Mollason Ier. Hollande est fort avec les faibles et faible avec les forts

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Hollande envisage une baisse d’impôts « si la croissance s’amplifie en 2016 »

Le Monde.fr |

François Hollande, à l’Elysée, le 18 août.

« Si la croissance s’amplifie en 2016, nous poursuivrons le mouvement » de baisse d’impôts, promet François Hollande dans un entretien paru jeudi 20 août dans les quotidiens du groupe Est Bourgogne Rhône-Alpes (EBRA : Le Progrès, L’Est républicain, Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Le Journal de Saône-et-Loire, Le Dauphiné libéré…).

Dans cette interview de rentrée, le chef de l’Etat assure qu’il « mesure les efforts qui ont été demandés aux Français en 2012 et 2013 » et rappelle que « plus de trois millions de ménages » ont été concernés par des baisses de la fiscalité en 2014, et neuf millions en 2015. Une mesure qu’il justifie par la nécessité « d’être rigoureux et en même temps d’être juste. »

« Certains contestent ce choix. Mais, ils oublient que chaque Français paie déjà la CSG, la TVA et la taxe d’habitation. Laisser penser qu’on exonère une partie des citoyens de tout impôt est une présentation totalement fallacieuse. »

Privilégier les investissements publics

Interrogé sur la baisse de dotations de l’Etat aux collectivités locales, le président affirme que « tous les responsables publics doivent veiller à faire des économies (…). » « Il ne peut pas y avoir de double discours : un à Paris (…) et un autre au niveau local », affirme-t-il, soulignant son passé de « maire et de président d’un conseil général ».

Concernant les territoires les plus en difficulté, le chef de l’Etat dit vouloir « accentuer la péréquation des dotations de l’Etat, c’est-à-dire la solidarité », et « moduler les dotations en fonction des investissements engagés », notamment pour créer de l’emploi dans le secteur du bâtiment et des travaux publics.

Michel Sapin, le ministre des finances, assure de son côté dans Le Monde daté jeudi 20 août que « le gouvernement est sensible à l’investissement des collectivités locales, mais [que] si aide il y a, celle-ci doit se faire de manière fléchée ». Il exclut tout étalement dans le temps de la baisse des dotations de l’Etat.

Lire aussi : Budget 2016 : l’impossible synthèse

François Hollande, le président qui cherche une issue de secours

 Corinne Lhaïk

francois-hollande-172_5398895La panne du dialogue social met en difficulté la méthode de François Hollande. Ici, à Gevrey-Chambertin, le 23 juillet.    AFP PHOTO/POOL/PHILIPPE WOJAZER

Une croissance toujours timide oblige plus que jamais François Hollande à se camper en réformateur, pour montrer que son quinquennat n’est pas fini. Mais que faire et sur qui s’appuyer? La majorité est rétive et les partenaires sociaux sont incapables de s’entendre.

A ceux qui s’inquiètent de la faiblesse des réformes menées par François Hollande, l’un de ses conseillers répond: « Relisez la feuille de route du pacte de responsabilité, détaillée par le président le 14 janvier 2014. Elle est exécutée de manière méthodique. Tout a été fait ou est en train de l’être. » Baisse des charges et des impôts des entreprises, simplification administrative, réduction de la dépense publique: ce jour-là, François Hollande assume solennellement un agenda très social-démocrate. « L’enjeu n’est pas simplement que la France retrouve [la] croissance, dit-il alors. C’est que cette croissance soit la plus vigoureuse possible. » Pour créer suffisamment d’emplois et venir à bout, enfin, de ce chômage enkysté dans le corps social français.

Trois ans après l’élection, le bilan hollandais est cruel: 630000 chômeurs de plus qu’en mai 2012. En cinq ans, Nicolas Sarkozy a fait à peine pire, avec un chiffre de 755 000. Sur l’ensemble du quinquennat, la dette publique va augmenter au bas mot de 360 milliards d’euros (1). Ce sera moins que sous Nicolas Sarkozy (616 milliards), mais la perspective que cette dette atteigne 100% du PIB – chiffre symbolique – ne peut être ignorée.

En attendant que sa politique donne des résultats, François Hollande comptait et compte toujours sur une reprise due à des facteurs extérieurs: baisse des taux d’intérêt, de l’euro et du prix du pétrole. Mais le résultat du deuxième trimestre de cette année incite à la réserve: le PIB a fait du surplace, après, il est vrai, un excellent premier trimestre (+0,7%). Manuel Valls persiste à penser que la dynamique est bonne et que l’année peut se terminer sur un rythme annuel de 1,5%, seuil susceptible de faire reculer le chômage. « Ces chiffres nous encouragent à maintenir le cap et à poursuivre nos efforts », affirme le Premier ministre, le 14 août.

Promesse oubliée

A l’insu de son auteur, cette petite phrase contient, en creux, la critique du quinquennat. Le « cap » n’est pas toujours ferme, rendant la « poursuite des efforts » assez hypothétique. « Nous ne menons pas une politique facile à vendre à nos députés », avoue un ministre. Prenons l’exemple du pacte de responsabilité et de sa mesure la plus emblématique, la diminution des cotisations sociales et des impôts des entreprises, 40 milliards d’euros sur le quinquennat. C’est l’initiative la plus prometteuse pour la croissance potentielle, estime, en octobre 2014, une étude de l’OCDE sur la France. Si l’organisation internationale donne un satisfecit global à Hollande pour ses réformes de structure, elle le conditionne à la constance et à l’amplification de ces initiatives.

emmanuel-macron-15_5398897Emmanuel Macron, comme Manuel Valls, veut continuer à réformer le droit du travail.  REUTERS/Jean-Sebastien Evrard/Pool

Constance? Amplification? Au Parti socialiste, le mot clef est plutôt impatience. En 2014, François Hollande impose le pacte à sa famille politique en lui garantissant en retour des « contreparties claires, précises et mesurables ». Ne les voyant pas venir, les socialistes demandent une réorientation partielle des sommes encore à verser aux entreprises au profit des ménages et des collectivités locales. L’exécutif adhère au principe et Manuel Valls signe la motion du congrès socialiste du PS (Poitiers, du 5 au 7 juin) allant dans ce sens. L’échéance est passée, la promesse oubliée: il n’est pas question de priver les entreprises d’un seul des euros annoncés. Pourtant, le mal est fait et Pierre Gattaz, président du Medef, a beau jeu de protester dans une interview au Figaro, le 29 juillet.

Même si le pacte n’est pas modifié, et c’est le plus probable, l’épisode en dit long sur le fossé qui sépare ceux qui gouvernent, persuadés que les charges et les impôts handicapent la compétitivité, et ceux qui militent: le Parti socialiste reste convaincu qu’il faut doper le pouvoir d’achat des ménages. A Bercy, on fait remarquer que la baisse des prix du pétrole l’accroît naturellement de 10 milliards d’euros. Une relance que le président de la République n’assume pas comme telle. D’où la promesse d’une nouvelle baisse des impôts des Français, si la croissance le permet.

Les conditions d’adoption de la loi Macron confirment ce décalage. Voilà une loi qui apporte de réels changements (obtention plus rapide du permis de conduire, facilitation des trajets en autocar, travail du dimanche un peu plus fréquent, etc.), sans bouleverser la société française. Toutefois, le gouvernement a dû utiliser la procédure du 49-3 pour contraindre les députés à adopter ce texte.

« Je ne suis pas un obsédé de la loi »

Ils n’ont pas aimé Macron 1. Ils vont détester Macron 2. Le ministre de l’Economie prépare une autre loi, sur la transition numérique. « Il s’agit de permettre à la France de profiter de cette nouvelle économie sans créer de conflits comme celui opposant les taxis à Uber« , explique-t-on à l’Elysée. Emmanuel Macron, lui, se fait très sobre: « Je ne suis pas un obsédé de la loi, affirme-t-il, le 27 juillet, alors qu’il visite l’Atelier des compagnons, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Nous allons mettre les choses à plat, procéder à un constat et à une réflexion, secteur par secteur. » La loi ne serait donc qu’un instrument parmi d’autres. Mais déjà le patronyme du futur texte fait peur. « Parler de Macron 2, c’est agiter le 49-3 sous le nez des députés », ironise un ministre.

Parler de réformer le droit du travail n’est pas plus apaisant. C’est pourtant le menu officiel que Manuel Valls comme Emmanuel Macron ne cessent d’afficher. Le passé récent montre qu’il sera dur à avaler. Parce que la majorité risque de se dérober. Comme les partenaires sociaux, bien que concernés au premier chef par ce thème.

michel-sapin-38_5398901Michel Sapin espère moins de pression sur les sujets économiques et sociaux.   AFP PHOTO/ALAIN JOCARD

Depuis le début de son quinquennat, François Hollande compte beaucoup sur le dialogue social pour réformer. La démarche n’est-elle pas caractéristique de cette social-démocratie dont il se revendique? Au début, la méthode semble fonctionner. Le 11 janvier 2013, un accord ambitieux sur la sécurisation de l’emploi est conclu. Il donne des garanties aux salariés et plus de flexibilité aux entreprises. Ainsi, les procédures de licenciements collectifs sont simplifiées, avec succès, puisque le pourcentage de plans sociaux contestés en justice passe de 30% à 8%. Ainsi, des accords de maintien dans l’emploi (AME) permettront aux entreprises en difficulté de baisser les salaires et/ou d’augmenter le temps de travail durant une période de deux ans, moyennant une stabilité des effectifs.

Les tribulations de ces AME vont vite montrer à quel point les compromis entre travailleurs et employeurs sont difficiles. Pour que ce dispositif ne soit pas une manière sournoise de contourner les règles sur les 35 heures – une forte demande du Medef -, les syndicats exigent, lors de la négociation de 2013, des conditions d’application très strictes. A tel point que les AME sont à peine utilisés: une dizaine d’accords à ce jour. Très vite, le gouvernement souhaite lever certaines des restrictions, voire élargir le champ d’application de l’accord aux entreprises en bonne santé. Il espère que syndicats et patronat vont renégocier un dispositif plus souple. En vain. C’est donc la loi Macron qui se charge d’apporter quelques modifications.

Les partenaires sociaux ne réussissent même pas à s’accorder sur une refonte des institutions représentatives du personnel (délégués du personnel, comités d’entreprise, etc.), qui relèvent de leur pratique quasi quotidienne. Il aura fallu en passer par une loi sur le dialogue social, pilotée par François Rebsamen, ministre du Travail.

Des lois qui vont moins loin que souhaité

Dans cette panne, chacun a sa responsabilité. Le Medef, pris dans ses contradictions, est travaillé par une base de plus en plus remuante et sensible aux thèses du Front national; la CGT est neutralisée par ses problèmes internes; la CFDT se fait très précautionneuse, par peur d’apparaître comme l’organisation qui dit toujours oui. Les acteurs sont fatigués et la pièce qu’on leur demande de jouer ne plaît pas aux syndicats: elle est « sociale-libérale ». Pour eux, c’est un gros mot.

pierre-gattaz-17_5398903Pierre Gattaz, patron du Medef, a protesté d’avance contre toute remise en question du pacte de responsabilité.         AFP PHOTO/KENZO TRIBOUILLARD

Si, à chaque échec, le gouvernement reprend la main, ses lois vont moins loin que ce qu’il souhaite. Alors, régulièrement, il tente de remettre l’ouvrage sur le métier. Son nouvel espoir s’appelle Jean-Denis Combrexelle. Manuel Valls a demandé à cet ancien directeur général du Travail un rapport qui sera en principe au menu de la conférence sociale programmée pour octobre. Le haut fonctionnaire doit déterminer, en matière de droit du travail, la place relative de la loi et de la négociation d’entreprise, l’idée étant de donner de la souplesse aux employeurs pour s’affranchir des règles nationales.

Les patrons applaudissent, les syndicats sont plus que réticents. Un exemple: pour le gouvernement, l’organisation du temps de travail pourrait très bien se négocier sur le terrain, comme le laisse entendre Emmanuel Macron dans une interview aux Echos, le 17 juin 2015. Une manière radicale de répondre aux limites des AME.

Audace et prudence

Pour trouver une issue de secours politique, l’exécutif alterne donc audace et prudence. Il fait, défait, complète, au détriment de la clarté et de l’efficacité. A l’Elysée, on parle plutôt de politique des petits pas et on l’assume: « Quand des étrangers me demandent: ‘Où est votre Jobs Act [par référence à la réforme du marché du travail menée en Italie par Matteo Renzi]’, je réponds que nous l’avons fait en plusieurs fois avec l’accord du 11 janvier 2013, puis les lois Macron et Rebsamen », explique un conseiller du président. Un proche de Hollande renchérit: « Les grands coups de volant ne font pas forcément avancer. » « Ceux qui disent que nous ne réformons pas vraiment sont ceux qui n’ont rien fait en dix ans, assène Michel Sapin. Il faut aussi tenir compte des réalités sociales, de ce que le pays est capable d’absorber. »

Le ministre des Finances fait un rêve: que la pression se relâche sur les sujets économiques et sociaux grâce à une meilleure conjoncture. « Ces sujets-là sont source de discorde au sein de notre famille politique, alors que l’Europe, l’écologie, la morale activent le clivage traditionnel droite-gauche. » La Grèce, la préparation de la COP 21, la future loi Sapin de lutte contre la corruption sont de nature à resserrer les rangs, estime-t-il. Mettre un bémol sur les réformes qui fâchent, n’est-ce pas aussi retarder celles qui comptent?

(1) Ce chiffre résulte de l’addition de la dette accumulée de la fin de 2012 à la fin de 2014 avec celle prévue par le gouvernement pour les années 2015 à 2017.

Hollande et les Verts : grandes manœuvres, petites arrières pensées

Deux poids lourds du gouvernement se rendent dans le Nord, aux journées d’été d’EELV. Et les écolos sont invités à La Rochelle. Mais que prépare donc François Hollande ?

François Hollande dans le vignoble de Gevrey-Chambertin, le 23 juillet 2015 (PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP)François Hollande dans le vignoble de Gevrey-Chambertin, le 23 juillet 2015 (PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP)

« Allez-vous rater votre rendez-vous avec l’Histoire ? » A quelques semaines de la conférence internationale sur l’environnement, la COP21, qui se tiendra à Paris, c’est le message subliminal que l’Elysée cherche à faire passer auprès des écologistes d’EELV à l’occasion de leur université d’été qui s’ouvrent jeudi à de Villeneuve-d’Ascq, près de Lille. En d’autres termes : revenez dans le jeu, faites un geste politique pour participer à ce moment historique de défense de la planète.

Mais tout cela doit se faire en catimini, car il ne faut pas brusquer les militants du mouvement. Ils sont chatouilleux et facilement éruptifs. Il faut donc avant tout lancer des ballons sondes et attendre leur retour.

Les ballons sondes ? Deux poids lourds du gouvernement, Laurent Fabius et Marisol Touraine, envoyés dans le Nord prendre le pouls de la base. Seront-ils hués comme certains le craignent au gouvernement ? Ou portés en triomphe ? Sans doute ni l’un ni l’autre. C’est en tout cas une opération de la dernière chance qui se joue, pour atténuer la catastrophe annoncée des élections régionales.

Calinothérapie

Hiatus : le tandem Cosse-Duflot, qui contrôle le mouvement, tire à boulets rouges sur le gouvernement de Manuel Valls. Alors à quoi bon ces petits gestes entre amis ? A quoi pourraient bien servir ces manœuvres ?

A enterrer définitivement la Gauche plurielle, si probant sous le gouvernement de Lionel Jospin, en 1997, un attelage créé alors par Jean-Christophe Cambadélis. Le Premier secrétaire du PS, nostalgique de cette époque bénie, a, au cours de l’été, tenté un baroud d’honneur : inviter les Verts à codiriger l’université d’été socialiste de la Rochelle. Une chimère ? Quasi une provocation. La calinothérapie s’est révélée contre-productive, voire un brin grossière.

« Il faut que François Hollande finisse par comprendre qu’il n’a rien à attendre de ce mouvement, confie un militant de la mouvance des élus verts favorables à un rapprochement avec les socialistes. EELV n’est plus qu’un micro-parti qui n’a plus qu’un rôle de nuisance. » Il ajoute :

Il est grand temps que le président se décide et oublie Cécile Duflot. »

Un maroquin ?

En d’autres termes, François Hollande, qui cherche à verdir son image avant la COP21– il effectue ce jeudi un voyage en Isère dans des secteurs liés à la défense de l’environnement, en compagnie de Ségolène Royal – va devoir trancher. Profitera-t-il du remaniement lié au remplacement de François Rebsamen, ministre du Travail démissionnaire, et surprendra-t-il tout son monde en offrant quelque maroquin aux amis de Jean-Vincent Placé, François de Rugy ou Barbara Pompili ?

Ces derniers viennent de créer une structure de substitution aux Verts, l’ébauche d’un nouveau parti, Les Ecologistes, machine de guerre pour partir au feu électoral aux côtés du PS. Leur objectif à peine dissimulé : faire cavalier seul et renvoyer les « irréductibles gauchistes » d’EELV dans les oubliettes de l’Histoire.

« Le tour de passe-passe est un peu gros », dit un proche de Cécile Duflot. « Il sera vécu par les militants comme la trahison ultime. Et comme une déclaration de guerre du Président à notre endroit. »

François Hollande peut-il se permettre pareil tremblement de terre, avant la fatidique et si importante COP21, où il joue en partie son avenir politique ?

Impôts: Hollande devra cette fois « tenir ses engagements », souligne une presse sceptique

« Englué dans l’impopularité », François Hollande ne peut plus se contenter de promesses, il devra cette fois « tenir ses engagements » et cesser de pratiquer « l’art de l’esquive », assènent jeudi des éditorialistes après l’interview présidentielle à plusieurs titres régionaux.

« Si ce n’est pas une déclaration de candidature, ça y ressemble fort ! », s’exclame le Parisien dans ses pages intérieures après les promesses de M. Hollande de baisser certains impôts si la croissance est au rendez-vous en 2016, soit un an avant la présidentielle.

« Le chiffre choc de 0% de croissance au deuxième trimestre 2015 et les signaux négatifs venant notamment de Chine laisseront certains sceptiques sur cet engagement », estime le journal.

Le chef de l’Etat cherche en tout cas selon le Parisien à « contenter le Medef comme l’aile gauche du PS » selon un « art de la synthèse » que ses détracteurs qualifient de mollesse.

« Cette rentrée est celle où l’art de l’esquive ne sera sans doute plus permis », prévient Jean Levallois (La Presse de la Manche)

« Le cas Rebsamen n’est finalement qu’anecdotique », analyse Christophe Bonnefoy (Journal de la Haute-Marne). « Il révèle, malheureusement, une façon de faire qui devient presque la marque de fabrique de François Hollande, entre tâtonnement et couacs ».

« Englué dans l’impopularité », François Hollande « n’a plus grand chose à perdre », juge Raymond Couraud (L’Alsace). Il ne peut « que faire preuve de volontarisme et croiser les doigts dans l’attente de l’inversion de la courbe du destin ». Son interview de rentrée permet au chef de l’Etat « de prendre date sur quelques grands sujets de l’heure », ajoute-t-il. « Exercice facile en apparence. Sauf qu’il lui faudra tenir ses engagements ou, plus exactement, être capable de les tenir ».

« Il paraît que, avec des si, l’on pourrait mettre Paris en bouteille et, plus d’une fois, le budget en carafe », ironise Philippe Marcacci (L’Est républicain).

Pour M. Hollande, « l’année politique qui a commencé hier est la dernière année utile du quinquennat », rappelle opportunément Bernard Stéphan (La Montagne). « C’est aussi l’année de la dernière chance pour qu’il puisse espérer inverser la tendance lourde du chômage », une inversion dont il a fait une condition pour solliciter un second mandat présidentiel.

Et Jean-Louis Hervois (Charente libre) de conclure: « aux quatre défis énoncés hier par François Hollande pour le fil rouge de son action » -la crise agricole, l’économie, l’immigration et le climat – il conviendrait d’ajouter la clarté tant cette rentrée paraît se perdre dans les calculs politiques sinon partisans ».

François Hollande fait sa rentrée 2015: crise agricole, climat, migrants et économie

HOLLANDE VALLS

POLITIQUE – Le conseil des ministres de ce mercredi 19 août a permis à François Hollande de fixer le cap de la rentrée politique qui s’annonce. Devant ses ministres réunis à l’Elysée, le président de la République a affirmé que le gouvernement avait « quatre défis à relever »: la « crise agricole », la « question économique », l’immigration et le climat avec la COP21 fin décembre.

Le gouvernement, a poursuivi le chef de l’Etat, dont les propos étaient rapportés par Stéphane Le Foll, doit « avancer et en même temps donner des garanties aux Français en termes de liberté, de sécurité, d’efficacité de l’action de l’Etat et de solidarité ». Il doit « être bien sûr totalement mobilisé », a insisté François Hollande qui prévoit malgré tout de continuer ses déplacements à la rencontre des Français. Il est attendu ce jeudi 20 août en Isère pour une visite sur le thème des énergies renouvelables.

Redistribution des gains de la croissance

Malgré un chômage toujours au firmament, un ministre du Travail sur le départ et en dépit de la croissance nulle recensée au deuxième trimestre, le chef de l’Etat a estimé qu’on était « entré dans une phase de redistribution des gains de la croissance et des efforts faits par les Français ». « Cette rentrée est marquée par une baisse des impôts pour 9 millions de foyers », a fait valoir Stéphane Le Foll.

Ce dernier, qui est aussi ministre de l’Agriculture, a insisté au passage sur ses préconisations pour remédier à la crise porcine. Ce denier a insisté sur la nécessité de « mobiliser l’Europe sur des actions de promotion à l’exportation », sur des « aides et des stockages à l’échelle européenne » et « de travailler sur les questions d’harmonisation sociales et fiscales », notamment pour les activités d’abattage.

Tandis que les frondeurs du PS appellent au redéploiement d’une partie des allègements de charge des entreprises en faveur des ménages prévus dans le cadre du Pacte de responsabilité, François Hollande a tenu à insister sur « la stabilité et la cohérence dans les choix ». Pas de virage donc ni d’inflexion dans le soutien de l’exécutif aux entreprises

Sur l’immigration, a poursuivi François Hollande, la ligne de conduite de la France « s’appuie sur deux principes, la fermeté et la solidarité ». Cette question, a-t-il précisé, sera à l’ordre du jour d’une rencontre lundi à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel, dont l’autre thème sera l’Ukraine.

Quant à la Conférence mondiale de Paris sur le climat (COP21), il s’agit d’un « enjeu essentiel », a souligné François Hollande. Engagé dans un tour du monde du climat, le président de la République espère transformer un éventuel succès diplomatique dans la capitale française en argument de campagne pour 2017.

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Les 4 « défis » de la rentrée, selon François Hollande

Il y a quatre priorités pour le Président en cette rentrée : la crise agricole, l’économie, l’immigration et le climat.

François Hollande le 23 juillet 2015.
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP      François Hollande le 23 juillet 2015.

François Hollande a affirmé en préambule du Conseil des ministres de rentrée que le gouvernement avait « quatre défis à relever » : la « crise agricole », la « question économique », l’immigration et le climat avec la COP21 fin décembre, a indiqué le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

Le gouvernement, a poursuivi le chef de l’Etat, dont les propos étaient rapportés par Stéphane Le Foll, doit « avancer et en même temps donner des garanties aux Français en termes de liberté, de sécurité, d’efficacité de l’action de l’Etat et de solidarité ». Il doit « être bien sûr totalement mobilisé« , a insisté François Hollande.

Toujours selon le porte-parole du gouvernement, François Hollande a estimé qu’on était « entré dans une phase de redistribution des gains de la croissance et des efforts faits par les Français ». « Cette rentrée est marquée par une baisse des impôts pour 9 millions de foyers« , a fait valoir Stéphane Le Foll.

Sur l’immigration, a poursuivi François Hollande, la ligne de conduite de la France « s’appuie sur deux principes, la fermeté et la solidarité« . Cette question, a-t-il précisé, sera à l’ordre du jour d’une rencontre lundi à Berlin avec la chancelière allemande Angela Merkel, dont l’autre thème sera l’Ukraine.

Quant à la Conférence mondiale de Paris sur le climat (COP21), il s’agit d’un « enjeu essentiel« , a souligné François Hollande.

Le porte-parole a ajouté que la démission de François Rebsamen, ministre du Travail, qui a donné sa démission lors du Conseil des ministres, serait « effective dans les jours qui viendront ».

Rentrée chargée et compliquée pour Manuel Valls et François Hollande

C’EST LA RENTRÉE – Entre la gestion de la crise porcine, des mauvais chiffres de la sécurité routière et la démission du ministre du Travail, la rentrée s’annonce d’ores et déjà compliquée pour l’exécutif. A quelques heures du Conseil des ministres, metronews fait le tour de la question.

Après une pause estivale de deux semaines, retour aux affaires pour Manuel Valls et François Hollande (ici, le 31 juillet à l'Elysée).

Après une pause estivale de deux semaines, retour aux affaires pour Manuel Valls et François Hollande (ici, le 31 juillet à l’Elysée).   Photo : ALAIN JOCARD / AFP

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Commentaires

toinemarie  • 

il faut qu il arrête de nous enfumer lui et sa troupe de bons à rien .ce personnage .

Richard  • 

du vrai hollande pur et dur tout le monde sait que pour lui  » le mensonge est une pratique normale en politique  » alors pourquoi changer ?? si cela a fonctionné une fois il n y a aucune raison pour que çà ne fonctionne pas une 2éme ….

pierre-jean  • 

Comment pouvez vous vous adresser à des marionnettes ? N’avez vous pas encore compris que ceux qui sont les véritables décideurs dans l’Union Européenne sont d’une part la commission de Bruxelles et d’autre part la triste madame Merkel laquelle est totalement inféodée à Washington. Tous ces prétendants politiques qui veulent avoir un poste de  » responsabilité  » chez nous ne sont que de vulgaires imposteurs. Le Sarkozy menteur après avoir vendu pour une bouchée de pain 600 tonnes d’or pour du vulgaire dollar qui ne vaut plus rien en réalité, qui est imposé par la force tyrannique des USA, a fait détruire la Libye permettant ainsi le chaos dans ce pays et la fuite de millions de migrants dont les passeurs sont payés par les USA. Ainsi, l’Union Européenne changera de peuples; les indigènes de ce que fut l’Europe seront les allogènes dans leur propre pays. Sans présager comment tout cela va se passer quand le nombre sera supérieur. Nous avons donc comme hommes politiques des traitres qui veulent la mort de notre pays. Sous le prétexte fallacieux de la compassion, bon nombre de citoyens ne comprennent pas qu’ils signent leur condamnation. Pour Washington et Bruxelles faut en finir avec ce qui fut le socle des pays européens.
Prenez le temps d’écouter Philippe Ploncard d’Assac et François ASSELINEAU et vous aurez une meilleure compréhension du drame qui se joue actuellement non seulement en France mais dans  » l’Union Européenne «  ».

manang  • 

C’est quoi ce jeu de pronostic stupide.

patrick  • 

Un menteur ne tient JAMAIS ses engagements ! Qui peut encore croire cet incompétent en chef ?

Sigrid  • 

Nous sommes les seuls en Europe de ne pas avoir bénéficié de la croissance malgré une baisse spectaculaire du coût du pétrole !
Ce gouvernement ne peut pas gérer le problème récurant de Calais alors il est impensable qu’il fasse des miracles !
Ah ces Énarques théoriciens ,il faut s’en débarrasser avant le cataclysme.

Chat Méchant  •

Monsieur Hollande, président du vent, du bla-bla, du boniment et du baratin. La preuve ? La voici, à travers ses différentes affirmations tellement imprudentes et totalement infondées :
« La reprise va arriver, c’est une question de cycle » (31/10/2012)
« Mon cap, c’est la croissance » (28/03/2013)
« La reprise, elle est là » (14/07/2013)
« Le retournement économique arrive » (04/05/2014)
« La reprise, elle est là, mais elle est encore trop fragile » (14/07/2014)
« La reprise, maintenant, elle est là ! » (04/03/2015)
Monsieur Hollande s’est complètement discrédité, avec toutes ces déclarations aussi hasardeuses que stupides ! Dégage, Gras-du-bide ! ! !

roger s  • 

Depuis plus de trente ans on entend la même rengaine de l’impopularité des Présidents successifs. Pas étonnant. Ca fait trente ans ( voire plus ) que l’on cumule les bons à rien avec leur cour de guignols. .Quand un candidat valable se présente , les Français n’en veulent pas. Un candidat valable qui a un vrai programme , qui ne ment pas , qui a des valeurs ( je n’en ai connu qu’un ces trente dernières années ) c’est louche.

blablabla  • 

avec ce Président j’en conclus qu’il faudra supprimer le droit de vôte

markus  •  

comment va t’il trouver le milliard pour engraisser les futurs présidents de region

Dictionnaire novlangue-français       Solidarité : ceux qui bossent dur donnent des heures de travail, du temps de vie, à ceux qui se la coulent douce devant la télé, entre amis ou en famille. Justice fiscale : prendre l’argent durement gagné à une minorité pour le refiler à une majorité ce qui assure mathématiquement votre réélection. Résultat : destruction des classes moyennes, augmentation de la pauvreté, mais vous vous en cognez puisque vous n’êtes déjà plus à l’Elysée.

Antoine Martin 2                     Si demain je gagne au loto je partage la somme entre tous les abonnés du Monde .

PC                                               Très drôle…

Paul Mondollot                          Une déclaration populaire voire populiste sans aucun fondement économique, on sent la campagne présidentielle arriver. Baisser les impôts sans récupérer l’argent autre part (c’est ce que laisse entendre l’article) avec 4% de déficit veut dire que la baisse est financée par l’emprunt. Je comprends parfois pourquoi les allemands se moquent de nous (et ils ne sont pas les seuls d’ailleurs).

Babar de Tulle                            Affligeant et presque pathétique…si le chômage baisse, si la croissance repart, ect, etc…avec de telles incantations FH pour qui j’ai voté des deux mains en 2012 restera un président impuissant et mollasson ; image qu’il s’efforce de corriger en se montrant intransigeant avec des engagements militaires hasardeux sur la scène internationale. Tous les français devraient payer un peu d’impôts sur leurs revenus et vouloir raser gratis pour une majorité d’entre eux est de la pure démagogie.

winchboat17                     Remake de 2012 ?                                                                                                                         5 ans d’un pays divisé, d’une hausse continue de chômage malgré les promesses d’inversion, de croissance nulle, et d’une France taxée désabusée et non réenchantée. Non merci.
brunorev                        J’ai augmenté les impôts de 1000 en arrivant, je les baisse de 500, vous voyez? Je baisse les impôts . On baisse les dotations aux collectivités devenues de droite en plus                                                                       On annonce qu’on n’augmentera plus les impots …et on laisse le soin aux collectivités de le faire pour s’en sortir

Pour qui il nous prend ???

bzhanar                            Nous avons compris que voter ne change rien puisque ce sont des candidats pré-choisis qu’on vous propose; que les politiques ne cherchent à conquérir le pouvoir que pour s’enrichir, donc non on vote pas


toro90

@bzhanar                         on s’en fout du système libéral, ce sont les immigrés que je ne supporte plus.

spin25

@bzhanar:                       parce que vous, anarchiste vous votez ?

continuer de voter pour le trio UMP-FN-PS mais venez pas vous plaindre du résultat car ce ne sont que les trois face d’un même système libéral !

frenchie_expatriee

@ lemoije:                   Certains sites anglais donnent le chiffre de 13%.

ariane6h                    ses défis: comment en cachette retrouver sa starlette, comment faire croire qu’il fait quelque chose pour le pays, comment faire croire qu’il est intelligent et comprend quoi que ce soit à l’économie,et surtout comment cacher qu’il s’en fout de la France et des français!! Il aura de toute façon sa retraite dorée pendant que nous et nos enfants on n’aura plus de retraite , plus de logement et un pays en ruine à cause de sa nonchalance !
tinou1957                PAROLES PAROLES PAROLES!!!!!


xavion                   Hollande ? Des défis ?? On rit.
  • Avatar  Electeur-Gaulois       L’affaire des coussins du Fort de Brégançon du 3 août 2012….[« ….une facture de 7.000, peut être 8.000 euros de coussins ! »]

    Tout ça pour que Valérie puisse poser son popotin sur une feutrine de 300 à 500 euros pièce. Mais l’argent des contribuables n’a servi à rien… il a fini par lui mettre un coup de pied au train !
    Mais que sont donc devenus ces coussins si fins….pas important et encore moins opportun, nous a t-il dit après, car après tout: « c’est l’état qui paye »..!
    Oubliés sans doute comme toutes les dépenses qu’il a pu faire, au vu des trous béants de ses 3 derniers budgets de la France, dont il a déclaré à la rentrée vouloir distribuer le rien !
    .Merci à Mathilde Siraud de nous le rappeler.
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/604406-les-coussins-de-bregancon-le-fouquet-s-de-francois-hollande.html

  • Avatar Lastfloor        Rentrée plutôt calme comparée aux précédentes tempêtes …                                                Les français se choisissent un président pour le gros temps, et question sang froid, Hollande les surpasse tous !       Même ici le ton a changé … Hollande est entré dans le costume. Tous les président ont changé après 2 ou 3 ans, pris de l’envergure, de l’épaisseur et pour 2015, nul doute que son statut de président sera pour lui un grand avantage.
  • Avatar PoilA Gratter       Ah tiens, dernière minute, notre « présumé » président module ses promesses de baisse des impôts et les « conditionne » à une reprise de la croissance…                                                                                Demain, je rase gratis…. Mais seulement demain, oups ! demain, je tiens mes promesses…
  • Avatar Sim179      Jamais de toute l’histoire de France, un responsable du pays, n’aura été autant désavoué !     Du jamais vu et pourtant prévisible dès 2012.        Comme il n’a aucune dignité et aucun sens des responsabilités, il faudra encore attendre deux ans.
  • Avatar gerard cotton       Le PS a perdu les cathos de gauche et toute la classe ouvrière , le coeur historique de sa version idéologique de son humanisme .    Il est tout simplement fini .
  • Avatar Monte-Astu     Le Président Hollande va enfin récolter les fruits de sa politique de redressement.         2016 verra sa consécration.                                                                                                                                             Il a sorti le pays de la gabegie financière ou Sarkosi l’avait plongé, le chômage est en passe de régresser et la croissance devient possible. La France est sur les rails, le charisme de notre Président est salué internationalement et l’audace de sa politique fait école dans toute l’Europe. Même les Allemands nous jalousent…                                      Sa réélection en 2017 et la poursuite de son action permettra à la France de rayonner comme jamais.

    L’absence de congruence   C’est étonnant comme on ne croit jamais ce que dit F.Hollande. Cela vient-il de la façon dont y se trémousse derrière un micro ou simplement de la tête qu’il fait pour accompagner ses discours.

    Pierre D                                 A la hauteur des défis se posant à notre pays. La France est devenue une monarchie républicaine. La seule ambition de son roi est de durer et de renouveler son mandat quitte à gérer le pays à la petite semaine et au détriment de son avenir. Les Français cautionnent en majorité ce système en allant voter. Débile et mortifère.

    et après ?                             Bref, la seule chose qui l’intéresse , c’est sa réélection …un vrai politique en somme .

    Libéralissime 

    @Christian:                            aucune réforme d’envergure même le CICE ne fait que rendre une partie des hausses de charges sociales décidées en 2011/2012, insuffisant pour relancer l’économie et l’emploi. Ni suppression des régimes spéciaux, ni basculement vers la capitalisation pour suppléer à la répartition en faillite, ni fin des AF natalistes favorisant la prolifération de l’assistanat. Au niveau fiscal, la seule réforme a consisté à racketter les classes aisées pour les éradiquer ou les faire fuir.

    cassandra                           mais rien sur les élections des étrangers dans les scrutins locaux, rien sur l’introduction d’une dose de proportionnelle dans les élections nationales….. comme c’est bizarre, ce n’est jamais le moment.

    Jivago                                   Il y a l’écueil des régionales. La décision est venue d’en haut comme avec Bonaparte devenu Napoléon. Cette maturation populaire qui avait permis les grandes avancées post-révolutionnaires fut dévoyée par l’empire qui prépara la restauration liée à Waterloo. L’absence de choix des populations de leur capitale régionale sur la base du choix d’unités d’au moins 5 000 habitants dans un contexte économique faible et un nombre d’écartés du travail important, va faire mal. Dure rentrée présidentielle.

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