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La Tunisie dit vouloir construire un mur le long de sa frontière avec la Libye

Le président tunisien Beji Caid Essebsi, le 28 juin à Tunis.

Douze jours après l’attentat de Sousse, où 38 personnes ont été tuées dans un hôtel le 26 juin par un djihadiste tunisien, le gouvernement tunisien a annoncé mercredi 8 juillet la construction d’un mur de 168 kilomètres le long de la frontière tuniso-libyenne. Une mesure destinée « à endiguer la menace terroriste », a déclaré Habib Essid, le chef du gouvernement.

Ce mur de sable de plus de deux mètres de haut sera construit entre les villes de Ras Jedir, au bord de la mer, et Dehiba, dans le sud du pays, a annoncé Habib Essid sur la radio généraliste privée ShemsFM. Seule une partie des 450 kilomètres de la frontière avec la Libye est donc concernée par cette construction, qui devrait être terminée avant la fin de l’année 2015.

Le mur long de 168 km reliera Ras Jedir à Dehiba.

Etat d’urgence et mesures sécuritaires

L’auteur de l’attentat de Sousse, Seifeddine Rezgui, âgé de 23 ans, s’était formé au maniement des armes en Libye, un pays livré au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi et séparé de la Tunisie par une frontière connue pour sa porosité. La Tunisie craint que le conflit qui oppose en Libye les partisans d’Aube de la Libye (qui contrôlent Tripoli, la capitale) et le camp de Tobrouk, où siège le Parlement, reconnu par la communauté internationale, ne gagne sa frontière.

Le secrétaire d’Etat tunisien Rafik Chelly avait désigné Sabratha, ville située à une centaine de kilomètres de la frontière avec la Tunisie, comme le lieu où se seraient entraînés Seifeddine Rezgui ainsi que les deux auteurs de l’attentat du Bardo du 18 mars dernier.

Lire aussi : Le passé libyen des djihadistes tunisiens

Depuis l’attentat survenu sur la plage de Sousse, le président Béji Caïd Essebsi a décrété l’état d’urgence sur tout le territoire tunisien pour une durée de 30 jours en raison des « dangers menaçant le pays ». Des projets de loi controversés vont également être examinés par l’Assemblée tunisienne. Certains observateurs parlent même de « dérive sécuritaire potentiellement liberticide ».

Lire aussi : Le douloureux dilemme diplomatique de la Tunisie sur la Libye

La Tunisie va construire un mur antiterroristes en sable à la frontière libyenne

 LEXPRESS.fr

le-poste-frontiere-de-ras-jedir-en-tunisie-accueille-des-egyptiens-fuyant-les-violences-en-libye-le-4-aout-2014_5007793Le poste frontière de Ras Jedir, en Tunisie, accueille des Egyptiens fuyant les violences en Libye, le 4 août 2014     afp.com/F. Nasri

Le chef du gouvernement tunisien, Habib Essid, a annoncé mardi que la Tunisie allait édifier un mur de 170 km de long à la frontière avec la Libye afin de lutter contre les infiltrations terroristes.

Après avoir décrété l’état d’urgence à la suite de l’attentat de Sousse qui a fait 38 morts le 26 juin dernier, la Tunisie vient d’annoncer une nouvelle mesure dans sa lutte contre le djihadisme. Le chef du gouvernement Habib Essid a en effet déclaré qu’un mur de 168 kilomètres de long sera construit le long de la frontière tunisio-libyenne d’ici la fin de l’année 2015.

Ce mur partira du poste frontalier de Dehiba, au sud-est du pays, et s’étendra jusqu’à Ras Jedir, sur la mer Méditerranée. Autremenent dit, seule une partie des 450 kilomètres de la frontière avec la Lybie est concernée par cette construction.

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Le mur de 170 kilomètres qui s’étendra le long d’une partie de la frontière entre la Tunisie et la Libye. Capture d’écranGoogle Maps

Le but de ce barrage est d’empêcher les terroristes libyens d’entrer en Tunisie. Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, le pays est en proie à une véritable guerre civile. Les frontières ne sont plus directement contrôlées par le gouvernement de Tripoli, et sont régulièrement traversées par des terroristes libyens. Les djihadistes tunisiens profitent également de la situation chaotique en Libye pour aller s’entraîner dans ce pays, avant de retourner en Tunisie.

« Le risque zéro n’existe pas »

Selon les informations d’un journaliste de RFI, ce mur serait constitué de sable, et devrait être haut de plus de deux mètres. Il serait complété de tranchées censées être « infranchissables par un véhicule ».

A priori, ces caractéristiques laissent planer quelques doutes sur la solidité du mur, et donc l’efficacité de cette protection. En outre, 280 kilomètres de frontière, au sud du pays, ne seront pas couverts par cette protection. Il serait donc facilement possible de contourner ce mur en passant par le sud de la frontière. Interrogé sur cette probabilité, l’entourage du Premier ministre a répondu: « le risque zéro n’existe pas ».

#Daech La Tunisie veut construire un mur de sable « anti-djihadistes » de 170 km à sa frontière avec la Libye

(France 2)

Toujours sous le choc de l’attentat de Sousse, la Tunisie a annoncé ce mercredi 8 juillet son intention de construire, avant la fin de l’année, une barrière de près de 200 km à la frontière avec la Libye.

Comme le montre un reportage de France 2, ce mur de sable, d’une hauteur de deux mètres avec un fossé, servirait à mieux contrôler la frontière entre les deux pays, lieu privilégié de passage pour les armes et les combattants djihadistes.

Critiqué pour son manque de fermeté, le gouvernement tunisien veut désormais rendre infranchissable cette portion de frontière par des véhicules. La barrière s’étendra sur 168 km seulement, la zone la plus vulnérable : les 280 autres kilomètres longent en effet une zone militaire.

La Libye, livrée aux milices et aux groupes djihadistes depuis la chute de Mouammar Kadhafi, est devenue un terrain d’entrainement pour les terroristes. C’est là-bas que les auteurs des attentats du Bardo et de Sousse, des Tunisiens, étaient partis préparer leurs attaques.

Attentat de Sousse : la Tunisie annonce la construction d’un mur à la frontière libyenne

© Kenzo Tribouillard, AFP | Un policier tunisien sur la plage de Sousse, le 28 juin 2015

 FRANCE 24

Douze jours après l’attentat jihadiste le plus sanglant de l’histoire tunisienne contre un hôtel de Sousse, le chef du gouvernement, Habib Essid, a annoncé la construction d’un mur de 168 km le long de la frontière avec la Libye.

Après l’attentat de Sousse, où 38 personnes ont été tuées le 26 juin par un jihadiste tunisien, le gouvernement de Tunis a annoncé la construction d’un mur de 168 km le long de la frontière avec la Libye. Une mesure destinée à endiguer la menace terroriste, a déclaré mardi 7 juillet Habib Essid, le chef du gouvernement tunisien aux médias du pays.

Ce mur sera construit entre les villes de Ras Jedir, au bord de la mer, et Dehiba, dans le sud du pays, a annoncé Habib Essid à la radio ShemsFM. Le projet devrait aboutir à la fin de l’année 2015.

L’auteur de l’attentat de Sousse formé en Libye

Selon les dernières informations des autorités tunisiennes, l’auteur de l’attentat de Sousse, Seifeddine Rezgui, âgé de 23 ans, s’était formé au maniement des armes en Libye, pays livré au chaos et séparé de la Tunisie par une frontière poreuse. « Il s’avère qu’il est allé en Libye de manière illégale. Il a été formé à Sabratha », à l’ouest de Tripoli, avait déclaré la semaine dernière le secrétaire d’État chargé de la sûreté nationale, Rafik Chelly.

>> À lire sur France 24 : Attentat de Sousse : Seifeddine Rezgui, du breakdance au jihad

D’après Rafik Chelly, l’assaillant se trouvait en Libye en même temps que les deux auteurs de l’attentat perpétré contre le musée du Bardo, où 22 personnes (21 touristes étrangers et un policier tunisien) ont été tuées le 18 mars.

Il se peut que les trois jeunes gens se soient connus dans le même camp et aient été formés ensemble mais il n’est pas possible de le confirmer dans l’immédiat, selon le secrétaire d’État.

Depuis l’attentat, le président Béji Caïd Essebsi a également décrété l’état d’urgence sur tout le territoire tunisien pour 30 jours en raison des « dangers menaçant le pays ». Une mesure qui inquiète l’association Human Rights Watch (HWR). « L’imposition de l’état d’urgence ne donne pas au gouvernement tunisien le droit de supprimer les droits humains et les libertés fondamentales », prévient l’organisation, dans un communiqué.

Tunisie : un mur de sable à la frontière libyenne pour lutter contre le terrorisme

LUTTE – Le Premier ministre tunisien, Habib Essid, a annoncé mardi la construction d’un mur long de 168 kilomètres à la frontière entre la Tunisie et la Libye. Le projet qui devrait être prêt fin 2015 fait partie d’une série de mesures antiterroristes.

Le mur s'étendra sur environ 160 kilomètres à l'intérieur des terres notamment entre Ras Jedir et Dhehiba. 

Le mur s’étendra sur environ 160 kilomètres à l’intérieur des terres notamment entre Ras Jedir et Dhehiba.     SIPA

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commentaires

CHARNEGOU6440            Des terroristes il y en a plein à l’intérieur,alors un mur……………

merlingo

@riyadh :                            On vous comprend ;mais pourquoi on aimait tant la Tunisie du temps de ben Ali . J’ai été à Djerba ; l’endroit est très beau , les tunisiens très accueillants ; quel que soit l’endroit où on allait , il n’y avait pas le moindre sentiment d’insécurité

riyadh                               Ma pauvre Tunisie qui change…. Oui la liberté s’est accrue, oui la liberté de parole n a plus rien à voir, oui on a gagné des droits, mais… des portiques de détections de métaux aux aéroports et hôtels, des murs, des militaires sur les toits, des barrages de police tout les 150 m… je ne reconnais presque plus ma Tunisie, encore moins depuis que des touristes y sont morts ou blessés. On ne savait pas en 2011 que la liberté couterait si chère et que la Tunisie aurait si peu d’aide et tant d’ennemies.

merlingo                          Le  » mur  » entre l’Algérie et la Tunisie avait été très efficace à partir de 1957 ; la fameuse ligne Morice ; les tunisiens pourraient s’en inspirer .

 Stef                     super, une nouvelle ligne maginot ! Il faut toujours privilégier les solutions éprouvées. Et puis pour stopper les idéologies y’a pas mieux. Je crois que le problème de la Tunisie ce sont ses dirigeants ….
 CHRISTIAN            Un mur avec tranchée pour arrêter des forces mobiles… on a connu cela : la ligne Maginot, du nom du ministre brillant en ayant eu l’idée. Cela n’a pas ralenti les allemands et leurs blindés quand ils ont lancé l’assaut, et on peut largement discuter de l’esthétisme des constructions, mais au moins, cela a fait travailler quelques personnes et c’est toujours une réalisation qui reste largement décrite dans les livres d’Histoire et les programmes scolaires (en option?)
 Fred                        Les terroristes sont tunisiens. Un mur ne servira pas à les arrêter puisqu’ils vivent DANS le pays. Le vers est dans le fruit si je puis dire.
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