Américan way of life?!!..

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Difficiles conditions de travail chez Amazon, le prix du succès ?

Le Monde.fr avec AFP

Le patron et fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, en 2014.

On connaissait les conditions de travail dans les entrepôts d’Amazon, dénoncées par les employés américains et européens qui préparent et envoient en un temps record les colis commandés par les clients de l’entreprise américaine. Dans une longue enquête publiée ce week-end, le New York Times affirme que les col-blancs ne sont pas épargnés par les méthodes managériales pour le moins particulières d’Amazon.

Le quotidien, qui a interviewé plus de 100 anciens et actuels employés, décrit une entreprise régulée sciemment par le Darwinisme, qui encourage la délation entre collègues, où compter ses heures est une mauvaise idée et prendre du temps pour s’occuper de son père malade du cancer est jugé problématique. « Presque toutes les personnes avec qui je travaille, je les ai vues pleurer à leur bureau », raconte ainsi un employé au journal.

Au cours du week-end et en début de semaine, les réactions à l’enquête qui compte plus de 4 000 commentaires en ligne ont été nombreuses.

Si une partie des internautes remettent en question leur recours à Amazon en raison des révélations du New York Times — « J’ai annulé mon adhésion à Audible, supprimé mon application Kindle, et ne ferai plus d’achats sur Amazon », affirme « Katie », une lectrice des employés ont pris la parole pour défendre leur entreprise.

« Je ne reconnais pas cet Amazon »

Ainsi Nick Ciubotariu, actuel chef du département infrastructures, a démonté point par point les faits rapportés dans l’article qu’il juge « biaisé » et « incorrect ». « Nous travaillons dur, et nous nous amusons », écrit-il dans un billet posté sur LinkedIn. Tout en disant avoir « entendu toutes les horribles histoires du passé », il assure :

« Pendant mes 18 mois chez Amazon, je n’ai jamais travaillé un seul week-end sans le vouloir. Personne ne me dit de travailler la nuit. Personne ne me fait répondre à des courriels la nuit. Personne ne m’envoie de texto pour me demander pourquoi des courriels sont restés sans réponse. »

Dans un email envoyé à ses employés, le patron-fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, a réfuté les allégations du New York Times, qui « affirme que notre approche intentionnelle consiste à créer un lieu de travail sans âme, dystopique, où on ne s’amuse pas et où on n’entend pas de rires ».

« Je ne reconnais pas cet Amazon, et j’espère vraiment que vous non plus. Plus généralement, je ne pense pas qu’une entreprise adoptant l’approche décrite pourrait survivre, et encore moins prospérer, dans le marché hautement compétitif actuellement pour les embauches dans le secteur technologique. »

Au-delà des démentis, de nombreuses réactions, venant en particulier de salariés travaillant pour ou étant proches d’entreprises de technologie ont opposé un « à quoi vous attendiez-vous ? » à l’article du New York Times, estimant qu’on ne devient pas une des plus riches entreprises au monde par hasard.

Le cours de Bourse du groupe n’a jamais été aussi haut et Jeff Bezos est devenu la 5e personne la plus riche au monde, avec une fortune estimée récemment à 47,8 milliards de dollars dans un classement du magazine Forbes.

« Le travail n’est pas une garderie pour adultes », estime le lecteur « Seattle Guy » dans un commentaire de l’article. « Ce pays ne s’est pas construit avec des semaines de travail de 40 heures et en traitant le bureau comme un club social. L’Amérique a besoin de davantage d’entreprises comme Amazon qui exigent davantage de ses salariés, et les récompense en conséquence », ajoute-t-il. Et tant pis pour ceux qui ne tiennent pas la distance.

Amazon, un enfer pour ses salariés? Son patron Jeff Bezos dément

 LEXPRESS

jeff-bezos-le-patron-d-amazon-le-6-septembre-2012-a-santa-monica-en-californie_5136951Jeff Bezos, le patron d’Amazon, le 6 septembre 2012 à Santa Monica en Californie afp.com/Joe Klamar

Jeff Bezos, le patron d’Amazon, a réagi dans une lettre officielle adressée à ses salariés après une enquête du New-York Times décrivant les conditions de travail au sein de son entreprise.

Publiée dans le New York Times, dimanche, une longue enquête sur Amazon décrit des conditions de travail impitoyables et insoutenables des salariés du géant américain de la vente en ligne. Les journalistes expliquent comment les salariés sont perpétuellement mis en concurrence entre eux. Le résultat est glaçant.

Selon le journal américain, les salariés sont invités à critiquer et démolir les idées de leurs collègues lors de réunions de travail. Ils reçoivent également des instructions pour rédiger des rapports secrets sur leurs collègues et les envoyer à leurs supérieurs. Ils subissent un « darwinisme délibéré » avec le départ ou le licenciement des perdants de la compétition interne, et ils reçoivent de mauvaises évaluations ou sont marginalisés lorsqu’ils souffrent de cancers ou d’autres maladies, résume Rue89.

Forcément, les crises nerveuses et les déprimes sont nombreuses. « J’ai vu presque toutes les personnes avec qui j’ai travaillées pleurer au moins une fois à leur bureau », témoigne l’un des anciens employés interrogés par le New York Times.

« Cet article ne décrit pas l’Amazon que je connais »

L’article a suscité de très nombreux commentaires, aussi bien des lecteurs que des employés d’Amazon. Jeff Bezos, le grand patron, s’est fendu d’un message adressé à ses 150 000 salariés à travers le monde. Dans ce document interne qui a « fuité » sur le site The Verge, il affirme ne pas reconnaître l’entreprise décrite par le New York Times.

>> Lire aussi: Pourquoi tout le monde a une raison de détester Amazon

« L’article du New York Times met en valeur des anecdotes révélant des méthodes de management choquantes, y compris des gens traités sans la moindre empathie alors que leurs familles ou eux-mêmes traversaient des périodes de maladie. Cet article ne décrit pas l’Amazon que je connais ou les Amazoniens compatissants que je côtoie quotidiennement », explique-t-il, avant d’inviter ses salariés à dénoncer les incidents décrit dans l’enquête.

Il faut être « cinglé » pour travailler dans une telle entreprise

« Je crois sincèrement que toute personne travaillant dans une entreprise telle que la décrit le New York Times serait cinglée d’y rester. Je sais que, personnellement, je quitterais une telle entreprise. Mais, je l’espère, vous n’y reconnaîtrez pas votre entreprise. Et, je l’espère, vous prenez du bon temps à travailler avec une équipe de collègues brillants, occupés à inventer l’avenir et en rigolant de tout ça », conclut Jeff Bezos.

Un cadre d’Amazon a également publié un billet sur LinkedIn dans lequel il prend la défense de son entreprise. S’il affirme « ne pas écrire sur commande », il se lance tout de même dans une défense passionnée de son entreprise -pour laquelle il travaille depuis 18 mois- et attaque point par point l’enquête des journalistes, « bâclée », « coupée » et « orientée », selon lui.

Ce n’est pourtant pas la première fois que les conditions de travail d’Amazon sont dénoncées, que ce soit par des journalistes ou d’ex-employés, en France ou en Allemagne. On se souvient également du récit choc du journaliste Jean-Baptiste Malet qui s’était fait embaucher en 2012 dans l’entrepôt de la multinationale à Montélimar. Dans son livre, En Amazonie (disponible sur… Amazon!), il décrivait des conditions de travail « dignes du XIXe siècle ».

Polémique après un article sur les conditions de travail « blessantes » chez Amazon

Amazon est-il un lieu de travail qui maltraite ses salariés,ou un centre d’innovation qui les pousse pour qu’ils atteignent leur potentiel? La polémique est relancée après un article du New York Times.

Le géant américain de la distribution en ligne mène « une expérience pour voir jusqu’où il peut pousser ses cols-blancs », concluait le quotidien ce week-end après avoir interrogé plus d’une centaine de salariés présents et passés.

La longue enquête décrit un environnement où les salariés sont dressés les uns contre les autres pour améliorer la productivité. « Presque toutes les personnes avec qui je travaille, je les ai vues pleurer à leur bureau », a notamment raconté l’un d’entre eux au journal.

Le patron-fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, a réfuté les faits rapportés, assurant que l’article « ne décrit pas l’Amazon que je connais ».

Il possède également le Washington Post, le principal quotidien concurrent du New York Times aux Etats-Unis, qu’il a racheté il y a deux ans.

Le New York Times « affirme que notre approche intentionnelle consiste à créer un lieu de travail sans âme, dystopique, où on s’amuse pas et où on n’entend pas de rires », a-t-il écrit dans un mémo adressé aux salariés, et publié sur plusieurs sites internet de médias. « Je ne reconnais pas cet Amazon, et j’espère vraiment que vous non plus. Plus généralement, je ne pense pas qu’une entreprise adoptant l’approche décrite pourrait survivre, et encore moins prospérer, dans le marché hautement compétitif actuellement pour les embauches dans le secteur technologique. »

Un salarié d’Amazon, Nick Ciubotariu, a aussi démenti les faits rapportés dans l’article, dans un blog publié sur le réseau social LinkedIn.

« Nous travaillons dur, et nous nous amusons », écrit-il. Tout en disant avoir « entendu toutes les horribles histoires du passé », il assure: « Pendant mes 18 mois chez Amazon, je n’ai jamais travaillé un seul week-end sans le vouloir. Personne ne me dit de travailler la nuit. Personne ne me fait répondre à des courriels la nuit. Personne ne m’envoie de texto pour me demander pourquoi des courriels sont restés sans réponse. »

– Pertes de clients ? –

L’article a généré plus de 3.600 commentaires de lecteurs sur le site internet du New York Times et provoqué des réactions animées sur Twitter de responsables de la Silicon Valley.

« Ceci a été frappé du tampon « pris hors contexte » », a estimé Dick Costolo, l’ex-patron du réseau social.

« J’ai discuté avec des centaines de vétérans d’Amazon, hommes et femmes, pendant vingt ans. Pas un seul qui ne pensait pas que c’était un bon endroit pour travailler », a indiqué Marc Andreessen, un investisseur de capital-risque bien connu dans la Silicon Valley.

« Cet article sur Amazon semble critiquer une culture qui, de beaucoup de manières, est gagnante et innovante », a commenté Josh Elman, de la société d’investissement Greylock Partners.

Amazon a déjà été mis en cause par le passé pour les conditions de travail qu’il impose notamment aux travailleurs de ses centres de traitement de commandes.

L’article du New York Times sort toutefois alors que le cours de Bourse du groupe n’a jamais été aussi haut, et que Jeff Bezos est devenu l’une des personnes les plus riches du monde avec une fortune estimée récemment à 47,8 milliards de dollars dans un classement du magazine Forbes.

Certains consommateurs ont trouvé l’article suffisamment dérangeant pour renoncer aux services d’Amazon.

« J’ai annulé mon adhésion à Audible, supprimé mon application Kindle, et ne ferai plus d’achats sur Amazon », affirme ainsi une lectrice du New York Times enregistrée sous le nom « Katie ».

« Je ne peux pas soutenir une entreprise qui crée si volontairement un environnement négatif pour ses salariés. C’est dégoûtant, c’est immoral, et j’espère que d’autres pensent comme moi après avoir lu cet article », poursuit-elle.

D’autres en revanche défendaient l’entreprise. « Le travail n’est pas une garderie pour adultes », estime un autre lecteur baptisé « Seattle Guy ».

« Ce pays ne s’est pas construit avec des semaines de travail de 40 heures et en traitant le bureau comme un club social. L’Amérique a besoin de davantage d’entreprises comme Amazon qui exigent davantage de ses salariés, et les récompense en conséquence », ajoute-t-il.

Accusé de faire vivre un enfer à ses employés, Amazon réplique

Dans une longue enquête publiée samedi, le New York Times décrit les conditions de travail très difficiles au sein du géant Amazon. Taxé de vouloir pousser ses cadres jusqu’au bout, Jeff Bezos le PDG fondateur se défend dans une lettre envoyée à ses employés.

L'entreprise Amazon est très critiquée pour les conditions de travail infernales qu'elle ferait subir à ses salariés. 
L’entreprise Amazon est très critiquée pour les conditions de travail infernales qu’elle ferait subir à ses salariés.  LP / Olivier Arandel

«Pratiquement toutes les personnes avec qui j’ai travaillé ont pleuré en face de moi», témoigne Bo Olson. Cet ancien travailleur de l’entreprise Amazon et plusieurs dizaines comme lui, ont choisi de se confier au New York Times. Dans une enquête fleuve, le quotidien raconte les conditions de travail déplorables de centaines de cadres au sein d’Amazon, géant du commerce électronique.

Un article qui a suscité une vive émotion et créé un vrai débat outre-Atlantique. L’enquête décrit un environnement hostile où les salariés sont dressés les uns contre les autres pour améliorer la productivité. On y apprend qu’il existe un système officiel de critique entre les employés et que certains s’en servent pour essayer de se débarrasser de certains collègues.

Les événements familiaux ne doivent pas affecter la vie professionnelle. «Une femme qui venait d’accoucher d’un enfant mort-né s’est vue contrainte d’être suivie dans ses tâches au cas où sa vie personnelle prendrait le pas sur ses performances. Les pères ont peur d’être remplacés par plus jeunes qu’eux s’ils ne travaillent pas autant malgré la naissance de leur enfant.»

«Je ne reconnais pas cet Amazon»

Le célèbre patron-fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, n’a pas tardé à riposter. Dans une lettre adressée à ses salariés, il explique que «l’article ne décrit pas Amazon tel que je le connais, ni les charmants « amazoniens » avec lesquels je travaille». Et il demande même à ses 150 000 salariés de «remonter aux ressources humaines toute expérience de ce type.»

Bezos poursuit. «Le New-York Times affirme que notre approche intentionnelle consiste à créer un lieu de travail sans âme, dystopique, où on ne s’amuse pas et où on n’entend pas de rires. Je ne reconnais pas cet Amazon, et j’espère vraiment que vous non plus. Plus généralement, je ne pense pas qu’une entreprise adoptant l’approche décrite pourrait survivre, et encore moins prospérer, dans le marché hautement compétitif actuellement pour les embauches dans le secteur technologique.»

Un salarié d’Amazon, Nick Ciubotariu, a aussi démenti les faits rapportés dans l’article, dans un blog publié sur le réseau social LinkedIn. «Nous travaillons dur et nous nous amusons», écrit-il. Tout en disant avoir «entendu toutes les horribles histoires du passé», il assure : «Pendant mes 18 mois chez Amazon, je n’ai jamais travaillé un seul week-end sans le vouloir. Personne ne me dit de travailler la nuit. Personne ne me fait répondre à des courriels la nuit. Personne ne m’envoie de texto pour me demander pourquoi des courriels sont restés sans réponse.»

Jeff Bezos, une fortune de 47,8 milliards de dollars

L’article a suscité des avis très partagés sur les réseaux sociaux. Des responsables de la Silicon Valley ont débattu. «J’ai discuté avec des centaines de vétérans d’Amazon, hommes et femmes, pendant vingt ans. Pas un seul qui ne pensait pas que c’était un bon endroit pour travailler», affirme Marc Andreessen, un investisseur de capital-risque bien connu dans la Silicon Valley. «Cet article sur Amazon semble critiquer une culture qui, de beaucoup de manières, est gagnante et innovante», a pour sa part assuré Josh Elman, de la société d’investissement Greylock Partners.

Un argument que les chiffres semblent étayer. Le cours de Bourse du groupe n’a jamais été aussi haut et Jeff Bezos est devenu l’une des personnes les plus riches du monde avec une fortune estimée récemment à 47,8 milliards de dollars (43 milliards d’euros) dans un classement du magazine Forbes.

L’article est en tout cas parvenu à dissuader certains consommateur d’avoir recours à Amazon.«J’ai annulé mon adhésion à Audible, supprimé mon application Kindle et ne ferai plus d’achats sur Amazon», affirme ainsi une lectrice du New York Times enregistrée sous le nom «Katie». «Je ne peux pas soutenir une entreprise qui crée si volontairement un environnement négatif pour ses salariés. C’est dégoûtant, c’est immoral et j’espère que d’autres pensent comme moi après avoir lu cet article», poursuit-elle.

D’autres en revanche défendent l’entreprise. «Le travail n’est pas une garderie pour adultes» estime un autre lecteur baptisé «Seattle Guy».
«Ce pays ne s’est pas construit avec des semaines de travail de 40 heures et en traitant le bureau comme un club social. L’Amérique a besoin de davantage d’entreprises comme Amazon qui exigent davantage de ses salariés et les récompense en conséquence».

Amazon, ou l’apocalypse du management ?

Le New York Times fait des révélations édifiantes concernant les conditions de travail des cadres au sein d’Amazon. Jeff Bezos, le PDG d’Amazon, a tenu à défendre ses employés aussi bien que son entreprise.

amazon_apocalypse_management

Les conditions de travail des employés d’Amazon dans les immenses hangars de la firme sont déjà tristement connues (horaires, cadence, productivité exigée, pression) et ont fait l’objet d’un livre, En Amazonie, publié en 2013, les cadres de la firme dirigée par Bezos ne semblent pas mieux lotis à en croire les dernières révélations du New York Times.

Pour Amazon, la productivité est maître et critère de référence et l’abnégation totale. « Amazon utilise un algorithme d’amélioration continue de son personnel », révèle ainsi un ancien employé. La performance en ligne de mire où « Seuls les plus forts (mentalement) survivent ». Employés ou cadres, personne n’échappe pas à la règle et tous les coups semblent permis.

Ainsi, comme l’explique le New York Times :

– Chez Amazon, les employés sont incités à critiquer les idées de leurs collègues de travail en réunion et donc en public ;

– quand ce n’est pas officiel, ils reçoivent des instructions leur précisant comment envoyer un compte rendu secret sur le travail de leurs collègues, outil régulièrement utilisé pour « saboter » un rival ;

– ils sont tenus à des normes que la société se vante d’être « déraisonnablement élevées » ; philosophie découlant de Jeff Bezos et lisible dans sa « déclaration de principes » ;

– leur disponibilité doit être totale, même lorsqu’un email arrive après minuit, sinon ils reçoivent un SMS leur demandant pourquoi ils n’ont pas répondu (le sommeil ne semble pas un argument) ;

– pire, pas de place pour l’empathie chez Amazon, les événements personnels doivent rester dans la sphère intime et ne pas perturber leur travail :

« Une femme qui venait d’accoucher d’un enfant mort-né s’est vue contrainte d’être suivie dans ses tâches au cas où sa vie personnelle prendrait le pas sur ses performances. Les pères ont peur d’être remplacés par plus jeunes qu’eux s’ils ne travaillent pas autant malgré la naissance de leur enfant. »

Ambiance.

amazon_management_conditions_travail

Autant d’exemples qui ont suscité beaucoup de commentaires sur la toile. Nombre d’Amazoniens ont tenu à défendre leur entreprise. À l’image de Nick Ciubotariu, cadre chez Amazon, dans une tribune publiée sur le réseau social LinkedIn et dans laquelle il dément catégoriquement tous les points soulevés par le NYT. Il se défend également d’une quelconque commande d’article : « I want to state – unequivocally so – that NO ONE asked me to write this article » (« je tiens à affirmer – sans équivoque – que PERSONNE ne m’a demandé d’écrire cet article. »).

La réaction la plus attendue était bien sur celle de Jeff Bezos, CEO d’Amazon. Censée rester confidentielle, car communiquée uniquement aux salariés de la firme, le mémo a fuité sur The Verge. Extraits :

« L’article [du New York Times, NDLR] ne décrit pas l’Amazon que je connais et les Amazoniens bienveillants avec qui je travaille tous les jours. Mais si vous avez connaissance de telles histoires, je veux que vous les fassiez remonter aux ressources humaines. Vous pouvez aussi m’envoyer directement un e-mail. Même si ces événements sont rares ou isolés, notre tolérance pour un tel manque d’empathie doit être nulle.

L’article du New York Times met en valeur des anecdotes révélant des méthodes de management choquantes, y compris des gens traités sans la moindre empathie alors que leurs familles ou eux-mêmes traversaient des périodes de maladie. Encore une fois, je ne reconnais pas cet Amazon et j’espère sincèrement que vous non plus. »

Et pour accentuer sa prise de position et bien marteler son message : « Je crois fermement que qui que ce soit qui travaillerait dans une entreprise comme celle décrite par le NYT serait fou de rester. Je sais que je quitterais une telle entreprise. »

En effet, de tels événements n’inciteraient personne pas à rester bien longtemps au sein de la firme. La durée moyenne d’un poste au sein d’Amazon est d’un an, « parmi les plus faibles des entreprises du Fortune 500 », précise le New York Times.

Comme le rapporte Rue89, Jeff Jarvis, décrit comme « l’un des observateurs les plus pertinents de l’univers d’Internet aux Etats-Unis » n’hésite pas à noter que le NYT est un concurrent du Wall Street Journal qui appartient à Jeff Bezos. Suffisant ou un peu tiré par les cheveux ? Le site internet précise en sus que Jarvis affirme détenir « quelques actions d’Amazon » dont il salue le « miracle commercial et logistique » mais il dit craindre une possible syndicalisation de ses employés qui serait « handicap pour sa croissance ».

Quoiqu’il en soit, cet article du New York Times met une nouvelle fois la lumière sur les conditions de travail au sein des entreprises du web dont le management, même au sein de Google ou Apple, entreprises rêvées pour y travailler, est parfois remis en cause. Cette nouvelle économie étant celle de l’avenir, il serait temps de s’y pencher dessus…

Amazon accusé de faire vivre un enfer à ses employés

Le New York Times a publié un article très critique sur les conditions de travail au sein du géant de l’e-commerce. Il encouragerait notamment la délation entre collègues.

L’innovation passe-t-elle par l’humiliation? Amazon est aujourd’hui âprement critiqué sur les conditions de travail qu’il impose à ses employés. L’entreprise américaine a fait l’objet d’un long article publié samedi dans le New York Times. Des anciens employés, ainsi que des sources anonymes, y décrivent une société où les éléments jugés inaptes sont vite renvoyés et les autres exploités jusqu’à l’épuisement. L’enquête multiplie les anecdotes difficiles et les citations chocs. «Presque tous mes collègues ont un jour pleuré à leur bureau», affirme ainsi Bo Olson, ancien d’Amazon. «Il y a tellement de turnover que l’on commence à considérer les autres comme des choses interchangeables», précise une autre ancienne employée, Amy Michaels. «On sait que demain, il y a un risque que les personnes autour de soi soient parties ou aient été virées.»

Les employés considérés comme des bons éléments sont surnommés les «Amabots», littéralement les robots d’Amazon. Ils doivent se plier à des horaires de travail épuisants et plaire à tous prix à leurs managers. Des anciennes employées racontent par exemple comment elles ont été remerciées de leur poste après avoir subi un cancer du sein ou une fausse couche, en raison de suspicions sur l’efficacité de leur travail.

Un logiciel pour critiquer ses collègues

Les managers ne sont pas les seuls à surveiller leurs employés. Amazon dispose d’un outil interne qui permet à quiconque de commenter le travail de ses collègues. Officiellement, il s’agit d’améliorer les performances d’une équipe grâce aux suggestions de chacun. Baptisé «Anytime Feedback Tool», il serait en fait à l’origine de nombreux jeux d’intrigues au sein d’Amazon. «Certains employés s’arrangent pour dénoncer le travail d’une même personne en même temps», explique le New York Times. L’enjeu est de taille: ce logiciel permet le classement des employés selon les critiques qu’ils reçoivent. Une personne atteignant le dernier rang sera généralement renvoyée.

Ces informations sont contestées par Amazon et certains de ses employés: dimanche soir, l’un d’entre eux publié un long post sur le site Medium pour défendre son entreprise. «Je n’ai jamais été critiqué d’avoir une vie sociale en dehors d’Amazon», affirme-t-il. «Nous ne sommes pas les seuls à vouloir embaucher des gens talentueux, il serait stupide de créer un environnement qui les encouragerait à partir.» Jeff Bezos, PDG d’Amazon, s’est fendu d’une note interne envoyée à ses équipes pour critiquer l’article. «Cette enquête ne décrit pas l’Amazon que je connais ou les gens avec qui je travaille tous les jours», a-t-il assuré. «Je suis persuadé que n’importe qui travaillerait dans ces conditions deviendrait fou. Pour ma part, je quitterais une telle entreprise.»

Un modèle salué par la Silicon Valley

Étonnamment, d’autres personnalités semblent approuver les pratiques décrites par le New York Times. Pour elles, la pression exercée par Amazon sur ses équipes est la clé de son succès, et même un modèle pour les autres entreprises. Dick Costolo, ancien PDG de Twitter et admirateur assumé de Jeff Bezos, a dénoncé un article «sans contexte».«Il existe beaucoup d’entreprises qui encouragent et valorisent les paresseux», a affirmé de son côté Marc Andreessen, célèbre entrepreneur et investisseur dans les nouvelles technologies. «Cet article critique une culture innovante et gagnante», a ajouté Josh Elman, également investisseur, qui a tout de même concédé être «horrifié» par le traitement des employés malades, «si cela était avéré».

«J’ai hâte de lire l’article du New York Times critiquant le succès de Kobe Bryant ou de Jordan. Ou de n’importe quel médaillé olympique»

Ce n’est pas la première fois qu’Amazon est accusé de maltraiter ses employés: de nombreux articles ont déjà dénoncé les conditions de travail difficiles au sein de ses entrepôts de stockage. En France, l’entreprise américaine aurait dissimulé des accidents du travail subis par des ouvriers. D’autres entreprises de la Silicon Valley ont subi des polémiques similaires, favorisées par un contexte national de faiblesse des syndicats. Jusqu’ici, elles concernaient surtout leurs employés de terrain. En 2013, Apple s’était montré réticent à la syndicalisation de ses vendeurs dans les Apple Store. Un an plus tard, c’est Facebook qui devait gérer un mouvement de revendication de la part des conducteurs de bus amenant ses employés sur leur lieu de travail. Google avait annoncé en 2014 l’embauche de plus de 200 gardes qui surveillent ses locaux, plutôt que de passer par une entreprise intermédiaire, afin de leur assurer un salaire correct. Néanmoins, l’enquête du New York Times dénonce cette fois-ci les pressions exercées sur les employés de bureau, d’Amazon, qui sont censés bénéficier de conditions de travail plus aisées. Dans la course à l’innovation si chère à la Silicon Valley, personne n’est épargné.

Des employés décrivent Amazon comme une société qui vous abîme

Pression quotidienne, problèmes insolubles, concurrence entre cadres, la liste de critiques portant sur les conditions de travail à Amazon est longue. Face à cette litanie de reproches, le PDG Jeff Bezos, prend la défense du groupe.

« Chez Amazon, les collaborateurs sont encouragés lors des réunions à véritablement réduire en pièces les propositions des autres, à travailler très tard (certains e-mails arrivent après minuit et sont suivis de messages demandant pourquoi ils n’ont aucune réponse). Pour sa part, la société se vante de tenir des objectifs déraisonnablement élevés ». Dans son enquête, le New-York Times décrit ainsi certaines pratiques internes prêtées à Amazon.

Après avoir interrogé plusieurs collaborateurs de la société, le site décrit l’ambiance au sein du géant américain comme très compétitive mais également très cruelle. L’ensemble des cadres étant notés, certains d’entre eux subiraient des injustices et se verraient remerciés s’ils déclarent une maladie ou des problèmes personnels.

amazon

Bo Olson, un ancien responsable en charge du marketing des livres numériques décrit certains faits récurrents comme le fait de voir des personnes régulièrement pleurer à leur bureau. Le responsable, qui a passé deux années au sein d’Amazon, confie que la société tire l’énergie de leurs employés sans réellement se soucier de leur condition de vie.

Au contraire, d’autres cadres estiment que le fonctionnement interne du groupe leur a permis de dépasser ce qu’ils pensaient être leurs limites. Certains précisent appliquer les mêmes méthodes au sein de leurs entreprises respectives, malgré les tensions et la pression régulière.

Jeff Bezos, patron d’Amazon, ne reconnaît pas la société ainsi décrite

La direction du groupe n’a pas tardé à formuler une réponse à l’ensemble des critiques. Le département chargé des ressources humaines confie que concurrence et innovation peuvent s’avérer difficiles à supporter au quotidien. « Lorsque vous visez la lune, la nature même du travail que l’on vous demande doit vous motiver. Pour certaines personnes, ce système ne fonctionne pas ».

Jeff Bezos
Jeff Bezos, le PDG d’Amazon

De son côté, Jeff Bezos, le PDG d’Amazon est plus direct et critique ouvertement les propos de la presse américaine. Dans une lettre ouverte à ses collaborateurs, il explique : « je ne reconnais pas Amazon, telle que la société est décrite et j’espère qu’il en va de même pour vous. D’ailleurs, je ne pense pas qu’une société ainsi détaillée puisse survivre. […….]      c’est pourquoi je pense sincèrement que si ces faits étaient réels, il faudrait être fou pour rester dans une société comme la nôtre ».
Le dirigeant invite ses collaborateurs en difficulté à contacter le service des ressources humaines pour leur indiquer tout problème, ou même à lui envoyer personnellement un e-mail.

Des salariés évalués et classés

La critique est lourde à l’encontre de la société. Si l’ambition de Jeff Bezos est de réduire les lourdeurs inhérentes à de nombreuses grandes sociétés comme la bureaucratie, les dépenses inutiles ou le manque de rigueur, les moyens employés peuvent s’avérer discutables.

Amazon Saran

Outre des évaluations récurrentes par le biais d’algorithmes, la société pratique des compétitions internes baptisées « Organization Level Review » au cours desquelles les managers réassignent de nouvelles tâches à leurs salariés et notent leurs collaborateurs. Une pratique appelée Stack ranking, largement décriée dans certaines grandes entreprises, comme par exemple Microsoft.

Ces évaluations permettraient alors de nourrir le flot important de départs, et ainsi de trouver de nouvelles recrues. Amazon bénéficierait ainsi d’une rotation importante de ses effectifs tout en poussant certaines personnes vers la sortie.

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Amazon, enfer social ? Polémique autour d’une enquête du New York Times

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Les conditions de travail à Amazon sont un sujet récurrent d’enquêtes journalistiques, tant cette multinationale américaine incarne ce qu’on n’ose plus appeler la « nouvelle économie », avec ses modèles économiques de rupture mais aussi des conditions sociales souvent discutables.

En France, Rue89 et bien d’autres se sont intéressés aux conditions de travail dans les entrepôts français du vendeur en ligne (exemple : « Tu travailles à Amazon ? Oh, mon pauvre. Tu tiens le coup ? ») ; des mouvements sociaux, en Allemagne notamment, ont aussi attiré l’attention sur ses méthodes.

Ce week-end, Jeff Bezos a vivement réagi à une nouvelle mise en cause des normes sociales de son entreprise, à la suite de l’une des enquêtes les plus importantes jamais effectuées sur la maison mère aux Etats-Unis, et pas seulement à la chaîne logistique, même si celle-ci est la clé de voûte du système Amazon.

Amazon, son univers impitoyable

Parue dans le New York Times dimanche, cette longue enquête décrit un univers impitoyable, où les salariés :

  • sont invités à démolir les idées de leurs collègues au cours des réunions de travail,
  • reçoivent des instructions pour faire des rapports secrets à leurs supérieurs sur leurs collègues de travail,
  • subissent un « darwinisme délibéré », avec le départ ou le licenciement des perdants dans la compétition interne ;
  • sont mal notés ou marginalisés lorsqu’ils souffrent de cancers ou autres maladies, plutôt que de leur laisser le temps de se soigner.

Cette enquête a suscité de très nombreux commentaires. Des employés d’Amazon l’ont contredite sur leurs blogs ou sur les réseaux sociaux, notamment un post sur LinkedIn, très lu et partagé, signé Nick Ciubotariu, cadre chez Amazon, qui, tout en se défendant d’écrire « sur commande », prend la défense passionnée de son entreprise.

Jeff Bezos lui-même a adressé un message à ses quelque 150 000 salariés à travers le monde, exprimant son dépit et sa colère. Dans ce document interne qui a « fuité » sur le site The Verge, il écrit :

« Je ne reconnais pas cet Amazon [décrit par le New York Times, ndlr] et j’espère sincèrement que vous non plus.

L’article du New York Times met en valeur des anecdotes révélant des méthodes de management choquantes, y compris des gens traités sans la moindre empathie alors que leurs familles ou eux-mêmes traversaient des périodes de maladie. Cet article ne décrit pas l’Amazon que je connais ou les Amazoniens compatissants que je côtoie quotidiennement. »

Il faut être « cinglé » pour rester dans une telle entreprise

Dans ce qui ressemble quand même à l’admission de l’existence de tels comportements, le PDG d’Amazon invite ses salariés à lui signaler directement les incidents du type de ceux que décrit l’article.

Jeff Bezos, PDG et fondateur d’Amazon, à Bangalore (Inde), le 28 septembre 2014 (AFP PHOTO/Manjunath KIRAN)

Sa conclusion :

« Je crois sincèrement que toute personne travaillant dans une entreprise telle que la décrit le New York Times serait cinglée d’y rester. Je sais que, personnellement, je quitterais une telle entreprise.

Mais, je l’espère, vous n’y reconnaîtrez pas votre entreprise. Et, je l’espère, vous prenez du bon temps à travailler avec une équipe de collègues brillants, occupés à inventer l’avenir et en rigolant de tout ça. »

Où est la vérité entre l’univers terrifiant décrit par le long article du New York Times, signé par deux de ses journalistes qui ont enquêté pendant six mois, Jodi Kantor et David Streitfeld, et le monde idéal et innovant décrit par certains employés et par le PDG lui-même ?

« Où se trouve la vérité ? »

Jeff Jarvis, l’un des observateurs les plus pertinents de l’univers d’Internet aux Etats-Unis, a décrit son trouble, ce week-end, à la lecture du New York Times. Et sur son blog, Buzzmachine, il a conclu à deux défauts majeurs de l’enquête du journal : le manque de contexte et l’absence d’équilibre.

« Comme tout le monde dans les flux que je suis sur le Web, j’ai lu cette enquête avec un sentiment frisant l’horreur. Depuis, j’ai vu passer de nombreux tweets présentant un autre point de vue, et je viens de lire un démenti point par point publié par un Amazonien [Nick Ciubotariu mentionné plus haut, ndlr].

Où se trouve la vérité ? Dans le mélange des deux. Sauf qu’en tant que lecteur, il m’a fallu aller chercher cet équilibre. »

Mais Jeff Jarvis révèle au passage qu’il possède « quelques actions d’Amazon », qu’il admire le « miracle commercial et logistique » réalisé par la firme de Jeff Bezos, et qu’il redoute que la possible syndicalisation des salariés d’Amazon, envisagée dans l’article, ne constitue un « handicap pour sa croissance »…

Objets d’étude

Ces polémiques montrent à quel point la critique des géants du numérique est un domaine encore complexe, balbutiant, et même délicat dans lequel les conflits d’intérêt peuvent vite surgir (Jeff Jarvis fait ainsi observer que le New York Times est concurrent du Washington Post, qui appartient à… Jeff Bezos).

Et pourtant, leur poids économique, et les normes sociales qu’ils sont en train d’imposer, aux Etats-Unis et dans le monde, comme on le voit par exemple dans le cas d’Uber, les transforme aussi en objet d’étude, journalistique et, de plus en plus, académique. Pour le meilleur et pour le pire : il va falloir qu’ils s’y habituent.


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Commentaires

  • calenie                           ce genre de boite n’est sûrement pas un modèle du droit du travail…quoique le droit du travail est un tel imbroglio qu’on comprend que personne ne veuille créer d’entreprises chez nous….
    rhalovely  •                     montebourre était pourtant hyper fier de recevoir un hangar amazon sur sa circonscription Toto  •                              Quelques chefaillons qui font du zèle pour monter dans la hiérarchie et c’est le patron qu’on accuse.

Michel Sondag                         Le rédacteur de l’article aurait pu prendre des précautions avec le terme « darwinisme » en ces temps de remise en cause de l’histoire de l’évolution des espèces et de la science en général au profit de l’obscurantisme religieux. On peut rappeler ici que Charles Darwin est totalement étranger à certains délires racialistes et … « darwinistes » à propos de la lutte des humains entre eux pour survivre.

Traduction                              « Approche intentionnelle » : qui parle ainsi, en dehors d’un traducteur du Monde et de l’AFP ?

Zil                                            Quelle magnifique expression inventée (en 1549 !) par Étienne de La Boétie : « la servitude volontaire ». La Boétie avait 18 ans. On a l’impression qu’elle décrit le fonctionnement de cette entreprise et de ses employés. L’article du NYT est intéressant.

foliedesgrandeurs                  Ce n’est rien à côté des conditions de travail d’assemblage de téléphones en Chine… Mais on s’émeut moins car c’est loin de chez nous…

Antoine Martin                       On n’est pas dans la fonction publique française : 35 ou 40 heures de travail mais là sans bavardages , café ou autres  » joyeusetés  » avec menace de grève si problèmes ! Défense du service public !!??? Nous sommes de plus en plus déconnecté du monde réel et la chute ne sera que plus brutale

Planet75                                    En tout cas, il faut tout de même reconnaitre qu’Amazon c’est le top du top ! Ils ont tout ! Un choix illimité et un délai de livraison ultra rapide . Je commande souvent chez eux et à chaque fois je suis épatée par leur rapidité et leur sérieux. Les salariés sont peut-être stressés mais le résultat est là

Christiane93                            il n’y a plus que l’argent qui compte. L’humain ce n’est pas important. Un jour ces grosses sociétés le paieront. Unissez vous travailleurs contre ces monstres. L’union fait votre force.. il est inadmissible de travailler au 20ème. siècle dans ces conditions. NE SOYEZ PLUS INDIVIDUALISTE

Mrjo1967                                   A force de faire croire aux gens qu’il était possible de travailler moins pour gagner plus, la vision du monde du travail en est totalement dénaturée !!! La vérité, c’est que chacun doit apporter sa pierre à l’édifice. En France, avec les 35h de mme Aubry et de ses amis, on a créé une société d’assistés qui ne pense qu’à en faire le moins possible, et maintenant c’est mort pour remettre les gens au travail !!! Bonne journée, je vais bosser

Houlalalala                                  Il n’y a pas que dans les grandes entreprises américaines qu’on presse les employés, qu’on les humilie, qu’on laisse des petits chefallons faire du harcèlement moral sur les femmes et les hommes avec la complicité du siège qui ne voit qu’une chose, le cA! En vendée, une grande entreprise de matériaux s’en donne à coeur joie!!!!et, dans toutes ses agences parsemées dans notre beau pays! C’est mieux le vent des globes que l’être humain..

Machine                                       Ce siècle est celui de trois choses: l’ultralibéralisme, la mondialisation, et l’affrontement Islam-Occident. Les deux premiers intéressent la question et font qu’il n’y a plus un seul endroit où travailler qui ne soit un enfer, Amazon comme tout le reste. Tout a été fait partout pour favoriser le Capital et gommer les acquis sociaux.

Deltiox                                           Où sont tous les commentaires des défenseurs du travail le dimanche ? Voilà l’avenir radieux du libéralisme qui vous attend… Soyez productifs et si vous êtes malades ou désireux d’avoir (horreur) une vie privée, allez vite du balai … Y a d’autres masos qui attendent de se faire tondre pour le plus grand bien de leur gourou milliardaire

Bebert                                           Si je comprends bien Amazone c’est la jungle!

Smithnini                                      C’est le jeu! Dans la plupart des grosses boîtes.. Il serait temps de comprendre que vos amis ne sont pas dans votre société, on vous aime tant que vous êtes productifs.. Au premier genoux à terre, vous finissez comme le taureau, achevé d’un coup et vite traîné dans les bas fonds de l’arène… Pour être vite remplacé… Le bonheur est toujours loin de l’entreprise…

jerome gonsolin                            J’étais au Portugal récemment, salaire moyen 800 €, on y voit travailler essentiellement des gens bronźés, africains, pakistanais… Le « développement » s’accompagne du refus des tâches manuelles, le graal est d’être dans un bureau, dans un travail relationnel qui laisse les contraintes aux autres. En même temps on demande du service rapide, efficace et gratuit. Et le luxe suprême consiste à déguster pendant nos vacances les articles compatissants avec les esclaves que servent nos déviances…

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