Le cercle des européens disparus !..

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Sanctions de l’UE à l’encontre de la Russie concernant la crise en Ukraine

En réaction à l’annexion illégale de la Crimée et à la déstabilisation délibérée d’un pays souverain frontalier, l’UE a imposé des mesures restrictives à la Fédération de Russie.

Aperçu

L’Union européenne concentre ses efforts sur un désamorçage de la crise en Ukraine. L’UE appelle l’ensemble des parties à poursuivre leur engagement dans un dialogue constructif et inclusif en vue d’une solution durable, à protéger l’unité et l’intégrité territoriale du pays et à s’efforcer de garantir un avenir stable, prospère et démocratique à l’ensemble des citoyens ukrainiens. L’UE a également proposé de renforcer son soutien au processus de réforme économique et politique de l’Ukraine.

La réunion extraordinaire du Conseil de l’Union européenne du 3 mars 2014 a condamné la flagrante violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine qu’ont constituée les actes d’agression perpétrés par les forces armées russes ainsi que l’autorisation, le 1er mars, par le Conseil de la Fédération de Russie, de l’utilisation de forces armées sur le territoire ukrainien. L’UE a exhorté la Russie d’immédiatement rappeler ses forces armées vers leurs zones de stationnement permanent, conformément à la Convention de 1997 sur le statut et les conditions de stationnement de la Flotte de la mer Noire sur le territoire de l’Ukraine.

Dans une déclaration des chefs d’État et de gouvernement qui suivit leur réunion extraordinaire du 6 mars, l’UE a souligné que la solution à la crise était à trouver dans des négociations entre les gouvernements de l’Ukraine et de la Fédération de Russie, notamment par le biais d’éventuels mécanismes multilatéraux. Ayant tout d’abord suspendu les discussions bilatérales avec la Fédération de Russie quant aux questions de visa et quant à un nouvel accord UE-Russie, de même que les préparatifs d’une participation au sommet du G8 à Sotchi, l’UE a ensuite pris une deuxième vague de mesures – compte tenu de l’absence d’un désamorçage – aux conséquences potentiellement profondes pour les relations UE-Russie en cas de déstabilisation de la situation en Ukraine.

En l’absence d’efforts de désamorçage de la part de la Fédération de Russie, l’UE a imposé ses premières mesures d’interdiction de voyage et de gel des avoirs, le 17 mars 2014, à l’encontre de responsables russes et ukrainiens, suite à l’annexion illégale de la Crimée par la Russie. L’UE a fermement condamné cette violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale ukrainiennes.

L’UE estime qu’une solution pacifique à la crise est à trouver dans des négociations entre les gouvernements de l’Ukraine et de la Fédération de Russie, notamment par le biais d’éventuels mécanismes multilatéraux.

L’UE se tient également prête à inverser ses décisions et renouer le dialogue avec la Russie dès lors que cette dernière contribuera activement et sans ambiguïtés à la recherche d’une solution à la crise ukrainienne.

Mesures diplomatiques

  • Au lieu d’un sommet du G8 à Sotchi, une réunion du G7 s’est tenue à Bruxelles les 4 et 5 juin. Les pays de l’UE ont également soutenu la suspension des négociations sur l’adhésion de la Russie à l’OCDE et à l’Agence internationale de l’énergie.
  • Le sommet UE-Russie s’est vu annuler et les États membres de l’UE ont décidé de ne pas tenir leurs habituels sommets bilatéraux. Les négociations bilatérales avec la Russie quant aux questions de visa et quant à un nouvel accord UE-Russie ont été suspendues. En outre, une réévaluation des programmes de coopération entre l’UE et la Russie est actuellement en cours, en vue d’une suspension de la mise en œuvre des programmes de coopération bilatérale et régionale de l’UE. Les projets portant exclusivement sur une coopération transfrontalière ou sur la société civile seront par contre maintenus.

Mesures restrictives (gels des avoirs et interdictions de visas)

  • Un total de 151 personnes sont interdites de visas et ont vu leurs avoirs gelés, tandis que 37 entités sont sujettes à un gel de leurs avoirs. Ces chiffres comprennent 145 personnes et 24 entités responsables d’actions ayant porté atteinte à l’intégrité territoriale de l’Ukraine, six personnes ayant soutenu d’une façon ou d’une autre les décideurs russes et 13 entités, en Crimée et à Sébastopol, ayant été confisquées ou ayant bénéficié d’un transfert de propriété contraire à la loi ukrainienne.

Note d’information sur les mesures restrictives de l’UEpdf

Liste des personnes et entités sujettes aux sanctions de l’UE

Restrictions pour la Crimée et Sébastopol

Comme l’UE ne reconnaît pas l’annexion de la Crimée et de Sébastopol, les restrictions suivantes ont été imposées.

  • L’UE a interdit les importations venant de Crimée et de Sébastopol, sauf si accompagnées d’un certificat d’origine délivré par les autorités ukrainiennes.
  • Investir en Crimée ou à Sébastopol est interdit. Les Européens et entreprises basées en UE n’ont plus le droit d’acheter de l’immobilier ou des entités en Crimée, des entreprises financières de Crimée ou des services relatifs à l’approvisionnement.
  • En outre, les opérateurs touristiques européens ne seront plus autorisés à offrir leurs services en Crimée ou à Sébastopol. Plus particulièrement, les bateaux de croisière européens ne pourront désormais plus faire escale dans la péninsule de Crimée, sauf urgence. Cette décision s’applique à tous les navires appartenant à ou sous contrôle d’Européens, ou battant pavillon d’un État membre de l’UE. Les contrats de croisière existants pourront par contre encore être honorés jusqu’au 20 mars.
  • L’exportation de certains biens et technologies à destination d’entreprises de Crimée ou pour une utilisation sur le territoire de la Crimée a également été interdite. Cette interdiction concerne les secteurs des transports, des télécommunications et de l’énergie, de même que toute démarche relative à la prospection, l’exploration et la production pétrolières, gazières et minérales. Les services d’assistance technique, de courtage, de construction ou d’ingénierie relatifs aux infrastructures de ces mêmes secteurs n’ont plus le droit d’être prestés.

Règlement (UE) no 1351/2014 du Conseil concernant des mesures restrictives en réponse à l’annexion illégale de la Crimée et de Sébastopol

Note d’information pour les entreprises européennes opérant et/ou investissant en Crimée ou à Sébastopolpdf

Mesures ciblant la coopération sectorielle et les échanges avec la Russiepdf (sanctions « économiques »)

  • Les ressortissants et entreprises européennes n’ont plus le droit d’acheter ou vendre de nouvelles obligations, actions ou instruments financiers similaires, d’une durée de plus de 30 jours, émis par :
    • cinq grandes banques d’État russes, ainsi que leurs filiales en dehors de l’UE et celles agissant en leur nom ou sous leur contrôle,
    • trois grandes companies énergétiques russes, et
    • trois grandes entreprises de la défense russes.
  • Les services relatifs à l’émission de ces instruments financiers, comme par exemple les services de courtage, sont également interdits.
  • Les ressortissants et entreprises de l’UE ne peuvent consentir de prêts aux cinq grandes banques d’État russes.
  • Les exportations de biens à double usage et de technologies à des fins militaires ou à usage final militaire sont interdites. L’ensemble des éléments de la liste des biens à double usage de l’UE sont couverts par cette interdiction.
  • Les exportations vers la Russie de certains équipements et technologies liés à l’énergie seront soumises à une autorisation préalable de la part des autorités compétentes des États membres. Les licences d’exportation ne seront pas octroyées si les produits exportés sont destinés à l’exploration et la production pétrolières en eau profonde ou en Arctique, ou encore à des projets de pétrole de schiste en Russie.
  • Il est interdit de fournir les services nécessaires à l’exploration et à la production pétrolières en eau profonde ou en Arctique, et à des projets de pétrole de schiste en Russie, comme par exemple les services de forage, d’essai de puits ou de diagraphie.

Note d’orientation relative à la mise en  œuvre de certaines dispositions du règlement (UE) No 833/2014 concernant des mesures restrictivespdf(147 kB) Choisir les traductions du lien précédent

Mesures relatives à la coopération économique

  • Le 16 juillet, le Conseil européen a demandé à la BEI de suspendre la signature de toutes nouvelles opérations de financement en Fédération de Russie. Les États membres de l’Union européenne coordonneront leur position au sein du conseil d’administration de la BERD en vue d’aussi suspendre le financement de nouvelles opérations.
  • Le Conseil a invité la Commission à réévaluer les programmes de coopération UE-Russie afin de décider au cas par cas quant à la suspension ou non de la mise en œuvre des programmes européens de coopération bilatérale et régionale. Les projets portant exclusivement sur la coopération transfrontalière ou la société civile seront cependant maintenus.

La liste noire russe, « arbitraire », rend certains interdits de territoire « fiers »

LEXPRESS.fr avec AFP

russia-s-president-putin-attends-an-informal-cis-leaders-summit-on-the-occasion-of-the-70th-anniversary-of-the-end-of-world-war-two-at-the-kremlin-in-moscow_5348695Russie et Union européenne ont désormais chacun leur « blacklist » de personnalités et hommes ou femmes politiques interdits de territoire.   REUTERS/Host Photo Agency/RIA Novosti

Alors que Bruxelles trouve « injustifiée » la liste édictée par le Kremlin en réponse à une mesure similaire de l’UE, plusieurs pays critiquent également la décision prise par Moscou. Des hommes politiques y voient, eux, une « récompense ».

« Lorsque j’ai vu les autres noms, j’ai pensé que je faisais partie d’un club très honorable. » Karel Schwarzenberg, ex-ministre tchèque des Affaires étrangères, fait partie de la liste noire russe qui interdit à plusieurs personnalités européennes d’entrer en Russie. La mesure, prise vendredi par le Kremlin, suscite de nombreuses réactions.

89 noms sont concernés, dont d’anciens chefs de gouvernement, de parlementaires, de responsables militaires… Tous ou presque ont en commun d’être des détracteurs connus de la politique de la Russie.

Cette liste noire, transmise par Moscou à des ambassades, fait office de riposte aux sanctions et interdictions d’entrée sur le territoire européen prononcées à l’égard de la Russie après l’annexion, en mars 2014, de la Crimée puis la crise ukrainienne. Le président russe Vladimir Poutine en dément toute implication militaire de Moscou.

Cohn-Bendit, BHL, Le Roux…

« Totalement arbitraire et injustifiée », lance pourtant depuis Bruxelles un porte-parole de la diplomatique européenne. « Nous n’avons aucune information sur la base légale, les critères et le processus de cette décision », a-t-il écrit dans un communiqué.

« De nouveau banni de Russie, une première depuis 1972! », écrit l’ex-député britannique et ancien vice-président du Parlement européen.

« Personne n’y a été placé par hasard », a commenté l’ambassadeur russe auprès de l’UE, Vladimir Tchijov, la semaine dernière à la chaîne Rossia 24 alors que la liste n’était pas encore connue dans le détail.

Un premier homme politique, Karl-Georg Wellmann des Unions chrétiennes (CDU/CSU conservateur) de la chancelière Angela Merkel, a été refoulé dimanche à l’aéroport de Moscou. Le président du groupe d’amitié parlementaire germano-ukrainien au Bundestag s’y rendait pourtant sur invitation pour des discussions politiques.

Quatre Français seraient concernés: Bernard-Henri Lévy, Bruno Le Roux, Henri Malosse (CESE) et Daniel Cohn-Bendit. L’ancien eurodéputé trouve d’ailleurs cela « très drôle » car « ça aurait été vraiment triste que Poutine me considère comme son ami ».

« Fière » plutôt qu' »effrayée »

« Plutôt de quoi être fière qu’effayée. »

Comme Karel Schwarzenberg qui « considère cela comme une récompense », d’autres politiques européens tournent la liste noire à leur avantage. Ainsi l’eurodéputée suédoise Anna Maria Corazza Bild estime « qu’être sur cette liste ne change pas mon engagement envers le peuple de l’Ukraine ». Autrement dit: « La liste de Poutine confirme que je fais bien les choses en tant que parlementaire. » Ou encore l’eurodéputé tchèque et ancien journaliste Jaromir Stetina, « très fier de figurer sur la liste ».

La réaction de Moscou « n’améliore pas malheureusement l’image de la Russie », a analysé la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström. Mais son homologue finlandais Timo Soini a rappelé qu’il s’agit d’une « réaction attendue à l’interdiction faite à des citoyens russes de voyager » sur le territoire de l’UE: ce n’est pas une grande surprise ».

La liste noire de l’Union européenne, quant à elle, compte désormais 150 noms et une quarantaine d’entités.

Les Européens à la fois fiers et scandalisés de figurer sur la « liste noire » de Moscou

Le Monde.fr avec AFP et Reuters

Vladimir Poutine à Moscou le 28 mai.

L’Europe hésite entre fierté et dénonciation, samedi 30 mai. Au lendemain de la révélation de l’existence d’une « liste noire » russe, où figurent les noms de personnalités politiques européennes interdites d’entrer sur le territoire, nombreux sont ceux qui se sont félicités d’en faire partie, tandis qu’au niveau institutionnel, les pays membres accusent la Russie d’envenimer les relations UE-Russie, déjà tendues.

Lire : Moscou a émis une « liste noire » de personnalités politiques de l’UE interdites sur le sol russe

« Lorsque j’ai vu les autres noms (sur la liste), j’ai (aussitôt) pensé que je faisais partie d’un club très honorable », a déclaré samedi 30 mai l’ancien ministre tchèque des affaires étrangères Karel Schwarzenberg, un aristocrate de 77 ans connu pour ses critiques de la politique de Moscou à l’égard de l’Ukraine. « Je considère cela comme une récompense », a ajouté ce député, cité par l’agence de presse tchèque CTK.

« Engagement inchangé »

Pour certaines personnalités, figurer sur la liste est une preuve de l’efficacité de leur action en faveur de l’Ukraine. « Etre sur cette liste ne change pas mon engagement envers le peuple de l’Ukraine », a écrit sur son compte Twitter l’eurodéputée suédoise Anna Maria Corazza Bildt, connue pour ses critiques à l’encontre du président russe. « Je me sens davantage fière que je n’en ai peur (…) La liste de Poutine confirme que je fais bien les choses en tant que parlementaire », a-t-elle ajouté.

Un eurodéputé tchèque et ancien journaliste, Jaromir Stetina, s’est dit, quant à lui, « très fier de figurer sur la liste » en compagnie d’autres personnalités et collègues du Parlement européen.

Au total, 89 personnalités européennes sont citées sur cette liste que Moscou ne souhaite pas rendre publique, mais dont une copie a fuité. On y trouve notamment les noms d’hommes et de femmes politiques polonais, suédois, allemands, tchèques, néerlandais, finlandais et belges, parmi lesquels le président du groupe libéral au Parlement européen et ancien premier ministre belge Guy Verhofstadt et l’ex-président du Parlement européen et ancien chef du gouvernement polonais Jerzy Buzek. Idem pour, l’ex-ministre suédoise de centre droit Lena Adelsohn Liljeroth et le président du sénat polonais, l’ancien opposant Bogdan Borusewicz.

En ce qui concerne la France, quatre personnes sont nommées : l’intellectuel Bernard-Henri Lévy, le président du Comité économique et social européen Henri Malosse, le patron des députés socialistes Bruno Le Roux, ainsi que Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé qui vient d’obtenir la nationalité française, et s’est dit amusé de sa présence sur la liste : « Je trouve ça très drôle », a-t-il déclaré à Reuters. « Ça correspond au régime poutinesque, ça aurait été vraiment triste que Poutine me considère comme son ami », a-t-il ajouté.

Une liste impossible à contester

L’établissement de « la liste noire » et son caractère secret ont par ailleurs été dénoncés par plusieurs chancelleries européennes. « La moindre des choses aurait été que l’on fasse connaître aux personnes concernées les réserves qui les concernent réellement, ou au moins que l’on rende ces listes publiques », a déclaré samedi le ministre allemand des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. « A un moment où nous nous efforçons de désamorcer un conflit âpre et dangereux au cœur de l’Europe, cela n’aide pas », a-t-il ajouté, selon un communiqué.

Lire aussi (édition abonnés) : L’Europe veut calmer le jeu face à la Russie de Poutine

Dès vendredi, l’action de Moscou a été condamnée par le premier ministre néerlandais Mark Rutte qui a indiqué que son gouvernement « en informerait Moscou dans des termes non équivoques ». La liste russe « n’est pas fondée sur le droit international, n’est pas transparente et il est impossible de la contester » devant un tribunal, a-t-il souligné.

La liste, où figurent neuf Britanniques dont le patron du renseignement MI5, Andrew Parker, le chef d’état-major de l’armée, Nicholas Houghton, l’ancien vice-premier ministre Nick Clegg et l’ancien ministre des affaires étrangères Malcolm Rifkind, n’a « absolument aucune justification », a réagi samedi le gouvernement britannique.

L’ambassadeur de Russie auprès de l’UE, Vladimir Tchijov, avait confirmé la semaine dernière l’existence d’une telle liste, tout en précisant qu’il ne s’agissait « pas de dirigeants ou de hauts responsables de pays ». « Une telle liste existe vraiment. Et personne n’y a été placé par hasard », avait-il souligné. Une autre liste concerne aussi des citoyens américains, a déclaré samedi un responsable du ministère aux médias russes.

« Pas une surprise »

« C’est un comportement (…) qui n’améliore pas malheureusement l’image de la Russie », a déclaré vendredi la ministre suédoise des affaires étrangères Margot Wallström à l’agence de presse TT. En revanche, pour son homologue finlandais Timo Soini, il est inutile de « trop dramatiser » cette affaire. « C’est une réaction attendue à l’interdiction faite (par l’Union européenne) à des citoyens russes de voyager (sur le territoire de l’UE). Ce n’est pas une grande surprise », a-t-il écrit sur un blog.

Au fil de la crise en Ukraine, l’UE a complété sa propre « liste noire », qui compte désormais quelque 150 noms et une quarantaine d’entités, et pris des mesures plus sévères contre la Russie, visant des pans entiers de l’économie.

Lire aussi (édition abonnés) : Sans illusion, l’UE durcit ses sanctions contre Moscou

Pour l’Europe a liste noire russe « totalement arbitraire et injustifiée »

Le Point –

Cette liste dressée par la Russie interdit à 89 personnalités européennes d’entrer sur son territoire. Un mesure de riposte aux sanctions imposées par l’UE.

L'UE regrette l'absence de clarification et de transparence de la part de la Russie.
L’UE regrette l’absence de clarification et de transparence de la part de la Russie. © Aleksey Nikolskyi / RIA Novosti

L’Union européenne ainsi que plusieurs de ses pays membres comme l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont vertement critiqué la « liste noire » de la Russie interdisant à des personnalités européennes d’entrer sur son territoire en riposte aux sanctions et à une mesure similaire de l’UE. Au total, 89 noms, dont ceux d’anciens chefs de gouvernement, de hauts responsables de la défense et de parlementaires, détracteurs de la politique de la Russie, figurent sur cette liste que Moscou a transmise vendredi à des ambassades.

« Nous n’avons aucune information sur la base légale, les critères (retenus) et le processus (qui a conduit à la prise) de cette décision », a réagi samedi un porte-parole de la diplomatie européenne. « Nous considérons cette mesure comme étant totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l’absence de clarification ultérieure et de transparence », a-t-il ajouté, dans un communiqué. Un point de vue que partage le ministère britannique des Affaires étrangères pour lequel, a dit un porte-parole, « cette liste n’a absolument aucune justification et les autorités russes n’ont aucune base juridique pour la légitimer ».

Une démarque qui « n’est pas transparente »

« La moindre des choses aurait été que l’on fasse connaître aux personnes concernées les réserves qui les concernent réellement, ou au moins que l’on rende ces listes publiques », s’est de son côté indigné le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. « A un moment où nous nous efforçons de désamorcer un conflit âpre et dangereux au coeur de l’Europe, cela n’aide pas », a-t-il poursuivi. « Personne n’y a été placé par hasard », avait pour sa part affirmé la semaine dernière l’ambassadeur de Russie auprès de l’UE, Vladimir Tchijov.

Dès vendredi, la démarche de Moscou avait été condamnée par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, d’après lequel la liste russe « n’est pas fondée sur le droit international, n’est pas transparente et il est impossible de la contester » devant un tribunal, tandis que les autorités belges ont demandé aux Russes de revoir cette interdiction. « C’est un comportement (…) qui n’améliore pas malheureusement l’image de la Russie », a, quant à elle, déclaré la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström.

Mais, pour son homologue finlandais Timo Soini, il est inutile de « trop dramatiser » cette affaire. « C’est une réaction attendue à l’interdiction faite (par l’Union européenne) à des citoyens russes de voyager (sur le territoire de l’UE). Ce n’est pas une grande surprise », a-t-il écrit sur un blog. Au fil de la crise en Ukraine, l’UE a d’ailleurs allongé sa propre « liste noire », qui compte désormais quelque 150 noms et une quarantaine d’entités, et pris des mesures plus sévères contre la Russie, visant des pans entiers de l’économie.

« Très fier de figurer sur la liste »

Dans le même temps, samedi, plusieurs hommes politiques européens se sont dit fiers d’avoir été inclus sur la « liste noire » de la Russie. « Lorsque j’ai vu les autres noms (sur la liste), j’ai (aussitôt) pensé que je faisais partie d’un club très honorable », a par exemple affirmé l’ancien ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, connu pour ses critiques de la politique de Moscou à l’égard de l’Ukraine. « Je considère cela comme une récompense », a ajouté ce député.

Neuf Britanniques figurent, selon une source proche du dossier, sur cette liste. Parmi eux, le patron du renseignement MI5, Andrew Parker, le chef d’état-major de l’armée, Nicholas Houghton, l’ancien vice-Premier ministre Nick Clegg et l’ancien ministre des Affaires étrangères Malcolm Rifkind. On y trouve en outre le nom de l’ancien eurodéputé écologiste franco-allemand Daniel Cohn-Bendit, de la secrétaire d’Etat allemande à la Défense Katrin Suder et du général Karl Müllner, haut responsable de l’armée de l’air allemande, d’après le journal Bild.

Il y a aussi, selon différentes sources, ceux d’hommes et de femmes politiques polonais, suédois, allemands, tchèques, néerlandais, finlandais et belges, dont le président du groupe libéral au Parlement européen et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt et l’ex-président du Parlement européen et ancien chef du gouvernement polonais Jerzy Buzek. Idem pour le président du Sénat polonais, l’ancien opposant Bogdan Borusewicz.

Certaines de ces personnalités jugent que tout cela est une preuve de l’efficacité de leur action en faveur de l’Ukraine. « Etre sur cette liste ne change pas mon engagement envers le peuple de l’Ukraine », a ainsi écrit sur son compte Twitter l’eurodéputée suédoise Anna Maria Corazza Bildt, connue pour ses critiques à l’encontre du président russe. « Je me sens davantage fière que je n’en ai peur (…) La liste de Poutine confirme que je fais bien les choses en tant que parlementaire », a-t-elle poursuivi, tandis qu’un de ses collègues tchèques au Parlement européen, Jaromir Stetina, s’est dit « très fier de figurer sur la liste ».

Russie/Europe: cette liste noire qui fâche l’UE (mais fait rire Daniel Cohn-Bendit)

RUSSIE EUROPE

INTERNATIONAL – L’Union européenne ainsi que plusieurs de ses pays membres comme l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont vertement critiqué samedi 30 mai la « liste noire » de la Russie interdisant à des personnalités européennes d’entrer sur son territoire en riposte aux sanctions et à une mesure similaire de l’UE.

Au total, 89 noms, dont ceux d’anciens chefs de gouvernement, de hauts responsables de la défense et de parlementaires, détracteurs de la politique de la Russie, figurent sur cette liste que Moscou a transmise vendredi à des ambassades. Sur cette liste, on retrouve les noms de quatre Français: Bernard-Henri Lévy, Henri Malosse, Bruno Le Roux et Daniel Cohn-Bendit. « Je trouve ça très drôle. Ça correspond au régime poutinesque, ça aurait été vraiment triste que Poutine me considère comme son ami », a notamment réagi ce dernier.

« Mesure totalement arbitraire »

« Nous n’avons aucune information sur la base légale, les critères (retenus) et le processus (qui a conduit à la prise) de cette décision », a réagi de son côté un porte-parole de la diplomatie européenne. « Nous considérons cette mesure comme étant totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l’absence de clarification ultérieure et de transparence », a-t-il ajouté, dans un communiqué. Un point de vue que partage le ministère britannique des Affaires étrangères pour lequel, a dit un porte-parole, « cette liste n’a absolument aucune justification et les autorités russes n’ont aucune base juridique pour la légitimer ».

« La moindre des choses aurait été que l’on fasse connaître aux personnes concernées les réserves qui les concernent réellement, ou au moins que l’on rende ces listes publiques », s’est de son côté indigné le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. « A un moment où nous nous efforçons de désamorcer un conflit âpre et dangereux au cœur de l’Europe, cela n’aide pas », a-t-il poursuivi. « Personne n’y a été placé par hasard », avait pour sa part affirmé la semaine dernière l’ambassadeur de Russie auprès de l’UE, Vladimir Tchijov.

Dès vendredi, la démarche de Moscou avait été condamnée par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, d’après lequel la liste russe « n’est pas fondée sur le droit international, n’est pas transparente et il est impossible de la contester » devant un tribunal, tandis que les autorités belges ont demandé aux Russes de revoir cette interdiction. « C’est un comportement (…) qui n’améliore pas malheureusement l’image de la Russie », a, quant à elle, déclaré la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström.

Mais, pour son homologue finlandais Timo Soini, il est inutile de « trop dramatiser » cette affaire. « C’est une réaction attendue à l’interdiction faite (par l’Union européenne) à des citoyens russes de voyager (sur le territoire de l’UE). Ce n’est pas une grande surprise », a-t-il écrit sur un blog. Au fil de la crise en Ukraine, l’UE a d’ailleurs allongé sa propre « liste noire », qui compte désormais quelque 150 noms et une quarantaine d’entités, et pris des mesures plus sévères contre la Russie, visant des pans entiers de l’économie.

« Très fier de figurer sur la liste »

Dans le même temps, samedi, plusieurs hommes politiques européens se sont dit fiers d’avoir été inclus sur la « liste noire » de la Russie « Lorsque j’ai vu les autres noms (sur la liste), j’ai (aussitôt) pensé que je faisais partie d’un club très honorable », a par exemple affirmé l’ancien ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, connu pour ses critiques de la politique de Moscou à l’égard de l’Ukraine. « Je considère cela comme une récompense », a ajouté ce député.

Neuf Britanniques figurent, selon une source proche du dossier, sur cette liste. Parmi eux, le patron du renseignement MI5, Andrew Parker, le chef d’état-major de l’armée, Nicholas Houghton, l’ancien vice-Premier ministre Nick Clegg et l’ancien ministre des Affaires étrangères Malcolm Rifkind. On y trouve en outre le nom de la secrétaire d’Etat allemande à la Défense Katrin Suder et du général Karl Müllner, haut responsable de l’armée de l’air allemande, d’après le journal Bild.

Il y a aussi, selon différentes sources, ceux d’hommes et de femmes politiques polonais, suédois, allemands, tchèques, néerlandais, finlandais et belges, dont le président du groupe libéral au Parlement européen et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt et l’ex-président du Parlement européen et ancien chef du gouvernement polonais Jerzy Buzek. Idem pour le président du Sénat polonais, l’ancien opposant Bogdan Borusewicz.

Certaines de ces personnalités jugent que tout cela est une preuve de l’efficacité de leur action en faveur de l’Ukraine. « Etre sur cette liste ne change pas mon engagement envers le peuple de l’Ukraine », a ainsi écrit sur son compte Twitter l’eurodéputée suédoise Anna Maria Corazza Bildt, connue pour ses critiques à l’encontre du président russe. « Je me sens davantage fière que je n’en ai peur (…) La liste de Poutine confirme que je fais bien les choses en tant que parlementaire », a-t-elle poursuivi, tandis qu’un de ses collègues tchèques au Parlement européen, Jaromir Stetina, s’est dit « très fier de figurer sur la liste ».

Dany Cohn-Bendit s’amuse de figurer sur une « liste noire » russe

L'écologiste Daniel Cohn-Bendit s'est amusé samedi de sa présence sur une liste de 89 personnalités européennes, politiques mais aussi intellectuelles et militaires, interdites de territoire russe. Cette liste aurait été compilée par le ministère russe des Affaires étrangères et transmise cette semaine à une délégation européenne à Moscou. /Photo prise le 18 juin 2014/REUTERS/Charles Platiau (c) ReutersL’écologiste Daniel Cohn-Bendit s’est amusé samedi de sa présence sur une liste de 89 personnalités européennes, politiques mais aussi intellectuelles et militaires, interdites de territoire russe. Cette liste aurait été compilée par le ministère russe des Affaires étrangères et transmise cette semaine à une délégation européenne à Moscou. /Photo prise le 18 juin 2014/REUTERS/Charles Platiau (c) Reuters

PARIS (Reuters) – L’écologiste Daniel Cohn-Bendit s’est amusé samedi de sa présence sur une liste de 89 personnalités européennes, politiques mais aussi intellectuelles et militaires, interdites de territoire russe.

Cette liste, dont Reuters a eu copie, aurait été compilée par le ministère russe des Affaires étrangères et transmise cette semaine à une délégation européenne à Moscou.

Quatre Français y figurent : l’intellectuel Bernard-Henri Lévy, Henri Malosse, président du Comité économique et social européen, le patron des députés socialistes, Bruno Le Roux, ainsi que Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé qui vient d’obtenir la nationalité française.

« Je trouve ça très drôle », a déclaré ce dernier à Reuters.

« Ça correspond au régime poutinesque, ça aurait été vraiment triste que Poutine me considère comme son ami », a-t-il ajouté, estimant figurer sur cette liste en raison de ses positions critiques envers le pouvoir de Vladimir Poutine.

Les autorités françaises n’ont pas été officiellement notifiées de cette liste, dit-on de source diplomatique française.

La Russie a bloqué l’entrée de plusieurs personnalités politiques européennes au cours des derniers mois sur le fondement de cette liste, a dit à Reuters un porte-parole de la diplomatie européenne. « Nous considérons cette mesure totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l’absence de clarifications », notamment sur son fondement juridique, a-t-il ajouté.

En visite en Ukraine, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a estimé que cette liste pourrait ralentir le processus de paix dans la région.

Une porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères a jugé que la Russie faisait fausse route si elle cherchait ainsi à faire pression sur l’Union européenne pour adoucir les sanctions.

L’UE a imposé diverses sanctions à la Russie depuis l’annexion de la Crimée, en mars 2014. Des interdictions de territoire visent notamment des ressortissants russes et ukrainiens.

Le ministère russe des Affaires étrangères n’était pas joignable dans l’immédiat.

Parmi les autres personnes figurant sur cette liste, on trouve Uwe Corsepius, secrétaire général du Conseil de l’Union européenne, Nick Clegg, ex vice-Premier ministre britannique, et l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt.

(Chine Labbé, avec Andreas Rinke à Berlin, Michel Rose à Paris, Jason Bush à Moscou et Julia Fioretti à Bruxelles)

BHL, Daniel Cohn-Bendit et deux autres Français interdits de territoire en Russie

PERSONA NON GRATA – Quatre Français font partie de la liste des 89 personnalités politiques européennes ne pouvant plus entrer sur le territoire russe. Une riposte du Kremlin aux sanctions de l’UE.

Bernard-Henri Lévy, Daniel Cohn-Bendit et deux autres Français ont été interdits de territoire russe.

Bernard-Henri Lévy, Daniel Cohn-Bendit et deux autres Français ont été interdits de territoire russe. Photo : AFP

Bernard Henri-Lévy et Cohn-Bendit sur la liste noire du Kremlin

Quatre français figurent sur cette liste de 89 personnalités interdites de séjour en Russie. BHL dénonce «une fuite en avant d’un régime perdu par son propre autoritarisme».Liste noire contre liste noire. La guerre froide entre l’Union européenne et la Russie se poursuit, au-delà des sanctions économiques, par une restriction de la libre-circulation des hommes. Moscou a émis vendredi une liste de personnalités politiques européennes – 89 personnes au total selon Bruxelles – ne pouvant plus entrer sur le territoire russe, en riposte aux sanctions de l’UE.

«La Russie a remis hier à plusieurs ambassades européennes une liste de personnes qui ne peuvent plus entrer sur le territoire russe», a annoncé vendredi le Premier ministre néerlandais Mark Rutte lors d’une conférence de presse. Il a précisé que deux membres du parlement néerlandais et un membre néerlandais du parlement européen figuraient sur cette liste. Libération a mis en ligne l’intégralité de la liste sur son site.

Quatre Français y figurent: l’intellectuel Bernard-Henri Lévy, Henri Malosse, président du Comité économique et social européen, le patron des députés socialistes Bruno Le Roux ainsi que Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé qui vient d’obtenir la nationalité française.«Je trouve ça très drôle», a déclaré ce dernier à Reuters.

«Ça correspond au régime poutinesque, ça aurait été vraiment triste que Poutine me considère comme son ami», a-t-il ajouté, estimant figurer sur cette liste en raison de ses positions critiques envers le régime de Vladimir Poutine. «Je trouve cette histoire hautement significative», réagit pour sa part Bernard-Henri Lévy, contacté par Le Figaro, soulignant que «L’Europe sanctionne les hiérarques de Poutine, militairement et politiquement responsables d’une guerre d’agression contre l’Ukraine, qui fait des milliers de morts. Poutine répond en sanctionnant des démocrates, ennemis de cette guerre terrible, amis du peuple russe et de ses libertés.» «Il y a quelque chose qui est à la fois puéril et inquiétant dans cette démarche.», ajoute le philosophe, qui s’est personnellement engagé aux côtés des insurgés de Maïdan. «J’y vois aussi une sorte de fuite en avant d’un régime perdu par son propre autoritarisme. Et puis, aussi, une forme de punition collective infligée aux Russes eux-même, désormais privés de contact avec des femmes et des hommes dont le seul point commun est de s’être battus, toute leur vie, pour la démocratie en Russie.», conclut-il.

Au total, 89 noms de personnalités européennes, dont ceux d’anciens chefs de gouvernement, de parlementaires et de responsables militaires détracteurs de la politique de la Russie, figurent sur cette liste.

Cette liste se veut une réaction à celle mise en place par l’Union européenne en rétorsion à l’implication russe dans la guerre civile ukrainienne. Au lendemain de l’annexion de la Crimée, les Etats-Unis et l’UE avaient en effet décidé de sanctionner plusieurs hauts responsables russes et ukrainiens. 151 personnes et 40 entreprises sont actuellement sur cette liste noire établie par Bruxelles et régulièrement mise à jour. Elles sont interdites de visa et ont vu leurs avoirs gelés. Mais contrairement à la liste de l’UE, la liste noire russe n’est pas publique, Moscou ayant demandé à ce qu’elle reste secrète, tout en faisant l’effort de la transmettre aux ambassades concernées.

«Une mesure totalement arbitraire et injustifiée» (UE)

L’ambassadeur russe auprès de l’UE, Vladimir Tchijov, a confirmé l’existence de cette liste, tout en précisant qu’il ne s’agissait «pas de dirigeants ou de hauts responsables des pays». «Rien ne nous oblige à rendre publique (cette liste), ni la loi russe, ni les engagements internationaux (…). La publication de cette liste de notre part n’aboutirait qu’à une escalade des tensions dans la crise ukrainienne», a affirmé l’ambassadeur.

Une porte-parole de la diplomatie de l’Union européenne a déclaré à l’AFP que la Russie avait refoulé plusieurs responsables politiques européens ces derniers mois, mais avait jusqu’à présent refusé de communiquer une liste des personnes visées. Le président du Sénat polonais avait ainsi été empêché par Moscou d’assister aux obsèques de Boris Nemtsov en mars dernier.

«La liste des 89 noms a désormais été diffusée par les autorités russes. Nous n’avons aucune information sur la base légale, les critères (retenus) et le processus (qui a conduit à la prise) de cette décision», a écrit un porte-parole de la diplomatie européenne dans un communiqué. «Nous considérons cette mesure comme étant totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l’absence de toute clarification ultérieure et de transparence», a-t-il ajouté.

«Un club très honorable»

Plusieurs hommes politiques européens se sont dit fiers samedi de figurer sur une «liste noire» de la Russie leur interdisant d’entrer sur son territoire, tandis que des pays européens, à commencer par l’Allemagne, ont fortement critiqué cette décision du Kremlin.

«Lorsque j’ai vu les autres noms (sur la liste), j’ai (aussitôt) pensé que je faisais partie d’un club très honorable», a déclaré l’ancien ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, un aristocrate de 77 ans connu pour ses critiques de la politique de Moscou à l’égard de l’Ukraine. «Trop d’honneur», a tweeté le député néérlandais Mark Demesmaeker.

Parmi les noms figurant sur la liste, on trouve, selon différentes sources, ceux d’hommes et de femmes politiques polonais, suédois, allemands, tchèques, néerlandais, finlandais et belges, parmi lesquels le président du groupe libéral au Parlement européen et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt et l’ex-président du Parlement européen et ancien chef du gouvernement polonais Jerzy Buzek.

Pour certaines de ces personnalités, être sur la liste est une preuve de l’efficacité de leur action en faveur de l’Ukraine. «Etre sur cette liste ne change pas mon engagement envers le peuple de l’Ukraine», a écrit sur son compte Twitter l’eurodéputée suédoise Anna Maria Corazza Bildt, connue pour ses critiques à l’encontre du président russe.

«Je me sens davantage fière que je n’en ai peur (…) La liste de Poutine confirme que je fais bien les choses en tant que parlementaire», a-t-elle ajouté.

« Liste noire » du Kremlin : quatre Français interdits de territoire russe

"Liste noire" du Kremlin : quatre Français interdits de territoire russe
L’eurodéputé Daniel Cohn-Bendit fait partie des quatre Français sur la liste noire transmise par Moscou, vendredi 29 mai 2015. © PHILIPPE HUGUEN / AFP

La Russie a dressé une « liste noire » interdisant à des personnalités européennes d’entrer sur son territoire. Parmi celles-ci, quatre Français.

C’est une « blacklist » établie par le Kremlin en riposte aux sanctions et à une mesure similaire de l’UE. Au total, 89 noms, dont ceux d’anciens chefs de gouvernement, de hauts responsables de la défense et de parlementaires, détracteurs de la politique de la Russie, figurent sur cette liste que Moscou a transmise vendredi à des ambassades. Parmi eux, quatre Français : Daniel Cohn-Bendit, Bernard-Henri Lévy, Henri Malosse – président du comité économique et social européen – et le député PS Bruno Le Roux, rapporte le quotidien Libération, document à l’appui.

Une mesure « arbitraire et injustifiée » dénonce l’UE. « Nous n’avons aucune information sur la base légale, les critères (retenus) et le processus (qui a conduit à la prise) de cette décision », a réagi un porte-parole de la diplomatie européenne, samedi. « Nous considérons cette mesure comme étant totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l’absence de clarification ultérieure et de transparence », a-t-il ajouté, dans un communiqué.

Une riposte… Cette liste dressée par le Kremlin est une réponse à l’interdiction faite par l’Union européenne à des citoyens russes de voyager sur son territoire. Un responsable du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré, samedi, à l’agence Tass qu’elle avait été établie « en réponse à la campagne de sanctions menée contre la Russie par plusieurs Etats de l’Union européenne emmenés par l’Allemagne ». « Une liste analogue concerne des citoyens des Etats-Unis mais il nous faut bien reconnaître que dans cette affaire les Américains se conduisent de manière plus constructive que les Européens », a-t-il ajouté.

… à la liste noire européenne. L’Union européenne a imposé des sanctions à la Russie depuis l’annexion de la Crimée en mars 2014. Des interdictions de territoire visent notamment des ressortissants russes et Ukrainiens. Au fil de la crise en Ukraine, l’UE a d’ailleurs allongé sa propre « liste noire », qui compte désormais quelque 150 noms et une quarantaine d’entités, et pris des mesures plus sévères contre la Russie, visant des pans entiers de l’économie.

Des européens fiers d’être sur la « liste noire »… Dans le même temps, samedi, plusieurs hommes politiques européens se sont dits fiers d’avoir été inclus sur cette « liste noire ». Y figurent neuf Britanniques, dont le patron du renseignement MI5, Andrew Parker, l’ancien vice-Premier ministre Nick Clegg ou encore l’ancien ministre des Affaires étrangères Malcolm Rifkind. On y trouve aussi ceux d’hommes et de femmes politiques polonais, suédois, allemands, tchèques, néerlandais, finlandais et belges, dont le président du groupe libéral au Parlement européen et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt et l’ex-président du Parlement européen et ancien chef du gouvernement polonais Jerzy Buzek. Certaines de ces personnalités jugent que tout cela est une preuve de l’efficacité de leur action en faveur de l’Ukraine.

… à l’instar de Cohn-Bendit. L’eurodéputé Daniel Cohn-Bendit, qui vient d’obtenir la nationalité française, et figure sur la liste en compagnie de l’intellectuel Bernard-Henri Lévy, Henri Malosse et le député PS Bruno Le Roux, « a éclaté de rire » lorsqu’il a appris la nouvelle, a-t-il confié Europe 1. Mais cette décision n’étonne pas celui qui a « rencontré pas mal de dissidents ». Et de conclure : « J’étais déjà interdit de séjour en Allemagne de l’Est, j’ai énormément de difficultés à aller en Chine. Bref, les Etats totalitaires ne m’aiment pas. Et ça, je trouve que c’est un honneur pour moi. »

Russie : les 89 politiques européens « fiers » d’être sur la « liste noire » du Kremlin

Les Echos
  • Le Kremlin envoyé ambassades liste 89 personnalités politiques interdites séjour Russie (archives)

    Le Kremlin a envoyé à plusieurs ambassades une liste de 89 personnalités politiques interdites de séjour en Russie (archives) – AFP PHOTO / RIA NOVOSTI / ALEXEI DRUZHININ

En riposte aux sanctions de l’UE, Moscou a émis une liste de 89 personnalités politiques européennes interdites de territoire russe.

Au lendemain de l’envoi par Moscou d’une liste de 89 personnes indésirables en Russie à plusieurs ambassades européennes, les hommes politiques concernés se disent fiers d’être membres d’un « club très honorable ». Le Kremlin a diffusé cette liste vendredi, en réponse aux sanctions de l’UE dans le cadre de la crise en Ukraine.

«  Poutine m’a mis sur sa liste noire. Je ne suis plus le bienvenu en Russie. C’est trop d’honneur pour moi, Monsieur Poutine ! », a tweeté Mark Demesmaeker , un député européen belge, alors même que la Russie a demandé que la liste ne soit pas rendue publique.

Quatre Français concernés

Les Français ne sont pas en reste, puisque quatre personnalités figurent sur cette liste : l’intellectuel Bernard-Henri Lévy, Henri Malosse, président du Comité économique et social européen, le patron des députés socialistes Bruno Le Roux ainsi que Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé.

«  Je trouve ça très drôle », a d’ailleurs commenté Daniel Cohn-Bendit, avant de relativiser : « Ça correspond au régime poutinesque, ça aurait été vraiment triste que Poutine me considère comme son ami ».

Un « club très honorable »

«  Lorsque j’ai vu les autres noms (sur la liste), j’ai (aussitôt) pensé que je faisais partie d’un club très honorable », a déclaré l’ancien ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, connu pour ses critiques de la politique de Moscou à l’égard de l’Ukraine. « Je considère cela comme une récompense », a-t-il ajouté.

Parmi les autres personnalités sous le coup de cette interdiction figurent notamment le président du groupe libéral du Parlement européen et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, qui a tweeté  : « Poutine a transformé la Russie en un Etat totalitaire qui ne respecte ni la démocratie, ni la liberté, ni l’opposition politique #listenoire ».

En tout, 18 des 89 personnalités politiques seraient Polonaises, selon les médias du pays. Figure également sur cette liste l’eurodéputée suédoise Anna Maria Corazza Bildt, connue pour ses critiques à l’encontre du président russe. Elle aussi a tweeté sa fierté : « Je me sens davantage fière que je n’en ai peur (…) La liste de Poutine confirme que je fais bien les choses en tant que parlementaire ».

Amusées, inquiètes, fières : les personnalités politiques figurant sur la « liste noire » du Kremlin réagissent

Ils sont honorés de figurer sur la liste noire de Moscou. Des hommes politiques dont les noms figurent sur une liste de personnalités européennes ne pouvant plus entrer sur le territoire russe, en riposte aux sanctions de l’Union européenne sur la Crimée et l’est de l’Ukraine, se disent fiers d’être membres d’un « club très honorable ».

Au total, 89 noms, dont ceux d’anciens chefs de gouvernement, de hauts responsables de la défense et de parlementaires, détracteurs de la politique de la Russie, figurent sur cette liste que Moscou a transmise vendredi 29 mai à des ambassades. Qui est concerné et comment réagissent les « nommés » ? Francetv info fait le point.


Qui sont les quatre Français sur la « liste noire » ?

Quatre français figurent parmi les 89 « blacklistés » par le Kremlin de Vladimir Poutine : l’intellectuel Bernard-Henri Lévy, Henri Malosse, président du Comité économique et social européen (CESE), le patron des députés socialistes Bruno Le Roux ainsi que Daniel Cohn-Bendit, ancien eurodéputé écologiste qui vient d’obtenir la nationalité française.

« Je trouve ça très drôle », réagit Daniel Cohn-Bendit. « Ça correspond au régime poutinesque, ça aurait été vraiment triste que Poutine me considère comme son ami », ajoute-t-il, estimant figurer sur cette liste en raison de ses positions critiques envers le régime de Vladimir Poutine.

En revanche, Bernard-Henri Lévy estime qu’« il y a quelque chose qui est à la fois puéril et inquiétant dans cette démarche ». « L’Europe sanctionne les hiérarques de Poutine, militairement et politiquement responsables d’une guerre d’agression contre l’Ukraine, qui fait des milliers de morts. Poutine répond en sanctionnant des démocrates, ennemis de cette guerre terrible, amis du peuple russe et de ses libertés », explique l’intellectuel, interrogé par Le Figaro. BHL observe aussi « une sorte de fuite en avant d’un régime perdu par son propre autoritarisme ».

Le président du Conseil économique et social européen, Henri Malosse,« ne se réjoui[t] pas de figurer sur la ‘liste noire’ de Moscou », il y voit un « un signe alarmant de la dégradation des libertés ». Dimanche matin, Bruno Le Roux n’avait pas réagi à sa présence cette liste.

Quelles sont les autres grandes figures visées ?

« Lorsque j’ai vu les autres noms [sur la liste], j’ai [aussitôt] pensé que je faisais partie d’un club très honorable », a affirmé l’ancien ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, connu pour ses critiques de la politique de Moscou à l’égard de l’Ukraine. « Je considère cela comme une récompense », a ajouté ce député.

Neuf Britanniques figurent sur cette liste. Parmi eux, le patron du renseignement MI5, Andrew Parker, le chef d’état-major de l’armée, Nicholas Houghton, l’ancien vice-Premier ministre Nick Clegg et l’ancien ministre des Affaires étrangères Malcolm Rifkind. On y trouve en outre la secrétaire d’Etat à la Défense allemande Katrin Suder et le général Karl Müllner, haut responsable de l’armée de l’air allemande.

Il y a aussi les noms d’hommes et de femmes politiques polonais, suédois, allemands, tchèques, néerlandais, finlandais et belges, dont le président du groupe libéral au Parlement européen et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt et l’ex-président du Parlement européen et ancien chef du gouvernement polonais Jerzy Buzek. Idem pour le président du Sénat polonais, l’ancien opposant Bogdan Borusewicz. La liste complète a été mise en ligne par Libération.fr.

Un eurodéputé tchèque et ancien journaliste, Jaromir Stetina, s’est dit « très fier d’être sur la liste » en compagnie d’autres personnalités et collègues du Parlement européen. « Etre sur cette liste ne change pas mon engagement envers le peuple de l’Ukraine », a écrit sur son compte Twitter l’eurodéputée suédoise Anna Maria Corazza Bildt, connue pour ses critiques à l’encontre du président russe. « Je me sens davantage fière que je n’en ai peur (…) La liste de Poutine confirme que je fais bien les choses en tant que parlementaire. »  « Trop d’honneur M. Poutine ! », a aussi tweeté le député néérlandais Mark Demesmaeker.

Comment réagissent les diplomaties européennes ?

L’Union européenne ainsi que plusieurs de ses pays membres comme l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont vertement critiqué cette « liste noire ». Dimanche matin, Paris n’avait pas encore réagi. « Nous n’avons aucune information sur la base légale, les critères [retenus] et le processus [qui a conduit à la prise] de cette décision », a réagi un porte-parole de la diplomatie européenne. « Nous considérons cette mesure comme étant totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l’absence de clarification ultérieure et de transparence », a-t-il ajouté.

Un point de vue que partage le ministère britannique des Affaires étrangères pour lequel, « cette liste n’a absolument aucune justification et les autorités russes n’ont aucune base juridique pour la légitimer »« La moindre des choses aurait été que l’on fasse connaître aux personnes concernées les réserves qui les concernent réellement, ou au moins que l’on rende ces listes publiques », s’est de son côté indigné le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. « A un moment où nous nous efforçons de désamorcer un conflit âpre et dangereux au coeur de l’Europe, cela n’aide pas », a-t-il poursuivi.

La  Suède ou encore les Pays-Bas se sont également élevés contre la liste. Mais, pour le ministre des Affaires étrangères finlandais Timo Soini, il est inutile de « trop dramatiser » cette affaire. « C’est une réaction attendue à l’interdiction faite [par l’Union européenne] à des citoyens russes de voyager [sur le territoire de l’UE]. Ce n’est pas une grande surprise. »

L’UE, Berlin et Londres dénoncent la « liste noire » du Kremlin

L’Union européenne ainsi que plusieurs de ses pays membres comme l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont vertement critiqué la « liste noire » de la Russie interdisant à des personnalités européennes d’entrer sur son territoire en riposte aux sanctions et à une mesure similaire de l’UE.

Au total, 89 noms, dont ceux d’anciens chefs de gouvernement, de hauts responsables de la défense et de parlementaires, détracteurs de la politique de la Russie, figurent sur cette liste que Moscou a transmise vendredi à des ambassades.

« Nous n’avons aucune information sur la base légale, les critères (retenus) et le processus (qui a conduit à la prise) de cette décision », a réagi samedi un porte-parole de la diplomatie européenne. « Nous considérons cette mesure comme étant totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l’absence de clarification ultérieure et de transparence », a-t-il ajouté, dans un communiqué.

Un point de vue que partage le ministère britannique des Affaires étrangères pour lequel, a dit un porte-parole, « cette liste n’a absolument aucune justification et les autorités russes n’ont aucune base juridique pour la légitimer ».

« La moindre des choses aurait été que l’on fasse connaître aux personnes concernées les réserves qui les concernent réellement, ou au moins que l?on rende ces listes publiques », s’est de son côté indigné le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier. « A un moment où nous nous efforçons de désamorcer un conflit âpre et dangereux au c?ur de l?Europe, cela n?aide pas », a-t-il poursuivi.

« Personne n’y a été placé par hasard », avait pour sa part affirmé la semaine dernière l’ambassadeur de Russie auprès de l’UE, Vladimir Tchijov.

Dès vendredi, la démarche de Moscou avait été condamnée par le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, d’après lequel la liste russe « n’est pas fondée sur le droit international, n’est pas transparente et il est impossible de la contester » devant un tribunal, tandis que les autorités belges ont demandé aux Russes de revoir cette interdiction.

« C’est un comportement (…) qui n’améliore pas malheureusement l’image de la Russie », a, quant à elle, déclaré la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström.

Mais, pour son homologue finlandais Timo Soini, il est inutile de « trop dramatiser » cette affaire. « C’est une réaction attendue à l’interdiction faite (par l’Union européenne) à des citoyens russes de voyager (sur le territoire de l’UE). Ce n’est pas une grande surprise », a-t-il écrit sur un blog.

Au fil de la crise en Ukraine, l’UE a d’ailleurs allongé sa propre « liste noire », qui compte désormais quelque 150 noms et une quarantaine d’entités, et pris des mesures plus sévères contre la Russie, visant des pans entiers de l’économie.

– « Très fier de figurer sur la liste » –

Dans le même temps, samedi, plusieurs hommes politiques européens se sont dit fiers d’avoir été inclus sur la « liste noire » de la Russie

« Lorsque j’ai vu les autres noms (sur la liste), j’ai (aussitôt) pensé que je faisais partie d’un club très honorable », a par exemple affirmé l’ancien ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg, connu pour ses critiques de la politique de Moscou à l’égard de l’Ukraine. « Je considère cela comme une récompense », a ajouté ce député.

Neuf Britanniques figurent, selon une source proche du dossier, sur cette liste. Parmi eux, le patron du renseignement MI5, Andrew Parker, le chef d’état-major de l’armée, Nicholas Houghton, l’ancien vice-Premier ministre Nick Clegg et l’ancien ministre des Affaires étrangères Malcolm Rifkind.

On y trouve en outre le nom de l’ancien eurodéputé écologiste franco-allemand Daniel Cohn-Bendit, de la secrétaire d?Etat allemande à la Défense Katrin Suder et du général Karl Müllner, haut responsable de l?armée de l?air allemande, d’après le journal Bild.

Il y a aussi, selon différentes sources, ceux d’hommes et de femmes politiques polonais, suédois, allemands, tchèques, néerlandais, finlandais et belges, dont le président du groupe libéral au Parlement européen et ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt et l’ex-président du Parlement européen et ancien chef du gouvernement polonais Jerzy Buzek.

Idem pour le président du Sénat polonais, l’ancien opposant Bogdan Borusewicz.

Certaines de ces personnalités jugent que tout cela est une preuve de l’efficacité de leur action en faveur de l’Ukraine.

« Etre sur cette liste ne change pas mon engagement envers le peuple de l’Ukraine », a ainsi écrit sur son compte Twitter l’eurodéputée suédoise Anna Maria Corazza Bildt, connue pour ses critiques à l’encontre du président russe.

« Je me sens davantage fière que je n’en ai peur (…) La liste de Poutine confirme que je fais bien les choses en tant que parlementaire », a-t-elle poursuivi, tandis qu’un de ses collègues tchèques au Parlement européen, Jaromir Stetina, s’est dit « très fier de figurer sur la liste ».

La Russie se croit en guerre avec l’Europe et les Etats-Unis

Vladimir Poutine à Moscou, le 10 septembre 2014. REUTERS/Alexei Druzhinin/RIA Novosti/Kremlin.

Vladimir Poutine à Moscou, le 10 septembre 2014. REUTERS/Alexei Druzhinin/RIA Novosti/Kremlin.

Le discours du Kremlin ne cessant de répéter aux Russes qu’ils sont engagés dans une guerre contre l’occident fonctionne parfaitement explique The Economist mais s’apparente à une fuite en avant. Une grande partie de la population russe est maintenant convaincue qu’une guerre ouverte avec les pays occidentaux est proche. Pas moins de 81% des Russes, selon un sondage, considèrent que les Etats-Unis de Barack Obama sont une menace, le chiffre le plus élevé depuis la disparition de l’URSS.

L’histoire martelée sans cesse par les médias russes est celle d’une agression menée sur tous les fronts –économique, idéologique, au Moyen-Orient, en Europe, en Ukraine, dans les Etats Baltes… La décision prise cette semaine de vendre finalement le système sophistiqué de missiles anti-aérien S-300 à l’Iran, ce qui rend plus difficile un accord sur le nucléaire avec Téhéran, est considéré comme une réponse aux menaces occidentales. Et puis si en provoquant des tensions au Moyen-Orient cela fait remonter le prix du pétrole, ce sera encore une meilleure opération pour le Kremlin.

Les théories du complot les plus délirantes se multiplient dans les médias russes. La première chaîne de télévision expliquait récemment à ses auditeurs que «l’Union Européenne a commencé à se développer et à prospérer comme un mécanisme de redistribution des gains réalisés avec la disparition de l’URSS et du bloc communiste. Mais cette expansion a maintenant été stoppée nette par la Russie et l’Union Européenne devrait bientôt s’effondrer.

La stabilisation récente de l’économie russe est célébrée comme une victoire. Après avoir perdu la moitié de sa valeur, le rouble a regagné un peu de terrain face au dollar et l’inflation à 17% est finalement moins forte que ce qui était craint. La récession aussi pourrait être de l’ordre de 3% cette année plutôt que 5%. Et pendant ce temps-là, la popularité de Vladimir Poutine atteint des sommets!

La raison pour laquelle Vladimir Poutine joue depuis sa réélection à la Présidence de la Russie et avec succès la carte de la confrontation est avant tout intérieure souligne The Economist. Le magazine cite une étude menée par Alexei Kudrin, un ancien ministre des finances et des sociologues d’un Think Tank appelé New Economic Growth. Elle montre que la motivation principale derrière la conquête territoriale russe en Ukraine est la nécessité pour le Kremlin de consolider son pouvoir après les manifestations de l’hiver 2011-2012.

«Ces protestations étaient le fait avant tout de la classe moyenne russe, frustrée par l’absence de perspective. Après une décennie de croissance rapide qui a amélioré le niveau de vie, les aspirations étaient celles d’une amélioration de la justice, de l’éducation, de la santé, autant de progrès que le régime corrompu de Poutine est incapable d’apporter. Aux yeux de la classe moyenne, Vladimir Poutine était devenu un symbole de stagnation plus que de sécurité. La confiance dans les médias d’Etat était faible et certains commençaient à comparer la situation avec celle du milieu des années 1980 qui a amené à l’effondrement de l’URSS».

L’annexion de la Crimée par la Russie a totalement changé la situation. Alexei Navalny, un des chef de file des manifestation de 2011-2012 qui avait dénoncé le parti Russie Unie de Poutine comme un parti de voleurs et de voyous explique que le Président a détourné les enjeux politique en substituant le nationalisme impérial à la construction d’un Etat moderne. La guerre de conquête territoriale à l’est de l’Ukraine et la crise économique ont transformé à leur tour l’euphorie après l’annexion de la Crimée en un patriotisme paranoïaque tourné contre les occidentaux. Et dans les sondages, le taux de satisfaction de la population pour Vladimir Poutine est de 90%!

Le budget de l’Etat suffit à démontrer quelle est la stratégie du Kremlin. Les dépenses militaires et de sécurité représentent 40% du total. Et tandis que les dépenses de santé et dans les infrastructures ont nettement baissé, les médias d’Etat sont particulièrement bien traités. Il faut continuer à répandre la haine et les théories du complot.

Pologne: menacée par la Russie, l’Otan montre les muscles

media L’armée américaine lors d’un exercice avec des troupes polonaises, le 21 mars, à Sochaczew. AFP PHOTO / JANEK SKARZYNSKI

Alors que les médias russes ont annoncé cette semaine le déploiement de missiles balistiques « Iskander » dans l’enclave de Kaliningrad au nord de la Pologne, l’Otan réagit. Une batterie de missiles, anti-missiles de type « Patriot » est arrivée dans une base militaire polonaise, à 50 kilomètres de Varsovie. Des manœuvres auront lieu la semaine prochaine. Une centaine de soldats américains doivent s’entraîner avec les soldats polonais.

Répartis sur la base militaire de Sochaczew, une demi-douzaine de camions lance-missiles pointent leurs canons vers le ciel. D’autres sont cachés sous des tentes. Tous sont surveillés par des soldats américains armés, arrivés il y a trois jours. Pour l’occasion, ils reçoivent la visite de l’ambassadeur des Etats-Unis en Pologne, Stephen Mull. « Nous sommes là pour montrer à nos alliés polonais que les garanties américaines concernant la sécurité de la Pologne dans le cadre de l’Otan veulent dire plus que de simples mots écrits sur le papier », a-t-il déclaré.

A ses côtés, Tomasz Siemoniak, le ministre de la Défense polonais assure que les manœuvres militaires de l’Otan en Pologne vont se multiplier en 2015. Une réponse aux exercices militaires de grande ampleur annoncés par Moscou dans l’enclave russe de Kaliningrad, située à 300 kilomètres seulement de Varsovie. « L’Otan, la Pologne et les Etats-Unis ne sont pas ceux qui font monter la tension, affirme Tomasz Siemoniak. Ceci est une réponse à la violation du droit international par la Russie, à son agression contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine. La question est maintenant de savoir comment la Russie va se comporter. »

Le début du conflit ukrainien et l’annexion de la Crimée ont eu pour effet d’accélérer la modernisation de l’armée polonaise. Cette dernière prévoit d’acheter des batteries de défense contre les missiles à moyenne portée. En attendant, les soldats polonais assimilent des leçons précieuses avec les alliés de l’Otan.

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commentaires

Nico31                                               L’Europe a droit d’avoir sa liste noire mais pas la Russie, pourtant état souverain ? Quand les médias arrêteront de suivre comme des toutous ce qui leur est dicté par les États Unis, cela nous fera le plus grand bien !

Charlesantoine                              Il faudrait prévenir Poutine car Ménard a bien failli avoir des problèmes.

Exforum                                           Il faut reconnaitre l’extrême clairvoyance, des russes dans leurs choix , rejoignant le général de Gaulle dans leur conclusion. Ce russo bashing , entretenu par certains médias et nos dits intellos favorisés , n’est pas du tout approuvé par le peuple français, bien au contraire , si un pays soit rejoindre la communauté européenne à sa juste mesure , c’est bien la Russie. Ces personnalites jacassantes , feraient bien de dénoncer le jeu de la CIA en Ukraine , et des multiples provocations.       Ce russo bashing devient pénible et déplacé , le peuple français ne suit pas les médias et les un tel local prises dans cette vision du monde , bien au  contraire

Pierrot Le Fou                                  La liste noire européenne comporte 150 noms de personnalités russes interdites dans l’UE. En réponse, les Russes ont dressé une liste de 89 noms de personnalités européennes qui ne peuvent se rendre en Russie. Ils pourraient y ajouter 61 noms, pour être à égalité. Ceux qui s’offusquent de la liste russe devraient se rappeler que c’est l’UE qui a commencé et qu’il s’agit d’une réponse, modérée au demeurant. Si l’UE levait ses sanctions contreproductives, tout entrerait dans l’ordre.

la liberté pour tous 😀😀                  Et si , on faisait pareil pour les indélicats interdits dans l’UE …Poutine gueulerait comme un veau ,….pour une absence de libertés, mais pas dans son sens ..pratique élémentaire ..faites ce que je dis , mais ne faites pas, ce que je fais ….vive les dictateurs 😡😡

Le Thuriféraire

@la liberté pour tous :                        Merci de me fournir l’adresse où je peux trouver la liste des personnes interdites d’accès aux USA. (Celle où figurait Mandela, qui en a été retiré sur vote du congrès un peu avant sa mort).

 Just  • 

  • Cohn-Bendit, le pédophile comme Lang doivent etre interdit de séjour dans tous les pays.
    Cohn-Bendit a obtenu la nationalité francaise 😉
    K  •                                                Tu m’étonnes, BHL quand il met le pied quelque part, ensuite il y’a la guerre.
    michel  •                                        « Liste noire contre liste noire »…normal non???.
    durand  •                                       Ils ne veulent ni du pédophile DCB, ni du camé aux amphés BHL
    ==> il n’y a qu’en france où ils sont les bienvenus auprès de ce que nous appelons nos politiciens
    CM  •                                               Putin et Daech meme combat.!!!
    Uıʇɹɐɯ  •                                         On a les ennemis qu’on mérite.
    Catho  •                                           Il y a vraiment personne qui en veuille.
    Michel  •                                          Vlad, pourquoi tourner autour du pot?
    Vlad, pourquoi continuer à perdre ton temps?
    Tu connais comme moi la réalité de l’UE.
    TOUS les dirigeants des pays de l’UE ne sont que des valets des Américains.
    L’UE n’a AUCUNE politique indépendante de celle des Américains.
    L’affaire des Mistral n’est que la pointe de l’iceberg.

    Conduite suggérée :
    Rupture diplomatique avec tous les pays de l’UE.
    Fermeture de toutes les ambassades de Russie dans l’UE.
    Fermeture de tous les consulats de Russie dans l’UE.

    fifi  •                                                      BHL lol Il est rejeté partout ok c’est moche,Mais a Bengazi les gens l’aiment,pourquoi il ne part plus la bas?
    rebecca  •                                            mais qui veut aller dans ce vieux pays de #$%$ de toute façon LOL
      • un juste retour des choses.
        Cleveland  •                  Les russes devraient se faire marcher dessus sans rien dire… ils ne sont pas comme les européens qui se font piétiner par les africains et nos zélites de gauche et de droite…
        Bertrand Bourvic  •     La liste russe « n’est pas fondée sur le droit international, n’est pas transparente et il est impossible de la contester ». Les listes de l’UE sont, elles, transparentes : ce sont des ordres venus d’Outre-Atlantique, au détriment des Européens.
        Al  •                               Déjà les USA préparent l‘opinion publique mondiale à une guerre “peut-être nucléaire“ contre la Russie pour l‘été prochain, comme avec Saddam ou Kadhafi, tandis que l‘ÉI guette, que gronde Daesh, que s‘étend la terreur archaïque et sanguinaire de l‘Islam. Pauvres fous. Sombres khons. Poutine a raison de les dénoncer. Geraldes  •                    Quel bande de ….
        alaric  •                         89 contre 150 , la parité n’est pas encore atteinte .
      • MAÏTÉ  •                        interdire de son territoire con bandit et bhl, deux satanistes dont l’un est pédophile et l’autre un semeur d’islamisme, de misère et de mort partout où il passe (Afghanistan, Irak, Libye et Syrie), cela relève du bon sens et même de la légitime défense!!!
        BRAVO POUTINE!!!
        gloup gloup  •                  Ils dénoncent mais c’est qui déjà qui a initié ce petit jeu de sanctions? queltorchon  •                 Poutine utilise « oeil pour oeil dent pour dent »!!! quoi de plus normal????
        Girard  •                          et USA et l’UE veulent encercler la Russie de bases militaires, l’espionne, l’étrangle économiquement, mais les russes devraient nous remercier peut-être ?
        foxbat  •                           BHL fidèle à lui même, un menteur grandiloquent. En quoi Iossif Kozbon, un chanteur russe originaire de Donetsk, sanctionné par l’UE, fait il partie des « hiérarques de Poutine, militairement et politiquement responsables d’une guerre d’agression contre l’Ukraine »?
        BHL pour sa part est responsable de guerres d’agression contre la Serbie et la Libye, qui ont causé des milliers de morts.

      Avatar Electeur-Gaulois      […89 personnalités interdites sur la liste Russe…contre 151 personnes et 40 entreprises sur la liste de l’UE…]

      .Poutine a encore un gros solde en sa faveur, il peut donc encore en ajouter.

    • Avatar Electeur-Gaulois      [« …Cette liste se veut une réaction à celle mise en place par l’Union européenne …. »]  Et on s’étonne de la réaction …?

      Avec Bruno Leroux aussi….amusant que 2 socialistes et un vert soient interdit de séjour…..car aucune personnalité de la Droite Française ne figure sur cette liste.!

    • Avatar philippe Augereau        Au moins Poutine a du courage et assume ses convictions. C’est un homme qui a une certaine idée de la Russie ,cela me rappelle quelqu’un.                                                                  Quant aux deux comiques c’est bien dommage que Poutine n’en veuille pas, cela nous ferait des vacances.      Je sens que mes propos vont être refusés.
    • Avatar Remember the Goddess NikeJe crois que Poutine va encore gagner des points chez les français. BHL et Cohn-Bendit ne sont pas du tout des défenseurs des droits humains mais les représentants de l’hyperclasse mondialisée qui prospère au dépens des peuples et qui n’utilisent les droits de l’Homme que comme faire valoir ou prétexte pour justifier des guerres.

    • Avatar why69                                  Il est intéressant de comparer la popularité de Mr Poutine dans son pays et celle de Mr Hollande dans le notre ! Nous n’avons AUCUNE leçon de démocratie à donner à la Russie!

      Grnoumpf –                                         Pas de bol pour Sarkozy qui vantait la Russie justement hier. Mais pour éviter de l’admettre, les groupies Sarkozystes vont s’empresser de faire comme si ce genre de chose était tout à fait… républicaine !

      jeco02 –                                              Mesure de salut publique!

      Lenord Lionel –                                 on dira ce qu on voudra, mais ce poutine sait reconnaitre les nuisibles!

      theoreme –                                         Les russes ont bien de la chance de ne pas avoir à subir ce genre d’individus !

      jstatham –                                           Question de salubrité pour la Russie

      Citrique –                                           Bien vu !

      Bonjour_                     Propagande américaine

      Je ne suis pas d’accord avec cette analyse. Poutine n’est pas parano, il cherche plutôt à faire éclater la vérité sur la stratégie géopolitique américaine. En effet, depuis des décennies, la Russie est boycottée par la plupart des pays européens. Un hasard ? Non, cela vient directement de la volonté des américains de maintenir à l’écart les russes de l’Europe. Vous le traitez de parano, en réalité vous l’accusez de ne pas vouloir se soumettre aux états-unis, mais au contraire d’être libre et souverain sur ses terres, et d’entretenir des échanges commerciaux ou diplomatiques avec les autres états. Au sujet de l’Ukraine, vous niez qu’une partie importante des Ukrainiens souhaitent un attachement avec la Russie, contrairement à l’autre partie qui veut se tourner vers l’Union européenne, c’est un pays divisé. Et concernant l’Iran, la Russie apporte des finances et des armements à d’autres états, soit disant pour les aider, en réalité c’est pour gérer les conflits en dehors -et loin- de son propre territoire, tout comme les font les états-unis partout dans le monde. Créer la division, créer des conflits de toutes pièces, on pourrait aussi parler d’Israël… Regardez la liste des conflits militaires des états-unis dans le monde, et expliquez-moi comment vous arrivez à conclure que le danger vient du Poutine parano. quant à nous, européens, la seule raison pour laquelle nous ne sommes pas en conflit avec les états-unis, c’est que nous sommes totalement soumis à leur domination, c’est aussi pour ça que davantage de coordination avec la Russie serait extrêmement mal vu par les américains.

      Pour vous convaincre de cette opinion, je vous invite à regarder cette courte vidéo https://www.youtube.com/watch?v=qM8nYBnlBmU dans laquelle il analyse notamment de nombreux conflits historiques et en cours.

      Zizicopète                   Remise au point.

       » En effet, depuis des décennies, la Russie est boycottée par la plupart des pays européens. »

      A quelles décennies de boycott faites-vous référence ? Celles de la guerre froide ?
      Parce que bon, suite à la chute du bloc, Elstine et Poutine ont pu bénéficié de bonnes relations avec les dirigeants occidentaux. Dans le cas de Poutine, Sarkozy, Bush, Merkel, Schröder, Berlusconi, Blair, Zapataro étaient tous très fiers de s’afficher en tant que potes du personnage. Ajoutons aussi l’entrée dans l’OMC alors qu’on savait pertinemment que la Russie était très loin de remplir les critères requis qui relevait là aussi d’une volonté sincère d’inciter la Russie d’aider à retrouver une place crédible sur la scène internationale. Et ne pas oublier aussi que les européens ont très conciliants, presque soumis (puisque vous aimez bien ce terme) avec les oléoducs dont la construction a été impulsée par Poutine, oléoducs qui lui ont permis de se soustraire à de nombreuses rivalités locales.
      Et Poutine a littéralement chié sur tout cela, elle est là la réalité.

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