableau économique ne cesse de s’assombrir, au fil d’indicateurs décevants.

La dévaluation soudaine du yuan il y a deux semaines –largement perçue comme un effort de Pékin pour doper la compétitivité de ses exportations– a renforcé la nervosité.

Un indice manufacturier de référence publié vendredi, tombé à son plus bas niveau en six ans et signalant une violente contraction de l’activité manufacturière chinoise en août, n’a rien fait pour rassurer.

Et après des interventions répétées du gouvernement depuis fin juin pour stabiliser les Bourses –notamment via des achats massifs de titres par des organismes publics–, les investisseurs redoutent désormais de voir les autorités retirer prématurément leur soutien.

S’efforçant de rassurer, Pékin a certes annoncé dimanche que le gigantesque fonds de pension chinois allait investir une partie de ses actifs colossaux dans les Bourses locales. Mais sans convaincre.

« Les marchés financiers sont entrés dans une sorte de cercle vicieux », a indiqué à l’AFP Gui Haomin, un analyste du courtier Shenwan Hongyuan.

Les investisseurs chinois –pour l’écrasante majorité des particuliers et des petits porteurs– semblent en effet suspendus à d’éventuelles mesures supplémentaires de « l’équipe nationale » (gouvernement et structures étatiques)… mais surtout à de nouvelles décisions d’assouplissement monétaire pour soutenir l’économie dans son ensemble.

La banque centrale (PBOC) a indiqué mardi avoir injecté 150 milliards de yuans (20,3 milliards d’euros) dans le système financier via des opérations de marchés régulières, pour apaiser des tensions sur les liquidités disponibles.

Pékin est désormais condamné à agir davantage pour « au moins encourager les marchés » et enrayer « des mouvements de ventes irrationnels », jugeait Zhang Qi, analyste du courtier Haitong.

Les Bourses chinoises s’étaient envolées de 150% en l’espace d’un an, dopées par un endettement massif et déconnectées de l’économie réelle, avant de finalement chuter à partir de mi-juin, en dépit des efforts répétés de Pékin.

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commentaires

  • helstons                  « L’absence d’annonces de mesures par les autorités chinoises afin de stabiliser l’économie a mis le feu aux poudres, avec à la clé un effondrement des indices boursiers partout en Asie, qui contamine l’Europe ce lundi ». Cela ne concerne que l’économie « boursière » de la Chine, qui ne représente qu’une infirme partie de l’économie de ce pays, qui se porte très bien, merci pour eux.

    • pmkool             Encore une fois vous allumez sans comprendre ce que vous lisez c’est consternant. On ne parle de nécessité mais de poids dans le monde. Et de ce coté là les propos sont inexacts; l’activité boursière la plus rentable est, jusqu’à maintenant, est bien l’Asie et çà n’est pas une petite place.. et comme tout ce qui est très rentable, les spéculateurs l’ont siphonnée à une vitesse incroyable en créant le déséquilibre qui est décrit dans   l’article. Vous voyez, c’est simple d’exprimer et d’argumenter son point de vue sans être ni agressif ni impoli.

  •        Je pense que dans l’état, il serait plus à propos de parler de confiance des spéculateurs.

    • Libertarian4      ridicule. Les investisseurs vendent les actions des mines et des fabricants d’acier… parce que la construction a ralenti en Chine, et il y a des raisons réelles a cet état de fait. Ce n’est pas que de la spéculation. Et au passage, le spéculateur est nécessaire sur le marché: c’est lui qui fait qu’il y a toujours un acheteur ou un vendeur quand toi tu veux vendre ou acheter.

Eric Chevalier                  Le vrai danger économique viendrait plus d’un défaut de paiement de la Russie à terme. Car la chute continue du cours des matières premières (Baril à 40 $….) ne permettra pas à la Russie de faire face à ses obligations. (on ne parle pas de l’état central Russe qui est l’arbre qui cache la forêt des endettements massifs des états et des structures publiques). Un budget Russe basé sur un cours à 100 $, plus l’impossibilité de faire appel aux financements étrangers et le retour d’une inflation importante et la fuite continue des capitaux, va rendre la situation très tendue. De plus la bonne santé de la Russie passait aussi par une bonne santé de la Chine sur ses approvisionnements………. Poutine conduit son pays et son peuple vers une misère derrière un rideau de fer, et le monde vers un bis répétita sur l’emprunt Russe avant guerre. La chine dispose d’une économie réelle qui est solide, c’est juste les petits épargnants qui vont tout perdre. Donc regardons l’orage qui vient de l’est plutôt que d’Asie

Mumuche                          Quand on n’est pas dans le milieu de la finance, on se demande bien pourquoi les plus brillants esprits (ou tout du moins de nombreuses personnes ayant une grosse capacité de travail) se sont mis en quête d’argent virtuel, donc de vent, parce que la plupart autour d’eux s’y sont mis. Or comment espérer une croissance de long terme si les élites s’investissent surtout dans l’ingénierie financière, qui ne permettra jamais que de réguler les échanges, sans créer quoique ce soit de concret ?

 Gaetan CALMES   Parce-que les gens de la finance contemporaine raisonnent essentiellement à court terme. Ils « font des coups », ponctionnent les entreprises et les épargnants du vulgum pecus. Disposant par ailleurs de la bienveillance obligée des personnels politiques des nations dominantes et des dictatures mafieuses, ils disposent des moyens légaux d’embusquer hors impôt et offshore le fruit de leurs pillages et escomptent que ce jeu pernicieux puisse durer, fut-ce de force. Nulle compétence là. Du cynisme.

Philippe P.                         La courbe des prévisions des dépressions de Jacques Attali suivra sa propre dépression.

Paul Mondollot                 Est-ce que le journal de référence pourrait arrêter de parler de ralentissement et de récession quand la croissance est positive?

André Angle                      Est-il vrai que la Chine est la 1ere économie du monde? Alors l’economie est bien faible. Au lieu de parler de l’économie chinoise, russe, française, il y aurait lieu de dire économie mondiale. Cette économie mondiale risque fort de redevenir nationale, de se déglobaliser. Retour a la première case.

marc 2                               le problème n’est pas que Jacques Attali conseille les présidents, le problème est que les présidents n’ont jamais entendu ni appliqué ses conseils.

aloes                                 Il ne donne pas de conseil dans cette affaire il constate et projette

orchidoclaste                   Il aurait pu sauver combien de vies d’enfants, changer combien de destins ?                             A trop vouloir en avoir, on perd un eu la notion des choses. Il est tout aussi riche aujourdhui en ayant perdu plus de 3 milliards d’euros ! C’est tout simplement incroyable…

Par le simple jeu du marché, un type perd 3 milliards d’euros, et il en a encore plein, il va manger trois fois par jour, dormir 8 heures par nuit…
J’ai vu une pub qui disait qu’un enfant meurt toute les 7 secondes dans le monde ! En écrivant juste ces lignes, 10 enfants au moins sont morts.

jpleg                                    Moi aussi, J’ai perdu 10 % de la mienne qui hélas est très très très loin de la sienne !         Merci les chinois !

philippestlary  •                  #$%$ alors!!! Le gouvernement avait misé sur le fait que , la chine coulant, l’Allemagne coulerait, et le monde entier coulerait , mais pas la France protégée par la bulle qui nous a permis d’échapper au nuage de tchernobyl . Du coup on devenait les rois du pétrole, et tout le monde nous mangeait dans la main…. (Le pire c’est que c’est réellement le raisonnement d’énarques)
Mais si la Chine coule plus, l’Allemagne non plus, et le monde s’en sort, et finalement les seuls à couler c’est la France isolée sous sa bulle anti nuage….
IL Y A DES BAFFES QUI SE PERDENT!!!! MAIS COMMENT ON A PU ELIRE DES #$%$ PAREILS!!!
  • T’homme  •                    pour faire remonter les bourses il y a une pilule bleu de chine !!
    mais faut pas en abuser car après des exploits ensuite c’est l’arrêt définitif du palpitant !
    et même la corne de rhino enfilé à fond par l’arrière n’y fera rien ! ;-))
  • Ben Kalish Ezab  •         Cool je m’enrichis ………….
  • John  •                           -7.63 % en Chine
    Mais la FED a été active sur les futs US déjà +400 points ! merci les algos !
  • Fernand  •                      Depuis que les bourses plongent…..elles n’ont jamais gagné autant de fric!!
    Profits CAC 40: 2013 48 milliards d’euros
    Profits CAC 40: 2014 64,4 milliards d’euros
    En 2005, avant la crise profits = 40 milliards.
    Une crise bien sélective!!
  • Fernand  •                       Impensable de voir que chaque fois qu’un problème surgit dans la haute finance, la solution est toute trouvée.
    Ce matin ça plonge et cet après midi ça vole.
    Mais quel est donc cet « animal » sachant aussi bien nager que voler dans cet océan qu’est l’argent??
  • Nadella  •                        Qui n’a rien ne craint rien
  • Popeye  •                        Il manque plus qu’une crise monétaire pour avoir le bouquet final.
    NB  •                               Depuis le début de la croissance chinoise tous les économistes savent qu’il y allait avoir un ralentissement plus ou moins sévère. Alors pourquoi tous ces cris de jeunes filles effarouchées?
  • MICHEL L  •                    ils s entendent bien entre eux autres – pas de problèmes pour les gros
  •  Noel  •                           Ce serait bien que nos politiques comprennent que l’avenir de l’Europe est en Europe. Qu’ils arrêtent de vendre notre savoir faire et de liquider notre argent dans les émergents.
    MasT  •                            Très franchement, ça me fait penser à la crise des start’up il y a quelques années: tout le monde savait que les résultats escomptés étaient fictifs mais tout le monde s’échangeaient des actions, jusqu’à ce qu’elles commencent à baisser, et là, …. boum…
  • Michel M  •                       Un coup monté (de bourse)
    mailingmat  •                   Mon docteur me dit que les bourses sous pression sont un signe de jeunesse, les bourses qui tombent un signe de vieillesse. Donc çà ne va pas si mal.
    breton45                         Sauf que Mr mlingnieur que vous ne pouvez acheter une entreprise chinoise (pas plus qu’indienne ou suisse) sans l’accord des dirigeants politiques et là on peut se brosser mais chez nous tout est permis
    maurice2                         Qu’en pense le « maître de l’Elysée » ? Lui et son équipe qui nous serinent à longueur de quinquennat que « la reprise est là »… On croit rêver quand on voit les convulsions boursières… M. Sapin, « notre grand argentier », toujours aussi prêt à rebondir, on ne l’entend pas beaucoup, pas davantage les ténors de cette majorité « suffisante » sur ce dévissage des bourses, en particulier de Shangaï qui, dans son sillage, entraîne plus vite que de raison, les bourses européennes ! Peut-être attend-on « l’oracle » de l’Elysée ?
    famac                             AH LES EXPERTS ET ECONOMISTES                                                                                        Je suis décidément pas sérieux, mais le baril de pétrole sous les 40$, comme disait R. DEVOS un vrai expert lui, le flux et le reflux me font marrer. Souvenons nous d’il y a 6 ans, tous les économistes et experts les plus sérieux nous ont assené un sacré coup de matraque : « le cours du baril à 140$ sera le prix plancher absolu de référence pour le prix de l’or noir. En effet l’état des réserves, la régulation mise en place par les producteurs, l’incessante et croissante demande des pays asiatiques feront que nous avons atteint un seuil qui sera dans l’avenir la référence, le prix plancher infranchissable de cette source d’énergie dont nous ne pouvons nous passer », Fermez le ban ! Passez votre chemin il n’y a rien à voir 8; sortez vos mouchoirs et pleurez car cette sentence justifie à elle seule toutes les augmentations que vous allez subir, du fioul au gaz en passant par l’électricité.

    La logique économique serait que tous les coûts d’énergie suivent la même courbe : allez EDF, rendez nous l’argent, allez GDF et toutes les autres compagnies !
    Allez l’État rendez nous notre argent.
    Comme disait un autre expert fiable : Je me marre

    ravachol                             C’est le moment pour les économistes de pépère d’acheter les entreprises chinoises… Cela changerait du moment ou elles achètent les nôtres… « . La croissance est je la sens »… Cela ne vous rappelle t’il rien ni personne ?
     mlingnieur                          Y en a des qui vont faire leur marché pour pas cher !  et je vois bien les chinois et même les américains qui regorgent de liquidités, s’offrir quelques belles boîtes qui ne valent plus rien sur le marché !        acheter au son du canon, pas dur, suffit de lister les entreprises qui ont perdu les trois quarts de leur valeur boursière en 18 mois… Mais qui conservent toute leur valeur industrielle ! À qui profite le crime ?
    Souris                                   L’impuissance des autorités chinoises; La dévaluation du yuan est un échec. L’objectif déclaré, l’intégration du yuan dans le panier des devises base des DTS, a été repoussé par le FMI ; l’objectif réel, la relance de l’économie, est non seulement manqué, mais les « ajustements » de la monnaie du peuple (renminbi) ont provoqué des réactions contraires à l’effet recherché : baisse des bourses chinoises et étrangères, chute historique de l’indice Bloomberg des matières premières, baisse concomitante des monnaies dans le sud-est asiatique (dong vietnamien, ringgit malais, baht thaïlandais, etc. ). L’économie chinoise est prise dans une spirale déflationniste, ce qui aggravera sensiblement les difficultés auxquelles sont confrontés la Russie et le Brésil, et affectera les économies les pays émergents en général, et aussi, dans une moindre mesure, celles des pays occidentaux. Les autres mesures prises par Pékin pour sortir de ce qui apparaît être un cercle vicieux sont restées tout aussi inefficaces. Il est donc probable que la confiance des investisseurs n’est pas sur le point de revenir et que la baisse des bourses va se poursuivre. La question que se posent aujourd’hui les experts est : jusqu’où et quand le fond sera-t-il touché ?
    domingo51                   Vers un niveau raisonnable de la Bourse de Shanghai. Quand des actions montent jusqu’au ciel, il est sain qu’un jour, elles atterrissent à leurs vraies valeurs !                                                                               Ce qui est étonnant, c’est que cette baisse est contagieuse..
    breton45                                  Satisfait    Oui c’est un juste retour des choses, ce pays a ruiné notre économie et si ça pouvait provoquer un retour de fabrication de produits usuels dans une économie normale française, allemande, italienne mais pas en Europe de l’est (tant qu’ils n’utiliseront pas les mêmes règles que le reste de l’Europe)
    Laineth                                     Pourtant on affirme que la reprise est là !
    MONGRAINDESEL                    Moi aussi, j’ai des problèmes de bourses mais personne n’en fait d’articles dans les médias.

    7SIRIUS12              Attention toute particulière,  Les chinois, surtout dans cette discipline , c’est pas des « rigolos »
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