un « plan d’urgence pour les éleveurs »

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L’État islamique commet son premier attentat suicide en Turquie, au moins 31 morts

TERRORISME – Au moins 31 personnes ont été tuées et une centaine d’autres blessées lundi dans la ville turque de Suruç, près de la frontière syrienne, lors d’un attentat suicide qui, selon le Premier ministre turc, a été commis par l’Etat islamique (EI).

« Les premiers éléments montrent que l’explosion est un attentat suicide et qu’il a été perpétré par Daech (l’acronyme arabe de l’EI) », a déclaré Ahmet Davutoglu lors d’une conférence de presse à Ankara.

L’explosion, très forte, s’est produite aux environs de 12h locales dans le jardin d’un centre culturel de Suruç, situé à une dizaine de kilomètres de la ville syrienne de Kobané d’où les jihadistes de l’EI ont été chassés en janvier après quatre mois d’intenses combats face aux milices kurdes de Syrie.

Recep Tayyip Erdogan a aussitôt condamné l’attentat, dénonçant un « acte de terreur ». « Nous sommes plongés dans le deuil à cause d’un acte de terreur qui a fait 31 morts et de très nombreux blessés. Je maudis et condamne les auteurs de cette violence on nom de mon peuple », a déclaré le président turc lors d’une visite officielle dans la partie nord de Chypre, occupée par la Turquie depuis 1974.

Peu après cette première explosion, une autre attaque à la voiture piégée a visé un barrage de sécurité établi par les milices kurdes dans le sud de Kobané, de l’autre côté de la frontière, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

« Un kamikaze a fait exploser un véhicule piégé à un point de contrôle dans le sud de Kobané. Deux combattants kurdes ont été tués par l’explosion », a déclaré à l’AFP Rami Abdel Rahman, le directeur de cette ONG qui dispose d’un très large réseau d’informateurs sur le territoire syrien.

Opérations contre les filières jihadistes

L’attentat suicide intervient quelques semaines après le renforcement par les autorités turques de son dispositif militaire à la frontière syrienne, au lendemain de la victoire remportée par les milices kurdes de Syrie face aux combattants jihadistes dans la bataille pour le contrôle d’une autre ville frontalière syrienne, Tall Abyad.

Selon les analystes, cette décision du gouvernement islamo-conservateur turc visait à la fois à contrer le groupe EI mais aussi à bloquer l’avancée dans le nord de la Syrie des forces kurdes, proches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène depuis 1984 une rébellion contre Ankara.

L’attentat de Suruç s’est produit alors que des associations turques proches de la gauche s’apprêtaient à annoncer leur volonté de traverser la frontière pour se rendre à Kobané. Ce groupe résidait au centre culturel de Suruç cible de l’attentat.

La ville de Suruç accueille des milliers de réfugiés kurdes de Syrie qui ont quitté la région de Kobané lors de l’offensive lancée par les combattants d’EI en septembre dernier.

Cette attaque et les violents combats qui ont suivi pendant quatre mois ont provoqué l’exode de quelque 200.000 personnes vers la Turquie voisine. Selon les autorités locales turques, seuls environ 35.000 Syriens ont regagné leur pays depuis la fin de la bataille.

Fin juin, le groupe EI a mené une attaque surprise à Kobané, marquant son retour à l’intérieur de la ville par trois attentats suicides. Les combats qui ont suivi ont entraîné la mort de plus de 120 civils. Après quelques jours, les milices kurdes avaient repris le contrôle total de la ville.

AFP

Lire aussi :

» Les combattants kurdes délogent Daech de Kobané, ville martyre

» Daech diffuse une vidéo d’une exécution de masse dans la cité de Palmyre

» Daech décapite deux femmes pour « sorcellerie et magie »

Les autorités turques attribuent à l’EI l’attentat-suicide à la frontière syrienne

Le Monde.fr

Kobané, en Syrie, vue de Suruç, en Turquie, en juin 2015.

Un attentat a frappé lundi 20 juillet la ville de Suruç, autour de laquelle vivent des milliers de Kurdes ayant fui Kobané, située à quelques kilomètres, de l’autre côté de la frontière turco-syrienne. Au moins 28 personnes ont été tuées et une centaine blessées, selon le bureau du premier ministre turc, Ahmet Davutoglu. Ce dernier a affirmé en fin d’après-midi qu’il s’agissait d’une attaque suicide menée par l’Etat islamique (EI). La bombe a explosé aux alentours de 13 heures (heure de Paris) dans le jardin du centre culturel kurde, un lieu important de la communauté kurde de Turquie et de Syrie.

Depuis la bataille de Kobané contre l’EI et après la quasi-destruction de la ville, « libérée » de l’EI en janvier, le lieu servait de centre de coordination entre les deux villes. De nombreux journalistes étrangers le fréquentaient. L’attentat de Suruç s’est produit alors qu’une délégation d’associations turques proches de la gauche, résidant au centre, s’apprêtait à annoncer sa volonté de traverser la frontière pour se rendre à Kobané.

Peu après l’explosion de Suruç, une explosion a retenti à Kobané, de l’autre côté de la frontière. L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), basé à Londres et doté d’un réseau d’informateurs en Syrie, a affirmé qu’un kamikaze avait fait exploser une voiture piégée à un barrage établi par les milices kurdes de Syrie (Unités de protection du peuple, YPG), dans le sud de la ville, tuant deux miliciens.

Première attaque de l’EI sur le sol turc ?

Si la paternité de l’attaque de Suruç était confirmée, il s’agirait de la première menée par l’EI sur le sol turc depuis son émergence, à l’été dernier, lorsqu’il s’est emparé de vastes territoires en Irak et en Syrie.

Fin juin, l’EI avait déjà mené trois attentats-suicides à Kobané, pour la première fois depuis janvier. Les combats qui avaient suivi avaient entraîné la mort de plus de 120 civils. Après quelques jours, les milices kurdes avaient repris le contrôle total de la ville.

L’attaque intervient également quelques semaines après que l’EI a été chassé par les milices kurdes, appuyées par l’aviation américaine, de la ville frontière syrienne de Tall Abyad. Située à 60 km à l’est de Kobané, cette importante zone frontière servait à l’EI à trafiquer du pétrole, des armes, et était un point de passage pour les combattants étrangers venus grossir ses rangs.

Depuis la prise de Tall Abyad, la Turquie avait renforcé son dispositif militaire à la frontière. Le gouvernement turc a longtemps été accusé de soutenir l’EI en Syrie contre le gouvernement de Bachar Al-Assad et contre les Kurdes de Syrie. Il se garde aujourd’hui de rejoindre la coalition internationale menée par les Etats-Unis contre l’EI. Il craint la montée en puissance des milices kurdes syriennes, depuis qu’elles sont devenues le meilleur allié au sol de cette coalition. Ces milices kurdes sont une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui mène depuis 1984 une rébellion contre Ankara qui a fait près de 40 000 morts.

Ces dernières semaines, la Turquie a mené plusieurs opérations de police, très médiatisées, pour démanteler les filières djihadistes qui passent par son territoire. La bataille de Kobané, entamée en septembre, a provoqué l’exode de quelque 200 000 personnes vers la Turquie voisine. Selon les autorités locales turques, seuls environ 35 000 Syriens ont regagné leur pays depuis la fin de la bataille.

Lire aussi : Les djihadistes de l’EI chassés de Kobané

La fin du « pacte de non agression » entre l’Etat islamique et la Turquie

Dans un message diffusé cette semaine sur Internet, l’organisation Etat islamique dénonce le « changement d’attitude » d’Ankara à son égard.

Voilà qui fait suite à une série d’arrestations ces dernières semaines et la fermeture, le week-end dernier, de plusieurs sites de propagande en turc.

L’organisation met directement en garde la Turquie si elle lui coupait son « soutien ».

C’est ainsi la première fois que le groupe évoque ouvertement une alliance tacite avec Ankara,

Et surtout il  promet des actes de rétorsion dans ce communiqué dont les termes sont des plus menaçants…

Ils traduisent une rupture très nette dans la relation entre l’Etat Islamique et l’Etat turc, la fin d’un pacte de non agression qui se voit ainsi officialisé, alors que jusque là seuls des témoignages individuels attestaient de la bienveillance des autorités locales à l’encontre des djihadistes. Mais cette fois, pour l’organisation, Ankara aurait ‘‘ouvertement déclaré son hostilité à l’égard des Musulmans, que ce soit en interpelant nos frères réfugiés en Turquie, que ce soit en arrêtant les musulmans turcs, ou encore en coupant nos moyens de communication’’, détaille le communiqué. Et de mettre en garde : ‘‘Les Turcs ne doivent pas oublier que les musulmans, qui les ont jusque là épargnés, répondront à ces obstacles et ces restrictions de liberté, et ouvriront une nouvelle page dans leurs relations avec l’Etat turc’’.

Il est vrai que les rafles de ces dernières semaines, avec arrestations de dizaines de djihadistes turcs ou étrangers dans une douzaine de provinces du pays, est vécue comme une trahison. Or l’organisation, dont les échecs militaires récents lui font craindre de perdre leur accès au sanctuaire turc, veut et doit absolument conserver sa base arrière en Turquie.

Attentat en Turquie : Ankara paie-t-elle le prix de son ambiguïté avec l’EI ?

Une attaque a fait au moins 30 morts. Un attentat attribué à Daesh et qui remettrait en lumière le trouble jeu du gouvernement avec l’organisation.

De notre correspondant à Istanbul, | Le Point.fr

 Une attaque a fait 30 morts et une centaine de blessés selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur dans la ville de Suruç au sud-est de la Turquie.
 Une attaque a fait 30 morts et une centaine de blessés selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur dans la ville de Suruç au sud-est de la Turquie.AFP©RAUF MALTAS

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Commentaires

Limonov  • 

Les barbus mordraient-ils la main qui les nourrit ?

jean-Luc  • 

Pendant ce temps Bernard Cazeneuve propose une Loi sur l’intégration.

albert  • 

A qui le tour ? L’EI que l’on appelle par sagesse occidentale « DAECH » vient de s’offrir sans modération, un de  « SES » patrons. Elle n’est pas belle la vie. Il y a un poignée de jours c’étaient les al-salodes et maintenant las al-merdoghans. Restera cependant en liste d’attente tous les AL pays de l’UE radicalement amis de l’EI, les AL yankees et tata AL Israël qui a son al-nosra lequel pour l’instant se fait déculotter par centaines en Syrie, s’il restera quelques boules du billard encore en vie, ils reviendront cette fois-ci en territoire racialement « zélu » pour plastiquer, pardon Kamikaser le mur des gros pleurs, appelé jadis des grosses lamentations, un grand jour à rassemblement de gros va et vient des grosses têtes à kippas. Comme ça tous monde aura sa CREVETTE servie bien chaude, et assaisonnée sans économie de l’ingrédient TNT.

Philippe  • 

le double jeu est dangereux ! il faudra que les occidentaux aillent mettre de l’ordre là-bas un jour ou l’autre !!!!

SHARP ZONE  • 

Ankara étant aux ordres de la maison Al Saoud, il ne faut rien en attendre de concret. Ils #$%$ brasser un peu d´air pour satisfaire les occidentaux, mais rien de plus.

Gerard  • 

Tout commentaire contraire à la règlementation en vigueur (et notamment tout commentaire à caractère raciste, antisémite ou diffamatoire) pourra donner lieu à la suppression de votre compte Yahoo
ah bon au vu de certains commentaires ça se défoule pas mal de ce côté la

MUSLIM  •

La Turquie s’est engouffrée comme l’Arabie Saoudite dans un jeu dangereux sans faire attention à l’effet boomerang…………..Manque d’intelligence politique .

malamann  •

Ler souhait de chaque syrien est la disparition du régime terroriste de Bachard Assad ainsi que l »organisation terroriste du Hezbollah libanais de la Syrie ainsi que les organistions (manipulées par le régime syrien) tel que Daesh et EIL .Pour ce faire ,il faut que les Américains et les Europeens agissent miltairement en Syrie pour placer un régime démocratique représentant toutes les communautés syriennes et anéantir toutes les organisations terroristes instrumentalisées par le régime de Bachard Assad afin de s’éteniser au pouvoir et brouiller les pistes .Bachard Assad joue la carte de je cite  »Choisissez la peste ou le choléra  »’Mais le peuple syrien ne veut ni de Bachard Assad ,ni de Darsh ,ni EIL ,ni du Hezbollah ,ni de l’influence russe ;Il veut une syrie pacifique ou la violence n’a pas sa place .Un régime semblable au modèle européen .
NI ASSAD NI DAESH NI EIL ,NI UNE SYRIE RUSSOPHONE

lo tavanol  •  i

Comme par hasard ce sont des pro Kurdes qui ont été visés et pas des pro Turcs. Bizarre, Erdogan fait-il partie de DAESH ???????????

Nadia  •

Qui s’y frotte s’y pique…

nina                               Cet attentat atroce, le 1er à être perpétré sur le sol T, aurait donc été commis par l’EI en représailles contre la T, suite à son chgt de pol : rompant avec ce qui ressemblait à sorte de pacte de non-agression, les auto T viennent d’arrêter 250 partisans de l’EI en Turquie et contrôlent beaucoup plus efficacement la frontière. C la thèse que développe http://www.thedailybeast.com/articles/2015/07/20/isis-bombs-turkey.html?via=desktop&source=twitter pour qui cet attentat n’est qu’un prélude.

Plusieurs questions se posent désormais : la Turquie va-t-elle tenir bon face à ce qui ressemble fort à une déclaration de guerre? la Turquie joue-t-elle franc-jeu ? Erdogan, qui savait exactement à quoi s’attendre en frappant les réseaux de l’EI, a-t-il agi ainsi pour rendre plus acceptable l’intervention militaire en Syrie aux yeux de son électorat mais aussi de la coalition?

Factuel                        Le pire n’est pas certain : il y a une chance que les turcs comme l’Arabie Séoudite- état moderne s’il en est – arrivent à la conclusion qu’il faut éliminer l’EI.

Le Gardien                  Bon, tout le monde est chaud, je vous comprend. Moi aussi. Le kalifat colle une bombe dans un meeting Kurde. Le kalifat pas le gouvernement « islamo-conservateur » turc. Non que je porte Erdogan dans mon coeur, mais n’amalgamons pas « islamo-conservateur » (gouvernement turc) et islamo-sunnite. Dans le conflit mondial en train d’éclater, toute notre attention doit aller à la séparation de la chienlit et des autres musulmans. En Syrie, en Turquie, comme ici.

Issa Nissa                   Superbe occasion pour la Turquie : montrer au monde qu’ils ne sont plus les parrains de daech et mater les kurdes, ennemis héréditaires , successeurs des arméniens . De bien belles réjouissances en perspective …

Andreas                     Et ceci sera l’argument pour les autorités islamo-nationalistes de Turquie d’attaquer par derrière les Kurdes de Kobane!

Fido                             Il faut être très prudent avec cette hypothèse car la Turquie prendrait alors de très gros risques, ce que ses donneurs d’ordre (OTAN) n’accepteraient pas, sans compter qu’elle se lancerait alors dans un conflit à l’étranger, et donc encore plus périlleux, analogue à celui qu’elle a toujours connu dans ses frontières et dont elle sait, spécialement aujourd’hui, qu’il ne peut être résolu par les armes. Rallumer la mèche intérieure risque d’être désastreux.

AD36                          Mille excuses !   Qui ne se souvient de l’attentisme du pouvoir TURC et non kurde pendant la bataille de Kobané.      Mille excuses aux kurdes.

L’ambiguïté demeure!   Les innocents qui ont trinqué aujourd’hui sont kurdes, ennemis de l’EI et considérés comme adversaires, chez lui comme hors de ses frontières, par Ankara. Qui ne se souvient de l’attentisme du pouvoir kurde durant la bataille de Kobané ?

En réalité les combattants kurdes et leur population sont pris entre deux feux, en Syrie comme en Turquie. Que cet attentat ait eu lieu sur le sol turc ne change rien à l’affaire, ce sont eux qui sont victimes.

Tout ceci est plus compliqué qu’il n’y paraît.
Une pensée pour les familles des victimes dont le pays n’est une protection que bien ambiguë.

jenace                         Dans 2 jours ils vont arrêter, comme par miracle des centaines de djihadistes et d’extrémistes dont ils n’avaient même soupçonné la présence sur leur sol quelques semaines plutôt !

Pourtant ils étaient sympa les Turcs quand les Kurdes se battaient pour défendre Kobané en laissant passer armes et troupes des islamistes radicaux !

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