« quand on ne peut pas faire coureur, on fait spectateur. »

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Les éleveurs bloquent le périphérique de Caen pour protester contre la faiblesse des prix des produits agricoles

Le Monde.fr avec AFP

Blocage des agriculteurs à Caen, lundi.

Les principaux accès au périphérique de Caen étaient bloqués, lundi 20 juillet dès le petit matin, par plusieurs dizaines de tracteurs conduits par des éleveurs qui protestent, depuis dimanche, contre la faiblesse des prix agricoles.

Les quatre branches d’accès, en direction de Rennes, Paris, Cherbourg et Falaise, étaient bloquées par « 25 tracteurs », selon Jean-Yves Heurtin, président de la fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) du Calvados. Le syndicaliste a précisé que les véhicules étaient redirigés vers le centre-ville, qui risque « de se retrouver rapidement engorgé ».

Lire aussi : Crise agricole : face aux difficultés de l’élevage, la filière demande des actions plus profondes

Prix de vente inférieurs aux coûts de production

Les agriculteurs protestent contre une chute des prix de la viande et du lait qui ne leur permet pas de couvrir leurs coûts de production. Samedi, François Hollande avait lancé un « appel à la grande distribution » pour améliorer la rémunération des éleveurs. Un appel qui n’est pas suffisant, selon les éleveurs, qui demandaient lundi à Stéphane Le Foll, le ministre de l’agriculture, d’agir.

« Il faut que Stéphane Le Foll vienne traîner ses bottes dans les exploitations agricoles (…) et fasse respecter les accords du 17 juin » avec la grande distribution, lançait Jean-Yves Heurtin. Un appel qui a été entendu puisque le ministre de l’agriculture a proposé aux éleveurs normands de les recevoir à Paris jeudi, après avoir pris connaissance du rapport sur les prix des productions agricoles qui lui sera remis mercredi.

Le 17 juin, les acteurs de la filière (transformateurs, industriels, grande distribution) s’étaient engagés à augmenter « de 5 centimes par semaine et par kilo » le prix de la viande payée aux éleveurs, « jusqu’au retour de la rentabilité, soit dix à douze semaines pour la viande bovine », ce qui se traduirait pour le consommateur par une hausse de « 1 euro au kilo », selon le représentant syndical.

La grande distribution assure avoir baissé ses prix

Les distributeurs assurent, eux, respecter les termes de l’accord. « Nous avons accepté d’augmenter les prix d’achat de manière importante (…). La seule chose, c’est que visiblement cet argent ne va pas dans la poche des éleveurs », a déclaré lundi Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution, qui ajoute :

« Nous avons augmenté comme prévu les prix de 5 centimes chaque semaine, simplement visiblement ça ne redescend pas. Pourquoi ça ne redescend pas ? C’est l’opération transparence que nous réclamons aujourd’hui, il faut que ce que nous avons fait se répercute sur les éleveurs. »

Selon lui, la grande distribution réalise « une marge négative de 1,5 % sur la viande fraîche » et « 99 % de la viande » vendue en supermarché et hypermarché est d’origine française. « Si c’était le cas dans les cantines et dans la restauration ça marcherait mieux », a-t-il renchéri.

Lire aussi : Agriculteurs-distributeurs : l’amour vache

Les actions des agriculteurs du Calvados avaient commencé dimanche après-midi avec le déversement de gravats et de déchets devant plusieurs cibles symboliques de la filière, comme des abattoirs, des grandes surfaces ou encore au moins une agence du Crédit agricole, ainsi qu’avec des opérations escargot sur les routes.

Lire aussi : La grogne monte dans les porcheries françaises

Prix de la viande: les éleveurs en colère reçus jeudi au ministère de l’Agriculture

LEXPRESS.fr avec AFP

une-pancarte-faisant-etat-du-ras-le-bol-des-eleveurs-et-agriculteurs-lors-d-une-manifestation-devant-la-prefecture-de-rennes-le-2-juillet-2015_5371305Une pancarte faisant état du « ras le bol » des éleveurs et agriculteurs lors d’une manifestation (Illustration). afp.com/DAMIEN MEYER

Au lendemain des manifestations des agriculteurs du Calvados contre la faiblesse des prix de la viande, les éleveurs en colère bloquaient ce lundi matin les accès au périphérique de Caen. Il seront reçus jeudi par Stéphane Le Foll.

Les éleveurs haussent le ton dans le Calvados. Plusieurs dizaines d’agriculteurs en colère ont commencé lundi matin à bloquer les quatre principaux accès au périphérique de Caen pour protester contre la faiblesse des prix de leurs productions, exigeant une visite du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, avant de lever les blocages, selon le président de la FDSEA du Calvados, Jean-Yves Heurtin. « Nous avons environ 25 tracteurs à chacun des points de blocage », a-t-il déclaré à l’AFP. « Il faut que Stéphane Le Foll vienne traîner ses bottes dans les exploitations agricoles (…) et fasse respecter les accords du 17 juin » avec la grande distribution, a-t-il lancé. « Les gens sont très remontés, il n’est pas question que nous on bouge », a dit le responsable du syndicat agricole départemental. En réponse, le ministre de l’Agriculture s’est engagé à les recevoir jeudi, après avoir obtenu les résultats d’un rapport du médiateur, la veille en fin d’après-midi.

Le syndicaliste, qui se trouve à la sortie vers Falaise, au sud de l’agglomération, a précisé que les véhicules étaient redirigés vers le centre-ville, qui risque « de se retrouver rapidement engorgé ». A l’embranchement de l’A84, en direction de Rennes, un photographe de l’AFP a constaté la mise en place du barrage par une vingtaine de tracteurs à 6h15. Le barrage n’est pas filtrant, aucun véhicule ne passe, a-t-il précisé.

Entre « 20 et 30 points pris pour cible »

Un premier poids lourd, originaire de Bosnie, s’est ainsi retrouvé coincé dans la bretelle de sortie, avant que d’autres camions ne viennent rapidement constituer un bouchon derrière lui. Les forces de l’ordre n’étaient pas présentes.

Les actions des agriculteurs du Calvados ont commencé dimanche après-midi avec des déversements de gravats et de déchets devant plusieurs cibles symboliques de la filière, comme des abattoirs et des grandes surfaces, ainsi qu’avec des opérations escargot sur les routes. Une agence du Crédit agricole à Bretteville-sur-Odon, dans la banlieue de Caen, a encore été prise pour cible pendant la nuit, a constaté le photographe de l’AFP.

Selon Jean-Yves Heurtin, entre 20 et 30 points ont été pris pour cible, les tracteurs déchargeant leur benne devant les accès. « La grande distribution a eu sa part, ainsi que les intermédiaires et les fournisseurs de la restauration, qui s’approvisionnent encore en matière étrangère », a-t-il dit.

Caen : les éleveurs en colère bloquent les accès au périphérique

VIDÉO. Les agriculteurs du Calvados exigent la venue du ministre Stéphane Le Foll et qu’il fasse « respecter les accords du 17 juin » avec la grande distribution.

AFP Le Point.fr

Caen: les éleveurs en colère bloquent les accès au périphérique

Plusieurs dizaines d’éleveurs en colère ont commencé lundi matin à bloquer les quatre principaux accès au périphérique de Caen pour protester contre la faiblesse des prix de leurs productions, exigeant une visite du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, avant de lever les blocages, selon le président de la FDSEA du Calvados, Jean-Yves Heurtin.

Stéphane Le Foll a proposé aux éleveurs normands de les recevoir jeudi à Paris, a indiqué lundi son entourage.

D’ici là, le ministre aura prix connaissance du rapport du médiateur sur les prix des productions agricoles, qu’il avait lui-même désigné. Ce rapport doit lui être remis mercredi à 17H00.

« Nous avons environ 25 tracteurs à chacun des points de blocage », a déclaré M. Heurtin à l’AFP. « Il faut que Stéphane Le Foll vienne traîner ses bottes dans les exploitations agricoles (…) et fasse respecter les accords du 17 juin » avec la grande distribution, a-t-il lancé. « Les gens sont très remontés, il n’est pas question que nous on bouge », a dit le responsable du syndicat agricole départemental.

Selon M. Heurtin, les quatre principaux accès au périphérique de Caen sont bloqués, en direction de Rennes, Paris, Cherbourg et Falaise.

Le syndicaliste, qui se trouve à la sortie vers Falaise, au sud de l’agglomération, a précisé que les véhicules étaient redirigés vers le centre-ville, qui risque « de se retrouver rapidement engorgé ».

A l’embranchement de l’A84, en direction de Rennes, un photographe de l’AFP a constaté la mise en place du barrage par une vingtaine de tracteurs à 6h15. Le barrage n’est pas filtrant, aucun véhicule ne passe, a-t-il précisé.

Un premier poids lourd, originaire de Bosnie, s’est ainsi retrouvé coincé dans la bretelle de sortie, avant que d’autres camions ne viennent rapidement constituer un bouchon derrière lui.

Les forces de l’ordre n’étaient pas présentes.

Les actions des agriculteurs du Calvados ont commencé dimanche après-midi avec des déversements de gravats et de déchets devant plusieurs cibles symboliques de la filière, comme des abattoirs et des grandes surfaces, ainsi qu’avec des opérations escargot sur les routes.

Une agence du Crédit agricole à Bretteville-sur-Odon, dans la banlieue de Caen, a encore été prise pour cible pendant la nuit, a constaté le photographe de l’AFP.

Selon M. Heurtin, entre 20 et 30 points ont été pris pour cible, les tracteurs déchargeant leur benne devant les accès.

« La grande distribution a eu sa part, ainsi que les intermédiaires et les fournisseurs de la restauration, qui s’approvisionnent encore en matière étrangère », a-t-il dit.

Plusieurs centaines d’éleveurs en colère manifestent près de Caen

« Vous nous laissez mourir » : au lendemain de l’appel de François Hollande à la grande distribution, plusieurs centaines d’éleveurs et producteurs de lait du Calvados manifestaient dimanche près de Caen contre la faiblesse des prix, en exigeant la venue de Stéphane Le Foll.

Samedi, avant de se rendre sur une étape du Tour de France, le président avait lancé « un appel » à la grande distribution « pour qu’elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix ».

Mais ces derniers considèrent que certains acteurs de la filière –transformateurs, industriels, grande distribution– ne respectent pas les récents accords sur l’augmentation des prix à payer aux éleveurs.

Plusieurs centaines producteurs de lait, et d’éleveurs de porcs et de bovins, venus à bord de quelque 330 tracteurs et engins agricoles, selon la préfecture, avec des bennes pleines de fumier et de gravats, se sont donc rassemblés dimanche en début d’après-midi à Fontenay-le-Pesnel, à l’ouest de Caen.

Un groupe a pris la direction de Villers-Bocage, où des déchets ont été déversés devant trois entreprises: un abattoir, une plateforme de distribution et une entreprise de transformation de viande de porc, a constaté un photographe de l’AFP.

« Agriculteurs en colère », « Vous nous laissez mourir, « Le Foll t’es où ? » pouvait-on lire sur des banderoles accrochées à des tracteurs.

Une opération escargot a été organisée sur l’Autoroute A84 en fin d’après-midi, dans le sens Rennes-Caen. La FDSEA du Calvados prévoyait de mener d’autres actions dans la soirée et de bloquer notamment les accès d’opérateurs de la filière, autour de Caen.

« C’est une des plus grosses mobilisations dans le Calvados de ces dernières années », s’est félicité auprès de l’AFP Sébastien Debieu, secrétaire général de la FDSEA.

« On va bloquer jusqu’à ce que (le ministre de l’Agriculture Stéphane) Le Foll vienne à Caen », a-t-il menacé. Objectif: « trouver des solutions pour les trésoreries des exploitations ».

Cette manifestation « répond à une situation très tendue », a déclaré à l’AFP Jean-Yves Heurtin, président de la FDSEA.

– ‘Il faut des actes’ –

Les agriculteurs, qui protestent dans toute la France depuis plusieurs semaines et ont encore mené des actions samedi en Bretagne, estiment que les trop faibles prix de la viande (porc et b?uf), ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production.

« On avait mis beaucoup d’espoir sur la table ronde du 17 juin », à l’issue de laquelle les acteurs de la filière s’étaient engagés à augmenter les prix de la viande payée aux éleveurs, a souligné M. Heurtin.

Il s’agissait d' »une augmentation de 5 centimes par semaine et par kilo jusqu’au retour de la rentabilité, soit 10 à 12 semaines pour la viande bovine », a rappelé le syndicaliste, ce qui se serait traduit pour le consommateur par une hausse d' »un euro au kilo ».

Mais les acteurs de la filière « ne respectent pas les accords », déplore-t-il. Si les prix ont augmenté dans certaines grandes surfaces, « on ne retrouve pas cette augmentation dans les prix payés à l’éleveur ».

« Il faut que (le ministre Stéphane) Le Foll reprenne la main » pour faire respecter ces accords, a affirmé le secrétaire général de la FDSEA Sébastien Debieu.

Il y a urgence, insistent les manifestants, eu égard à la situation des éleveurs. Selon le ministre de l’Agriculture, « entre 22 et 25.000 » exploitations d’élevage, soit 10% du total, « sont cet été au bord du dépôt de bilan ».

« Et la situation va s’aggraver d’ici l’automne », en raison notamment de la sécheresse, prédit Sébastien Debieu, qui s’inquiète du désespoir de certains éleveurs.

Quant à l’appel à la grande distribution de François Hollande, « c’est bien qu’il tienne ces propos. Mais maintenant il faut des actes, il faut concrétiser », a commenté M. Heurtin.

Reste qu' »on sent que l’Etat est dominé par la grande distribution et n’a pas les moyens pour (lui) imposer une politique des prix », estime-t-il.

Les éleveurs engagent une épreuve de force sur les prix

PARIS (Reuters) – Les éleveurs normands, qui bloquaient lundi les accès à Caen (Calvados), ont pris la tête d’un mouvement de protestation national contre la faiblesse des prix de leurs productions et exigent des acteurs de la filière le respect des accords.

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a proposé de recevoir une délégation jeudi à Paris, après l’examen d’un rapport du médiateur sur les prix des productions agricoles, a-t-on appris dans son entourage.

Le secrétaire général de la FDSEA du Calvados, Sébastien Debieu, a répondu que le blocage ne serait levé qu’à la venue du ministre à Caen. « L’ultimatum » a été lancé mercredi dernier.

Les éleveurs normands ont entamé leur mouvement dimanche : ils bloquent les quatre principaux accès à Caen, par les périphériques Nord et Sud, avec quelque 300 tracteurs et engins agricoles, notamment des bennes remplies de fumier et de gravats.

« Cela fait plusieurs mois que nous avons sensibilisé les pouvoirs publics à la problématique de la crise agricole dans l’élevage. Nous n’avons visiblement pas été entendus », a expliqué Sébastien Debieu sur BFM TV.

Stéphane Le Foll, que des élus de l’opposition de droite jugent « aux abonnés absents », « propose de recevoir les éleveurs normands une fois qu’il aura en main le rapport du médiateur des relations commerciales, qui le lui remet mercredi », a-t-on précisé dans l’entourage du ministre.

Le ministre de l’Agriculture, souligne-t-on, reçoit les organisations professionnelles quotidiennement depuis quinze jours. Une réunion avec les représentants de la grande distribution n’est toutefois pas prévue à ce stade.

LA GRANDE DISTRIBUTION DIT RESPECTER SES ENGAGEMENTS

« La réponse du ministre pourrait nous satisfaire partiellement », a réagi Sébastien Debieu sur iTELE. Mais « ce ne sera surtout pas à Paris, ça se passera à Caen. On n’a pas les moyens pour prendre un billet de train », a-t-il répliqué.

Stéphane Le Foll a récemment déclaré dans Le Parisien-Aujourd’hui en France que 10% des exploitations d’élevage françaises, « soit entre 22.000 et 25.000 », étaient « au bord du dépôt de bilan ».

A l’issue d’une table ronde le 17 juin, la grande distribution et les transformateurs se sont engagés à augmenter le prix de la viande payée aux éleveurs afin de leur permettre de couvrir leurs coûts de production.

Les agriculteurs les accusent de ne pas respecter les accords, ce que ces derniers contestent.

« Nous avons accepté d’augmenter les prix d’achat de manière importante, la seule chose, c’est que visiblement cet argent ne va pas aujourd’hui dans la poche des producteurs, des éleveurs », a dit lundi sur iTELE Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD).

Il est prévu notamment que le kilo de boeuf soit revalorisé de cinq centimes par semaine.

« Il faut absolument, et c’est ce que nous avons demandé dès ce week-end au gouvernement, que le médiateur qui a été nommé vérifie ce qui se passe exactement », a-t-il ajouté sur iTELE.

« S’ils sont irréprochables, qu’ils apportent des justificatifs, des factures », a dit Sébastien Debieu.

François Hollande a exhorté samedi la grande distribution à « faire un effort sur les prix ».

Prix de la viande : Des éleveurs en colère bloquent les accès au périphérique de Caen, exigeant la venue de Le Foll

AGRICULTURE – Plusieurs dizaines d’éleveurs en colère ont commencé lundi matin à bloquer les quatre principaux accès au périphérique de Caen pour protester contre la faiblesse des prix de leurs productions, exigeant une visite du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, avant de lever les blocages, selon le président de la FDSEA du Calvados, Jean-Yves Heurtin.

« Nous avons environ 25 tracteurs à chacun des points de blocage », a déclaré Heurtin à l’AFP. « Il faut que Stéphane Le Foll vienne traîner ses bottes dans les exploitations agricoles (…) et fasse respecter les accords du 17 juin » avec la grande distribution, a-t-il lancé. « Les gens sont très remontés, il n’est pas question que nous on bouge », a dit le responsable du syndicat agricole départemental.

prix de la viande

Selon Heurtin, les quatre principaux accès au périphérique de Caen sont bloqués, en direction de Rennes, Paris, Cherbourg et Falaise. Le syndicaliste, qui se trouve à la sortie vers Falaise, au sud de l’agglomération, a précisé que les véhicules étaient redirigés vers le centre-ville, qui risque « de se retrouver rapidement engorgé ».

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a proposé aux éleveurs normands qui manifestent à Caen contre la faiblesse du prix de leurs productions de les recevoir jeudi à Paris. D’ici là, le ministre aura prix connaissance du rapport du médiateur sur les prix des productions agricoles, qu’il avait lui-même désigné. Ce rapport doit lui être remis mercredi à 17H00.

« La grande distribution a eu sa part »

A l’embranchement de l’A84, en direction de Rennes, un photographe de l’AFP a constaté la mise en place du barrage par une vingtaine de tracteurs à 6h15. Le barrage n’est pas filtrant, aucun véhicule ne passe, a-t-il précisé.

Un premier poids lourd, originaire de Bosnie, s’est ainsi retrouvé coincé dans la bretelle de sortie, avant que d’autres camions ne viennent rapidement constituer un bouchon derrière lui. Les forces de l’ordre n’étaient pas présentes.

Les actions des agriculteurs du Calvados ont commencé dimanche après-midi avec des déversements de gravats et de déchets devant plusieurs cibles symboliques de la filière, comme des abattoirs et des grandes surfaces, ainsi qu’avec des opérations escargot sur les routes.

prix de la viande

Une agence du Crédit agricole à Bretteville-sur-Odon, dans la banlieue de Caen, a encore été prise pour cible pendant la nuit, a constaté le photographe de l’AFP. Selon Heurtin, entre 20 et 30 points ont été pris pour cible, les tracteurs déchargeant leur benne devant les accès.

« La grande distribution a eu sa part, ainsi que les intermédiaires et les fournisseurs de la restauration, qui s’approvisionnent encore en matière étrangère », a-t-il dit.

5 centimes de plus par kilo et par semaine

« On avait mis beaucoup d’espoir sur la table ronde du 17 juin », à l’issue de laquelle les acteurs de la filière s’étaient engagés à augmenter les prix de la viande payée aux éleveurs, a souligné Heurtin.

Il s’agissait d' »une augmentation de 5 centimes par semaine et par kilo jusqu’au retour de la rentabilité, soit 10 à 12 semaines pour la viande bovine », a rappelé le syndicaliste, ce qui se serait traduit pour le consommateur par une hausse d' »un euro au kilo ».

Mais les acteurs de la filière « ne respectent pas les accords », déplore-t-il. Si les prix ont augmenté dans certaines grandes surfaces, « on ne retrouve pas cette augmentation dans les prix payés à l’éleveur ».

« Il faut que (le ministre Stéphane) Le Foll reprenne la main » pour faire respecter ces accords, a affirmé le secrétaire général de la FDSEA Sébastien Debieu.

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CRISE Le président demande aux Français d’aider la production locale en payant un peu plus chère leur viande.

Comprendre la fixation des prix, des marges et des subventions dans l’agriculture

Le Monde.fr Samuel Laurent et Jérémie Baruch

A Saint-Malo, le 22 juillet.

Barrages routiers, actions coup de poing et communication de crise au gouvernement : les difficultés financières et administratives des éleveurs sont au cœur de l’actualité. Si les blocages de route autour de Caen, foyer de la contestation, étaient progressivement levés mercredi, d’autres agriculteurs envisageaient d’entamer de nouvelles actions jeudi, et ce malgré l’annonce d’un plan d’urgence du gouvernement.

Pourtant, il n’est pas évident de comprendre la part de responsabilité de chaque acteur de la filière : grande distribution, abattage, pouvoirs publics, Europe…

1. Que dénoncent les agriculteurs ?

Les éleveurs de porcs et de bovins (lait et viande) sont en colère, car ils estiment que l’accord trouvé en juin avec les autres acteurs de la filière n’a pas été respecté. Cet accord devait permettre de faire face à des prix du porc ou du bœuf jugés trop bas : grande distribution et industrie de transformation s’étaient engagées à une hausse du prix d’achat de la viande de 5 centimes par kilo et par semaine, renouvelée chaque semaine jusqu’à couvrir les coûts de production.

Vente bovine : depuis 2011, une augmentation de la marge brute de l’industrie et de la grande distribution
en euros par kilogramme équivalent carcasse – Cliquez sur la légende pour faire apparaitre les données complémentaires : On applique au poids brut un coefficient propre à chaque forme du produit : 1 pour une carcasse entière, 0,5 pour un gros bovin vivant, 1,3 pour les morceaux désossés, 1,8 pour les saucissons, par exemple.

2. Comment est fixé le prix de la viande ? Et celui du lait ?

Le système est assez complexe et dépend du type de produit :

Porc : une bourse en Bretagne

Le prix du porc est fixé en Bretagne, au marché au cadran de Plérin – la Bretagne représente 60 % de la production de porc en France. Là, les éleveurs proposent leurs marchandises aux abattoirs, selon un principe d’enchères dégressives. L’acheteur propose un prix, c’est aux éleveurs de l’accepter ou non.

Le marché de Plérin établit ensuite la tendance nationale des prix. Puis les abattoirs revendent la viande achetée à la grande distribution, en fixant les prix de gré à gré. Enfin, la viande est vendue dans les super et hypermarchés, à un prix que fixe l’enseigne.

Bœuf : un prix moyen et libre

Pour le bœuf, le prix d’achat est négocié entre éleveurs et négociants ou abatteurs. C’est ensuite un organisme public, France AgriMer, qui calcule une tendance moyenne à partir des prix d’achat déclarés par les abatteurs. Mais la grande distribution peut aussi proposer des achats en grande quantité à un prix fixe, ce qui fait pression sur l’abatteur, qu’il répercute sur le livreur.

Lait : un double système

Le lait, lui, obéit à des règles plus complexes encore : près de la moitié des éleveurs travaille avec des entreprises sous la forme de contrats quinquennaux, quand l’autre vend à des coopératives. Une structure, la Maison du lait, réunit l’ensemble des acteurs de la filière pour, notamment, décider du prix d’achat au producteur.

Mais cette décision est prise à partir d’indicateurs, notamment le prix de produits issus du lait (beurre, poudre de lait, fromages), qui est, lui, fixé au niveau mondial, mais aussi le prix de vente dans d’autres pays, et en premier lieu l’Allemagne. Le prix fixé à la Maison du lait peut également fluctuer régulièrement, notamment en fonction de la qualité du lait.

Evidemment, rien n’interdit à une enseigne de grande distribution de se fournir en viande ou en lait à l’étranger si elle le souhaite, même si des actions ont été mises en place pour favoriser l’achat de viande française, notamment un label qualité.

3. Qui touche quoi ?

Ce principe de prix crée des tensions récurrentes au sein de la filière : de l’éleveur au consommateur, en passant par l’équarrisseur ou la grande distribution, chacun essaye de tirer son épingle du jeu. Et en cas de crise, chacun se renvoie la balle.

Prix à différents stades en viande bovine : carcasse de vache moyenne reconstituée en viande fraîche du rayon boucherie et surgelée
mise à jour : décembre 2014

En juin, l’ensemble de la filière s’était mis d’accord sur le fait d’augmenter progressivement les prix, de manière à ce que les éleveurs puissent couvrir leurs coûts de production. Ceux-ci estiment aujourd’hui que le reste des acteurs n’a pas joué le jeu, ce que constate également le médiateur désigné par le gouvernement.

Mais les enseignes de grande distribution assurent qu’elles ont appliqué la hausse de prix sur leurs achats auprès des abattoirs, renvoyant à ces derniers la responsabilité de ne pas l’avoir répercutée à leur tour sur les prix d’achat aux éleveurs.

Difficile, donc, de savoir précisément qui ne respecte pas les accords fixés. Car, comme l’expliquent agriculteurs ou abatteurs, chaque entreprise va à son rythme, certaines jouant le jeu, d’autres se faisant tirer l’oreille.

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Le rapport du médiateur nommé par le gouvernement, Francis Armand, n’est pas encore public. Mais il semble pointer plusieurs points : d’une part, si la filière porcine a respecté l’accord et augmenté les prix, ce n’est pas le cas pour le bœuf, où seulement « la moitié du chemin a été fait », selon le président de la FNSEA, Xavier Belin. Autre point : toujours selon le rapport, le secteur de la distribution aurait « joué le jeu » plus que celui de l’abattage, qui aurait quelque peu traîné à appliquer l’accord.

A ces critiques, les représentants des abattoirs opposent divers arguments, et notamment le coût de la main d’oeuvre en France, qu’ils estiment plus élevé que chez nos voisins.

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4. Quelles subventions ?

A cela s’ajoute la question des subventions européennes et françaises. En moyenne, selon un rapport des services de statistiques du ministère de l’agriculture (Agreste), elles représentent 11 % du chiffre d’affaires de l’agriculture en 2012, mais peuvent aller jusqu’à 15 % (dans 30 départements), voire 20 % (13 départements).

Selon l’Insee, en 2006, les aides atteignaient 40 800 euros par an en moyenne pour les exploitations spécialisées en bovins à viande, et 26 300 euros pour les exploitations spécialisées en bovins laitiers. L’institut montre la progression inexorable du poids des subventions dans le résultat des exploitations. Depuis 2000, plusieurs secteurs affichent d’ailleurs une part supérieure à 100 %, du fait du déficit chronique des exploitations.

Si les aides sont importantes, voire maintiennent en vie des filières agricoles qui ne s’en sortiraient pas sans, elles ne sont pas corrélées avec le revenu généré par les agriculteurs selon les filières, qui peut être très disparate. Comme on le voit dans le graphique ci-dessous, tiré d’une étude de l’Agreste en 2013, les céréaliers génèrent en moyenne un résultat largement supérieur à celui des éleveurs, particulièrement de vaches à viande. Les éleveurs de porc, eux, sont mieux lotis, sans atteindre les niveaux de résultat des céréaliers.

5. Une crise ancienne et complexe

L’agriculture française est en crise depuis des décennies, mais son état semble s’aggraver. Pourtant, il n’est pas évident de pointer une cause unique.

La taille des exploitations françaises, notamment face aux allemandes, mais aussi la multiplication des normes, des labels et des contraintes, qui obligent les agriculteurs à des investissements pour les mises aux normes de plus en plus conséquents, ou encore la variabilité des prix des matières premières (le soja ou le maïs qui servent à l’alimentation des bêtes, par exemple). Des critiques se font également jour au sein de la filière agricole contre certaines situations jugées privilégiées par rapport à d’autres (les grands céréaliers, notamment).

Mais les choses sont loin d’être si simples : certaines exploitations plus petites, qui n’ont pas eu besoin de grands investissements structurels, s’en sortent parfois aussi bien en termes de revenu que de gros agriculteurs ayant acheté beaucoup de matériel et ayant amassé des terres dont ils ont du mal à s’occuper seuls. De même, la production bio peut s’avérer plus rentable qu’une production plus classique.

Les éleveurs, eux, citent la chute des cours des produits et la hausse de leurs coûts (alimentation des animaux, cotisations sociales, engrais, etc.). Autre élément de difficulté, la météo, et la sécheresse, qui rend difficile de nourrir les animaux sans recourir au foin prévu pour l’hiver, et qu’il faudra donc racheter…

Lire aussi : Crise de l’élevage : « Les aliments, les charges sociales, les engrais… tout a augmenté »

Une chose est certaine : on constate une double diminution sur long terme, à la fois du nombre d’exploitations pratiquant l’élevage bovin et sur le nombre de têtes de bétail.

Selon les chiffres du ministère, on comptait un peu moins de 515 000 exploitations agricoles en 2010, contre presque 700 000 en 2000, soit un quart de moins en dix ans.

La situation des filières d’élevage est pire : on compte 34 % d’exploitations laitières et 27 % des exploitations de vaches à viande de moins en 2010 qu’en 2000. Au total, ce sont environ 85 000 élevages bovins qui ont disparu en dix ans, dans des exploitations dont la taille a plutôt tendance à augmenter.

Le cheptel bovin a également diminué en France : il était de 20,3 millions de têtes de bétail en 2000, il n’est plus que de 19,5 millions aujourd’hui, soit presque 900 000 bêtes en moins.

La carte ci-dessous montre, pour chaque département, l’évolution du nombre d’exploitations d’élevage bovin et du nombre de têtes de bétail. L’ouest de la France, où se concentrent les actions des agriculteurs, fait partie des régions les plus touchées.

Dernier problème connu, le vieillissement des agriculteurs. Selon la mutuelle sociale agricole (MSA), en 2011, les chefs d’exploitation avaient un âge moyen de 47,8 ans. Les 50-54 ans représentent à eux seuls près de 20 % des chefs d’exploitation.

Prix de la viande: Hollande lance «un appel à la grande distribution» et aux Français

20 Minutes avec AFP

Comme les secteurs porcin et laitier, l'élevage bovin est en crise en France, où 10% des éleveurs pourraient bientôt déposer le bilan selon les estimations du 17 juillet 2015 du ministère de l'Agriculture. secteurs bovins, porcins et
Comme les secteurs porcin et laitier, l’élevage bovin est en crise en France, où 10% des éleveurs pourraient bientôt déposer le bilan selon les estimations du 17 juillet 2015 du ministère de l’Agriculture. secteurs bovins, porcins et – GILE MICHEL/SIPA

François Hollande a lancé samedi «un appel à la grande distribution» pour améliorer la rémunération des éleveurs, dont certains sont dans une situation difficile en raison des cours actuels de la viande de porc et de boeuf, inférieurs aux coûts de production.

Le chef de l’État a demandé aux enseignes des grandes surfaces, qui représentent près de 80% des achats de viande en France, d’augmenter leurs prix pour soutenir les éleveurs en détresse : «Les agriculteurs ne peuvent pas vivre que des aides, il doit y avoir des prix pour les rémunérer», a expliqué  François Hollande lors d’un déplacement en Lozère.

La grande distribution accuse les industriels

«Je lance encore un appel à cette grande distribution pour qu’elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix» a dit le président de la République rappelant les engagements souscrits le 17 juin lors d’une table-ronde autour du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll.

Ainsi interpellée, la grande distribution s’est défendue en arguant qu’elle appliquait les hausses convenues lors de la réunion au ministère mais qu’elle ne se fournissait pas auprès des agriculteurs, seulement auprès des industriels, mettant ces derniers directement en cause. «Les hausses de prix doivent être intégralement répercutées aux producteurs en difficulté, ce qui ne semble, hélas, pas être toujours le cas» a insisté la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD, qui regroupe les principaux acteurs de la grande distribution sauf Leclerc et Intermarché).

Auparavant, le patron du groupe Système U Serge Papin (membre de la FCD) avait appelé à «un plan de sauvegarde de l’agriculture française» face aux distorsions de concurrence avec les voisins allemands, qu’il accuse de pratiquer du «dumping social» dans les ateliers d’abattage et de transformation.

Appel au patriotisme du consommateur

Le président a incité «les consommateurs à faire aussi un effort» face à la gravité de la crise et «à manger autant qu’il est possible les produits de l’élevage français». Quitte à payer quelques centimes de plus pour leur steak ou leur jambon.

L’intervention présidentielle est «une bonne nouvelle», glisse en revanche à l’AFP Jean-Pierre Fleury, président de la fédération nationale bovine (FNB) qui représente les éleveurs : «Ce pays est incapable de conduire des relations commerciales dans le respect mutuel des partenaires !» s’insurge-t-il. «La grande distribution a joué le jeu extrêmement dangereux des prix bas, les industriels s’y sont pliés et aujourd’hui, c’est la catastrophe».

Alors que la réunion de la filière – éleveurs, industriels abatteurs/transformateurs et distributeurs – s’était conclue sur l’engagement à revaloriser les prix d’achats de la viande bovine de 5 centimes par semaine, le compte n’y est pas comme l’admet Stéphane Le Foll: à peine 7 centimes ont été gagnés en un mois. Et pour le porc, l’objectif non plus n’est pas atteint en dépit d’une petite hausse.

Des viandes venues de «nulle part»

«Il est grand temps que le président s’empare du sujet» a cependant estimé Stéphane Dornier, secrétaire général du syndicat des Jeunes agriculteurs (JA), proche de la FNSEA. «On nous dit qu’on crie tout le temps au loup, mais ça fait un an qu’on alerte et qu’il ne se passe rien».

Les JA se battent depuis le printemps contre ces «viandes de nulle part» dans les supermarchés. ils se sont même mobilisés sur le Tour de France, ciblant le charcutier Cochonou et l’enseigne Carrefour, qui ont dû renoncer à leur place dans la caravane.  «Impossible de savoir d’où vient la viande. Pourquoi le gouvernement ne s’empare-t-il pas du sujet ?» demande le jeune éleveur.

Prix de la viande : Hollande se porte au secours des éleveurs

Le Figaro.fr avec AFP

Le président, qui assistait samedi à la 14e étape du Tour de France, a voulu attirer l’attention des Français et des grandes surfaces sur la précarité de certains éleveurs, conséquence des prix trop élevés de la viande de porc et de boeuf.

François Hollande a lancé aujourd’hui « un appel à la grande distribution » pour améliorer la rémunération des éleveurs, dont certains sont dans une situation difficile en raison des cours actuels de la viande de porc et de boeuf, inférieurs aux coûts de production.

« Les agriculteurs ne peuvent pas vivre que des aides, il doit y avoir des prix pour les rémunérer », a expliqué M. Hollande lors d’un déplacement à à Villefort (Lozère) peu avant de se rendre sur une étape du Tour de France. « Je lance encore un appel à cette grande distribution pour qu’elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix ».

« Les grandes surface se sont engagées à augmenter sensiblement les prix pour qu’il y ait un soutien apporté aux producteurs. Nous veillerons à ce que cet accord soit respecté » et « à ce que l’approvisionnement français soit partout privilégié », a-t-il assuré. « Si on veut que l’agriculture continue à vivre, et pas simplement à survivre, il faut lui apporter un soutien », a estimé le président, « le soutien, c’est ce qu’on peut faire sur le plan fiscal en allégeant les contraintes. » Interrogé sur la difficulté pour les consommateurs à payer la viande plus cher, le chef de l’Etat a dit comprendre « le consommateur, qui fait au plus juste et qui prend un produit, même s’il vient de loin, dès lors qu’il est moins cher ».

« Il faut donner de l’information sur la qualité du produit, sur la sécurité. Ça a un prix », a-t-il cependant justifié. « C’est pour ça que le label France identifie le produit. C’est aussi la responsabilité des collectivités dans les cantines, cet été dans les centres de vacances. Il faut des achats de produits français », a-t-il martelé. De nombreuses fermes françaises sont en grande difficulté : autour de 20.000 selon le ministère de l’Agriculture, qui prépare des aides d’urgence pour les éleveurs. Les filières de la viande bovine et de porc sont particulièrement touchées, ainsi que celle du lait.

Pour répondre à ces crises, « depuis le 20 février dans chaque département, nous avons mis en place des cellules d’urgence », a affirmé le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll vendredi, et déjà « 23 millions d’euros » ont été débloqués pour financer « les allégements de charge, les reports et les effacements de cotisation MSA » – la mutualité sociale agricole. Des mesures qui ne sont pas à la hauteur des enjeux, estiment cependant les professionnels, qui réclament des actions plus profondes sur le désendettement et la compétitivité de leur filière.

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»Agriculture : la grande misère des paysans français
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Prix de la viande : l’appel de François Hollande à la grande distribution

  • François Hollande 13 juillet dernier

    François Hollande le 13 juillet dernier – AFP PHOTO / POOL / ALAIN JOCARD

« Les agriculteurs ne peuvent pas vivre que des aides, il doit y avoir des prix pour les rémunérer », a affirmé le président de la République.

François Hollande a lancé samedi « un appel à la grande distribution » pour améliorer la rémunération des éleveurs, dont certains sont dans une situation difficile en raison des cours actuels de la viande de porc et de boeuf, inférieurs aux coûts de production.

« Les agriculteurs ne peuvent pas vivre que des aides, il doit y avoir des prix pour les rémunérer », a expliqué le chef de l’Etat lors d’un déplacement à Villefort (Lozère), peu avant de se rendre sur une étape du Tour de France. « Je lance encore un appel à cette grande distribution pour qu’elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix ».

Les grandes surface se sont engagées à augmenter sensiblement les prix pour qu’il y ait un soutien apporté aux producteurs. Nous veillerons à ce que cet accord soit respecté » et « à ce que l’approvisionnement français soit partout privilégié », a-t-il assuré.

 » Il faut des achats de produits français »

« Si on veut que l’agriculture continue à vivre, et pas simplement à survivre, il faut lui apporter un soutien », a estimé le président, « le soutien, c’est ce qu’on peut faire sur le plan fiscal en allégeant les contraintes. » Interrogé sur la difficulté pour les consommateurs à payer la viande plus cher, le chef de l’Etat a dit comprendre « le consommateur, qui fait au plus juste et qui prend un produit, même s’il vient de loin, dès lors qu’il est moins cher ».

« Il faut donner de l’information sur la qualité du produit, sur la sécurité. Ça a un prix », a-t-il cependant justifié. « C’est pour ça que le label France identifie le produit. C’est aussi la responsabilité des collectivités dans les cantines, cet été dans les centres de vacances. Il faut des achats de produits français », a-t-il martelé.

Près de 20.000 fermes françaises en grande difficulté

De nombreuses fermes françaises sont en grande difficulté : autour de 20.000 selon le ministère de l’Agriculture , qui prépare des aides d’urgence pour les éleveurs. Les filières de la viande bovine et de porc sont particulièrement touchées, ainsi que celle du lait.

Pour répondre à ces crises, « depuis le 20 février dans chaque département, nous avons mis en place des cellules d’urgence », a affirmé le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll vendredi, et déjà « 23 millions d’euros » ont été débloqués pour financer « les allégements de charge, les reports et les effacements de cotisation MSA » – la mutualité sociale agricole. Des mesures qui ne sont pas à la hauteur des enjeux, estiment cependant les professionnels, qui réclament des actions plus profondes sur le désendettement et la compétitivité de leur filière.

Prix de la viande : François Hollande lance « un appel à la grande distribution »

Le chef de l’État souhaite que les distributeurs « augmentent sensiblement les prix » afin de garantir une meilleure rémunération aux producteurs

Prix de la viande : François Hollande lance
François Hollande souhaite que la grande distribution augmente les prix de la viande ©

Cottereau Fabien

François Hollande a lancé samedi  « un appel à la grande distribution » pour améliorer la rémunération des éleveurs, dont certains sont dans une situation difficile en raison des cours actuels de la viande de porc et de bœuf, inférieurs aux coûts de production. »Les agriculteurs ne peuvent pas vivre que des aides, il doit y avoir des prix pour les rémunérer« , a-t-il expliqué lors d’un déplacement à à Villefort (Lozère) peu avant de se rendre sur une étape du Tour de France.

Privilégier l’approvisionnement français

« Les grandes surface se sont engagées à augmenter sensiblement les prix pour qu’il y ait un soutien apporté aux producteurs. Nous veillerons à ce que cet accord soit respecté » et « à ce que l’approvisionnement français soit partout privilégié« , a-t-il assuré.

« Si on veut que l’agriculture continue à vivre, et pas simplement à survivre, il faut lui apporter un soutien », a estimé le président, « le soutien, c’est ce qu’on peut faire sur le plan fiscal en allégeant les contraintes. »

« La qualité, ça a un prix »

Interrogé sur la difficulté pour les consommateurs à payer la viande plus cher, le chef de l’État a dit comprendre « le consommateur, qui fait au plus juste et qui prend un produit, même s’il vient de loin, dès lors qu’il est moins cher« .

« Il faut donner de l’information sur la qualité du produit, sur la sécurité. Ça a un prix », a-t-il cependant justifié. « C’est pour ça que le label France identifie le produit. C’est aussi la responsabilité des collectivités dans les cantines, cet été dans les centres de vacances. Il faut des achats de produits français », a-t-il martelé.

De nombreuses fermes françaises sont en grande difficulté : autour de 20 000 selon le ministère de l’Agriculture, qui prépare des aides d’urgence pour les éleveurs. Les filières de la viande bovine et de porc sont particulièrement touchées, ainsi que celle du lait.

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Crise des éleveurs : comment aider les agriculteurs en faisant ses courses

François Hollande a demandé aux Français de consommer de la viande française, grâce au label « Viandes de France ». Francetv info a listé les idées qui pourraient aider les éleveurs en difficulté.

De jeunes agriculteurs lors d'une opération
De jeunes agriculteurs lors d’une opération « viande de nulle part », dans un hypermarché Carrefour de Venette (Oise), le 26 mars 2015. Celle-ci visait à sensibiliser les consommateurs sur l’origine des produits.  ( MAXPPP)

« Faites en sorte d’acheter français ». François Hollande a remis au goût du jour, samedi 18 juillet, le label « Viandes de France », qui existe depuis déjà un an et demi. Le chef de l’Etat fait appel aux consommateurs pour soutenir les éleveurs qui font face à une crise profonde. Les agriculteurs manifestent d’ailleurs leur colère un peu partout en France, à la mi-juillet, contre les prix appliqués par les intermédiaires, notamment la grande distribution. Des prix de vente trop faibles pour qu’ils en dégagent un revenu convenable, expliquent-ils.

>> Crise des éleveurs : suivez les manifestations en direct

Mais comment soutenir les éleveurs au moment de faire ses courses ? Au-delà du label, francetv info fait la liste des idées qui pourraient avoir un impact positif pour les agriculteurs français.

En consommant de la viande labellisée ?

La « création » du label « Viandes de France » a été annoncée par le chef de l’Etat sur une étape du Tour de France, samedi 18 juillet. Le concept a pourtant déjà été lancé par les professionnels des filières d’élevage en février 2014, à la suite de l’affaire des lasagnes au cheval. Mais la grande nouveauté, c’est que ce label va être élargi aux produits transformés. Il certifiera que la viande est « née, élevée, abattue et transformée en France », précise le ministère de l’Agriculture et l’Interbev (Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes).

La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) reste prudente après l’annonce du président de la République : « C’est un bon début. Ce n’est pas que du patriotisme alimentaire, le label permet aussi de renforcer la traçabilité de la viande. C’est également une reconnaissance des efforts fournis par les éleveurs après les crises sanitaires qui ont impacté la filière. »

Oui mais… certains acteurs doutent de l’efficacité de cette mesure. Il n’est pas dit que le consommateur ait envie de dépenser plus pour soutenir, à son niveau, les producteurs de viande français. « Il y a un côté vœu pieu avec cet appel du président. Quand vous allez faire vos courses, vous ne vous précipitez pas sur le produit le plus cher », estime Lucien Bourgeois, membre de l’Académie d’agriculture de France. A moins que celui-ci soit certifié de qualité. Pour François Carlier, délégué général de l’association CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), la France doit « développer des filières de qualité pour la viande bovine et porcine ». Deux secteurs très touchés par la crise.

2En privilégiant les circuits courts ?

C’est une piste également avancée pour soutenir les agriculteurs en difficulté. Les circuits courts ont la cote auprès des consommateurs, toujours plus attentifs à l’origine et à la qualité des produits qu’ils achètent. Ces nouveaux modes d’achat permettent de court-circuiter la grande distribution, accusée d’avoir augmenté ses marges au détriment des agriculteurs. Pour la viande de porc, la marge de la grande distribution est passée de 47,5% du prix au kilo en 2011 à 49,3% en 2014. Sur la même période, la part revenant aux agriculteurs a diminué.

Oui mais… les circuits courts sont loin d’être une solution miracle pour les éleveurs. Pour Lucien Bourgeois, il est nécessaire de soutenir les acteurs qui prennent des initiatives en ce sens. « Cela peut fonctionner à condition de donner des primes à ceux qui mettent en place ce type de modèles », imagine-t-il. Cependant, plusieurs contraintes freinent l’adoption de ce mode de consommation par les amateurs de viande. « Il faut encourager le développement de cette solution, mais on ne peut pas nourrir tout le monde avec les circuits courts », confirme la FNSEA. La grande distribution reste le principal débouché pour les agriculteurs. A noter aussi que la filière bovine fait face à des problèmes d’ordre logistique. « Les circuits courts se développent, mais ce n’est pas facile d’acheter une vache. Ces produits demandent un minimum de transformation pour être vendus, et ce n’est pas simple avec des produits frais ».

3En variant les morceaux de viande

La consommation de viande s’est recentrée sur quelques morceaux plébiscités par les consommateurs et mis en avant dans les boucheries et dans les rayons des supermarchés. Le consommateur connaît seulement six morceaux en moyenne, alors qu’un bœuf en comporte plus d’une trentaine. Le fait que des morceaux de viande, comme l’araignée ou encore la poire, soient boudés a des conséquences économiques réelles pour les agriculteurs. « Cela pose le problème de la valorisation de la vache, car le consommateur se focalise sur quelques morceaux », assure François Carlier.

Ces habitudes prises par les Français doivent être bousculées, selon la FNSEA, qui estime qu’il faut développer « la pédagogie de la viande » en remettant des artisans bouchers dans les grandes surfaces. Un point de vue partagé par le délégué général de la CLCV : « Il faut réapprendre à aimer et consommer les morceaux délaissés. Il faut les demander à son boucher jusqu’à ce que l’effet de mode atteigne la grande distribution. » Une manière de faire vivre le commerce artisanal, selon François Carlier, et d’augmenter le rendu à l’éleveur.

4En laissant tomber les produits transformés

Dans les rayons des magasins, on trouve des produits bruts, mais aussi, et en quantité, des produits transformés, comme le steack haché ou la charcuterie. Pour ces produits, les agriculteurs font face à la concurrence des viandes espagnole, allemande ou encore polonaise. Elles se vendent 15 à 20% moins cher que la française. Pour la FNSEA, il est nécessaire d’aiguiller les amateurs de viande. Le syndicat souhaiterait que l’origine de la viande utilisée soient clairement indiquée sur les emballages, notamment sur les plats préparés.

Les industriels qui concoctent ces plats visent des matières premières à des prix plus faibles. Et la viande est le produit brut qui coûte cher aux industriels. « Cela pose un problème nutritionnel, mais c’est aussi problématique, car il y a un décalage entre la publicité du produit et ce qu’il contient réellement. Mais, de plus en plus, les consommateurs sont attentifs à la part de viande utilisée dans les plats préparés », estime François Carlier. Selon lui, l’achat de morceaux de viande habituellement délaissés ou encore l’attention portée à la composition des plats préparés sont autant d’actes qui permettent de soutenir les éleveur

Hollande promet un « plan d’urgence » pour les éleveurs mercredi

François Hollande a annoncé mardi la mise en place d’un plan d’urgence pour les éleveurs français. Un plan qui sera annoncé dès mercredi en Conseil des ministres.

François Hollande a annoncé mardi qu’un « plan d’urgence » en faveur des éleveurs serait présenté mercredi lors du Conseil des ministres, alors que des éleveurs en colère bloquaient toujours mardi matin le périphérique de Caen, mais aussi les principaux accès d’Evreux.

Lire aussi notre décryptage sur la crise qui touche les éleveurs

« Demain (mercredi), le Conseil des ministres prendra des décisions. J’ai demandé qu’au-delà de la question de la distribution, des prix, il puisse y avoir un plan d’urgence pour les éleveurs français et les producteurs de lait », a déclaré le chef de l’Etat lors de son arrivée au Conseil économique, social et environnemental pour le Sommet des consciences sur le climat.

« Je demande à tous les agriculteurs de comprendre que nous sommes tous mobilisés, nous sommes conscients de leurs difficultés, elles sont très grandes et elles appellent des mesures structurelles – elles seront prises – et des mesures conjoncturelles, c’est-à-dire l’urgence, elles seront également décidées demain » mercredi, a insisté le président de la République.

Le périphérique de Caen et les accès d’Evreux bloqués

En outre, Manuel Valls a convoqué une « réunion de ministres sur les filières d’élevage » mardi à 12h00 à Matignon, ont indiqué les services du Premier ministre, alors que des éleveurs en colère bloquent le périphérique de Caen, mais aussi les principaux accès d’Évreux.

Le périphérique de Caen, pour la deuxième journée consécutive, et les principaux accès à la ville d’Evreux étaient bloqués mardi matin par des éleveurs en colère, alors qu’au niveau du Mont-Saint-Michel, de nouveaux barrages étaient en train d’être mis en place, selon la FDSEA. Les manifestants, qui protestent contre la faiblesse des prix de leurs productions, ont aussi élevé des barrages sur plusieurs routes ou autoroutes.

Un rapport avancé

Un peu plus tôt mardi matin, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll avait annoncé que le rapport du médiateur des relations commerciales agricoles serait rendu dès mardi soir, soit avec 24 heures d’avance. M. Le Foll a souligné que le problème de l’élevage devait être réglé au niveau « national », alors que les éleveurs normands réclament sa venue pour lever leurs blocages.

Le médiateur des relations commerciales agricoles rendra dès mardi soir son rapport sur les prix payés aux éleveurs, avec 24 heures d’avance, a annoncé mardi le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll. « Le médiateur devait rendre son rapport demain soir, il le rendra ce soir. On aura à partir de là une discussion pour voir ce qu’il faut faire pour tenir l’objectif » de revalorisation des prix de la viande bovine et porcine fixé en juin, a expliqué le ministre sur France 2.

Chez les éleveurs, « tout le monde ne va pas mal »

prix-de-la-viande-eleveurs-en-colere_5384867Les producteurs de viande porcine et bovine ont bloqué les accès au périphérique caennais, pour dénoncer les prix de la grande distribution.              AFP/CHARLY TRIBALLEAU

Certes les éleveurs peuvent être en colère de voir les engagements sur la hausse des prix non respectés. Mais dans les exploitations, il y a aussi des problèmes plus structurels. Et tout le monde n’est pas logé à la même enseigne.

La colère des éleveurs est à coup sûr le résultat d’une crise « conjoncturelle ». Mais il y a aussi beaucoup de raisons « structurelles » à ces difficultés. Ce point de vue d’un observateur avisé du secteur agricole illustre bien la complexité du dossier. D’un côté, la chaîne de commercialisation avec des abatteurs qui ne respectent pas totalement leurs engagements sur la hausse des prix, des industriels qui font jouer à plein la concurrence internationale, la grande distribution cible des critiques pour ses marges, et, au final, le consommateur, lui aussi touché par la crise, qui fait de plus en plus attention au prix.

De l’autre côté, on trouve les éleveurs qui souffrent de la baisse des prix de la viande et du lait, de la conjoncture internationale et de la baisse des exportations (embargos russe et turc), mais aussi de mauvais choix, comme pour toute entreprise. « Pas mal d’éleveurs sont très liés à des éléments de contexte, mais il n’y a pas que ça. Par exemple, celui qui s’est lancé dans le porc à 100%, mais qui n’a pas de quoi nourrir ses bêtes, va beaucoup plus souffrir. Il sera sensible à plusieurs variations de prix », explique à L’Express un spécialiste du secteur.

> L’embargo russe est-il responsable de la crise de la viande

La solution n’est pas globale, mais individuelle

Concernant le train de mesures présenté mercredi par le gouvernement, qui comprend notamment un déblocage de l’Etat de 600 millions d’euros (100 millions d’annulations de cotisations et 500 millions de reports de charge) ainsi qu’un dispositif de restructuration de la dette des éleveurs, un banquier nous confie justement qu’il n’a pas attendu « le 20 juillet pour s’en occuper. Les équipes sont mobilisées, bon nombre des conseillers sont rentrés de vacances ou ont décalé leurs congés ».

Un autre: « il y a une situation de la filière qui est compliquée dans son ensemble, c’est incontestable. Mais tout le monde ne va pas mal ». Dès lors, la solution ne serait pas globale mais plutôt individuelle. « En ce sens, je pense que le gouvernement a bien pris la mesure en ne promettant pas de  »big bang », souligne un observateur. On voit bien d’ailleurs qu’il y a des régions où ça bouge plus que d’autres« .

Sur le terrain, les situations sont bien différentes d’une exploitation à une autre. « Il y a autant de profils que d’exploitations, note un professionnel du secteur. Deux fermes voisines peuvent être bien différentes. Il ne faut pas oublier que ce sont des entreprises, avec chacune un compte d’exploitation. Mais derrière, il y a des familles… » Et quand le ministre de l’Agriculture affirme dans Le Parisien/Aujourd’hui en France la semaine dernière que « 22 000 éleveurs sont au bord du dépôt de bilan », un observateur indique que le ministre avait plutôt l’air énervé que l’on dise cela dans les journaux. « Ce sont des propos excessifs. Écrire que la situation est dramatique, ça ne veut rien dire. En revanche, que l’on trouve des situations dramatiques, ça ne fait aucun doute ».

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Commentaires

European.Observer.eu      Merci pour cet article bien nourri ! un regret de ne pas y voir un comparatif européen … Voyez comment les Nordics analysent la Politique Agricole Communautaire : – http://www.eu-upplysningen.se/Om-EU/Vad-EU-gor/EUs-jordbrukspolitik/ – … et comment ils jugent la France (use Google Translater) : « La France est le pays qui reçoit le plus d’argent de l’ensemble du soutien agricole de l’UE » … alors que leur sol y est gelé qq mois et la nuit hivernale très longue ! Tous égaux dans l’EU ?!

cdupipo                   Regardez bien dans les yeux votre « haché » de votre burget et son accompagnement , 2€ selon les pubs, vous y verrez l’éleveur, le maquignon, l’abatteur, découpeur, transformateur, distributeur ou chaîne de resto et un soupçon de transports, repartez en arrière que restera-t-il à l’éleveur ? ne soyons pas odieux et de penser que le  » revendeur » final puisse faire pression pour sauver ses ventes et ses profits (concurrence et rentabilité) … ben non!

Ati                           Perso, depuis 10 ans, je consomme moins de viande et de lait, mais je privilégie les produits d’agriculture biologique. Les fermes où les vaches broutent de l’herbe sont moins dépendantes du prix du soja et du maïs, et généralement, ces exploitations-là sont dans la filière bio.

mp.mac                     Pour la viande bovine je ne sais pas mais quand je vois des revendeurs multiplier par 3 (au minimum) le prix d’une salade achetée au producteur, il n’est pas nécessaire d’avoir fait l’ENA pour savoir que le problème vient de là ! La filière des fruits et légumes est une honte ! De plus on ne va pas nous dire que le probléme est complexe : entre le client et le producteur il y a souvent 1 à 2 intermédiaires, pas plus ! Alors qui se sucre sur le dos des consommateurs et des producteurs ????

La Sentinelle            Chers éleveurs, vous vous montrez jaloux de votre autonomie mais vous êtes unis pour, pardon, > ! Ne pensez-vous pas qu’à être roulé individuellement dans la farine par des maquignons allant jusqu’à vous inviter à une bonne table pour vous faire toper leur prix, vous ne devriez pas créer un abattoir coopératif … Et ensuite, toujours UNIS, ne plus écouler vos animaux sur ou par une autre filière ? Avec, une priorité: la QUALITÉ. Les importateurs déposeraient les armes !

Sergiodarbin  •           pourquoi ils ne bloquent pas une préfecture au lieu d’enquiquiner ceux qui ne peuvent rien pour eux,40ans qu’on entend pleurnicher les paysans,mais c’est une de ces corporations parmi d’autres qui ont coulé la France grâce aux gouvernements successifs qui leur ont donné des subventions a tout va,des prêts à des taux nuls et je parle pas de leur organisation mafieuse qui s’appelle la safer qui vous oblige à lui vendre des terrains agricoles que vous retrouvez quelques années après en terrain constructible

CASSE  •                     C »est bon le pigeon parisien !!

alain de loin  •             Dans un pays qui a légiféré un SALAIRE MINIMUM, en quoi est-ce anormal d’avoir aussi des PRIX d’achat MINIMUMS ? Bruxelles s’y oppose ? Et alors ? Mettons notre veto en balance, ils finiront par négocier, les bougres !

Gerard  •                      les agriculteurs veulent une augmentation de la pac toucher à ce les #$%$ 8 MOIS DE L’ANNEE ils ne sont meme pas solidaires entre eux éleveurs et céréaliers regardez combien font de la paille cette année 1/ 10 combien manifeste (très peu) le reste se contente de regarder le spectacle a la télé trop peur de se ramasser du gaz lacrymo bandes de charlots

ooooooo  •                     La solution n’est certes pas en achetant un peu plus de viande toujours plus chère!….. Les charges des agriculteurs, certes trop élevées, comme pour tous, mais ce Gouvernement  » qui aime l’entreprise  » ne fait des cadeaux qu’aux gros patrons!…. Les autres, circulez y’a rien à voir!….. Difficile d’acheter de la viande, beaucoup trop chère….. comme le reste!

Aristote  •                      quand les éleveurs élisent un céréalier capitaliste à la tête de leur syndicat, ils ne faut pas qu’ils s’étonnent de ne pas être défendus !

PINPIN  •                         comme vous le savez un banquier ne vous prête de l’argent que si vous en avez , beaucoup , et que si vous en gagnez , beaucoup /
Les agriculteurs de la FNSA qui manifestent à Caen se baladent tous avec des tracteurs à 100 000 euros et une remorque à 30 000 euros
ils se plaignent d’avoir des emprunts de 400 , 500 , 600000 euros
ça leur coûte cher de vouloir en avoir une plus grosse que le voisin…………

92  •                             Déjà qu’on les subventionne avec nos impôts… Ils ont du temps de libre en tout cas pour bloquer les routes.

Gerard  •                     en grandes surfaces aucune viande en dessous de 5 euros …. je ne mange plus de viande !

jean pierre  •               Soutien total à ceux qui se lèvent de bonne heure et travaillent dur pour nourrir les Français! Respect!

Selena  •                      Je sens une pluie de pouces rouges, mais je n’ai aucune sympathie pour ces éleveurs qui n’ont aucune considération pour les animaux… ce n’est que de la viande sur pattes pour eux… entre ces horribles inséminations artificiels où on fourre tout le bras, les poulets de batterie, les porcs qui ne voient jamais l’extérieur emprisonnés dans des cages en acier, le transport des animaux vivants qui arrivent pattes cassés et bleus partout etc…
Mais beaucoup de sympathie pour les rares éleveurs qui respectent leur cheptel.

  • Gerard  •            lâchez les porcs en seine saint denis ça va nettoyer l’environnement !

    xtra  •                  Ce que les médias évitent de souligner c’est que l’embargo russe imposé au caniche Hollande par ses Maîtres américains est un DÉSASTRE pour notre secteur agro-alimentaire!!! Demandez aux éleveurs de poulets de l’ouest de la France!!!

    Gerard  •              c’est a l’élysée qu’il faut étendre le purin !!!!!!

    robespierre  •       CES PLOUCS NOUS EMPOISONNENT AVEC LES PRODUITS MONSENTO QU ILS DEGAGENT CES PROFITEURS QUI SE GAVENT DE PRIMES

    Temporis  •           On aimerait bien manger plus de viande, mais en ayant la certitude qu’elle ne soit pas hallal.

    Daf  •                     On exige la venue de Le Foll ? Il est déjà cinglé à cause des prix bas.

    GhostWriter  •       L’agriculture fait partie de la France, de la tradition française , elle en est le terroir
    avec sa disparition, c’est un nouveau pan de la tradition français , du bien -vivre français qui disparaît .

    Christine  •            Il faut que çà bouge en France car on y souffre trop ,les agriculteurs , les 5.6 millions de chômeurs sans compter les smicards et ceux qui cumulent 2 jobs! Il y en a marre et il nous faut une révolution non sanglante mais très claire par des mouvements de citoyens pour défendre nos opinions ,genre démo charlie hebdo de janvier. La colère légitime des agriculteurs est une bonne raison pour exprimer nos mécontentements face à une classe politique juste soucieuse des ses privilèges!….Alors faisons des REFERENDUMS et quelques mouvement de masse (4 à 5 millions de personnes dans les rues )…..pour commencer!

    GhostWriter  •           chaque entreprise défend ses marges , face au poids mortifère du coût de l’état , avec ses prélèvements obligatoires, sa fiscalité confiscatoire et ses multitudes de normes, , d’origine européennes, mais renforcées, durcies par une administration trop zélée

devillepatour2

#chenapan2.                               C’est la tout le problème, vous avez besoin d’être équipé pour exploiter une activité agricole, et cela ne rapporte rien. Ce n’est pas difficile de comprendre, que les prix sont bas, lorsque les centrales d’achat s’approvisionnent à tour de bras de viande polonaise, roumaines, bosniaques et autres pays européens sous développés. Nos politiques ont ouvert nos frontières sans contre parties autres que de fabriquer du chômeurs en France.

plouf                                     99% de la viande en supermarché est française est il dit Pas dans les 2 supermarchés qu il y a a coté de chez moi Pour la vache de réforme qu on nous vend en steak, la majorité des barquettes est étrangère (Allemagne, Belgique, Portugal, Espagne mais aussi Hongrie …) Le porc est français mais majoritairement insipide Le poulet, je ne descends pas en dessous du label rouge

A6de                                   Viandes de qualités et d’origines douteuses, une inflation qui dérape avec des des prix qui augmentent sur les produits de première nécessité (et pas les salaires ni les pensions), des intermédiaires qui se gavent (pas seulement sur la viande, voir les fruits et légumes et le poisson), des margoulins et des mécréants se remplissent les poches (ce serait la base « normale » du commerce). Alors on fait quoi ? Un grand coup de pied dans ce grand foutoir ? Ah non trop la trouille les politiques

Parisette                               Il est à noter que l’appel de Hollande « consommer français » est contraire à l’esprit du marché unique europėen qui permet à la grande distribution de s’adresser à l’agriculture allemande devenue avec les grands domaines de l’est plus compétitive que la française en particulier dans l’élevage. Les allemands ne sont pas hostiles aux fermes de 1000 vaches bien au contraire. C’est le problème de fond à traiter.

TEMERAIRE 1                         Augmenter le prix de la viande aiderait les éleveurs français ? C’est pas un peu fini de se moquer                 Evidemment qu’il faut soutenir autant que faire se peut nos éleveurs et nos agriculteurs mais pourtant demander aux français de payer leur kilo de viande plus cher parce que ça pourrait sauver nos exploitations, c’est clairement leur raconter des histoires !

Citez-moi un seul exemple de par le passé où il a été augmenté les prix de vente d’un produit dans l’idée d’améliorer les marges des producteurs et que cette initiative a permis de résoudre le problème.
Vous n’en trouvez pas ? Moi non plus.
Le King Of Tulle est un habitué des propositions hasardeuses, qui à elles seules d’ailleurs résument parfaitement toute l’étendue du désastre qu’est sa présidence

jacques1405                             Les agriculteurs ? Même problème que toutes les entreprises françaises                            Le problème des agriculteurs est le même que toute entreprise française qui produit en France. A savoir que nous sommes concurrencés sur notre terrain par des entreprises européennes qui ont des contraintes et charges inférieures aux nôtres. Les agriculteurs n’échappent pas à cette règle. La concurrence que chacun d’entre nous glorifie, que nos médias et hommes politiques mettent en avant est certes vertueuse à condition que les règles soient les mêmes pour tous. Pour illustrer ce propos par une métaphore, il ne viendrait l’idée de personne de demander à nos excellents nageurs de nager avec une ceinture de plomb, ou à nos footballeurs de jouer avec 300 g de ce même plomb dans chaque chaussure à l’occasion d’une rencontre internationale.

Pourtant c’est bien ce que l’on demande aux petites entreprises françaises dont ces agriculteurs font partie. Le problème ne sera pas résolu en allant déverser du fumier devant les grandes enseignes ou en bloquant les accès etc. On peut rêver comme le président (voir l’excellent article de Ph Tesson) à des prix plus élevés et rêver longtemps ça ne changera pas grand-chose. C’est à notre Président, à sa cohorte d’énarques, de corps constitués, de députés et de sénateurs et agences de tout poil, de faire en sorte que nous ayons les mêmes règles et vite, sans attendre. A partir de ce moment la concurrence sera vertueuse mais là je tombe peut être dans le travers du Président, je rêve ….

Forban78                                  Plus d’un an que cette situation est annoncéePendant ce temps, Pépère l’Audacieux se préoccupe plus de lui-même que de ses propres sujets… Bloquer les Mistrals c’est bien mais faire face à l’embargo sur le marché russe, c’est autre chose ! Cela demande au minimum un président et un ministre au boulot !

 nemo9                                     On va au chaos...Je soutiens à fond les agriculteurs que l’on laisse crever préférant payer l’hôtel à de soi disant réfugiés politiques mais je reste sur ma position, toute personne qui bloque la circulation doit être sanctionnée avec toute la rigueur devra loi.
Que diraient-ils si on les empêchait d’accéder à leur étable où une vache en train de vêler a besoin d’être aidée par le vétérinaire ?
Qu’ils s’en prennent aux responsables, qu’ils empêchent les gens d’accéder aux grandes surfaces qui ne jouent pas le jeu.

PAUL RASMONT                         Il est souvent fait état des subsides versés par l’Europe aux agriculteurs, notamment pour dénoncer que la reine d’Angleterre en est la plus grande bénéficiaire. Qu’en est-il exactement? Les agriculteurs sont souvent brocardés du surnom de « fonctionnaires européens ». Est-ce fondé? Si oui, pourquoi manifestent-ils?

BERNARD BASCOUL                    Le vrai problème c’est la libre concurrence à l’intérieur de l’union européenne. Les importations ne devraient êtres autorisées qu’à partir d’un déficit de production . La production des pays doit être prioritaire dans son marché national

  • Af64                                    Baissons surtout les marges des intermédiaires !!! Le cours est peut-être bas mais le prix lui il descend pas à la caisse bien au contraire…
  • SK ET HL ( Trankilkil qui tire plus vite sur sk et hl que son ombre)
    @monopinion                                      nous sommes EUROPEENS , PAS DES CONS !!!!
  • Lili Marleen Costes-Pujol           Pendant 50 ans nos gouvernants de droite et de gauche ont favorisé la grande distribution afin de faire baisser l’indice des prix. Maintenant on en voit quelques conséquences.

    Hollande est bien obligé de réagir. Mais demander à ces gens d’être gentils et de perdre quelques sous, ça risque de ne pas marcher. En tout cas, ce n’est pas dans leurs habitudes.

  • le galibot                                          Pour faire des économies Hollande veut créer dans l’ Europe un gouvernement et un parlement supplémentaire…….

    Encore des postes pour les politiques et un mille feuilles de plus !
    Pendant ce temps là la vie augmente……….

  • monopinion
    @SK ET HL ( Trankilkil qui tire plus vite sur sk et hl que son ombre )          hé bé, il fallait lire entre les lignes……..
  • Bal casqué à l’Elysée !          Décidément notre Président fait de l’ombre à nos présentateurs de journaux télévisés !

    Pour des déclarations aussi tonitruantes qu’inefficaces !
    La semaine dernière, sur le Canard, encore une information concernant la pression des centrales d’achats mais là sur des grosses boites comme DANONE et cie qui a été mise à jour par la répressions des fraudes…….
    Les dits fournisseurs, n’ayant même pas eux dénoncés cette pression subie
    alors au lieu de nous faire des scoops pourquoi pas augmenter considérablement les inspecteurs de ce service qui est aussi peau de chagrin que les inspecteurs du travail qui de mémoire sont de 350 pour la France entière.

  • au passage : pensez à contrôler que la barquette dans laquelle vous achetez votre faux filet est bien  » détarée » !    sinon vous l’achetez au prix de faut filet alors que cet emballage devrait être gratuit !
    hé oui voila une des conséquences de l’absence chronique de contrôles comme cela se faisait dans les années passées .
  • Ralacouenne
    @Damien DUPUY                   J’ai quand même un doute sur le fait que tous les agriculteurs sont au bord du chaos. Tous?
    —-
    Effectivement, vous avez raison la Reine d’Angleterre et le Prince de Monaco qui sont agriculteurs en France n’ont pas trop de soucis financiers grâce aux aides européennes.
    Sinon, ils ne s’en sortiraient pas…
  • SK ET HL ( Trankilkil qui tire plus vite sur sk et hl que son ombre )
    @monopinion                                aucune règle( et prix) commune en agriculture dans l’ Europe
    voir Espagne ect
    AUSSI BIEN SOUS SARKOSY OU HOLLANDE ET MERKEL
    RIEN NE CHANGE …
    EST CE PLUS CLAIR ;;???.
    franchement c’est pas nouveau …..
  • Océan Indien         Comme on dit chez moi  » Allons à la cafétéria, manger un steak Sarkozy  » (petit et nerveux ……. ok, je sors ! )
  • Helvire                                         Cela fait belle lurette que je n’achète plus de viande en grande surface …
    Revenons à l’essentiel qui est à mes yeux la qualité plutôt que la quantité !
    Comme certains l’ont dit , point n’est besoin de manger de la viande tous les jours : il existe d’autres sources de protéines …
    Essayons en effet d’être locavores et de soutenir les éleveurs qui ne bourrent pas leurs animaux d’antibiotiques et les respectent !
    Les consommateurs ne s’en porteront que mieux ainsi que la planète …
    (Remember le scandale de la « vache folle », Creutzfeldt-Jakob et j’en passe … parce qu’on donnait des farines animales …à des herbivores !)

  • mickey69                                   Depuis des années que les producteurs de viande, de porc notamment, pleurent qu’ils travaillent à perte, je suis sceptique… Et si au lieu de produire de manière intensive, sans pouvoir rivaliser avec des pays à bas coût, nos producteurs avaient pris le virage de la qualité et du bio, en s’unissant et en s’organisant pour avoir des circuits de distribution courts ? Depuis le temps que ça dure, marre d’entendre les mêmes plaintes remonter régulièrement…

  • Lyndel                                       A lire les commentaires précédents, on sent bien qu’on fait partie des pays occidentaux pourris gâtés, dont les habitants ont pris l’habitude de manger de la viande 15 fois par jour, et avec des couverts en argent s’il vous plait !
    On en appelle à la solidarité, mais uniquement quand c’est envers nous, parce qu’aider les autres hein, non, on est nous même trop malheureux !
    N’importe quoi… Mes parents ont toujours privilégié la qualité à la quantité. Je n’ai jamais mangé de steak tous les jours, et je n’ai aucun problème pour autant… Je préfère manger un bon steak, certes un peu plus cher, mais avec une origine certifiée, une fois par semaine, que manger quelque chose qui est censé ressembler à… on ne sait pas trop en fait.
    La viande est un aliment nécessaire au développement de l’enfant, tout particulièrement. Même si on trouve des équivalents dans certains végétaux, c’est pas en quantité égale. Pas besoin pour autant de s’en gaver.

    Après, tout le monde se plaint du gouvernement, mais n’oubliez pas que c’est vous qui avez voté (ou n’avez pas voté, et là, honte à vous, sérieusement). N’oubliez jamais que le peuple est plus fort s’il se serre les coudes mais, là encore, c’est du chacun pour soi.
    Si tout le monde descendait dans la rue pour faire entendre sa voix, le gouvernement n’agirait pas comme bon lui semble…

  • lesbrasmentombent              La logique infaillible du commerce,plus c’est abordable,plus il y a de vente.Plus c’est cher,moins il y a de vente,nos chers dirigeants n’ont toujours rien compris…Donc,il y aura bien plus d’invendus,bien plus de gaspillage,les éleveurs ne vendront pas,le marché sera saturé et les prix vont se casser la gueule,ce qui fait qu’encore plus d’éleveurs fermeront boutique.La viande est un aliment non vital,pas la peine d’en manger deux fois par jour,à ce train là beaucoup vont décider d’en manger que deux fois par semaine,le porte monnaie s’en portera que mieux.Mr Hollande ne voit pas encore que l’Élysée commence à ressembler à l’Acropole .

  • paragmiguelito                     Hollande tu te fous de qui ? Des agriculteurs harassés de travail qui se lèvent en sachant qu’ils vont perdre de l’argent et les autres qui ne font rien et qui touchent le RSA à ne rien faire ou pas grand. On marche sur la tête dans ce pays et tu nous demandes de faire des efforts et bien laisse on n’a pu de blé tu nous as tout piqué alors ne compte pas sur nous.

    • jenecroisplusenrien      un bon coup de gueule ; j’apprécie et je dis la même chose

      • Les agriculteurs et la FNSEA en particulier , sont pour la libre entreprise ,            l’ économie de marché et le libéralisme mais avec des aides du contribuable européen    ( PAC ) à l’ exportation évidemment , et les aides du contribuable gaulois pour la baisse des charges et le financement de la mutualité sociale agricole , comme toujours . La libre entreprise dans une économie  » administrée  » : le kolkhose à 1000 vaches avec l’ oligarchie de la FNSEA !

      • Dites à Hollande, et aux socialistes, ce dont vous avez besoin, ils vous diront comment vous en passer! Si vous ne pouvez pas vous payer de la viande, France 2, aux info, vous expliquera avec quoi la remplacer… C’est çà la culture socialiste la dé…brouille!

      • Le titre prête à confusion: il convient de lire « Hollande appelle (les autres) à se porter au secours des éleveurs ».
        Mais chacun aura rectifié de lui-même.
        « Armons-nous et partez ! », en quelque sorte !

      • Bizarre ,silence complet dans les médias.
        Et pourtant au détour d’un interview sur France Info ,un ponte de la filière agricole expliquait que c’était l’embargo Russe (fait en contre partie des sanctions européennes) qui était EN GRANDE PARTIE responsable de cette faillite .
        Mais peut-être ,faut-il le taire ,ça compliquerait la politique de nos gouvernants européens

      • Depuis 48h on entend sempiternellement le même discours sur ce sujet, surtout d’HOLLANDE: Français achetez Français, Grandes Surfaces vendez Français, intermédiaires réduisez vos coûts.
        Mais pas une seule question sur le comparatif entre producteurs Français et étrangers mais de l’U.E.: Allemagne, GB, Pologne etc…
        Où est vraiment le problème agricole en France ? Les prix trop bas, les marges trop importantes de certains, ou les CHARGES SOCIALES ET FISCALES FRANCO FRANCAISES ?

      • Le kilo de porc est acheté à 1.31 € du kilo aux éleveurs et on le retrouve entre 8 et 9 € en rayon lors des soldes, sinon c’est du 11 € le kilo …
        La seule solution est de limiter les marges à 10% pour les intermédaires sans valeur ajoutée (avec au maximun 3 intermédiaires possibles) et à 40% pour ceux qui en apporte (découpe et emballage). La Commercialisation ne doit pas marger à plus de 40%.

        Avec une telle loi alors les prix d’achat aux éleveurs vont remonter car ils serviront de référence pour le calcul des marges de tous les autres. Dans le cas où ils n’évolueraient pas alors ce sera le prix en rayon qui va baisser significativement.
        .
        Il suffit de vouloir pour le faire …

      • Moi-Je l’audacieux n’a pas consacré un mot aux agriculteurs lors de son interview du 14 juillet et a seulement glorifié son rôle de go between avec le marxiste Tsipras.

        Avec l’argent dépensé sans compter en Grèce pour un 3ème plan d’aide, qui avoisinera les 100 milliards €, on pourrait aider les agriculteurs, les artisans et autres catégories sociales qui en France souffrent.

      • François Hollande a lancé aujourd’hui « un appel à la grande distribution »                 Après l’appel du 18 juin, voici l’appel du 18 juillet!

      • Mais à part constater (comme d’habitude), sans rien faire, cela est à la portée du premier venu. Car si l’agriculture, comme l’industrie se trouve en grande difficulté, c’est le résultat de quelle politique? Après avoir étripé les forces vives du Pays avec des taxes, des impôts qui deviennent du véritable racket, dont le fruit est gaspillé à qui mieux mieux, le président et son gouvernements d’inutiles viennent, eux mêmes, faire le constat de leur incapacité à gouverner. Car c’est bien de cela dont il s’agit. De toutes les réformes, les vraies, celles préconisées par tous les organismes internationaux (OCDE, BCE, FMI, Institut Montaigne, IFRAP etc..), aucune n’a encore été envisagée. Je ne parle même pas de faire. C’est l’évitement perpétuel, l’éternel baratin lénifiant et la démonstration quotidienne de l’incapacité de toutes ces personnes payées très (trop) cher pour ce qu’elles font.

      • ne me faites pas rire, les consommateurs ne sont plus prêts à consacrer une part importante de leur salaire à la nourriture, en outre les plus pauvres ne veulent même pas cuisiner. Regarder dans les hard discount, le rayon légumes est réduit à son strict minimum alors que le rayon des plats cuisinés explose. En outre on n’a absolument pas besoin de manger de la viande à tous les repas

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