Référendum grec

« Nuit de la détresse » : les éleveurs haussent le ton

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Les éleveurs de porcs, de bovins et les producteurs de lait protestait contre la non application, selon eux, de l'accord conclu sous l'égide du ministère de l'agriculture, il y a quinze jours, censé faire remonter les prix.

Des milliers d’agriculteurs ont manifesté, jeudi 2 juillet au soir, dans toute la France, principalement dans l’Ouest, pour dénoncer la faiblesse des prix de vente dans la production de viande et de lait à l’appel des syndicats FNSEA et Jeunes agriculteurs. Les manifestations de la soirée, baptisée « Nuit de l’élevage en détresse », ont donné lieu à des rassemblements de tracteurs et de remorques chargées de terre et de fumier qui ont été ensuite déversés devant des grandes surfaces, des laiteries ou des abattoirs, mais aussi à des opérations escargot ou à des tags sur des magasins de grande distribution. « On ne rigole plus », « Voleur », « Mangeons français », ont inscrit les agriculteurs en colère.

Les éleveurs de porcs et de bovins, mais aussi les producteurs de lait, entendaient protester contre la non-application, selon eux, de l’accord conclu sous l’égide du ministère de l’agriculture, il y a quinze jours, censé faire remonter les prix. Ils estiment que les trop faibles prix de la viande, de porc comme de bœuf, ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production. Le revenu des producteurs de viande bovine a ainsi chuté à environ 12 000 euros par an, selon la FNSEA.

« Comment ne pas se sentir trahis alors que tous les opérateurs et les distributeurs, en présence du ministre, ont juré, la main sur le cœur, que les producteurs seraient mieux payés demain », a commenté jeudi auprès de l’AFP Jean-Paul Goutines, président de la FDSEA Pays de la Loire.

Lire aussi : Les éleveurs bovins obtiennent de meilleurs prix

Contrôle du médiateur demandé

Le ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, a demandé mercredi au médiateur des relations commerciales agricoles de contrôler ces accords, pour voir si les différentes parties ont tenu leurs engagements d’augmenter les prix payés aux éleveurs, notamment les industriels et la distribution.

Lire aussi : La grogne monte dans les porcheries françaises

A Saint-Brieuc, les agriculteurs étaient plusieurs centaines – un millier, selon les organisateurs. Xavier Beulin, président de la FNSEA, a été chahuté par des éleveurs excédés et désespérés, alors qu’il proposait de faire du mois de septembre « un mois de protestation comme on n’en a pas connu depuis longtemps en France ». « Si on attend le mois de septembre, on ne sera pas la moitié », s’est écrié un éleveur. Et de rappeler à Xavier Beulin, exploitant céréalier, qu’il n’était pas du même monde qu’eux. « Aujourd’hui, c’est le soir des éleveurs, pas des céréaliers », lui a-t-il dit, rappelant que les céréaliers ont des revenus plus confortables que les éleveurs.

Plus tard, dans la nuit, 200 manifestants se sont rassemblés sur une quatre voies près de Saint-Brieuc pour arrêter les camions et vérifier leur cargaison. Ils ont ainsi vidé un camion frigorifique contenant de la charcuterie espagnole, a constaté une journaliste de l’AFP.

« Malaise dans les campagnes »

A Rennes, ils étaient dans la soirée plusieurs centaines, avec quelque 250 tracteurs, selon Cédric Henruy, secrétaire adjoint de la FDSEA d’Ille-et-Vilaine, « signe », à ses yeux, « d’un vrai malaise dans les campagnes, d’un ras-le-bol financier, environnemental et administratif ». Les tracteurs et autres engins agricoles, stationnés aux abords de la préfecture de Rennes, arboraient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Sauver l’élevage », « Partager vos marges », « Ras le bol ». Des bombes agricoles ont retenti.

Le contenu de quelques bennes a été déversé devant l’entrée de la préfecture, et des tas de paille enflammés sous les applaudissements des manifestants qui devaient ensuite se repartir en six groupes et continuer leurs actions avec pour cibles des hypermarchés et un abattoir notamment.

A Rennes, ils étaient dans la soirée plusieurs centaines, avec quelque 250 tracteurs.

A Saint-Lô, dans la Manche, ils étaient environ 500 agriculteurs avec 80 tracteurs devant la préfecture, où ils ont déversé du fumier. En Loire-Atlantique, à Saint-Etienne-de-Montluc, la cible a été la SCA Ouest, plus grande centrale d’achat de l’enseigne Leclerc du Grand Ouest. Là, avec une vingtaine de tracteurs, 200 à 300 agriculteurs ont déversé du fumier et du lisier, comme à Vannes, dans le Morbihan.

La « nuit de l’élevage en détresse »: les agriculteurs haussent le ton

Plusieurs milliers d’agriculteurs, éleveurs et producteurs de lait, ont manifesté jeudi dans toute la France, principalement dans l’Ouest, avec force tracteurs transportant paille et pneus, tags, opérations escargots, pour dire leur « ras-le-bol » face à l’absence de remontée des prix de leur production.

Pour cette nuit, baptisée « nuit de l’élevage en détresse », à l’appel de la FNSEA et des JA (Jeunes Agriculteurs), ils ont convergé vers les préfectures par convois de plusieurs dizaines de tracteurs avec remorques chargées de paille, fumier, pneus etc.

Mais cette soirée n’a pas été de toute quiétude pour le président de la FNSEA Xavier Beulin, chahuté par les éleveurs à Saint-Brieuc (Côtes d’Armor).

Opérations escargot, entraînant des ralentissements, tags de magasins de grande distribution – « on ne rigole plus », « voleur », « mangeons français »-. Les éleveurs de porcs et de bovins, mais aussi les producteurs de lait, entendaient protester contre la non application, selon eux, de l’accord conclu sous l’égide du ministère de l’Agriculture, il y a quinze jours, censé faire remonter les prix.

Ils estiment que les trop faibles prix de la viande, de porc comme de b?uf, ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production. Le revenu des producteurs de viande bovine a ainsi chuté à environ 12.000 euros par an, selon la FNSEA.

« Comment ne pas se sentir trahis alors que tous les opérateurs et les distributeurs, en présence du ministre, ont juré, la main sur le c?ur, que les producteurs seraient mieux payés demain », a commenté jeudi auprès de l’AFP Jean-Paul Goutines, président de la FDSEA Pays de la Loire.

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a demandé mercredi au médiateur des relations commerciales agricoles de contrôler ces accords, pour voir si les différentes parties ont tenu leurs engagements d’augmenter les prix payés aux éleveurs, notamment les industriels et la distribution.

A Saint-Brieuc où les agriculteurs étaient plusieurs centaines -un millier, selon les organisateurs-, Xavier Beulin a été chahuté par des éleveurs excédés et désespérés.

« Êtes vous prêts à vous battre pour mettre sous surveillance pendant l’été les opérateurs, obtenir cinq centimes de plus pour la viande bovine, une revalorisation des prix du porc et du lait », a-t-il demandé aux manifestants. « Dès ce soir, on est en capacité de rappeler à l’ordre les opérateurs », a-t-il poursuivi en proposant de faire du mois de septembre, si le bilan n’est pas positif, « un mois de protestation comme on n’en a pas connu depuis longtemps en France ».

-‘signe d’un vrai malaise’-

« Si on attend le mois de septembre, on sera pas la moitié », s’est écrié un éleveur. Et de rappeler à Xavier Beulin, exploitant céréalier, qu’il n’était pas du même monde qu’eux. « Aujourd’hui, c’est le soir des éleveurs, pas des céréaliers », lui a-t-il dit.

Les céréaliers ont depuis des années des revenus confortables, sans rapport avec ceux des éleveurs.

Plus tard, dans la nuit, deux cents manifestants se sont rassemblés sur une quatre voies près de Saint-Brieuc pour arrêter les camions et vérifier leur cargaison. Ils ont ainsi vidé un camion frigorifique contenant de la charcuterie espagnole, a constaté une journaliste de l’AFP.

A Rennes, ils étaient dans la soirée plusieurs centaines, avec quelque 250 tracteurs, selon Cédric Henruy, secrétaire adjoint de la FDSEA d’Ille et Vilaine, « signe », à ses yeux, « d’un vrai malaise dans les campagnes, d’un ras le bol financier, environnemental et administratif ».

Les tracteurs et autres engins agricoles, stationnés aux abords de la préfecture de Rennes, arboraient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Sauver l’élevage », « Partager vos marges », « Ras le bol ». Des bombes agricoles ont retenti.

Le contenu de quelques bennes a été déversé devant l’entrée de la préfecture, et des tas de paille enflammés sous les applaudissements des manifestants qui devaient ensuite se repartir en six groupes et continuer leurs actions avec pour cibles hypermarchés et un abattoir notamment

A Saint-Lô, dans la Manche, ils étaient environ 500 agriculteurs avec 80 tracteurs devant la préfecture où ils ont déversé du fumier.

En Loire-Atlantique, à Saint-Etienne-de-Montluc, la cible a été la SCA Ouest, plus grande centrale d’achat de l’enseigne Leclerc du grand Ouest. Là, avec une vingtaine de tracteurs, 200 à 300 agriculteurs ont déversé du fumier et du lisier.

« Leclerc est l’un des plus gros bandits » de la grande distribution, a fait valoir Alain Bernier, président de la FDSEA 44. « Il faut, a-t-il ajouté, que les gens comprennent que se nourrir a un prix. Ca se joue parfois à des centimes ».

Dans les autres régions, les actions ont été modestes. Dans le Lot, à Cahors, environ 200 agriculteurs ont déversé du foin et de la terre devant les enseignes Carrefour et Leclerc, en prévenant qu’ils se réservaient la possibilité d’actions « dans les hypers pendant l’été ».

Grande distribution: les agriculteurs organisent une « nuit de l’élevage en détresse » pour dire leur ras-le-bol

GRANDE DISTRIBUTION AGRICULTEURS

AGRICULTURE – Plusieurs milliers d’agriculteurs, éleveurs et producteurs de lait, ont manifesté jeudi 2 juillet dans toute la France, principalement dans l’Ouest, avec force tracteurs transportant paille et pneus, tags, opérations escargots, pour dire leur « ras-le-bol » face à l’absence de remontée des prix de leur production.

Pour cette nuit, baptisée « nuit de l’élevage en détresse », à l’appel de la FNSEA et des JA (Jeunes Agriculteurs), ils ont convergé vers les préfectures par convois de plusieurs dizaines de tracteurs avec remorques chargées de paille, fumier, pneus etc. Mais cette soirée n’a pas été de toute quiétude pour le président de la FNSEA Xavier Beulin, chahuté par les éleveurs à Saint-Brieuc (Côtes d’Armor).

Opérations escargot, entraînant des ralentissements, tags de magasins de grande distribution – « on ne rigole plus », « voleur », « mangeons français »-, les éleveurs de porcs et de bovins, mais aussi les producteurs de lait, entendaient protester contre la non application, selon eux, de l’accord conclu sous l’égide du ministère de l’Agriculture, il y a quinze jours, censé faire remonter les prix.

Ils estiment que les trop faibles prix de la viande, de porc comme de bœuf, ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production. Le revenu des producteurs de viande bovine a ainsi chuté à environ 12.000 euros par an, selon la FNSEA. « Comment ne pas se sentir trahis alors que tous les opérateurs et les distributeurs, en présence du ministre, ont juré, la main sur le cœur, que les producteurs seraient mieux payés demain », a commenté jeudi auprès de l’AFP Jean-Paul Goutines, président de la FDSEA Pays de la Loire.

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a demandé mercredi au médiateur des relations commerciales agricoles de contrôler ces accords, pour voir si les différentes parties ont tenu leurs engagements d’augmenter les prix payés aux éleveurs, notamment les industriels et la distribution.

A Saint-Brieuc où les agriculteurs étaient plusieurs centaines -un millier, selon les organisateurs-, Xavier Beulin a été chahuté par des éleveurs excédés et désespérés. « Êtes vous prêts à vous battre pour mettre sous surveillance pendant l’été les opérateurs, obtenir cinq centimes de plus pour la viande bovine, une revalorisation des prix du porc et du lait », a-t-il demandé aux manifestants. « Dès ce soir, on est en capacité de rappeler à l’ordre les opérateurs », a-t-il poursuivi en proposant de faire du mois de septembre, si le bilan n’est pas positif, « un mois de protestation comme on n’en a pas connu depuis longtemps en France ».

« Signe d’un vrai malaise »

« Si on attend le mois de septembre, on sera pas la moitié », s’est écrié un éleveur. Et de rappeler à Xavier Beulin, exploitant céréalier, qu’il n’était pas du même monde qu’eux. « Aujourd’hui, c’est le soir des éleveurs, pas des céréaliers », lui a-t-il dit. Les céréaliers ont depuis des années des revenus confortables, sans rapport avec ceux des éleveurs. Plus tard, dans la nuit, deux cents manifestants se sont rassemblés sur une quatre voies près de Saint-Brieuc pour arrêter les camions et vérifier leur cargaison. Ils ont ainsi vidé un camion frigorifique contenant de la charcuterie espagnole, a constaté une journaliste de l’AFP.

A Rennes, ils étaient dans la soirée plusieurs centaines, avec quelque 250 tracteurs, selon Cédric Henruy, secrétaire adjoint de la FDSEA d’Ille et Vilaine, « signe », à ses yeux, « d’un vrai malaise dans les campagnes, d’un ras le bol financier, environnemental et administratif ». Les tracteurs et autres engins agricoles, stationnés aux abords de la préfecture de Rennes, arboraient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Sauver l’élevage », « Partager vos marges », « Ras le bol ». Des bombes agricoles ont retenti.

« Se nourrir a un prix »

Le contenu de quelques bennes a été déversé devant l’entrée de la préfecture, et des tas de paille enflammés sous les applaudissements des manifestants qui devaient ensuite se repartir en six groupes et continuer leurs actions avec pour cibles hypermarchés et un abattoir notamment

A Saint-Lô, dans la Manche, ils étaient environ 500 agriculteurs avec 80 tracteurs devant la préfecture où ils ont déversé du fumier. En Loire-Atlantique, à Saint-Etienne-de-Montluc, la cible a été la SCA Ouest, plus grande centrale d’achat de l’enseigne Leclerc du grand Ouest. Là, avec une vingtaine de tracteurs, 200 à 300 agriculteurs ont déversé du fumier et du lisier. « Leclerc est l’un des plus gros bandits » de la grande distribution, a fait valoir Alain Bernier, président de la FDSEA 44. « Il faut, a-t-il ajouté, que les gens comprennent que se nourrir a un prix. Ca se joue parfois à des centimes ». Dans les autres régions, les actions ont été modestes. Dans le Lot, à Cahors, environ 200 agriculteurs ont déversé du foin et de la terre devant les enseignes Carrefour et Leclerc, en prévenant qu’ils se réservaient la possibilité d’actions « dans les hypers pendant l’été ».

Lire aussi :

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Manifestations d’agriculteurs porcins et laitiers en Bretagne

RENNES (Reuters) – Des agriculteurs ont manifesté jeudi soir en Bretagne pour dénoncer la faiblesse des prix de vente dans la production de viande porcine et de lait à l’appel des syndicats FNSEA et Jeunes agriculteurs.

Baptisées « nuit de la détresse », ces manifestations ont donné lieu à des rassemblements de tracteurs et de remorques chargées de terre et de fumier qui ont été ensuite déversées devant des grandes surfaces, des laiteries ou des abattoirs.

A Rennes où a eu lieu l’un des plus importants rassemblements régionaux, près de 300 tracteurs portant des banderoles « partagez vos marges » ou « sauvez l’élevage » ont déchargé une partie de leur cargaison devant la préfecture, tandis que des éleveurs allumaient des feux de paille, de pneus et de palettes.

« La situation est explosive. En Ille-et-Vilaine, près de la moitié des éleveurs de lait sont dans le rouge », a déclaré à Reuters Loïc Guines, président de FDSEA du département.

Selon le syndicat, le prix du lait payé au producteur a baissé de 13% par rapport à avril 2014 pour descendre à 300 euros pour 1.000 litres.

« En 2014, le prix moyen était de 365 euros, c’est notre rémunération qui est partie. Mais les charges sont toujours là », dénonce un éleveur qui met en cause la dérégulation européenne et mondiale des prix agricoles et les pratiques de la grande distribution.

Après un léger mieux, le cours du porc stagne de son côté aux alentours de 1,30 euro le kilo alors qu’il faudrait 10 à 20 centimes de plus pour couvrir les coûts de production.

« Pour certaines trésoreries, très détériorées, c’est déjà trop tard et on pense que 10 à 15% des producteurs de porcs sont déjà condamnés », estime Cédric Henri.

Tout en dénonçant les stratégies des grandes surfaces et des transformateurs, les représentants de la FDSEA dénoncent aussi les contraintes administratives et notamment environnementales qui pèsent sur les élevages français et qui épargneraient leurs concurrents européens.

« Alors qu’ici la production est en baisse, les Allemands, les Espagnols, où il y a davantage de liberté prennent des marchés et produisent du porc à tout va », déplore Loïc Guines.

Après avoir quitté les abords de la préfecture régionale, les manifestants rennais sont allés décharger dans la nuit ce qu’il restait dans leurs remorques sur des parkings de grandes surfaces et à l’entrée de laiteries et se sont promis de se retrouver en septembre si leur situation ne connaissait pas d’amélioration.

La « nuit de l’élevage en détresse » se transforme en nuit de la colère des agriculteurs

 LEXPRESS.fr avec AFP

agriculteurs-1_5370599Un agriculteur lors de la « nuit de la colère » à Saint-Brieuc le 2 juillet 2015   AFP PHOTO/FRED TANNEAU

Plusieurs centaines d’agriculteurs, éleveurs et producteurs de lait, ont manifesté dans la nuit de jeudi à vendredi dans toute la France, principalement dans l’Ouest, avec force. Tracteurs transportant paille et pneus, tags, opérations escargots, pour dire leur « ras-le-bol » face à l’absence de remontée des prix de leur production.

Pour cette nuit, baptisée « nuit de l’élevage en détresse », à l’appel de la FNSEA et des JA (Jeunes Agriculteurs), ils ont convergé vers les préfectures par convois de plusieurs dizaines de tracteurs avec remorques chargées de paille, fumier, pneus etc. Mais cette soirée n’a pas été de toute quiétude pour le président de la FNSEA Xavier Beulin, chahuté par les éleveurs à Saint-Brieuc (Côtes d’Armor).

Opérations escargot, entraînant des ralentissements, tags de magasins de grande distribution, « on ne rigole plus », « voleur », « mangeons français »… Les éleveurs de porcs et de bovins, mais aussi les producteurs de lait, entendaient protester contre la non application, selon eux, de l’accord conclu sous l’égide du ministère de l’Agriculture, il y a quinze jours, censé faire remonter les prix.

Des prix trop faibles

Ils estiment que les trop faibles prix de la viande, de porc comme de boeuf, ne leur permettent pas de couvrir leurs coûts de production. Le revenu des producteurs de viande bovine a ainsi chuté à environ 12.000 euros par an, selon la FNSEA. « Comment ne pas se sentir trahis alors que tous les opérateurs et les distributeurs, en présence du ministre, ont juré, la main sur le coeur, que les producteurs seraient mieux payés demain », a commenté jeudi auprès de l’AFP Jean-Paul Goutines, président de la FRSEA Pays de la Loire.

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a demandé mercredi au médiateur des relations commerciales agricoles de contrôler ces accords, pour voir si les différentes parties ont tenu leurs engagements d’augmenter les prix payés aux éleveurs, notamment les industriels et la distribution.

A Saint-Brieuc où les agriculteurs étaient plusieurs centaines -un millier, selon les organisateurs-, Xavier Beulin a été chahuté par des éleveurs excédés et désespérés. « Êtes vous prêts à vous battre pour mettre sous surveillance pendant l’été les opérateurs, obtenir cinq centimes de plus pour la viande bovine, une revalorisation des prix du porc et du lait », a-t-il demandé aux manifestants. « Dès ce soir, on est en capacité de rappeler à l’ordre les opérateurs », a-t-il poursuivi en proposant de faire du mois de septembre, si le bilan n’est pas positif, « un mois de protestation comme on n’en a pas connu depuis longtemps en France ».

« Signe d’un vrai malaise

« Si on attend le mois de septembre, on sera pas la moitié », s’est écrié un éleveur. Et de rappeler à Xavier Beulin, exploitant céréalier, qu’il n’était pas du même monde qu’eux. « Aujourd’hui, c’est le soir des éleveurs, pas des céréaliers », lui a-t-il dit. Les céréaliers ont depuis des années des revenus confortables, sans rapport avec ceux des éleveurs. Le président de la FNSEA a essayé de reprendre la main en lançant à son interlocuteur: « Tu es paysan. Je suis paysan », mais il a été interrompu par des huées avant qu’un des manifestants ne lui lance : « on n’a pas le même quotidien, Monsieur Beulin ».

A Rennes, ils étaient également plusieurs centaines, avec quelque 250 tracteurs, selon Cédruic Henruy, secrétaire adjoint de la FDSEA d’Ille et Vilaine, « signe », à ses yeux, « d’un vrai malaise dans les campagnes, d’un ras le bol financier, environnemental et administratif ». Les tracteurs et autres engins agricoles, stationnés aux abords de la préfecture de Rennes, arboraient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Sauver l’élevage », « Partager vos marges », « Ras le bol ». Des bombes agricoles ont retenti.

« On veut pas finir comme la sidérurgie en Lorraine », a confié un producteur de lait. Le contenu de quelques bennes a été déversé devant l’entrée de la préfecture, et des tas de paille enflammés sous les applaudissements des manifestants qui devaient ensuite se repartir en six groupes et continuer leurs actions avec pour cibles hypermarchés et un abattoir notamment

A Saint-Lô, dans la Manche, ils étaient environ 500 agriculteurs avec 80 tracteurs devant la préfecture où ils ont déversé du fumier.

En Loire-Atlantique, à Saint-Etienne-de-Montluc, la cible a été la SCA Ouest, plus grande centrale d’achat de l’enseigne Leclerc du grand Ouest. Là, avec une vingtaine de tracteurs, 200 à 300 agriculteurs ont déversé du fumier et du lisier. « Leclerc est l’un des plus gros bandits » de la grande distribution, a fait valoir Alain Bernier, président de la FDSEA 44. « Il faut, a-t-il ajouté, que les gens comprennent que se nourrir a un prix. Ca se joue parfois à des centimes ».

Dans les autres régions, les actions ont été modestes. Dans le Lot, à Cahors, environ 200 agriculteurs ont déversé du foin et de la terre devant les enseignes Carrefour et Leclerc, en prévenant qu’ils se réservaient la possibilité d’actions « dans les hypers pendant l’été ». « Un bon accord est un accord respecté », a expliqué le président de la FDSEA de Saône-et-Loire à Autun où ils étaient plus d’une centaine à manifester.

La « nuit de l’élevage en détresse »: les agriculteurs haussent le ton

  Source AFP
Un homme regarde des pneus en train de brûler lors d'une opération d'agriculteurs en colère, le 2 juillet 2015 à Saint-Brieuc
Un homme regarde des pneus en train de brûler lors d’une opération d’agriculteurs en colère, le 2 juillet 2015 à Saint-BrieucAFP – FRED TANNEAU

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Soline  •  

toujours à se plaindre les agriculteurs Breton ils passent leurs temps à manifester casser bruler
polluer pendant que les autres agriculteurs d’autres régions bossent sans toujours demander des aides

Genghis Khon  •  

Pollueurs jusque dans les manifs!

BLUTZ  • 

Soutien à nos paysans !

firewall  • 

  • convertissez les muzzs a manger du porc

    Dubois  •

    il faut rendre obligatoire à toutes les personnes vivants sur le sol Français , de manger une fois par semaine du cochon . Sinon amende et en cas de récidive expulsion

    Robert  • 

    la FNSSea et les bonnets rouges , la belle association de malfaisants!

    VEROULT  • 

    LES ELEVEURS ET LES AGRICULTEURS ONT RAISON CAR LE NAIN POULPAREVA ET SA CLIQUE DE MENTEURS NE SONT LA QUE POUR TRANSMETTRE LES DIRECTIVES EUROPEENNES
    LA FOLLE ET SES MENSONGES….BASTA
    LES GEANTS DE L’AGRO SE GAVENT SUR LE DOS DES ELEVEURS, DES AGRICULTEURS ET DES CONSOMMATEURS
    LES GEANTS DE L’AGRO SONT COPAINS COMME COCHON AVEC LES POLITICIENS VEREUX QUI FONT SEMBLANT DE DEFENDRE LES ELEVEURS ET LES AGRICULTEURS DE FRANCE
    ALORS BASTA

    MAÏTÉ  • 

    continuez a voter PS !

    Robert  • 

    faites du cochon a pâture, c’est le mitant de s’ nourriture!

    Humaniste  • 

    La truie fn pourrait en faire la promo: une mini jupe rose et l’affaire est dans le gros sac!

Jean-Yves VAUTRIN                        Agriculteur: La profession où le suicide est le plus important de France (plus de un par jour) principalement pour des raisons financières.

Nemo                                               Les pollueurs sont de sortie. La FNSEA est largement responsable d’une agriculture française arriérée, forte utilisatrice de pesticides et de pratiques douteuses dans les élevages. Alors qu’il y a une forte demande pour des produits bio, la FNSEA et le lobby agro alimentaire continuent à conduire les agriculteurs qui les suivent dans l’impasse.

 PIERRE TRUTT                Quand les agriculteurs sortent les CRS sont consignées dans leurs casernes.

MICHEL SEELIG                            La FNSEA ne change pas : le libéralisme pour les autres, la protection de l’État pour les agriculteurs. L’ordre public pour les autres, la violence légitime des agriculteurs …

Hervé Corvellec                            Profitons-en pour amorcer une transition vers une agriculture moins axée vers la production de viande, celle-ci étant grosse consommatrice d’eau ainsi que grosse productrice de CO2 et nitrates alors qu’il faut mieux utiliser la première et limiter la production des seconds.

Manu                                               Ce sont deux mondes qui s’affrontent : celui d’un productivisme encouragé il n’y a pas si longtemps par les banques, par les « coopératives » et aussi les grandes surfaces (fut un temps) et celui du gigantisme de la grande distribution qui de toutes façons s’approvisionnera au moins cher pour dégager les meilleures marges. Des requins. Capables aussi de mettre en façade quelques producteurs locaux.

Personnellement, je privilégie la qualité (moins de viande mais de la bonne !) et surtout j’évite le « super »marché. Vive les petits producteurs, les petits commerçants et aussi la vente directe. Agriculteurs : faites nous de la qualité et vendez-la vous même ! Je crois que les gens réfléchissent de pus en plus ! Il va être temps. Année du climat il me semble.

bizeur                                          de toute façons les français se plaignent mais la majorité d’entre eux partent en vacances, alors ils ont les moyens de payer plus cher leurs produits de consommation

étoile                                              @Tractor : BRAVO vous avez raison. C’est le résultat de la bruxellmania….. !!!!!

Tractor                                          M.Marommix: on a rien a foutre de vos explications que personne ne comprend. On regarde la cote d’alerte de nos comptes en banque dès le 20 du mois ….non on est pas prêts à payer plus cher…vous rigolez ou quoi ? regardez les bilans des sociétés de distribution….moi je vais vous dire : si je pouvais être Mousquetaire, je dormirais sans aucun doute bien mieux.  Oui ces actions d’éclat comme vous dites auront des effets durables car les consommateurs en ont assez et il faut en finir. Maintenant vous faites peut – être partie de ces personnes qui ne connaissent pas les problèmes de fin de mois…tant mieux pour vous…pour les effets durables un petit rappel : vous avez – vu pour les eco-taxes….? ils ont l’air fin au gouvernement. Vous n’approuviez-pas les bonnets rouges je pense, mais soyez honnête, reconnaissez qu’ils ont fait fort et que cà a payé. Maintenant les Italiens attendent toujours l’énorme chèque de dédommagement mais Monsieur SAPIN à Bercy à perdu son stylo pour le signer…..

jehaxel                                        en même temps c est pas en fermant leur gueule que les choses vont avancer

juju                                              on ne peut leur en vouloir

jehaxel                                        bien joué !

étoile                                           Entre ceux qui partent en vacances …… et ceux qui ont besoin de faire des économies : c’est épatant !!!!!

DH                                               Avec tous les problèmes des eleveurs laitiers, des eleveurs d’animaux, des producteurs de fruits et légumes,on se demande comment la fnsea peut encore faire la pluie et le beau temps à l’assemblée et au ministère de l’agriculture.Ou alors ces gens là ne votent pas ou plus pour élire leurs représentants syndicaux. Qui va voir dans les entrailles de la fnsea,ce lobby nuisible à l’environnement (eaux polluées dont la dépollution est payée par les ménages à 80% alors qu’ils n’en utilisent que 20%!)

RAS le BOL des PAYSANS              3% de la population ( les agriculteurs) touchent 49% du budget de l’Europe pour nous empoisonner, empoisonner les sols, l’eau , l’air et donner le cancer à tout le monde : quand cessera ce scandale qui tient sur les enveloppes distribuées aux politiques .

Galaf                                             Si c’est pour maltraiter les animaux, les nourrir d’OGM, antibiotiques, hormones et empoisonner le consommateur avec une viande dont l’organisme n’a pas besoin les éleveurs n’ont aucun avenir. Les grands distributeurs n’hésitent pas importer depuis l’Amérique du Sud qu l’on déforeste à grand pas pour l’élevage. ils jettent des volumes astronomique d’aliments périmés, gaspillent l’énergie qui maintient la chaine du froid La filière viande est insoutenable..

Marcel Godefroy                        Qu’ils demandent des comptes à la FNSEA qui est alliée à la grande distribution : on n’est jamais trop prudent avec les syndicats …

Yann Amar                                  Ces mêmes éleveurs votent depuis des décennies pour des partis de droite (pour la PS ça ne serait pas mieux) qui ne font de politique qu’au service des multinationales et de la grande distribution. Si ces éleveurs avaient un minimum de cohérences dans leurs choix politiques, ils voteraient ppur le Front de Gauche qui est le seul parti à proposer une mise en place de la limitation du pouvoir des multinationales. En attendant, aucune larme à verser pour ces éleveurs.

oiseau moqueur                        Et quand les multinationales ont des intérêts opposés à la grande distribution, ils font quoi les méchants gouvernants droite-PS?

Lucine                                          La grande distribution, modèle absolu du monde-usine, monde qui détruit l’humain en nous et autour de nous, qui détruit la paysannerie pour la remplacer par des fermes-usines, qui détruit les abords des villes par leur laideur abjecte. Prosternez-vous devant leur puissance et laissez-les faire de vous des zombies cherchant le veau d’or dans l’obscurité des néons froids.

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