Eplucher Orange comme un chef

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La lettre musclée du gouvernement d’Israël au PDG d’Orange

DIPLOMATIE – Israël attend des excuses de la part d’Orange. Et il ne mâche pas ses mots pour les demander. Après les propos de Stéphane Richard remettant en cause les relations avec son partenaire israélien, le ministère des affaires étrangères de l’état hébreu lui a fait parvenir le 3 juin un courrier musclé, dont nous nous sommes procurés la copie (voir plus bas).

Ce jeudi 4 juin, le premier ministre d’Israël Benjamin Netanyahu a dénoncé la décision « malheureuse » d’Orange de se retirer de son pays.

Depuis mercredi, la polémique n’a cessé d’enfler. Le PDG d’Orange a effectivement annoncé au Caire son « intention » de mettre fin au contrat le liant à Partner, qui exploite sa marque en Israël. « Cela va prendre du temps [mais] nous allons certainement le faire », a-t-il ajouté en anglais lors d’une conférence de presse. « Je suis prêt à abandonner demain matin » les liens avec Partner mais « sans exposer Orange à des risques énormes » sur le plan légal ou financier.

Ce jeudi, Orange a apporté de nouvelles précisions. « Cet accord, qui avait été signé avant l’acquisition d’Orange par France Télécom en 2000, est le seul accord de licence de marque de long-terme du groupe. Dans ce cadre, tout en respectant strictement les accords existants, Orange souhaite mettre fin à terme à cette licence de marque », a conclu l’opérateur.

Mais le mal est fait. Les propos de Stéphane Richard ont été interprétés en Israël comme la volonté de se dissocier des activités dans les colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. « Très en colère », Isaac Benbenisti, appelé à prendre la présidence de Partner le 1er juillet, a accusé Stéphane Richard de céder aux « pressions très importantes des (groupes) pro-palestiniens » et de participer à une grande campagne d’isolement d’Israël dans le monde.

Cinq ONG et deux syndicats avaient appelé Orange fin mai à se désengager et à « dénoncer les atteintes aux droits humains commises par Partner ». Selon leur rapport, Partner, en fournissant ses services dans les colonies, contribue à leur maintien.

« La face noire d’Orange », a titré le quotidien populaire Yedioth Ahronoth, à côté de la photo de Stéphane Richard. « Orange n’est déjà plus un partenaire », a renchéri Israel Hayom, soutien indéfectible du Premier ministre de droite Beamin Netanyahu, en jouant sur le nom de l’opérateur israélien.

« Je vous presse de clarifier cette question dès que possible »

Aussitôt, la ministre adjointe des Affaires étrangères, Tzippi Hotovely a écrit au PDG d’Orange pour réclamer sèchement une clarification et le presser de ne pas prendre part « à l’entreprise de mensonges qui vise injustement Israël ».

Cliquez sur la lettre pour la voir en haute définition
israel orange

« Cher M. Richard,
Je vous écris très préoccupée suite à vos déclarations plus tôt dans la journée sur la possibilité d’un retrait d’Israël de la marque Orange.

Je dois avouer avoir été surprise par ces informations, qui ne me semblent pas raisonnables pour une entreprise de la taille d’Orange. Je suis confiante dans le fait qu’elles ne reflètent pas les intentions de votre compagnie. Je vous presse donc de clarifier cette question dès que possible.

Je vous exhorte à ne pas prendre part à l’entreprise de mensonges qui vise injustement Israël et attends avec impatience votre réponse.

Sincèrement, Tzippi Hotovely »

Ce jeudi 4 juin, l’opérateur a officiellement confirmé son retrait d’Israël. Orange, détenu à 25% par l’Etat français, a assuré que sa décision de cesser « à terme » ses activités en Israël n’avait aucune motivation politique.

D’après le porte-parole des Affaires étrangères d’Israël Emmanuel Nahshon, l’ambassadeur israélien à Paris a demandé des explications à l’Etat français. « Nous attendons des excuses de la part d’Orange », a-t-il précisé.

Orange n’a « en aucun cas vocation à prendre part à un débat politique »

« Orange est un opérateur qui a pour premier objectif de défendre et de valoriser la force de sa marque dans l’ensemble des marchés où il est présent. Il n’a en aucun cas vocation à prendre part, sous une quelconque forme, à un débat politique », a-t-il expliqué dans un communiqué. Il stipule qu’il respectera « strictement les accords existants ».

Orange et Partner sont liés par un contrat de licence permettant à la société israélienne d’utiliser la marque et l’image d’Orange en échange d’une redevance. Le contrat a été signé en 1998, deux ans avant le rachat d’Orange par France Telecom. Début avril, Orange a fait amender le contrat, jusqu’alors illimité, pour qu’il expire en 2025. Il s’agit du seul contrat de marque au monde entre Orange, présent dans 29 pays, et une entreprise qui n’est pas une filiale.

Pour l’instant, Israël attend toujours ses excuses…

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Polémique avec Israël : le PDG d’Orange s’explique, Nétanyahou s’enflamme

Le Monde.fr Sarah Belouezzane et Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Stéphane Richard a expliqué que son entreprise n'était présente qu'indirectement en Israël.

Sous le feu de vives critiques en Israël, Stéphane Richard, le PDG d’Orange, a décidé de s’expliquer, jeudi 4 juin, sur une petite phrase qu’il avait prononcée la veille et qui a mis le pays en émoi. Alors qu’il était au Caire, M. Richard avait déclaré que, s’il le pouvait, il déciderait dès « demain » le retrait d’Orange d’Israël. Cette déclaration semblait donner un écho favorable aux appels au boycott lancés dans différents pays contre l’Etat hébreu en raison de la poursuite de l’occupation par ce dernier de la Cisjordanie.

Le patron de l’opérateur de téléphonie français a tenu à rappeler que son groupe n’était pas lui-même directement présent en Israël. La question d’un départ ne se poserait donc pas. Le seul enjeu, souligne M.Richard, est celui du retrait de l’usage de la marque Orange par la société Partner. Orange dispose en effet en Israël d’un accord de licence avec cet opérateur, qui, dans ce cadre, utilise la marque en échange d’une redevance. Cet accord date toutefois de 1998, c’est-à-dire lorsque cette marque était encore la propriété du groupe chinois Hutchison, deux ans avant son rachat par France Télécom.

« Le groupe Orange n’est pas actionnaire de la société Partner et n’a donc aucune influence sur la stratégie ou le développement opérationnel de celle-ci », a également expliqué la direction de l’opérateur dans un communiqué publié jeudi.

« Rien à voir avec le contexte politique »

« Il s’agit d’une entreprise qui utilise le nom d’Orange, mais qui n’a rien à voir avec le groupe et qui n’est pas contrôlée par nous », a indiqué M. Richard au Monde, rappelant qu’aucun autre opérateur dans le monde ne dispose de l’usage de la marque Orange. Et que celle-ci est immédiatement retirée lors des cessions de filiale à un autre opérateur.

« Il n’est pas dans la politique du groupe qu’un opérateur sur lequel nous n’avons aucun contrôle utilise notre marque », poursuit-il. Mais, dans le cas de Partner, l’accord d’usage de la marque court jusqu’en 2025. D’où, assure M. Richard, son propos sur le fait que, s’il le pouvait, il déciderait dès « demain » d’un retrait. De la marque donc. Et de conclure : « Tout cela n’a rien à voir avec le contexte politique. »

Lire aussi : Orange évoque son retrait d’Israël, qui demande des excuses

Nétanyahou demande à l’Etat français de réagir

En Israël, les propos de M.Richard ont fait la « une » de tous les journaux, jeudi, et les réactions de l’ensemble de l’échiquier politique se sont multipliées. Le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a averti : pas question de pardonner «  le drame absurde dans lequel une démocratie respectueuse des droits de l’homme, l’Etat d’Israël, se défend contre des tirs de missile et des tunnels de terroristes, puis subit des condamnations automatiques et des tentatives de boycott ». Le chef du gouvernement a appelé l’Etat français à « répudier publiquement la déclaration et l’action misérables d’une société », dont il est l’un des actionnaires.

Le président Reuven Rivlin a également invité Paris à se prononcer. « De façon inquiétante, je n’ai toujours pas entendu de la part des dirigeants français, comme cela a été le cas en Grande-Bretagne, de condamnations des remarques faites par le PDG de France Télecom », a-t-il souligné. Quant au chef de l’Union sioniste (centre gauche), l’opposant Isaac Herzog, il a estimé qu’« Orange est une poursuite de l’attaque » engagée avec la tentative de suspension d’Israël au sein de la FIFA. Il a mis en cause l’attitude du premier ministre, qui « continue à observer sur la touche, laissant les citoyens israéliens et les entreprises seuls sur le terrain, sans plan ».

Pression croissante sur Orange

M. Richard est accusé d’avoir essayé de répondre, par les mots, à la pression croissante exercée sur sa société dans le cadre de la campagne de boycott et d’appels aux sanctions contre Israël en raison de la poursuite de l’occupation de la Cisjordanie.

Dans un rapport publié il y a quelques semaines, intitulé « Les liaisons dangereuses d’Orange dans le territoire palestinien occupé », plusieurs organisations, dont la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), la CGT et le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD-Terre solidaire), ont en effet appelé l’Etat français, actionnaire, à faire plier l’opérateur.

Le rapport rappelait que la relation d’affaires entre Orange et Partner repose sur « un accord de licence de marque signé en 1998, renouvelé en 2011 et amendé en 2015 », permettant à Partner d’utiliser l’image d’Orange. De cette façon, Orange se rendrait complice, indirectement, de l’occupation israélienne de la Cisjordanie. « L’entreprise de télécommunications israélienne Partner exerce des activités économiques et réalise des profits dans les colonies israéliennes, notait le rapport. Elle a construit et possède une centaine d’antennes sur des terres privées palestiniennes confisquées, offre ses services aux colons et à l’armée israélienne, et tire profit des restrictions à l’économie palestinienne. »

Dans un communiqué publié jeudi, les organisations à l’origine du rapport ont qualifié les propos de M.Richard de « développement important », après leurs mises en garde répétées adressés à Orange. Mais elles demandent à présent des « mesures concrètes », en écartant l’argument des pénalités financières que l’opérateur aurait à payer en cas de rupture de contrat.

Orange veut lâcher Israël, mais dément toute motivation politique

LEXPRESS.fr

orange-10_5352045Israël: « Conformément à sa politique de marque, Orange ne souhaite pas maintenir la présence de la marque dans les pays où le Groupe n’est pas ou n’est plus opérateur ». REUTERS/Regis Duvignau

Confirmant des déclarations de son PDG, l’opérateur français Orange annonce officiellement vouloir se retirer d’Israël. Tel-Aviv l’accuse d’avoir cédé aux pressions d’organisations pro-palestiniennes.

C’est confirmé, Orange entend bien quitter Israël en retirant sa licence de marque à l’opérateur Partner Communications. La déclaration en ce sens du PDG Stéphane Richard, hier soir au Caire, s’inscrirait dans une stratégie industrielle, et non dans « un débat de nature politique », selon un nouveau communiqué du groupe français. « Conformément à sa politique de marque, Orange ne souhaite pas maintenir la présence de la marque dans les pays où le Groupe n’est pas ou n’est plus opérateur. Dans ce cadre, tout en respectant strictement les accords existants, Orange souhaite mettre fin à terme à cette licence de marque. »

« La face noire d’Orange »

L’annonce a suscité un tollé en Israël. Elle est en effet interprétée comme un soutien de l’entreprise française à une campagne internationale de boycott du pays lancée pour protester contre la colonisation dans les territoires occupés. « La face noire d’Orange », a titré le quotidien populaire Yedioth Ahronoth, à côté de la photo de Stéphane Richard. « Orange n’est déjà plus un partenaire », a renchéri son concurrent Israel Hayom, soutien indéfectible du Premier ministre de droite Benjamin Netanyahu.

La ministre adjointe des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, a écrit dès mercredi au PDG d’Orange pour réclamer sèchement une clarification et le presser de ne pas prendre part « à l’entreprise de mensonges qui vise injustement Israël ». Circonstance aggravante aux yeux des officiels israéliens, l’Etat français est actionnaire d’Orange à hauteur de 25%.

Un contrat valable jusqu’en 2025

Israël attend désormais des excuses d’Orange. Outre le remue-ménage diplomatique, l’affaire reste juridiquement délicate. Le contrat de licence de marque entre le géant français et l’opérateur israélien a été signé en 1998, deux ans avant le rachat d’Orange par France Telecom. Début avril, Orange a fait amender le contrat, jusqu’alors illimité, pour qu’il expire en 2025. Au Caire, Stéphane Richard a bien précisé qu’il n’était pas prêt à « exposer Orange à des risques énormes » sur le plan légal ou financier.

Orange est le seul opérateur d’une telle taille que l’utilisation de son nom dans les colonies place dans une situation aussi délicate, notent des spécialistes.

Pourquoi Orange veut sortir du bourbier israélo-palestinien

C’est un caillou dans la chaussure de Stéphane Richard, qui grossit, grossit. Le patron d’Orange doit répondre chaque année, depuis 2010, lors de l’assemblée générale des actionnaires, à une question embarrassante : pourquoi l’opérateur français ne rompt-il pas toute relation d’affaires avec l’israélien Partner, qui opère sous la marque Orange Israël, dans le cadre de ce que l’on appelle un simple « contrat de licence » ?

Partner Communications est accusé par un collectif d’associations et d’ONG d’être impliqué « dans la colonisation israélienne » et d’avoir parrainé « un bataillon de chars qui a participé aux exactions les plus sanglantes pendant les massacres de l’été dernier à Gaza ». Un reproche encore adressé cette année, le 27 mai, lors de la dernière assemblée au Palais des Congrès à Paris, par ce collectif d’associations (dont la Fédération internationale et la Ligue des droits de l’homme, l’Association France Palestine, la CGT, l’Union syndicale solidaire), qui avait rendu public quelques jours avant un rapport intitulé « Les liaisons dangereuses d’Orange dans le Territoire palestinien occupé » [PDF].

Une boutique Orange à Jérusalem, le 4 juin 2015 (AFP PHOTO/THOMAS COEX)

Le PDG – qui a longtemps balayé le sujet en insistant sur le fait qu’il s’agit d’un contrat de licence de marque et qu’il n’est pas lui-même opérateur sur place – s’est semble-t-il décidé à se retirer ce problème encombrant. En déplacement au Caire, à quelques centaines de kilomètres de la frontière avec Israël, venu parler de sa filiale égyptienne, Mobinil, la plus importante pour son groupe en nombre d’abonnés (34 millions), et qui se rebaptisera bientôt Orange, il a fait mercredi 3 juin une sortie qui a mis le feu aux poudres.

« Notre intention est de nous retirer d’Israël. Cela va prendre du temps, mais nous allons certainement le faire. Je suis prêt à abandonner demain matin, [mais] sans exposer Orange à des risques énormes. »

Déflagration de l’autre côté du Sinaï

De l’autre côté du Sinaï c’est la déflagration. La déclaration a fait la une de toute la presse israélienne. Réaction furieuse et indignée de Partner Communications, pas très content de son partenaire justement, par la voix de son directeur général adjoint, Isaac Benbenisti, à la radio israélienne.

« Je suis très, très en colère. Je pense que ce qu’il a dit est le résultat de pressions très importantes des (groupes) pro-palestiniens. Nous devons nous mobiliser en tant que pays pour nous occuper de ce sujet. Israël est attaqué dans le monde. Ils essayent de nous isoler. Ce même Stéphane Richard est lui aussi soumis à ces pressions. »

L’affaire tourne en effet quasiment à l’incident diplomatique. La vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Hotovely, s’est fendue d’une lettre au patron d’Orange dans la foulée.

« Je vous écris pour vous exprimer ma vive préoccupation après la publication de vos propos (…) concernant la possibilité d’un futur retrait de la marque Orange d’Israël. »

Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, a lui-même réagi en fin de journée :

« J’appelle le gouvernement français à dénoncer publiquement les déclarations méprisables et les actions d’une entreprise sous le contrôle partiel de l’Etat français. »

Le groupe français a dû publier ce jeudi un communiqué de « clarification », confirmant et justifiant son souhait d’arrêter « le seul accord de licence de marque de long-terme dans le groupe ».

« Conformément à sa politique de marque, Orange ne souhaite pas maintenir la présence de la marque dans les pays où le groupe n’est pas ou n’est plus opérateur. Dans ce cadre, tout en respectant strictement les accords existants, Orange souhaite mettre fin à terme à cette licence de marque. »

Dérapage contrôlé ?

Et si Stéphane Richard, le fin politique, ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy sous Sarkozy, avait en réalité planifié ce dérapage contrôlé pour pousser Partner à la rupture ? Lors de l’AG du 27 mai, le PDG d’Orange avait répondu au militant associatif pro-palestinien Robert Kissous, qui prône le boycott des produits d’Israël :

« La question du retrait de notre marque a été abordée régulièrement par Orange à l’occasion de différentes phases de renégociations, et fermement rejetée par Partner. »

Orange ne pourrait pas mettre un terme de façon unilatérale à ce contrat, de droit israélien et soumis à la seule compétence des tribunaux du pays : ce contrat, daté de 1998, a été hérité par le groupe France Télécom lors du rachat de l’opérateur mobile britannique Orange en 2000, explique-t-on dans l’entourage du PDG :

« Il est impossible de demander un arbitrage à un tribunal international, comme nous l’avions fait en Egypte [lors des bisbilles avec Naguib Sawiris au sujet de Mobinil, ndlr]. Devant un tribunal israélien, Orange n’a aucune chance s’il demande que Partner cesse d’utiliser du jour au lendemain cette marque télécoms de renommée internationale, qu’il utilise depuis plus de quinze ans, alors qu’il n’y a à ce stade aucune preuve de comportement répréhensible. »

Affaire de gros sous

Il y a évidemment une affaire de gros sous derrière cet imbroglio. Les pénalités encourues se chiffreraient en centaines de millions d’euros, « entre 500 millions et 2 milliards d’euros » avance même une source bien au fait du dossier. D’où le « risque financier » évoqué par Stéphane Richard.

Ce contrat de droit israélien ne donnait même pas lieu au versement de royalties jusqu’en 2011. Il n’avait même pas de terme, jusqu’à ce qu’Orange parvienne à le renégocier et à lui fixer en avril dernier une durée, de dix ans, et une date de fin, en mars 2025, alors que « Partner demandait 99 ans ».

L’ironie de l’histoire, c’est que le contrat n’est même pas une bonne affaire pour l’opérateur français. Selon nos informations, il lui aurait rapporté en cumulé depuis 2011 moins de 10 millions d’euros (environ 8 millions selon une source financière), une goutte d’eau à l’échelle du groupe du CAC 40 qui réalise 39 milliards de chiffre d’affaires et 1,2 milliard de bénéfice net.

En attendant la reconnaissance par la France de l’Etat palestinien ?

L’un des espoirs cachés d’Orange pour sortir de ce bourbier israélo-palestinien est que « l’Etat français s’oriente vers une reconnaissance de l’Etat palestinien », glisse un bon connaisseur du dossier. Ce qui arrangerait bien Orange : s’il y avait deux Etats au lien d’un, Partner serait obligé de demander à l’opérateur français l’autorisation d’utiliser sa marque en Palestine. Et l’opérateur français pourrait alors refuser.

Or aujourd’hui la situation est juridiquement inédite, un cas d’école en matière de souveraineté : au regard du droit israélien il s’agit du même pays et Partner, comme les autres opérateurs israéliens, tels que Hot – propriété de Patrick Drahi, l’actionnaire de Numericable SFR en France – ou Golan Telecom – qui compte à son tour de table Xavier Niel*, l’actionnaire majoritaire de Free – sont tenus, dans leur licence de téléphonie mobile, de couvrir la Cisjordanie. Des photos circulent montrant des soldats israéliens dans la région devant des camions Orange. « Les antennes-relais dans les territoires sont souvent la cible de vandalisme et sont du coup gardées par des militaires », aurait expliqué Partner à l’opérateur français, en niant participer à l’opération « Adopte un soldat. »

Orange est bien conscient que les associations pro-palestiniennes, qui n’ont pas adressé les mêmes injonctions publiques à Patrick Drahi ou Xavier Niel, visent à travers lui à interpeller l’Etat français, qui détient encore 25% de son capital. D’ailleurs, les associations et ONG ont également écrit à l’Agence des participations de l’Etat (APE) et à la Banque publique d’investissement, qui siègent au conseil d’administration d’Orange.

Le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) a réagi vivement dans un communiqué, demandant au PDG des « clarifications ».

« Si l’intention d’Orange de se retirer de son partenariat avec la société israélienne Partner est confirmée, cela signifierait que cette société se soumet aux demandes de boycott. Ce serait contraire à la loi française qui interdit le boycott, contraire à la liberté du commerce international, contraire à la politique du gouvernement français qui se veut l’ami de toutes les parties au conflit israélo-palestinien y compris Israël. »

En privé, des dirigeants d’Orange confient que le groupe « dénonce les exactions commises en Cisjordanie », mais l’opérateur se défend de toute arrière-pensée politique dans le communiqué publié ce jeudi.

« Groupe Orange est un opérateur de télécommunications qui a pour premier objectif de défendre et de valoriser la force de sa marque dans l’ensemble des marchés où il est présent. Il n’a en aucun cas vocation à prendre part, sous une quelconque forme, à un débat de nature politique. »

Du côté du collectif des associations pro-palestiniennes, c’est au contraire le sentiment d’avoir gagné une première bataille qui prime, comme l’exprime le syndicat Sud.

« Nous constatons avec satisfaction que pour la première fois, la direction d’Orange exprime une volonté de mettre fin à ce partenariat. Maintenant, il est temps de passer aux actes. La marque et l’image d’Orange ne peuvent plus rester associées à une société qui officie en dehors des règles du droit international. »

* Et indirectement de Rue89.

Orange ne compte pas se retirer complètement d’Israël

Le Point –

L’annonce par le PDG du groupe, Stéphane Richard, qu’Orange allait mettre fin au contrat le liant à l’opérateur Partner, avait suscité une vive polémique.

Stéphane Richard a annoncé sa  décision de se désengager de son contrat de licence en Israël depuis Le  Caire, en Égypte alors que des ONG réclament à la marque française de se  retirer pour protester contre la colonisation de territoires palestiniens.  
Stéphane Richard a annoncé sa décision de se désengager de son contrat de licence en Israël depuis Le Caire, en Égypte alors que des ONG réclament à la marque française de se retirer pour protester contre la colonisation de territoires palestiniens.   © ERIC PIERMONT

L’opérateur Orange souhaite mettre fin à l’utilisation, à terme, de sa marque en Israël où il n’est pas présent en tant qu’opérateur télécoms, mais ne compte pas se retirer complètement du pays, a souligné mercredi Pierre Louette, le directeur général adjoint du groupe. « On ne se retire pas d’Israël », a indiqué le responsable à l’AFP, soulignant qu’Orange disposait dans le pays d’un centre de recherches et d’une filiale de services pour médias en ligne, Viaccess-Orca.

L’annonce mercredi au Caire par le PDG du groupe, Stéphane Richard, qu’Orange avait « l’intention » de mettre fin au contrat le liant à l’opérateur Partner, qui peut utiliser sa marque en Israël, a suscité une vive polémique. Pierre Louette, a souligné « qu’il ne fallait pas chercher à faire une affaire d’une simple question de droit des entreprises ».

Le groupe a négocié en avril dernier une clause avec cet opérateur qui devrait mettre fin à l’utilisation de la marque orange dans le pays d’ici 2025. Le groupe cherche ainsi à reprendre le contrôle de sa marque dans tous les pays où il n’est pas présent en tant qu’opérateur. Et l’accord de licence de marque avec Partner est le dernier de ce type. Orange n’en tire que des revenus minimes, mais ne peut pas retirer unilatéralement sa marque du pays à cause du risque juridique que représenterait une rupture de contrat.

Les propos de Stéphane Richard ont été immédiatement interprétés en Israël comme exprimant la volonté d’Orange de se dissocier des activités de son partenaire israélien dans les colonies en Cisjordanie et Jérusalem-Est, considérées comme illégales au regard du droit international.

Orange se désengage d’Israël, qui réclame des excuses

L’opérateur de téléphonie français Orange a annoncé jeudi son désengagement d’Israël à terme, confirmant des intentions qui ont provoqué une levée de boucliers dans ce pays et des accusations de concession aux pressions pro-palestiniennes.

Orange, partiellement contrôlé par l’Etat français, a assuré dans un communiqué que sa décision de cesser « à terme » sa relation avec l’opérateur israélien Partner n’avait aucune motivation politique. Elle relève, a expliqué le groupe, d’une volonté d’avoir la maîtrise totale de sa marque.

Il stipule qu’il respectera « strictement les accords existants ». Orange est lié à l’opérateur israélien Partner par un contrat censé expirer en 2025.

Mais, depuis les propos tenus mercredi au Caire par le PDG d’Orange Stéphane Richard, il ne fait aucun doute en Israël qu’Orange cherche à se dissocier de Partner pour des raisons politiques. Partner utilise le nom et l’image d’Orange. Il fournit ses services en Israël, mais aussi dans les colonies en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupées, qui sont jugées illégales par la communauté internationale.

« J’appelle le gouvernement français à publiquement rejeter les déclarations et les agissements malheureux d’une compagnie dont il est en partie propriétaire », a dit le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu cité par ses services dans un communiqué.

M. Netanyahu a accusé Orange de participer à un « drame absurde »: celui dans lequel une démocratie « respectueuse des droits de l’Homme » et soumise aux menaces sécuritaires, c’est à dire Israël, est confrontée « aux condamnations systématiques et aux tentatives de boycott ». « On ne pardonnera pas ce drame absurde », a-t-il promis.

– ‘La face noire d’Orange’ –

Avant M. Netanyahu, les Affaires étrangères ont dit attendre des excuses de la part d’Orange. L’ambassadeur israélien à Paris a demandé des explications à l’Etat français, détenteur de 25% d’Orange, ont-elles dit.

La polémique n’a cessé d’enfler après les propos du PDG d’Orange mercredi, qui ont immédiatement été considérés comme une nouvelle tentative d’attenter à la légitimité d’Israël, dans un pays dont la classe politique ne parle que de cela depuis quelques jours.

« La face noire d’Orange », a titré le quotidien populaire Yedioth Ahronoth, à côté de la photo de M. Richard. « Très en colère », Isaac Benbenisti, appelé à prendre la présidence de Partner le 1er juillet, a accusé Stéphane Richard de céder aux « pressions très importantes des (groupes) pro-palestiniens » et de participer à une grande campagne d’isolement d’Israël dans le monde.

Cinq ONG et deux syndicats avaient appelé Orange en mai à annoncer son désengagement et à « dénoncer les atteintes aux droits humains commises par Partner ». Selon leur rapport, Partner, en fournissant ses services dans les colonies, contribue à leur maintien.

La communauté internationale considère comme illégales les colonies, ces blocs construits et habités par des Israéliens dans les territoires occupés ou annexés par Israël. Elle voit la colonisation comme un obstacle majeur à la recherche de la paix entre Israéliens et Palestiniens. La France met en garde les entreprises françaises contre les activités dans les colonies.

– Politique de marque –

Orange a insisté sur le fait qu’il ne détenait aucune action ou droit de vote dans Partner et n’avait aucune emprise sur lui. Il a dit aussi qu’en dehors de ses relations avec Partner, il n’avait pas d’activité en Israël. En fait, a précisé plus tard son directeur général adjoint Pierre Louette, Orange a toujours un centre de recherche et une filiale dans le pays et ne se désengage donc pas totalement.

Orange et Partner sont liés par un contrat de licence permettant à la société israélienne d’utiliser la marque et l’image d’Orange en échange d’une redevance. Le contrat a été signé en 1998, deux ans avant le rachat d’Orange par France Telecom. Début avril, Orange a fait amender le contrat, jusqu’alors illimité, pour qu’il expire en 2025.

Il s’agit du seul contrat de marque au monde entre Orange, présent dans 29 pays, et une entreprise qui n’est pas une filiale. Orange ne veut plus maintenir la présence de sa marque dans un pays où il n’est pas, ou plus, opérateur, a expliqué le groupe.

L’annonce pouvait difficilement tomber dans un contexte plus délicat. Car Israël est confronté à une intensification de la campagne mondiale non-gouvernementale de boycottage (BDS) destinée à augmenter la pression économique et politique pour mettre fin à l’occupation des Territoires palestiniens.

Ces derniers jours, une succession de faits -décision d’un grand syndicat étudiant britannique de rejoindre BDS, tentative palestinienne de faire suspendre la fédération israélienne de football, inquiétude d’universitaires israéliens d’être mis à l’index par leurs collègues étrangers- ont replacé la question du boycott, des ingérences étrangères et des atteintes supposées à la légitimité d’Israël au coeur d’un vif débat aux forts accents nationalistes. La France réprouve le recours au boycott vis-à-vis d’Israël.

Polémique autour d’un partenariat d’Orange en Israël

En Israël, Partner Communications, qui opère sous le nom Orange, est le deuxième opérateur télécom du pays.

Le groupe français est lié par un contrat de marque à Partner, l’un des principaux opérateurs du pays. Problème : ce dernier exerce des activités jugées illégales dans les territoires palestiniens occupés, affirment les ONG

En Israël, le logo d’Orange est omniprésent. Et pour cause: le nom de l’opérateur français est utilisé par l’un des opérateurs historiques du pays, Partner Communications Company, qui opère sous ce nom en vertu d’un partenariat vieux de presque vingt ans. Avec 2,84 millions d’abonnés (sur une population totale de 8,3 millions d’Israéliens) et 28% du marché des télécoms, Orange-Partner est partout. Y compris dans les colonies implantées dans les territoires palestiniens occupés, dénoncent aujourd’hui les ONG.

De quelle nature sont les liens entre Orange et Partner? Contacté par Le Figaro, Orange a tenu à mettre les choses au clair: «Nous n’avons aucun lien capitalistique ou opérationnel avec Partner. Notre seul lien est ce contrat de marque qui fait que cet opérateur peut utiliser le nom d’Orange», précise un porte-parole. Ce partenariat remonte à 1998. Partner signe à cette époque un accord avec France Télécom l’autorisant à utiliser à titre gracieux la marque jusqu’en 2013. «Lorsque France Télécom a racheté Orange en 2000, nous avons hérité de ce contrat particulier qui ne rapportait pas d’argent et qui n’avait pas de date de fin. Après négociations, nous avons obtenu en 2012 le versement de redevances et surtout cette année, nous avons négocié une échéance de dix ans», précise le porte-parole. Autrement dit, en 2025, Orange pourra mettre fin à ce partenariat s’il le souhaite.

En attendant, l’opérateur reste muet sur le montant des royalties que lui verse la société israélienne pour pouvoir utiliser son carré orange et copier son site internet dans les moindres détails («une somme tout à fait ridicule au regard des 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires du groupe», précise-t-on seulement). Dans son rapport annuel de 2014, Partner affirme que cette redevance correspond à «un pourcentage du chiffre d’affaires tiré de l’exploitation de la marque Orange», sans plus de précisions.

Violation du droit international

Les ONG pointent régulièrement du doigt cette «liaison dangereuse» entre Orange et Israël. Un nouveau rapport, signé de cinq organisations non-gouvernementales et de deux syndicats, publié ce mercredi, tire la sonnette d’alarme: «Partner exerce des activités économiques dans les colonies israéliennes considérées comme illégales par la communauté internationale. Via la construction d’infrastructures impliquant la dépossession des terres et les services offerts aux colons notamment, Partner contribue indirectement à l’installation et au maintien des colonies israéliennes, dont elle tire par ailleurs un profit économique. L’accord conclu entre Partner et le groupe Orange contribue ainsi au développement d’activités de télécommunications dans les colonies israéliennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et par conséquent au maintien de celles-ci», dénoncent les auteurs de ce rapport.

Selon les ONG, Partner Communications disposait en 2011 de 176 antennes et autres infrastructures de communication en Cisjordanie et dans les hauteurs du Golan. Comme les quatre autres opérateurs du pays (Cellcom, Pelephone, HOT mobile et Golan Telecom), la société est aussi accusée de s’accaparer le marché des télécoms palestiniens au détriment des opérateurs locaux et surtout de ne pas payer d’impôts à l’Autorité palestinienne pour ses activités commerciales. Le tout en violation des Conventions de Genève et des accords d’Oslo.

Ces derniers jours, un nouveau scandale est venu entacher l’image de Partner. Selon une enquête du site d’information en ligne Electronic Intifada, confirmée par le propre site de l’opérateur israélien, Partner a participé à la campagne «Adopt a Warrior» (adopte un guerrier) qui, l’été dernier, consistait à fournir une aide matérielle et morale à des unités de combats de l’armée impliquées dans les attaques meurtrières contre Gaza.

Dans ce nouveau rapport, les ONG et syndicats appellent donc Orange à rompre ce partenariat qui expose le groupe à des risques juridiques et des dégât importants en termes d’image. A défaut, «Orange doit mettre en place des mesures de diligence raisonnable, afin d’identifier, prévenir, atténuer et remédier aux incidences négatives sur les droits humains directement liées à son partenaire commercial», affirment les auteurs. «Orange n’a aucun droit de regard sur les activités de Partner», répond le porte-parole de l’opérateur français, qui accuse au passage les ONG de «se servir d’Orange pour médiatiser leur cause». Ce dernier rappelle qu’ «il y a un contrat, qui a été modifié, et nous devons le respecter. Nous ne voulons pas nous engager dans un contentieux».

Anticipant l’inaction de l’opérateur français, le rapport en appelle à l’État qui détient 25% du capital du groupe. Le ministère des Affaires étrangères reconnaît sur son site que «les colonies sont illégales en vertu du droit international» et qu’ «il existe des risques liés aux activités économiques et financières» dans cette zone. Pour les auteurs du rapport, la France, qui est par ailleurs engagée diplomatiquement en faveur de la création d’un État palestinien, «doit assurer la cohérence de ses politiques (et) aussi prendre des mesures de protection additionnelles vis-à-vis des activités des entreprises dont elle est actionnaire, comme Orange, et user de sa capacité d’influence pour veiller à la mise en œuvre d’une diligence raisonnable».

Pour mieux faire passer leur message, les ONG et syndicats ont inondé de courrier Régis Turrini, le directeur de l’Agence des participations de l’État, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Ils espèrent un débat sur le sujet lors de l’assemblée générale d’Orange le 27 mai prochain. Partner, de son côté, s’inquiète de la poussée de la polémique. «Si nous perdons l’usage de la marque Orange, nous perdons l’une de nos principales sources de compétitivité. Nous devrons créer et positionner une nouvelle marque, ce qui nécessiterait un temps et des ressources financières substantielles. Nos résultats seraient négativement impactés», déplore l’opérateur israélien dans son dernier rapport annuel.

Orange says it plans to terminate contract with brand partner in Israel

French telecoms giant has been under pressure to end relationship with Partner over services to Israeli settlements regarded as illegal under international law

Speaking at a news conference in Cairo, Stephane Richard says his company intends to withdraw the Orange brand from Israel as soon as possible
Speaking at a news conference in Cairo, Stephane Richard says his company intends to withdraw the Orange brand from Israel as soon as possible. Photograph: Thomas Hartwell/AP

The French telecoms giant Orange has indicated that it intends to terminate its relationship with the Israeli company that licenses its brand in the country – and would end the relationship “tomorrow” if it could.

The comments – made by the company’s CEO, Stephane Richard – have emerged amid a sharp push back by the Israeli government against growing calls for an international boycott of Israel over its continuing occupation of Palestinian territories.

They were angrily condemned by the Israeli prime minister, Binyamin Netanyahu, who called on the French government to “distance itself publicly from the miserable statement and the miserable action of a company that is partially owned by the government of France.”

Although Orange only licenses its name to the Israeli company Partner, the threat – if carried through – will be seen as a major success for the Boycott, Divestment and Sanctions movement which has been campaigning on the issue in both France and Egypt.

Orange, in which the French government has a quarter stake, has been under pressure in France as well as in Egypt to terminate its relationship with Partner over its supply of services to Israeli settlements regarded as illegal under international law.

Last month Orange was accused of flouting the French foreign ministry’s own guidelines on investing in Israel by the Catholic Committee against Hunger and for Development.

In a report published in May the group claimed that Partner had built more than 100 telecommunication antennas on confiscated Palestinian land, as well as operating four shops in Israeli settlements.

Speaking at a news conference in Cairo to lay out plans for the years ahead in Egypt, Richard said that his company intended to withdraw the Orange brand from Israel as soon as possible, but that the move would take time.

“I am ready to abandon this tomorrow morning but the point is that I want to secure the legal risk for the company. I want to terminate this, once again, but I don’t want to expose Orange to a level of risk and of penalties that could be really sizeable for the company,” he said.

Richard said his company’s stance on the matter was the result of its sensitivity to Arab countries.

“I know that it is a sensitive issue here in Egypt, but not only in Egypt … We want to be one of the trustful partners of all Arab countries.”

He added that the brand fees from the contract with Partner were low compared to the size of Orange, saying that “the interest for us is certainly not a financial interest”.

“If you take those amounts on one side and on the other side the time that we spend to explain this, to try to find a solution and the consequences that we have to manage here but also in France, believe me it’s a very bad deal,” he added.

At the news conference, Richard explained that the use of the Orange brand name in Israel dated back to the 1990s, under a contract inherited by the group when France Telecom acquired Orange.

Recent negotiations have put Orange in a position where it can terminate the contract in the future, but at the moment the legal framework was not favourable, he said. Partner is Israel’s second biggest mobile company.

Partner said in response that it regrets Richard’s comments.

“We wish to highlight that Partner Communications is an Israeli company owned by Saban Capital Group, which is owned by Haim Saban, and not by France Telecom (Orange). The company is holding the Orange brand name since 1998, and the only connection between us and France Telecom is the brand name.”

Israel’s deputy foreign minister, Tzipi Hotovely, wrote to Richard asking for clarification.

“I must admit to have been taken aback by these reports which do not become a responsible global company such as Orange,” she wrote. “I am confident that these reports do not reflect the intent of your company. I therefore urge you to clarify the matter as soon as possible.”

Yair Lapid, head of the opposition Yesh Atid party, also attacked Richard for the comments, and called on state-run France Telecom, which owns a majority stake in Orange, to distance itself from the comments.

“This is hypocrisy of the highest order,” he said in a statement. “I don’t remember him having a problem making money here and profiting from Israeli citizens. The state of Israel is an island of sanity in this difficult neighbourhood and we certainly won’t accept lessons in morality from someone so self-righteous and detached.”

The row over Richard’s comments came as the US ambassador to Israel, Dan Shapiro, pointedly remarked that the threats to boycott Israel were being driven, in part, by a lack of peace negotiations.

“The problem is that now there are no negotiations,” Shapiro told Israel Radio. “In the past when there were negotiations, that was the most effective tool to tell other countries, perhaps private companies as well, not to impose sanctions because that would upset efforts to reach a solution.”

Orange would cut Israel ties ‘tomorrow’ if not for ‘huge risk’ of penalties

Speaking in Cairo, CEO Stephane Richard says mobile telecom giant intends to withdraw brand from Israel as soon as possible, but that the move would take time.

Orange CEO Stephanie Richard, March 6, 2014.

Orange CEO Stephanie Richard, March 6, 2014. Photo by Bloomberg

French telecom giant Orange SA would end its relationship with the Israeli operator Partner Communications that pays to use its name « tomorrow » if it could, but to do so would be a « huge risk » in terms of penalties, Orange’s CEO said Wednesday.

Speaking at a news conference in Cairo to lay out plans for the years ahead in Egypt, Stephane Richard said his company intends to withdraw the Orange brand from Israel as soon as possible, but that the move would take time.

« I am ready to abandon this tomorrow morning but the point is that I want to secure the legal risk for the company. I want to terminate this, once again, but I don’t want to expose Orange to a level of risk and of penalties that could be really sizable for the company, » he said.

French human rights organizations have been pushing their government, which has a quarter stake in Orange, and the company itself, to end the relationship because Partner provides services to Israeli settlements. The settlements, built on land the Palestinians want for a future state, are seen as illegitimate by the international community.

Simultaneously, an international grassroots organization is calling for boycotts, divestment and sanctions against Israel over its treatment of the Palestinians. Israel says the BDS movement is not about the occupation of Palestinian territory, but rather a campaign to delegitimize the Jewish state.

At the news conference, Richard explained that the use of the Orange brand name in Israel dates back to the 1990s, under a contract inherited by the group when France Telecom acquired Orange.

Recent negotiations have put Orange in a position where it can terminate the contract in the future, but at the moment, the legal framework is not favorable, he said. Partner is Israel’s second biggest mobile company.

« Sorry to say, but a dispute with [a] partner when you have zero legal position in Israeli courts is not something that I would recommend for my company. I am not going to pay hundreds of millions of euros only because I would have [to] take a risk, a huge risk, in terms of the penalties that we could have if we entered into this kind of brutal process. »

Partner said in response that it regrets Richard’s comments.

« We wish to highlight that Partner Communications is an Israeli company owned by Saban Capital Group, which is owned by Haim Saban, and not by France Telecom (Orange). The company is holding the Orange brand name since 1998, and the only connection between us and France Telecom is the brand name. »

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commentaires

piervak1

@Pro Poutine : Bien d’accord ! Pour le boycott des pays colonisateurs comme Israël ou la Russie.

« … Et se laisse intimidé… « , vous l’aurez compris 🙂 Pardon.

Moi si Orange ne rompt pas son contrat avec Partner et ne se laisse pas intimidé, moi je ferais résiliation de mon contrat avec Orange !

lorenzo                                         Bravo mr richard ! quitter des pays condannables pour leurs pratiques, enfin du courage !! A quand le retrait des pays baffouant les droits de l’homme, de la femme, des enfants, des homosexuels, la liberté           d’expression, de culte … Si vous le pouviez, vous le feriez demain matin, n’est ce pas ? A mince ça représente un quart, un Tiers des profits de votre groupe ?? Allez, à bientot !

Opinions dissidentes                  Pendant ce temps là Les intransigeants que sont la France, la Turquie et les monarchies arabes persistent à vouloir chasser Assad. Le Premier ministre irakien qui était présent à la réunion de Paris a balancé à la face de leurs représentants cette vérité qui est que c’est de chez eux que parviennent à Daech les renforts humains, matériels et financiers qui lui permettent de conserver ses capacités offensives Chutttttttt

Juan Manuel CUESTA           C’est reparti avec Israël centre universel du mal et accessoirement de la barbarie. Je dis bien  » universel » car il est le seul pays objet d’un boycott mené par tout ce que le monde compte d’altermondialistes (on y rencontre aussi la future mairesse de Barcelone!) et de compagnons de route de l’islamisme dont Judith Butler, papesse de la théorie du genre, qui affirme sans rire que le Hamas et le Hezbollah sont des mouvements progressistes Elle devrait leur exposer ses théories, ils adoreraient!

1-Un peu d’histoire. Les « territoires occupés » l’ont été à la suite de guerres menées par les Arabes contre Israël dans le but affiché de le détruire. En 48 la Ligue Arabe parlait même d’extermination! Dans l’histoire il n’y a pas d’exemple d’un pays qui restitue des territoires conquis lors de guerres qui lui ont été imposées, sauf, bien sûr, par la force. En échange de la paix Israël a restitué le Sinaï à l’Egypte. Dans le paquet il y avait aussi Gaza, sous administration égyptienne avant 67.

  • PasboPasbo

    J’avais osé penser que rue89 se serait calmé sur l’israel bashing mais non…. un article pour ne rien dire du tout sur une société de merde qui représente epsilon du marché mondial des télécommunications…          Pays de….
  • Orange n’a pas l’air très pressé…

      • Tournoi de fronde ?

  • Percy E. SchrammPercy E. Schramm

    La propagande pro-palestinienne se permet donc de mettre la pression sur des entreprises françaises afin qu’elles ne travaillent pas avec Israël.

    Ces mêmes gens sont-ils aussi efficaces pour dénoncer le copinage de la France avec le Qatar ou l’Arabie Saoudite amis des islamistes, ou est-ce seulement contre Israël.

    C’est vrai que quand on voit la situation dans la région, on se dit qu’Israël, c’est vraiment le gros problème…

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