la théorie des ensembles

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Facebook ouvre un laboratoire d’intelligence artificielle à Paris

Le Monde.fr David Larousserie

Facebook a décidé d’installer une équipe de recherche permanente à Paris dans le domaine de l’intelligence artificielle. Six personnes viennent d’être recrutées et six autres devraient suivre d’ici la fin de l’année. « Nous serons ici 25 à 30 personnes dans quelques années, plus des doctorants et post-docs », indique Yann LeCun, directeur de l’unité de recherche. Son équipe compte aujourd’hui 45 membres, répartis entre le siège de Facebook à Menlo Park (Californie) et New York, où le chercheur est également professeur.

Un déménagement, toujours à Paris, est d’ailleurs envisagé pour accompagner la croissance du groupe de recherche.

Ce centre, baptisé Facebook Artifical Intelligence Research (FAIR), constitue le troisième pilier de la R&D futuriste de l’entreprise, avec les interfaces naturelles et la connectivité planétaire.

Les premières reposent sur la réalité virtuelle autour du casque créé par la société Oculus VR, rachetée par le géant américain en 2014. Un premier modèle devrait sortir au premier trimestre 2016 pour « favoriser les interactions sociales virtuelles », explique Mike Schroepfer le directeur technique de Facebook.

Le second pilier vise à connecter le plus de monde possible à Internet grâce à des satellites ou des avions solaires planant en permanence dans le ciel.

Outils pour la reconnaissance de la voix, des images, la traduction automatique

Yann LeCun a été lui-même recruté par Facebook, fin 2013, pour développer les techniques d’intelligence artificielle dont il a été l’un des pionniers, le « deep learning » (ou « apprentissage statistique profond »).

Ces concepts servent dans des programmes de reconnaissance vocale, de reconnaissance d’images, de classification d’objets divers, mais aussi de traduction automatique, prédiction des effets de médicaments…

Ces programmes apprennent, grâce à des banques de données connues, à classer des objets (sons, images, vidéos…) inconnus. Parfois appelés réseaux de neurones, par analogie avec le fonctionnement cérébral, ils adaptent leurs centaines de millions de paramètres pour produire la meilleure réponse possible.

Yann LeCun a été parmi ceux qui ont amélioré l’efficacité de ces calculs dans les années 1990 et permis leur déploiement récent. Formé en France à l’Esiee et l’université Pierre-et-Marie-Curie, il a ensuite travaillé dans les laboratoires de recherche de l’entreprise américaine AT&T.

Les géants du web intéressés

Les assistants numériques vocaux installés sur les smartphones des Apple, Microsoft ou Google (et son système Android) sont les exemples les plus frappants et connus de l’efficacité de ces techniques en fort développement depuis seulement quelques années.

Dans Nature du 27 mai, Yann LeCun et deux autres pionniers du domaine (Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton), en retracent d’ailleurs les succès et détaillent les défis à venir. Signe de l’intérêt des géants du web pour ces techniques, Geoffrey Hinton travaille pour un concurrent de Facebook : Google.

« L’intelligence artificielle doit permettre de trier toute l’information dont un utilisateur dispose afin d’améliorer les interactions sociales », estime Mike Schroepfer.

Améliorer l’apprentissage non supervisé

Dans cette quête, le monde académique a du mal à rivaliser avec ces entreprises. Des chercheurs du CNRS, de l’Inria ou d’universités sont parmi les dernières recrues des équipes FAIR. Tout comme d’autres sont attirés chez Microsoft, Xerox ou le japonais NEC. Or, plusieurs de ces jeunes chercheurs étaient aussi visés par des établissements de recherche français.

Yann LeCun estime que la France (notamment Paris) offre une concentration rare de talents et de cultures variés, en mathématiques et informatique, les deux disciplines reines du deep learning. « Nous n’avons pas de mal à les convaincre de nous rejoindre. Ils travailleront avec les meilleurs, sur des projets ambitieux et auront les moyens techniques nécessaires », souligne-t-il, restant silencieux sur les salaires.

« Nous les incitons en outre à collaborer avec d’autres équipes et publier leurs résultats de recherche ». Des partenariats devraient notamment se conclure avec l’Inria.

Prochain objectif : l’apprentissage non supervisé

Parmi les défis, le chercheur parie que la compréhension du langage naturel sera techniquement possible pour un téléphone relié à des serveurs puissants dans deux ou trois ans. A l’exception peut-être des traits d’humour.

L’un des défis futurs sera aussi d’améliorer l’apprentissage non supervisé, c’est-à-dire ne reposant pas sur des banques de données connues. « Nous découvrons le monde en l’observant, pas en nous indiquant le nom de tel ou tel objet », rappellent en conclusion les auteurs de l’article de Nature.

L’installation de cette équipe permanente de recherche en France ne suffira cependant pas à compenser l’écart avec le Royaume-Uni et l’Allemagne. Selon le cabinet EY, notre pays comptait en 2014, 27 centres de recherche et développement (et 40 en 2013), contre respectivement 72 et 47 pour nos voisins.

Intelligence artificielle : Facebook recrute des « fées » françaises

Le réseau social américain annonce la création d’un laboratoire d’intelligence artificielle à Paris, avec une trentaine de chercheurs à terme.

Le réseau social américain Facebook annonce la création d’un laboratoire d’intelligence artificielle à Paris, avec une trentaine de chercheurs à terme. (Capture d'écran)Le réseau social américain Facebook annonce la création d’un laboratoire d’intelligence artificielle à Paris, avec une trentaine de chercheurs à terme. (Capture d’écran)

« Entre nous, on s’appelle ‘FAIRies’ : les fées ! « , plaisante Yann LeCun. Ce chercheur français de haut vol dirige le laboratoire mondial de recherche en intelligence artificielle (IA) de Facebook baptisé FAIR (Facebook Artificial Intelligence Research). Et Yann est à Paris, ce mardi 2 juin, avec Mike Schroepfer, le grand manitou de la technologie chez Facebook, pour annoncer l’ouverture de FAIR-Paris : la seule antenne de son labo, hors Etats-Unis.

L’IA, domaine stratégique

FAIR-Paris, dirigé par Florent Perronnin, a déjà recruté 5 chercheurs français. Yann LeCun, spécialiste mondialement reconnu des réseaux convolutifs et de la reconnaissance d’images, détaille :

Au total, FAIR compte 45 collaborateurs entre Menlo Park, New York et Paris. A terme, nous serons une petite centaine de permanents. »

L’objectif ? Développer des machines qui puissent reconnaître et interpréter les contenus (images, vidéo, textes…), mais aussi, à terme, comprendre les hommes et dialoguer avec eux, dans toutes les langues. Mike Schroepfer rappelle :

Facebook investit dans trois principaux domaines de recherche : la connectivité planétaire, la réalité virtuelle et l’intelligence artificielle. »

Pour Le Cun, « l’intelligence artificielle est l’un des plus grands défis de notre temps » :

C’est un domaine stratégique pour le futur : les avancées du secteur vont avoir un impact énorme sur la société entière ! »

Yann LeCun, patron du laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle de Facebook, à l’université du Minnesota, le 20 octobre 2014. (Runner1928/Wikipedia)

De fait, l’intelligence artificielle – et surtout l’apprentissage des machines, le deep learning et les réseaux neuronaux – sont l’un des domaines d’innovation les plus chauds du moment. Les capitaux-risqueurs américains se bousculent pour financer les start-ups d’IA qui poussent comme des champignons en Californie, mais aussi à New York, à Londres et à Paris.

De leur côté, les géants des technologies de l’information – d’IBM à Google, de Facebook à Microsoft – investissent massivement sur ce champ de recherche plein de promesses. Car les applications futures sont infinies : de la médecine à la psychologie, de la logistique à l’industrie, du divertissement aux réseaux sociaux… Sans oublier la sécurité publique et la police. Google a récemment acheté les petites sociétés britanniques Deep Mind, Dark Blue Labs et Vision Factory. Facebook a décidé de commencer à miser sur la France.

Pourquoi la France

Laurent Solly, le directeur général de Facebook France, confie :

Nous nous sommes beaucoup battus, au sein du groupe, pour que Paris soit choisi. »

Outre sa fiscalité attractive pour la recherche, l’hexagone a d’importants atouts :

– une forte concentration de talents,

– un bon réseau d’universités et de grandes écoles, avec l’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique), l’Ecole normale supérieure, l’Université Pierre et Marie Curie (où a étudié LeCun).

Facebook, qui souhaite pratiquer une « innovation ouverte », est notamment en train de structurer un partenariat avec l’institut de recherche publique Inria. « Il est important pour nos chercheurs de ne pas rester dans leur tour d’ivoire, mais d’être en prise avec des questions dans le monde réel », commente François Sillion, directeur général délégué à la science de l’Inria. L’organisme dispose déjà d’un partenariat avec Microsoft.

Facebook veut attirer à Paris les meilleurs chercheurs en intelligence artificielle

 Emmanuel Paquette,

people-pose-with-mobile-devices-in-front-of-projection-of-facebook-logo-in-this-picture-illustration-taken-in-zenica_5141421Le réseau social ouvre à Paris son premier laboratoire sur l’intelligence artificielle en dehors des Etats-Unis.            REUTERS/Dado Ruvic

Mike Shroepfer, directeur des technologies chez Facebook, était de passage à Paris ce jour pour annoncer la création d’un laboratoire à Paris. Il s’agit du premier à ouvrir en dehors des Etats-Unis avec six chercheurs et un partenariat avec l’Inria.

Pour l’ouverture d’un centre de recherche sur l’intelligence artificielle Paris était en compétition avec Londres et Zurich. Quels ont été les éléments qui vous ont fait choisir la capitale française?

Nous avions regardé bien plus de villes que cela. Afin de nous décider, nous avons déjà repéré les talents avec lesquels nous souhaitions travailler avant de choisir notre lieu d’implantation. Il se trouve que la France dispose de chercheurs reconnus dans le domaine de l’intelligence artificielle ainsi que des universités de pointe et des centres comme l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) avec qui nous allons nouer un partenariat. Enfin, Paris est une ville intéressante pour attirer des compétences de toute l’Europe ainsi que des étudiants étrangers. Nous avons déjà embauché cinq personnes à Paris placées sous la responsabilité de Florent Perronnin et nous devrions en compter 12 d’ici à la fin de l’année et probablement 25 en 2016.

Allez-vous financer des thèses de futurs doctorants français?

mike-schroepfer2_5349927Mike Shroepfer est le directeur des technologies chez Facebook  Facebook

C’est une chose que nous envisageons de faire d’ici peu mais rien n’est encore signé. Aux Etats-Unis, nous finançons déjà des programmes avec les universités de Stanford, de New-York University ou encore de Carnegie Mellon. Ces programmes peuvent prendre diverses formes.

En quoi l’intelligence artificielle peut-elle aider Facebook ? La fonctionnalité la plus connue, celle de reconnaissance de visage sur les photos, n’a jamais été lancée en Europe…

Si cette fonctionnalité est la plus connue, d’autres existent depuis bien longtemps comme le fil d’actualité, le News Feed, des pages Facebook, par exemple. Vous noterez que l’intelligence artificielle permet d’afficher les informations les plus pertinentes pour l’utilisateur en fonction de plusieurs paramètres. De même, les contenus les plus violents, ou indésirables n’apparaîtront pas sur la page: le programme fait le tri entre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Grâce à nos 1,44 milliard de membres, nous pouvons dire à nos chercheurs qu’ils pourront tester leur travail académique très rapidement sur le réseau social. C’est une chance formidable qui, nous l’espérons, attirera les meilleurs chez nous.

Tout comme Microsoft et Google l’ont fait avant vous, ouvrir un laboratoire à Paris, n’est-ce pas aussi acheter la paix avec les pouvoirs publics?

Je ne suis pas là pour m’occuper de l’image de Facebook mais pour attirer les meilleurs talents au monde en réalisant des investissements dans la recherche. Le Facebook Artificial Intelligence Research est le centre européen destiné à travailler sur le traitement automatique du langage par exemple ou la reconnaissance d’image.

Facebook mise sur Paris pour sa recherche sur l’intelligence artificielle

Le Point –

Le réseau social a annoncé mardi l’ouverture dans la capitale française d’un laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle.

Le logo de Facebook, le réseau social au 1,4 milliard d'utilisateurs.
Le logo de Facebook, le réseau social au 1,4 milliard d’utilisateurs. © KAREN BLEIER

Facebook, le réseau social au 1,4 milliard d’utilisateurs, a annoncé mardi l’ouverture à Paris d’un laboratoire de recherche sur l’intelligence artificielle qui compte une demi-douzaine de chercheurs issus d’institutions publiques et privées. Il s’agit du troisième site de ce type pour Facebook – après ceux ouverts en Californie et à New York – qui veut développer des domaines tels que le traitement automatique du langage, la reconnaissance du langage ou la reconnaissance d’images.

« Nous avons choisi Paris pour sa concentration de talents dans le domaine de la recherche en informatique et en intelligence artificielle et avec lesquels nous voulons travailler », a déclaré lors d’un point presse Mike Schroepfer, directeur technique de Facebook. « Affiner la reconnaissance d’images permettra de donner aux internautes toutes les infos qu’ils veulent, de les trier en fonction de leurs centres d’intérêt », a précisé Mike Schroepfer.

« Éliminer les spams et les vidéos violentes »

Yann LeCun, un spécialiste français de l’intelligence artificielle de l’Université de New York recruté fin 2013 par Facebook pour chapeauter ce domaine, a précisé que la reconnaissance d’images permettra également « d’éliminer les spams et, à terme, les vidéos violentes ».

L’équipe FAIR, pour « Facebook artificial intelligence reseach », de Paris compte déjà six personnes et sera dirigée par Florent Perronnin, qui a travaillé dans les laboratoires de Panasonic, en Californie, et de Xerox, à Grenoble. D’ici la fin de l’année, le laboratoire de Paris devrait travailler avec une douzaine de personnes et, au total « entre 40 et 50 personnes », en comptant les doctorats et post-doctorats, dont 20 à 25 chercheurs permanents.

Facebook choisit Paris pour ouvrir son nouveau laboratoire de recherche en intelligence artificielle

RESEAUX SOCIAUX – Après New York et la Californie, c’est Paris que Facebook a retenu pour ouvrir son troisième laboratoire de recherche en intelligence artificielle.

Incompréhensible ? Pas pour la crème des chercheurs en intelligence artificielle du laboratoire FAIR, dont une antenne va ouvrir à Paris.

Incompréhensible ? Pas pour la crème des chercheurs en intelligence artificielle du laboratoire FAIR, dont une antenne va ouvrir à Paris.    FAIR

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